All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S14E10.Presumed.Guilty.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

HISTOIRE FICTIVE, TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ SERAIT FORTUITE

Dans le systĂšme judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particuliÚrement monstrueux.

À New York, les inspecteurs

qui enquĂȘtent sur ces crimes

sont membres d’une unitĂ© d’élite

appelée unité spéciale pour les victimes.

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

Voici leurs histoires.

Je ne vois pas beaucoup de candidats au poste de médecin légiste.

Ce n’est pas vraiment le meilleur endroit pour faire causette.

Mais vous, les flics

vous comprenez.

On voit le cÎté obscur.

Vous savez, je ferais mieux de filer.

Je commence tĂŽt demain.

Eh bien, je peux vous ramener.

Vous avez dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă  l’arriĂšre d’un corbillard?

Fin.

On doit finir ces DD5 ce soir, n’est-ce pas?

Non, c’est bon. Mon pote.

Tu travailles demain?

On a tiré à la courte paille,

mais je pars aux Bahamas pour le réveillon de Noël.

Tant mieux pour toi.

Avec qui?

Un ami.

Le cinquiĂšme amendement.

VoilĂ  pour toi.

Merci de vous en ĂȘtre chargĂ©, mon PĂšre.

Oh, les enfants m’ont manquĂ©.

Ça doit ĂȘtre pour une petite fille spĂ©ciale.

Ça l’est.

Une petite fille trÚs spéciale.

Mon PĂšre!

J’ai oubliĂ©.

Je vous ai fait une carte de vƓux.

Vraiment? En effet.

Voyons voir.

Papa, j’ai tout Ă©crit.

Vraiment? TrĂšs bien.

Un vélo, un iPad Mini,

un chiot, et surtout,

je veux que Maman et Papa soient ensemble.

Et si on appelait Maman?

Pour lui dire bonne nuit?

Voilà l’arbre. Et les bñtiments.

Et là, c’est Maman et moi.

Sofia, tu es une artiste douée.

Merci.

Cours, Sofia, cours!

Eh! Eh!

Qu’est-ce que tu fais?

Oh, elle s’amuse beaucoup, Maria.

Oui, le PÚre Noël va passer tÎt.

On ouvre les cadeaux demain.

Non, je ne l’ai pas trop gĂątĂ©e.

Elle veut que le pÚre Noël lui apporte un chiot.

Bon, écoute.

Ma mĂšre la ramĂšne en train

à Washington le réveillon de Noël.

Oui.

Toi aussi.

Écartez-vous.

Libérez le passage.

Mais qu’est-ce qui s’est passĂ© ici?

Ils ont tabassĂ© le prĂȘtre.

Oui. Ce Molleto,

il a volĂ© le prĂȘtre et pris les cadeaux.

- Il ment, mec. - Et il a piétiné son visage?

C’était des gosses. Ils sont partis en courant.

Quelqu’un d’autre a vu quelque chose?

- Il ment. - La ferme, mec.

Je t’embarque. Allez.

- Fais pas ça, mec. - Allez, debout.

Tu as tabassĂ© un prĂȘtre juste avant NoĂ«l?

C’est pas moi, je le jure. Je vous en prie, Ă©coutez-moi.

Moi beau-frĂšre est en service.

C’est ça.

Teresa. Tout va bien?

J’ai besoin de Fin. Le brigadier m’a dit qu’il Ă©tait lĂ .

Oui, il est juste lĂ .

Un problĂšme?

C’est l’ex-femme de Fin. Quelque chose ne va pas?

Mon frĂšre s’est fait arrĂȘter.

Je vous laisse tous les deux.

Sam? Qu'est-ce qu'il a fait, cette fois?

Rien.

On l’accuse d’avoir volĂ© la voiture d’un prĂȘtre.

Des veilleurs de nuit l’ont tabassĂ©.

Il a changé, Fin.

Il ne parlait plus que de passer son premier Noël

avec son fils en six ans.

Allons, ça fait neuf mois qu’il est en conditionnelle.

Tu t’attendais à quoi?

Ken, je parle Ă  ton pĂšre tout de suite.

Tu vas bien?

Mon ex-beau-frĂšre est encore derriĂšre les verrous.

Comme tu le dis, la famille, c’est compliquĂ©.

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

T’étais pas obligĂ© de venir.

J’avais le choix entre toi et le chauffeur de corbillard.

- Alors Sam est en conditionnelle? - Depuis mars.

Ces six derniÚres années, il a passé plus de temps dedans que dehors.

Vol de voiture, entrée avec effraction.

Mon ex essaye de me persuader

qu’il est au mauvais endroit, au mauvais moment.

C’est possible.

Je veux dire, les gens changent.

Peut-ĂȘtre, mais on ne se fait pas botter le cul pour rien.

POSTE DE POLICE 55 RUE 4295 BROADWAY SAMEDI 22 DÉCEMBRE

Je suis coupable d’ĂȘtre noir.

C’est tout.

C’est bon, je me suis battu.

Mais j’essayais de sauver ce prĂȘtre.

Ils le traitaient de pédophile, de chomo.

Chomo?

Teresa t’as dit que j’étais dans l’unitĂ© spĂ©ciale,

donc t’as inventĂ© ça.

C’est la vĂ©ritĂ©.

Je les ai vus tabasser ce prĂȘtre

et ce gosse s’enfuir.

Bon, Ă  quoi ressemblait ce gamin.

Une gamine. Jeune. Dans les huit ou neuf ans.

Hispanique. Cheveux longs. Mignonne.

Les prĂȘtres ne s’intĂ©ressent pas qu’aux garçons.

Tu l’as vu faire quoi que ce soit à la fille?

J’ai vu ces deux gars lui dĂ©foncer la tĂȘte.

Ils allaient le tuer.

- D’accord. - Je le jure.

Je n’ai pas besoin de voiture.

Je n’ai pas envie de retourner en prison.

Pourquoi l’aurais-je fait?

Eh.

Je dois rentrer chez moi pour Noël.

C’était un col romain.

Deux appels aux urgences ont signalĂ© qu’un prĂȘtre Ă©tait Ă  terre.

La surveillance de quartier a empĂȘchĂ© un homme noir de voler sa voiture.

Les témoins de la scÚne confirment.

En pleine nuit, les témoins peuvent se tromper.

- Tous les témoins? - Merci, agent.

Non, non, qu’en est-il des gars qui ont attaquĂ© Sam?

Ils ont fuit en entendant les sirĂšnes.

Les bons Samaritains ne restent pas sur place?

Le prĂȘtre a-t-il identifiĂ© Sam?

Le Pùre n’a pas repris connaissance.

Il s’est fait dĂ©foncer le crĂąne.

Personne d’autre n’a parlĂ© Ă  la fille?

- Quelle fille? - Nous avons entendu qu’il y avait

une fille avec le prĂȘtre.

Elle s’est enfuie de la voiture lorsqu’ils sont...

Je n’ai rien entendu à propos d’une fille, d’accord?

Merci, agent.

Allons-y, Amanda.

Allez, allons-y.

AVENUE PAYSON INWOOD, DIMANCHE, 23 DÉCEMBRE

Oh, leur capuche est couverte de sang.

Laisser tomber, tu parles.

Comment ça se passe pour ton beau-frÚre?

C’est comme ça, et pas autrement.

Il y a des incohérences. La fille dont Sam a parlé

a trĂšs bien pu ĂȘtre le fruit de son imagination.

Les soi-disant veilleurs de nuit

ont disparu.

La victime n’a fait aucune dĂ©claration.

Vous avez fouillé le coin?

Oui, j’ai parlĂ© aux personnes ayant appelĂ© les urgences.

Ils ont tous les deux vu le visage de l’homme noir.

Oui, ils n’ont pas pu identifier les surveillants de voisinage

qui l’ont tabassĂ©.

Les preuves n’en disent pas long non plus.

La voiture n’a pas Ă©tĂ© transformĂ©e.

L’unitĂ© de scĂšne de crime n’est pas venue?

Pour un vol de voiture deux jours avant Noël?

C’est peu probable.

Bon, allons demander Ă  Warner.

Si elle peut s’en occuper et envoyer des techniciens.

Écoute, Olivia, je te remercie pour ton aide,

mais ça a fait partie de mon divorce.

- Pas besoin de t’entrainer là. - La barbe, Fin.

Je suis Ă  ton service jusqu’au rĂ©veillon de NoĂ«l.

AprĂšs, tu te retrouves tout seul.

Je viens peut-ĂȘtre de trouver quelque chose.

C’est signĂ© "Sofia".

Donc Sam disait peut-ĂȘtre la vĂ©ritĂ©

quand il a dit avoir vu une petite fille.

Ça ne prouve rien.

Peut-ĂȘtre que si.

Bon, alors on a le prĂȘtre.

Et puis...

VoilĂ  la petite fille.

Sofia.

Et nous voilĂ .

Deux hommes en capuches.

VoilĂ  ton beau-frĂšre.

Fin, Sam disait peut-ĂȘtre vrai.

Cela correspond Ă  sa chronologie.

Oui, mais l’attaque est hors du champ de vision.

Cela ne prouve rien.

D’accord.

Sam a dit qu’il les a entendus traiter le PĂšre Shea de pĂ©dophile.

- Que sait-on de lui? - Le PĂšre Chris Shea

a été transféré à un orphelinat au Guatemala il y a quatre ans.

Il fut ordonné en mai 1996.

OĂč Ă©tait-il avant d’aller au Guatemala?

À Boston, Chicago, Staten Island.

Il était aumÎnier de prison, et puis il y a dix ans,

il est arrivé à St Horatio, à Inwood.

Donc on a un prĂȘtre qui a beaucoup voyagĂ©,

et se retrouve seul dans une voiture la nuit avec une fille.

Écoute, les prĂȘtres se font transfĂ©rer pour de nombreuses raisons.

Avec un jeune prĂȘtre comme ça,

le plus vieux a tendance à se sentir menacé.

Il ne veut pas perdre le contrĂŽle de leur paroisse.

Alors, que fait-on maintenant?

Comment retrouver la fille et les deux hommes?

On a peut-ĂȘtre une piste.

L’hîpital vient d’appeler pour dire

que le PĂšre Shea a repris connaissance.

Génial. Je vais lui parler.

Non, Olivia, il vaut peut-ĂȘtre mieux

que moi et Fin parlions au prĂȘtre

et que toi et Rollins rendiez visite Ă  ton vieil ami,

le procureur Barna, pour lui montrer cette vidéo.

On aurait pu, s’il n’était pas parti skier Ă  Gstaad.

Gstaad? Vraiment?

TrĂšs bien.

Et si la PĂȘche de GĂ©orgie et moi

allions faire des courbettes au pauvre substitut du procureur

coincé là pendant le weekend de Noël?

COUR SUPÉRIEURE DIMANCHE 23 DÉCEMBRE

Vous voulez que je libÚre sous caution un récidiviste en conditionnelle?

Écoutez, nous avons une vidĂ©o de sĂ©curitĂ©

qui confirme en partie l’histoire de Sam.

En partie? Je suis lĂ  depuis deux mois.

OĂč se trouve votre supĂ©rieur?

L’une d’entre vous a-t-elle procĂ©dĂ© Ă  l’arrestation?

J’en Ă©tais sĂ»r.

Et aux derniùres nouvelles, le vol de voiture n’est pas un crime sexuel.

De quoi s’agit-il?

Monsieur le procureur...

Le suspect est un membre de la famille.

Je vois.

Vous n’auriez pas dĂ» le mentionner.

Bonne journée, Mesdames.

Pour les courbettes, c’est ratĂ©.

On m’a assailli.

C’est le genre de chose qui arrive Ă  NoĂ«l.

Les gens voient des choses qu’ils ne peuvent pas se permettre,

des cadeaux pour la famille, et, bon...

Je ne vous apprends rien.

Je pardonne à quiconque m’a fait cela.

C’est fini.

Ce n’est pas fini, mon Pùre.

Nous avons un suspect en garde Ă  vue.

Vous devez l’identifier.

Non. Je n’ai pas envie de porter plainte.

Mon Pùre, veuillez juste jeter un coup d’Ɠil à ces photos, d’accord?

Reconnaissez-vous l’un de ces hommes?

Oui, en effet. Je le reconnais.

C’est le type qui vous a battu?

Non, c’est le bon Samaritain.

Il a éloigné les autres de moi.

- Vous en ĂȘtes sĂ»r? - Oui, absolument.

Il m’a protĂ©gĂ© d’eux.

D’accord. De qui vous a-t-il protĂ©gĂ©?

Je ne sais pas.

Je pense qu’ils Ă©taient deux.

Je n’ai pas pu discerner leurs visages.

Bon, vous avez dit qu’il s’agissait d’une tentative de vol,

mais avez-vous entendu quelqu’un vous insulter?

Vous traiter de chomo, ou de pédophile?

Non.

La petite fille peut peut-ĂȘtre nous Ă©clairer.

Celle dans votre voiture, nous l’avons en vidĂ©o.

Elle vous a offert une carte. Sofia.

Pouvez-vous nous dire pourquoi vous étiez seul avec elle

dans votre voiture, le soir?

Je suis allé à son appartement pour lui rendre visite,

lui donner un cadeau.

Elle est redescendue pour me donner une carte.

Vous la connaissez bien?

Elle n’a rien à voir avec ça.

Je ne pense pas qu’elle ait vu quoi que ce soit.

Nous aurons besoin de sa confirmation.

Quel est son nom de famille?

Sofia Santiago.

Sa mÚre, Margarita, est la secrétaire de St Horatio.

Margarita pourra tout vous confirmer.

Vous semblez toujours présent à la paroisse.

Vous l’avez quittĂ© il y a dix ans.

Je reviens pour les fĂȘtes.

Pour rendre visite à ma sƓur,

veiller sur mes anciens paroissiens.

Autre chose?

Oui. L’homme qui vous a sauvĂ©,

Sam Randall,

a besoin que vous lui rendiez la pareille.

AUDIENCE DE REMISE, PARTIE 12 DIMANCHE 23 DÉCEMBRE

- Que plaidez-vous? - Non coupable, votre honneur.

- Monsieur le procureur, pouvez-vous m’accorder un instant?

C’est à propos de cette affaire.

Y a-t-il un souci?

Je n’en suis pas sĂ»r, votre honneur.

Pouvez-vous m’accorder quelques minutes?

D’accord.

Laissez-moi deviner.

D’autres inspecteurs de l’unitĂ© spĂ©ciale.

Nous avons une déclaration du PÚre Shea

qui confirme que Sam n’est pas l’agresseur.

Je suppose que Sam est votre proche?

Regardez juste la déclaration.

Je ne vous connais pas.

Je ne sais pas si la victime a été forcée

à faire cette déclaration.

Je ne peux pas montrer cela au juge.

Avez-vous parlĂ© Ă  l’agent de l’arrestation?

Nous avons essayé.

Mais il est parti en République dominicaine

pour les fĂȘtes, monsieur le procureur.

Génial. Je vais lui parler à son retour.

Alors qu’un innocent passe NoĂ«l en prison.

Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en conditionnelle, inspecteur.

Fin de l’histoire.

Merci de votre patience, votre honneur.

Il plaide non coupable. Quelqu’un en libertĂ© provisoire?

L’accusĂ© a Ă©tĂ© condamnĂ© trois fois auparavant,

est actuellement en conditionnelle, et est accusé

d’avoir violemment agressĂ© un homme d’Église

qui se trouve toujours à l’hîpital.

Nous demandons la détention provisoire.

Accordée.

Veuillez organiser une audience préparatoire avec le greffier

aprĂšs les fĂȘtes.

Joyeux Noël à tous.

- Papa! - Je suis désolé, Dante

Attends.

Dante, tu te souviens de l’oncle Fin?

Mon pùre n’a rien fait.

Je sais. Il a fait ce qu’il fallait cette fois-ci.

Alors promets-moi de le sortir de lĂ 

Tout ce que Dante voulait pour NoĂ«l, c’était son pĂšre.

Que va-t-il se passer, maintenant?

On s’en occupe.

Sam essayait juste d’aider ce prĂȘtre.

Il est en conditionnelle.

Il ne fallait pas intervenir, mais appeler les urgences.

TrĂšs bien, Fin.

Je ramĂšne Dante Ă  la maison.

Ce substitut du procureur ne va pas nous croire sur parole.

Il va peut-ĂȘtre changer d’avis si nous trouvons les deux types

qui ont vraiment agressé le PÚre Shea.

La fille dans la voiture, Sofia,

a peut-ĂȘtre vu quelque chose.

ÉGLISE DE ST HORATIO, 171 AVENUE DIMANCHE 23 DÉCEMBRE

Margarita Santiago est ma secrétaire.

Puis-je vous demander de quoi il s’agit?

Oui, nous enquĂȘtons sur l’agression du PĂšre Shea.

De retour pour les fĂȘtes.

Ce qui s’est passĂ© est terrible.

Je ne sais pas comment Mlle Santiago peut vous aider.

Ça fait longtemps que le Pùre Shea

a quitté cette paroisse.

Oui, pouvez-vous nous dire pourquoi il a quitté St Horatio?

Malheureusement, notre paroisse s’est rĂ©duite

avec les années.

L’Église a senti qu’il Ă©tait plus sollicitĂ© autre part.

Pardon.

Margarita,

ces inspecteurs doivent s’entretenir avec vous à propos du Pùre Shea.

TrĂšs bien.

Faites-moi savoir si je peux vous ĂȘtre utile.

Merci, Monseigneur.

J’ai Ă©tĂ© horrifiĂ©e quand j’ai appris ce qui s’était passĂ©.

Le PĂšre va bien?

Il est en rétablissement.

Si je ne me trompe, votre fille

était avec le PÚre Shea hier soir.

Pouvez-vous nous dire pourquoi?

Le PĂšre Shea lui avait fait un cadeau.

C’est NoĂ«l.

Il a offert des cadeaux Ă  tous les enfants

de la paroisse.

Il adore les enfants, c’est tout.

Quel Ăąge a votre fille?

- Neuf ans. - A-t-elle déjà été

seule avec le PĂšre Shea auparavant?

Oui, parfois.

Cela fait des annĂ©es qu’elle le connait.

Que voulez-vous dire?

Il se pourrait que ses agresseurs aient pensé

qu’il avait un comportement dĂ©placĂ© avec votre fille.

Il ne ferait jamais ça.

C’est ridicule.

Les hommes qui l’ont battu l’ont traitĂ© de pĂ©dophile.

Eh bien, ils avaient tort.

À cause d’une poignĂ©e de prĂȘtres,

les gens s’attendent au pire.

Le PĂšre Shea a pris Sofia sous son aile.

Son pĂšre biologique n’a jamais Ă©tĂ© prĂ©sent.

Ça lui fait du bien.

Vous vous faites une fausse idée de lui.

TrĂšs bien, Mlle Santiago.

Mais nous devons toujours parler Ă  Sofia.

Ça l’a atterrĂ©e.

J’ai eu de la chance d’avoir pu l’emmener à la messe des enfants.

Je vais voir s’il elle est en Ă©tat.

TrĂšs bien.

J’ai dĂ©jĂ  vu ça.

Une mĂšre qui ne veut pas admettre

qu’elle a mis son enfant en danger,

et qui nie tout en bloc.

Eh bien, ce n’est pas le cas de tout le monde, Olivia.

Certains sont juste innocents.

Ne me dis pas que tu crois qu’elle n’a rien à cacher?

Je dis juste qu’on en sait rien.

Je ne dĂ©fends pas l’Église catholique, si c’est ce que tu crois.

Nick, je n’ai pas dit ça.

Oui.

Sofia va vous parler,

- mais je veux que ce soit ici. - TrĂšs bien.

Sofia, sais-tu pourquoi nous sommes lĂ ?

Parce que le Pùre Shea s’est fait battre.

C’est ça.

Alors, on reprend depuis le début.

Pourquoi te trouvais-tu dans cette voiture?

Il est venu Ă  notre appartement.

Il m’a donnĂ© une poupĂ©e.

Elle me ressemblait comme deux gouttes d’eau avec les cheveux longs.

Il est parti, mais j’avais oubliĂ© de lui donner sa carte de vƓux.

Alors je lui ai donné dans sa voiture.

Le Pùre Shea te gñte, n’est-ce pas?

Il est gentil avec tout le monde, n’est-ce pas, Sofia?

- Oui. - Bien.

Alors, Sofia, tu as dĂ» avoir de la peine

lorsqu’on a fait du mal au Pùre Shea.

Peux-tu nous dire ce qui s’est passĂ©?

Le PÚre Shea a aimé la carte.

Ça lui a fait tellement plaisir.

Il m’a donnĂ© un cĂąlin.

Ça a durĂ© longtemps?

Non.

C’est alors que l’homme a cassĂ© la vitre.

Et l’autre homme l’a sorti de force.

Le Pùre Shea m’a dit de courir.

Peux-tu décrire ces deux hommes?

Les méchants parlaient espagnol.

Ils portaient des capuches.

Les méchants?

Il y avait un gentil?

Oui.

Il était noir.

Il a tenté de sauver le PÚre Shea.

Tu m’en dois une pour avoir fait le boulot de la police de New York.

On t’en doit toujours une.

Des correspondances ADN avec le sang retrouvé sur la voiture du PÚre Shea?

On cherche toujours, mais les traces de sang

proviennent de trois hommes différents.

- Ça corrobore l’histoire de Sam. - Mais ça ne nous aide

pas plus Ă  retrouver les criminels.

Mais ça, si.

Les gravures de la poignĂ©e de voiture sont celles d’Adam Benitez,

condamné deux fois pour avoir agressé des délinquants sexuels enregistrés.

Mais le PĂšre Shea n’a jamais Ă©tĂ© accusĂ©.

Benitez sait peut-ĂȘtre quelque chose de plus que nous.

Merci, Melinda.

Joyeux Noël, inspecteur Tutuola.

125ÈME RUE ET AVENUE LENNOX DIMANCHE 23 DÉCEMBRE

Ho, ho, ho.

Lequel est Benitez?

Difficile à dire avec tous les déguisements de pÚre Noël.

Sa page Facebook disait qu’il travaille dans le coin.

- Ho, ho... - Adam Benitez?

Police, arrĂȘtez-vous!

Vraiment, vous allez arrĂȘter Papa NoĂ«l?

Vous auriez dĂ» appeler les rennes.

On y va.

J’ai lu votre rapport de condamnation, Adam.

Vous Ă©tiez victime d’agression Ă  l’ñge de huit ans?

Par mon oncle, un flic en conversion.

J’étais dĂ©jĂ  un truand. Personne ne m’a cru.

C’est de là que vous vient l’habitude

de tabasser les pédophiles?

Je ne m’en sens pas coupable.

Et vous pensez que le PĂšre Shea en est un?

Vous l’avez vu agresser sexuellement la fille?

Il lui donnait un cùlin quand nous sommes arrivés.

- Nous? Qui ça, nous? - Un ami.

Le prĂȘtre a fait du mal Ă  sa sƓur.

Il a entendu que le prĂȘtre Ă©tait de retour pour les fĂȘtes.

On le surveillait.

Donc c’était son idĂ©e.

On peut vous aider, Adam.

Il a un nom, votre ami?

On joue à passer un accord, version Noël?

Ça semble ĂȘtre le parfait moment pour faire appel Ă  un avocat, non?

Enrique Rodriguez. Mains en l’air.

Vous ĂȘtes en Ă©tat d’arrestation pour l’agression

du PĂšre Chris Shea.

Il viole les petites filles, et c’est moi qui me fais arrĂȘter?

- Vous parlez de votre sƓur? - Vous ĂȘtes donc au courant.

Tout le monde le sait, mais personne n’agit.

Montez dedans.

VoilĂ  les deux suspects. Maintenant, on appelle le substitut du procureur

et on libĂšre Sam.

Je crois qu’on devrait d’abord le faire identifier par le prĂȘtre.

Non, pas cette fois.

Un problĂšme, mon PĂšre?

Monseigneur allait s’en aller.

Vous aussi?

Un billet pour le Guatemala.

Vous vous préparez à quitter le pays, mon PÚre?

Le Pùre Shea souhaite retourner à l’orphelinat.

Je prĂ©fĂšrerais qu’il reste parmi nous.

Vous ĂȘtes au courant que nous avons arrĂȘtĂ© Enrique Rodriguez?

Je vous ai dit que je n’allais pas porter plainte.

Mais vous restez un témoin.

Il faut que vous veniez au poste pour une identification.

Il sort du coma. Il est commotionné.

Vous avez l’air d’aller mieux maintenant.

Et si on demandait l’avis du mĂ©decin?

Cet aller simple?

C’est l’archidiocĂšse qui l’a payĂ©.

Donc Menendez voulait que Shea s’en aille comme il y a dix ans.

Nous avons la dĂ©claration d’Adam Benitez.

Ça devrait suffire au substitut du procureur.

Cet homme se couvre de toutes les façons données par le Seigneur.

Nous devrions aussi filmer la dĂ©claration d’Enrique.

Je ne veux pas que ce substitut du procureur la remette en question.

Vous voulez savoir ce que j’ai fait?

Je veux vous dire ce que ce fils de pute de Shea a fait.

Dites-nous. Nous allons enquĂȘter.

Je vous en donne ma parole.

Quand ont commencé les agressions?

Angelica avait 12 ans.

J’en avais 16.

Les écoles publiques étaient mauvaises,

alors Maman pensait que nous serions Ă  l’abri Ă  l’école catholique.

À St Horatio?

Et votre pÚre, il était absent?

Mon pÚre est parti quand on était en primaire.

Et cette annĂ©e, vous avez remarquĂ© qu’il se passait quelque chose

avec Angelica?

Oui.

Elle a commencé à boire.

À fumer du cannabis.

Ma mĂšre la traitait de pĂšcheresse.

Vous saviez que le PĂšre Shea s’était comportĂ©

de maniÚre inadéquate avec elle?

Si j’avais su, je l’aurais tuĂ©.

D’accord. Quand avez-vous su?

Angelica...

Elle perd toujours la tĂȘte pendant les fĂȘtes.

Ce Thanksgiving,

elle est censĂ©e ĂȘtre sobre,

mais elle est venue défoncée.

Je me suis emporté.

Et puis elle a commencé à pleurer en disant

que je n’avais jamais Ă©tĂ© lĂ  pour elle.

Pas mĂȘme le NoĂ«l...

OĂč elle avait 13 ans,

et était enceinte.

Il lui a fait subir un avortement.

Je n’ai jamais su.

Je croyais qu’elle Ă©tait Ă  cette satanĂ©e Ă©glise.

Tout le temps, avec le PĂšre Shea,

je croyais que c’était son conseiller.

Continuez.

Cet sale enfoirĂ© a dit que c’était arrivĂ©

parce qu’elle Ă©tait malĂ©fique.

Qu’elle l’avait sĂ©duit.

Le PĂšre Shea.

Il...

Il a dit qu’il allait la forcer à le faire...

Jusqu’à ce qu’elle ne le veuille plus...

Afin d’exorciser le dĂ©mon du sexe en elle.

Donc quand vous avez vu le PĂšre Shea

dans la voiture avec cette petite fille...

J’ai fait ce que j’aurais dĂ» faire il y a dix ans.

D’accord, Enrique, donc si votre sƓur

corrobore cette histoire et identifie le PĂšre Shea,

cela permettra au jury de comprendre...

Non.

Non, je ne veux pas lui faire revivre ça.

Angelica est en désintoxication. Elle ne va pas bien du tout.

Le Pùre Shea, il vient m’identifier, n’est-ce pas?

Demandez-lui.

Avec le PĂšre Shea qui absout Sam,

Enrique et Adam qui confessent le tabassage,

je ne vois pas le problĂšme.

Parce que le problùme n’est pas le vître, mais le mien.

Vous voulez que j’abandonne les poursuites

engagées contre le beau-frÚre de votre partenaire.

Ex-beau-frĂšre.

Vraiment? Vous ĂȘtes masochiste.

Ex ou pas, il reste le protocole.

Ce n’est pas votre affaire.

MĂȘme s’il n’y a aucun motif valable

pour l’attaque du prĂȘtre,

il y reste un homme en conditionnelle ayant joué au justicier.

Tout agression constitue une violation de sa liberté conditionnelle.

- Oui, on sait. - Écoutez.

Si vous voulez qu’il soit libĂ©rĂ©, il faut que le PĂšre Shea

identifie ses agresseurs, juste pour rester rigoureux.

On fait une identification en ce moment mĂȘme.

Je me disais bien. Faites donc. On en reparlera.

Prenez votre temps, mon PĂšre.

Vous reconnaissez l’un d’entre eux?

Je ne veux envoyer personne en prison.

Eh bien, le substitut du procureur doit y envoyer quelqu’un.

Si ce n’est pas vos agresseurs, ce sera Sam Randall.

Je l’ai disculpĂ© dans ma dĂ©claration.

Le substitut du procureur n’est pas convaincu.

Il vous demande d’identifier les hommes qui vous ont battu.

Donc je n’ai pas le choix.

À moins que vous souhaitiez que votre sauveur reste

en prison, mon PĂšre.

Numéro trois, Enrique.

Entrez rejoindre votre client.

Donc vous connaissiez votre agresseur.

Enrique Rodriguez.

Il Ă©tait l’un de mes paroissiens.

C’est tout, on a fini? Je l’ai identifiĂ©.

Je vous préviens,

je ne vais pas témoigner contre lui à la cour.

Ce serait mal de l’envoyer en prison.

Et pourquoi donc, mon PĂšre?

Car vous lui avez donné de bonnes raisons de vous attaquer?

Il mĂ©rite d’ĂȘtre pardonnĂ©.

Comme tout le monde. Nous faisons tous des erreurs.

Des erreurs.

C’est comme ça que vous appelez ce que vous avez fait à Angelica?

Une erreur?

Quoi?

Non. Non. Vous vous trompez.

Ah bon?

Ce n’est pas ce qu’Enrique nous a dit.

Il a dit que c’est arrivĂ©

parce qu’elle Ă©tait malĂ©fique.

Qu’elle l’avait sĂ©duit.

Le PĂšre Shea

a dit qu’il allait recommencer

jusqu’à ce qu’elle ne le veuille plus,

afin d’exorciser le dĂ©mon du sexe en elle.

C’est pour ça que vous n’avez pas portĂ© plainte?

Vous avez peur que ce soit mentionné durant le procÚs?

- Non. - Que vous violez des jeunes filles.

- Non. - Angelica, il y a dix ans,

et qui sait combien d’autres depuis Sofia?

- Non! Seigneur, non. - Non?

Alors dites-nous.

Dites-nous ce que vous faisiez dans la voiture avec Sofia.

Je...

- Nous allons l’amener ici. - Non.

Vous ne pouvez pas faire ça.

Je vous en prie.

Que Dieu me pardonne.

Que Dieu me pardonne.

- Angelica Rodriguez?

Je suis sobre. En désintoxication.

Nous sommes l’unitĂ© spĂ©ciale, pas la brigade des stups.

Je ne suis pas spéciale, et nous sommes tous des victimes.

Bon, vous savez quoi? Votre frĂšre, Enrique,

a besoin de votre aide.

Enrique? Que s’est-il passĂ©?

Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© pour avoir agressĂ© un prĂȘtre.

Mon Dieu.

Je n’aurais jamais dĂ» lui dire.

Lui dire quoi, Angelica?

Vous savez, oĂč le brave prĂȘtre a mis

son petit Ă©vĂȘque.

Enrique va-t-il aller en prison?

Il y a de grandes chances.

Ça aurait Ă©tĂ© plus facile s’il n’avait jamais su.

Je suis morte Ă  l’intĂ©rieur, mais lui pouvait encore vivre sa vie.

Vous pouvez l’aider

en attestant que vous avez été molestée

et en identifiant votre agresseur.

OĂč est Enrique? Puis-je le voir?

Aprùs l’identification, d’accord?

Êtes-vous sure d’ĂȘtre prĂȘte?

Le numéro quatre est le PÚre Shea.

D’accord.

Donc c’est l’homme qui vous a agressĂ©.

Quoi? Non.

Angelica, nous savons à quel point c’est dur.

Mais il ne peut pas vous faire de mal. Il est en détention.

Non, c’est le Pùre Shea.

Vous ne comprenez pas. Ce n’était pas lui.

- Non, non, trĂšs bien, Angeli... - Ne me touchez pas!

Pouvez-vous me dire ce qui se passe, mon PĂšre?

Si Angelica ne veut pas le dire, ce n’est pas à moi de le faire.

Elle s’est confessĂ©e Ă  moi.

Ce n’est pas une raison pour couvrir un crime.

Pourquoi avez-vous été transféré hors de St Horatio?

Car j’ai pĂ©chĂ©.

J’ai brisĂ© mes vƓux.

Ça ne suffit pas, mon Pùre.

Ce n’est pas à moi de raconter cette histoire.

Le prĂȘtre nous a dit que l’avortement Ă©tait un pĂ©chĂ©.

Puis, il m’a fait assassiner mon bĂ©bĂ©.

Qui ça?

Ce n’était pas le PĂšre Shea.

Il a tentĂ© de m’aider.

Je saignais

aprÚs avoir accouché.

Le PĂšre Shea m’a trouvĂ©.

J’ai confessĂ© les choses que j’avais faites

et avec qui je les avais faites.

Ça ne s’est plus reproduit.

Voilà pourquoi le PÚre Shea a été éloigné.

Qui vous a donc agressé, Angelica?

Vous avez 22 ans.

On peut encore le mettre sous verrous.

Je ne sais pas si je vais y arriver.

Ça permettra peut-ĂȘtre de rĂ©duire la peine de votre frĂšre.

Et nous vous accompagnerons

tout le long.

Les hommes qui vous ont battu s’étaient trompĂ©s.

Et nous nous sommes trompés.

Vous n’avez pas agressĂ© Angelica.

Vous n’avez pas molestĂ© Sofia.

Non, jamais je ne...

Mais vous connaissez l’agresseur d’Angelica.

Je suis tenu par le secret de la confession.

Je ne comprends pas, mon PĂšre.

Vous ĂȘtes un brave homme, et je sais que vous avez

un devoir envers l’Église, mais cela n’exclut pas votre devoir

de rendre justice Ă  Angelica.

J’ai veillĂ© Ă  sa protection.

C’est pourquoi vous avez Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©?

Peu importe qui l’a fait, comment ĂȘtes-vous sĂ»r

qu’il ne moleste pas encore des petites filles?

Car il m’a jurĂ© de ne plus le faire.

Eh bien, il a violé la loi, et si vous ne me dites pas

son nom, vous faites de mĂȘme.

Je ne peux pas. Je leur ai donné ma parole.

Vous protĂ©gez un pĂ©dophile ou l’Église?

- Ni l’un, ni l’autre. - Alors quoi?

Avait-il une emprise sur vous?

Êtes-vous en train d’assurer vos arriùres?

Non, ça n’a rien à voir avec moi.

Je n’ai rien à voir avec cela.

TrĂšs bien, alors qui?

Qui compte tellement pour vous que vous...

Oh.

Désolé, mon PÚre.

Tu avais raison. Il cache quelque chose.

Mais il n’est pas coupable d’agression.

On s’est trompĂ© de pĂ©chĂ©.

ÉGLISE DE ST HORATIO LUNDI 24 DÉCEMBRE

Oh, inspecteurs. Comment puis-je vous aider?

En fait, c’est le Pùre Shea qui a besoin de votre aide.

Il va bien?

ChĂ©rie, peux-tu m’attendre dehors?

Ces accusations dont nous vous avons parlé...

J’ai dit que jamais il...

Eh bien, il ne peut pas, ou ne veut pas se défendre.

Il croit que s’il dit la vĂ©ritĂ©,

un innocent en pĂątira.

Je ne sais pas qui.

Vous savez, j’ai une fille.

La plupart du temps, je pense qu’elle est le portrait crachĂ© de sa mĂšre.

Belle.

Mais parfois,

quand ma fille change d’humeur...

Je me vois en elle.

Je vous en prie.

Ne faites pas ça.

Sofia sait-elle qui est son pĂšre.

Nous avons parlé à Mlle Santiago.

Elle nous a dit que Sofia était votre fille.

Un secret que je protĂšge depuis 10 ans

pour le bien de Sofia.

Mais Menendez savait.

Margarita s’est confessĂ©e Ă  lui.

Elle lui a dit combien nous étions amoureux.

Il s’en est servi comme moyen de pression

Pour que vous ne parliez pas de ce qu’il a fait à Angelica.

Non, ce n’est pas la raison.

Eh bien.

Aprùs qu’Angelica vienne me voir,

je suis allé voir Menendez.

Il m’a demandĂ© d’écouter sa confession.

Il m’a dit ce qu’il lui a fait.

Il a dit que ce n’était qu’une faiblesse ponctuelle.

Et une fois confessé,

nous étions tenus par le secret de la confession.

Ça ne suffit toujours pas, mon Pùre.

Vous avez mis d’autres filles en danger.

Non, non, non, non, non. Non, non, non.

Il m’a jurĂ© que cela ne se reproduira plus.

Et vous l’avez cru?

Les pédophiles sont des menteurs nés.

Oui, je l’ai cru.

Voyez-vous, j’ai laissĂ© ma fille dans cette paroisse,

et Margarita garde un Ɠil sur lui,

et puis, une fois par an, je reviens

pour qu’il se confesse à moi.

Depuis une dizaine d’annĂ©es.

Et je ne crois pas qu’il s’en soit pris à quelqu’un d’autre.

Et ça ne vous empĂȘche pas de dormir?

Qui a dit ça?

Vous avez peut-ĂȘtre tenu le secret de la confession,

mais vous avez enfreint la loi.

Vous ĂȘtes tenu par la loi de dĂ©clarer une agression.

Vous ĂȘtes aussi coupable que lui.

Oui.

Je comprends.

Comprenez-vous

que vous ĂȘtes tenu de tĂ©moigner contre Menendez?

Oui, je comprends ça aussi.

Encore une chose, mon PĂšre.

Votre péché va sortir au grand jour.

Peut-ĂȘtre prĂ©fĂ©rez-vous le dire vous-mĂȘme Ă  Sofia.

Comment, ce n’était pas lui?

Ils ont transféré le PÚre Shea.

C’est ce qu’ils font aux pĂ©dophiles.

Ce n’était pas le PĂšre Shea.

Mais tu m’as dit qu’il y avait...

Je t’ai dit ce qui m’était arrivĂ©.

Je ne t’ai jamais dit qui c’était.

J’avais peur que tu t’en prennes à lui, et t’attires des ennuis.

Je l’ai tabassĂ©.

Je suis en prison.

Il s’en est pris au mauvais prĂȘtre. Vous devriez le relĂącher.

Ça ne fonctionne pas comme ça.

Je suis désolée, Enrique.

Tellement désolée.

Tu n’as rien fait de mal.

Si j’avais pris soin de toi,

ça ne serait jamais arrivé.

Je sais que c’est le rĂ©veillon de NoĂ«l, Teresa.

J’essaie.

Elle t’a raccrochĂ© au nez?

Les vieilles habitudes ont la vie dure.

Tu fais tout ce que tu peux.

Elle semble penser autrement.

Mais j’ai une idĂ©e.

DOMICILE DU JUGE PETER HARRISON LUNDI 24 DÉCEMBRE

Inspecteur...

Mes petits enfants sont dedans. C’est le rĂ©veillon de NoĂ«l.

C’est pourquoi je suis là, votre honneur.

Il faut que vous signiez la libération conditionnelle de Sam Randall.

Ce n’est pas mon problùme.

Voyons, votre honneur, c’est le rĂ©veillon de NoĂ«l.

Vous savez que ce type est innocent.

Laissez-le rentrer chez lui pour le passer avec son fils.

Si vous voulez, je le garderai menotté à moi.

Timmy...

Vas donc chercher les lunettes de lecture de Papi.

Donnez-moi ces papiers.

Mais il sera sous votre responsabilité, inspecteur.

Joyeux Noël.

- Joyeux Noël, votre honneur. - Ouais.

Eh bien, c’était Fin.

Sam est libre.

Il est sur le chemin de la maison.

Un miracle de Noël.

Et tu ne vas pas rater ton vol.

Oui, je ne vais nulle part

tant qu’on n’a pas de mandat contre Menendez

de la part du juge Harrison.

Vas-y, Olivia, je m’en occupe.

Je ne peux pas.

Tu as reporté tes vacances

jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de mĂ©chants.

Je sais, je sais, mais...

Bon, tu sais quoi?

C’est mon cadeau de NoĂ«l.

Vraiment?

Oui, vraiment. Vas-y.

Je veux un bijou l’annĂ©e prochaine.

Écoute, j’ai mon tĂ©lĂ©phone sur moi.

Je le garde allumé. Si tu as besoin de quelque chose...

Olivia. Profite.

Joyeux Noël, Nick.

Toi aussi, Olivia.

Joyeux Noël.

J’ai un cadeau pour toi.

Papa!

- Bonne soirĂ©e, Fin. - OĂč vas-tu?

- À la maison. - Pas question.

Ta famille est en Géorgie, pas vrai?

Pose ton derriĂšre et sers-toi Ă  manger,

avant qu’on me reproche de ne pas t’avoir invitĂ©e d’abord.

Tout Ă  fait. Venez donc.

Votre attention, s’il vous plait, les enfants.

C’est presque l’heure de l’hymne d’ouverture.

Ne vous inquiétez pas, je serai juste derriÚre vous.

Un petit verre.

- Sers-toi. - D’accord.

Vous ne vous arrĂȘtez vraiment jamais?

DĂ©solĂ©, votre honneur, on veut l’arrĂȘter ce soir.

À une seule condition.

Laissez-le terminer la messe.

Bien, Monsieur.

Vous avez le mandat?

C’est gĂ©nial, Nick.

Merci.

D’accord.

Écartez-vous. Écartez-vous!

LĂąchez-la.

Police judiciaire. LĂąchez-la.

Angelica.

J’étais venu l’arrĂȘter.

C’est trop tard.

HISTOIRE FICTIVE, TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ SERAIT FORTUITE

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