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Qu'est-ce que c'est ça ?
Allô ? Oui, c'est nous.
Où ça ? C'est qui ? Je vous passe mon père.
Il y a un truc avec Yvonne.
Allô ?
Alors, qu'est-ce qui s'est passé
? Apparemment, elle est rentrée par la réserve pendant qu'ils faisaient la
livraison.
Pourquoi elle fait ses courses à 3h du mat ? Mademoiselle ? Mademoiselle
? Mademoiselle ? Mademoiselle ? Dites-leur de me reconduire chez moi,
s'il vous plaît.
Non, non, moi, c'est Manon.
Manon ? Manon, ta petite fille.
Ah oui, Manon. Mais bien sûr.
T'as quel âge ? 16 ans.
Oh là là, je...
J'ai l'impression que j'ai un petit coup dans le nez, moi. Oui, je lui ai donné
un sédatif.
Ne vous inquiétez pas, c'est normal, c'est en train de faire effet.
Monsieur, est-ce que vous avez remarqué des comportements bizarres chez votre
mère ces derniers temps ? Ce n'est pas ma mère, c'est ma belle-mère.
C'est la mère de ma femme.
C'est ma grand-mère du côté de ma mère.
Nous, on ne se voit pas souvent.
Demain matin, à la première heure, on lui fera des analyses. Et passez à l
'hôpital dans l'après-midi, on vous en dira plus.
Allez, bonne nuit.
Là, on voit bien une dégradation de la matière blanche avec des lésions de part
et d'autre.
Tous ces éléments tendent au même diagnostic, la maladie d'Alzheimer.
Je sais que ce n'est pas facile à entendre, mais il faudrait déjà
envisager un placement dans un institut spécialisé.
J'imagine que ça doit être un choc pour vous.
Vous êtes sa seule famille, n'est-ce pas ? Alors,
là, vous trouverez plusieurs adresses, mais gardez à l'esprit que ce genre d
'institut manque de place.
Dans un premier temps, Yvonne sera mise sur liste d'attente.
Ah oui ?
Mais ça dure longtemps, ces listes d'attente ? Ça dépend.
Mais généralement, ça prend plusieurs mois.
Et vous avez bien compris qu'entre-temps, votre belle-mère ne peut
plus rester seule.
Et on fait quoi, du coup ? Elle débloque complètement, cette
morlogue. On va pas aller habiter chez elle, quand même.
C'est la rotule qu'elle a chez.
Ok, pour gérer les premiers jours, mais après, elle se paye une aide à domicile.
Ton nevis ?
De toute façon, Yvon ne voudra jamais qu'on aille habiter chez elle.
Pourquoi ? Parce qu'elle ne supporte pas les mecs.
Elle les a tous virés.
Oui, mais toi, c'est différent.
Oui, c'est pire.
C'est bon, t'inquiète, elle l'aura à sa place.
T'as vu, c'était rien, en fait.
Chapeau.
Je le mets à combien ? 300.
C'est le dernier modèle, quand même.
400. Ça me paraît bien.
Bon, ça paiera quelques factures.
Ça allait pas.
Putain, mais qu'est-ce que tu fous ? Désolée, je me suis mal réveillée.
Putain, meuf, t'as zappé qu'on a l'examen avec cette grosse bouffonne-là.
Et Kenny Eckhartman ? Il se bouge le cul ? T'inquiète, à se le reprendre dans la
gueule.
Allez les filles, en place ! Voilà, on gaine.
Oh putain, meuf, mate un peu à droite.
Putain, tu fous quoi là, redresse-moi.
Putain, il me tue trop ce mec.
Ouais, c'est des hormones qui te tuent.
Pourquoi tu craches toujours sur des mecs que tu peux pas avoir ? Tu vois pas
qu'on a aucune chance ? T'en avais pas rien à foutre des mecs, toi ? Allez,
Ludivine ! Oh non, madame, vraiment, je fais pas ça.
Un petit effort, Ludivine, enfin ! Non, non, madame, vraiment.
et passer du temps avec vos enfants plutôt que derrière un comptoir de
cuisine. Ne vous inquiétez plus, Multi-RoboCook est là pour vous.
Après le boulot, vous pourrez faire du sport, faire du shopping, profiter
simplement de l'apéro. Multi-RoboCook s'occupe de tout.
Il sera plus qu'un ami, plus qu'un assistant, plus qu'un amant.
Il est disponible 24h sur 24, toujours prêt pour vous aider.
Voilà.
Pas très long.
Vingtaine de secondes.
Vous avez un sorbet à l'aspect parfait.
Magnifique.
Je vous fais goûter ? Qu'est-ce qu'on en dit ? Très bon.
Très très bon.
Vraiment bon.
T'as vu ça ? Le meilleur vendeur de l'année. Les clients ne savent pas me
dire non.
Pourquoi t'en ramènes pas une à la maison ? Mais je plaisante là chérie.
Non mais moi je suis sérieuse. Mais t'en es pas bien comme ça ? T'en as pas mal d
'être tout seul parfois ? Mais je tais toi, ça me suffit.
Et puis j'ai pas le temps pour ça.
Mais ça c'est pas un argument.
Et toi, les petits copains ? Ça m'intéresse pas, c'est tous des cons.
Oui, enfin faut pas généraliser.
Non mais toi tu les vois pas à l'école, ils arrêtent pas de bâcher les meufs.
Bâcher ?
Ouais, enfin, tu vois, il les insulte, quoi. Il les trouve trop grosses, trop
sexy, enfin, trop tout, quoi. Je t'ai dit de pas mettre de photos de toi sur
Internet. Non, mais t'inquiète, j'utilise un avatar.
C'est hors de question.
Et puisque votre gendre et votre petite-fille vous le proposent ? Ce n
'est pas mon gendre, juste l'ex de ma fille et le géniteur de la petite,
Poimard.
Vous préférez rester à l'hôpital ? Je vais très bien, je vous remercie. Je n
'ai pas besoin de votre aide.
Je suis désolée, madame.
Mais je suis votre médecin, je suis là pour vous protéger.
Soit vous acceptez l'aide de votre famille, soit vous restez dans mon
service.
Merci de m'avoir accompagnée.
Yvonne, on en a parlé avec la neurologue.
Tu peux pas rester seule.
J'ai dit ça pour qu'elle me foute la paix.
Tu veux que je te ramène à l'hôpital ? Bon, vous restez un jour ou
deux, mais pas plus.
C'est l'idée.
Je monte les valises.
... ... ... ...
Vous êtes la fille de Colette ? Oui, pourquoi ? Vous la connaissiez ? Bien
sûr que je la connais.
Votre grand-mère, ça ne va plus.
La semaine dernière, elle a presque mis le feu à son jardin.
Je ne savais pas.
Aujourd'hui, ce sont ses vêtements, mais demain, ça peut être sa maison.
Ou ma maison.
Je suis désolée, on va faire attention.
J'ai voulu joindre votre père, mais bon... J'ai pas son numéro.
Et comme vous ne venez jamais voir Yvonne... Non mais vous inquiétez pas,
on est là maintenant, ça va aller.
Il était temps.
C'est à toi.
Toi aussi tu fais des autos d'affait de soutif ? Mais non, c'est le tien.
Le mien ? Qui t'a dit ça ? Le voisin.
Mais de quoi je me mêle ? Non mais fin, il a dit que... Ah non mais qu'est-ce qu
'il croit que je lui appartiens ? Hé ! Je suis pas ta femme, hein, enfin merde
! Yvonne, t'as vraiment cramé tous tes soutifs ? Oui, alors, j'ai libéré mes
seins.
Tu ferais bien d'en faire autant.
C'est quoi cette déco, sérieux ? C'est ma mère qui avait des gouttes pourries
comme ça ? T'exagères, c'est pas si moche que ça.
Ouais, un petit peu quand même.
C'est quoi ce truc ? Qu'est-ce qu'il y a ? C'est moi qui l'ai offert.
Et elle t'a pas plaqué direct ? Non.
Elle devait vraiment te kiffer alors.
Je te le mets là.
Ça fait bizarre de s'installer dans sa chambre.
C'est surtout bizarre qu'Yvan ait tout laissé comme ça.
Ah,
ça pue !
Sous-titrage ST'
501
Ça te fait quel âge maintenant ? Je sais, je te l'ai déjà dit.
T'es complexée.
Ben non.
Alors pourquoi tu t'habilles comme un sac ? Les vêtements bien coupés, ça
existe.
Tu veux quoi que je provoque, Ant ? Non, tu sois la femme que t'es.
Je croyais que t'étais féministe.
Parce que les féministes sont forcément moches.
T'es pour la pilule ? Si tu te regardes pas.
Tu mets où l'aspirateur ? Là, par exemple.
J'en peux déjà plus.
J'ai eu accès à ses comptes.
Et alors ? C'est pas bon.
Comment ça ? C'est maison médicalisée, tu sais.
C'est cher.
Yvan n'a pas de quoi payer.
Mais il était pas pété de thunes ?
Elle a tout filé à des assos féministes.
Et quoi, la garde à domicile, ça marche pas du coup ? Ben non, 24h sur 24, c'est
encore plus cher.
Et quoi, on va faire comment ? Il faudra vendre la maison.
Et quoi, c'est quoi le problème ? C'est la maison de famille, ta famille.
T'inquiète, c'est rien pour moi.
Dis pas ça.
Je peux toujours demander à une agence immobilière pour avoir une estimation.
Comment on va faire ? Elle ne va jamais être d'accord.
Au pire, on demandera une tutelle, mais j'aimerais autant éviter.
Regarde, on ne va pas jeter tout ça quand même.
Ce serait trop dommage.
Ouais, ben, prends-en un de chaque et puis le reste, tu peux t'en jeter.
Ça marche.
On se connaît ? C'est Ludivine, elle est là pour... Pour son assos.
Ah ! Laquelle ? Pour la contraception.
Ah oui ? Et quelle contraception ? Hormonale, mécanique, locale ?
Masculine.
C'est très bien ça.
Depuis le temps que j'en parle.
Prenez tout ce que vous voulez, si ça peut vous aider.
Vous êtes ici chez vous ? Caroline ?
où nos filles s'exposent toujours davantage sur Internet, il faut les
protéger. Mais le problème, c'est pas de protéger les filles, c'est d'éduquer les
garçons, enfin ! Si les élèves étaient habillés de la même manière, ce genre de
débat n'existerait pas.
Et allez donc, on leur met tout en uniforme ! Rose, s'il vous plaît ! La
révolution, on la fait pourquoi, abrutis ? Non mais sérieux, il sort d'où ce
crevard ? Du gouvernement. Dans les établissements, toujours sous tension.
C'est pas parce qu'une idée est ancienne qu'elle est forcément mauvaise.
Merci.
C'est quoi ça ? On garde ou...
Non, c'est bon, tu peux tâcher.
Ça vous dit quelque chose ?
Bah oui, c'est la colotte.
Tu te souviens d'elle ? Je me souviens de rien.
J'étais toute petite quand elle a eu sa rupture d'anévrisme.
On écoute ?
Allez les filles, allez ! Je rêve d'être si jeune et si coincée
Allez, allez, allez, voilà ! Allez, allez, ici, allez !
C'est pas moi, là !
C'est quoi ce cirque ? C'est comme ça que tu m'aimes ? Je suis désolée, on
faisait juste une petite pause.
Qu'est-ce qu'il fait chez moi aussi de plat ? C'est moi Yvonne.
Moi, Laurent.
Laurent ? Votre beau-fils, le père de Manon. Laurent !
Du coup, c'est un pour le matin et un pour le soir.
T'écoutais quoi comme musique quand t'étais jeune ? Moi ? J'étais plutôt New
Beat, Amnesia, Bass, Tragic Error.
Y'a rien de bien recommandable.
Et quoi, t'allais les voir en concert ? Ils passaient dans les boîtes.
Genre toi t'allais en boîte ? Pourquoi pas ?
Si tu pouvais éviter de faire les mêmes conneries de moi, ce serait pas mal.
Et ma mère, elle sortait en boîte aussi ? C'est même là que je l'ai rencontrée.
C'est vrai, je pensais que c'était une soirée avec des potes.
Une soirée dansante si tu veux, mais qu'est-ce que ça change ? T'inquiète, tu
peux tout me dire, je vais pas te juger.
Je veux surtout te dire qu'on était complètement à côté de la plaque.
Mais non, vous étiez jeunes, c'est cool.
Mais tellement cool que je me retrouve à vendre des robots culinaires.
Vous comptez rester longtemps ?
Elles seront mes allumettes.
Je vous
prépare
des pâtes bolo.
T'en as pas marre de faire l'animateur de colo ? De toute façon c'est pas de la
cuisine ça.
Attends mais elle l'a fait la bouffelle !
Elle dit ça, elle sait même pas cuisiner.
Pas te laisser victimiser comme ça, hein.
Tu la trouves si mauvaise que ça, ma bouffe ? Pourquoi tu me demandes ça ?
Parce qu'on peut tous dire, non ? Tu sais très bien que ça m'intéresse pas,
la bouffe.
De toute façon, elle y connaît rien en cuisine, Yvonne.
Peut-être, mais elle a toujours su apprécier les bonnes choses.
Non mais je comprends rien, là. Je dois faire quoi, maintenant ?
Tu fais A carré plus B carré est égal à C carré. Normalement, là, tu trouves l
'hypoténuse. Putain, ça me fait bader.
Ah, au fait, j'ai trouvé des sons grave cool à l'époque de ta mère.
Ta daronne, elle t'est dansée grave bien.
En vrai, je la voyais pas trop comme ça.
Comment tu la voyais comment ?
On s'est du cul comme toi ? N'empêche la daronne elle avait l'air grave cool.
Putain tellement pas comme la mienne.
Bon tu l'as trouvé l'hypoténuse ? Ah oui merde.
Ah d'ailleurs je pensais à un truc.
T'es sûr que l'Alzheimer t'as grand-mère ? Bah ouais pourquoi ? Bah je sais pas
elle a une putain de mémoire quand même.
Ouais j'ai vu.
Merde.
Bah non.
Yvonne ! Quoi ? Qu'est-ce que tu fous là ? Je vais travailler.
Mais t'es pensionnée ! Moi ? Pensionnée ? Non mais tu veux rire ! Regarde, il
fait nuit.
Je suis du matin moi.
Mais il est 22h, regarde.
Oui, mais ce ne sera pas la première fois que je bosse la nuit.
Non mais demain c'est dimanche.
Tu ne bosses pas le dimanche quand même.
Allez, viens, on rentre.
Tout fout le camp dans ma tête.
Vous allez rester ? Dis-moi la vérité, s'il te plaît, vous allez rester ?
Oui, on va rester.
Ouais, je sais quoi, ça.
C'est mon père qui a fait du truc.
Y a quoi dedans ? Je sais pas.
C'est sûr qu'il y a des trucs de ouf.
Viens, viens m'aider.
Je peux ? Vas-y.
Mais elle avait une taille de guêpe, ta daronne ! J'arrive pas à croire qu'elle
ait porté ça.
Obligé, t'essayes ça.
Alors, je suis comment ? Avec ça, ça sera mieux.
Putain, mais c'est hyper con.
Alors ?
Enlève tes lunettes.
Regarde.
Je suis choquée.
Putain, j'avoue.
Attends, mais il faut trop qu'Yvonne voit ça.
Yvonne ! Putain, mais me laisse pas toute seule, là. Vas-y.
Tiens. Non, je peux pas.
Mais pourquoi ? Bah, j'ai pas le physique. Colette ? Non, non, c'est
Manon. C'est juste les habits de Colette.
Manon ? Oui tu sais Manon, ta petite fille.
Tu te souviens pas de moi ? Regarde.
Plus de Colette. Fini Colette.
Colette ?
Noix de Saint-Jacques sur lit de poireaux.
On m'en dirait des nouvelles.
Allez, mange.
T'as fait ça au multi-robocook ? Oui, mais c'est ma recette.
Tes lunettes.
Elles me faisaient mal à la tête.
Franchement, c'est trop bon. Merci.
On n'attend pas Colette ? Colette, elle va bientôt rentrer, non ?
Enfin Yvonne, qu'est-ce que tu racontes ? Oui, elle doit
être partie dans sa boîte de nuit.
Yvonne, tu sais bien que Colette ne reviendra pas.
Pourquoi elle ne reviendrait pas ?
qu'elle a oublié que Colette est... Et quoi
? T'inquiète, elle va pas tarder.
Allez, mange.
Très bon.
J'espère que vous en avez laissé pour Colette.
Demain, elle l'aura déjà oubliée.
Elle a laissé une meurtre, non ? D'ailleurs, tu lui as donné ses médocs ?
Pas encore.
Laisse, j'y vais.
Arrête de culpabiliser.
C'est pas toi qui l'as rendu malade.
N'empêche, c'est à cause de moi qu'elle croit que Nanner est encore en vie.
Et alors ? Tu préférais quoi, lui rappeler qu'elle est morte ? Laisse-la
dans ses délires, c'est mieux.
Regarde.
On va attendre un peu.
Oh putain, le décolleté ! T'as vu, c'est bougeable.
Tu l'as trouvée où ? Dans les fringues de ma mère.
Putain, tu vois qu'elle était cool. Je comprends pas comment elle a pu devenir
aussi chiante.
Tiens.
Trop d'art, non ? Carrément.
Allez, ça part sur Insta.
Salut ! C
'est à nous qu'il a dit salut ?
Qu'est-ce qui se passe ? C'est plus possible.
Yvonne a été insupportable.
Elle n'a pas arrêté de demander après Colette toute la journée.
Ça va aller pas.
Si, on appelait l'hôpital pour qu'ils la reprennent quelques jours.
T'es sérieux, là ? On peut pas faire ça.
Pardonne-moi, ma chérie.
Ça va aller.
Elle est où ? Elle est où ?
Viens, on va faire des courses.
Elle est où, ma fille ? Laisse-la vivre un peu.
Je bougerai pas d'ici tant que j'aurai pas revu ma fille.
Ciao !
Alors René, ça te démange ? Non, pas du tout.
Le pire encartement qu'on dirait.
Non.
Bien ma chérie, ne te laisse pas impressionner par ce vieux type.
Plus comme ça, de loin.
René, il a l'air d'un vieux macho.
Mais je peux te dire un truc, c'est un super bon coup.
Bon, bien sûr, j'ai dû faire toute son éducation.
Comment ça ? Les hommes ne connaissent rien aux femmes.
Faut leur parler.
Moi, j'ai toujours beaucoup parlé aux hommes en faisant l'amour.
Ah bon ? Oui, parce que si tu comptes sur les mères pour éduquer les fils, t
'es pas prête de prendre ton pied, ma copote. Moi, je te le dis.
Bon, faut des légumes.
Yvonne !
Tu ne viens plus aux réunions, ça va ? Oui, très bien, merci.
Je te présente ma fille.
C'est ta petite fille, Yvonne.
Bon, on y va, maman ? Oui, ma chérie, on y va.
Allez, au revoir.
Au revoir, madame.
Yvonne,
Maman, c'est quoi ta taille de soutif ? Je suis contre les soutifs, tu le sais
très bien.
C'est qui ? Mes amants.
Ah oui, quand même.
Je préfère encore celui-là.
Pas trop mon style, mais pas mal.
Lui, j'aurais jamais dû le quitter.
Jamais en retard pour me faire plaisir, hein ? C'est Roger.
Je te mets dans l'armoire.
T'es consciente que ça brutalise le corps des femmes ? Tu exagères.
Regarde les marques que ça fait sur ta peau.
Je vois surtout que ça me fait des putains de sang.
Si tu veux te faire du mal, c'est ton problème.
Mais pas de ça pour moi.
C
'est
quoi ça ? Quoi ? Ça c'est quoi ?
Rien, c'est rien.
Ça t'arrive souvent ? Non.
Enfin... Enfin, si, parfois.
Faudrait peut-être en parler à... On n'en parle à personne.
J'ai toujours été une femme indépendante. Tu comprends ? T'inquiète
pas, c'est pas grave, ça arrive.
Tu m'as tellement manqué.
Toi aussi tu m'as manqué.
C'est une passion.
Si je te dis multi-robots-chefs, tu penses à quoi ? Je sais pas, mon robot
pour les hommes. Voilà, tu dis ça parce que la plupart des chefs sont des
hommes. Sûrement.
Moi, je vais proposer le premier robot rapide et gastronomique spécialement
conçu pour les femmes.
Tu lâches pas, toi. Le multi-robots-chef-e.
Deux F-E, c'est génial, non ?
C'est quoi, cette tenue ?
C'était à ma mère, c'est pile ma taille.
Mais tu peux pas porter ça.
Quand c'était elle qui portait ça, ça t'a jamais dérangé.
Non mais attends.
C'est à cause de toi qu'ils vont me parler tout le temps de Colette.
Quand une fois quelqu'un me parle de maman.
Tu vas la rendre encore plus cinglée.
Mais non justement, elle va beaucoup mieux.
Tu crois quoi que la maladie d'Yvonne c'est un jeu ? Mais pas du tout.
Je vais appeler la neurologue pour en parler, c'est du grand n'importe quoi.
C'est formidable.
C'est vraiment formidable ce que vous faites.
Votre fille a mis en pratique une thérapie qu'on utilise fréquemment dans
les maisons médicalisées.
Non mais je ne pense pas que vous avez bien compris. Une thérapie qui les aide
à revivre leurs souvenirs.
Il vaut mieux laisser le malade dans l'erreur plutôt que de le corriger, ce
qui risque de le déstabiliser encore plus.
Du coup, je peux continuer ? Autant que vous pouvez.
Ça ne peut être que bénéfique pour votre grand-mère.
T'entends ça ? Bénéfique ? Attendez.
Vous ne semblez pas convaincu ?
Si, si.
C'est juste que c'est... un peu compliqué pour moi.
J'organise des réunions pour les accompagnants des malades.
Je pense vraiment que ça vous ferait du bien.
C'est-à-dire que je n'ai pas vraiment le temps entre ma fille et... Il faut le
prendre, ce temps.
Écoutez, je vais vous laisser mon numéro.
Et vous m'appelez si vous voulez vous joindre à nous ?
Let's party.
T'es sûr de toi ? Grave.
Party. Let's party.
Ok, vas-y, ouvre.
C'est un truc de ouf. C'est tellement stylé, meuf.
Putain, ça change grave.
Vous avez pas vu ma pipe ?
Mais t'es belle.
Allez, on sort les filles.
Attendez. Selfie.
Ok, juste toi, maman.
Ouais, on la pose.
C
'est
chouette, non ?
Carrément. C'est sur cette table qu'on a rédigé le manifeste sur le plaisir
féminin. Ah ouais ? Et on peut le trouver où ? Dans toutes les bonnes
librairies. Il a même été traduit en anglais.
Ah oui, mais en fait, vous êtes grave une célébrité, Yvonne.
On s'en fout de la célébrité.
Ce qui compte, c'est de changer les esprits.
C'est de marquer l'histoire.
Qu'est-ce que je vous sers ? Eh bien, comme d'habitude, jeune homme.
C'est-à-dire ? Trois champagnes ardents.
Et vous êtes sûre que... Oui, oui, oui, je suis certaine. Oui, oui, elles sont
majeures et vaccinées. Je suis vraiment pas sûre que... Je vous invite.
Allez, vas-y, on essaye.
On va vous prendre trois champagnes ardents.
Ok. Trois champagnes ardents.
Non, mais j'aurais l'attention qu'il y avait entre vous, là. L'attention ? Oui,
ça veut dire qu'ils se plaisent. Qu'il y a moyen de...
Et t'as encore rien vu.
Attends qu'elle ait bu son cocktail.
Pour booster la libido, il n'y a pas mieux.
Oui, je ne savais pas.
Il faut dire que dans la famille, on a toujours été très fellation.
Sous demi, un peu moins, mais... Quoique... Enfin, je ne suis pas pour
toi, mais moi, je... Bon,
alors, qu'est-ce qu'on prend ? Des champagnes ? Il va falloir m'inviter. Je
n'ai pas un souci en moi.
Je pensais que... C'est vite, on se casse.
Eh oh Manon, vous êtes là ? Oui, oui.
Tu descends ? J'arrive.
Et puis merde.
Tout à fait, j'ai introduit le dossier au tribunal d'instance le 26 septembre.
Très bien,
je passerai lundi en fin de... Je fais ce que la neurologue a dit.
Tu te fous de moi ? De toute façon, tu peux pas comprendre, t'as pas fait d
'études. Tu vas tout de suite aller te nettoyer les cheveux et arrêter ce petit
jeu tordu ! Non mais c'est permanent en fait.
Mais tu te débrouilles comme tu veux, tu rases la tête ou tu mets une perruque,
mais je veux plus te voir comme ça.
C'est mon corps, je fais ce que je veux. Non, tu fais pas ce que tu veux, tu es
mineur et je suis ton père.
Et tant que tu vivras sous mon toit, c'est moi qui déciderai pour toi. Mais
sauf qu'on n'est pas chez toi ici en fait.
Tu n'as que ce que tu mérites.
Je retrouve plus mes lunettes.
T'as regardé en bas ?
Tu veux lire ?
Oui, t'en es où ? Je sais plus.
D'une manière générale, le plaisir des femmes...
a été le grand oublié.
Les fonctions reproductives de la femme étouffant la question de leur
jouissance. Ça c'est sûr.
Pour cette raison, l'anatomie du plaisir féminin est encore taboue et méconnue
aujourd'hui. Ah oui ? On ne parle du clitoris que depuis peu d'années, alors
qu'il s'agit de l'organe de jouissance principal de la femme.
Absolument.
Belle sonnette et lunettes.
Non, non, continue, continue.
Il y a un problème ? Je lis les mots, mais... Je
comprends plus rien.
Encore aujourd'hui, on constate qu'il y a une vraie différence du plaisir.
La femme n'a toujours pas la légèreté de faire l'amour, de prendre son plaisir
sans être jugée.
Et si elle en est capable ?
Celle qui doit s'occuper, se prévenir d'être enceinte.
Une femme libérée et indécente, une femme qui trompe reste encore à ce jour
une salope.
Un homme qui trompe, c'est accidentel, justifié, voire normal.
Depuis la nuit des temps, l'homme dispose de ça, ses femmes, ses
maîtresses.
Elle a refusé de mettre une couche.
Pourquoi tu veux l'humilier comme ça ? C'est pas toi qui te tape les draps tous
les jours.
C'est temps de remettre les pieds sur terre, Manon.
Meuf, c'est trop classe.
Je sens que je vais prendre bien cher aujourd'hui.
T'inquiète, c'est juste un avertissement qu'on va se prendre.
Ça passe de combien d'avertissements qu'on peut se faire virer ? Trois, je
pense.
De toute façon, ils peuvent rien nous dire. On s'habille comme on veut.
Ils sont trop bien tes slogans.
Oui, mais t'es d'accord que si on les met pas en pratique, ils valent rien.
Comment ça, lui faire bouger les choses ? Ça dépend pour qui.
Non, mais... C'est pas faute de t'avoir prévenue, hein.
Comment ça ? Laisse tomber, Colette.
On en a assez parlé.
Bon, qu'est-ce qu'on est venu chercher, là ? Ben, les transettes.
Les transettes.
Il y a un mec qui m'a invitée à une soirée.
Un mec bien, j'espère.
Je le connais pas trop.
Tant que c'est pas Laurent, ça va.
Qu'est-ce que t'as contre lui, en fait ? Tu plaisantes, là ? Il est hyper
féministe, tu devrais l'aimer, non ? Hyper féministe ? Comment tu peux dire
ça, après ce qu'il t'a fait ? Mais qu'est-ce qu'il m'a fait ? Tellement.
Tellement. J'y crois pas.
Tellement.
Bonjour, Yvonne.
Oh ! Il a un truc, tu trouves pas ?
Tu
sais quoi ? Mon homme est chef de projet.
Y a un problème avec Yvonne ? Qu'est-ce que t'as fait à maman ?
Je t'ai posé une question.
De quoi tu parles ? Arrête, tu sais très bien de quoi je parle.
Non.
Qu'est-ce que tu lui as fait putain ? Qu'est-ce qu'elle t'a raconté encore
Yvonne ? Fais pas genre que c'est parce qu'elle est malade qu'elle raconte des
conneries. Non mais là c'est toi qui débloque.
Moi qui débloque, t'es sérieux là ?
Je
savais que tu me dirais rien.
Mais tu sais quoi, je m'en fous.
Parce que moi, je leur ai la vérité.
Et je me souviendrai que t'as pas eu les couilles de me la dire.
Comment t'es pathétique.
Ta mère est tombée enceinte.
Elle était tellement contente.
Je l'ai suivi là-dedans, mais... Quand son ventre a
commencé à s'arrondir, j'ai... J
'ai paniqué.
Tu comprends ? Non, je comprends pas.
J'étais pas prêt.
Je me sentais pas capable.
J'ai commencé à sortir avec des copains le soir et... Après une
soirée arrosée, je...
Je
ne suis pas rentré.
Comment ça, t'es pas rentré ?
Tous les jours,
j'y pense, Manon.
Tous les jours, j'essaye de me rattraper.
Quand ta mère est morte, je t'ai vu pour la première fois et j'ai eu un déclic.
Je me suis senti prêt.
Qu'est-ce qu'elle a besoin de te raconter ça, Yvonne ? Tu comptais jamais
me le dire, en fait.
Si, j'attendais juste de... T'être prêt, c'est ça ?
On va boire un verre ?
Vous voulez
quoi ? T'as du champagne ? Non, mais je préfère un whisky coca. Ça marche.
Hello ! Alors, t'es venue finalement ? Qu'est-ce qui dit que je vais rester ?
Pas facile la boîte là.
Laisse tomber, t'as aucune chance.
Bon, je suis posé avec des potes là-bas. Ça vous dit de venir ? Carrément. Ouais.
Bon, chin chin.
Santé.
Chin.
Comment ça se fait que je t'ai jamais calculé ? Je suis pas une meuf qui me
calcule, moi.
Tu veux tirer ? Ouais, vas-y.
Ouais,
pas
mal, hein ? Ouais.
Tiens, gros.
Tiens, regarde.
C'est le cadeau.
Quoi ? Mais c'était con.
Comme toi.
Merci.
Tu viens ? Ouais, vas-y.
Maintenant on ouvre.
Yvon a encore foutu le camp.
Bonsoir René, excusez-moi, vous n'auriez pas vu Manon et Yvonne ? C'est tard.
Qu'est-ce que vous voulez ? Elles ont disparu.
Tu viens René ? Yvonne est ici.
C'est pas fini vos histoires ? Bon, vous voulez quoi ? Laissez-moi rentrer, je
suis sûr qu'Yvonne sait où est ma fille.
Doucement, le temps.
Faudrait peut-être qu'on se protège, non ? Je vous jure.
Tu fais quoi ? Je me casse, ça se voit pas ?
Tu sais que je t'ai appelé 50 fois ? Que je te cherche partout depuis des heures
? Ça va, c'est bon.
Non, c'est pas bon, j'ai failli appeler les flics.
Où étais-tu ? Je te parle, Manon ! Ça va pas te parler comme ça, ma fille, là.
Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est du truc... C'est du blanc qu'il lui faut.
Ça va, Manon ? Qu'est-ce qui lui arrive ? Non.
T'as raison, les mecs, ils sont trop nuls aux pieux.
Je crois vraiment que je vais faire les mêmes conneries que toi.
Vous n'allez pas retomber là-dedans, j'espère ?
Qu'est-ce que j'ai été con.
Le plus con, c'est de se retrouver tout seul.
Vous, au moins, vous avez une famille.
Ça vous tente ? Oui, pourquoi pas.
Ce n'est pas mal ça.
Tu l'as bien chargé.
Test 20 minutes.
Prends Yvonne et va faire un tour, on a une visite.
Tu m'écoutes ? Je veux plus qu'on rentre ces baraques.
Comment ça ? On est très bien ici.
Très bien ici ? Tu te fous de moi ? Mais vas-y, casse-toi.
Ce ne sera pas la première fois de toute façon.
Ici, vous avez le coin salamanger, le coin salon.
Bon, la tapisserie fait un peu grand-mère, mais un coup de blanc et le
tour est joué. C'est un bel espace.
Je vais voir le jardin.
Il a un accès direct sur le jardin.
Ah oui.
Qui a un avantage exceptionnel, orienté plein ouest, idéal pour les apéros.
Je veux savoir ce que vous faites chez moi.
Ce sont des amis Yvonne.
Ah oui, ils sont venus faire quoi tes amis ? On a vu l'annonce et on est venus
le plus vite possible.
Je suis désolée, c'est trop tard. On ne fait plus d'avortement à ce stade.
Mais rassurez-vous, il y a encore la possibilité de l'adoption.
Je vous montre la cuisine.
Ce qui ne veut pas dire c'est qu'ils sont en train de vendre ta baraque.
Quoi ? Attendez, je ne comprends pas, la maison n'est pas à vendre ? Si, si, bien
sûr. Jamais de la vie ? C'est un viagé ? Pas du tout, rassurez-vous.
C'est qui le vendeur ? C'est moi, ma femme, c'est moi pour elle. Cette maison
est à moi.
Fichez-moi le camp d'ici.
Et toi aussi, grand malade.
Écoutez, je crois que c'est mieux qu'on s'en aille.
Non, non, non, mais attendez, c'est un stupide malentendu. Y'a pas de soucis.
Non, non, mais ne faites pas attention.
Merci, monsieur. Non, mais laissez-moi vous montrer l'as de la maison.
C'était quoi, ça, Manon ? T'as pas compris ce que je te dis ? Dégage.
On t'a dit de partir.
Parce que tu penses vraiment que tu vas pouvoir t'occuper d'elle toute seule ?
Mais arrêtez de parler de moi comme si j'étais pas là ! Mais dans quel monde tu
vis, là ? Et moi, je vis dans le vrai monde où l'âge passe à famille.
De toute façon, c'est fini.
Comment ça, c'est fini ?
Ce matin, la maison
médicalisée a appelé.
Une place vient de se libérer.
Je comprends pas.
Tu es malade, Yvonne. On n'a pas le choix.
Si, on a le choix.
Sur ma vie, tu iras pas là-bas.
Je ne veux pas finir dans ce... Tu vas rester ici avec moi, je te jure, d
'accord ? Et toi, tu te casses, tu n'as pas compris ? Eh bien, vous savez quoi ?
Moi, j'ai assez donné.
Allez, prends-les.
Ça sert à rien.
Mais si ça ralentit la maladie.
J'ai foutu de toute façon.
Dis pas ça.
Allez, s'il te plaît, prends-les.
Je t'en supplie maman, prends-les pour moi.
Il le mérite avec ce qu'il a fait.
Il va revenir.
T'inquiète, je suis là, moi.
Tu fais quoi là ? C'est pas l'heure.
Allez, repose-toi.
Ils volent ! Ils volent ! Ils volent
! On
me
signale une possible victime à l'étage.
Identifiée ? Négatif.
Venez dans l'ambulance.
Bon, évacuez la zone.
Et j'ai pas fait gaffe, c'est ma faute.
Merci, madame.
Bande de fachos ! Police partout ! Justice nulle part ! Police
partout ! Justice nulle part ! Police partout !
Dès que tu n'as rien, personne n'est blessé.
Je n'ai rien.
Yvan non plus.
Tu ne vois bien pas.
Tiens.
Allez, vas-y, ouvre.
La chambre d'Yvonne a cramé, mais je l'avais gardée avec moi.
Et elle ? Elle va bien ? On va devoir la mettre dans un institut.
C'est mieux pour elle.
Je peux m'asseoir ?
Je suis désolée pour Antonin.
Ça valait pas la peine de te perdre pour un mec.
Je te préférais en crop top.
Je me suis fait bâcher sur TikTok.
Ouais, mais pareil, sur Insta.
Viens, ça va aller.
Tu veux qu'on descende à la cafété, boire un truc ?
Bonjour. Bonjour.
Bonjour Yvonne.
Je sais que c'est un grand changement, que c'est pas facile.
Et vous savez, moi je donne des consultations ici.
Donc on va se voir souvent.
Si vous voulez, je peux vous présenter les autres résidents ?
Yvonne, je vous garantis que vous serez très bien ici.
Hein Yvonne ? Mets le visage.
Tu l'as prise ? Elle est dans le placard à gauche.
Tu viens ? Tes clients t'attendent.
C'est un motif de divorce tout à fait valable.
Donnez-moi le nom de votre mari afin que j'introduise une plainte.
Euh... Comment s'appelle mon mari, déjà ? Mais... T'étais pas vieille fille ?
Ah... Ah, c'est vrai, ça.
Je n'ai jamais eu de mari.
Eh bien, écoutez, voilà qui arrange nos affaires, hein. Moi, je dis toujours pas
de mari, pas d'ennui.
On va y aller, nous.
Silence. On travaille là.
Donc, quoi qu'il en soit, donnez-moi le nom de votre mari afin que j'ouvre un
dossier.
Allez, on y va.
René ? Elle est à la cafette.
Merci.
Et l'actualité de ce jour marquée par un rassemblement spontané de jeunes qui ont
décidé de protester contre les pressions qui s'exercent sur l'apparence des
jeunes filles, en particulier sur les réseaux sociaux.
Elle est formidable cette fille-là.
On la connaît, non ? Je ne sais pas.
Mais elle est très bien.
Bich, toi, tu parles de moi.
Oh!
Oui c'est ça.
Sous-titrage ST' 501
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