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Tu me fais tourner, tu me fais tourner comme si j'étais une fille.
Et puis tu me laisses, puis tu me laisses comme si j'étais une
fille.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
Alors Amalia ? Qu'est-ce qu'il prend ? Allez, sois
gentille, ne bouge plus.
Amalia ! Je m'appelle Nina.
Mais depuis que je suis toute petite, on m'a toujours appelée Bambola.
Amalia, c'était ma petite chèvre.
On me l'avait offerte quand j'étais gamine.
Elle avait survécu à la main meurtrière de ma mère, qui d'ailleurs la haïssait
parce que c'était la seule chevrette qu'elle n'avait pas encore réussi à
abattre. On avait un vieux restaurant fréquenté par des camionneurs, dont tous
les plats étaient à base de chèvres et d'anguilles.
Aller acheter des anguilles avec Amalia était une des choses qui me plaisaient
le plus.
Donne-moi quatre.
Ça marche.
Une.
Deux.
Tu l'as vu, le quai 3 ? Oui, oui, je l'ai vu.
Trois. Il fait toujours le malin. Et quatre.
Vous avez fait une bonne page, dis donc. Eh oui, il ne faut pas se plaindre.
Bambola ! Pourquoi tu ne m'écoutes jamais ? Maudite chère !
Maudite Amalia !
Mariosto, ce bâtard de salaud ! Maudit restaurant de
malheur ! Mariosto m'avait promis que j'aurais une vie de princesse.
Regardez où j'en suis ! Massacrer ces bestioles ! Et cuisiner sans
arrêt ! Des anguilles ! Maudit restaurant !
Vaudite Pambola.
Elle est exactement comme Ariosto.
Tout le portrait de son bâtard de père.
Si seulement ta sœur pouvait être comme toi.
Et si ton père était encore là avec nous.
Quel bon chasseur c'était celui-là.
Tu te souviens de lui ? Non.
Apporte-moi le fusil ! Maman, t'es sûre que tu veux le fusil ? Oui, donne-le
-moi.
La mort d'Amalia fut pour moi une douleur terrible.
Elle venait tout juste de Ned quand on me l'avait donnée. Je l'avais nourrie
moi-même au biberon.
C'était ma seule amie.
Je lui avais confié tous mes secrets.
Tous mes rêves.
Maman passait toutes ses journées à boire et tirait avec son fusil sur tout
ce qu'elle voyait.
Flavio, qui avait toujours été son préféré, essayait de l'aider par tous
les moyens.
Mais elle était impossible.
Elle avait toujours été une femme difficile, dominatrice, sévère.
Ce vin qu'elle buvait chaque jour en grande quantité a fini par lui faire une
cirrhose. Sa mort fut pour nous tous une véritable libération.
Mes condoléances, c'était une sainte femme.
Eh oui, pauvre Greta.
Toutes mes condoléances.
Il faut être courageux.
Je vais nous manquer.
Mes pauvres enfants, vous allez rester tous seuls.
Après la mort de maman, j'avais décidé de m'en aller.
Ou du moins, j'en avais eu très envie.
Flavio n'a pas voulu.
Il a insisté pour que je reste avec lui à Comacchio.
La décision que j'allais prendre allait, sans que je le sache, marquer mon
destin.
Tu le sais que maman a toujours été une femme un peu difficile.
Elle l'a jamais aimée, Amalia.
Bamboula, regarde ce que je t'apporte.
Regarde.
Elle est à toi. Elle s'appelle Lily.
Regarde, elle a exactement les mêmes yeux qu'Amalia.
Je peux pas la garder, j'ai décidé de partir.
Comme tu veux, on la mangera ce soir en souvenir de maman.
Mais t'es malade ! Donne-la-moi ! Donne-la-moi !
Réfléchissons un petit peu.
Moi aussi, j'ai la même envie de vivre que toi.
Ce restaurant, c'est tout ce qu'ont laissé les parents.
Mais au moins, on va se faire un peu de fric.
S'il te plaît.
Avec les anguilles et les chèvres, on ne sera jamais riches.
Et une pizzeria, c'est une pizzeria au bord de l'eau qui nous fourne.
Et l'argent, on va le trouver où ? Hugo, mon vieux copain d'école.
Lui, il a de l'argent. Ça m'étonnerait qu'il refuse de nous en prêter.
Tu vas voir.
Viens avec moi, ma poulette, viens.
Je vais te présenter Hugo.
Regarde, tu vois ? C'est lui, là.
Voici Lily, c'est la chevrette de Bambola.
Alors, il te plaît, hein ? Tu veux manger ? Elle
va apporter les pâtes.
Viens là, ma puce, viens.
Elle arrive, Bambola, ta petite mère.
Ça va ?
Je te présente Hugo, c'est
Bambola.
Bonjour.
Hugo Torbidoni, enchanté.
Regarde les bonnes pattes.
Oui, attends, je vais t'en donner.
Elle est mignonne.
T
'aimes
ça, l'huile d'olive, hein ? Oui, beaucoup.
Bon voilà, tu vas chercher une autre bouteille de vin.
Il te plaît.
Reste tranquille, toi.
Tu penses que tu pourras nous aider auprès de la banque ? Je te l'ai dit,
avec la banque, il n'y a aucun problème.
Je peux vous aider, oui.
Mais il ne t'en faut pas beaucoup d'argent.
Mais... J'ai pensé à un truc qu'on peut faire.
Hugo était un brave garçon.
Il nous a beaucoup aidé.
Mais il était toujours très inquiet pour l'argent.
Et puis il était trop jaloux.
Tu pourrais pas arrêter de marcher comme ça ? Pourquoi ? Tu vas finir par faire
tomber les pizzas.
Il était tombé amoureux de moi, mais je voulais rien savoir.
Il me quittait jamais des yeux.
Je me sentais surveillée. Flavio était heureux.
Je vous conseille le plat du jour, pizza à la mortadella.
Si elles sont aussi appétissantes que toi, j'en prends deux.
Moi aussi.
Ça tombe bien qu'on soit fermés demain, hein Hugo ? Oui, on pourrait en profiter
pour faire les comptes du mois.
Hugo, s'il te plaît, parle d'autre chose que des comptes. Et puis Flavia a promis
de m'emmener à l'Aquapark, pas vrai Flavio ? À l'Aquapark ? Enfin, vous êtes
complètement cinglé.
Il va y avoir un monde fou à l'Aquapark demain.
Et alors ? T'es jaloux ?
Pourquoi pas ? J'ai tout à fait le droit d'être jaloux.
Et puis de toute façon, votre deuil n'est pas terminé.
Eh ben, je mettrai un maillot de bain noir.
Bon,
vous y êtes ?
Tu t'es pas très mal ? Non, non, ne t'inquiète pas.
Hugo, les gars, ça va aller, t'es sûr ? Qu'est-ce qu'il y a ? Oui, oui.
Allez, on y retourne une fois ? Il regarde qui, à ton avis ?
Moi.
C'est moi qui le mate.
Pourquoi t'en es aussi sûr ? Il est trop beau pour sortir avec des filles.
J'ai cru que t'arriverais jamais à t'échapper.
Tu es prête ? Oui.
Alors, vas-y la première, et j'irai ensuite.
D'accord.
Allez, vas-y.
C'est à moi que tu parles ? Mais
t'es qui, toi, hein ? Tu veux me casser la gueule ? T'es vite, ton autre sadou,
va ! C'est moi qui vais te casser la tronche ! Hugo ! Qu'est-ce qui te prend
? T'es pas des fous ? Hugo, arrête ! Hugo ! Fous-lui la tête !
Tu vas me tuer, arrête ! Udo ! Udo, lâche-le ! Calme-toi, Udo !
Calme-toi, Udo ! Lâche-moi, crotte ! Ouvre-la !
Essaie de sourire, t'es pas venu ici pour le déprimer.
Ça y est, j'ai réussi.
Et dis-toi que je t'ai enfin obtenu une permission.
L'avocat lui-même avait dit que ce serait pas facile.
Et j'ai foutu un de ces bordels, je te raconte pas.
Bonjour. Salut.
Comment ça va ? Bien.
Tu peux pas savoir, ça me rend malade de te savoir enfermée là-dedans.
Qu'est-ce qu'il a dit, l'avocat ? Il est venu hier avec mon père.
Il m'a dit que je devais rester tranquille.
Maintenant, la voiture est réparée.
Mais dis donc, qui est-ce que tu regardes comme ça ? Je suis en train de
te parler de Lucas.
Tu pourrais m'écouter au moins.
Qu'est-ce que je suis venu faire ici, furieux ? L'avocat m'a dit qu'il
comptait sur ton témoignage.
Bien sûr que je ferai tout ce que je pourrais pour toi. De toute façon, ces
fumiers d'avocats, c'est des enfoirés de merde ! Dis donc, toi, t'as vraiment
rien d'autre à faire que de venir nous casser les couilles ?
C'est Timio, c'est
Timio. Calme-toi, ça vaut pas le coup.
Écoute-moi, c'est Timio, n'y réponds pas.
Il me plaît pas, ce type-là.
Il a des yeux de fou.
Bambola.
Tu m'apporterais quelque chose ? Bien sûr, qu'est-ce que tu veux ? Une
photographie de toi.
J'en ai aucune.
On va en faire des photos.
Comment tu la veux ? Noir et blanc ou couleur ? En couleur, qu'est-ce que t'en
dis ? En couleur, en couleur, ça ira.
Je vais lui péter la gueule à celui-là ! Fous-nous la tête, t'as compris ? Mais
qu'est-ce qui te prend ? Ta malaise ? Tu ne joues jamais de sans-âge, tu
comprends ? Mais calme-toi ! A bientôt ma beauté, j'espère qu'on se verra.
Tu veux passer une semaine au mitard, c'est ça ?
Furieux
voudrait nous voir.
Je te conseille de lui parler avec respect et de pas lui répondre s'il t
'interroge pas.
Qui c'est la belle blonde qui est venue te voir ?
Elle s'appelle Bambola ? Tu te l'es
faite ? C'est ma fiancée.
Alors tu te la fais plus.
C'est mieux comme ça.
Ce sera plus simple.
Ce sera plus simple de faire quoi ? De la plaquer.
Bambolette à moi.
Tu sais ce qu'elle m'a dit en te voyant hier ? Que tu lui foutais la gerbe.
Bien faire et laisser dire.
Les bonnes femmes, il faut leur donner de la bite, de la bite, de la bite et
des coups.
Dégage maintenant.
Et dès que tu auras la photo, tu me la portes.
Arsenio ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Comme ça ? Ouais, c'est pas mal.
Ou comme ça ? Ouais, super, reste comme ça, à cheval là-dessus.
Bon, moi ça suffit, je vais en faire une de toi. Parfait, bouge plus.
Reste comme ça.
On voit les muscles ? Oui.
Elle sera super celle-là.
De me faire sauter le caisson.
Faire une demande à la direction.
Arsegno !
Oui
?
Je crois
que j'ai une idée.
Là, dans la tête.
T'aimes ta gueule ! Vu que tu es un bon cuisinier, je voulais te demander ce que
tu mets dans ta sauce tomate.
Tu mets un peu d'ail ou beaucoup d'ail ? Un peu ! Un peu d'ail ? T'as pas fait la
bonne réponse, connard ! On va essayer de te rafraîchir les idées.
Il paraît que tu as reçu des photos d'un beau petit long ! Pourtant, c'était pas
compliqué de se rappeler d'une recette comme ça, même pour une tête de con
comme toi ! Il faut beaucoup d'ail, t'as compris ?
Oh, il devait se bouffer ! Ok, alors, est-ce que t'as compris maintenant ?
Allez viens, on part ici, on va voir les plaisirs ! Il va nous donner une recette
qu'on connaît, à condition qu'il y ait de l'ail ! Et ouais, l'oignon aussi ! On
prend l'ail, on adore ça, parce que l'ail, ça donne la trique ! Vas-y, allez
! Traîne-toi un peu de l'eau filée, on n'a pas de plombe !
C'est pas vrai que t'aimes ça, de bouffer de l'ail ? Hein, que t'aimes ça
? Allez, bouffe, bouffe ! Donne-nous une bonne recette pour Kat ! On va voir si t
'es une bonne cuisinière ! Ouais, il aime ça, hein ? T'es une bonne
cuisinière, par ça ! Alors, tu la donnes, ta recette ? Qu'est-ce que t
'attends pour nous filer ta recette, enculé ? Il est mignon, ton petit brin,
lui aussi doit aimer ça ! Ça se voit tout de suite ! La chèvre aussi, c'est
le meilleur avec de l'ail, hein ? T'as jamais essayé de te la faire, la chèvre
? C'est génial, une chèvre ! T'as pas encore compris !
Chaque fois que j'allais à la ville, j'évitais d'aller voir ce Timio.
Et je me sentais coupable.
Un beau jour, je pris mon courage à deux mains et je décidai d'aller lui rendre
visite.
Si tu n'obéis pas, tu vas rester là pendant des années.
Tu as vu le colis que je t'ai fait envoyer la semaine dernière ? Je t'avais
mis des choses que tu aimes bien, de la charcuterie, du chocolat.
Eh, bambola ! Approche un peu.
Assieds-toi juste une minute.
Les photos m'auront vraiment beaucoup plu.
Et la confiture était vachement bonne.
Cet imio m'en a filé un pot.
Il est où cet imio ? Pourquoi il n'est pas là ? Il ne viendra pas aujourd'hui.
Il lui est arrivé quelque chose ? La prison c'est un endroit assez bizarre.
Où tout un tas de choses très noires deviennent claires.
Et ce qui était clair devient tout noir.
Cet imio est en train de l'apprendre.
Qu'est-ce que vous lui avez fait ?
Moi ? Moi, rien du tout.
Cet immio va très bien.
Pose ta main ici, contre la mienne.
Tu te sentiras tout de suite bien mieux.
Vas-y.
Tu sentiras ma chaleur.
Je peux pas.
Mais qu'est-ce que tu veux de moi ? Je voudrais des petites culottes.
Pardon ? Mes petites culottes ? Mais pour qui tu me prends, toi ?
Je suis amoureux.
Je suis amoureux de toi.
Amoureux ? Mais de quel amour tu parles ? Tu m'as à peine regardé.
Quand tu viendras la prochaine fois, tu parleras au surveillant.
Dis-lui que t'es venu chez moi.
Il est au courant de tout.
Il n'y aura pas de prochaine fois.
Salut, Flavio.
Le pauvre c'est Timio.
Je suis sûre qu'il a dû lui arriver quelque chose d'horrible.
Furio avait nos photos entre les mains et il a mangé les confitures.
Il n'a pas pu les lui donner.
Quel monstre.
Et il a eu le culot d'oser me dire qu'il était amoureux de moi.
Lui, amoureux de moi. Quel sale type.
T'es pas contente qu'il soit amoureux de toi ? Pardon ? T'es devenue barjot, mais
t'es complètement malade.
T'es tellement belle.
Il faut qu'on l'aide, c'est du mieux.
Au moins, jusqu'à ce qu'il sorte de prison.
Flavio, moi j'irai plus en visite à la prison. Si tu veux, vas-y toi.
Mambola m'a dit de te saluer.
Elle m'a dit de venir parce qu'elle a peur du gros Furio.
Qu'est-ce que t'as ? T'es tout pâle.
Tu te sens pas bien ? Qu
'est-ce qui t'est arrivé ? C'est encore
Furio ?
Non.
Il l'a fait faire par ses copains d'ici.
Parce que je faisais plus que de penser à Bambola.
Ils m'ont mis sous les yeux cette photo de toi avec la petite chèvre dans les
bras.
Lily.
Qui ? La petite chèvre de Bambola.
C'est immio.
Ça m'est arrivé aussi il y a plusieurs années, en pleine campagne.
Je traînais toujours du côté de la voie ferrée.
Je transformais les clous que je trouvais en couteau.
Et puis, c'est la seule chose qui me fait rester.
C'est la chose qui m'a révélé ma vraie nature.
Mais ça t'a pas plu du tout.
Bien sûr que ça m'a pas plu.
À qui ça peut plaire d'être violé comme ça ? Et en plus,
ils m'ont obligé à leur donner une recette pendant qu'ils me...
Quelle recette ?
Excuse-moi.
Excuse-moi.
Ce n'était pas de très bon goût.
Écoute, sois sincère, ça te ferait plaisir que je revienne te rendre visite
? Une autre fois, tout ça ? Dis à ta sœur de m'envoyer les culottes que je
lui ai demandées. À cause de cette salope, je dors de plus en plus mal.
Parce que je pense à elle toute la nuit.
Ça suffit ! Dis-lui que je veux ses culottes et qu'elle me fait peur dans la
tête.
Dis-lui, t'as compris ? Dis-lui !
T'es lui que je lève !
J'arrive.
J'apporte un paquet pour Bambola.
Attends, je te donne le lait.
Allez, bois ton lait.
Allez.
Tiens.
Mais qu'est-ce que tu as ? Il y a un paquet.
C'est pour toi.
Qu'est-ce que c'est ? Je ne sais pas.
C'est des slips.
Ça doit être des slips de Furio.
Il m'avait demandé les miens.
Quand je pense à ce pauvre Sétimio livré aux mains de ce malade...
Pourquoi tu ne vas pas voir Furio
pour essayer de le convaincre et de le laisser tranquille ? Flavio, tu te rends
compte de ce que tu me demandes ? Oui.
Et si c'est vrai qu'il t'aime, je suis sûr qu'il va lui foutre la paix.
Je suis content de te voir.
Regarde ce que j'ai fait en pensant à toi.
Ne fais pas ça, j'ai peur de toi.
Tu sais où on est, là ? Dans une cellule pour les barjots.
Et pour les vrais durs.
Quand ils foutaient trop de bordel, ils les ont fermés ici.
Qu'ils avaient envie de crier, personne ne les entendait.
Alors personne ne t'entendra.
Allume la lumière, s'il te plaît.
Et ça, c'est pas de la lumière.
Qu'est-ce que t'es belle.
Mets-toi debout que je puisse te regarder.
T'habilles toujours comme ça, comme une pute.
T'es belle, ça m'excite.
Allez, déshabille-toi.
Je t'ai dit de te déshabiller ! Viens
là.
Mais où tu vas ? Viens là, t'as pas compris ? Je t'ai demandé de te foutre à
poil. Viens ici.
Mais tu crois vraiment que tu peux me traiter comme ça ? J'étais
venue pour te dire de pas faire de mal à cet immio.
Alors si t'as vraiment envie de l'aider, tu vas te foutre à poil que ça te plaise
ou pas.
Allez, plus vite que ça !
Bambouline...
Ça t'excite à me porter mes slips ?
J'adore ton parfum.
J'ai toujours ton odeur.
J'ai envie de te baiser.
Qu'est-ce que tu fais là, Bamboula ?
Hé !
On aurait dit une statue.
Qu'est-ce que t'as ? Hé
! Non...
Bambola, qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Maintenant,
il va foutre la paix à ses timions.
Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Il m'a enfermée dans une cellule.
Et puis il m'a... Dis-moi.
Il m'a fait mal.
C'est une vraie brute.
J'aime pas te voir toute triste comme ça.
Mais... J'en peux plus.
J'ai peur de lui.
Je ne sais plus où j'en suis.
Parce que ça m'a plu.
Tout est en train de changer.
Ce ne sera plus jamais comme quand on était petits.
Désormais, j'étais devenue follement amoureuse.
Mais je manquais encore de courage pour retourner le voir.
Flavio aussi était tombé amoureux, de cet immio.
Il lui écrivait tous les jours, mais sans jamais oser lui avouer qu'il l
'aimait.
Qu'est-ce que t'étais ? Je me sens mal.
Moi aussi.
J'en peux plus. Je dors plus.
J'ai envie de me faire arrêter pour être avec cet immu en prison.
Furio le terrorise toujours.
Cette saloperie est incapable de tout.
Retourne voir Furio. Persuade-le de laisser tranquille, je t'en prie.
Tu sais ce que ça veut dire, Flavio ? S'il te plaît, Bamboula.
Flavio, je suis enceinte.
J'avais très peur de le revoir.
Mais il fallait que je lui parle.
Je n'en pouvais plus garder tout ça en moi.
Tu en as mis du temps à revenir me voir.
Est-ce que tu es venue avec un de mes slips ? Non.
Je suis venue pour te dire que je veux un homme qui m'aime.
Qui m'aime avec son âme.
Avec son âme.
La voilà, mon âme.
Prends-la.
Elle est à toi.
Tu n'es qu'une sale brute.
Comment j'ai fait pour t'obéir ? Tu parlais de l'âme.
Je suis sûr que tu t'en as déjà mis un autre entre les cuisses.
Dis-moi qui c'est.
Dis-moi son nom, je le tuerai.
Je te jure, je le tuerai dès que je sortirai d'ici.
Je voulais te dire quelque chose, mais tu ne le sauras jamais.
Non, non, pas comme ça. Ici, ça se passe comme ça.
T'aimes ça, la bambouline ? Je voulais un baiser.
Je suis revenue parce que je voulais un baiser.
Un baiser.
Comment c'était ? J'ai gardé une de ses petites culottes.
Je l'ai embrassée.
Ça m'a bien plu.
Laisse-moi seul.
Donc, ça fait deux napolitanes et une margarita ? C'est ça.
Qu'est-ce que vous buvez ? Du blanc, comme d'habitude ? Et une eau gazeuse.
Dis-moi, mais après, tu viendras boire un petit verre avec nous ? Non, pas ce
soir, non.
Comment tu te sens ? Comment tu veux que je me sente ?
J'ai parlé avec Giovanni.
C'est un médecin formidable. Il a dit qu'il n'y aurait aucun problème.
Non, je peux pas. Je veux pas faire ça.
Si j'étais une femme, j'hésiterais pas une seconde.
Qu'est-ce que tu m'as dit déjà pour la 7 ? Deux napolitaines, une margarita et
une bouteille de blanc.
Lily ? Lily ?
T'as pensé à ce que je t'avais dit ? Flavio, c'est inutile d'insister.
Ça t'ennuie pas si je te laisse seule ? Non.
Salut. Salut.
Lily, reste ici ! Lily ! Reste avec Bambola, Lily.
Je te trouve beaucoup mieux.
Oui ? Ah, il y a une bonne nouvelle.
Furio a été libéré pour bonne conduite, tu te rends compte ? Ils ont retiré leur
plainte pour mauvais traitement et comportement violent.
Il devait avoir de bons contacts avec le grand patron.
Tu veux savoir pourquoi je viens te voir ? Oui.
Mais tu ne me demandes pas pourquoi je te regarde comme ça, les yeux dans les
yeux ? Je peux te le dire si ça t'intéresse.
Non, c'est pas que ça m'intéresse pas.
C'est que... C'est que je pense pas à ça en ce moment. Tu sais, Flavio, c'est
tout.
C'est Timio. Regarde-moi dans les yeux.
Je viens te voir parce que t'es tout seul.
Et parce que tu es l'homme le plus beau du monde.
Quand tu sortiras, viens au restaurant.
Viens vivre chez nous.
Je... Je sais pas quoi te dire.
Mais c'est vrai, tu me trouves aussi beau que ça.
Salut Bambola.
T'es surprise de me voir ? Oui, ils t'ont accordé une permission.
Figure-toi qu'ils m'ont libéré pour bonne conduite.
Moi, pour bonne conduite.
Je viens vivre avec toi.
T'es content ?
Je ne peux pas vivre sans toi.
Pourquoi ne t'es plus venue me rendre visite ? Parce que tu ne me respectais
pas.
Qu'est-ce que tu veux dire ? Ça ne t'a pas plu ? Dis, Bambolina, le
baiser que je t'ai donné.
Si le baiser, c'est la seule chose qui m'a vraiment plu.
Mais je veux être traitée comme un être humain, pas comme un animal.
Qu'est-ce que ça veut dire que le baiser, c'est la seule chose qui t'a
vraiment plu ? Avec les autres mecs, tu fais des choses que tu aimes bien
? Oh, ferme-la.
Tu en as déjà trouvé un autre ? Alors, tu n'es pas heureuse de me voir
? Peut-être que tu as un autre homme que tu as caché dans ta chambre ? Je n'ai
personne d'autre.
Mais tu ne veux pas de moi ? Agenouille-toi.
Agenouille, j'ai dit ! Je ne me suis jamais mise à genoux devant quelqu'un.
Bambola !
Je ne vois et suce-moi bien comme ça me le faire les putains ! Lâche-moi ! Je
veux que tu me suces ! Lâche-moi tranquille ! Bambola ! Bambola ! Mais
viens bordel, reste là ! Fais-moi voir un peu ce que tu sais faire ! Arrête !
Fais-moi voir ça, allez ! Arrête ! Débuche-toi ! Arrête ! Respecte-moi,
merde, je suis un homme ! Relève-toi ! Je t'ai dit de te relever !
Bamboula !
Bambola !
Bambola
! Bambola ! Pourquoi tu t'enfuis, Bambola ? Pourquoi t'es partie, merde ?
Pourquoi tu m'as balancé à la flotte ?
Je suis venu ici parce que je suis amoureux. Pour vivre avec toi et c'est
tout.
T'es à moi maintenant.
Compris ? T'es à moi tout seul. Je te l'ai déjà dit, Furio. Tu peux pas me
traiter comme ça. T'oseras même pas tirer.
Bon, d'accord.
C'est d'accord.
Mais... Tu me plais, tu sais.
Tu comprends ? J'ai envie de toi.
Et quand je pense que tu...
Quand je pense que tu pourrais aller coucher avec un autre mec, je sais pas
ce qui me proche, je deviens dingue ! Je t'ai dit que j'avais personne d'autre,
personne d'autre !
N
'aie pas peur, d'accord ?
Elle m'excite, des nichons.
Parce que j'aime ça.
Ton cul, j'adore ton cul.
Ton cul.
Il me rend complètement dingue, ton cul.
J'ai envie de ton cul.
Pourquoi toujours comme ça ? Ton
petit cul. Est-ce que j'allais refaire ça ? Laisse-toi faire, tu vas voir.
Tu sais que t'es pas mal non plus, Lily.
Vas-y.
Tu sens bon, toi aussi ? Tu me plairas encore mieux à la broche avec des
patates. Allez.
Laisse-la tranquille.
C'est un mâle ou une femelle ? Mais fiche-lui la paix !
Qu'est-ce que tu fous avec tes bottes sur le lit ? Chez moi, t'as intérêt à
bien te tenir.
Pourquoi ? Je ne me tiens pas bien ? Regarde, tu m'as mis de la boue partout.
Les belles choses, il faut les respecter.
Je n'aime pas beaucoup qu'on me parle sur ce ton.
Commence donc par me respecter, moi.
Non, ne l'arrache pas.
Pourtant, ça te plaît que je t'arrache.
Viens, je n'aime pas ton lit.
Il est bien trop mou. Et moi, la seule chose bien molle qui me plaît, c'est
toi.
Viens.
Viens ici, bambouline.
Mais c'est trop dur par terre.
Pourquoi ? T'aimes pas ce qui est dur ? Je l'ai dit, moi, la seule chose molle
que j'aime, c'est toi.
Rambola ! C'est mon
frère !
Qu'est-ce qu'il veut ? Je sais pas.
Je sais pas.
Bambola, ouvre-moi. Arrête.
Où tu vas ? T'en vas pas maintenant.
Bambola !
J'ai parlé à cet igno, il m'a annoncé que Furio était sorti tôt. Il est à l
'intérieur, dans ma chambre.
Bambola ! Va-t'en, Flavio, va-t'en, je te dis !
J'arrive, il fallait que je parle à Flavio.
Ça me plaît pas que ton frère vienne ici.
Mais c'est sa maison aussi.
C'est sa maison.
C'est sa maison.
C'est sa maison.
Flavio, je suis tombée amoureuse.
Tu sais pourquoi ? J'en sais rien.
Je sais même pas pourquoi je l'aime.
Il y a quelque chose dans son regard.
Et puis j'aime bien aussi son crâne.
Qu'est-ce qu'il a, son crâne ? Écoute, Bambou et Lina, ta vie est à toi. J
'espère simplement que tu réalises ce que tu fais avec lui.
Mais tu te rends compte que c'est un repris de justice, ce mec-là ?
Ouais, je sais bien que c'est un délinquant, mais je l'aime.
Tu sais que les types costauds m'ont toujours plu, même quand j'étais petite.
J'ai pas fermé l'œil de toute la nuit. Je pourrais pas vivre avec un type comme
ça à la maison. Ici, c'est chez toi et chez moi. C'est notre restaurant, ici.
Flavio, m'engueule pas. Dis-le si tu veux que je m'en aille.
Je suis seulement en train de te dire que moi, j'en peux plus.
Puis j'ai discuté avec cet immu hier.
Quand il sortira tôt, il viendra vivre ici.
C'est Timio ? Eux deux ensemble dans cette maison, c'est impossible, Flavio.
Et c'est ce que je me tue à t'expliquer depuis cinq minutes. Furio doit s'en
aller de cette maison ! Si je te dis ça, c'est pour ton bien, mais toi, tu t'en
rends même pas compte ! T'as perdu la tête à cause de ce type, mais moi, je
veux pas qu'il reste ici ! C'est qui qui doit s'en aller ? Bonjour.
Putain, est-ce que j'ai mal dormi ?
Le lit de ta petite sœur est beaucoup trop mou à mon goût.
Moi, je suis habitué à dormir sur le sol, sur mon tapis.
Alors ? Il n'y a pas de viande ? Si t'en veux, tu vas te l'acheter.
Ne me réponds pas sur ce ton, sinon je fais un barbecue avec ta chèvre ! Non,
laisse-la tranquille ! C'est la seule qui m'aime un peu dans cette maison.
Alors t'as qu'à dire à ta pédale de frère qu'il me fasse une bonne omelette
!
Écoute, je fais pas la cuisine pour toi, je cuisine pour Bambola et pour moi ! Et
pour les criots qui viennent manger au resto ! Espèce de gros con ! Non mais
les gars ! Les criots ! Laisse-le tranquille ! Faut lui la paix !
Qu'est-ce que tu veux ? Dis-moi ce que tu veux.
Est-ce que t'aimes les anguilles ? Je vais aller en acheter.
Calme-toi, je vais te préparer quelque chose de bon.
Je te ferai à manger.
Je vais le buter.
Et voilà.
T'en fais une tête, Bambola ? T'es en colère ? Non, allez, donne-moi les
anguilles.
Quatre, comme d'habitude ? Oui, oui, mais en quatre, comme d'habitude.
D'accord.
Salut !
T'aimes ça, les anguilles ? Et la mienne, elle te plaît
? Réponds-moi quand je te parle, mon Dieu ! Mais merde, qu'est-ce que t'as
encore ? Arrête, j'en peux plus.
Je t'aime.
Mais toi, tu veux juste qu'on baise, et moi, je veux faire l'amour.
Et alors, ça te plaît pas comme je fais l'amour ?
Non, non, je veux faire l'amour.
Et comment tu veux que je te fasse l'amour ? Apprends-moi à le faire.
Allons-y.
Dis-moi un peu.
Tu me montres.
On va faire l'amour.
Qui est-ce qui t'a appris à le faire comme ça ? Parce que c'est comme ça que
tu fais avec les autres, non ? T'es qu'une sale putain !
Déshabille-toi.
Déshabille-toi !
J'ai quelque chose qui devrait te
plaire, espèce de pute.
Je suis un animal.
Bonne nuit.
Bambola ? Qu'est-ce qu'il t'a fait
? Rien, un espoir.
Qu'est-ce que tu veux ?
Non, rien.
Qu'est-ce que vous prendrez ensuite ? T'as pas du mascarpone ? Tu danses pas
aujourd'hui, Bambola ? Non, laisse-moi. Non, non, danse un peu avec moi. Arrête
! Mais qu'est-ce qui t'arrive ? J'ai pas envie, c'est tout.
Lâche-moi maintenant.
Allez, lâche-moi.
Et
ensuite
? Un beau steak de seigneur. Et toi ?
On prendrait une quarantaine, s'il te plaît.
Tu peux pas t'empêcher de faire la pute, hein ? Je peux pas te laisser seul une
minute ! C'est fini, si on n'est pas au spectacle ! Foutez-moi le camp, moi de
connard ! T'as pas entendu ? Je vais te buter, mon pote ! Fous le camp ! Mal
toi, merde, ou je t'en mets une dans la tête ! Foutez-moi le camp, sinon je t
'endors pas ! J'ai dit dehors ! Allez ! Aujourd'hui, c'est la maison qui régale,
cette putain de maison qui régale !
Viens avec moi, toi. Tu commences sérieusement à me gonfler les couilles.
Avance ! Je commence à la voir ras-le-bol de cette pizzeria.
Quand je pense qu'avec moi, t'as jamais le temps de baiser, nom de Dieu ! Avance
! Je vais te menir complètement dingue à force de te surveiller.
Tu ne sortiras plus jamais de cette pièce sans moi. Si t'essaies de t
'enfuir, je te transforme en purée.
Et je veux plus que les gens te voient avec cette robe sur le dos !
Qu'est-ce que t'as fait, bonbon, là, hein ? Tu peux plus continuer à la
traiter comme ça ! T'as compris, gros con ? Ici, c'est notre restaurant ! C
'est chez nous ! Je veux que tu fous de mon corps ! Parce que si tu restes, je
te dénoncerai, t'as compris ? Personne ne m'a jamais parlé comme ça ! J'vais te
tuer, sale pédé ! J'vais te noyer !
T'as compris ? Espèce de bâtard ! Saloperie de tord ! Fous le tord, gros
porc ! Jamais je m'en dirai pas tant que je me serai pas complètement vidé les
bureaux, sale pédé !
Je le reste en cul.
Merci.
Sous-titrage ST' 501
Merci.
Comme ça, tu vas finir par te faire mal ! Bambola !
Bambola !
Pourquoi tu te sauves, on peut savoir ?
Pourquoi ?
Faut t'y faire un temps
pour tout.
Tiens, moi !
Est-ce que tu vas comprendre ça ? Tiens, moi.
Moi.
L'odeur de ta petite pilote.
J'aime ton odeur, Bambambola. Mais pas autant ton cul.
Oh putain, ce cul.
Je vais te faire l'amour, Bambambola.
J'ai envie de te baiser.
Sa mort fut pour tout le monde une libération.
Mais je ne l'oublierai jamais.
Je l'avais tellement aimé, même s'il se comportait comme un animal.
C'est Tignot sorti en fin de prison et vint vivre avec Flavio au restaurant.
Je décidai de partir pour commencer une nouvelle vie ailleurs avec mon fils.
J'ai fini d'installer tes valises. Le train va partir.
Merci.
Au revoir, Bambola.
Tu vas me manquer.
Toi aussi.
Je te laisse, Lily.
Tu es sûre ? Oui.
Au revoir, bambola !
... ... ...
...
... ... ...
Sous-titrage ST'
501
Tu me fais girer, tu me fais girer comme si j'étais une
bamboule.
Tu me fais girer, tu me fais girer
comme si j'étais une bamboule.
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