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Alors, Sybille, on n'attend plus que toi.
Dépêche-toi, on a déjà pris trop de retard.
Ça tombe bien, je suis prête. On peut y aller ? Tu es vraiment la plus belle.
Maintenant, un peu plus par là.
Là, voilà.
Je m'appelle Gérard.
Mes parents auraient bien voulu que je fasse l'ENA, mais j'ai préféré être
photographe de mode. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que j'adore les
femmes. Oh, bien sûr, je les préfère dans leur plus simple appareil. Mais
comme la mode m'intéresse également, j'essaie de concilier les deux.
Je n'aurais pourtant jamais imaginé que ce choix me conduirait à l'autre bout du
monde pour y être l'acteur d'une aventure incroyable.
Bon, maintenant je veux plus de flou, plus de... Ah, Christal.
Je vous jure que pendant quelques jours, j'ai presque regretté de ne pas avoir
suivi les conseils paternels.
Très vaporeux, hein ? Pour tout dire, vous avez failli ne plus me revoir.
Une grande perte pour le monde de la photo et pour toutes les dames qui ne me
connaissent pas encore.
J'en suis tellement étonné que je ne sais pas par où commencer pour vous le
raconter. Génial ! Ah oui, un jour, j'étais en pleine séance dans mon studio
avec mes deux supermodels, quand j'ai reçu un appel de mon éditeur.
Gérard, on te demande au téléphone.
Non, j'ai pas le temps, tu demandes de rappeler plus tard, d'accord ? Mais c
'est très important, c'est un appel des États-Unis.
Ah, bon, je vais le prendre, bougez pas.
Passe-moi.
Oui ? Oui, bonjour.
Oh, super ! Les filles ont pas rasselé.
Le reportage est accepté. C'est chouette, non ? Vraiment, j'y croyais
plus.
Et c'est ainsi que toute cette histoire a commencé.
Tu nous diras ce qu'il faut emporter ? Eh oui, mon cœur, je te préviendrai.
Ne te fais donc pas tant de soucis.
Tu sais bien que tu seras toujours la plus belle.
Si j'avais su dans quelles aventures ce reportage allait nous entraîner, je ne
crois pas que j'aurais été aussi enthousiaste. Et pourtant, aujourd'hui
encore, je ne regrette rien.
Vous allez juger.
Sous-titrage ST'
501
Tu vas essayer de monter là, ça va être super.
Quelle chaleur ! Je vais prendre une douche.
Amusez-vous bien tous les deux.
Merci.
Sous-titrage ST' 501
Sous-titrage ST'
501
Venez, venez.
Stop.
Tournez sur vous-même.
Allez, continuez.
Bien.
Venez plus près.
Gérard, on a trop chaud, on va se baigner.
Il est préférable qu'on ne nous voit pas trop ensemble.
Vous croyez ?
Est
-ce que vous pouvez me dire qui est cette jeune femme là-bas ? Non, non.
Vous connaissez cette jeune femme là-bas ? Non, monsieur.
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as vu un martien ?
Non, mais elle vient sûrement d'une autre galaxie. Je n'ai jamais vu une
beauté pareille.
Il était en plein délire, c'est sûrement le soleil.
Merci, on se demande vraiment pourquoi tu nous as amenés ici.
Il faut absolument vous débrouiller pour qu'elle pose pour moi.
Toi, au moins, tu ne manques pas d'air.
Tu peux toujours courir, d'autant plus que je me demande vraiment ce que tu y
trouves.
C'était plus vieux. Mais non, c'est l'italien.
S'il vous plaît, j'habite le 13. Quel est le numéro de la chambre
d'en face ? C'est le 15, monsieur.
Le 15 ? Merci, passez-moi ce numéro.
Un moment, s'il vous plaît.
Mais enfin, il y a de la lumière.
Désolé, monsieur, personne ne répond.
Dites-moi au moins le nom de la dame qui habite dans cette chambre.
Il n'y a pas de dame qui habite là. La chambre est occupée par un Britannique,
monsieur Kicksdorff.
Kicksdorff.
Merci.
Il a l'air d'être totalement traumatisé. Comment ? Tu devrais essayer de savoir
ce qu'il a dans la tête.
Ah oui, avec moi, il n'a pas l'impression que je le surveille par
jalousie.
Je ne comprends pas, il s'est volatilisé.
Non, regarde, il choue les voyelles. Ça alors, quel vicieux.
Oh, pardon.
Je vous ai éclaboussé.
Et pour me faire pardonner, que diriez-vous d'un verre ? Le matin ? Vous
savez, mieux vaut tôt que jamais.
Eh bien, un jus de tomate me suffirait. Un jus de tomate ? Ben, plutôt un Bloody
Mary. Si vous voulez.
Vous êtes français.
Ça se remarque. Oui. À quoi ? Mais à vos yeux.
À mes yeux ? Oui, à votre façon de me regarder.
Oh, c'est mon côté professionnel.
Professionnel. Ah, j'y suis. Quand j'étais en Europe, j'ai lu les mémoires
de Casanova. Non, non, non. Je suis photographe.
Et j'aimerais bien faire des photos de vous, si toutefois vous vouliez bien
poser pour moi.
Et comment ? Mais tel que vous êtes. Comment suis-je ? Vous êtes
merveilleuse.
Alors, d'accord.
Pourquoi ? Pour vous photographier.
J'aimerais bien en savoir un peu plus.
Eh bien, je travaille pour un magazine masculin. Une édition mondiale,
plusieurs millions d'exemplaires. Tout à fait sérieux. Photos nues ou habillées ?
Un peu des deux. Un peu sexy, un peu érotique, mais pas porno. Un peu de
mode.
Qu'est-ce qui vous déplait dans la pornographie ? Euh... En fait, rien.
Quelle est la différence entre les photos que vous faites et la
pornographie ?
Je ne montre pas de sexe d'homme.
Je trouve que c'est dommage, parce que le sexe de l'homme et de la femme sont
aussi importants dans l'érotisme et que beaucoup de belles choses restent
cachées. Voyez par exemple la vieille culture indienne.
Les sculptures, les peintures, presque partout on voit des sexes dans leurs
fonctions. Ils sont là pour ça.
Sommes-nous gênés par notre nez ? Par nos lèvres ? Alors, je peux vous
photographier ? Non, en aucun cas.
Mon père a une autre opinion et je dois l'écouter.
Ça peut paraître étrange pour un Occidentin. Que fait votre père ?
C'est très curieux, pas si vite.
Mais si ! Je ne reste là que 15 jours et je voudrais en savoir tellement plus sur
vous. Vous avez avec vous deux filles ravissantes, n'est-ce pas suffisant ?
Comment le savez-vous ? Je vous ai vu hier.
Oh, si vous le désirez, je pourrais vous montrer des paysages de l'île que vous
ne pourriez pas trouver tout seul.
Ah, ce serait fantastique.
Mais à une condition.
Laquelle ? Que vous ne me photographierez jamais.
Chauffeur n'a Dieu que pour sa déesse exotique. De toute façon, elle pourrait
l'emmener n'importe où et la suivre à les yeux fermés.
Magnifique, hein ? Ça va nous faire un décor
idéal. Oui, c'est un endroit unique.
Tu veux tout de même pas qu'on pose ici.
Et où ? De prise de vue érotique. Et si quelqu'un vient, tu es fou.
Et que dit le syndicat ? Oh, allez, ne faites pas tant de manières et
déshabillez-vous.
Si elle, elle regarde, alors ça, jamais.
Elle n'a qu'à le faire, elle.
Je fais la grève.
Tu es sous contrat.
Tu es payé pour ça.
Un professionnel le fait en studio avec des posters.
Je ne suis pas un professionnel, je suis un artiste.
C'est pas ton histoire, ma chérie.
Nous ne pouvons pas faire autrement.
C'est poiteur.
Allez, dépêchez-vous. Allez, mettez-vous là.
Rapprochez-vous, là.
Allez, un peu plus de vie.
Chandra, déshabille-toi.
Viens avec moi, j'ai une idée.
Gérard, attendez avec lui, ce serait original.
Ah oui, super, venez.
Que pensez-vous du contraste ? Ah oui, bien sûr, approchez.
Prenez-les toutes les deux dans vos bras.
Allez.
Parfait. Extra.
Oui.
Non ! Ça manque un... Vous m'avez promis.
Souvenez-vous.
Pourquoi ne photographiez-vous pas cela, des mannequins affamés ? Est-ce que ce
ne serait pas plus intéressant ? Venez avec moi que je vous montre quelque
chose.
Je suis désespéré que vous fusiez de vous laisser photographier. Une telle
beauté doit être conservée pour la postérité.
Rien de moi ne doit rester sur cette terre.
Même mon corps que vous trouvez beau s'en ira un jour en flamme. Nous sommes
des disciples de Zaratoustra et nous croyons à la réincarnation. S'il reste
une image ici, elle manquera dans une nouvelle vie.
Je serai imparfaite.
Je serai laide.
Mais où est-ce qu'ils sont ? J'espère que ce buffe ne va pas nous violer.
Chandra ne vous violera pas.
Chandra est quelqu'un de bien.
Mais si vous voulez du sexe, à votre disposition.
Sous-titrage ST' 501
Je vais voir où ils sont. Je viens aussi.
Pourquoi pas rester sur la plage ? Pourquoi ne pas rester avec Chandra ?
Ça ne m'a pas l'air triste, là-haut.
J'aurais dû apporter son téléobjectif.
Ça serait régalé.
Des photos et puis quoi encore ? Tu ne crois pas que de voir ça, c'est bien
suffisant ? Arrête de t'énerver. Tu nous as déjà vus. Ça ne t'a jamais rien fait.
Tu ne peux pas te mettre à être jalouse.
Tu sais pourtant que Gérard n'est vraiment pas un modèle de fidélité.
Tu n'as qu'à en prendre bon parti.
Si tu crois que c'est facile, essaye toujours.
Alors, ça va ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Parce que ça t'intéresse ? Eh
bien, nous avons été poursuivis par un espèce de sauvage et violé. Et nous
avons failli être piétinés par un éléphant.
Ah, laisse-moi ! Et toi, est-ce que tu me donnes un baiser ? Bien sûr.
Aïe ! Elles sont dingues, ces filles.
Je ne sais rien de toi. Je sais seulement que tu as un père et cet
affreux garde du corps qui observe tous tes faits et gestes avec un regard d
'assassin. Pour l'instant, nous sommes seuls.
Parle-moi de tes parents.
Je n'ai pas connu ma mère.
Et ton père ? Laisse-moi deviner. Il est riche, il a une fille ravissante de
laquelle émane un charme mystérieux.
Tu es magicien.
Je le voudrais bien. Malheureusement, il y a des choses que je n'arrive pas à
saisir.
Est-ce que cela n'est pas plus excitant, Gérard ? Quoi ? Que je reste pour toi un
peu mystérieuse.
Certainement, mais je voudrais connaître ton entourage, le monde dans lequel tu
vis. Plus tard.
Peut-être qu'un jour, je te le ferai découvrir.
Il pourra te procurer des images excitantes. Mais aujourd'hui, je ne suis
pas sûre que tu sois en mesure de les comprendre.
Pour l'instant, contente-toi de m'aimer.
Et si je te prenais ici ? Fais-le.
Trop tard.
Regarde celui-ci.
Savez-vous comment on met un sari ? Ce n'est pas aussi difficile que nous ne
puissions le comprendre.
Ce n'est pas aussi facile.
Pourquoi c'est elle qui le fait ? Chandra, voulez-vous venir, s'il vous
plaît ?
Comment s'appelle ce trou ? Kangi, l'ancienne capitale de Ceylon. Ce trou
est une des villes les plus belles du monde, ma chère.
C'est ton affectueux, vous feriez mieux de le garder pour lui.
Merci.
Allez, dépêchez-vous ! On va les perdre.
Il faut les rattraper, vite ! Allez !
Je connaissais pourtant le châtiment réservé à ceux qui me trahissent, la
mort.
Merci.
Content des dernières prises ? Oui, nous devons encore nous améliorer.
Alors fais tout de suite du porno. Peut-être qu'avec Samantha et Chandra,
ça devrait donner une série excitante.
Arrête donc tes idioties. Si ça ne te va pas, Christa et moi, nous pouvons
repartir. Pourquoi est-ce que nous devons repartir ? Elle n'aime pas
Samantha. Elle n'aime pas que tu te consacres exclusivement à elle.
Pourquoi est-ce que tu ne nous proposes pas une partie carrée ? Samantha n'est
pas comme ça. Ah, mais nous, nous sommes comme ça. C'est ce que tu veux dire,
salaud ! Vous commencez sérieusement à me casser les pieds, toutes les deux.
Puisque c'est comme ça, je descends au bas.
Voilà votre numéro.
Allô ? Samantha ? J'ai quelque chose d'important à te dire.
Oui, le plus vite possible.
Merci.
Oui, je sais, je n'aurais pas dû te suivre.
Mais je voulais connaître l'endroit où tu vis, la maison où tu habites.
Toujours cette impatience. Ça manqua, écoute. Un homme a été assassiné sur
votre terrasse.
Assassiné, dis-tu ? Devant mes yeux. J'ai même réussi à prendre des photos
avant de m'enfuir.
Et comment était l'homme qui a tiré ? Grand et large. Il avait une barbe.
Es-tu sûr que ce soir-là, tu n'avais pas abusé de la drogue ? Je n'ai jamais pris
de cette camelote.
Mais tu es dans un autre pays, Gérard. Le climat, les influences, les
expériences. Pour vous, Européens, même l'air peut devenir une drogue.
Enfin, c'est pas moi qui ai inventé ça.
Regarde, et ça, c'est un mirage.
Allons tout de suite voir mon père pour éclaircir cette affaire.
Je dois d'abord repasser à l'hôtel.
D'accord.
N'oublie pas de prendre ton appareil photo.
OK.
Le 13, s'il vous plaît.
Voilà, monsieur.
Bonjour, madame.
La clé numéro 13. Je regrette, l'appartement numéro 13 est occupé
depuis ce matin.
Écoutez, c'est comique. Votre réservation s'est arrêtée aujourd'hui.
Votre chambre a été renouée.
Alors ça, c'est pas mal.
Écoutez, monsieur, nous nous sommes fait des ampoules aux pieds et nous
transpirons à cause de votre sacrée chaleur. Nous voulons prendre une
douche. Nous sommes fatigués. Mon ami et moi, nous avons loué la chambre encore
pour quatre jours.
Regardez vous-même.
Mais nous ne sommes quand même pas assez folles pour oublier le jour de notre
départ. Nous ne pouvons rien modifier, il est trop tard, mademoiselle. Nos
bagages, nos passeports, notre argent, tout est resté dans notre chambre.
Et vous, est-ce que monsieur Lomière était à la piscine aujourd'hui ? Sorry,
je ne l'ai pas vu du tout.
Qu'est-ce que tout ça veut dire ? Je commence à soupçonner Gérard de nous
faire une mauvaise plaisanterie. Si c'est ça, il va nous le payer.
Peut-être, mais moi je commence à trouver ça pas très catholique.
Alors allons voir la police.
Oui, oui, oui.
Ah ! Laissez-nous passer. Mais laissez-nous voir le commissaire. Qu'est
-ce que c'est ? Pourquoi avez-vous laissé hors de cette personne ? Je ne
vous reconnais pas bien, monsieur le commissaire. Allez, suivez-moi. Vous, le
petit paléopathe ! Taisez-vous ! Le concierge nous prend vraiment pour des
filles. Vous voyez bien que je suis occupée. Il faut prendre rendez-vous. Le
directeur, il est folle.
Mais en fait, nous savons bien que nous avons réservé la chambre d'eau pour
quatre jours. Notre ami a disparu. Nous nous voulons prendre un bain. C'est
dingue tout ça. Vous comprenez ce que je dis ? Du calme, du calme. On n'a jamais
vu un hôtel pareil. Je ne comprends rien. Et puis on ne sait pas où... va
dormir. Comment ? Alors nous allons nous plaindre à notre ambassade.
D'accord, mais dégagez.
Éloignez ces furies.
Eh, où nous conduisez-vous ? Cette route ne mène sûrement pas à l'ambassade de
France. Si, si, vite la privée de l'ambassade.
Ah, mais c'est notre ami Chandra, bonjour.
Vous nous reconnaissez, hein ? Mais, oh, mais laissez-moi, mais qu'est-ce qui
vous prend ? Mais vous êtes proche, laissez-moi tranquille. Mais ça fait
pas, non ?
Les questions, c'est moi qui les pose. Si vous répondez vite, ce sera plus
facile pour vous et moins douloureux.
Où sont les photos ? Mais les photos de qui, de quoi ? Celles de nous sur la
plage ? Je veux ces photos et je ferai tout pour les récupérer.
Je connais des moyens plus douloureux les uns que les autres pour vous obliger
à parler.
À vous de choisir.
Mais nous n'avons aucune photo ! Nous n'avons jamais vu de photo ! Vous êtes
complètement fou ! Vous êtes sûr que vous préférez l'autre solution ? Votre
entêtement est stupide et inutile.
Alors, c'est bien.
À vous.
Faites ce que vous voulez, mais faites-les parler.
Je veux savoir où sont ces documents.
Ah ! Ah ! Ah !
Je ne veux rien dire.
Non, je ne sais rien.
Je n'ai pas décidé, je peux continuer tant que tu veux.
Non ! Je
crois que ce seront des photos formidables.
J'en suis heureuse.
Qu'en parlerons-nous enfin, ton père ? Je trouve particulièrement macabre de
danser ici.
Oui, à tuer un homme.
Chut. Les morts sont toujours joyeusement honorés chez nous.
Tu dois comprendre que nous ne pourrons pas le déranger maintenant.
Ces gens sont des disciples de notre secte, celle de Zaratoustra.
Vers eux se porte toute l'attention de mon père.
Toi aussi, essaie de me comprendre. Laisse-moi choisir le bon moment.
Voilà ce que nous allons faire.
Après le repas, tu prendras congé. Nous ne parlerons pas des photos aujourd'hui
avec mon père. Mais Samanka... Ne m'interromps pas. Tu t'en vas et tu
reviendras secrètement lorsque la nuit sera tombée.
Mon père est gourou. Et ce soir a lieu la nuit des Socaris. C'est un rite où
les gens seront hypnotisés.
Regarde bien. J'aimerais savoir ce qui s'y passe vraiment.
Tu ne le sais pas ? Comment ça se fait ? J'étais toujours en transe.
Fais attention aux domestiques. Sois prudent.
Je n'apprécie pas vos appartements avec ce photographe. Ce garçon ne peut nous
apporter que des ennuis. Je vous interdis de continuer à voir.
Vous feriez mieux de commencer à préparer notre rituel qui aura lieu ce
soir. Vous ne l'ayez oublié ?
Est-ce que tu vas te décider à parler
? Puisque tu ne veux pas, tu vas servir à autre chose.
Sponger... Sponger...
M. Laumière est mon invité, Samantha.
Dis-lui que nous l'attendons pour le petit-déjeuner.
Gérard, père te prie de venir déjeuner.
J'arrive.
J'ai parlé à père de tes observations mystérieuses.
Montre-lui les photos, s'il te plaît.
Je ne comprends pas. Je suis sûr de les avoir mises là.
Je vais ordonner à mes domestiques d'effectuer des recherches.
Je ne pense pas qu'ils les retrouvent. Si vous permettez, je vais appeler l
'hôtel et demander à mes amis d'apporter les négatifs.
De toute façon, elles doivent se faire du souci, puisque je suis parti depuis
hier de l'hôtel avec mes appareils sans donner de nouvelles.
Appelez l'hôtel de M. Lomière.
Ici Gérard Lomière.
Passez-moi l'appartement de Miss Thorson.
Suite 13.
Qu'est-ce que vous dites ? Elles sont parties ? Dites-moi, elles ont laissé un
message pour moi ? Non ? Je ne comprends pas.
Elles sont parties pour Paris.
Je ne sais pas ce qui leur a pris.
Jalousie. Tu les as reniées et terriblement blessées. Seule une femme
peut comprendre ça.
Ce sont elles qui ont les négatifs ? Oui.
Je vais appeler l'aéroport.
Peut-être l'avion n'a-t-il pas encore décollé.
Pourquoi es-tu ici ? Je n'étais pas au courant. Je me suis réveillé en haut,
dans une chambre.
Toutes mes affaires étaient là, je croyais que tu... Et le film ? As-tu le
film ? Il n'est plus dans l'appareil.
Peux-tu te souvenir de quelque chose ? Que s'est-il passé cette nuit ? Aucune
idée. C'est comme si j'avais dormi profondément.
Étais-je dans la maison ? Étais-je ailleurs ? Je n'en sais rien du tout. Il
t'a aussi hypnotisé.
Mais qu'est-ce qui se passe ici ? Tes soupçons ont rendu mon père méfiant.
Il nie avoir tiré sur quelqu'un. Il te prend pour un menteur et tu n'as plus de
preuves. Mais tu as vu toi-même ces photos.
Elles ont été prises de loin. On ne peut rien reconnaître avec certitude. Je ne
peux pas laisser porter contre mon père de telles accusations.
Pour cela, j'ai besoin du film de cette nuit.
Tu es sûre que ce n'est pas un cauchemar ? Que nous n'allons pas nous réveiller
dans un banlieue à l'hôtel ? Comment ça s'écrit, traumatisme ?
Les accusations que vous avez portées contre moi sont tellement
compromettantes que je dois vous empêcher de quitter cette maison.
Vous ne pouvez pas me retenir à vie.
Je peux tout.
Et maintenant, suivez-moi.
Sibyl, Christa, ça va ? Tu es rare.
Comme vous le voyez, vos amis nous ont contraints à employer des méthodes qui
ne seront sûrement pas appréciées de votre ambassade.
Malheureusement pour vous, nous sommes certains qu'elles ne savent pas où se
trouvent les photos que vous avez eu l'impudence de faire.
Je suppose que vous comprenez maintenant pourquoi il est hors de question que je
vous rende la liberté.
Je vous attendais, Jaïcourt.
Il était inutile de faire torturer ces filles. C'est moi qui pose celle des
négatifs. Et je veux que vous me remettiez les fonds de la secte.
Vous avez tort, Kingsdom.
Ces fonds sont et resteront ma propriété.
C'est ce que vous croyez, mais ce ne sera pas aussi facile.
Vous n'avez pas très bien réalisé la situation dans laquelle vous êtes. J
'avoue que je suis fatigué de vous. Le passé est enterré. Vous n'êtes plus mon
supérieur. Est-ce assez clair ? Vous partirez quand je vous le dirai. Vous n
'êtes qu'un second.
Ça m'en garde.
Je partais à ta recherche.
Viens, je vais t'aider.
Là.
Fais attention.
Voilà.
J'ai réussi à droguer mon gardien.
Suis-moi maintenant.
Vous passez par ici, toi par là.
Montez dans votre chambre.
N'aie plus peur. Ton cauchemar est terminé.
Tout est terminé. J'ai réussi à nous en sortir avec l'aide de Samantha.
Je vous expliquerai.
Vous pouvez marcher ? C'est incroyable. Des histoires comme ça, ça n'existe pas.
À quelle heure est l'avion pour Paris ? Bientôt. Allez, vite. Partons d'ici.
Je voudrais téléphoner, s'il vous plaît.
Allô ? Hôtel Méridière ? Passez-moi Samanka Jaipur, s'il vous plaît.
Merci.
Vous n'avez qu'à partir devant. Moi, j'attends encore un peu.
Si elle est en retard, je prendrai le vol suivant.
Je te remercie pour tout, particulièrement pour ces agréables
adieux.
J'espère que nous nous verrons à Paris.
Peut-être alors l'auras-tu ou qui est.
Avec tes goûts pour l'exotisme, tu peux venir me voir.
Est-ce que vous savez où se trouve la maison de Jaipur ? Le gourou Jaipur ?
Oui, c'est ça. Bien sûr, je sais.
Ça manque un ?
Ne cherche pas à me comprendre, Gérard. Tu es dans un autre pays.
Notre civilisation, nos coutumes sont incompréhensibles pour un Européen. Pour
vous, la mort est la fin de tout.
Pour nous, au contraire, elle est le commencement d'une autre vie dans
laquelle les plaisirs qui nous ont été refusés pour des raisons mystérieuses
nous seront enfin accordés. C'est pourquoi tu ne dois pas être triste.
Nos routes se rencontreront à nouveau et cette fois nous serons heureux.
Retourne vers ton pays, la paix dans l'âme.
attendre ce jour béni.
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