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Qu'est-ce qui se passe ? Au voyant rouge s'allume.
Ah zut, c'est le moteur, j'ai plus d'huile.
Sur la nationale à gauche, il y a une station.
S'il vous plaît. Oui, monsieur.
Est-ce que vous pourriez me prendre tout de suite pour une vidange ? Je suis très
en retard.
Pour être pressé comme ça, il n'y a pas de doute que vous êtes parisien.
C'est que j'ai un client avant vous. Écoutez, je dois être à Deauville dans
une heure.
Si vous êtes pressé, ça change tout.
Bon, d'accord, allez-y.
Montez votre voiture sur le pont.
Je m'occupe de vous.
Inutile de descendre, il y en a pour deux secondes.
J'avais bien besoin de ça. Nous étions déjà en retard, ça va pas nous avancer
tout ça.
On n'en a que pour quelques mots. Je sais.
Détends-toi.
Calme-toi.
Tu sais, je connais un excellent moyen pour faire passer le temps. Oh non,
écoute, c'est pas un seul moment.
Ne dis plus rien.
Voyons chérie, dans un garage, tu crois que c'est vraiment le lieu ?
... ... ...
... ...
Vas-y.
Vas-y.
Oh, oui.
Tu es folle, ma chérie.
Oh,
Annabelle.
Oh, oui.
Oui.
Plus vite. Plus vite.
Il ne veut pas se trahir sur la route, lui, hein.
Il ferait bagnole.
Oui, chéri, oui, oui, oui.
C'est bien, c'est bien, oui.
Plus vite, plus vite, plus vite.
Oui,
encore.
Vaste l'huile brûlante du vrai goudron.
J'ai jamais vu ça.
Je vous accélère, je suis en retard.
On ne sera jamais à nos villes à l'heure.
Article 12.
Modifié en 1976.
Oui, c'est ça.
Donc, c'est la ligne A, 21.
Là, voilà.
Oh, non, Norbert, arrête.
Il faut que je termine. Mais qu'est-ce que tu te fâches ? Laisse-moi
travailler. Mais t'as le temps, ton examen a lieu dans une semaine.
Arrête, on est là pour réviser les cours.
Non, voyons, Norbert, pas pour s'amuser.
Laisse tomber, Sophie.
Le code civil date de Napoléon. Il peut encore attendre. Allez, arrête un peu.
Non, Norbert.
Laisse-moi.
Ça suffit. Il y a des semaines que tu planches sur ton examen.
Non, Norbert, j'ai encore une douzaine de paragraphes.
J'en ai assez d'attendre.
Oui, oui, c'est moi.
Maître Moreau à l'appareil.
Pourriez-vous passer à mon étude demain matin vers 10h ? J'aurai une
communication importante à vous faire.
Oui, demain à 10h.
Je vais vous donner mon adresse, mademoiselle Leclerc.
Vous avez de quoi écrire ? Un instant.
Où est le stylo ?
C'est terrifiant cet accident. Je sais que c'est une bien piètre consolation,
mais je peux vous assurer qu'elle n'a pas souffert. Le rapport de gendarmerie
stipule qu'elle a été tuée sur le coup. Vous savez, maître, je connaissais très
peu ma demi-sœur. Je l'ai peut-être vue trois ou quatre fois dans ma vie.
Et notre dernière rencontre remonte à une dizaine d'années. Mais en tout état
de cause, mademoiselle, vous êtes sa seule parente, ce qui fait de vous sa
légataire universelle.
Ah bon ?
Une clause particulière précise dans son testament que vous avez la possibilité
de prendre possession de sa villa située près de Saint-Cloud dès que vous le
désirez.
Quant aux autres biens constituant l'héritage, vous ne pourrez en avoir la
jouissance qu'après la procédure d'enregistrement et cela suivant les
délais légaux. Bien.
Ce matin encore, un de mes clients qui est éditeur m'a proposé d'écrire mes
mémoires. J'estime qu'il est encore un peu trop tôt pour cela.
Mais j'avoue prendre un certain plaisir à relater ici mes expériences de call
girl.
Hier soir, par exemple, un jeune homme de la haute bourgeoisie, fils de député,
bien sous tout rapport et vieil habitué de la maison, me téléphone pour prendre
rendez-vous le soir même.
Ils se mariaient le lendemain.
et tenait absolument à initier sa future jeune épouse au délice de l'amour à
trois.
Et il faut reconnaître que la jeune fille, bien docile, manquait
singulièrement de technique.
Mais grâce à mon savoir-faire, j'arrivais à la décoincer rapidement.
Et elle finit par prendre un plaisir certain à cette expérience qui était
visiblement toute nouvelle pour elle.
Ah oui, toute l'idée.
Ah, toutes les deux.
Ah,
c'est bien.
Ah, oui.
Oui.
Ah, oui.
Ah, vous l'en... Ah.
Ah.
Ah. Ah.
Ah.
Ah. Ah.
Ah. Ah.
Oui.
Ah, oui.
Oui. Oui, oui. Ah oui.
Ah oui.
Ah oui. Toutes les deux. Oui, c'est bon.
Ah oui.
Bonjour mademoiselle, j'avais rendez-vous mais je vois qu'Annabelle n
'est pas là. Non, il lui est... Mais ça n'est pas grave, ça ne fait rien.
Vous êtes une remplaçante tout à fait charmante. Mais écoutez monsieur... Oui,
oui, je sais, je sais.
Je comprends qu'elle ait d'autres clients. Non mais arrêtez ! Allez viens,
enfin t'es pas priée, allez ! Mais ça arrive à quoi de jouer les mijerées ? Je
connais les usages de la maison.
Voilà. Ah, au fait, ma jolie, si tu me disais comment tu t'appelles.
Sophie, mais... Eh bien, ma chère Sophie, lorsque tu verras la belle, tu
la remercieras de ma part, car je dois dire que lorsqu'elle choisit une
remplaçante, elle fait preuve de beaucoup de goût. Quel cachotier ! Non,
non, c'est une erreur. Vous vous trompez. Non, mais ça va, arrête.
Alors, qu'est-ce que t'attends ? On va pas s'ennuyer, tous les deux.
Allez, dépêche-toi, moi j'ai hâte de voir comment t'es foutu.
Maintenant, si tu veux faire durer le plaisir, c'est rien, j'ai tout mon
temps. Tu sais, moi, je suis pas du tout pressé. J'ai toute la nuit, si tu veux.
Là, je suis prêt.
Allez,
envoie-toi, Simone.
Allons, retire ce manteau, tu vas tout de même pas rester habillée. Laissez
-moi. Si tu veux, je vous vierge et faroucher.
Moi, j'adore ça.
Non, arrêtez. Déhabille-toi.
Continue, oui.
Défends-toi encore. Je vous en prie. Défends-toi davantage.
Ça, ça m'excite.
Mais non, laissez-moi tranquille.
Non ! Ah,
t'as de jolis seins.
Très jolie chatte aussi.
C'est joli.
Mais tu bouilles, dis donc, tu bouilles.
C'est bon.
C'est bon, c'est bon.
Alors, alors, Sophie, t'es sûre ? T'es sûre qu'elle aimerait ? C'est pire, hein
?
Si tu regardes, ça y est, ça y est !
Là,
c'est parfait.
Bon, c'est pas tout ça, je m'ennuie pas avec toi, mon petit peu lapin, mais tu
sais, faut que je sofre, j'ai d'autres chats à frotter.
Là, voilà.
Entre nous, le jour où je reviendrai, j'espère bien que tu seras là, parce que
le coup de la pucelle qui se fait violer, ça, j'ai beaucoup aimé, ça, je
dois le reconnaître.
Ça, c'est une bonne idée, hein ? Tu as été parfaite.
On ne me l'avait jamais fait.
T'es très douée.
Là, je crois que ça ira, hein ? À bientôt.
Au fait... Tu feras mes amitiés, Annabelle.
Allez, salut.
Mercredi 29 juin.
Tout à l'heure, j'ai encore eu la visite d'Hamlet.
Décidément, son fantasme tourne à l'obsession.
Je me demande ce qui l'excite le plus, moi ou Shakespeare.
Être ou ne pas être, là est la question. Il y a-t
-il plus de noblesse d'âme à subir à la fronde et les flèches de la
fortune outrageante ?
Ou bien s'armer contre une mer de douleur et l'arrêter
par une révolte.
Mourir, dormir,
rien de plus. Et dire que par ce sommeil nous mettons
fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont les
lègues de la chair.
Un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur.
Mourir, dormir, dormir, peut-être rêver. Oui, là est l'embarras. Car
quel rêve peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort quand nous sommes
débarrassés de l'étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter, c'est cette
réflexion-là qui nous vaut la calamité d'une si longue existence qui, en effet,
voudrait supporter...
les flagellations et le dédain du monde, l'injure de l'oppresseur, l
'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé.
Être ou ne pas être, là est la question. Qui voudrait porter ses fardeaux
grognés, sués sous une vie accablante, s'il a crainte de quelque chose ? Après
la mort de cette région inexplorée d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la
volonté et ne nous faisait supporter les mots que nous avons par peur de nous
lancer dans ce que nous ne connaissons pas.
Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches Ainsi les couleurs natives de
la résolution blémissent sous les pas le reflet de la pensée Ainsi les
entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur
cours à cette idée et perdent le nom d'action Doucement Maintenant
doucement. Maintenant, voici la belle Ophélia, nymphe dans
tes oraisons.
Souviens-toi de tous mes péchés.
Oh, Moïse.
Lundi 17 septembre.
Je suis rentrée hier d'un week-end au Bahamas.
Hélas, je n'ai pas eu le temps de profiter du soleil.
J'allais là-bas pour satisfaire un client, mafioso notoire qui, pour je ne
sais quelle raison obscure, est obligé de vivre dans ce paradis en permanence.
Celui-ci a un fantasme plutôt amusant.
Il se prend pour Rodolphe Valentino, et est absolument à ce que je joue les
Marlènes des triches, distantes et indifférentes.
Je dois reconnaître que c'est de l'argent facilement gagné.
Quand je pense à ma demi-sœur Sophie qui poursuit encore ses études à 29 ans. Si
elle savait.
Si vous voulez vous donner la peine.
Parfait.
Parfait. Pardon, vous disiez ? C'est-à-dire que
je suis venu pour une chose très particulière.
Ah oui, bien sûr, je comprends parfaitement, cher monsieur.
Par où voulez-vous que je commence ? Eh bien, c'est...
C'est... c'est-à-dire... Oui ? Je... Dites ! Je voudrais vous dire... Je vous
écoute. Je crois qu'il y a une méprise. Pardon ? Oui.
Ce n'est pas à proprement parler pour moi que je suis venu... Comment ça ?
Vous êtes absolument ravissante, mais à mon âge, je ne suis plus préoccupé par
le sexe. Oh, il n'y a pas d'âge.
Voilà. Il s'agit en fait... de mon fils.
Il va avoir 22 ans et je crois, enfin j'en suis à peu près sûr, qu'il n'a
jamais connu de femme. Vous voyez ce que je veux dire ? Il serait homosexuel ?
Homosexuel ? Un empuceau, simplement.
Et c'est à moi que vous demandez de faire son éducation. Voilà, c'est ça.
J'ai bien connu Annabelle à une certaine époque et je pense que rien ne vaut une
vraie professionnelle pour ce genre de situation.
Le tout est de savoir si vous acceptez cette tâche.
C'est très volontiers que je vous rendrais ce service.
Vous acceptez l'échec, j'imagine ? Oui, oui, bien sûr.
Bien.
Tenez.
Ce soir, 10 heures. Vous avez entendu ? Oui.
Soyez tranquilles.
Je compte sur vous pour soigner l'ambiance ce soir. Ne craignez rien. Il
ne me reste plus qu'à prendre congé. Je vous en prie, je vous raccompagne.
Pardon.
Je te plais pas ? Qu'est-ce que t'as, hein ? Non,
c'est autre chose.
Alors dis-moi ce qui te gêne.
C'est lui.
Lui ? Attends.
Monsieur Mortimer, pourriez-vous me laisser un instant seul avec votre fils,
d'accord ? Et toi, fiston, du nerf.
L'honneur de la famille est en jeu.
C'est arrivé.
Ça y est.
Là, oui.
Ça y est. C'est bien, très bien. Allez-y.
Vas-y, mon petit gars.
Allez, allez, allez-y. En cadeau.
Allez, allez, allez, mon garçon.
Là, là, continue comme ça. Tu tiens le bon bout.
Encore, oui, très bien. Allez, oui.
Mon Dieu, que d'émotions, ça je m'en souviendrai.
Tu l'auras, le moto que je t'ai promis, mon grand.
Oui, allez, là, allez.
Vous êtes formidables, mes enfants.
C'est bon.
Félicitations, mademoiselle.
Oh là là, quelle joie.
Tu es un champion, mon garçon.
Tu es devenu un homme, mon fils.
Vous désirez ?
Bonsoir, je m'appelle Alain Février.
Puis-je entrer ? C'est que j'allais sortir, j'ai un rendez-vous pour dîner.
Excusez-moi d'insister, mais je n'en ai pas pour très longtemps.
Écoutez, si ça ne vous enlève pas, prenons rendez-vous pour un autre jour.
Non, vous vous méprenez. Je veux juste vous parler, j'en ai pour cinq minutes.
Je ne vois pas où vous voulez en venir, monsieur.
Février, Alain Février.
Mon nom ne vous dit rien ? Non, rien du tout.
Mon père s'appelait Hubert Février. Il est mort récemment dans un accident de
la route.
Croyez bien que je suis navrée et que... Sa voiture a pris feu après avoir
percuté un arbre.
À ses côtés, il y avait une passagère qui est morte également.
Elle s'appelait Annabelle Leclerc.
Je ne vois pas en quoi je suis concernée. Que voulez-vous que... Si
vous permettez, je vais vous expliquer en deux mots.
Mon père et moi n'avions aucun secret l'un pour l'autre.
Je connaissais parfaitement l'existence de votre sœur, qui était sa maîtresse.
Il m'avait également confié qu'Annabelle tenait un journal intime.
Ah, vraiment ? J'ignorais. J'aimerais beaucoup le récupérer, avant qu'il ne
tombe entre des mains mal intentionnées. Écoutez, j'ignore totalement l'existence
de ce journal. Je suis en retard, j'ai rendez-vous. Je dois partir.
Prenez le temps de réfléchir. Je reviendrai. C'est tout réfléchi.
Adieu, monsieur.
Hum, qu'il est beau.
Dommage.
Tant pis.
Oh, ici ?
Hum.
Continue.
Oui, Sophie.
Sophie.
Oh, qu'est-ce que tu me fais ? Oui,
Sophie. Un peu vite, un peu vite.
Oh,
cher le poulet.
Ah oui,
oui, oui.
Non. Ah ! Ah !
Oh, j'en ai partout.
Oh, Sophie, je voulais des bonnes.
J'en ai partout.
Sophie ? Encore vous ? J'aimerais que vous ne restiez pas sur une mauvaise
impression de moi.
Je vous emmène prendre un verre.
C'est que je... On pourra bavarder, on fera plus ample connaissance.
Bon, d'accord, mais pas trop longtemps. J'ai eu une journée épuisante.
J'imagine.
Ce qui veut dire ? Ne le prenez pas mal.
Non, je disais ça sans sous-entendu, vous savez.
Je crois que je vous aurais attendu toute la nuit.
Et maintenant, si vous n'étiez pas rentré, j'aurais été capable de rester
pendant une semaine, couché sur votre paillasson.
Et si j'étais parti pour un mois, vous seriez resté ? Oui, oui, j'aurais dormi
jusqu'à votre retour.
... ... ...
...
... ...
Je vais faire.
Alors, tu viens prendre un dernier verre ? Non, mon éducation m'interdit d'abuser
de la situation avec une ravissante jeune fille, légèrement. C'est bien
vrai. Oui, à moins que tu ne réussisses à trouver le mystérieux journal intime,
celui d'Annabelle.
Je t'ai déjà dit que ce journal n'existait pas.
Oui, c'est ce que tu m'as déjà dit, mais tu en es certaine ? Tu es sûre d'avoir
bien cherché ? Sophie ! Attends !
Ah, bonsoir, Monsieur Duke.
Je vous en prie.
Je vous offre quelque chose.
Vous ne voulez vraiment pas ? Si nous mentions.
Qu'est-ce que vous attendez ? Installez-vous.
Si vous vous mettiez à l'aise... Laisse-moi.
Approche-toi.
Non, c'est moi qui décide.
Suce-moi.
Mieux que ça.
Oui.
Plus profond.
C'est toi. Tu es bien récupéré ? Comment vas-tu ? Je vais très bien.
Je t'invite à dîner. Est-ce que tu es libre ce soir ? Ce soir pour dîner ?
Oui. Écoute, je suis un peu fatiguée.
Et on ne rentrera pas trop tard.
J'aurais bien aimé me coucher tôt, tu sais. Je passe te prendre de bonne
heure. À 8h ? Bon, d'accord, si tu insistes.
À 8h.
Et nous ne boivons que de l'eau.
C'est moi.
Oui. Je m'excuse d'insister, mais est-ce que tu as du temps de chercher le
journal de ta soeur ? Non, je ne l'ai pas trouvé.
Je crois qu'il n'existe que dans ton imagination.
Non, je serai là à 8h.
A tout à l'heure.
A tout à l'heure.
Et moi qui, comme un chevalier servant, voulais vous inviter, mademoiselle, je
me retrouve être votre hôte pour ce merveilleux souper aux chandelles.
Sophie, c'est une surprise très agréable.
Je lève mon verre à la plus séduisante des maîtresses de maison.
Sophie,
j'ai une faveur à te demander.
Laquelle ? Je voudrais embrasser...
la merveilleuse cuisinière qui a préparé ce délicieux repas. Oh, tu risques d
'être déçu.
Pourquoi ? Parce que la cuisinière a 50 ans, elle s'appelle Roger, elle a de
grosses moustaches et c'est le traiteur du coin.
Merci.
Je t'aime.
Merci.
Attention. Tu as faim ? Je mangerai un bœuf entier.
Je suis désolée, monsieur, nous n'avons que du café et des petits pains. Ça ira
? Tant pis, on fera avec.
Alain, tu le pensais vraiment, ce que tu m'as dit cette nuit ? Oui.
Dans ce cas, si tu m'aimes, et si j'abandonnais tout, est-ce que tu serais
prêt à vivre avec moi ? Oui.
Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? J'avais pas l'air sincère.
Attends.
Tiens. C'est pour moi ? Qu'est-ce que c'est ? Un cadeau ?
Maintenant que tu l'as, dis-moi, qu'est-ce que tu as l'intention de faire
? De prouver que j'étais sincère.
J'arrive.
Bon, allons-y.
Alain, regarde.
T'as vu?
Mon voyant de ville est allumé.
C'est pas la peine de descendre, je mets pour deux secondes.
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