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Zulu
OK.
Voyons ce qu'on a.
Celle-là, on l'enlève. Ça, on vire.
Ça, on oublie.
Celle-là, c'est au secours.
Ça, c'est non.
Celle-là, elle dégage.
C'est tout ? Ok, on peut commencer avec ça. Je sais, on est à fond dans la
provoque, mais bon, c'est la règle du jeu, c'est Internet.
Il nous faut des visites, des visites, des visites. Des idées ? Qu'est-ce que
tu penses de ça ? Bien, elle, c'est sûr que c'est une experte en réforme de l
'immigration. Ouais, ouais, elle est parfaite. Mais je me fous de votre
gueule. C'est pas un site porno, on est quoi, des guides qui veulent voir des
nibards ? Non, sérieux, continue de chercher.
Viens.
Allô ? Salut, dis-moi chérie, t'es où ? Toujours au boulot ? Non.
Je suis déjà loin. Tu sais que le film commence dans 10 minutes ? Je sais.
File-moi ton pantalon. Quoi ? Demain, je t'invite à déjeuner. Non. C'est moi le
boss. File-moi ton pantalon.
Essaie de pas être un star. Je déteste manquer le début. Je sais, je sais.
Passe-moi ton pantalon. J'arrive, Mathieu.
Je suis bientôt là.
En combien de temps ? Je crois que je te vois.
T'es où ? Moi, je suis devant. Moi aussi.
Il y a plein de monde. Comment t'es habillée ? J'ai les seuls vêtements qu
'on peut apercevoir devant le cinéma parce que je suis la seule personne.
qu'on peut apercevoir devant le ciné. Je t'adore avec tes fringues. T'es super
sexy, là-dedans. Tu sais que je suis fan de ce film.
Si une prostituée et un homme d'affaires sans scrupules arrivent à tomber
amoureux, tout le monde est arrivé.
Je sais que c'est important pour toi, donc ça l'est forcément pour moi. Ouais,
ben on dirait pas.
Je viens dans ta direction, là. Je te vois. Salut.
Ah, t'as fini par arriver.
Salut. Salut.
Excuse pour le retard.
Ça fait rien. J'ai acheté des sandwiches.
Pour toi, j'ai pris dinde sans gluten et sans fromage.
T'es sûre qu'il n'y a pas du tout de traces d'arachides dedans ? Je suis
parfaitement au courant de tes allergies.
Eh, je suis là, je suis là.
Je suis vraiment désolé.
On va manquer Your Body is a Wonderland. Ah ouais ? Une seule chanson, ça va, c
'est pas dramatique.
Putain, Your Body is a Wonderland. La bonne nouvelle, c'est qu'il reste encore
plein de bonnes chansons.
Tiens, tu sais quoi ? Au lieu de t'amener en retard la prochaine fois, eh
ben t'as qu'à me chier sur la gueule. Ça me fera le même effet que de manquer
Your Body is a Wonderland. Bon, tu viens ? Faut y aller, là. Julia Roberts va pas
tarder à enfiler ses lombes de cuir. Euh...
Il faut qu'on discute.
On devrait faire un break. Je crois qu'on devrait lever le pied, tu vois. Tu
me fais ça ? Quoi ? Tu me laisses tomber ? Tu as dit que j'étais ton âme sœur. J
'étais ça ? Mais quand ? Quand on était dans ce bed and breakfast en train de
nous blesser. Ah ouais, mais ça c'est... C'est quoi ? Que dalle ! J'ai été coincé
au boulot. Je suis désolé.
Tu devrais attacher un peu moins d'importance au boulot et un peu plus à
la personne avec qui tu es.
Car jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas au boulot qu'on va te rassurer
sur le fait qu'aimer avoir un doigt dans le cul ne veut pas dire que tu es gay.
Je ne t'ai jamais dit enfonce-le-moi, ok ? J'ai juste dit légèrement autour. C
'est comme un petit bouton. De toute façon, ça ne te concerne plus.
C'est pour ça que tu es en retard ? Tu te demandais comment rompre avec moi ?
Ah non, non, non, c'est parce que je ne savais pas comment me fringuer. Et tu es
venu en suite et en basket ? Ouais.
Tu as l'intention d'aller t'inscrire au lycée ? Tu ne vas pas me faire une
scène. Tu es bien au-dessus de ça. Je t'assure que non. Je crois qu'on prend
des directions différentes. Oui, toi tu vas voir John Mayer en concert et moi j
'y vais pas. Au fait, merci de rompre avant le concert.
Merci, je ne pouvais pas arriver mieux. C'est le chéri de croque de notre
génération. Juste une petite question, mais avant il faut que tu saches que je
ne suis pas du tout effondrée par cette rupture. Alors, sois sincère.
Pourquoi ? C'est un piège ? Non, c'est qu'une simple recherche anthropologique.
Ok, tu veux un mec qui te fasse perdre la tête, mais finalement, ce qui t
'intéresse... Ce qui t'intéresse, c'est plus le fait de perdre la tête que la
personne qui te la fait perdre.
T'as l'air comme ça, super équilibré, mais t'es sentimentalement très
perturbé. Et puis t'as des yeux vachement grands.
Quelquefois, ça me fait carrément flipper.
Merci.
Ça ira. Il ne s'agit pas de toi, je t'assure. Si, il s'agit de moi, mais
enfin, comment tu peux dire ça ? Tu me laisses tomber. Non, je te dis, c'est
moi. S'il peut rien, tu me plais plus. C'est entièrement ma faute.
Tu mérites mieux que moi. T'es un mec génial, mais t'es sentimentalement
indisponible, si tu veux mon avis. Non, merci.
Je veux surtout qu'on reste amis. On reste amis. C'est évident.
Il y a intérêt.
Tu es meilleur.
Putain, tu es meilleur ! Viens là, toi.
Tu vas surmonter tout ça.
Pourquoi les rencontres démarrent toujours dans l'euphorie et finissent
toujours par partir en crouille ? Il faut vraiment que j'arrête de marcher
dans tous ces clichés hollywoodiens sur l'amour véritable.
Ferme-la, Catherine Heigl ! T'es qu'une sale menteuse !
Je vais juste travailler et baiser.
Comme George Clooney. Je vais définitivement tirer un trait sur mes
sentiments.
Comme George Clooney.
Bonjour.
Relevez votre siège, monsieur.
C'est l'Hudson River ? Non, c'est l'East River.
Ah, alors on ne va pas amérir dessus, comme quand il y a eu cette...
Accident, vous savez, avec ce capitaine à qui on continue de donner des
médailles.
Ce pilote est un vrai héros.
Connard.
L'avion a fait une grosse partie du boulot.
Je crois que j'ai trouvé le mec idéal pour le poste chez GQ.
Ah, il a raison de bonheur, c'est pour ça que je me magne.
Non, je ne vais pas encore vendre le poste, mais je vais le convaincre. J'y
arrive toujours.
Je vais même le chercher avec une voiture hybride. Il vient de LA, il doit
être à fond dans toutes les machines à la con.
Vite monsieur, c'est quoi le grand bâtiment de l'autre côté ? L'Empire
State Building.
Non, non, non, non, non, non, l'autre, celui qui est très très très grand avec
une antenne au sommet et les fenêtres. C'est l'Empire State Building.
Ah oui, c'est vrai, King Kong.
Ouais.
Oh, est-ce que vous avez fini avec ça ? Vous vous êtes trouvés parfaits.
Bienvenue à New York, madame.
Plein de regards.
Oh non ! Excusez-moi, pardon.
Ok.
Vous pouvez me passer ma valise ? Oui, de laquelle ? Celle avec les sens. Ok.
Voilà.
J'aime bien New York, monsieur.
C'est moi. La quelle ? La bleue ou la jaune ? Euh, non, la pancarte improvisée
marquée au rouge à lèvres, c'est moi.
Vous êtes Dylan Harper ? C'est moi.
J'ai dit Jamie Reilly.
Vous venez me chercher à l'aéroport ? Bonjour, oui, exactement.
Et vous faites toujours ça d'habitude ? Ah, oui, j'aime bien surprendre les
gens. Bienvenue à Nouya.
Merci.
Vous n'êtes pas exactement ce qui vient à l'esprit quand on pense à chasseur de
tête. Oui, je préfère de loin recruteur.
Chasseur de tête, ça fait peur. Vous m'avez traqué pendant six mois. Il y a
de quoi avoir peur.
Laissez, laissez, je le prends.
Ah ouais ? Vous allez porter mon sac ? Vous êtes ce genre-là ? Non, je vais
changer votre vie.
Moi, c'est ce genre-là.
Ma vie est franchement assez géniale. Ah, c'est vrai ? Vous ne soyez pas là si
votre vie était si géniale que ça.
Un voyage gratuit à New York, j'aurais été idiot de le refuser. J'en ai dit que
vous avez été idiot pendant ces six derniers mois.
Oh, ouais, beaucoup de gens diraient depuis plus longtemps que ça, même.
C'est une formidable opportunité.
Directeur artistique chez GQ Magazine, c'est la courte écran.
Sans vouloir critiquer votre petit blog sur Internet.
Qui a eu 6 millions de visites le mois dernier.
Mais si je postais une vidéo de moi en train de pétrir de la pâte à gâteau avec
mes seins, elle aurait 8 millions de visites. Ça a été fait.
À la bonne pâte à seins.com.
C'est vrai ? Écoutez, je ne doute pas du tout que vous soyez doué pour ce que
vous faites, mais là, c'est GQ.
Il y a trop de mouvement à New York.
Regardez autour de vous, je viens à LA.
Moi, j'ai besoin de mon espace.
Vous êtes quoi, une gazelle ? Sérieusement, qu'est-ce qui vous
inquiète ?
J'en sais rien.
Je ne veux pas être celui qui a accepté de jouer dans la cour des grands et qui
se vote comme une merde.
Excusez l'expression.
Ne soyez pas celui qui se vote comme une merde. Excusez l'expression.
Soyez celui qui va mettre la barre très haut dans la cour des grands.
On va aller prendre un café avant l'entretien. Vous verrez, ça va.
Ah non, pardon, pas de café. Une connerie genre thé vert aux graines de
chambre bio et au lait de soja.
Il fait une de ces chaleurs à New York. Il fait pas chaud à Los Angeles ? Si,
mais pas comme ici. Ici, c'est une chaleur humide. À Los Angeles, quand il
fait 32, on a vraiment l'impression qu'il fait 32. Mais quand il fait 32 à
New York, on dirait qu'il fait 100 000 degrés. Cette conversation sur la
température est tout à fait passionnante, mais heureusement pour
moi, on est arrivé.
Bon, bonne chance.
Allons-y, et puis on verra bien ce que ça donne. Je vous l'ai dit, je suis pas
très motivé.
Jettez un petit effort.
Comme ça, ils verront que je suis efficace.
Ça, je peux le faire. Ok, à vous de jouer. C'est excellent, en fait.
Vous êtes encore là ? Oui, c'est mon travail.
Bien. Alors ? Racontez-moi comment ça s'est passé.
Ils ont bien accroché. Votre réputation est sauve pour un petit moment. Oh,
merci. Je vous rebauderai ça.
Vous m'avez envoyé un texto ? C'est leur offre.
Mais c'est gagné ? Ils ont appelé il y a cinq minutes.
Félicitations. L'offre expire à minuit.
Pourquoi vous ne me l'avez pas dit au lieu de m'envoyer un SMS ? Ça a plus d
'impact.
Dylan, vous n'allez pas merder.
J'ai vu ce que vous faites, c'est impressionnant.
C'est un énorme changement.
Franchement, vous lâcheriez tout, vous, pour un travail ? Pour un travail, je ne
peux pas vous le garantir.
Mais pour New York ? Oui, je le ferai.
C'est pour ça que je ne vais pas vous vendre ce poste. Je vais vous vendre New
York. Quoi, New York ? J'ai vu Seinfeld.
Non, pas les conneries pour touristes.
Bien, le regard de chien triste.
Efficace ? Oui.
Venez, je vous offre un verre.
Ce qu'il y a ? Quoi ? Qu'est-ce que vous attendez ? Que le peu passe au rouge.
Ils sont mignons, à l'automne, je l'ai. Venez.
Tout va bien, venez.
Vous voyez ? Ouais. Je vais me faire écraser. Ici, vous avez le pont de
Brooklyn, le centre de Manhattan, et juste en face, Un bar en peinère.
Ah, de l'alcool. Là, d'accord.
Je vous aime bien.
Je voulais choisir la conclusion.
Quoi ? Ma façon de conclure cette affaire. D'accord. Vous avez la
flatterie du style, Dylan, vous êtes sans aucun doute quelqu'un de
talentueux. Vous avez la façon à prendre ou à laisser.
Je m'en...
de ce que vous décidez. Moi, je suis payée quoi qu'il arrive.
La façon larmoyante.
Moi, mais j'ai une maladie des reins. Pourquoi les femmes pensent que la seule
manière d'obtenir d'un homme ce qu'elles veulent, c'est de le manipuler ? L
'histoire l'a prouvé, l'expérience personnelle, les comédies romantiques.
Que vous le vouliez ou non, vous êtes bienvenue ici pour quelque chose. Ouais,
je suis venue pour étudier une option.
Qui n'en ferait pas autant ? Quelqu'un à qui tout a parfaitement réussi. Tout
vous a parfaitement réussi ? Côté job, absolument.
Pour ce qui est du reste, ça m'en garde pas.
Sean ! Jamie ! Salut, ça va bébé ? T'as la forme ? Tu fais de l'exercice ?
Non, je mange comme un ordre. Ah d'accord. Tu bois quelque chose ? Je
vais te chercher ça.
Ah, fais attention.
Eh ben, ça c'était un double McFlute 1260.
Ouais,
comme en snowboard.
Dis-la, Jamie, tu peux virer ce mec en face de moi avant que je lui éclate le
crâne ?
Excuse-moi, mon pote, c'était pas impoli. Je suis un grand fan de toi. Tu
me connais pas, putain.
Alors me parle pas comme si on était potes. Tu crois que je suis cool parce
que je fais du snowboard, c'est ça ? Tu l'ouvres encore une fois et je t'explose
comme de la dynamite.
De la dynamite ? Non, je plaisante, mon pote.
Les amis de Jamie sont mes amis. Tout va bien, mec.
Ouais, nickel.
Je murmure à l'oreille d'un homme mort.
À la prochaine.
Salut. On s'achève.
Sean White est super cool, ça se voit tout de suite.
Ouais, très gentil.
Comment tu le connais déjà ? Je l'ai dépuchelé.
Oh, vous vous connaissez depuis longtemps ? Non, il y a eu moi, tout
cassé.
Waouh ! Et le tapis est assorti au rideau ? Chez lui, c'est du parquet, c
'est tout ce que je veux dire.
Oh, quelle horreur ! Oh, ça fait peur. Non, je te dis des conneries. J'ai juste
un vieil ami.
Vous utilisez le même après-shampooing ? Il y a du volume et de l'éclat.
Le maxi nabab avec sauce, s'il vous plaît.
Qu'est-ce que tu cherches ? Les flics. Viens. Les flics ? Hé ! Viens ! Tu m
'emmènes ? Super.
Le voilà,
ton
espace. Cours, gazelle.
Cours !
Wow. C'est incroyable.
D'accord, ça, c'était pas dans Time Fail.
Dis-moi, est-ce qu'il en pense de tout ça, ton père ? De quoi tu parles ? Il
doit bien avoir un avis. Il a écrit pendant 23 ans pour le Los Angeles
Times.
J'en connais une qui sait bien enseigner. Oui, j'ai un outil très
utile. Ça s'appelle Google.
Dis-moi, qu'est-ce qu'il en pense du poste ? Je ne lui ai pas demandé.
Tu dois bien savoir ce qu'il dirait.
Je sais qu'il me dirait de faire comme je le sens et qu'il serait fier de moi,
quel que soit mon choix.
Ça a l'air d'être quelqu'un de bien.
Oui, c'est le cas.
Tu veux voir quelque chose de vraiment super ? Je suis toujours partant pour
voir quelque chose de vraiment super. Qu'est-ce que c'est ? Bien.
Ok.
C'est le seul endroit de la ville où on peut voir les étoiles.
Wow. Ouais.
C'est fantastique. Ouais.
J'aime bien venir ici pour réfléchir quand ça commence à être un peu
étouffant pour moi en bas.
C'est ma montagne version New York.
Et le top du top, c'est qu'on capte pas ici. Ah.
Tu invites toutes tes recrues au sommet ?
Non, si tu veux savoir, je n'ai jamais emmené quelqu'un ici.
C'est vrai ? Oui.
Merci.
Si jamais tu en parles, je t'arrache les oreilles et je te les aggrave dans le
cou, je te prie.
J'ai l'impression que les gens sont hyper violents dans cette ville.
Oh, viens, on y va. Un dernier arrêt.
On est bien ici.
Oui, je sais. Allez, amène-toi. C'est New York.
Bouge.
Viens. Hop, hop, hop, allez ! Oh, tu veux me montrer Times Square ? Non, c
'est pas touristique du tout. Oh, mais Aster, allez bien ! On est obligés de
tout faire au parcours ? Oui.
Mais enfin, tout le monde se marche dessus.
Ok. Chacun fait ce qu'il veut. Si on restait là.
Comment ça ? On y est.
Oula, c'est 1988.
Attends, tu vas voir, tu vas pas comprendre ce qui t'arrive.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Et c'est quoi ça ? C'est un flash mob ! Oh, comme dans le show pour la Wi-Fi ?
Exactement ! Il faut qu'on se pousse de là ? Non, mise-toi ! Profite à fond ! C
'est vraiment énorme ! T'as vu ça ? Ça
m'éclate !
Ces gens sont payés pour faire ça ? Non, non, ils font ça pour s'amuser.
C'est bien d'avoir l'impression de faire partie de quelque chose. Parfois on se
sent un petit peu seul à New York.
Ouais, tu cherches à me le vendre. Ça arrive dans n'importe quel endroit les
moments où on se sent un peu seul.
Fais attention ! Oula !
Tu m'as convaincu. C'est vrai ? J'accepte le poste. Non, mais c'est
dingue ! T'es surprise ? Ah non ! Non, non, non, je suis sûre que tu vas
assurer.
J'ai bien.
Vous pouvez rentrer chez vous maintenant.
Merci votre aide. Je vous vois. Très drôle. Bien.
Félicitations, l'achat ! Merci, merci.
Ce que je veux dire, c'est que c'est pas plus le talent du pilote qui a permis à
l'avion de se poser que la technologie de l'avion. Vous dites que le capitaine
Sully n'est pas un héros ? Non, non.
Il y a eu d'autres facteurs. Vous n'êtes pas américain ?
Hé,
tranche de cul ! Tu vires tes affaires de ma bagnole ou quoi ? Euh... Oui ?
Bienvenue à New York ! Va te faire niquer la rondelle !
Si t'es dans le sale drap parce que t'as merdé, excuse l'expression.
Tout ce que je vous demande, c'est de me laisser un peu de temps pour gagner
votre confiance.
Je sais que c'est nouveau pour moi, mais je compense mon manque d'expérience en
utilisant des phrases clichés. Alors, ma porte est toujours ouverte.
Sérieusement, ma porte est toujours...
La première mesure que je vais prendre, des portes plus légères.
Bien. Merci à tous.
Bienvenue, Dylan.
Salut. Tommy Bollinger, rédacteur sportif. Ah, Tommy.
J'ai lu tes articles.
J'adore ce que t'écris. Oh, j'essaie de faire comme si on y était.
Dis, j'adorerais qu'on aille récolter des noix avec notre go, l'un de ces
quatre. Quoi ?
Vous avez de beaux mecs à Los Angeles, c'est pas le problème. Mais la qualité
ici, à New York, est glandiose.
Y'a de quoi faire dégorger la teub.
Je suis pas gay, Tommy.
Sandec ! Je croyais que les directeurs artistiques, c'était... Tu vois ? Pas de
soucis, y'aura plus de pipe pour moi.
Et au fait, je fais un article sur le racisme dans le hockey. Je voudrais
avoir tes conseils pour choisir la police de caractère. Je pensais à
Helvetica, mais tu peux me convaincre d'utiliser Courrier New. Mais j'y
connais foutre rien, moi, je suis créateur sportif.
T'es sûr que t'es pas gay ? Oui, je suis sûr. Ok ! Salut
! Salut ! J'ai frappé, mais
t'as pas de porte ? Non, j'en ai pas.
Tiens, regarde ça.
Ah ouais, ça existe.
Je te l'avais dit, mais en fait c'est ça que je voulais te montrer.
C'est super.
Mais ce sera encore plus super s'il se passe ça.
Tu vas voir.
Viens !
J'ai contacté le mec qui organise les flash mobs. On pense s'en servir pour du
guérit à marketing.
Utiliser un pur divertissement pour le commercialiser ? J'ai trouvé la personne
idéale. C'est moi.
Tiens, voilà ton contrat. Tu signes et je m'en vais.
Une année entière ? Quelque chose me dit que c'est le premier véritable
engagement que tu prends.
C'est pas vrai ? T-Mobile, deux ans chez eux. Et putain, cela je m'en serais
passé. Prends-moi un clavis. Évite la démission et le renvoi avant d'être allé
au bout, autrement j'aurais pas ma prime.
Attends, je peux partir quand je veux ? Mais alors à quoi il sert ce contrat ?
Si, ne discute pas.
Ok.
J'aime bien traiter avec toi, Dylan Harper.
Hé, je voulais aller déjeuner. Tu connais un endroit ? Tu veux sortir avec
moi ?
Wow, je veux pas sortir avec toi, je veux que tu m'indiques un restaurant. Si
je suis ta seule amie à New York, ce serait vraiment idiot de compliquer la
situation. Je sais, je veux pas sortir avec toi. Non, parce que quand on va au
resto, on s'amuse, on se roule par terre, on commence à jouer à des jeux
érotiques SM, mais ça va nous péter à la figure, ça va mal tourner, et on s
'adressera plus jamais la parole. Je te dis, je veux pas sortir avec toi,
putain, c'est clair ? Ok, tu... Tu n'es pas attiré.
T'es pas obligé d'être aussi méchant.
Je suis désolé, je... Non, je... T'es une vraie gonzesse. Allez, viens, c'est
moi qui avise.
Ça a été facile de te bouger ? Ça a été dur de quitter mon père.
Ma soeur m'a fait chier.
Mais c'était le bon moment.
Ouais, c'était le bon moment.
C'était ça ? Non, mon ex. C'est un cerveau.
Elle adore John Mayer. Elle veut qu'on reste amis.
Et elle est convaincue qu'elle peut me guérir de mon indisponibilité
sentimentale.
T'es sentimentalement indisponible ? Oh ouais. Oh mais c'est dingue !
Je suis sentimentalement perturbée. Je t'ai pas vu aux réunions.
Terminé. Les relations amoureuses.
Alors là, mon coco, tu prêches pour ma paroisse. Une convertie. Quoi ? Prêcher
une convertie. Prêcher pour sa paroisse, c'est autre chose. C'est ça l
'expression. T'as compris ce que je voulais dire. Alors la ramène pas.
C'est pas vrai.
Tu permets ? Je t'en prie. Oui.
Bonjour. Boîte vocale de Dylan Harper, il est sentimentalement indisponible,
mais si vous voulez... Allô ?
Alors, c'est vraiment de la merde ton opérateur. Ah, t'as vu ça ? Ouais.
Demain, j'ai des amis qui viennent à la maison. T'as qu'à passer.
Tu rencontreras du monde.
Il faut que je regarde mon emploi du temps. Je suis très occupé. Je bosse
chez GQ maintenant.
C'est pas le petit blog sur Internet.
Ah, salut.
Salut. T'as pu venir ? Désolé pour le retard. Non, non, non, je t'en prie.
Entrons.
Merci. Euh, les amis, lui-là, c'est Dylan.
Il débarque de L.A.
C'est grâce à lui que j'ai pu acheter toute cette bière.
Est-ce que je suis un animal ? Euh...
Oui.
Putain, je suis d'où, celle-là ?
Le lieutenant Kelly est un artiste de rue de la côte ouest que j'ai découvert
il y a 5 ans. Son interprétation post-moderne... Ah, la démonte ! Ah oui,
je suis d'accord.
Vous pourrez trouver le parfait candidat pour le poste à pourvoir dans votre
entreprise.
Ok. Présentation.
Celui-ci s'appelle Joey Morina. Il parle couramment le d'Italien et il a
plusieurs expériences dans le domaine culinaire.
Je ne peux pas continuer.
Oui.
Non, je crois qu'on a tous les deux besoin de trouver le bonheur.
Notre relation n'est plus vraiment au zénith. On dirait qu'à New York, les
histoires d'amour se terminent en sucette.
Au revoir, mon nougat.
Taxi ! Taxi ! Mon nougat. Pourquoi la musique est toujours nulle dans ce genre
de film ? Elle accompagne l'action, elle te fait ressentir chaque scène.
J'ai le cœur brisé.
Je m'apprête à épouser l'homme de mes rêves.
Je m'introduis dans un bureau.
Madison,
attends ! Madison ! Madison, attends ! Bryce,
comment savais-tu que j'étais à Grande Centrale à New York ? C'est pas vrai, t
'es à Los Angeles, là où le film a été tourné. Je te connais mieux que tu ne te
connais toi-même.
Et ta cinglée de voisine, ton amie Suzy, me l'a dit.
Suzy, pourquoi es-tu venue ? Je voulais te dire que j'aime quand tu pleures
devant un coucher de soleil.
Et ça m'est égal que tu aies raté ton examen d'agent immobilier.
Et c'est bien que tu veuilles attendre le cinquième rendez-vous.
Et je t'aime.
Non, pas autant que je t'aime, mon nougat.
Oh, j'aimerais que ma vie soit infime quelquefois.
J'aurais pas besoin de m'inquiéter pour mes cheveux ou d'aller aux toilettes.
Et attends, au moment où mon moral serait au plus bas, un mec me courrait
après dans la rue. Il me ferait une déclaration et on s'embrasserait.
Et on vivrait heureux pour toujours.
C'est vrai ! Un cheval, une calèche... Non mais sérieux, c'est... C'est énorme.
Pas aussi énorme que cette chanson super entraînante, comme par hasard, qui a
rien à voir avec le film.
Et qu'ils ont mis à la fin pour essayer de te convaincre que t'as passé un bon
moment devant ce film merdique.
Et pourquoi ils font pas un film qui se passe après le dernier baiser ? Ça
existe, ça s'appelle un porno.
Je suis en manque de sexe.
Normal, on en a besoin, c'est naturel, c'est comme... C'est rien comme faire
craquer sa nuque.
Pourquoi ça entraîne autant de complications ? Et d'émotions.
De culpabilité.
Oh, ouais, alors.
C'est la faute des femmes.
Quoi ? Tu m'as compris.
Sers-moi, chérie, passons le reste de notre vie ensemble. Parce que vous vous
croyez mieux.
Oh ouais, bébé, vas-y, dis mon nom.
J'ai fini.
Comment j'étais ? Quel mec t'as fréquenté ? Pourquoi ce serait pas comme
ça ? C'est un acte physique.
C'est comme jouer au tennis.
Deux personnes devraient pouvoir baiser comme elles jouent au tennis. Mais oui,
puisque personne n'a envie de partir au week-end après avoir fait un tennis.
Ce n'est qu'un jeu. Après, on se serre la main et chacun retourne à sa vie.
Ouais. Ouais.
Tu veux une autre bière ? Ok.
Jamie ! Ouais ? On se fait un tennis ? Quoi ? Couchons ensemble comme si on
jouait au tennis.
Arrête tes conneries.
Mais ris pas !
Ça pourrait être bien, ça enlèverait justement toute ambiguïté. On en a déjà
parlé, je t'aime pas de cette façon-là. Je t'aime pas non plus de cette façon
-là, c'est pour ça que t'es parfait.
Mais qu'est-ce que j'en fais, moi, si je te trouve attirant ? Elle est mignonne.
En général, je suis abonnée aux crétins.
Et toi, d'abord, est-ce que tu me trouves attirante ? Elle est mignonne.
Non, non, non, avant que tu connaisses mon incroyable personnalité, juste mon
physique.
La première fois que tu m'as vue.
On est deux personnes qui discutent. Oui, deux filles autour d'un verre chez
Benigal.
Je t'écoute.
Tes yeux déjà.
J'ai jamais vu de grands yeux aussi magnifiques.
J'ai aimé tes lèvres.
Ouais, je me suis dit, il doit bien embrasser.
Je confirme.
J'ai aimé tes seins. Pourquoi mes seins ? Ils m'ont interpellé. C'est vrai ?
Ouais. Oh, je les trouverais kikis.
Ça reste des seins.
Merci.
Tes mains aussi.
Bouche. Fesse. Voix. Torse. Cieux. Tu l'as déjà dit. Je le pensais.
Tu me promets que tu veux de moi rien de plus que du sexe ? Tu me jures que tu
veux rien de plus de moi ? Je vous connais, vous, les filles.
Tic-tac, tic-tac.
Qu'est-ce que tu fais ? Je vais ouvrir mon application Bible.
T'as une application Bible ? Oui, j'ai une très bonne morale.
Donne-moi sur l'iPad. Ok.
Attends. Comme ça ? Non.
Il pourrait prévoir ce genre de problème.
L'iPad croit que je suis toi et que tu es moi. Laisse ta main dessus, c'est moi
qui vais le bouger. Ça me donne le tournil. T'as ses packs ?
Voilà. Ni relation,
ni sentiment, que du sexe. Et quoi qu'il se passe, on reste amis.
Juré ? Juré. Juré.
Bien.
Bon, et bien voilà, on n'a plus qu'à se lancer.
Ok.
Je sais.
Je crois qu'on va arrêter le tennis.
On va dans la chambre. Le canapé, ça ira, non ? C'est plus neutre. La
chambre, c'est mieux éclairé. Et comme on est juste amis, j'ai pas à me
focaliser sur mes complexes.
Mais non, enfin, tu es magnifique.
T'as aucune raison d'avoir des complexes.
Non, mais alors ça, tu vois, le côté super gentil et rassurant, t'as pas le
droit, t'arrêtes tout de suite.
Tu sais quoi ? T'as un cul de mouche. Beaucoup mieux.
J'ai les bouts de 500 fibres, j'aime pas les mots cochons, et si j'avais su ce
qui allait se passer, je me serais rasé les jambes ce matin. Je suis
chatouilleux du menton, en général j'éternue après avoir joui, et si j
'avais su ce qui allait se passer, je me serais pas rasé les jambes ce matin. Oh,
je garde mes chaussettes.
Névrosier à la pudeur. Tant mieux, les pieds ça me répugne, névrosier au père.
Très bien.
Ok, ça me va.
J'aimerais le faire.
J'arrive pas à le croire.
Tu vois qu'on arrête, on peut aller courir si tu veux. Tu crois qu'on est
trop vieux pour ça ? Le sexe ? Non, le sexe occasionnel, c'est... Oh, j'en sais
rien. Ça fait pas un peu étudiant ? Je vais chanter des Third Eye Blind.
C'est pas Third Eye Blind ? Mais si, c'est Third Eye Blind.
Qu'est-ce qu'il y a ? On le fait qu'une fois.
Totalement d'accord. Ok. Bien ? Bien.
Un peu plus vite.
Touille circulaire.
Tu me chatouilles. Touche mes oreilles.
Envoie ton cou.
Dis mon nom. Dylan Francis Harper Junior.
Pas le nom complet. J'ai rempli tous les papiers d'embauche. Arrête de parler.
Waouh, t'es vachement... Dehors.
A, B, C, D, E, L, J, O, H, I, J, K, L, M, N...
Non, non, non, c'est... Détends-toi, c'est juste un ami qui broute la
foufoune d'une amie. Oh ouais bébé, la tornade.
Ah, quoi, qu'est-ce qu'il y a ? Tu fais quoi là ? Tu creuses un tunnel jusqu'en
Chine ? Je suis joué pour ça.
Qui t'a dit ? Toutes les filles avec qui j'ai couché. Soit elles racontent des
conneries, soit elles ont un vagin en béton armé. Vas-y Molo, t'es pas un
lézard. Ok, ça va. Ok, ça va.
So gather up your jacket.
Un peu plus à droite. Ça marche.
Un peu plus à gauche.
Bien reçu. Là, tu descends. Fais partie.
Un peu plus... Oh, tu vas où, là ? Désolé.
Qu'est-ce qu'il y a ? Rien. Quand les femmes crient, ça peut être mal
interprété, quelquefois. Continue.
Oui, je sais.
Allez, vas-y, à mon tour de te guider.
Les filles croient toujours qu'il faut attaquer en douceur, mais si tu veux y
aller, tout de suite !
Va pour Obama.
Non, non, non, non. C'est trop facile, trop prévisible. Faut prendre Sean. Il a
du style. Il transcende le sport.
Et son cul, on dirait un kumquat.
Il paraît que c'est un connard.
Non, qui t'a dit ça ? T'es jaloux de ce mec parce que c'est le plus grand
athlète de sport de glisse de l'univers et qu'il attrape plus de moules qu'un
chat du pied. Dylan, Jamie Rillis t'attend à l'accueil. D'accord, merci.
On finira après déjeuner, OK ? Personne n'a envie de se faire Obama, mon pote.
Il a les oreilles d'éléphant et c'est pas la partie de l'éléphant qui nous
branche.
Salut ! Salut.
Excuse-moi de débarquer comme ça. Oh non, non, ça fait rien.
Alors... On va faire un tour ? Volontiers. Bon.
Ok.
Pour ce qui s'est passé, je voulais... C'était n'importe quoi et on n'aurait
pas dû.
Exactement. Non, non, non, t'as raison, ça me ressemble tellement pas. 100% d
'accord. C'est fini, on oublie.
Voilà.
Bon, j'ai eu une aventure d'un soir. On a eu tous les deux une aventure d'un
soir. Aucun de nous n'en est fier, mais... Ah ouais ? C'est... Écoute, se
dire que tous les deux on réussirait à coucher ensemble sans compromettre quoi
que ce soit, c'était une... Grosse erreur.
Exact. Je voulais te téléphoner ce matin.
Mais t'as annoncé.
J'ai annoncé.
Tu vois, ça commence déjà à nous prendre la tête et j'ai pas du tout envie que ça
gâche notre relation.
Y'a aucun risque. Je sais que j'ai l'air très sûre de moi, très grande gueule,
mais en fait c'est qu'une... Une façade pour te protéger de ta vulnérabilité.
T'es mon putain de psy maintenant ? Non, seulement ton ami, qui sait qu'à chaque
fois que tu dis un mot vulgaire, tu clignes des yeux. Comme si ton corps
rejetait le mot.
Où t'as été chercher ça ? Va te faire foutre.
Cligné. J'ai pas cligné putain. Encore cligné. T'es chiant. Ah, là t'as pas
cligné. Ah ouais, chiant ça passe.
C'était stupide. Ouais. On est amis, restons amis. Ouais, je tiens à ce que
notre relation reste intacte. Moi aussi.
Super. Génial. Un portrait pour le joli couple ?
Qu
'est-ce qu'on fait ? Je sais pas.
Carré de monsieur.
Embrasse mon cou.
Oh, Tim, j'ai hâte de vous laisser.
Je savais pas que t'avais un tatouage.
Pourquoi je l'ai pas remarqué avant ? Parce que t'étais sourd.
Et c'était ton chien ? Non, j'en ai jamais eu. Mais tous les autres en
avaient. Alors je croyais qu'avoir un chien, c'était avoir une famille
normale. Et à 17 ans, c'est tout ce que je voulais. Et en signe de rébellion, tu
t'es fait tatouer. Ce qui te paraissait ultra conventionnel. J'étais carrément
incroyable à cet âge-là.
Regarde.
Un éclair ? À 18 ans, je voulais des super pouvoirs.
J'étais branché Harry Potter à cet âge-là.
T'étais gay aussi à cet âge-là ? Harry Potter fait pas de toi un gay ! D
'accord.
T'es vraiment sûre ? Et toi ? Non.
Et ta journée ?
Ça a été... J'ai mangé un sans doute chez la barde. Il était bon ? Non, pas
génial. Et toi ta journée ? J'ai encore essayé de me repérer dans le métro en
casse-tête.
Elle est passée !
Mon cul
! Quoi ?
Mon cul ! Sérieux ? Non, c'est pas ça, j'ai mal. J'ai une crampe, tu peux
attraper un oreiller ? Alors, pas le cul ? Non.
Déjà ? C'est vrai ? Non, je rigole.
Tu aimes cette position ? Ouais, ça va.
Franchement, je me sens un peu émasculé.
Une fille nue est allongée sur toi et toi tu te sens émasculé ? Un peu. Tu
connais le sens de ce mot ou pas ? Oui, je connais le sens de ce mot et c'est ce
que je ressens. Ok, ça va, te fâche pas mon grand.
Changement de conducteur. D'accord, go.
Tu te sens plus mec maintenant ? J'avoue. Ok, mets-la moi.
C'est pas drôle.
Si c'est drôle.
Ouais c'est drôle.
Oh, une seconde. Qu'est-ce qu'il y a ? Il faut que j'aille aux toilettes. Quoi,
maintenant ? Bah oui, maintenant. Je me suis gavé de pastèques.
Qu'est-ce que tu
fais ? Tu sais que c'est dur de pisser quand tu bandes ? Non, je sais pas, non.
C'est comme si le trafic sur deux voies se faisait sur une seule. C'est long.
Ne me dis pas que tu fais caca ! Non ! Mais pourquoi t'es assis alors ? C'est
plus facile à diriger, tu veux que j'arrose tout ? Non, non, non, j'ai rien
dit.
Oh ! Ouais.
Ouais.
Quoi ? Quoi ? J'ai des fuites ? T'as lavé tes mains ?
Ah non, s'il te plaît, je sais qu'on est simplement amis, mais je suis une femme
quand même.
Retourne te laver les mains et ramène ici ton joli petit cul. Si tu continues
à me parler comme ça, tu me revois plus.
Ah, putain, j'ai les muscles des cuisses en compote. Prends une banane, il y en a
dans le frigo.
Pourquoi tu mets tes bananes dans le frigo ? Ça les dessèche. Mais non, elle
tourne fou.
C'est pas une armure, elles sont à l'air. Tu veux une banane ou pas ? Pas
si elle est sèche, je suis pas un animal.
En tout cas, ici, il y a de quoi se nourrir. Chez toi, il n'y a rien à part
du yaourt à boire.
J'aime boire mon yaourt, c'est un gain de temps. Et si tu utilisais ce temps
pour te raser, ce serait bien. Tes poils tout drumes, c'est comme des griffes. Tu
vois, si j'étais vraiment avec toi, je n'oserais pas te dire de la boucler. Et
c'est parce que nous ne sommes pas ensemble que j'ai le droit de te dire
que si tu ne te rases plus en haut, il n'est plus question que je me rase en
bas.
Je ne sais pas ce que vous faites. Je ne te vois absolument pas enfiler ton slip
noir. J'ai mis ma biche, tu m'as manqué.
Oh, ma chérie. T'as les loulous qui ont grossi.
Maman, je suis là.
Coucou, chérie. Ah non, ils n'ont pas grossi. Qu'est-ce que tu fais là ?
Figure-toi que Victor est devenu un vrai lombard. L-O-M-B-A-R, déluxe, opulence,
mais beaucoup d'argent rend débile.
Victor et son fiancé.
Fiancé. Qu'est-ce qui s'est passé ? Rien, c'est qu'il était insipide, bien
gentil, mais c'était comme si je parlais au mur. Un matin, je me suis réveillée
et j'ai dit, Lorna, je m'appelle Lorna.
Dylan. J'ai dit, Lorna, ça c'est tout, sauf ton bonheur.
C'est pas parce que t'as 39 ans... 48.
Que t'es obligée de te fixer, c'est une liaison, pas une rente à vie.
Alors j'ai pris le premier vol et j'ai quitté l'île. Cleveland n'est pas une
île. Oh, ma biche, si.
Bon, enfin, bref, je suis là, je suis contente de te voir. Je savais pas que t
'avais un amoureux incroyablement sexy.
C'est pas mon amoureux, maman.
C'est vrai, on est juste amis. Alors ça j'adore. Oh, c'est les années 70 ici,
vous. C'était mieux à cette époque-là, que du sexe. Un peu d'herbe, de colle.
Bon, pas pendant la grossesse. Enfin, pas pendant les trois derniers mois.
Non. Pas de complications.
Oui.
Oui, en gros, c'est notre façon de fonctionner.
Oui, c'est tout à fait ça.
Donc ma fille n'est rien d'autre que votre plan cul. Non, non, c'est pas un
plan cul. Je rigole.
Faites-vous plaisir.
Réclatez-vous, c'est super. Le seul truc, c'est qu'il t'empêche de faire ton
marché. Mais on s'en fiche, puisque si tu vas au marché, c'est pour acheter la
marchandise. Et il se trouve que tu l'as déjà.
Je suis contente de te voir, chérie.
Je reste que quelques semaines.
J'ai marre de faim. T'as du gin ? Euh, dans la cuisine.
Elle se met du déodorant pour un ? Des bananes dans le réfrigérateur ? Des
portoriquaines ou quoi ? C'est nul de dire ça à maman. Je plaisante, ton père
était portoriquain.
Quoi ? T'as dit qu'il était grec ? Oui, c'est pareil.
Des chaussures ? Oui.
Vas-y, va-t'en, va-t'en.
Oui, je vais les mettre quand je pédalerai, c'est ça.
Ravi de vous avoir rencontré. Et votre pantalon est en train de tomber.
Maman, maman, s'il te plaît !
Alors foutre une raclée à toutes ces tarlouzes ! Attention, c'est pas
péjoratif, c'est plutôt optimiste.
Il y en a qui sont gays ? Toi, t'es pas gay ? Tu plaisantes ou quoi ? Viens me
voir après le match et laisse-moi 5 minutes, je pourrai te donner 10 bonnes
raisons de le devenir.
Je t'aime, toi ! T'es pas un machouette ! J'ai rendez-vous avec Jamie.
Le chasseur de tête ? Pourquoi, tu sors avec elle ? Non, non, on est juste amis.
On s'amuse un peu, c'est tout. Je comprends pas.
On couche ensemble, mais c'est juste sexuel. Ça fonctionne jamais.
C'est une fille. Le sexe, ça représente plus que ça pour elle, même si elles
veulent pas l'admettre.
Jamie est différente. Elle a un pénis là où la majorité des filles ont un vagin.
Pas de pénis. Alors elle est pas différente.
Qu'est-ce que tu connais toi aux femmes, hein ? Je te signale que j'ai repoussé
plus de chattes que t'en auras jamais. Oui, bien sûr, tu es gay. Mais des
offres, j'en ai en voiture. Voilà, t'as vu l'engin, c'est normal.
Et puis, hé, j'aime les femmes. Ce sont des créatures magnifiques, mystérieuses,
belles, magiques et fascinantes.
Intelligentes, compréhensives, supérieures aux hommes et de loi.
Si j'avais le choix, je me taperais des femmes jusqu'à ma mort, ça c'est clair.
Mais j'aime trop la queue.
Strictement addict au gland.
Donc c'est toujours uniquement sexuel ? Non, j'ai aimé quelqu'un. Je suis tombé
dans le terrier du lapin.
Tu sais ce que j'ai découvert ? La question, c'est pas avec qui tu veux
passer le vendredi soir. C'est avec qui tu veux passer toute la journée du
samedi. Tu me suis, Sophie ? Ouais, mais après, c'est tous les samedis jusqu'à la
fin de ta vie.
Pour l'instant, tu comprends pas, ça fait rien, c'est pas grave.
Parce que ça viendra.
Un jour, tu rencontreras quelqu'un et puis tu auras le souffle coupé, comme si
tu arrêtais de respirer. Tu auras plus d'oxygène dans les poumons, comme un
poisson. D'accord, d'accord, j'ai compris.
Bref.
Au fait, bien le nouveau site en ligne, beau travail.
Quelle police t'as utilisé pour le titre ? C'est Times New Roman. Times New
Roman, ça pète ! Je suis parti.
T'as un bateau ?
Je vis dans le New Jersey.
Je vais pas faire de queue au ferry.
Sauf si le capitaine est joli garçon.
Bim !
Eh,
ouais, ça y est, c'est Dylan.
Bien joué, dis donc. Je veux dire, tout votre truc, là, d'amitié sexuelle,
félicitations, ma biche, félicitations.
Ça n'a rien d'exceptionnel, tu sais. Non, c'est surprenant. J'ai toujours
pensé que tu étais du genre à croire au grand amour. Oh, et alors ? Ça empêche
pas de faire ce qui me plaît en parallèle. C'est comme ça que je voyais
les choses en 78.
Et que je continue de les voir.
En fait, je suis assez platée, si tu veux savoir. Les chiens font pas des
chats, comme on dit.
C'est juste surprenant.
Voilà, ça y est, c'est fini. Ok.
Oh, ce que t'es belle comme ça, t'es belle, on dirait une princesse.
Oui. C'est vrai ? Oui.
Hé, j'ai une amie qui me prête sa maison à Montauk, le week-end du 4 juillet, on
n'a qu'à partir ensemble.
Pas d'hommes, pas d'emmerdes, entre mère et fille.
Tu sais, comme dans un film de Nora Ephron.
C'était quand la dernière fois qu'on a passé un vrai week-end ensemble ? J
'avais 8 ans, on était dans le Vermont, bloqués dans la neige avec le moniteur.
Dimitri. Bill. Tu me rappelais tellement ton père.
Boucle noire, teint olive, fort accent russe. Mon père était russe ? Me
rappelle pas. Mais je me souviens qu'on buvait des litres de vodka et qu'on
tirait des coups de feu. Maman, ce petit jeu de qui est papa, ça commence
vraiment à être lourd. Je sais que je n'ai pas été la meilleure mère du monde.
Non mais attends, t'espérais pas que j'allais te démentir. Dis-moi oui.
Pars en week-end avec moi. Dis-moi oui.
Allez ! Allez !
D'accord, je viens.
Ça va être sympa.
Oui.
Maman ! Mais c'était pour tisser un lien. C'était ça où Sniff est de la
colle.
Je suis désolée pour ma mère.
Moi, je l'ai trouvée drôle. Ah ouais, elle est vachement drôle quand elle
réclame de l'argent. Et hilarante quand elle te demande si elle peut se protéger
toi.
Dylan, j'ai envie de ressortir avec quelqu'un.
Je pense qu'on devrait arrêter maintenant.
Je crois que t'as raison.
C'est vrai ? La fin d'une chose est le début d
'une autre. Qui aurait cru que Third Eye Blind serait aussi prophétique ? C'est
pas Third Eye Blind.
Je suis presque sûr que c'est Third Eye Blind. Tu veux qu'on aille manger un
truc ? Ouais.
Ok. Tu m'invites ? Quoi ? Oh, ça marche.
Bantalon. T-shirt.
Alors ça y est, c'est fini.
Je crois, ouais, mais c'est bien. Ouais, et on a réussi. Sans tout faire foirer.
Chemise. Gilet.
On est restés amis, t'avoueras que c'est trop fort.
Ouais. Ouais.
Bon, vas-y, dis-moi, c'est quoi ton genre ? Non.
Non, j'ai pas vraiment de genre. Non, ce qui compte, c'est ce qui est à l
'intérieur. Allez, d'accord.
La blonde, là.
Ah ouais, j'aimerais bien connaître son intérieur, ouais.
En plus, elle bouquine.
Un roman de gare, je te parlais.
Je vais aller lui parler.
Quoi ? On a dit qu'on voulait ressortir avec quelqu'un.
Je vais aller lui parler.
Maintenant ? Ici, dans le parc, devant tout le monde ? J'ai pas dit que j
'allais la violer, j'ai dit que j'allais lui parler.
Ok.
Les pages de notre amour, mon préféré.
Ravie de vous avoir.
Ça me fait plaisir.
Alors ? On a bavardé, on a rigolé.
Elle est belge. Ah, ça explique ses lectures. Je lui ai indiqué où était la
balustrade parce que c'est là qu'elle a rendez-vous avec son mari.
Voyage à New York pour l'anniversaire de mariage. Trois enfants.
Christophe, Carmina et Pépi.
Grattis-toi.
Pourquoi tu te marres encore ? Au moins, j'ai essayé.
Bien.
À mon tour.
On va voir si j'ai toujours la cote.
OK.
Regarde, juste là. J'en vois un à 11h. Café glacé.
Beau, mais il ne le sait pas.
Il contemple un arbre, ce qui veut dire qu'il est dans le parc pour la verdure
et pas pour mater les femmes qui se font bronzer. Ou alors, si on a tardé. Ça m
'est égal.
J'y vais.
Excusez-moi.
Oui ? Bonjour.
Par cœur.
Oui, oui, ça fait... Salut.
À plus.
Avec plaisir.
Alors,
il s'appelle Parker.
Il a dit qu'il était pédiatre oncologue.
Et j'ai rentré avec lui samedi.
Excellent. Merci.
Pourquoi il m'a fait un signe de la main ? Je lui ai dit que tu étais mon
meilleur ami et que tu étais gay. Du coup, il veut te brancher avec son
frère.
Fac, école de médecine et depuis je ne dors plus.
Ça m'épate que tu soignes le cancer.
Enfin, moi et Dieu.
Pardon ? Je plaisante.
Franchement, j'imagine quelqu'un me dire ça.
Ouais, je suis sûre que t'es avec pas mal de mecs dans ce genre-là. Des
cancérologues ? Non, juste des cons.
Ouais. J'espère que t'es passée à autre chose.
Remarque, il faut que je te prévienne.
Chez les cancérologues, il y a un paquet de cons. C'est vrai ? Ah oui.
Et alors les neurochirurgiens ? De gros pervers.
Et en même temps qu'ils sont là, un petit coup d'œil.
Ils n'ont...
Quand est-ce que je t'envoie ? Maintenant.
Non mais je rigole.
Franchement, t'imagines, quelqu'un me dira pas.
Je jouais du tuba au lycée.
Je pense que c'est le plus nul des instruments.
En particulier quand tu t'appuies déménagement. Pourquoi tu déménageais ?
Parce que ma mère aime beaucoup rompre avec ses mecs. C'est d'ailleurs un de
ses grands talents. Ton père en faisait partie ? Non, lui c'était bien avant.
J'ai jamais connu mon père. C'est pas de chance, c'est con.
Il y a quelque chose qui vaut mieux que je te dise maintenant.
Ne dis pas que t'es un mec, s'il te plaît.
Parce que ça fera la troisième fois depuis que je suis installé ici, et là
je vais craquer.
Je tiens à la règle des cinq rendez-vous. Il faut qu'on ait eu cinq
rencarts avant qu'on... J'ai vu ça dans un film et... Je voudrais essayer.
Tu vaux le coup d'attendre.
Je parie que c'était la réplique du film.
Oh, formidable.
C'est un petit quatre ans que j'ai suivi ces quatre derniers mois.
Tirez d'affaires.
Super !
Comment c'est possible que tu sois célibataire ? C'est parce que j
'attendais la personne qui m'aborderait dans le parc et me féliciterait de
regarder les arbres et pas les filles qui bronzent. Je le pensais, j'ai été
impressionnée. Tu veux que je sois vraiment franc avec toi ? Ouais.
Je dormais, debout.
J'avais bossé 36 heures de suite.
Je sais pas comment j'ai atterri au parc.
Et toi, comment ça se fait que t'es seule ? J'ai quelques névroses.
On pourrait même dire que je suis perturbée. D'ailleurs, quelqu'un s'est
pas gênée pour me le dire. Arrête, comment perturber ? Je crois à l'amour
véritable.
Il y a peut-être un prince charmant qui m'attend quelque part.
Hé, je sais que tu vas probablement dire non parce que t'es un bon garçon
totalement dévoué à son boulot, mais ça te dirait de venir boire une bière ?
Euh, non. C'est pas un bar gay, pas du tout. Tu pourras trouver autant de
filles que de mecs sexy.
C'est d'accord.
Ok pour une bière.
Ouais, on va te trouver une gonzesse.
T'es toujours pas gay, hein ? Non. Ah, ok.
Quoi ? Qu'est-ce que t'es fait aujourd'hui ? Notre cinquième rancœur. J
'avais pas coupé.
Tu veux aller dans la chambre ? Non, ici c'est bien.
de t'avoir rencontré ce soir.
Moi aussi.
À quoi tu penses ? Je me disais que t'étais géniale.
Annie, salut.
C'est qui, putain, Annie ? Ma sœur.
Vaut mieux pour elle, ou je l'égorge.
Ouais, bien sûr que je viens. Je travaille pas le 4 juillet.
J'aurai un week-end de trois jours.
Ouais,
et
papa, c'est pire.
D'accord, tu l'embrasseras.
Bonsoir, Banani.
Je veux te présenter à mes parents.
Non, dis, c'est vrai.
Oh,
c'est pas vrai.
Désolé, je suis rentrée tard hier soir.
Tu étais avec ta copine sur le canapé, alors je me suis écroulée sur ton lit,
excuse-moi. Mais c'est un garçon. Ils sont la fille.
Tu l'as senti ? Je veux acheter des marshmallows. Qu'est-ce que t'as dit ?
Pour mon talk ce week-end, je veux faire un feu de camp comme quand tu étais
petite. D'accord.
Et on ira chercher des bâtons aussi. D'accord, des bâtons. Et on chantera.
On chantera.
Qu'est-ce qu'il y a ? Pour toi, les mecs attachent plus d'importance au
réchauffement climatique ou à la façon de porter un pantalon blanc à un
barbecue ? Ah, ben, ça dépend.
T'as un top modèle sexy en bikini sur la calotte glaciaire ? Non.
Une piste de ski.
Moi, je choisirais le blanc à un barbecue.
Ouais, moi aussi.
Ça va, ton mec, là, par cœur ? Il regarde toujours les arbres ? De café.
Oui, il contemple toujours les arbres, mais là, il les contemple depuis mon
appart. Déjà le cinquième rencard ? Peut-être bien. C'est gentil. Et vous
avez... fêté ça ? Non, mais t'exagères. Une femme raconte pas ces choses-là. Je
sais, c'est pour ça que je te demande.
Il faut que je te laisse. Amuse-toi bien à LA et appelle-moi quand t'arrives.
Ok. Parker ? Hey ! Ça va ? J'ai acheté des cafés. Un
sucré, un non sucré, laïcré, mais... Il faut que j'y aille.
Quoi ? Je croyais que t'étais pas de garde aujourd'hui. Je le suis pas, mais
j'ai un truc à... J'ai un truc à faire, c'est... Ils viennent de m'appeler.
Oui. T'étais en douce.
C'est fou d'être aussi prévisible.
Je... Je ne suis pas ton prince charmant.
Oh, c'est dingue. T'as rien compris à ce que je t'ai raconté. Non, non, non, je
te trouve cool, je t'assure. Toi aussi t'es cool.
Je crois qu'on devrait rester amis. Tu le penses ? Non, tu peux aller te faire
foutre.
Nice try.
Mais je ne passerai pas sur ça.
T'as mené ton enquête. T'as enquêté sur moi ? Comment c'est possible d'épuiser
son crédit en fringues ? J'étais à fond branché pantalon à poche après la fac.
Il faut que j'arrête de me dire que j'y suis pour rien. Ça vient forcément de
moi. Ça vient pas de toi. Y'a aucun souci avec toi. C'est un mec. Tu lui as
donné le défi des 5 rendez-vous, il t'a sauté et terminé. Pense plus à ce gros
nul. C'est un naze.
C'est un naze nul.
Va t'amuser avec ta mère.
Ok. Oh, et j'allais oublier.
J'ai un truc pour toi.
C'est le lieutenant Cali, l'artiste de rue dont je t'ai parlé. Je lui ai
demandé de te dessiner quelque chose. Fairy Tail, le comte de fées.
Je sais que t'aimes bien tous ces trucs de gonzesses.
J'adore, c'est trop cool.
Dylan, c'est super gentil. Ouais, c'est cool, hein ? Ouais, merci.
Il va falloir que tu me prêtes de l'argent pour prendre un taxi.
Il n'est pas question que je rentre au métro, je veux pas qu'on me le vole. Pas
de problème.
À condition que tu vires tes pieds de mon lit, ils sont dégueulasses.
Tu fais quoi, là ? Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu fais ça ?
Un porc, arrête ! Un porc, arrête ! Maman ?
Maman, dépêche-toi, il faut qu'on y aille, là ! Tu viens ? Maman
? Désolée, je suis rentrée à Cleveland avec Victor Lelombard.
Pourquoi j'ai cru que cette fois, ça serait différent ? Viens avec moi, elle.
Quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire toute seule en 4 juillet ? Tout le monde s'est
barré. C'est adorable de m'habiter, mais ça va aller. Je vais rester là. Je serai
très bien toute seule.
Je sais que tu seras bien. Mieux qu'un bébé dans une voiture en plein soleil.
C'est pour me rendre service que je te demande de m'accompagner. Ma famille
aura de la distraction avec toi. Comme ça, ils arrêteront de me saouler parce
que je suis célibataire. Et ils croiront pas qu'on est ensemble ? Si je leur dis
qu'on l'est pas. Tu penses qu'ils croiront ? Ouais, on est une de ces
familles tarées où le mensonge n'existe pas. Le BS tourne un documentaire sur
nous. Allez !
Ils vont t'adorer, t'as la tchatche, tes natures, ils auront un spectacle à
domicile. C'est super gentil d'insister, mais je vais rester ici.
J'irai faire du sport.
Je t'ai acheté un billet avec mes mailles. C'est trop tard, retrouve-moi à
l'aéroport. Mais... Y'a pas de mais.
Comme si t'allais faire du sport.
Non, t'as raison.
C'est joli, Los Angeles.
Et tout le monde est sincère et équilibré.
Je te remercie.
T'es vraiment super.
C'est toi qui es vraiment super.
Tu connais pas ma famille, tu sais pas dans quoi tu t'embarques.
D'accord.
Tu sais que ces avions atterrissent quasiment tout seuls ? Mais qu'est-ce qu
'on en a à branler, tes conneries ? Elle vient de New York.
Oh pardon, désolée.
Moi ? Ça a l'air normal.
Ça l'est.
T'as grandi dans cette maison ? C'est celle de mon grand-père.
Il l'a achetée quand il n'y avait rien ici.
C'est mon père et ma sœur qui vivent là maintenant.
Mais pourquoi t'es parti à New York ? Je me suis fait avoir par une chasseuse de
tête.
T'es là ? Samy ! Salut mon pote !
Jamie, je te présente mon neveu, Sam le Magnifique. Salut. Puis-je vous offrir
du feu pour votre cigarette ? Oh, je suis désolée, je fume pas.
C'est semblant, il est magicien.
Oh, je prends volontiers une cigarette. Fumer, c'est super cool.
Merci, cher monsieur.
Tout le plaisir est pour moi, madame.
Oh, la vache ! Attends, attends, Samy ! Ça y est, ça y est, bouge pas ! Voilà,
ça y est, c'est bon. Ça va ? Ça faisait partie du tour.
Jet qui tout à l'heure ? Oh oui, trop bien.
Toujours dans la magie ? Ouais, mieux vaut ça qu'envoyer plein de sextos
copines toute la journée.
Dis-lui.
Bonne Annie.
Jamie, je te présente ma soeur Annie.
Enchantée. Merci de votre spécialité. Je vous en prie, je suis contente que Dylan
amène une fille. On est juste amis.
Je m'en doute, si vous étiez sa fiancée, vous n'inviterez pas. Le jeune homme a
une névrose liée à la pudeur. Je sais.
Dylan. Papa.
Dylan. Salut.
Comment ça va mon grand ? Très bien.
Vous me manquez, mais ça va.
Oh, Didi Spencer.
Euh, Jamie, l'ami de Dylan.
Excusez-moi, c'est que sur le moment, vous m'avez rappelé une fille que j'ai
connue. Oh, ça arrive, il n'y a pas de mal.
Enchantée, vous avez une maison magnifique.
Merci.
La piscine est un peu froide, mais c'est hors de prix de la chauffer.
J'ai bien envie de regarder le calendrier démarrer. Je vais sortir le
bateau de bonne heure demain. Vous devriez venir.
Ah oui, j'adorerais. Papa, on a vendu le bateau.
Le médecin t'a défendu de partir au mer.
Ah.
Je deviens gâteux. Non.
Je suis content de te voir, mon grand.
Enchanté. Oui, moi aussi. J'aime bien.
Oui.
Pas de pantalon ? Il n'en veut plus.
C'est en pire.
Je suis heureuse que tu sois là.
Va lui montrer la plage.
Je te montre la plage ? Oui. Dans le sable. Allez, allez va.
Vas-y salir.
Dylan ne m'a jamais dit pour votre père.
Oui, pour lui, ce n'est pas évident.
Ils étaient très proches. Il a du mal à faire face à l'Alzheimer de notre père.
Je suis désolée.
Il est parfaitement normal. Il va, il vient, il mène sa vie. Et tout d'un
coup, blanc, c'est fini. Il est ailleurs.
Dylan a 9 ans. Il a 13 ans, sans blague.
Il était dans sa période criss-cross. Tu te rappelles ? Avec criss-cross, vous
allez... C'est ta mère ?
Non, c'était l'orthophoniste de mon frère.
Il bégayait. C'était même un cauchemar quand il stressait. Il a eu une enfance
difficile, dis donc. À toute épreuve, c'est le nom que lui avait donné son
prof de soutien. De soutien ? En maths, c'était nécessaire parce que c'était du
niveau 8x6, 8600.
Mais il a une bonne mémoire visuelle, c'est déjà ça.
Qu'est-ce qu'elle a été prise, cette photo ? Ça, c'était à mon anniversaire.
On fêtait mes 12 ans.
J'adore ces moments-là. Je suis crevée.
Je vais me coucher.
Jamie, ta chambre te convient ? Oui.
Non, c'est parfait.
Merci, merci pour tout ça.
Avec Samy, on a fabriqué une boîte pour le tour de la dame scie en deux.
Attention en allant dans ta chambre. Il va utiliser une vraie scie ? Bien sûr,
il est magnifique.
Je vais aller lui dire de se brosser les dents. Et toi, ne crois pas un mot de ce
qu'elle raconte. C'est une menteuse.
Il est vraiment unique, celui-là. Oui, je suis d'accord.
Jamie ? Salut.
Je croyais que tu voulais dormir. Je voulais, mais je me suis dit qu'on était
tous les deux à nouveau célibataires, alors... Oups ! Oups ! Tu rigoles ? Non.
Pourquoi ? J'ai lavé mes mains, avec du savon cette fois.
T'es sérieux ? Pourquoi t'as cru que je serais d'accord ? Bah, t'as fait craquer
ta nuque tout à l'heure.
Comme ça, là, c'est ton signal, tu te rappelles ? J'ai fait craquer ma nuque
parce qu'on a voyagé pendant six heures et avec tes histoires d'avions qui
volent tout seuls, tu m'as vraiment bassiné les oreilles et j'ai eu ma nuque
bloquée. Alors, non ? Non.
Je couche pas avec toi.
C'est pas la bonne semaine ? Attends, il y a une appli pour ça.
Non, tu peux y aller. On en a déjà parlé.
Et je viens de me faire larguer en plus alors.
J'en suis navré. Ce serait justement un bon moyen de ne plus penser à lui. Non,
je ne fonctionne pas comme ça. Le sexe ne m'aidera pas.
Mais tu sais ce qui peut m'aider ? Un bon soutien moral.
Avant, on avait le sexe sans les sentiments. Et là, on a les sentiments
sans le sexe. C'est ça.
Et là, tu vois, ce dont j'ai besoin, c'est un ami. Ok, d'accord. Je vais t
'écouter pendant que tu me branles. Non ! Je rigole, j'ai compris.
Bonne nuit. Mais non, attends, on peut quand même rester là, tranquille, je
sais pas, écouter de la musique.
Écouter de la musique ? Je vais la tuer, Annie.
J'arrive pas à croire que t'écoutais ce groupe. J'ai jamais écouté ça, je me
souviens même pas.
Sans déconner, ces mecs, c'était de la bombe ! On portait tous nos ginger beaux
et nos maillots de baseball à l'envers.
Je me suis déguisé en criss-cross trois ans de suite pour Halloween. Oh, pauvre
chéri. Ouais, j'en suis pas fier. Au fait, je t'ai emprunté un bouquin, ça...
ça t'ennuie pas ? Les maths pour les nuls !
C'est vrai que t'as jamais amené de fille dans cette maison ? Je t'ai amené,
je crois. Non, je parle d'une vraie fille, pas d'une amie.
Une vraie fille ? Ouais.
Pas que je sache.
Séparation de l'Église et de l'État. Ouais, c'est ça.
Mais le plus de barrières possible.
C'est très simple.
Quoi ? C'est toi qui me parles de barrières ? Ouais.
Comment t'es, toi, avec ta mère ? Tu t'es empressée de me virer quand elle
nous a surpris chez toi ? C'était uniquement pour te protéger.
Ça m'étonne même qu'elle ait pas été te filer discrètement son numéro de
portable. Si, elle l'a fait. Elle l'a rentré dans mon téléphone.
Elle l'a mis à Cougar. Non, mais c'est dingue. Je te rassure, on a baisé que
deux fois.
Franchement, c'est un cauchemar de vous imaginer. J'ai une vidéo, si tu veux, je
peux te faire voir. Non, ça suffit, arrête, s'il te plaît.
Rien, c'est super de t'avoir rencontré.
Je trouve ça pas mal non plus de t'avoir rencontré.
Ouais, t'as dit que tu... Je sais ce que j'ai dit.
Oups!
C'est parti.
La Zorda était un bon lanceur, mais il était meilleur manager. Je ne dis pas qu
'il n'était pas un grand manager. Je dis simplement qu'en tant que lanceur, on la
sous-estime. D'accord, vous êtes des mecs. Bonjour.
Bonjour.
C'est toujours beau comme ça ici.
Eh bien, entre les incendies et les inondations, on doit avoir 10 jours de
sympa.
Non, non, venez.
Mettez-vous à côté tous les deux. Vous êtes sûrs ? Oui, allez-y, je vais. Ce n
'est pas la peine, papa. Mais si, comme ça je peux voir le bateau.
Je l'adore, ce bateau.
Attendez. Oui, merci.
Tenez.
Merci. Café, madame ? Oui, s'il te plaît.
Wow ! Ça, c'est fort ! Il est extraordinaire ! Il m'a
impressionnée. Bravo, Tommy ! Bravo ! Ta chemise est trempée, bonhomme.
Non, c'est... Toutes mes excuses.
Ça va ? Ouais.
Et toi ? Tu
les
vois, Samy ? Oui.
C'est super, hein ? Ouais.
Ah, qu'est-ce que c'est bien.
Ça me manque les matinées ici, juste avant que la brume disparaisse. C'est
vraiment beau.
Elle est gentille, Jamy.
Et elle est jolie aussi.
Je te vois venir, toi. T'as pas intérêt à lui jeter un sort.
Je suis un magicien, je suis pas un sorcier.
Toi et toi, Harry Gapoteur.
Je regrette. Aller à l'école de Poudlard, ça change ta vie.
Tu me manques.
Toi aussi, tu me manques.
À maman aussi, tu lui manques.
Et à grand-père.
Il a dit quelque chose ? Non.
Mais des fois, ça lui arrive de m'appeler Dylan.
Au début, il a refusé le poste. Il a dit qu'il venait à New York pour étudier des
options. Qu'est-ce qu'il faut pas entendre comme connerie ? T'as traversé
tout le pays pour étudier des options ? Je t'en prie, raconte ça à d'autres.
Tout à fait d'accord.
Je savais que mon offre l'avait séduit à l'instant où il est débarqué. Ah ouais,
tu le savais.
Est-ce que c'était le même instant où t'es monté pieds nus sur le carousel à
bagages et que tu nous as joué une scène de Will & Grace ? Elle a fait ça ?
Ouais, ouais, vous l'auriez vu. Ah, regardez-moi, je suis folle mais
mignonne. Non, mais ça, c'est parti de mon plan. Quel plan ? T'étais
spécialisée en plan à l'école des chasseurs de tête ? C'est fou ce que c
'est drôle. C'est une école qui n'existe pas, bonhomme.
Vous vous chamaillez comme un vieux couple, tous les deux.
Tenez, prenez une carte, madame.
Qui ? Non, non, pas celle-là, celle au-dessus. Ah, il est bien, ce tour-là.
Dis-donc, moi, tu lui as acheté un cadeau de fiançailles ? Nous ne sommes
pas fiancés, papa. Nous ne sommes pas ensemble, on est juste amis. Bah, peu
importe comment tu appelles ça, mais... Offre-lui un bijou.
La seule chose qui plaît à ta mère, ce sont les bijoux. Dès qu'elle se met en
colère, je lui offre un bijou et là, elle s'illumine.
Où elle est, au fait ? Papa, elle n'est pas là. Je sais, c'est pour ça que je
demande où elle est.
Elle ne viendra pas.
Pourquoi ? Elle ne vit plus avec toi, papa.
Vous n'êtes plus marié. Quoi ? Elle est partie il y a environ dix ans.
Je ne comprends pas.
Vous avez divorcé.
Il faut que je l'appelle. Non, arrête ! Ne me dis pas ce que je dois faire !
Papa ! Non, lève-toi ! Papa
! Dylan, aide-le ! Ça va, papa ? Ça va, ça va. Attends, je vais t'aider. Non,
laisse ! Laisse !
On y est ! C'est magnifique ! Ouais, c'est ici que je viens pour
réfléchir. C'est mon toit. C'est quoi la hauteur de ce grillage, tu penses ? Je
mesure 1m80.
Il doit faire 3 fois ma taille, donc... 3 x 1,80, ça fait 3 x 8, 280.
280 ? Mais c'est vachement haut, non ? Ouais.
C'est interdit de grimper dessus, ça se comprend.
Non, attends.
3 x 1,80.
Oh là là, pauvre chérie.
Qu'est-ce qu'il y a ? Viens.
Qu'est-ce qu'il y a ? Mais, où tu vas ? Jamie, non, non, non, non, arrête ! Tu
te détends pas avec ça ! Regarde toutes les caméras ! C'est l'endroit le plus
important dans le coin, comme le centre de scientologie !
Et si là, en ce moment, au centre de Scientologie, vous êtes en train de nous
observer, c'était une mauvaise vanne et je m'en excuse. Moi, je crois à la
liberté de la science-fiction.
Gourzès ! Pardon.
Gourzès ! Viens !
J'ai
jamais monté là-dessus.
Non.
J'ai jamais planqué d'héroïne non plus dans mon rectum parce que c'est illégal.
Si c'est quelquefois un simple oui ou un simple non suffit.
Dis, pourquoi tu ne m'as pas parlé de ta mère ? Parce que ça ne vaut pas le coup
d'en parler.
C'est vache.
Aussi vache que laisser son mari et ses enfants.
Oui, tu ne m'as pas non plus parlé de lui.
Il y a plein de choses que tu ne m'as pas dites.
Je ne veux pas de ta pitié.
S'il y a un truc que je déteste, c'est les regards de pitié des gens.
Comme celui-là. On s'en fout de ce que pensent les gens.
C'est l'homme le plus intelligent que j'ai connu. La seule personne à qui j'ai
demandé conseil, c'est mon père.
Mais c'est toujours la même personne. Quand je vois comment on le regarde
maintenant, c'est... Ça n'a aucune importance comment les gens regardent
ton père.
L'important, c'est comment toi tu le regardes. Il passe son temps à se
balader sans pantalon et tous les gens sont là. Oui, alors ? C'est
embarrassant. Il faut qu'il sache que rien n'a changé, qu'il est toujours le
même homme pour toi.
Est-ce qu'on peut arrêter de parler de ça ? Ouais, c'est... C'est intelligent
comme réaction. Évitons de parler de ce qu'on ressent. Ouais, bah moi j'essaie d
'éviter.
Il y a un problème ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu te comportes bizarrement. Non, pas
du tout. Si, je t'assure.
C'est par rapport à l'autre nuit ? Quoi ? Le sexe, tu sais bien que ça signifie
rien.
C'est ça.
Et je ne me comporte pas bizarrement. Ok.
Une situation bien insolite cet après-midi dans le sud de Los Angeles.
La police a secouru un habitant du coin bloqué sur le panneau Hollywood.
Seul point de repère dans... T'as eu droit à la couverture de survie ? Non
mais regarde ça, t'avais couru un marathon juste avant. Allez, donne-moi
ça. Non, non, non, je veux l'enregistrer. Arrête, c'est suffit,
donne-moi cette télécommande. Personne va le croire, prends la couverture. Je
veux montrer.
C'est pas grave, on le verra sur YouTube.
T'es toujours d'accord pour prendre papa la semaine où je dois aller à Washington
pour le voyage scolaire de Sam ? Oui, il sera avec moi à New York.
Alors, quand est-ce qu'on va revoir Jamie ? J'en sais rien.
Qu'est-ce qui va pas ? Tu t'es disputé avec ta fiancée ? C'est pas ma fiancée,
pourquoi tu me crois pas ? Oui, et bien si tu veux que je te crois, arrête de
mentir. Je t'ai vu t'éclipser de sa chambre l'autre nuit. Comme si vous
veniez de coucher ensemble, si tu vois ce que je veux dire. Oui, je bois,
puisque tu viens de le dire.
Et comment tu sais de quoi j'ai l'air après avoir... J'ai pas envie de parler
de ça avec toi, ok ? On n'est pas ensemble.
Dylan ? Ça suffit, je veux pas en parler.
Dylan ! Ah, j'ai oublié la scie, je reviens tout de suite.
Je t'attends ici, t'en fais pas pour moi.
De simples amis qui couchent ensemble ? Vous vous prenez pour des étudiants ?
Aucune importance, c'est fini. Pourquoi ? Parce qu'on s'aime pas de cette façon
-là. Bon, écoute-moi, on peut en discuter ? Assieds-toi.
Qu'est-ce que tu recherches de plus ? Qui a dit que je recherchais quelque
chose ? Dylan ! J'en sais rien, mais c'est pas Jamie.
Pourquoi ? Parce que vous êtes bien ensemble ? Parce que vous êtes
effectivement des amis ? Parce que je ne t'ai jamais vu aussi heureux que ces
jours-ci ? Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Elle est pas pour moi, je l
'aime pas de cette façon-là. Elle t'a plus assez pour coucher avec elle ? C
'est physique, c'est tout.
C'est comme jouer au tennis. Je comprends même pas ce que ça veut dire.
Je t'ai pas vu l'air aussi niais depuis que tu t'es fait tatouer cette fusée.
Fais un éclair d'abord, avec des super pouvoirs ! D'accord, vas-y, cite-moi une
seule chose qui cloche chez elle. Il est hors de question qu'on ait une liaison.
Elle est beaucoup trop frappée.
Elle veut pas être avec quelqu'un.
Elle est perturbée, même Magnum serait découragé par le bordel qu'il y a dans
sa tête.
Eh ben, t'es prêt à raconter n'importe quoi pour ne pas admettre que vous êtes
fait l'un pour l'autre. Mais pourquoi je discute de ça avec toi ? Parce que j'ai
raison. Fin de la conversation.
Dylan !
Non, je pense pas, non, la ligne des trois points, ça a rien changé. Ah, les
hommes, qu'est-ce qu'ils aiment le sport.
On a compris, vous aimez le sport.
Les hommes... On t'attendait pour dîner ? J'ai reçu un appel du boulot, il faut
que je prenne un vol de nuit pour rentrer à New York. Ce soir ? Demain, c
'est le 4 ? Je sais, c'est nul.
Bon, je t'emmène à l'aéroport. Non, ça va aller, reste. J'ai appelé un taxi, il
est devant.
Merci pour tout ce que vous avez fait.
Vous êtes vraiment gentils de m'avoir accueilli.
C'était super.
Ça va, tout va bien. Très bien, ça va.
Seulement, il faut que je parte.
Alors, encore un grand merci et excusez-moi. Laissez Dylan vous
accompagner. Tu veux emporter quelque chose à manger ? Tu veux que je te sie
en deux ? T'as qu'à expédier une moitié à New York et l'autre moitié restera
ici.
Ou tu peux rester toute entière ici.
Ok, je suis désolée, il faut que j'aille.
J'ai... Jimmy
!
Elle
est partie.
Elle a pas traîné.
Mandine, t'as faim, bonhomme ? Ouais, je te sais.
Passe-moi ton assiette.
Je vais chercher quelque chose à manger. C'est comme ça que Warren Buffet est
devenu riche. Il a retiré toutes les portes de leurs trucs. On veut tous
prendre des raccourcis dans la vie.
Moi, mon guide, il est très simple. Tu veux perdre du poids ? Arrête de t
'empiffrer, gros lard.
Tu veux gagner de l'argent ? Bouge ton cul, gros fainéant. Tu veux le bonheur ?
Eh ben, trouve quelqu'un qui te plaise et ne laisse pas filer ton amoureux. Ou
ton amoureuse, si tu préfères.
C'est une chose flippante.
Désolée pour le week-end dernier. Je peux revenir ? Oh, maman.
Je ne suis pas disponible pour le moment, mais laissez un message et je
vous rappellerai.
Maman, il faut le diriger sur l'écran, tu dois lui indiquer où t'es.
Ok, je suis là-bas en train de me servir un verre.
Oh, ton plan de cul, je dois aller faire un tour en attendant.
Non, non, là, c'est pas la peine. Tu es chez toi, je ne vais pas t'empêcher de
prendre ton pied.
C'est Dylan qui te chagrine.
Il avait l'air bien.
Tu ne l'as vu qu'une fois. C'est plus que les mecs avec qui tu es sorti jusqu
'ici. Et je n'ai pas de bonne raison de vouloir préserver ma vie privée, tu
crois ?
Je
suis une vraie conne.
Nous cherchons quelqu'un pour refaire notre site internet.
Nous avons besoin de quelqu'un pour le reconcevoir entièrement.
Mais vous ne pouvez pas me dire pour qui vous travaillez ? Pour des raisons de
confidentialité, non. J'ai droit à un petit indice ? Nous sommes peut-être ou
pas le plus grand site de vente de produits en ligne. Et par produit, j
'entends des livres en majorité. C'est bien vous qui avez recruté le nouveau
directeur artistique de Chichou ? Oui.
C'est un type comme ça qu'il nous faut. C'est ce gars-là que nous voulons. Vous
pouvez nous l'envoyer ? Je regrette, je n'ai plus de contact avec cette
personne. Vous pourriez l'appeler ? Il a signé un contrat d'un an chez GQ, alors
ce serait un petit peu déplacé. Comme acheter un livre au prix fort chez
Barnes & Noble, mais beaucoup de gens font des conneries.
Bonjour, boîte en cas de généralisme, tu peux me donner le bon moment, mais
laissez un message, je vous rappellerai.
Wow, direct le répondeur, ça n'a même pas sonné.
Jamie ? Comment t'as su que j'étais là ? C'est
le seul endroit de la ville où tu captes pas ? Ouais.
Pour quelle raison tu m'évites, Jamie ? Je t'évite pas.
Ah ouais ? On me l'appelait pas. Eh ben, je sais pas si t'es au courant, mais je
suis très sérieusement frappée.
Même Magnum serait découragé par le bordel qu'il y a dans ma tête.
Oh merde, je suis désolé. Alors tu vois, je vais aller essayer de ranger tout mon
bordel. Si tant est que ce soit possible.
J'aurais pas dû dire ça, c'est vrai, mais c'était pour que ma sœur me fiche
la paix.
Elle croyait qu'on s'appréciait. Oui, moi aussi.
Je croyais qu'on était amis.
Mais quand on a une amie, on raconte pas de saloperies sur elle. Ce qui montre
bien qu'en réalité, notre amitié, c'était du vent.
Tout ce que tu voulais, c'était uniquement me sauter.
Quoi ? Tu as bondi sur l'occasion à Los Angeles.
T'as fait craquer ta nuque. Je croyais que tu m'envoyais un signal. On en a
déjà parlé. Non mais je rêve, t'es sérieux là ? Et mon peignoir, qui est-ce
qui l'a ouvert ? Oups, tu te rappelles ? Ouais.
Et tu t'es tirée en douce de la chambre. Oups, tu te rappelles ça ? Tu piques une
crise parce que je t'ai pas câliné ? C'est pas ce qui était prévu au départ
quand on a entamé notre relation ? C'est ce que tu voulais ?
Quoi ? C'est ce que je voulais ? Juste moi ?
T'es exactement comme les autres, Dylan.
Et ce qui est triste, c'est que j'étais convaincue que t'étais différent.
Différent de quoi ? Je suis pas ton mec, je suis ton ami.
À des amis comme toi, on s'en passe très volontiers.
Hé ! Tu viens de me bousiller ma montagne, je te remercie.
Monsieur,
vous n'avez pas le droit d'être là.
D'accord.
Tout va bien ? Ouais, ça va.
C'est pour moi ? Oui.
Et ça aussi.
Madison, veux-tu m'épouser ? Un peu que je veux, mon nougat.
J'aime New York.
Et moi, je t'aime.
Oh, regarde, l'Empire State Building.
Oh, regarde, la statue de la liberté.
Oui, allô, c'est Jimmy.
Comment ça ils se sont mis en contact avec lui ? Et alors, il est d'accord ?
Non, non, non, laissez, je l'appelle tout de suite.
D'accord.
Bonjour, c'est Dylan. Laissez un message.
Excusez-moi, je peux vous aider ? Oh, bonjour.
Où est Dylan Harper ? On shoot une photo pour la rubrique sport. Ah, c'est vrai.
Il avait un shooting.
Où c'est déjà ? Pardon, mais vous êtes qui ? Une des mannequins.
J'ai le corps parfait pour Photoshop.
Ici, ça devient plus anguleux.
Ici, plus long. Et ici, ça devient plus... Tiens.
Oui, et où est-ce que vous avez dit que c'était ? Le sport, c'est la dernière
occasion de rapprocher les gens entre eux, mon pote. Et je voulais qu'on fasse
des photos qui parlent de ça, de l'unification de tous les peuples à
travers le sport.
OK, on y va.
Ouais ! Magnifique ! Et maintenant, mettez votre bras autour du cou de l
'autre, comme si vous vous plaisiez, comme si vous vous aimiez. C'est trop
gay ? Un peu, oui.
Lâchez-moi des filles là-dedans ! Allez, mesdames ! Hop, hop, hop ! Les filles,
non ! Les filles ! Attendez, attendez, mes chéries.
Intercalez-vous, hein ! Un garçon, une fille. Un garçon, un garçon.
Qu'est-ce que tu fais ici ? T'as pris rendez-vous pour un nouveau boulot ? Tu
vas arrêter ? Non, c'est rien. Oui, j'ai eu un rendez-vous et après... J'arrive
pas à le croire.
Viens par là.
C'est comme ça que tu me le fais payer ? Quoi ? Tu sais que si tu vas pas au bout
de ton contrat, c'est moi qui me fais avoir.
Ah oui.
Si je décide d'arrêter, chose que j'ignore parce que j'en suis au stade du
rendez-vous pour l'instant, je te ferai un chèque pour ta prime.
Quelle que soit la somme, je paierai. Ça te va ? On est quittés ? Pourquoi tu m
'as pas dit que tu cherchais ? C'est personnel. Et puis, on n'est plus amis.
Tu me l'as bien fait comprendre.
Et oui, tout ce que je voulais, c'était tout ce que je voulais, c'était de
sauter. Tu te rappelles ? Ma meilleure amie, c'est ce que je t'ai fait croire.
Je me suis confié à toi comme je ne me suis jamais confié à personne.
Et quand le sexe a été fini, je t'ai invité à Los Angeles pour le week-end
pour te présenter à ma famille.
Je t'enverrai ton chèque si je prends le job. Ne te fatigue pas.
Et si tu le prenais dans tes bras ? Ouais, ouais, prends-le dans tes bras.
Voilà une jolie représentation du crime.
Si t'es dans le sale drap parce que t'as merdé...
Dylan, salut !
Papa arrive bien à l'aéroport de Newark ? Oui, il décolle à 9h, heure de chez
nous. 9h, il y a 5h de vol, 3h de décalage horaire, donc il arrive à... 32
? 17h.
Sois là à 17h, Dylan.
Ouais.
Comment va papa ? Ses pertes de mémoire augmentent.
Mais il y a aussi des moments où il est très lucide. C'est tout ou rien.
Ok. Ça va, Jimmy ? C'est fini.
Oh, Dylan.
On arrête d'en parler ? Fais pas l'idiot, s'il te plaît. Merci, Annie. Je
récupère papa demain à l'aéroport.
32h tapante. Je t'embrasse fin.
Je sais pas ce que j'ai. J'arrive pas à me motiver pour commencer à lui chercher
un remplaçant. Si jamais il part.
Mais tu veux que ta maman te conseille un amour ? Pas vraiment.
Ouf, je suis nulle pour ces choses-là. Mais ce que je sais, c'est que... D
'ailleurs, c'est d'un secret pour personne. En fait, tu vis dans la peur
de répéter mes erreurs.
Et tu n'as pas tort. Alors essaie de ne pas faire pareil. Tu sais combien d
'hommes dans ma vie j'ai trouvé vraiment parfaits ? 80.
1. 81 ? 1. C'était ton père.
Ça a été le plus formidable. Non mais c'est vrai, regarde-toi.
Tu es intelligente, tu es super, tu es drôle, fonceuse, tu as une beauté
vaguement orientale.
Tu peux être sûre que tout ça, ça vient pas de moi.
D'accord, mais sérieusement, maman, tu...
Tu te souviens vraiment pas de l'origine de mon père ? Ou c'est juste pour éluder
la question ? Un peu les deux.
Mais je suis presque sûre qu'il était eurasien.
Je pense qu'on a tout un prince charmant. Il suffit de le reconnaître
quand on le voit.
Maman, si c'est un prince charmant, on le sait, c'est tout. Mais ton prince
charmant ne va pas venir te porter secours en calèche. C'est pas ça que tu
veux. Non, tu vois, ce que tu cherches, c'est un homme qui soit un vrai
partenaire.
Avec qui tu affrontes la vie.
Il faut que tu mettes à jour ton compte de fées, ma biche.
Mon prince charmant.
C'est toi.
Maman.
Un fauteuil roulant, comme si j'étais invalidé.
Ça a été le voyage ? Je meurs de faim. Tu sais qu'ils ne servent plus à manger
en classe éco. Tu ne crois pas qu'avec leurs nouveaux avions qui volent
pratiquement tout seuls, ils pourraient virer le pilote et utiliser son salaire
pour en faire un pas chaud ? Exactement ! Viens, on va aller manger.
La technologie sur ces avions est très avancée. Tout est informatisé. C'est
comme jouer à un jeu vidéo.
Pareil.
Ça fait combien de temps qu'on attend ? C'est n'importe quoi.
Attends, je reviens.
S'il vous plaît.
Ça fait un moment qu'on m'attend.
Par peur. Oui, oui, vous êtes un thé. Les gens sont placés par ordre d
'arrivée. Oui, je comprends tout à fait, mais je suis avec mon père et il n'est
pas très en forme. Oh, je suis désolée.
Il n'y a pas moyen qu'on se mette à une table.
Je dois respecter la liste.
Désolée.
Papa ?
Papa
? Papa ?
Tu t'assois avec moi ?
Absolument.
Excusez-moi, monsieur, vous ne pouvez pas faire ça. Je peux avoir un steak à
point, s'il vous plaît ? Monsieur, vous êtes au délit grill.
Mettez-en deux.
Didi ? Didi ?
Papa
? Papa ? Qui
est Didi ? C'est juste une fille, quand j'étais dans la marée.
Elle...
C'était l'amour de ma vie.
Voilà.
Pourquoi tu m'en as pas parlé avant ? C'est pas le genre de choses dont on
discute avec ses enfants.
Et puis je vous ai, toi et Annie. J'ai aucun regret.
Raconte-moi.
C'était l'amour de ma vie. Et j'étais trop bête pour m'en rendre compte. Je l
'ai perdu à cause d'une chose tellement stupide que je m'en souviens même pas.
Je l'ai jamais oublié.
Et je crois que c'est une des raisons pour laquelle ta mère est partie.
Mes amis disaient que quand Didi et moi on se regardait, c'était électrique. Et
je l'ai laissé filer.
Je l'ai laissé filer. Parce que j'étais trop fier pour lui dire ce que je
ressentais réellement pour elle.
Je vais te dire une chose que j'aurais aimé savoir quand j'avais ton âge. Je
sais que t'as entendu plein de fois la vie est courte, mais je peux t'affirmer
que ça là, ce truc là, ça t'apprend que la vie est sacrément courte et que t'as
pas une minute à perdre.
La fille que j'ai amenée à la maison, elle est... Jamie.
Ouais, qu'est-ce que ça donne avec elle ? J'ai fait un beau gâchis. Il faut
réparer ça. Elle me parlera pas.
Mais peut-être qu'elle t'écoutera, il y a toujours un moyen. Si tu penses qu'il
y a une chance que ce soit la bonne, tu dois réparer ça.
C'est Annie qui t'a poussé à m'en parler ? C'est qui Annie ? C'est pour rire.
Quoi, j'ai pas le droit d'en plaisanter ? Je te jure, alors celle-là ? Je sais
pas quoi faire de route.
Allons-nous-en.
Tu finis pas ton steak ? On est que dans un aéroport, je peux laisser le steak.
Viens. Oui, bonjour, c'est Dylan Harper de chez GQ. On s'est vu il y a quelques
semaines.
Ouais, j'ai un grand service à vous demander. Oh, pardon monsieur, je suis
désolé. Non, non, c'est ma faute, vous m'avez surpris. Non, non, c'est ma
faute, ça va ? Ouais, ça va. Attendez, je vais vous aider.
Ah, merci, vous êtes gentil. De rien.
Allez, bon voyage. Oui, merci. D'accord, merci.
Non mais attends, arrêtez la putain ! Viens là bouffon, viens te battre. Qu
'est-ce que t'as contre moi ? Je t'ai vu dans ce bar avec Jamie. Comment une
fille aussi extraordinaire peut préférer ça à ça ? Ça fait des années que je veux
l'emmener à Baiseland cette petite garce. Je lui dirai bonjour de ta part.
Quoi ? T'en as oublié ?
Ça y est, on a un taxi, tu te dépêches ? Si je te croise encore, je t'arrache les
oreilles et je fais du bouillon cube avec les lobes. T'en as de l'imagination
? Je veux. Je vais monter dans mon taxi.
Moi, je vais faire de la soupe. Où est-ce qu'il lui prend, celle-là ? J'en
sais rien.
Eh ben, je critiquais Los Angeles, mais ici, la circulation, c'est pire. Il y a
un autre chemin pour aller dans le centre ?
Je te redonnerai ça, Tommy.
Mais j'y compte bien.
Non, j'allais en ville de toute manière.
J'ai un gala de bienfaisance ce soir. Un endroit super pour pêcher du beau gosse.
Ça va, papa ? Tu rigoles ? Un Chris Craft de 1937 ? Je pouvais pas rêver
mieux, mon grand. Oh ! Ouais, bonjour, c'est Dylan. On s'est rencontrés, c'est
ça. J'ai un immense service à te demander.
Mon numéro, la télécommande. Mon ami Dave qui habite en face, son four a
lâché, alors il va utiliser la cuisine. Ton ami Dave va utiliser la cuisine ou
veiller sur moi ? Phil.
Non, de quoi ? Comment porter un pantalon blanc à un barbecue ? Vous avez
devancé le Times ? Ça sent le poulet de zé ? Ouais, ouais, c'est ça. Tu la
salueras pour moi, tu veux bien ? À plus tard.
Salut Dave qui habite en face.
Salut monsieur Harper.
Comment vous portez-vous ? Maintenant on sait pourquoi vous êtes là.
Maman, je suis près de la sortie de Lexington.
Où tu es ? Je suis juste à côté du mec avec la cravate.
Mais il y en a des milliers avec une cravate.
Cherche celui qui est à côté de moi.
Tu ne fais jamais ce que tu dis, alors je devrais le savoir plus le temps.
Attends deux petites secondes.
Je ne pense pas que je pourrais venir, finalement.
J'ai rien à prévenir.
On se verra demain. Je t'attendrai sur l'escalier.
Celui qui est juste en face de toi.
Oh, mon Dieu.
Très bonne soirée, la biche.
C'est quoi ça ? C'est Closing Time, créé par Sunny Sonic.
C'est pas Third Eye Blind.
Tu te rends compte ? Non, pas la chanson, non ! Ça ! T'as dit que tu
voulais que ta vie soit comme dans un film.
Désolé, j'ai été obligé d'utiliser la vraie grande soundtrack fashion au lieu
de la fausse.
J'ai tout fait foirer.
J'ai eu peur.
Quand tu vois ce qui s'est passé avec mes parents, c'était normal d'avoir
peur.
Alors j'ai tout gâché.
Dès qu'il se passe quelque chose dans la journée, je me dis, il faut que je
raconte ça à Jamie, je ne peux pas m'en empêcher.
Quand j'entends quelqu'un jurer, je t'imagine en train de cligner des yeux.
Et quand j'entends qu'un enfant a été soigné pour un cancer, je prie pour que
ce ne soit pas par ce sac à merde de sale empoiré de cancérologue écolo qui t
'a largué. C'est formidable de soigner le cancer, bien sûr, mais en attendant,
je préfère que ce soit quelqu'un d'autre.
Viens là.
Hé, tu mens.
Mais tu mens, toi aussi.
Mais t'as pas tort, je suis perturbée, je sais. Mais moi aussi, qui ne l'est
pas ? C'est ce qui fait tout notre charme.
Ça et nos tatouages.
Non, non, non.
Tais-toi, c'est pas ce que tu crois.
Jamie, veux-tu redevenir ma meilleure amie ? Qu'est-ce qui se fait, toi ? Je
suis d'accord.
Mais un prince charmant dit ce genre de conneries. Lève-toi.
Écoute, je suis tout à fait capable de vivre sans coucher avec toi.
Même si c'est un challenge.
Hé, j'ai besoin de ma meilleure amie.
Parce que je suis amoureux d'elle.
Mais alors à une condition.
Ce que tu veux.
Embrasse-moi.
En public ? Devant autant de monde ? Je t'ai pas demandé non plus.
Vous pouvez rentrer chez vous maintenant !
Ok.
Bon.
On fait quoi maintenant ? Notre premier rencard.
Ok.
Oh, c'est pas vrai ! T'as commandé un cheval et une calèche ?
C'est... c'est pas pour toi.
Ah, encore heureux. En fait, j'ai peur des chevaux, ça me fait flipper.
C'est vrai ? Ouais.
Et alors, tu viens d'où ? De la banlieue de Chile à Défis. Hum, intéressant.
Moi, je suis de Los Angeles.
Je viens d'arriver à New York.
Intéressant, je t'ai pas posé la question, mais continue. Je suis tout
excité. C'est mon premier rendez-vous avec toi, alors... Et pourquoi t'es venu
à New York ? Merci, c'est...
Et puis merde !
Sous-titres par Jérémy Diaz
C'est
parti.
... ... ... ... ...
Hey bae, you know what, get off in about 10 minutes, get the hook up after the
show. Yeah, sing!
I can tell that we're gonna be friends.
Sous-titrage ST' 501
Générique, générique, générique. Et maintenant, le bêtisier.
Parce que si les acteurs se sont bien amusés, ça doit être vachement drôle.
Regarde, toute l'équipe se marre.
C'est pas moi, c'est eux. C'est pas moi, c'est eux.
C'est mon passage préféré.
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