All language subtitles for Union Pacific 1938

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Original subtitles

PRÉAMBULE - La légende d'Union Pacific est le drame d'un pays jeune, endurant,

prodigue et invincible, conquérant grâce à une voie ferrée

les terres sans fin de l'Ouest.

Car l'Ouest est l'Empire de l'Amérique, et hier seulement,

Union Pacific était l'Ouest.

WASHlNGTON - Vers la fin de la guerre de Sécession.

Construire un chemin de fer si long est un rêve fou.

Nous vivons à une époque merveilleuse.

Un chemin de fer d'Omaha à la Californie ?

On serait aussi bien de voler.

Mais le Président Lincoln l'appuie.

C'est la folie la plus monumentale

jamais conçue par l'Homme.

Dans ce grand pays qu'est le nôtre,

qui voudrait de ce chemin de fer

qui débuterait aux confins de la civilisation

et qui parcourrait onéreusement la nature ?

Qui, je vous le demande, mis à part un petit groupe

de financiers opportunistes, de politiciens égoïstes

et d'ingénieurs fanatiques ?

M. le Président. M. le Président.

Le Sénateur laisse-t-il la parole à l'homme de Californie ?

Je n'ai pas fini, M. le Président.

J'aimerais lire

un passage d'un discours de feu Daniel Webster à ce sujet.

Prononcé dans cette pièce même.

''Qu'espérons-nous de cette étendue vaste et sans valeur,

''cette région de sauvages et de bêtes féroces,

''de déserts et de montagnes sans fin ?

''Qu'espérons-nous faire de 4800 km

''de côtes rocheuses mornes

''sans aucun port ?''

- Sans aucun port ? - Silence !

La baie de San Francisco est assez grande pour toutes les flottes du monde.

Sa parole contre celle de Webster.

M. le Président. M. le Président.

M. Sargent.

Messieurs. Ce Sénateur instruit demande :

''Qui voudrait de ce chemin de fer ?''

Laissez-moi vous le dire.

Ce pays, rendu infirme par quatre ans de guerre, le veut.

Une grande artère

par où circuleraient l'or et l'argent de l'Ouest

pour remplir les coffres vides de l'Est.

Des céréales et du bétail

vers un Sud déchiré par la guerre. Et des milliers d'hommes,

libérés des deux armées,

le veulent pour le travail et le salaire qu'il apportera.

Et les marchands du monde entier

qui ont besoin d'une route plus courte vers l'Orient, ils le veulent.

Messieurs,

je vous demande d'accepter cette requête pour un chemin de fer

qui nous unira à jamais, l'Est et l'Ouest,

comme un seul peuple.

M. Ames,

je veux voyager sur ce chemin de fer

dès que mon mandat de présidence prendra fin.

M. Lincoln a eu la vision de construire ce chemin de fer.

Vous, messieurs, devez avoir la vision de nous aider à le financer.

Franchement, M. Ames, ma seule vision

est celle de beaucoup d'argent gaspillé dans ces prairies.

Bonne journée, messieurs.

ll y a plus que le profit au coeur de ce projet.

Ce chemin de fer est l'avenir des États-Unis.

Le long de ses rails, de nouvelles villes vont s'épanouir.

N'y a-t-il pas de danger que Central Pacific,

qui construit vers l'est en Californie, atteigne Ogden en premier

et vous exclue de la vallée de Salt Lake ?

Le Président Lincoln a sagement décidé

que Central Pacific ne construirait pas hors des frontières de la Californie.

lci, où nos rails rejoindront les leurs.

Général Dodge,

en tant qu'ingénieur en chef d'Union Pacific,

êtes-vous certain qu'un chemin de fer long de plus de 1600 km

puisse être construit dans une telle étendue sauvage ?

- Oui. Oui. - Mon frère Oliver et moi

parions notre fortune, sur la parole du général Dodge,

que cela peut être fait.

Quelle part de votre fortune, M. Ames ?

Nous soutiendrons Union Pacific jusqu'à notre dernier souffle.

Vous êtes enthousiaste.

J'ai promis à M. Lincoln de mener cela à bien.

- M. Lincoln est mort. - Mais ma promesse ne l'est pas.

Splendide, M. Ames, splendide.

Je commence à imaginer une moisson en or grâce à ces rails de fer.

Alors vous êtes avec nous ?

Oui, je suis avec vous.

Merci.

Merci, M. Barrows.

Au contraire, c'est moi qui vous remercie de m'avoir montré la fortune

qu'il y a à faire avec Union Pacific. Bonne journée, messieurs.

- Bonne journée. - Bonne chance, général Dodge.

- Bonne chance. - Au revoir.

Au revoir, monsieur.

Qui est Barrows ?

L'homme le plus riche de Chicago.

C'est lui qui fait la loi, là-bas.

Ça m'étonne qu'il vous appuie.

Que pensez-vous qu'il se passerait si Central Pacific

construisait jusqu'à Ogden, dans la vallée de Salt Lake ?

Ça sonnerait la dernière heure d'Union Pacific.

Exactement.

ll a dit que Lincoln s'était arrangé pour que Central

- arrête à la frontière de la Californie. - Lincoln est mort,

et il y a des gens à Washington qui veulent la perte d'Union Pacific.

- Chacune des lignes peut avoir sa station. - Non, Whipple.

Vous ratez l'essentiel.

Union Pacific n'a l'autorité de construire

- que jusqu'à ce qu'il rencontre Central. - Et ?

Et si Central devait traverser Ogden en premier

et rencontrer Union dans les étendues sauvages des montagnes Wasatch...

- Oui. - Exactement.

Union aurait 1600 km de rails

et un terminus vers l'Ouest au milieu de nulle part.

Splendide.

Nous vendrons les parts d'Union et achèterons Central.

- Nous ferons des millions, M. Barrows. - Une occasion en or.

- En or pur. - Oh, oui. Tout à fait.

Mais si Union Pacific arrivait à Ogden d'abord ?

Ça ne se produira pas, Whipple.

Je vous l'assure.

Ça ne se produira pas.

GAZETTE DE LA POLlCE

Cet homme veut vous parler, patron.

M. Barrows.

Amenez une bouteille de champagne très sec.

Oui monsieur, très sec.

Asseyez-vous.

Oh ! Rose...

Asseyez-vous.

Nous n'avons pas eu le plaisir de vous voir ici avant, monsieur...

Jolie décoration.

Cet endroit est unique à St-Louis.

Vous avez dû ramener l'idée du Panama.

Du Panama ?

Votre biographie a été écrite par la meilleure agence de détectives à Chicago.

Que voulez-vous, monsieur ?

- Comment va mon partenaire ? - Très bien, monsieur.

M. Campeau,

dans le passé, vos activités ont toujours été, comment dire,

sans importance.

Pensez-vous pouvoir gérer la plus grosse entreprise de paris en Amérique ?

Pensez-vous pouvoir gérer 10 000 ouvriers,

avec beaucoup d'argent,

dans des étendues sauvages ?

À leur fournir de l'alcool

et tous les passe-temps inventés par le diable ?

Pensez-vous pouvoir les maintenir ivres et mécontents, mois après mois ?

Parlez.

Pardonnez-moi, M. Allen.

M. Campeau voudrait vous voir dans l'autre pièce.

Excusez-moi, messieurs. Al. Al Brett,

remplace-moi.

C'est ta donne.

ll faudrait garder votre tente, avec ses divertissements, au bout des rails

à mesure qu'ils vont vers l'Ouest

et vendre aux ouvriers tous les ennuis qu'ils peuvent acheter. Vous serez protégé.

- Quelle est ma part ? - Aucune. Vous gardez tout.

Et vous suivez mes ordres.

Quel genre d'ordres ?

lls n'auront qu'un seul but : retarder.

Tout ce à quoi vous pouvez penser

pour retarder la construction du chemin de fer d'Union Pacific.

Pourquoi pas ?

Plus ça prendra de temps, plus je ferai d'argent.

M. Barrows, voici mon partenaire, Dick Allen.

ll était dans l'armée de l'Union

et c'est un excellent tireur.

ll sera très utile, je vous l'assure.

J'ai conclu un marché important avec votre partenaire.

Nous quittons Saint-Louis.

- Pour où et pour quoi ? - Pour l'Ouest, M. Allen,

pour l'excitation et le profit.

D'accord. Je suis de la partie.

Où est mon verre ?

Tenez. Je ne bois pas.

Non ?

Je ne prends jamais le verre d'un autre.

Ça porte malheur.

Eh bien, messieurs,

portons un toast à...

quoi que ça puisse être.

PENDANT TROlS ANNÉES COURAGEUSES... ... Les lndiens rougissent les rails

du sang des ouvriers. Mais les RAlLS continuent d'avancer !

lls font naître dans leur sillage des villes bruyantes, sans lois,

et combattent la main cachée qui tente de freiner leur progrès.

Au printemps de 1868....

le premier train part vers l'Ouest, en destination de Cheyenne.

C'est ce peuplier dont vous le gavez.

ll le mangera pas.

Ça lui fait mal à la chaudière.

Hé ! Monahan.

J'te remplace un peu, Monahan. Au cas où tu t'endormirais ?

Mollie Monahan, veux-tu bien descendre de là, sinon un lndien

te tuera avant que j'aie le plaisir de le faire.

Je t'ai apporté à souper.

Tu pourrais tomber, et je devrais arrêter le train.

Si t'étais même la moitié de la fille attentionnée

que cet engin est pour moi...

Tais-toi. Voici ton souper.

Dieu du ciel. Qu'y a-t-il dedans ? Des goupilles d'attelage ?

Des cartouches. J'ai oublié de les mettre dans ta valise.

Retourne dans le wagon de queue, coquine.

Encore 20 heures jusqu'à Cheyenne,

et je dois me sustenter de poudre et de plomb.

Je pense que tu as mangé de la dynamite.

- Bonsoir, M. Barley. - Bonsoir, Mollie.

Fermée.

- Je la veux ouverte. - Non. Fermée.

J'ai dit ouverte.

Écoutez, madame...

Je veux de l'air frais.

Bien sûr, et vous l'aurez, à travers le crâne.

Les lndiens adorent tirer vers les fenêtres où il y a de la lumière.

Cette dame, elle est comme la femme que j'avais à Omaha.

Tu sais, ma femme, elle est si méchante,

elle aboie comme les chiens, mais moi,

- qu'ai-je fait ? - Tu l'as épousée.

Oui, ça, c'est sûr.

Elle cuisine des frijoles.

Les meilleurs au monde.

Mollie.

Mais j'ai regardé à côté

et j'ai vite épousé ma femme à Santa Fe.

La meilleure coupeuse de bois au pays.

Ça, c'est sûr, la meilleure.

Mais un jour elle s'est fait mordre par un serpent à sonnette.

- Vraiment ? - Oui.

- Le docteur est arrivé à temps ? - Non, elle était déjà morte.

- Ta femme ? - Ma femme ?

Non, non, le serpent. Ma femme...

Ma femme, le lendemain, était si fâchée qu'elle a mordu son frère.

C'est vrai,

et toute sa famille est empoisonnée.

De toute façon, j'étais déjà à Yuma

et là, j'ai épousé Carmelita.

Pourquoi l'avoir épousée, elle ?

Tu penses pour cuisiner ?

Non. Pour couper du bois ? Non.

Alors, que faisait-elle ?

Elle...

Oh, oui. Carmelita est vraiment bien.

Oui.

Hé ! Qu'est-ce que t'en sais ?

Leach, qu'est-ce que tu fais là ?

Je te cherchais.

Le général Dodge veut nous voir dans son wagon.

À ce rythme, Leach, le général Dodge ne vivra pas assez longtemps.

Un nouvel expert médiateur va monter à bord, près d'ici.

Merci, Sergeant. Bonne chance.

Le général Dodge est à bord, monsieur ?

Oui. Si vous êtes Jeff Butler, il vous cherche.

J'irai le voir dès que je serai présentable.

Oui. On se salit, à galoper dans la prairie.

Les compagnons de Campeau sont dans ce wagon, Mollie.

Des serpents à sonnette.

Aucun serpent qui se respecte ne voyagerait avec eux.

Mollie.

Mollie Monahan.

Dick.

lls m'avaient dit que tu ne reviendrais pas cette année.

Tu pensais te débarrasser de moi si facilement ?

Quelque chose est mort.

Calme-toi.

On l'enterrera quand le temps viendra.

J'ai pensé à toi à chaque instant.

C'est facile à dire, mais difficile à croire.

- Mon père... - N'aime pas les joueurs.

Moi non plus.

Et pourtant, tu vas rouler tout le monde à la Fin des Rails.

Épouse-moi et je retrouverai le droit chemin.

Tu n'as pas changé du tout.

Sauf peut-être pour le pire.

Tu es amoureux d'elle et de ses trois soeurs.

Tu as les cartes dans le sang.

Et toi dans le coeur.

Continue avec tes flatteries. Tu mourras les cartes en main,

mais tes quatre dames ne suivront pas ton cortège.

Toi, le suivrais-tu ?

Ce serait mieux que de marcher à tes côtés jusqu'à l'autel.

Toutes les cartes du monde ne valent pas un de tes doigts,

avec une bague.

- Je devrais retourner au wagon de queue. - Non. Pas encore.

Tourne-moi le dos.

Ferme les yeux. Les deux.

Tourne la tête.

C'est pour te réchauffer le coeur jusqu'à ton mariage.

Oh ! Ce n'est pas pour moi.

- Pas s'il ne te fait pas. - Oh, il me fera.

C'est la plus belle chose au monde.

Mais beaucoup trop extravagant pour la fille d'un pauvre mécanicien.

Pas que Monahan soit un pauvre mécanicien. ll est le meilleur, mais...

Je crois que la fille d'un bon mécanicien peut avoir

aussi froid que la fille d'un pauvre mécanicien.

Et un joueur peut t'aimer autant qu'un saint.

Autant accepter les faits.

Central Pacific ne s'est pas arrêté à la frontière comme convenu.

lls ont passé les Sierras et ont inspecté

jusqu'à Salt Lake et à Ogden.

- Et ? - On avait une entente !

Le diable est contre nous !

Qu'arrivera-t-il aux gens qui ont investi leur argent ?

Ruinés. Et nous aussi.

Nous atteindrons Ogden en premier.

- Central y sera dans 10 mois. - Nous y arriverons dans 9 mois.

Regardez la carte, général Dodge.

Nous n'avons construit que 830 km en trois ans.

Et nous sommes encore à 800 km d'Ogden.

- Et nous y serons avant eux. - Quoi ?

Passer les Rocheuses et les Wasatch avec les lndiens volant nos vivres ?

Seuls les lrlandais pourraient y arriver.

Et même d'eux, je doute.

- Bonnes ou mauvaises nouvelles ? - Bonnes.

ll y a eu un conseil à Broken Bow.

Red Cloud dit : ''Les lndiens laisseront la voie

''si les Blancs laissent les lndiens en paix.''

Le capitaine Butler a servi pendant la guerre. On l'a embauché.

Voici vos deux employeurs.

- Gén. Casement supervise les ouvriers. - Ça va ?

- Comment allez-vous ? - M. Reed.

Dis-lui ce que tu fais, Sam.

J'évite que les poseurs de rails dépassent les niveleurs,

que les niveleurs dépassent les équarisseurs,

que les équarisseurs rattrapent les ponts et les tunnels,

et que l'asile de fous me rattrape, moi.

Mon travail, monsieur ?

Établir et maintenir l'ordre tout le long de la voie ferrée.

Le médiateur, hein ?

Oui, et Dieu sait qu'on en a besoin.

Quel est le pire problème ?

Sid Campeau.

Son whisky, ses cartes et ce qui va avec suivent la Fin des Rails

- comme des vautours. - Ça nous coûte une vie par jour.

Des hommes drogués, volés, assassinés.

Des équipes dérangées par des agitateurs.

Leach Overmile et Fiesta vont travailler pour vous.

lls vous diront comment agit Campeau.

Je ne crois pas avoir besoin de gardes du corps.

Ah, non ? C'est sûr que vous en aurez besoin.

Vous nous croyez incompétents ?

Non. Ce n'est pas ça, je...

Nous avons beaucoup d'expérience, capitaine.

Nous avons été les gardes du corps

des deux derniers médiateurs jusqu'à

la minute même où ils ont été tués.

On va bien s'entendre.

Je n'ai qu'une seule question, général.

- Oui ? - Quelle est la limite ?

ll n'y en a aucune.

Notre ville est sur rails, alors il n'y a pas de loi civile, ici.

C'est vous, la loi. Et c'est à vous de détruire ce qui nous retarderait.

- Ce sont les seuls ordres. - Bien, monsieur.

Ma foi, il m'a l'air d'un jeune homme très bien.

J'espère qu'il vivra assez longtemps pour qu'on fasse connaissance.

- Hé ! Qu'est-ce qui bouge ? - Vous.

- Moi, vraiment ? - Oui.

Vous êtes sur un volant de frein à main et à un coup de sifflet, il faut le tourner.

Vous vous occupez de tout ce train seul ?

Les passagers ne doivent pas être sur la plateforme quand le train bouge.

Les passagers. Moi ?

Pauvre pied tendre.

Le nouveau médiateur vous cherche, M. Campeau.

Pour quelle raison ?

Je l'ignore. Mais il vient par ici.

Gardez un oeil dessus.

Al.

Al Brett, Cordray.

Rose, toi et Mame feriez mieux d'aller à l'autre bout du wagon.

Une dame ne peut jamais se reposer.

Une dame n'a pas besoin de repos.

Assieds-toi et garde les yeux ouverts.

Dick.

Assieds-toi et fais-toi discrète.

Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

Campeau va avoir de la visite.

C'est lui.

Attendez ici.

Un peu seul, mon beau ?

- Jeff Butler. - Dick.

- Vieille branche. - Ça fait longtemps.

La dernière fois que j't'ai vu, à Philadelphie...

- À Baltimore... - Oh, un instant.

On fêtait notre libération de l'armée à New York,

on a refait surface à Philadelphie.

Je t'ai couché à Baltimore et me suis levé à Washington.

Des amis d'armée, hein ?

Si ce n'était pas de lui, je serais mort.

Jeff, voici Sid Campeau.

J'ai entendu parler de M. Campeau.

Voici M. Brett et M. Cordray. Le capitaine Butler.

- Bonjour. - Bonjour.

Bonjour.

Je n'en reviens pas. Que fais-tu ici ?

J'travaille pour la voie ferrée.

- À faire quoi ? - Je suis chef assistant de...

Un nom compliqué pour dire médiateur ?

Peut-être.

Alors nos chemins vont se croiser souvent.

Pour un certain temps.

Je voulais avoir une petite discussion avec vous.

Peut-être devriez-vous avoir une petite discussion avec votre ami d'abord.

Dites à vos compagnons qu'ils peuvent relaxer quelques instants.

Bon vieux Jeff.

C'est ma place, et voici Mlle Mollie Monahan. Jeff Butler.

Assieds-toi, Jeff.

Jeff et moi avons combattu et saigné ensemble, à la guerre.

Vous n'avez quand même pas gagné la guerre à deux ?

Presque.

- Sid Campeau, c'est un bon ami ? - Sid ?

C'est mon partenaire.

Tu ferais mieux de te trouver un autre partenaire, Dick.

Je l'ai peut-être déjà trouvée.

Vous voulez une autre gifle, M. Butler ?

Chérie, peux-tu gentiment te calmer

- et retenir tes deux petits poings. - lls ne sont pas petits.

On ne peut affronter Mollie et survivre.

La receveuse de poste à Fin des Rails.

Les yeux et la langue de 1000 hommes qui ne savent ni lire ni écrire.

Elle appartient à la voie ferrée.

Même si on dirait que c'est la voie ferrée qui lui appartient.

Et Campeau ?

Quoi ?

Une partie de mon travail est de l'éloigner des rails, lui et sa bande.

Non, tu ne peux pas faire ça, Jeff.

N'essaie pas.

On a traversé bien des épreuves ensemble, Dick.

On a dormi sous la même couverture, mangé dans la même assiette.

Range-toi à mes côtés encore une fois.

Non, je maintiens ma position.

Eh bien, nous serons dans des armées différentes, ce coup-ci.

Crois-tu que j'aurai un jour la corde au cou ?

Peut-être.

C'est une bien drôle de manière pour deux amis de se saluer.

- Qu'est-ce que c'est ? - Hé ! Regardez.

Le petit lndien fait la course avec le cheval de fer.

Monahan va faire exploser sa chaudière si l'lndien garde ce rythme.

- Allez, petit lndien. - Pleine vapeur, Monahan.

- ll est beau. - Allons, Bessie.

Je parie 5 $ que je l'ai du premier coup.

D'accord.

- ll va nous dépasser. - Non, impossible.

Pourquoi a-t-il fait ça ?

- Quel dommage. - Mon argent.

Ce n'est rien. Pourquoi...

Attention, Brett.

Hors du chemin.

Non, Dick.

Que tout le monde reste assis.

Continuez de manger, M. Campeau, avec les deux mains.

Sers-toi de tes pieds.

Espèce de vermine.

Un à la fois, messieurs, chacun aura son tour.

- Le voilà. - Qu'est-ce qui se passe ?

- Qu'est-ce... - Vous devez arrêter le train.

Un de mes hommes en est tombé.

- Tombé ? Où ? - Ne tirez pas sur cette corde.

- Mais M. Campeau a dit... - Ce train n'arrête pas.

D'accord.

Ce coup de feu n'a pas tué qu'un lndien.

ll a tué une dizaine d'hommes blancs, scalpé et torturé femmes et enfants.

Un lndien mort de plus ou de moins, ça fait quoi ?

L'Armée les tue depuis des années.

L'Armée ne tue pas des lndiens par plaisir, Campeau.

Et vous non plus.

ll va être assez impopulaire.

Pas avec moi.

LE BAR DE CHEYENNE

Chemin de fer d'Union Pacific

Allons, en avant.

POSTES AMÉRlCAlNES THÉ et GALETTES DE PATATES

- Merci bien. - Bonjour, Shamus.

Bonjour, Paddy.

J'espère avoir des nouvelles de ma femme, Mollie.

Je n'ai pas de lettre pour toi, Paddy.

Pourquoi ne la fais-tu pas venir ?

ll ne me manque que 20 $ pour son billet.

Je vais à la Grande Tente pour le gagner.

Paddy, espèce d'idiot. On ne gagne pas chez Campeau.

Je ne peux pas perdre.

Ce matin,

j'ai trouvé ce trèfle dans la Bible qu'elle m'a envoyée.

Les trèfles ne sont pas pour ce genre de chance.

Attends de voir.

Votre argent sera toujours assez bon pour la Grande Tente.

Entrez, mes amis.

Si vous ne voulez pas prendre de risques,

il y a beaucoup de danse, à 1 $ le couple.

Un dollar le couple, et on fournit la belle musique.

Entrez, mes amis, et tentez votre chance.

Ne t'appuie pas sur ma chaise, ça porte malheur.

Ce n'est pas la bonne carte. Tu l'as prise du bas.

Redis-moi ça.

Je vais assommer ta tête de tricheur.

- Reste où tu es. - De mes propres yeux,

je t'ai vu la prendre...

Espèce de canaille.

La musique.

Elle s'est arrêtée en même temps.

Je ne peux rien pour lui.

- Où est son fusil ? - ll n'en avait pas,

et n'aurait pas pu tirer s'il en avait eu un.

- Qui s'est fait tuer ? - Un ouvrier irlandais.

- ll est déjà mort ? - Je ne sais pas.

- Qui était-ce ? - Oh ! Quel dommage.

C'était Paddy O'Rourke.

- D'un côté, messieurs, je vous prie. - Doucement.

Paddy.

Paddy O'Rourke.

La lettre, Mollie. Elle est arrivée ?

La lettre ?

De Nora.

Oui, Paddy.

La lettre de Paddy.

Peux-tu me la lire ?

Bien sûr, Paddy.

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Paddy, mon chéri,

mon...

mon coeur est si plein d'amour pour toi,

qu'il en déborde par mes yeux.

Tu es un mari si impatient, Paddy,

mais après tout le travail et les tracas,

nous serons de nouveau ensemble.

Et il n'y aura pas de nuit

ni de jour entre nous,

du tout.

''Pas de jour

''ni de nuit entre nous.''

Nora.

Un homme a été assassiné ici, et rien ne sera fait.

ll est venu d'un pays lointain,

pour faire sa part en construisant la voie ferrée.

C'était une belle et bonne chose, pour nous.

Et qu'allez-vous dire à sa veuve, vous qui menez ce...

cet enfer sur roues ?

Voilà ce que c'est.

Un enfer sur roues qui prend la vie d'un homme chaque jour de l'année.

Voici pour sa veuve. Qui d'autre ?

Allez, les lrlandais, dans le chapeau.

Douze, rouge et pair.

- Ne touchez pas à cet argent. - Pourquoi pas ?

- J'avais gagné la mise. - Peut-être.

La partie n'était pas finie, hein ?

- Non. - Non.

- Quel était le jeu de Paddy ? - Celui-là.

Un brelan.

Prenez-en une.

Du dessus.

Quinte brisée. Paddy gagne.

- Mollie Monahan. - Gardez la main sur la table, Cordray.

Je suis bien élevé. Je vais ramasser ça pour vous.

Ça appartient à la veuve de Paddy.

Leach ! Ramène Mollie chez elle.

- Comme tu veux, Jeff, mais ces hommes... - Allez.

C'est une belle chose que vous avez faite, M. Butler. Je vous remercie, pour Paddy.

Allons, Mollie.

Décampez de Cheyenne, Cordray, et éloignez-vous du chemin d'U.P.

Vous parlez beaucoup, l'ami.

Vous devriez vous taire.

Si vous n'avez pas quitté la ville dans 1 h,

l'un de nous se taira pendant longtemps.

Allons, Jeff.

Allons prendre un verre.

D'accord.

Numéro deux. Noir, pair.

As-tu des yeux derrière la tête ?

- Content que votre miroir soit propre. - ll l'a vu dans le miroir.

Docteur ! Allez chercher le docteur !

Quand Jeff tire, c'est plutôt le croque-mort qu'il faut.

Allons, les gars ! À la vôtre !

Continuez à jouer, les gars.

Tourne la roulette, Joe.

Fais tourner la roue, Tom.

Le train pour Fin des Rails

part dans cinq minutes.

- Allons, Terry. - Pas moi. Je reste ici.

Moi aussi.

Le train pour Fin des Rails !

- Allons-y. ll faut y aller. - Non, restez un instant.

Allez, bande d'ivrognes. Retournez travailler.

Tous à bord !

Consommations gratuites pour tous, mesdames et messieurs !

C'est notre tournée !

Train pour Fin des Rails.

ll y a peu de gens à bord de ton train, Jeff.

lls y seront.

Tu vas vider la tente tout seul ?

Peut-être.

J'aurais jamais cru qu'un verre d'alcool te fasse cet effet.

S'ils se mettent à tirer, dis-le moi.

Je serai là, au black jack.

Zut, je savais que je raterais tout.

Où est ton porte-bonheur ?

Quoi, cette pépite d'or que j'ai trouvée en Californie ?

Je l'ai ici, quelque part.

Je la garde toujours dans cette bourse.

La voilà, dans la cinquième poche, Jeff.

Je vais te dire comment je l'ai trouvée.

Comment sais-tu que c'est du vrai ?

- Que sais-tu sur les pépites ? - Doutes-tu que ce soit de l'or ?

Je me demande s'il y a un vétéran ici qui sait reconnaître de l'or.

Moi.

Regardez ça.

Oui, c'est bien de l'or. D'où ça vient ?

Leach l'a trouvée à Fin des Rails.

- Fin des Rails ? - Un peu à l'ouest de là.

De l'or.

À Fin des Rails ?

- De l'or ? - Qui en a trouvé ?

- Qui parle d'or ? - D'or ?

Comment ça, de l'or ?

De l'or !

Qui a dit : ''or'' ?

ll y a de l'or à Fin des Rails !

- ll a trouvé de l'or ! - De l'or ?

Le train pour Fin des Rails. Tous à bord !

ll y a de l'or à Fin des Rails.

Revenez, idiots ! ll n'y a pas d'or ! Revenez !

SALOON DE LA GRANDE TENTE

Voie ferrée d'Union Pacific

Embarquez-les sur le train et gardez-les là.

- Entendu. - D'accord, Jeff.

Allons, Charlie. ll démarre !

Les coups de feu sont terminés, Dick. Où étais-tu ?

Tu as un point d'avance sur moi, l'ami.

ll a le dos très large.

N'est-ce pas ?

Mais on ne l'aura pas avec un fusil. ll est trop rapide.

ll me faut Duke Ring.

Je cherche la belle receveuse de poste d'Enfer sur Roues.

- À quel sujet ? - Au sujet de l'un de ses petits doigts.

Celui qu'elle t'a mis dans l'oeil à la première rencontre ?

Non. Pas celui-là.

Laisse-moi les voir tous.

- C'est dommage. - Qu'ont-ils ?

Pas de bagues.

- lls vont prendre froid. - Des bagues !

- Ça ne pousse pas sur les arbres. - Oh, non, pas sur les arbres.

Mais il y a une herbe connue sous le nom de Bagus clochedemariagus.

Eh bien, ma foi.

C'est encore un de tes sales tours, mais mon Dieu, qu'elle est belle.

Cultivée tout spécialement pour ce doigt.

Non. Tu vas tirer une cloche d'église de sous le prochain rail.

Alors, garde-là jusqu'à ce que ton doigt change d'idée.

C'est trop de...

C'est trop tentant, mais...

je dois te remercier pour l'offre.

Attends. Et à quoi pense le capitaine, là ?

Hé !

- Hé ! Un instant ! - Bonjour.

Qui vous a donné la permission de prendre mon chariot ?

J'ai cru qu'il était à la voie ferrée. Salut, Dick.

C'est à moi, pour livrer le courrier à Fin des Rails.

- Vous allez à Fin des Rails ? - Oui.

Moi aussi !

Ça te fait deux points d'avance, l'ami.

Ne pouvez-vous pas parler sans fusil à la main ?

Peut-être.

Vous avez fait du beau travail en quelques mois, M. Jeff.

Ramener un peu d'ordre le long de notre droit de passage.

Ça doit rendre très fière votre dame à...

à Boston.

C'est votre femme ?

Non.

Mais on dirait que vous lui portez beaucoup d'affection.

- Est-elle très belle ? - Oui, très belle.

- Et elle vous aime beaucoup ? - Beaucoup.

Alors, vous allez livrer votre courrier ?

Le vent me l'a arrachée des mains.

ll semble qu'un mot d'elle soit plus important que votre travail.

Oui. C'est ma mère.

Oh, je suis désolée, M. Jeff, et j'ai honte aussi.

Retournez ! Retournez au chariot !

Mon Dieu, dans quoi nous sommes-nous embarqués ? Allez, Jeff, courrez !

Là, vous aurez amplement le temps de lire la lettre.

Oui. Si les bisons ne veulent pas faire un tour.

Votre mère se soucie beaucoup de vous, il me semble.

Avec toutes ces batailles et ces tueries dont vous vous mêlez.

Je l'ignorais quand j'ai commencé.

Qu'ignoriez-vous ?

Non, ça ne vous intéresserait pas.

Capitaine, je deviens complètement folle à essayer de vous comprendre.

- Je peux fumer ? - C'est ce que je veux dire.

Les manières d'un gentleman, le sourire d'un garçon et la vitesse d'un tireur.

Alors, comment vous êtes-vous embarqué dans une carrière de mort et de malheur ?

Je ne pouvais choisir entre être pirate ou pompier, alors je suis devenu ingénieur.

À conduire des engins ?

Allez-vous-en.

Non, à construire des ponts, par exemple.

Mais alors la guerre a commencé...

lls avaient plus besoin de vos fusils que de vos ponts.

Mes rêves se sont envolés en fumée.

Alors nous avons beaucoup en commun, M. Jeff.

Comment ça, Mollie ?

Nous voulons tous les deux des choses qui ne nous veulent pas.

Tu semblais avoir ce que tu voulais avant de monter sur ce chariot.

Oh ! Dick.

- Ah ! Tu trouves que je flirte beaucoup. - Eh bien ?

Ne sais-tu pas que flirter devient aussi naturel pour une femme

que se battre pour un homme ?

Une fille commence à se faire belle, pour voir si elle en a le pouvoir.

Puis elle se met à chercher, comme un bagarreur en cherche un autre,

pour trouver l'homme le plus dur à conquérir.

Mais ce n'est jamais l'homme qu'elle veut,

c'est le plaisir de l'avoir à ses pieds.

Jusqu'à ce que le bon homme arrive et lui donne une bonne leçon.

C'est l'homme de ses rêves.

Et l'homme qu'elle embrasse.

Les bisons sont presque tous partis, et nous devrions y aller aussi.

Nous aurions pu en harnacher deux pour qu'ils nous tirent jusqu'à Fin des Rails.

Mettez-y de l'énergie !

Prends ce rail, mon gars, tu nous ralentis.

Si j'étais ta mère, j'aurais honte du peu de force que tu as.

C'est le whisky que t'as bu à Cheyenne,

pas le travail que tu fais, qui te donne si soif.

- Allons, plus vite ! - Tout va bien, Dusky ?

Si ça va bien ?

Qu'est-ce qu'il y avait avec les fous que tu m'as envoyés l'autre jour ?

Pourquoi ?

lls se sont mis à chercher de l'or partout dans les collines.

lls ont trouvé bien du fer, hein ?

Et ils en posent 5 km par jour, qu'ils soient payés ou non.

ll paraît que les galonnards de la voie ferrée vont venir nous voir ?

Pour l'inspection. Le général Grant est avec eux.

ll récolterait beaucoup de votes à la prochaine élection s'il avait nos paies.

ll les aura.

Allons. On avance.

- En voici une à poster. - Donne.

- Mollie, ma cousine de Cork a écrit ? - Non.

- Du courrier, Mollie ? - Désolée.

- Une lettre ? - Non, Mme Cassidy.

Mon Dieu ! Qui est mort ?

Mme Hogan, il paraît que vous avez accouché, hier.

- Oui, d'un beau garçon. - Ne devriez-vous pas être au lit ?

J'avais bien envie d'y rester ce matin,

mais il y avait la lessive à faire, alors je me suis dit :

''Ce n'est pas le moment de jouer les malades.''

Comment allez-vous l'appeler ?

- Union Pacific Hogan. - C'était l'idée de votre mari ?

Mike ? ll est en route vers Cheyenne pour fêter.

Le garçon sera déjà grand quand Mike dessoûlera.

Des lndiens ! Faites entrer les enfants !

Des Peaux rouges !

À vos postes, messieurs ! Préparez-vous !

Ne tirez pas avant qu'ils approchent.

lls ne sont que deux.

Et on dirait mes hommes.

Ça sera pire que les lndiens.

Reprenez le travail, mauviettes,

ou je vais vous enfoncer ma pioche dans le derrière.

Au travail, sales chiens !

On a beaucoup de problèmes ce coup-ci, Capitaine.

Vous connaissez Andy Calahan, le contremaître du camp des niveleurs ?

Oui. Qu'y a-t-il ?

Rien, sauf qu'il est mort.

Comment ?

Un dénommé Duke Ring a perdu patience avec lui.

Oui. Maintenant, personne ne travaille.

Mais ils doivent travailler.

On ne peut pas poser de rails sans niveler.

lls sont plusieurs centaines à réclamer leur paie,

alors on n'a rien dit.

Je vais aller rendre visite à M. Ring. Je reviens au coucher du soleil, peut-être.

Vous devriez nous emmener avec vous. Ce contremaître est vraiment mort !

Dusky ! Dusky Clayton !

Me prêtez-vous ces chevaux pour aller au camp des niveleurs ?

- Vous ne devriez pas aller là. - Merci.

- Désolé, Mollie. - Hé ! Que faites-vous ?

Eh bien, nom d'un chien !

Pour quoi travaillez-vous ?

Ce n'est pas pour l'argent, car vous n'en recevez pas.

Vous travaillez pour votre sueur ?

C'est tout ce que vous en retirerez.

À moins qu'un lndien arrive et vous arrache la tête.

Donne-moi ça.

C'est Duke Ring.

Tu n'auras pas besoin de ça.

Oakes Ames détesterait voir ce qu'on fait à ses pelles.

Attends ici.

C'est du suicide, affronter ces hommes.

- Peut-être. - Jeff.

Personne n'a pu faire entendre raison à un autre

en lui mettant une balle dans la tête.

Peut-être as-tu raison.

Quoiqu'il arrive,

ne t'en mêle pas.

L'idiot n'est même pas armé.

Bonjour, les gars !

Où est votre contremaître ?

C'était un brave homme.

Cette brute a pris sa place ?

Qu'est-ce que tu vas faire, l'ami ?

Rien, M. Ring,

si ces hommes sont assez idiots pour croire un menteur comme vous.

Un menteur, vous dites ?

On vous a payé ces deux derniers mois ou pas ?

- Non. - Non.

Bien sûr. Votre paie arrive. La mienne aussi.

On aura jusqu'au dernier sou qui nous est dû.

Vous n'êtes pas payés pour rester assis

à regarder M. Ring briser des pelles.

Alors, au travail.

C'est plein de bon sens.

Vraiment ?

Je tuerai le premier à déplacer une pelletée de terre.

Tu vas repartir d'ici les pieds devant, l'ami.

Je ne suis pas là. Je suis ici, M. Ring.

Je te vois, espèce de sale policier de voie ferrée.

Toujours ici, M. Ring.

Par ici, M. Ring.

Eh bien, les gars, voici votre tyran.

Personne ne peut vous forcer à travailler.

Mais si vous ne voulez pas,

allez-vous-en et laissez la place à ceux qui veulent travailler.

- Les gars, il est 1 h. - C'est encore plein de bon sens.

- Qu'est-ce qu'on attend ? - Allons, les gars.

Allons, amenez vos pelles.

Du balai, Ring.

Et ne passez pas dire au revoir à Campeau.

Bon Dieu, quel homme.

Vous le voyez ?

La dernière fois que je l'ai vu, je lui tirais dessus dans un champ de bleuets.

Ce sont de belles paroles, mais toujours pas de paie.

Une telle mesure serait désastreuse, général Grant.

Notre crédit est étiré au maximum.

Quelque chose, impensablement hors la loi, plane au dessus de nos têtes,

ici, à la Fin des Rails.

C'est un complot monstrueux déterminé à détruire la voie ferrée.

Maintenant, M. Barrows propose d'inspecter à l'ouest de Laramie.

Des ingénieurs de renom m'ont avisé que notre route actuelle n'est pas pratique.

J'aimerais mieux suivre les conseils d'un vieux bison.

Un bison ? Allons, Général.

Ce chemin de fer empiète sur une piste de bisons.

Ces animaux se déplacent beaucoup, M. Barrows.

J'en ai jamais vu changer de cap pour des raisons d'argent.

On ne peut changer de parcours et arriver à Ogden avant Central.

Ma seule préoccupation, général Grant, est de construire cette voie ferrée.

M. Barrows veut 145 km additionnels de voie ferrée.

Si c'est le cas, je dois démissionner en tant qu'ingénieur en chef.

Mais, général Dodge...

Le gouvernement s'attend à ce qu'on finisse la voie ferrée comme convenu.

ll s'attend aussi à ce que général Dodge garde son autorité.

M. Ames.

Combien d'argent vous faut-il pour payer les factures immédiates ?

Au moins un million de dollars.

Cette voie ferrée semble vous tenir vraiment à coeur, M. Barrows.

Je suggère que vous prêtiez l'argent à M. Ames.

- Un million de dollars ? - Oui.

Pour l'Union Pacific.

Je crois que c'est un privilège de servir la voie ferrée

et le prochain Président des États-Unis.

Le premier versement sera envoyé avant la fin de la semaine.

Général. Messieurs.

Merci, Général. Merci.

ll faut de l'argent pour traverser ces montagnes avec du fer.

Puis-je vous demander du feu, l'étranger ?

Bien sûr.

Un versement d'argent arrive par train spécial, mardi soir.

- Les paies ? - Oui. Je préfère qu'elles n'arrivent pas.

Combien ?

200 000 $ de mon argent. Je veux en récupérer la majeure partie.

On s'en occupe.

Merci pour le feu, l'étranger.

Cet argent appartient à Barrows.

Alors ce n'est pas un vrai braquage.

Jeff Butler le sait-il ?

S'il ne le sait pas ?

Y a-t-il une raison pour ne pas tuer cette ignoble vermine ?

Jeff et moi ne sommes pas partenaires à ce jeu.

Je le tuerais

aussi vite que lui me tuerait.

Mais ne l'insultez pas.

Vous devriez l'insulter un peu.

À cause de lui, toute la ville se moque de vous.

Oui, il...

il a deux points d'avance sur moi.

Mollie a l'air de le penser.

Vous voulez me provoquer ?

Une fois que j'aurai volé les paies,

personne ne rira plus.

Sauf moi.

- Salut, Art. - Bonjour, Jeff. D'où viens-tu ?

- De Laramie. - Qu'est-ce qu'il y a, là-bas ?

Rien. Demain, ce sera une ville.

lls démontent Cheyenne à l'instant et la chargent sur les wagons.

Du thé, pendant que je reprise les pantalons de Monahan ?

Non, merci. Mais je m'assieds sur ton balcon jusqu'à ce que le spécial arrive.

Un train spécial ? Qui est à bord ?

- Beaucoup d'argent. - Jeff, pas les paies ?

Je danserais de joie.

J'ai connu des balcons plus tranquilles.

Et tu as eu de la meilleure compagnie dessus, je parie.

Pas de meilleure compagnie.

Je vais ignorer tes menteries et être reconnaissante.

ll n'y a pas de menteries entre nous, Mollie.

Je me demande si j'aurai un jour un autre balcon que celui-ci.

Un jour, tu auras ta maison ancrée sous toi.

Je ne sais pas.

Je n'ai jamais vécu sans roues sous ma tête en m'endormant.

Tu vas repriser des bas pour un homme heureux avant longtemps.

J'espère que son coeur ne sera pas loin des rails.

Et où penses-tu passer tes années de vieillesse ?

Je n'en aurai sans doute pas.

Ne dis pas ça.

La nuit en devient épeurante et le vent en devient froid.

Touche ma main, elle est glacée.

Avec mon travail, Mollie,

un homme ne peut pas trop planifier son avenir.

Peut-être quand la voie sera achevée...

Comment ça, le vent est froid ?

ll n'y a pas de vent.

Ce n'est pas un vent ordinaire. C'est celui sur lequel volent les sorcières.

ll amène le malheur.

Si vous faites des promesses pour l'avenir,

vous tenez beaucoup pour acquis.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Eh bien, ça pourrait juste être une promenade en chariots de foin,

mais huit des meilleurs tireurs de Campeau ne sont pas à la Grande Tente.

- Dick est avec eux ? - Je pense que oui. ll n'est pas là.

- Hé ! Jeff ! - Oui.

Huit chevaux sont partis du corral de Campeau.

- Peux-tu les retracer ? - ll paraît qu'ils sont allés à l'est.

Peut-être que les lndiens ont organisé un pique-nique.

- Le train des paies. - C'est ce que je pensais.

Mollie, cours au bureau de télégraphe.

ll faut arrêter le train à Pine Bluff.

- Leach, trouve un wagon plate-forme. - Oui.

Mets nos chevaux dessus et recrute des hommes.

Pas de problèmes. On va s'amuser ce soir.

Mon Dieu.

Le train est passé à Pine Bluff voilà dix minutes

en accélérant pour Pole Creek Divide.

- Calvin, trouve le répartiteur en chef. - Prends le manipulateur, Mollie.

- Essaie Egbert Siding. - Non. C'est fermé après 18 h.

Peut-être que Joe joue au solitaire. Continue d'essayer.

À plus tard.

Que Dieu soit avec toi, Jeff.

On y va, Clancey !

- Laisse les pièces. C'est trop lourd. - Pas pour moi.

Et voilà les fanaux.

On ralentit.

Un train arrive de l'ouest !

Bon, les gars. On dégage.

On se sépare ! Chacun pour soi.

Choisissez chacun un homme.

On s'amuse bien, hein ?

- Ça dépend. - Oui.

Que diable...

Dis à Campeau d'envoyer deux hommes à ce wagon. Cours !

Bien sûr.

Pourquoi jeter ce sac par ma fenêtre ?

Cache ça, ou il va y avoir un meurtre sur ton balcon.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Vite. - Eh bien...

Bonjour, Jeff. Où est le feu ?

- Un cavalier est passé par ici ? - Oui.

On voit encore sa poussière.

Tu pourrais le rattraper,

en te dépêchant un peu.

Merci.

Tu es ici depuis longtemps ?

J'attends une tasse de thé et un baiser de Mollie.

Je me joins à toi.

Pour le thé.

Entrez.

Bonjour, Mollie.

Alors, vous êtes tous les deux.

- On peut lui donner du thé ? - Oui, bien sûr. Mais...

- Es-tu arrivé au train des paies à temps ? - Non.

Qu'est-ce qui est arrivé ?

- Qui a brisé ta fenêtre ? - Oh ! Je...

Monahan doit être de retour.

Non, un ivrogne a simplement lancé sa bouteille vers la lune.

Qu'as-tu fait avec ?

- Avec quoi ? - La bouteille.

Je pense que vous êtes tous deux un peu fous.

ll y avait bien du monde à la Grande Tente, Dick ?

Je ne sais pas. J'étais à Fin des Rails.

Le sol à Fin des Rails est du gypse blanc.

Tu as la même poussière sur tes bottes que moi.

- Elle est rouge. - Comme une rose, hein ?

Plutôt comme le sol là où le train a été braqué.

Ne me dis pas qu'ils se sont enfuis avec l'argent.

Tu aurais dû demander au cavalier qui est passé par ici.

Dis donc, c'est vraiment sérieux, pour la voie ferrée.

Où étais-tu, Jeff ?

Buvez votre thé, vous vous sentirez mieux tous les deux.

- Combien ont-ils pris ? - Un plein sac de courrier.

Un sac de courrier ?

Buvez votre thé et arrêtez de le regarder comme s'il contenait des balles.

lci, Mollie, on ne sait jamais où on va trouver une balle de fusil.

C'est vrai. On ne peut même pas faire confiance à ses amis.

Bonsoir.

Vous n'avez pas de lettres, je ne vous sers pas de thé,

et on ne veut pas former un quatuor masculin.

Un braquage de train a contrarié le capitaine Butler.

Dommage, l'ami. Quelqu'un vous a roulé ?

Peut-être.

Tu t'es rafraîchi, Jeff, maintenant tu devrais aller...

poursuivre les bandits.

C'est un bon conseil.

Peut-être.

- Tu as perdu quelque chose ? - Non.

Je pensais trouver la bouteille qui a brisé la fenêtre.

Vous savez, un dénommé Pullman

a inventé un nouveau type de lit qui se plie, comme ça.

La curiosité est un vilain défaut, Jeff.

Tu ferais mieux de dire bonsoir.

- Pourquoi ? Tu t'en vas ? - Non.

Mais toi, oui. On est chez Mollie, et elle t'a demandé de partir.

Arrêtez de vous disputer, tous les deux.

Je n'ai jamais vu deux destins aussi bizarres.

Assieds-toi et écoute ce que le sort te réserve.

Les petites feuilles, elles sont toutes croches.

Elles parlent de vie et d'amour, d'espoir et de deuil.

Les feuilles de thé me diront-elles ce qu'il y a dans ce wagon ?

Non.

Non, elles...

Elles t'avertissent de t'en aller,

sinon tu auras un aller simple pour un long voyage.

Que vois-tu dans la mienne ?

Une fille avec des yeux irlandais ?

De ta taille ?

Non, je vois deux cornes et une queue fourchue.

Je sens ce vent froid des sorcières, Mollie.

Si on mettait du bois sur le feu ?

Attention où tu mets ta main, l'ami.

C'est ta deuxième erreur, Dick.

- Quelle était la première ? - Faire venir de l'aide.

- Qu'attends-tu, Dick ? - Tire.

Dick, attends.

Veux-tu...

Veux-tu regarder ça ? Ce cercle dans ta tasse.

- Ça a l'air d'un noeud coulant ? - Non.

Ça a l'air d'une bague.

- Une bague de mariage ? - Eh bien, peut-être,

mais n'en parlons qu'après le départ de Jeff.

A-t-elle l'air de celle-là, qui est faite pour le troisième doigt de ta main gauche ?

Eh bien...

Si ce médiateur finit par sortir de chez moi,

je te le dis, c'est... C'est oui.

Mollie.

Dick était avec moi toute la soirée, à vouloir me demander en mariage.

- Dick était avec toi ? - Oui.

Alors, tu veux bien rentrer chez toi ?

Ou attends-tu plutôt qu'on s'embrasse ?

- T'as entendu, l'ami ? - Oui.

J'ai entendu.

Je te jure qu'il n'y a pas d'argent ici à part 6,70 $

dans la caisse, et je garde les épargnes de Monahan

cousues dans le matelas.

Le jures-tu sur la petite croix que tu portes ?

Oui, je...

J'ai dû la perdre.

Mais je jure sur ce que j'aime sur cette terre

et par tout l'amour en moi

et...

Va-t'en, Jeff, il n'y a rien dans ce wagon que tu voudrais.

Je pense que c'est vrai.

Mollie, ma chérie, tu étais superbe.

Le coeur me bat encore dans la gorge.

- Où l'as-tu caché ? - Mon coeur ?

Non, je sais où il est. Je parle du sac des paies.

Le sac des paies ?

Qu'est-ce que je ferais avec le sac des paies ?

Arrêtez de mentir. Rendez-le alors qu'il est temps.

Vous menacez une Monahan ? Si je le savais, je me tairais.

Ne lui fais pas de mal, Mollie.

Bon, sortez, tous les deux.

Dites à Campeau que j'arrive.

- Je ferais mieux de rester vous aider. - Je l'ai porté longtemps sans votre aide.

Dehors.

D'abord c'est mon coeur, et là, mes genoux.

- Où Monahan garde-t-il son fort ? - Sur la tablette.

Peux-tu faire ta valise ?

Pourquoi as-tu fais ça, Dick ?

Nous avons notre vie ensemble pour en parler.

Et si on allait voir s'il y a

des lacs de la couleur de tes yeux en lrlande ?

Arrête de m'embobiner et dis ce que tu as à dire.

Ou si tu préfères rester en Amérique,

il y a New York, Saint-Louis, San Francisco.

Et il y a le wagon du général Casement sur ces rails, en face.

- Que veux-tu dire ? - On rend tout. Jusqu'au dernier sou.

Je ne t'aiderai pas à dévaliser la voie ferrée, qui est comme ma famille.

Tu es folle, Mollie.

Sais-tu ce qu'il y a dans ce sac ?

Du champagne, des carrosses, des belles robes

et du bon temps pour le reste de nos vies.

ll y a presque 200 000 $ en liquide.

Utilise ta cervelle.

Penses-tu qu'on pourrait faire 1 km avec ?

Jeff Butler te soupçonne. Toute la voie ferrée va te poursuivre.

La seule chance de sauver ta peau est de le rendre toi-même.

- Moi ? - Toi.

Ou tu vas danser au bout d'une corde, ce ne sera pas beau.

Pas pour une mariée le jour de ses noces.

Je t'aime, Mollie.

Je te crois.

Mais on ne parlera pas de mariage si tu ne fais pas ce que je demande.

C'est la première fois que je liquide des as pour une reine.

- Où est l'argent ? - Tu es assis dessus.

Personne ne savait que l'argent était à bord du train sauf vous, Casement et moi.

Et Campeau.

- Comment l'a-t-il su ? - Je l'ignore.

Le partenaire de Campeau est votre ami, non ?

ll l'était.

Je veux ces paies, Butler.

Ou je veux votre démission.

Bonsoir, messieurs.

Désolée de vous interrompre, Général, mais ceci vous appartient.

- Ah ? Qu'est-ce ? - Les paies.

- Les paies ? - Quoi ?

- D'où ça vient ? - Eh bien, j'étais...

- Comment savez-vous ce que c'est ? - À cause des trous.

Je tirais donc pas si mal que ça.

Oui, ça explique tout.

Le pauvre bandit voulait s'enfuir et l'a laissé tomber,

- avec vos balles dans le dos. - Les balles n'ont pas traversé le sac.

- Où l'avez-vous trouvé ? - Bien, M. Allen et moi prenions une marche,

- la lune est si belle ce soir... - Laissez la lune.

Depuis quand êtes-vous avec elle ?

Depuis trop peu de temps.

Attention, Allen. Nous allons pendre le coupable.

Sans blagues.

Mollie, où as-tu trouvé ça ?

Je ne me rappellerai de rien

si vous continuez de me bousculer de la sorte.

Continuez.

Nous amenions du thé chez le vieux O'Shaughnessy...

Le vieux O'Shaughnessy

ne boit que du whisky pur depuis la guerre de 181 2.

Sauf quand il a des douleurs au dos,

alors il met une part de thé dans sept parts de whisky.

- Mlle Monahan, c'est la vérité ? - Pas tout à fait.

En fait, nous allions chez le père Ryan pour parler de notre mariage.

- Votre mariage ? Vous deux ? - Oui, montre-lui ta bague, Mollie.

J'attends de savoir où vous avez trouvé cet argent.

Sur les rails, près du wagon de Mollie.

- Près ? - À un jet de pierre.

- Ou de bouteille ? - On l'a bien rapporté,

- non ? - Oui.

Avant même d'avoir parlé au père Ryan de notre mariage,

demain matin.

- Oui. - Mollie, tu mérites une médaille pour cela,

et des félicitations.

Le Général a raison, mais le mariage doit être ce soir.

- Mais rien ne presse. - Oh ! Que si.

Nous allons vers Laramie,

et l'église sera sur un wagon dans deux heures.

- Tu seras le garçon d'honneur, l'ami ? - Le capitaine Butler a du travail.

Je veux trouver celui qui a braqué le train, Butler.

Oui, monsieur.

J'espère que tu la mérites, Dick.

On vous est tous reconnaissants.

Mollie, que peut-on faire pour toi ?

Je vais vous le dire.

On lui fait des noces qu'on n'oubliera pas de sitôt.

Je ne voudrais pas vous déranger.

- Attendons... - Déranger ?

- Je vous conduis à l'église moi-même. - C'est peu.

Elle a sauvé nos peaux.

Mollie, tu as sauvé la voie ferrée.

L'église part sur le prochain train, George.

Hé ! Passez-nous votre marteau.

- Défaites cette maison. - Bien, Donovan. Allez, O'Toole.

Ne prenez pas toute la semaine.

- McGukkin dort dur, hein ? - Mort ou vif, il déménage.

Dieu du ciel ! Si vous voulez entrer, pourquoi ne pas passer par la porte ?

Laisse ça, Mike. Tout part pour Laramie.

- Où est Laramie ? - Ce sera là où on posera cette ville.

Allez, les gars, on fait ce pâté de maisons. Le toit suivra.

C'est bon, Sullivan.

Allez, tout ce pâté de maisons.

Où est-ce que Jeff Butler amène ces ouvriers ?

Je l'ignore, mais ils ont l'air déterminé.

- Qu'est-ce que c'est ? - Les lrlandais arrivent.

- Jake, offre-lui un verre. - D'accord.

Continuez comme si de rien n'était.

Bonjour, Campeau.

ll paraît que vous allez à Laramie.

Et après ?

Allez dans le coin, retournez-vous et gardez vos mains en l'air.

Allons. Vous avez de la visite.

Si vous criez, je vous balance ma hache !

Allez par là !

Je vais mettre ma hache dans un crâne.

Ne touchez pas à vos fusils.

Ne me bousculez pas !

Sortez ces sales lrlandais de mon établissement.

lls sont venus vous aider à déménager.

Fiesta, amène M. Campeau là-bas.

- Après vous. - Une fois pour moi, Jeff.

Leach, surveille la porte.

Allons, les gars. Consommations gratuites pour chacun.

Personne ne boit, Jake.

Ne sais-tu pas que les lrlandais boivent trop ?

Je l'apprends à l'instant.

Qui a braqué le train, Campeau ?

Comment le saurais-je ?

Qu'a-t-il dit, Fiesta ?

ll dit que très bientôt, il vous dira tout.

Très bientôt.

ll manquait huit chevaux de votre corral. Où étaient-ils ?

Je l'ignore. Quelqu'un a dû les emprunter.

- T'as entendu, Fiesta ? - Oui. Très bien, même.

J'ai entendu.

ll dit qu'il pense savoir qui a pris ces chevaux.

- Qui a pris les chevaux ? - Je ne sais pas.

Je ne suis pas sorti de la tente ce soir.

Écoutez, Butler.

Vous et votre acolyte égorgeur ne pouvez m'intimider.

ll t'a traité d'acolyte égorgeur.

ll me connaît bien.

Qui menait ces hommes ?

Butler, vous creusez votre propre tombe.

- C'est plutôt Dick qui a creusé la vôtre. - Je n'ai pas vu Dick.

Alors vous ne saviez pas qu'il a rendu l'argent à la voie ferrée.

J'ignore de quoi vous parlez.

ll vous a trahi et s'est rangé avec nous, Campeau.

C'est ce qui arrive quand on choisit un homme amoureux.

- Vous mentez. - ll a rendu les paies à Casement.

J'ai vu Dick lui donner une bague, et elle a promis de l'épouser.

C'est vous qui avez été roulé cette fois-ci, Campeau.

Maintenant, vous parlez.

D'accord. Qu'est-ce que ça me fait ? Je n'étais pas là.

Oui. Dick a braqué ce train.

- En quoi ça me concerne ? - En rien.

Mais vous venez avec moi. Vous aussi.

Je viens.

Ça fera drôle, d'être à Laramie sans vous.

Ne prenez pas votre mouchoir, Brett.

Servez-vous de votre manche pour vous essuyer la bouche.

- Leach, la mule est prête ? - Oui.

Toi et Fiesta, amenez tous ces donneurs dehors et commencez.

- Oui. - Et n'oubliez pas ce rat.

Oui, on va bien s'amuser avec lui.

Pour chaque claquement du fouet de ce bâtard,

je mettrai une balle dans votre sale peau de verrat.

Sortez de sous cette table, vous !

Dusky Clayton, à toi de jouer.

Ne me touchez pas.

Crachez dans vos mains, les amis, et donnez un bon coup.

- Oui ! - Oui !

J'espère que Dick ne vous trouvera pas, Butler.

Je veux vous achever moi-même.

ll y a un train pour l'est ce soir, Campeau. Soyez à bord.

Si on vous revoit ici, on vous tirera dessus immédiatement.

Du vent !

- Allons, Jeff, joignez-vous à nous. - Pas le temps. Je vais à un mariage.

Bon, les gars, attelez-les.

Arrêtez !

Vous choisissez : soit vous déguerpissez en 30 secondes,

soit on vous enterre en 30 minutes.

Je ne peux pas chevaucher comme ça.

C'est peu confortable, oui, mais les lndiens ne vous surprendront pas par derrière.

Hé ! Vous ne pouvez pas nous faire ça.

Hue, la mule.

Oubliez la mule. Je m'en vais.

- Pour le meilleur et pour le pire. - Pour le meilleur et pour le pire.

Acceptez mes meilleurs voeux de bonheur, Mme Allen.

Merci, mon Père.

- Félicitations. - Merci, monsieur.

- Dick. - Bonjour, Jeff.

- Tu es venu embrasser la mariée ? - Non. Je suis venu te chercher.

- Tu as des fusils. Pas moi. - C'est dommage pour toi.

- Vous avez des preuves, Butler ? - Oui, Campeau a parlé.

Tu fais une chose terrible, Jeff.

Et pour quoi ? lls ont eu leur argent.

Le soldat qui montait la garde n'a pas retrouvé la vie, Mollie.

Un meurtre ?

Dick serait en sûreté, n'eût été de moi. Je l'ai embarqué là-dedans.

- Viens avec moi, Mollie. - Non.

La voie ferrée n'est pas indulgente avec les voleurs, Mme Allen.

Allez, Dick.

C'est une courte lune de miel que tu m'offres.

ll n'y a pas d'autre solution, Mollie.

Puis-je donner un baiser d'adieu à mon mari ?

D'accord.

Si tu voyais la douleur dans mon coeur,

tu comprendrais bien des choses, mais je...

Je connais la voie ferrée et je...

La fenêtre, Dick ! Vite !

Non. Ne tirez pas dans cette foule.

- Qu'a-t-il fait ? - ll a braqué le train de paie.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Dick Allen s'est enfui.

Eh bien, ma foi.

- Leach, va chercher des chevaux. - Non, Jeff.

Allez à Laramie. lls auront besoin de vous, là-bas.

Leach et Fiesta vont rester ici pour s'occuper d'Allen.

C'est mieux comme ça, je pense.

Peut-être.

À Laramie, vous ferez vos valises

et rendrez votre wagon au directeur.

Vous ne travaillez plus pour la voie ferrée.

Ça fait beaucoup de manteaux d'hiver, dans la prairie.

Espérons que la locomotive n'en heurte pas.

Mes excuses, Mme Allen.

C'est une manière honteuse pour un mari de rentrer chez lui.

Je vais me nettoyer un brin avant de te dire bon matin.

Une belle nuit de noces.

Sous un wagon, avec un plancher entre moi et ma femme.

Tu ne vas pas me donner du plomb pour déjeuner, non ?

Tu ne devrais pas être à bord de ce train. Jeff Butler est là.

- Jeff ? - Dans le wagon de queue.

Tu prends un gros risque, à être ici.

- Toi, tu es bien ici, non ? - Je ne sais plus où je suis.

N'aie pas l'air si triste.

Me voilà, beau et propre, à te réclamer un baiser.

Je t'aimais avant, Mollie.

- Mais après hier soir... - Dick, je dois te le dire.

Je ne ressens pas pour toi ce qu'une épouse devrait après son mariage.

Les jeux sont faits, Mollie.

- Je suis le mari trouvé dans ta tasse de thé. - Je sais.

Jusqu'à ce que la mort nous sépare, mais...

- Je te demande juste un peu de temps... - Du temps ?

Je l'emprunte déjà au diable.

- Pourquoi devrais-je attendre ? - Je vais te le dire.

Sais-tu pourquoi je t'ai épousé si vite ?

Oui.

Pour empêcher Brett de tirer dans le dos de Jeff.

Tu m'as épousée en sachant ça ?

Je te prendrai comme je peux t'avoir.

Écoute-moi, Dick, je...

J'ai aimé Jeff depuis que je l'ai giflé dans le train d'Omaha,

puis je t'ai épousé et je resterai ta femme, mais...

Ne commence pas en m'obligeant à te détester.

Tu ne me détesteras pas, Mollie.

Tu vas m'aimer.

Mon Dieu. Qu'est-ce que c'était ?

Fais attention. C'est une expédition guerrière.

Qui est-ce ?

Ce sont des Sioux, et ils sont nombreux.

Que Dieu me pardonne de prendre des vies humaines. Les diables rouges.

- Tu vas bien ? - Je ne sais pas. Je pense que oui.

C'est notre chance. Si on s'éloigne d'ici, ils nous auront pas.

- Je vais trouver Mollie. - ll est trop tard pour l'aider.

Peut-être.

Vite, idiot, avant qu'ils nous voient.

Je te souhaite bonne chance.

WAGON DE QUEUE 14

Non, ne tire pas.

Tu vas les mener droit vers nous.

Qu'est-il arrivé au wagon de queue, selon toi ?

J'espère qu'il va bien.

Jeff !

Doux Seigneur.

Ma foi...

- Bonjour, l'ami. - Mes prières ont été exaucées.

Nous devons êtres les seuls survivants.

- Combien de balles as-tu ? - Deux pour le pistolet.

Environ 16 pour la carabine.

- Peut-on avoir de l'aide ? - Si on pouvait télégraphier à Cheyenne.

- Les fils sont coupés ? - Non.

Mais on n'a rien pour signaler.

M. Calvin m'a montré comment signaler sans manipulateur.

- Comment ? - Un don du ciel.

Les fils sont près de la fenêtre. Coupes-en un et passe-moi ton fusil.

Quand je le coupe, tire l'autre bout par le toit ouvert.

Par ton entrée privée ?

Où est mon tisonnier ?

D'accord, essaie.

- Qu'est-ce que je dis ? - Cheyenne.

- ll y reste quelqu'un ? - Leach et Fiesta.

lls te cherchent.

De quoi riez-vous, M. Calvin ?

Un opérateur qui a dû prendre un coup, Alida.

- Quand on est ivre, on ne devrait pas... - Attends.

Va chercher Leach et Monahan. lls sont dehors.

Les lndiens ont arrêté le Numéro 1 1, près de Skull Rocks.

C'est Mollie qui appelle à l'aide !

M. Monahan ! M. Overmile !

M. Monahan ! M. Overmile !

Ça fait presque une heure, notre message n'a pas dû passer.

Mais oui, il est passé.

lls ont dû amener des soldats de Fort Russell.

Vous entendez ? L'aide arrive !

Un lndien sonne la cloche de la locomotive brisée.

Voilà à manger. Nous ne mourrons pas l'estomac vide.

Jeff.

lls arrivent par ici.

Que penses-tu ?

On réessaie, Mollie.

Continue d'envoyer le message.

Nous n'aurons aucune chance s'ils nous voient.

Et si nous...

C'est fichu.

Prends ce fusil, Mollie.

Vas-y, Dick.

Comme au bon vieux temps, non ?

Oui, sauf que tu n'étais pas marié alors. Faisons une barricade.

Plus vite, plus vite !

Encore du bois. Tu l'affames.

J'espère que la chaudière va tenir.

Sors pour pousser, si tu veux.

Mollie va bien, Monahan. Jeff est à bord de ce train.

Cette chaudière, elle...

Elle ne se remplit jamais.

Pourquoi dois-je recharger les fusils au lieu de tirer ?

Parce que tu as gaspillé une balle sur l'lndien en bois.

Oui, qu'avais-tu contre lui ?

Vous blaguez pour me remonter le moral,

car vous savez que personne n'a eu le message.

Mais oui, ils l'ont eu.

Je n'en suis pas si sûre.

Jeff, derrière toi !

Hé ! Regardez là !

Le chevalet de Dale Creek est en feu, Leach !

Continuez, Monahan, ça va aller.

On va brûler après notre mort, autant se pratiquer tout de suite.

On y va.

Le pont de Dale Creek est en feu, Major !

Vous avez vos pantalons d'amiante ?

Pleine vapeur !

Couchez-vous et couvrez-vous la tête !

À plat sur la figure, ou tes femmes ne te reconnaîtront pas.

Nom de Dieu !

Hé ! Ma veste est en feu !

- Eh bien, enlève-la ! - Enlève-la !

Ce n'est rien.

Tu sais, j'ai une femme à Yuma.

Elle...

Ma moustache.

Ma moustache n'est plus là. Ma moustache !

De toute façon, je ne l'aimais pas.

ll y en a une là-dedans et aucune pour celle-ci.

Combien en as-tu ?

Trois.

Assez pour tout le monde.

Tu ne les laisseras pas me prendre vivante, hein, Jeff ?

Non.

Peut-être devrais-tu nous faire l'honneur,

avant qu'ils réalisent que nous n'avons plus de munitions.

Fais-le pendant que je ne regarde pas.

C'était ma dernière.

Je vais dire une prière pour nous.

Vous avez entendu ?

- Quoi ? - Le sifflet.

Jeff ! Dick !

Vous ne l'avez pas entendu ?

Ou suis-je si près de l'autre côté que j'entends des choses ?

Continue avec ta prière, Mollie.

Mollie, ma chérie.

Là ! Vous ne l'entendez pas ?

C'est le vieil engin de Monahan. C'est McPherson.

Je reconnais son sifflet.

- Tu l'entends, Jeff ? - Oui.

Allons, Monahan. Bon vieux Monahan.

C'est son vieux cheval de fer. Je reconnais son hennissement d'ici à Omaha.

Oh, Jeff !

En avant !

À l'assaut !

Les lndiens s'enfuient !

- Dick ! - Pas tous !

Mon Dieu, ils attaquent le wagon.

Ouste !

Allez-vous-en !

Ouste !

Mollie.

Mollie, ma chérie.

Elle est gravement blessée, Jeff.

- Je vais l'amener au médecin de l'armée. - Non, pas avec ce bras.

- Je vais la porter. - Non, tu ne le feras pas.

Va à Skull Rocks. J'irai te donner des nouvelles ce soir.

Non, je ne la laisserai pas.

Elle est à moi. C'est ma femme.

Quand Leach et les soldats arriveront, tu seras un homme mort.

Tu es encore recherché, Dick.

Mollie, ma chérie.

- Bonjour, l'ami. - Bonjour, Dick.

Comment va-t-elle ?

Le médecin a dit qu'elle va s'en tirer.

Dieu merci.

Mais il lui faudra du temps pour se remettre sur pied.

Et tu ne me laisseras pas la voir ?

Dick,

tu as combattu à mes côtés souvent.

On a traversé beaucoup d'épreuves,

on a volé le même poulailler, on a grugé le même os.

Mais tu es de l'autre côté dans cette bataille,

et la prochaine fois que je te vois sur le terrain d'Union Pacific, je devrai...

As-tu une allumette ?

Ta conscience ne te reprochera pas de m'avoir laissé partir ?

ll y a des vivres et des couvertures dans le sac de ce cheval.

Je ne serai pas arrêté pour vol de cheval, quand même ?

ll appartenait à un lndien. ll n'en aura plus besoin.

D'accord.

D'accord. J'y vais.

Tu vas où ?

Chez Central Pacific.

Tu vas les aider à nous damer le pion ?

Oui.

Je vais les aider comme j'ai aidé Union Pacific.

Tiens. Tu en auras besoin.

- Ne t'en sers pas pour jouer aux cartes. - Merci.

- ll y a des munitions dans le sac. - Merci.

Tu es le meilleur, l'ami.

Mais tu es amoureux de Mollie...

et n'oublie jamais qu'elle est ma femme.

Je pourrais l'oublier. Mais pas elle.

Quand Central rejoindra les rails d'Union, je serai là, et, Jeff,

ni toi, ni Union Pacific, ni le diable en personne

ne pourrez m'éloigner de ma femme.

Je détesterais devoir te tuer avec ton propre fusil.

Je serai là, Dick.

Oh ! Jeff...

Tu perds ton temps avec Campeau.

L'homme qui se cache derrière est Barrows, le banquier.

Merci.

- Adieu, Dick. - Adieu, l'ami.

Trente jours ? Nom de Dieu ! On ne peut en perdre un seul.

Le sol dans ce tunnel est gelé plus dur que de la roche. On ne peut creuser !

ll faut dynamiter le passage sur 274 mètres.

Pris ici pour 30 jours ?

Et Ogden est à moins de 97 km.

Et Central est dans les plaines, avec juste des fleurs pour l'arrêter.

Dans l'Armée, quand on ne peut prendre l'ennemi de face,

on le contourne.

Comment, Butler ?

Mettons des rails sur la neige.

- Quoi ? - Sur la neige ?

- Sur la neige ? - Personne n'a jamais fait ça.

Un instant. Un instant.

- Vas-y, Butler. - Je vais vous montrer ce que je veux dire.

Contournons la montagne au lieu de passer à travers.

- Nous finirons le tunnel après. - lmpossible.

lmpossible ?

C'était impossible de poser 6 km de rails par jour,

impossible de faire déguerpir les joueurs,

impossible pour les trains de grimper jusqu'ici.

Et c'était impossible pour Moïse de traverser la mer Rouge.

Pourquoi ne pas poser les rails sur la neige ?

Essayons.

Du jamais vu.

Des rails sur 3 mètres de neige.

Cette course est gagnée d'avance.

Viens ici, avant de t'étrangler.

Ce Jeff Butler

n'a pas la cervelle dans son étui à revolver.

Qui va prendre le premier train ?

Qui d'autre que moi et le vieux McPherson oserait essayer ?

C'est risqué, alors ne te casse pas le cou.

C'est la première fois qu'une locomotive roule sur la neige,

et si elle n'aime pas ça, je lui mettrai des raquettes.

Tiens, ouvre la bouche et avale ça, ça va te faire du bien.

Ça goûte comme si ça sortait de la chaudière de McPherson.

La voie ferrée la plus haute et la plus longue au monde

vient de sortir de la chaudière de McPherson.

Alors ne l'insulte pas.

Tiens,

prends ça avec toi, au cas où...

Laisse-moi t'embrasser, pour te tenir chaud.

On dirait que tu n'auras pas besoin des raquettes, Monahan.

Elle a traversé le feu et la neige,

et si elle arrive à une rivière, elle nagera.

- lls vont réussir. - Bien sûr.

Sautez, Monahan, sautez !

Ça s'écroule ! Attention, Monahan !

lls sont tombés tous les deux !

Pauvre vieux Monahan.

Je sais que tu me fais

le moins de mal possible.

Monahan !

- Monahan ! - Dieu merci, tu es toujours vivant.

Je suis tombé à côté. On va te sortir de là.

Ça ne sert à rien, Jeff.

McPherson et moi sommes à la Fin des Rails.

Oh ! Non.

- Allons. - Non, ça ne sert à rien.

Vous devrez faire plus vite que Central

et arriver à Ogden sans nous,

si vous pouvez.

Ça sera dur, sans vous.

La croix de Mollie.

Enterre-nous ensemble ici.

D'ici, on pourra entendre les trains passer.

ll n'y a rien de tel qu'entendre le sifflet d'un train

dans la nuit silencieuse.

Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ?

Commence à remblayer ces rails, Dusky.

Qu'est-ce qui va arriver à la voie ferrée ?

Dès que les rails seront plus solides, on va réessayer

avec un autre train.

Accroches-y ce wagon, d'accord ?

Ce qu'il y a de mal à mourir dans la neige, Jefferson,

c'est qu'on risque d'attraper froid !

Le voilà ! Tenez bon !

Bravo, Jeff ! Central ne nous aura pas, maintenant !

ll a traversé ! lls ont réussi !

Je t'avais dit qu'ils y arriveraient !

Vous avez dépassé l'arbre des 1000 Miles, mon général.

Nous allons les battre, Jeff.

On pose 9 km de rails aujourd'hui, 1 1 demain...

Et on envoie nos félicitations à Central Pacific.

- Pourquoi ? - Hein ?

L'ingénieur de salon d'Asa M. Barrows vient de condamner

44 km de nos rails.

Quoi ? ll a condamné 44 km ?

Alors, Central va arriver à Ogden avant nous.

Barrows, hein ?

Garçon...

- Va chercher Leach Overmile et Fiesta. - Oui, monsieur.

Posez les rails jusqu'à Ogden, général Casement,

je m'occupe de Barrows.

Vous allez le regretter.

Vous le regretterez aussi longtemps que vous...

Ne vous en faites pas pour nous, M. Barrows.

Souciez-vous plutôt de vous. Tenez.

C'est un enlèvement pur et simple.

Tu entends ça, Fiesta ?

Un enlèvement.

C'est pour ça que j'ai épousé ma première femme.

Combien voulez-vous ?

Nous ne voulons rien. Notre intérêt, comme le vôtre, est l'Union Pacific.

Tenez, mettez ça.

Et parlons de ces rails qui ne passeront pas l'inspection.

Qu'ont-ils ?

Vous allez marcher avec nous sur chaque centimètre de ces 44 km de rails

et vous allez nous indiquer chaque endroit qui doit être réparé.

Quoi ?

Et vous allez les réparer.

Marcher sur 44 km de rails.

Voici votre canne, M. Barrows. Le temps file.

En voilà un autre, là.

On dirait que j'ai trouvé plus de défauts à ces rails que vous, M. Barrows.

ll va détruire la voie ferrée.

Vous êtes confus, M. Barrows.

Vous tentez d'enfoncer la traverse dans le clou,

au lieu du clou dans la traverse.

Ma foi, il s'améliore.

- Général Casement. - Oui ?

En ce moment, le premier train d'Union Pacific

arrive à Ogden, en Utah.

Le gagnant dans la grande course pour relier le continent.

Le New York Tribune est-il propriétaire du télégraphe ?

Nous allons le passer au Boston Post.

Messieurs,

le Président Grant choisit Promontory Point à l'ouest d'Ogden

comme endroit où les deux voies ferrées vont se rencontrer.

- Promontory Point ? - Où est-ce ?

Le Président Grant a choisi Promontory Point comme point de rencontre

pour les deux voies ferrées.

Ce point de rencontre...

Jeff.

Je ne t'ai pas vu depuis la semaine des quatre jeudis.

Assieds-toi.

Je suis venu te dire au revoir avant de te perdre dans la foule.

Tout le monde est venu voir les locomotives se rencontrer.

Tu sais,

la Californie a envoyé un clou en or pour river le dernier rail.

Mais quand ils vont l'enfoncer,

ce sera la fin de tout.

Pas pour toi.

Dick sera là,

en attendant de t'amener dans une maison sans roues.

Et sans sifflet de locomotive pour m'endormir.

Et où tes bottes vagabondes vont-elles t'amener ?

Au Texas.

lls commencent une autre voie ferrée là-bas.

Dodge m'a demandé d'y aller comme ingénieur.

C'est ton rêve qui se réalise.

Je suis contente pour toi.

Bien sûr,

bien sûr il y aura une fille pour te faire des yeux de biche

et te faire du thé quand tu iras chercher ton courrier.

- Mollie. - C'est l'énervement

d'enfin rejoindre ces rails.

Pense à moi quelques fois quand...

quand tu seras sur les chariots avec de belles Texanes.

C'est toi que je voudrai toujours.

Ta gentillesse m'est entrée dans le sang.

Elle y sera pour la vie.

Et mon coeur te répondra

aussi longtemps qu'il battra.

Maintenant, je te serais reconnaissante de t'en aller le plus vite possible.

Au revoir, Mollie.

Du bois de laurier, hein ?

Aucune rancune de notre part, M. Barrows.

- Une chose m'empêche de vous arrêter. - Vous nous aimez bien ?

J'ai horreur de vous. Vous m'avez coûté des millions.

Mais vous avez guéri mon indigestion.

Pourquoi n'êtes-vous pas dehors avec tout le monde ?

J'ai autre chose à faire.

... et que ce projet puisse être pour nous

comme l'Atlantique de Votre force

et le Pacifique de Votre amour. Amen.

Je parie que tous ceux qui sont sous la terre entre ici et Omaha

aimeraient beaucoup voir ça.

lls installent des rails dorés au paradis.

Et Monahan fait faire un tour gratuitement aux anges sur le vieux McPherson.

Ça, c'est vrai.

Mesdames et messieurs,

Dr Harkness, de Californie.

Mesdames et messieurs,

le dernier rail nécessaire à l'aboutissement

du plus grand projet de voie ferrée au monde

vient d'être installé.

Et le dernier clou

nécessaire à l'union de l'Atlantique et du Pacifique

va être enfoncé.

Pour effectuer ces actions,

l'Est et l'Ouest

se sont unis.

Jamais, depuis que l'Histoire documente les actions humaines,

l'Homme n'a été appelé

à être témoin d'une oeuvre si belle à contempler

et si merveilleuse à exécuter.

La Californie, dont les citoyens

ont inauguré Pacific Railroad à l'intérieur de ses frontières,

a décidé d'exprimer son appréciation

de la grande importance,

pour elle et pour ses États soeurs,

du grand projet qui, par vos actes communs,

est sur le point de s'accomplir.

De ses mines d'or,

elle a forgé un clou.

De ses bois de laurier,

elle a taillé une traverse.

Et par les mains de ses citoyens,

elle leur offre de faire partie de la grande voie

qui va l'unir de manière encore plus rapprochée

à ses soeurs de l'Atlantique.

De son sein a été tirée la première terre.

Laissons-la être la dernière traverse et le dernier clou.

Que Dieu confirme l'union de notre pays

de la même manière que la voie ferrée unit les deux grands océans de ce monde.

L'honorable Leland Stanford,

gouverneur de la Californie

et président de Central Pacific,

va donner le premier coup au clou doré.

Maman, il l'a raté.

On va faire comme si de rien n'était, Gouverneur.

Le prochain coup sera donné par le vice-président Durant,

d'Union Pacific.

Ma foi, on dirait bien que cette voie ferrée ne sera jamais terminée.

Je vais maintenant faire appel à l'homme

dont l'aide financière nous est venue alors que nous en avions grand besoin.

Monsieur Asa M. Barrows.

Je vous en croyais incapable.

- On pourra enfin boire à notre santé. - Oui.

Je suis plus vite que mon ombre.

- Arrête de blaguer et regarde... - Mlle Mollie,

je ne trouve M. Jeff nulle part,

je dois lui dire que Campeau est là pour le tuer.

Ne vous en faites pas.

- Jeff peut très bien se défendre de... - Mais il ne porte pas ses fusils.

Alors ça, c'est différent.

Ancre-toi avec ça jusqu'à ce que je revienne.

Votre attention, s'il vous plaît !

Avant que les locomotives se rencontrent,

prenez tous place

pour une photographie.

Je pensais que tu étais Butler, mais tu le méritais quand même.

Dick. Dick !

Fais attention.

Campeau.

- Je vais t'amener voir le docteur. - Non. C'est inutile, Jeff.

J'ai pigé le deux de pique.

Approche-toi. Mollie...

Je ne suis qu'un...

Je suis un jeu raté.

C'est ta partie, Jeff.

Oui, monsieur.

Le jour d'après, elle a parcouru un kilomètre en deux minutes pile.

Merci !

Maintenant, notre grand pays est uni

par une alliance de fer.

M. Bradford ! M. Booth !

Dieu soit béni, tu es vivant.

Où est Dick ?

ll nous attendra, Mollie,

à Fin des Rails.

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