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Musique calme
---
*Bips
*---
*--- Musique oppressante
*--- ---
---
-Non !
*Alarme
Léger cri
---
Laissez-moi !
---
Musique calme
---
---
---
---
---
Musique calme
---
Soupir
---
---
---
*-Roussel, le tueur caméléon,
*épisode 2, "Les éléments objectifs".
-Un homme a traqué durant 10 ans le tueur caméléon.
C'est l'inspecteur Larsan.
Pour lui, la plus grande difficulté sur une enquête,
c'est de rester objectif.
-Avant, je prenais les affaires très à coeur,
mais ça ne servait pas l'enquête, au contraire.
-Pourtant, l'émotion peut stimuler,
pousser l'enquĂŞteur Ă creuser plus loin.
-L'émotion aveugle, surtout.
On doit se référer aux éléments objectifs.
Quand on est trop proche de l'affaire,
on commet des erreurs.
(-Allez.) Gémissements d'effort
(-OK...) Joséphine souffle.
-PrĂŞt ? -Oui.
-Un, deux, trois.
-Tu comptes trouver quoi ?
-L'agresseur de Mathilde.
-Quel rapport entre Mathilde et une brebis ?
-L'échange de Locard, tu connais ?
-Oui, un criminel peut laisser ses empreintes
ou emporter des éléments de la scène de crime.
-Ou un pendentif.
-Ou un pendentif. Celui de Mathilde ?
-Oui. -Pause.
Il souffle.
-Celui qui a tué cette brebis a essayé de tuer Mathilde.
Si on trouve l'ADN, on trouve le tueur.
-C'est un peu hasardeux, ton histoire.
-Je peux pas laisser tomber Michel et rester sans rien faire. Aide-moi.
Elle gémit.
-Et si c'est son ADN qu'on retrouve ?
Tu es sûre de son innocence ?
-Il l'a élevée comme sa fille. Il aime Mathilde plus que tout.
-Joséphine, tu serais surprise de ce qu'on découvre sur les gens.
Il faut rester objectif.
-L'ADN, c'est objectif.
-Ouais... Bon, on apporte ça à la gendarmerie.
-Non. -Comment non ?
-J'ai un contact. Allez !
-Quel contact ?
-MĂŞme sans traces de poudre sur vos mains,
ça ne vous disculpe pas. Vous avez très bien pu l'étrangler.
-Bonjour, Adjudant.
-Adjudant-chef.
-Et ma fille ? -Elle s'est réveillée.
L'adjudant-chef va se rendre Ă son chevet.
-Je veux la voir.
-Chaque chose en son temps.
Où étiez-vous il y a 28 ans ?
-Y a 28 ans ?
-Le soir où votre épouse Catherine a disparu.
Musique calme
---
-On y va ?
Qu'est-ce qui se passe ?
-C'était pas une bonne idée.
-Attends, c'est quoi le problème ?
-Bonjour,
adjudant-chef Roujou. Ravi de voir que vous allez mieux.
J'ai des questions.
-C'est pas mon père.
-Des éléments l'accusent.
-C'est pas lui !
-Alors qui était avec vous dans cette chambre ?
-Je sais pas.
*Alarme
-Elle est encore faible, ça peut attendre ?
-On a besoin de réponses.
Mlle Fabre, s'il vous plaît. -Mon père est innocent !
-Et moi, je vous dis que ça peut attendre !
*---
Merci.
*---
-Surveille-les.
*Bips réguliers
*---
-Bonjour. Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
-Euh...
Sainclair,
Simon. -Salut.
-Salut.
-Comment ça va ?
Musique grave
---
-Tu rigoles ?
-Non.
Tu peux comparer l'ADN trouvé sur cette brebis
avec ceux des habitants de L'Artuby de ton fichier ?
S'il te plaît.
-Non. Non, désolé, je peux pas.
On est en sous-effectif et c'est pas légal.
-Ah, voilĂ ! Tu vois,
je te l'avais dit.
-Je suis désolé, mais je...
-C'est pour Mathilde.
-Oui, je suis au courant. Mais on est dessus, t'inquiète pas.
-Et ? Vous avez les résultats ?
-Je peux rien te dire. -OK.
Comme d'hab.
Sympa.
Si jamais tu veux te rendre utile...
Tu me dois bien ça, non ?
Pose. Il souffle.
-Allez. -Tiens.
Gémissement d'effort
-C'est bon, cassez-vous.
-Il me donnera pas les résultats.
-C'est qui, ce gars ? -Rien.
-Raconte.
Notifications -C'était y a longtemps.
(Putain...)
Ma mère qui m'appelle quatre fois.
Mathilde s'est réveillée.
Elle est consciente.
-Alors ? Elle a dit quoi ?
-Mathilde Fabre est persuadée que ce n'est pas son père.
A part ça, elle ne nous donne rien.
J'espère que cette amnésie est temporaire.
-On aura le résultat de la balistique demain.
-J'attends les analyses de sang prélevé sur le spot lumineux.
Je voudrais autre chose.
-Quoi ? -Le dossier de Catherine Fabre.
Elle rit.
-Vous croyez aux fantĂ´mes aussi ?
Un Belphégor qui tuerait les femmes de la famille Fabre
les unes après les autres, ba-bam !
-On ne peut ignorer ce qui lie ces deux femmes, et surtout qui.
Sa mort a été classée accidentelle. Et si c'était pas le cas ?
-M. Fabre aurait tué sa femme il y a 28 ans,
sa fille l'aurait découvert,
il aurait voulu la faire taire ?
-Ca pourrait ĂŞtre un mobile.
-Ouais... Un peu sordide, mais je vois l'idée.
Mais l'unijambiste tueur en série, je suis pas convaincue.
-Et s'il n'était pas seul ?
-Comment ça ? -Il y avait deux autres témoins :
Max Bret et Jacques Arras, son meilleur ami.
Et s'ils nous mentaient ?
Musique calme
---
-Il m'énerve !
Il m'énerve.
Elle soupire.
(-Rob.)
Comment elle va ?
-Fragile, surtout depuis qu'elle sait pour Michel.
-Robert Darzac.
Enchanté ! C'est un honneur, vraiment... Théodore Sainclair.
-Ca va lui faire plaisir de te voir.
(Allez.)
-Hop !
Banc de touche !
-Mais pourquoi t'es venue ?
-Comment tu te sens ?
Léger rire Musique douce
---
Est-ce que...
---
Tu te rappelles de quelque chose ?
-Non.
Enfin...
Elle souffle.
Je suis rentrée à la maison et puis, plus rien.
(Oh ! Non, c'est pas possible !)
-Quoi ?
(-Il est mort.)
-Quoi ?
Cri lointain
Qui ça ?
-Rentre Ă Paris.
C'est trop dangereux. -Non, je reste ici.
Elle soupire.
Regarde.
-Où as-tu trouvé ça ?
-Tu le portais ce soir-lĂ ?
Musique angoissante
---
-Oui.
Elle souffle.
C'est trop dangereux.
*Alarme
*---
-Qu'est-ce qui se passe ?
Tu lui as dit quelque chose ?
-Non.
Elle souffle.
Musique calme
---
-Tout va bien ?
-Oui.
---
Elle a peur. Elle dit pas tout.
-Pourquoi ?
-Je la connais, je sais qu'elle ment.
---
-M. Fabre ? -Mm ?
-La vérité finit toujours par éclater.
Rire léger
-On pouvait pas prolonger ?
-Aucune trace de poudre sur les mains, ni sur la canne.
Comme c'est un Remington...
-Les traces de poudre restent plus longtemps.
C'est son arme, mais il a pas tiré.
-Et sa fille l'innocente. Il faut trouver autre chose.
-De la part de la juge.
-Merci, Nicolas.
Oui, c'est moi.
Ils m'ont parlé de Catherine, je préférais te prévenir.
Ouais. T'as des nouvelles de Mathilde ?
-Mathilde a dit :
"C'est pas possible, il est mort."
Et si elle parlait d'Henri Fabre ?
-Me dis pas que tu crois à la théorie du fantôme ?
-L'hypothèse.
-Hein ?
-Une théorie, c'est une hypothèse validée scientifiquement.
-Je sais.
-T'as entendu Ghislaine ?
Une brebis a été tuée pile après la disparition de Catherine.
-Donc celui qui a attaqué Mathilde s'en est aussi pris à Catherine ?
Quelqu'un qui était déjà là en 98.
-Oui, donc au minimum 45-50 ans.
-OK. -Ca fait pas mal de monde.
-Oui, il faut qu'on resserre sur ceux qui connaissent les Fabre.
-Oui.
Musique inquiétante
-Bon, euh... Alors... On a Michel.
-Non, pas Michel.
-Je dis pas qu'il est coupable,
il pourrait nous donner des informations.
Euh... qui d'autre ?
-Mm... Albert ! -Albert.
C'est qui, Albert ? -Le père de Fabien.
C'est aussi le maire et la commère du village.
Y a Rose aussi !
Elle était là .
-C'est des conneries.
-Elle était un peu mystique, un peu "new-age".
Passionnée de cristaux, de tarot...
-C'est la folle du village. -Ouais.
-Y a Ghislaine aussi, avec ses brebis.
-Ghislaine tuerait elle-mĂŞme ses brebis ?
-Joséphine !
-Bah, je... OK !
Y a Blaise et Pierrot,
aussi.
-VoilĂ ! A toi.
-Le duo infernal. -Ouais.
Et Jacques, l'ami de Michel ?
-Non, il venait que l'été. Catherine a disparu en automne.
-OK. Bon, pas Jacques.
Il reste Isabelle.
-Tu accuses ma mère ?
-C'est comme Michel.
-Tu réalises la violence de tes propos ?
T'accuses ma mère ! T'es sérieux ?
Quoi ?
-Je sais que t'as une compréhension de ces gens
que je n'ai pas, mais...
tu as des angles morts que moi, j'ai pas avec eux.
-Des angles morts ? -Oui.
Et Larsan a pas les mêmes scrupules pour interroger ta mère.
Musique calme
---
--- Sonnerie
---
-Mme Belisaire ? -Oui.
-Inspecteur Larsan. J'ai des questions Ă vous poser.
A propos de la tentative de meurtre sur Mathilde Fabre.
-Bien sûr, mais ça va pas être possible,
je pars prendre mon service.
-J'ai vraiment besoin de vous parler. Maintenant.
-D'ici cinq minutes Ă la chapelle, Ă la sortie du village.
-On se dépêche.
Guitare douce
---
-On est désolés de venir
te poser ces questions,
mais on pense avoir découvert quelque chose.
-Je veux retrouver le salopard qui a fait ça à Mathilde.
-On pense que l'agresseur est mêlé
Ă la mort de Catherine. -Oui...
L'inspecteur aussi.
*Bip
C'est obligé, ça ? L'enregistrement.
Portière
-J'ai déjà dit tout ce que je savais,
c'est-à -dire rien : j'étais à l'hôpital.
-Oui, je sais. Je voulais revenir sur la disparition de Catherine.
C'est un peu ce que vous redoutiez ? Non ?
-C'était il y a 28 ans,
la disparition de Catherine.
-C'était en octobre.
J'étais de passage pour voir ma mère.
Et ce soir-lĂ ,
l'atmosphère était...
Les animaux avaient un comportement étrange,
comme si quelque chose rĂ´dait.
Une menace.
Comme le soir de la chambre jaune.
Hululement
-Jacques était avec Mathilde et Catherine.
-Quoi ? Jacques était là ? Je pensais qu'il venait que l'été.
-Il avait des choses Ă faire Ă l'observatoire,
il est venu quelques jours.
Ce soir-lĂ ,
je suis rentré plus tard que d'habitude.
J'ai roulé doucement à cause du brouillard.
-J'étais de garde.
Je suis rentrée plus tard que d'habitude.
J'ai roulé doucement... à cause du brouillard.
-Audition d'Isabelle Belisaire,
du 9 octobre 1998.
"J'étais de garde. Je suis rentrée plus tard que d'habitude.
"J'ai roulé doucement à cause du brouillard."
Vous répétez les mêmes mots à 28 ans d'intervalle.
Quand on dit la vérité, on a tendance à reformuler.
Mais pour un mensonge, on répète.
On répète précisément, comme pour ne pas se trahir.
Y a pas que vous.
Interrogatoire
de Michel Fabre, 9 octobre 1998.
"J'étais sorti, je suis rentré plus tard que prévu...
"Ă cause du brouillard."
Mme Belisaire,
depuis quand avez-vous une liaison avec Michel Fabre ?
-C'est fini depuis longtemps.
C'est pas ce que vous croyez.
-Je ne crois rien.
-Vous étiez où au moment de sa disparition ?
-En forĂŞt, pour le rituel
de nouvelle lune.
-Chez moi, je regardais la télé.
-La télé ?
28 ans après, tu t'en souviens ?
-Y a des nuits dont on se souvient toujours.
-Jacques m'avait promis qu'il viendrait,
mais il s'est pas pointé.
Il est resté au Pin Noir.
-Vu que Jacques s'était quasiment installé au Pin Noir...
-Après sa disparition,
Jacques et moi, on a passé des jours et des nuits
Ă la rechercher.
-On a aidé à chercher Catherine, on connaît le coin par coeur.
Mais je savais ce qui s'était passé, comme aujourd'hui.
-Quoi, exactement ?
-Il pense que c'est le fantĂ´me.
-Et alors ?
-Pierrot, ho ! C'est enregistré !
-Son corps n'a été retrouvé que quelques semaines plus tard.
-On est tous hantés
par quelque chose ou quelqu'un.
Le Pin Noir, les Fabre...
C'est le fantĂ´me d'Henri.
Vous...
C'est votre père.
Et toi, Jo...
-Je...
Je veux pas savoir.
C'est ta mère.
Musique calme
---
-Ca va, Max ? -Ca va.
---
-Y a un nom qu'on n'aurait pas dû écarter.
-JACQUES.
-Salut, Jo.
-Salut, Jacques.
-Il était là à la disparition de Catherine.
Il vit au Pin Noir.
Il était là aussi pour Mathilde.
Et il doit savoir pour le Remington de Michel.
-Et c'est lui qui a parlé du fantôme.
-Oui. Il faudrait qu'on lui parle, non ?
-Vas-y. Moi, je vais fouiller sa chambre au Pin Noir.
-Attends, Joséphine.
-Tu tiens bien l'alcool ?
-L'alcool ?
Oui.
*-Elle a avoué la liaison ?
-C'est un alibi solide pour elle et Michel Fabre
le soir de la disparition de sa femme.
Selon le registre de l'hôtel, ils étaient bien ensemble.
-C'était juste une histoire de fesses
entre le père Fabre et son infirmière.
Le couple d'amants-tueurs, j'y ai jamais cru.
On les raye de la liste des suspects.
*-Sans les résultats
d'analyse sur le Remington et le spot, tout le monde est suspect.
*-C'est formidable, je vois qu'on avance...
*Ligne occupée Il me raccroche au nez.
Il me raccroche au nez !
-Un panaché, s'il te plaît.
Il souffle.
Et vous, Jacques ?
Vous buvez quelque chose ? C'est ma tournée.
-Bon, bah... Un whisky sec, s'il te plaît.
-Whisky ?
La mĂŞme chose, alors.
Un whisky.
-Merci. -Avec plaisir.
Santé !
-D'habitude, je bois pas si tĂ´t.
-Oui, je comprends, oui.
(Wouh.)
Musique calme
---
(-Oh... Fait chier.)
---
(Oh oui !)
---
-Mathilde, c'est comme ma fille. -Oui. Et avec sa mère ?
-HolĂ ...
Si tu veux, c'est la taxidermie qui m'a amené dans la région.
Après, j'ai connu Michel, et après, j'ai connu Catherine.
Elle était tellement belle.
Tiens, mets une tournée, s'il te plaît.
-Euh...
-Donne, ça va.
Allez.
-Hop ! Merci.
-A la santé de Catherine.
-A la santé de Catherine.
Musique inquiétante
---
-Catherine serait jamais allée se balader dans les bois.
C'est la malédiction.
C'est le fantĂ´me ! Il pouffe.
Oui, le fantôme ! Je suis sûr de l'avoir vu
le soir de l'agression, avec sa grande cape noire.
Tu fais quoi, lĂ ?
-Jacques... Moi, je vous crois.
D'accord ?
Allez.
On est bien, lĂ .
Allez.
Santé.
-Michel pensait que c'était de la superstition.
-Et pas Catherine ?
-Quand t'as vu aucune femme de ta famille arriver Ă 45 ans,
t'es traumatisé.
Mais Catherine, elle osait rien dire Ă Michel.
Elle se confiait Ă moi.
-Ouais.
Ca devait ĂŞtre dur de la voir
avec quelqu'un qui la comprenait pas.
-Ouais...
-Elle aurait été mieux avec vous.
-J'ai pas dit ça !
Michel, c'est mon ami ! Comme un frère !
-Pardon, Jacques. Je me suis mal exprimé.
-Je vais pisser.
-Ca va ?
-Ouais.
(-Stop.)
Il rit.
(-OK...)
Musique grave
---
-C'est un humain qui a fait ça.
-On dirait couteau cranté.
Elle acquiesce.
---
-C'est un "C".
---
-Tu cherches Jacques ?
-Oui.
-Il est parti.
-Parti ?
Oh, merde !
Musique grave
---
--- Téléphone sur vibreur
--- ---
---
*-Ouais, Jo ?
J'ai un ADN pour la brebis. C'est celui de Jacques Arras.
---
-T'es sûr ? *-A 100%.
-Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
---
Tu es dans ma chambre !
*-AllĂ´, Jo ?
-Comment t'es entrée ?
Musique angoissante
*-AllĂ´ ?
---
-Réponds.
*-Vous êtes sur le répondeur...
(Allez.)
Il gémit.
-T'as fouillé ?
Musique sombre
---
Qu'est-ce que tu caches ?
---
-Je suis avec Jacques Arras. Il m'a enfermée au Pin Noir.
-Donne-moi ce téléphone.
-Pourquoi t'as le collier de Mathilde ?
---
-C'est pas celui de Mathilde.
---
Il est Ă Catherine, rends-le-moi.
--- Cris de lutte
Donne-le-moi !
-Tu me fais mal ! AĂŻe !
--- Notification
---
*Cri
*-Rends-moi le collier.
---
*Je te laisserai sortir après.
*Cris de lutte
-AllĂ´ ?
Il y a une agression au Pin Noir.
-Tu as tué la brebis ?
-Oui ! Mais j'ai jamais touché ni Catherine, ni Mathilde.
Je m'en prends qu'aux bĂŞtes !
---
-Pardon.
---
*-Agression en cours au Pin Noir. Jacques Arras séquestre une femme.
-Inspecteur Larsan, j'interviens immédiatement.
---
-J'ai des pulsions, mais je m'en prends qu'aux animaux.
Surtout pas Catherine, ni Mathilde. -ArrĂŞte.
---
--- Il gémit.
---
Faut que me croies.
--- Plaintes
--- ---
-ArrĂŞte !
--- ---
-Joséphine !
-Sainclair ! -Tais-toi.
--- ---
-Joséphine !
-Tais-toi. Cri étouffé
-Joséphine !
---
---
-Reculez, reculez !
---
Lève tes mains.
Lève les mains ! Doucement !
Les mains contre le mur.
-AĂŻe.
-Bouge plus.
Joséphine suffoque.
-Ca va ? Holà ! J'ai cru que t'étais morte !
Elle tousse.
--- -Attends... Doucement.
-Oui, pardon, pardon ! Ca va ?
(Ca va ?)
-Ca va ?
(-Oui.)
Elle tousse.
Sirènes lointaines
---
-Restez pas lĂ !
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Ne restez pas lĂ .
-Emmenez-le et prévenez la juge Marquet.
-Assieds-toi.
-Mlle Belisaire,
ça va aller ?
-Ca va.
-Si je vous ai demandé de rester
en dehors de l'enquête, c'est pour votre sécurité.
J'espère que vous avez compris.
Musique calme
---
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
-C'est pas moi. J'ai rien fait.
-Il était avec moi, c'est pas lui.
-Ce serait pas votre complice ? -Pardon ?
-Partez pas trop loin, on n'en a pas fini.
Sirène
---
-Michel.
C'était dans sa chambre.
Il a dû lui prendre en essayant d'étouffer Mathilde.
-Mais il était avec moi. Comment...
-C'est une pièce à conviction, ça.
Ah non ! Faut donner ça à Larsan. Non !
Attendez !
(Oh, putain.)
-Comment il pouvait
ĂŞtre dans la chambre jaune ?
Ca n'a aucun sens. Tu m'écoutes ?
Soupir
-T'es malade
d'être allée là -bas toute seule. Tout ça pour un podcast !
-Mme Belisaire... -Attends !
Tu crois que je m'amuse ? Je recherche l'agresseur !
-C'est le travail de la police, pas le tien !
ArrĂŞte avec toutes ces inepties !
-Mes inepties ? -Retourne Ă Paris.
-T'es sérieuse, là ? T'as rien à me dire, OK ? Putain !
-Et vous, aussi, vous l'encouragez ! "Meilleure enquĂŞtrice" !
Il vomit.
---
Nous voilĂ bien.
Elle soupire.
-Lâche-moi !
Lâche-moi !
Pour Mathilde, c'est pas moi. J'ai vu un type avec une cape noire.
Je l'ai vu, je suis pas fou !
C'est le fantĂ´me, il est revenu !
C'est le fantĂ´me des Fabre, je vous dis !
Comme pour Catherine !
-Calmez-vous.
-Jeanne, ça bouge pas mal, ici.
On a un nouveau suspect : Jacques Arras.
Il avait le collier de Mathilde. Il a été arrêté aujourd'hui.
On pense que...
Musique angoissante
---
Attendez !
---
C'était quoi, ça ?
---
Larsan fredonne.
---
-Il est 8 heures 04.
-Bonjour, Inspecteur.
Ca met 48 heures pour avoir les résultats d'ADN.
-Sauf que c'est faux.
Vous avez fait une analyse ADN
sur une brebis avant la mienne.
Résultat que vous allez me donner, évidemment.
-J'ai pas le spot, mais...
On a un match pour le Remington. J'allais justement vous l'envoyer.
Musique calme
---
Ca m'a étonné, moi aussi.
-Vous êtes sûr ?
On a retrouvé votre ADN sur le Remington.
-Oui, c'est moi qui ai tiré.
-Comment l'arme de votre père s'est retrouvée
dans votre chambre ?
-Je l'ai prise avant d'aller me coucher.
-Pourquoi ? Ca se passait mal avec lui dernièrement ?
-J'ai dit que c'était pas lui.
-De qui avez-vous peur ?
Elle soupire.
---
-Je ne sais pas.
-Fermez les yeux.
Ayez confiance, je vais vous aider.
Elle souffle.
J'aimerais que vous repensiez à cette soirée
dans les moindres détails.
Un bruit, une odeur. N'importe quoi qui pourrait nous aider.
Prenez votre temps.
Il fait nuit...
Un peu frais.
Y a encore des gens dehors.
Vous rentrez chez vous.
-Je prends
le Remington dans la chambre de mon père.
-Pourquoi ?
-J'ai peur.
Musique sombre
-Pourquoi ?
-J'ai comme
un mauvais pressentiment.
-Ensuite ?
-Je vais dans ma chambre, je ferme
la porte à clé.
-C'est une habitude ?
-Non.
-Alors pourquoi ?
-Tout est silencieux.
Je sens...
Comme une présence.
-Un bruit ?
Une odeur ? -Non.
Cri -C'est quoi ?
-Une main.
Une main...
Une main rouge.
Musique angoissante
---
Une main rouge qui... qui m'étrangle.
---
-Qui est-ce ?
---
-J'étouffe.
J'étouffe.
-Donnez-moi son nom.
-J'étouffe.
Elle pleure.
---
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Il soupire.
Musique calme
---
--- Cris d'aigles
--- ---
---
-Joséphine ? -Mm ?
-Toi, hier soir...
T'as pas...
-Tu finis ta phrase ?
-Oui, pardon.
J'ai l'impression d'avoir vu quelqu'un sur la terrasse, dehors.
Mais c'est impossible, ça doit être le whisky.
C'est vachement fort, le whisky ! Téléphone
--- J'ai pas l'habitude.
-Oui, c'est clair.
--- Joséphine soupire.
---
Oui ?
-Je viens d'en informer les flics : on a trouvé le sang de Max Bret
*dans le jardin du Pin Noir. -De Max ?
*-Oui, les analyses sont formelles.
-Merci. T'étais pas obligé de me le dire.
-Tu sais, quand tout est sorti...
*j'ai voulu sauver ma peau.
*Je t'ai laissée tomber.
*Je suis désolé, Jo.
*Jo ?
-Merci de m'avoir prévenue.
Raclement de gorge
-Je comprends pas : c'est pas Max qui a défoncé la porte
de la chambre jaune ?
-On a retrouvé son sang derrière le Pin Noir.
Donc il venait pas du village.
-J'aidais Ă ranger la place du village,
et j'ai entendu Mathilde crier.
-Il a menti.
-Ouais... Je me souviens de quelque chose.
Le jour de notre arrivée,
j'ai vu Eliza donner de l'argent Ă Max.
En me voyant, ils ont arrêté
direct.
-Il la ferait chanter ? Peut-être qu'il menaçait Mathilde.
-Ce serait quoi son secret ?
-Qu'ils ont couché ensemble. -Non ?
Max et Mathilde ? -Oui.
Elle était plus avec Darzac, ils avaient trop bu.
-T'y penses que maintenant ?
-Tu viens de te rappeler qu'Eliza l'avait payé.
-Je suis pas hypermnésique.
-Justement, t'as moins de choses à gérer.
Va prévenir Larsan, je vais voir Mathilde.
-Comme ça, si Max débarque, tu te bats avec lui.
-Va voir Mathilde, je vais voir Larsan.
Toujours pas habillé ?
-Bah, non...
-Tu me tiens au courant ? -Oui.
Musique calme
---
-M. Bret ?
---
-Il était là il y a peu.
---
*-Je suis en bas, dans la bergerie, y a personne.
-Il a pris la fuite.
-Et il est armé.
Une camionnette blanche.
Camionnette blanche.
Le suspect, Max Bret, il est en fuite et dangereux.
Je veux des barrages routiers un peu partout.
Il faut appeler la brigade fluviale Ă Castellane.
Il faut un bateau dans le canyon et surtout du soutien aérien.
Non, pas dans 4 heures. Je le veux maintenant.
-Inspecteur, je peux vous aider.
-Vous n'avez rien Ă faire lĂ .
Dégagez.
-Qu'est-ce que vous avez pas compris ? Dégagez.
-Tu vas l'avoir ton soutien aérien.
*-Alpha-Roméo, demande autorisation de décollage.
*-Alpha-Roméo assistance,
*vous avez l'autorisation de décollage.
-Tiens, prends ça.
C'est quoi, cette urgence ?
-On pense que c'est Max. Il s'est barré.
-Il aurait agressé Mathilde ? -Oui.
-Putain. -Y avait son sang au Pin Noir.
Allez, go !
*-OK, Charlie, Alpha-Roméo au décollage.
Musique calme
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-Il a retiré 2 000 euros dans une station-service, y a 2 heures.
-On va remonter les gorges de Quinson jusqu'au lac.
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--- *-Transpondeur Ă 46-60, QNH.
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-Une camionnette blanche, c'est ce qu'il y a de plus courant.
(-Ouais.)
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LĂ , Ă droite !
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J'appelle Larsan.
Comment je fais ?
-Branche ton téléphone sur l'intercom de l'avion.
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--- Téléphone
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-Il répond pas, je rappelle.
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-Je lui envoie une photo.
Rapproche-toi un peu.
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-Adjudant !
L'hélico, on en est où ? -On a un problème de pilote.
-Je suis pilote ! Trouvez-moi un hélico.
Notification
-Des nouvelles du PC ?
*-Négatif, rien pour le moment.
-Ils ont trouvé la camionnette.
-Qui ça ?
-Peu importe, trouvez-moi une carte de la région.
-Une carte, s'il te plaît. Par ici ! On se dépêche.
-Mlle Belisaire.
Donnez-moi sa position.
-Inspecteur Larsan, c'est Darzac.
Longitude : 44 degrés Nord,
43 minutes, 10 secondes.
*Latitude : 6 degrés Est, 3 minutes, 30 secondes.
-Le lâchez pas, on arrive.
-Ca marche.
-On va avoir besoin de renforts sur la D49.
-On va installer un barrage
entre Aiguines
et Aups. -On se dépêche !
Musique calme
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--- *Radio d'avion
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-Il monte dans un bateau.
-Qu'est-ce qu'il fout ?
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-Il se dirige vers le canyon, on dirait.
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-La brigade fluviale, revenez.
*Revenez en arrière. *-OK, Inspecteur, bien reçu.
-Il est censé s'enfuir, ça a aucun sens.
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-Bonjour. Est-ce que je peux voir Mlle Fabre, s'il vous plaît ?
-Elle dort, laissez-la se reposer.
-Elle dort ? D'accord.
Téléphone
Joséphine ?
-T'es avec Mathilde ?
-Non, je peux pas, elle dort. Je dois attendre son réveil.
-OK. Rappelle-moi dès que tu la vois.
*-Pourquoi ?
-On a repéré Max. Y a un truc bizarre.
-D'accord.
Musique haletante Moteur d'avion
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-Ils arrivent. On se planque.
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Je l'ai en visuel.
Il passe le pont.
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-On va le perdre, cet enfoiré !
*Alarme
-Rob, fais gaffe !
*---
Sirène tonitruante
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*-Max Bret, arrêtez le bateau, vous êtes en état d'arrestation.
-Qui ? J'ai rien fait, lĂ !
Qu'est-ce que vous racontez ?
*-OĂą est Max Bret ?
*Vous étiez dans sa camionnette.
-Je lui ai achetée.
(-Putain !)
Musique grave
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-Sainclair, c'était pas Max.
*T'es avec Mathilde ? Va la voir.
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-Excusez-moi, ouvrez la porte. -Quoi ?
-Ouvrez la porte. -Monsieur, non !
Non !
-Elle est pas lĂ .
-C'est quoi ce bordel ?
-Elle est pas lĂ !
-Elle est forcément là !
Du renfort, on a un gros problème.
*-Qu'est-ce qui se passe ? Théo ?
-Attends, y a une autre flic.
Vous l'avez vue en bas ?
-Non, on était en bas, on l'a pas vue.
Brouhaha
-Vous m'avez dit "elle dort" !
-Vous ĂŞtes que deux ? -Oui.
-C'est pas mon boulot !
-Tu l'as retrouvée ?
-Mathilde a disparu.
-Quoi ?
Et les flics ?
*-Ils savent pas où elle est, désolé.
-Non !
Musique dramatique
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Musique calme
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Sous-titrage : TransPerfect Media France
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