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- Vous me remettez ? - Jacob Pearce.
Regardez.
Voilà ce qui vous arrive dans une prison talibane.
J'ai une fille.
Mes hommes avaient des filles.
Ils avaient des fils,
des femmes,
des familles.
Vous les avez trahis, ils ont été massacrés.
Et c'est à cause de vous.
Vous êtes qui ?
Vincent Taleb.
Protection du ministre de la Défense.
Rowan et Philippe ont décidé
qu'il valait mieux balancer Pearce aux talibans.
C'est chiant quand on te ment, hein ?
Matis Garnier, chef de l'antiterrorisme.
Et de la task force.
Zara Taylor, MI6.
Et les armes trouvées à l'ambassade ?
La Scientifique a déchiffré un numéro de série
et est remontée au marchand d'armes Karim Hassan.
C'est notre piste. On le trouvera.
Je suis Jacob Pearce.
Le capitaine Jacob Pearce.
De la Légion étrangère française.
Je veux raconter aux gens mon histoire.
Qu'ils connaissent la vérité.
Ce qu'on m'a fait
et ce qu'on a fait à mes hommes.
Il est là.
Tu le vois ?
Je le vois.
Regarde-le. De qui il se moque ?
Peut-être qu'il aime les fraises.
Un marchand d'armes qui vient à Paris
pour se faire une salade de fruits ?
Il a refilé son sac.
Suis-le.
J'ai repéré le sac.
Au temps pour moi.
Vincent !
C'est quoi, ce cirque au marché ?
On a un marchand d'armes mort
et un civil à l'hôpital avec une commotion.
Je vous fais transférer à la task force
et c'est comme ça que vous me remerciez ?
J'ai fait une boulette.
Les sacs se ressemblaient.
Ils se ressemblaient ?
3...
2...
Je viens de lire le rapport annuel de KMI.
Ca vous rapporte une fortune, de vendre des armes
à des gens très malveillants.
Que voulez-vous ?
C'est dur de mettre un prix sur la vie de 23 hommes,
de 6 ans d'emprisonnement et de torture.
100 millions d'euros,
ça devrait suffire.
Vous me demandez
100 millions d'euros ?
C'est le profit que vous avez fait avec le gouvernement afghan.
Ca me paraît juste.
Pourquoi je vous paierais ?
Parce que sinon, je tuerai vos proches un par un.
On verra quel prix vous accordez à la vie de votre famille,
de vos amis et de vos collègues.
J'ai un sniper sur un toit,
quelque part à Paris.
Il va tuer l'un de vos proches si vous refusez.
Je me demande qui.
Y a le choix.
Payez et personne ne mourra.
C'est du bluff.
Je ne vous verserai pas un euro.
C'était une erreur.
Je vous avais bien dit
que ce serait un proche.
Il y a un lien dans l'e-mail que je vous ai envoyé.
Cliquez dessus quand vous serez prêt à payer.
Pearce menace d'abattre les proches de Moulin
jusqu'à ce qu'il crache.
On sait pourquoi il en veut à Moulin ?
Un ministre afghan a volé de l'argent
destiné à la construction d'un hôpital.
Pearce a pris le ministre en otage pour qu'il rende l'argent.
Les Afghans étaient furax.
Ils ont menacé de rompre leur contrat avec sa boîte.
Moulin a poussé Philippe
à balancer Pearce aux talibans ?
Moulin aurait acheté Philippe ?
Moulin nie, mais je crois qu'il ment.
Il nous a fait la liste de ses proches.
On avertit tout le monde.
On a vérifié la vidéosurveillance des environs.
Voici les images
de la rue près du marché.
Et celles-ci viennent du bâtiment d'où le sniper a tiré.
C'est le même type.
On commence ?
Il y avait un garde nommé Hassan.
On voyait dans ses yeux qu'il aimait faire souffrir.
Certains jours,
il me battait, me torturait, me violait.
D'autres, il me demandait...
Philippe Bardin, Rowan Alexander et Pascal Moulin
nous ont vendus, moi et mes hommes, aux talibans.
Mes hommes,
tous mes hommes,
ont été assassinés
au nom d'intérêts politiques et financiers.
- J'y ai droit aussi ? - Non.
Toi, tu as droit à ça.
Coupe la sirène.
C'est la honte.
Ca va ?
Pourquoi on t'a renvoyé de l'armée ?
D'après ton dossier, t'as désobéi aux ordres.
T'as lu mon dossier ?
Si je bosse avec quelqu'un, je dois savoir qui il est.
Je peux le découvrir, alors autant me dire.
On était dans les collines.
On surveillait un camp.
J'ai vu arriver un chef de Boko Haram.
J'ai pointé la cible avec un laser
et demandé une frappe aérienne.
Mais là,
sa famille est arrivée.
Les enfants couraient partout, en riant.
Je l'ai signalé,
mais ils n'ont pas annulé.
Alors j'ai redirigé le laser sur une ruine.
Les missiles sont tombés
et tout ce qu'ils ont tué,
c'est une chèvre.
Et ils t'ont viré ?
Je dois retrouver une amie. Tu me déposes ?
Bien sûr.
Elle est là ?
Oui.
Tout va bien.
A demain !
Théa !
Salut, mon coeur.
Comment ça va ?
Salut, ma belle.
Je t'avais dit de pas attendre.
Tais-toi.
Pardon.
Je vais fermer la porte.
On enlève ça ?
Allez, mon coeur.
Je t'aime.
Elle dit tout le temps qu'elle va arrêter.
Ca m'énerve, mais bon, je lui mens aussi.
Elle sait pas ce que je fais.
Tu lui as jamais dit ?
C'est une junkie.
Je risque déjà ma place.
Je sais, je devrais la quitter.
Mais je l'aime.
Maintenant, tu sais. Ma vie perso, c'est la cata.
Je vais rentrer dans un appart vide
et boire une bière tiède parce que mon frigo est pété.
A côté, ma vie est pas si terrible.
Tu veux que je reste ?
Je crois que ça suffit pour ce soir.
A plus.
Merci.
Ca va ?
Ouais.
Comment va Théa ?
Elle dormait encore quand je suis partie.
Tu vas faire quoi ?
Tout de suite ?
Me concentrer sur mon boulot et ignorer son problème de drogue.
Très sain.
Tout va bien ?
Oui.
Zara, Vincent ! Venez.
Fermez la porte.
Je viens d'avoir mon contact à la CIA.
Peu après avoir été libéré,
Pearce a quitté l'hôpital pour filer au Pakistan.
Quand il était à Lahore,
quelqu'un a posé une bombe sous sa voiture.
La CIA sait qui a fait ça ?
C'est tout ce qu'ils ont.
Quelqu'un a voulu empêcher Pearce de dire qui l'avait balancé.
Ca pourrait être Philippe Bardin ?
Possible.
J'ai parlé aux renseignements,
ils prétendent ne rien savoir.
Ils admettront pas
leur responsabilité à moins d'y être obligés.
Pearce n'a pas pris sa voiture, ce jour-là.
Une citoyenne afghane, Amina Sayyid,
et ses deux enfants sont morts dans l'explosion.
Il était en couple avec elle ?
Il semblerait que oui.
Ca expliquerait la colère de Pearce.
Son père a tracé son portable.
Il est au jardin des Grands Explorateurs.
Je fais le tour.
Quelqu'un l'a en visuel ?
Je le vois. Sweat vert, casquette noire.
Je l'ai.
Le bâtiment en briques. Tu le vois ?
J'ai pas le bon angle.
Tu vois le stand de glaces ?
Oui.
Sors et pique un sprint.
Vers lui ? T'es malade ?
Les arbres vont le gêner.
Il devra changer de position
et je pourrai tirer.
Tu préfères rester là ?
Je suis pas fan des deux options.
Alors cours vite.
Moi qui comptais lui faire coucou.
File-moi ton sweat.
C'est quand tu veux.
Vincent ?
Je crois que je l'ai eu.
Lâche ça !
Lâche ton arme !
Tu te dis parfois que ça pourrait être toi,
allongée là, à te vider de ton sang ?
J'essaie de pas y penser.
Et ça marche ?
La première fois qu'Amina m'a vu comme ça,
elle s'est retenue de pleurer.
Elle voulait pas me faire de peine.
Elle a dit qu'elle s'en fichait,
que ça changeait pas ses sentiments pour moi.
Que ça changeait rien pour nous.
C'est très bizarre.
Venant de quelqu'un d'autre, je l'aurais pas cru,
mais elle était très honnête.
Très gentille.
Merci.
Pascal Moulin vient de cliquer sur le lien.
Il est prêt à payer.
On doit prévenir mes clients avant d'agir.
Il faudrait pas les énerver.
Non.
Il vaut mieux pas.
Ce genre d'opération, ça coûte une blinde.
Comment Pearce la finance ?
Il a pas un radis.
Un radis ?
Ca veut dire qu'il est fauché.
L'argent doit bien venir de quelque part.
Les techniciens ont craqué le portable du sniper.
Pearce lui envoyait ses instructions.
L'un des messages mentionne un certain Cédric Duval.
- C'est qui ? - On sait pas encore.
On essaie de l'identifier.
Merci.
On part au marché.
Tu as besoin de quelque chose ?
Non, merci.
Pas aujourd'hui.
Qu'est-ce que tu as ?
Jacob ?
Je n'aurais jamais cru te revoir.
Je ne tarderai pas.
Non.
Où est votre famille ?
Elle dort.
Ne la réveillons pas, alors.
Je vous ai payé.
- Je vous ai payé ! - On y va.
C'est un message pour les autres.
On ne m'achète pas.
On ne négocie pas avec moi.
Et leur tour va venir.
Vous comprenez ?
Ils vont tous y passer.
Jacob.
Démarre.
Adaptation : Nina Ferré
Sous-titrage TITRAFILM
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