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C'est une urgence. C'est une urgence. C'est une urgence. C'est une urgence.
C'est une urgence.
Sous-titrage
MFP.
C'est urgent, c'est une urgence de parler de ceux qui sont absents.
C'est une urgence, c'est une urgence de parler de ceux qui sont absents.
C'est important de questionner ceux qui sont toujours absents, qui vivent sans
démocratie en général.
C'est l'heure de parler de ceux qui sont faux, qui sont toujours faux.
C'est important de questionner ceux qui sont absents, qui vivent sans démocratie
en général.
C'est l'urgence. C'est l'urgence.
Sous-titrage ST'
501
C'est important de parler de ceux qui sont absents.
C'est urgent de parler de ceux qui sont absents. C'est urgent de parler de ceux
qui sont absents.
C'est l'heure de parler de ceux qui sont toujours en erreur.
C'est urgent de parler de la liberté.
C'est important d'interroger ceux qui sont toujours en
erreur.
La démocratie, la démocratie est toujours posée.
Et si on allait en Algérie ? Algérie ! En Algérie !
Et pourquoi tu ris ? Qu'est-ce
que tu vas aller foutre en Algérie ? Qu'est-ce que tu fais comme
musique ? Je fais plus de musique.
C'est une cabane de la liberté.
C'est si important.
Il y a un contrôleur qui se pointe. Mène-toi.
Là-bas, c'est les artichauts.
Et celui-là, c'est un chou, là-bas.
Et là-bas, c'est les petits pois.
Qu'est-ce que c'est, les petits pois ? Là-bas, tu vois pas ? Il y a des trucs
verts qui pendent, là.
Tu me contamines avec tes conneries.
Route de merde.
Qu'est-ce que je fous ici avec toi sur mon portable ? J'aurais jamais dû casser
mon portable.
Eh oh, où tu vas là ? C'est pas moi qui fais tomber la pluie.
Je vais pas chier.
Puis tu me gonfles avec tes idées bio.
Tu confonds bio avec écolo.
C'est quoi cette cicatrice-là ? Une brûlure.
J'étais dans la voiture de mes parents.
C'est les pompiers qui m'ont sorti.
Est-ce que t'as là ? Souvenir d'un mec.
Un coup de poing.
Et celle-là, c'est quoi ? Celle-là, je peux pas te dire.
Aïe ! Mais arrête ! On dirait que tu laves ton chien, là ! Oh, ça va !
Bonjour. Je ne sais pas s'il y a un bus qui va vers Séville ? Un
bus pour aller vers Séville ? Ah non, ça ne l'est pas.
Non ? C'est un bus, mais c'est vrai.
C'est un bus.
Récréateur. Passif.
Tu veux de la taille royale ? Oui.
Allez-y.
C'est pour moi.
C'est pour moi.
C'est pour moi.
C'est pour moi.
C'est pour moi.
C'est pour moi.
C'est pour moi. C'est pour
moi.
Qu'est-ce qu'il dit ? Comment tu t'appelles ? Naïma.
Naïma. Ma s'appelle Habib.
Habib. Habib. Habib c'est... Zano.
Naïma c'est arabe.
C'est arabe toi.
C'est Naïma quoi.
Qu'est-ce que vous faites par là ? On va en Algérie.
Qu'est-ce que vous allez faire en Algérie ? On fait une
marche à pied jusqu'à Alger.
Une marche à pied ?
Pourquoi tu parles pas l'arabe ? Personne me l'a appris.
Mon père voulait pas parler arabe avec nous.
Il ne voulait plus qu'on parle de son pays.
On est partis de l'Algérie pour faire les études à Paris ou à Amsterdam.
Comment c'est Paris ? On est parti parce qu'on avait rien de rien.
À Paris, il y a tout ce qu'on veut. Mais on ne vous fera aucun cadeau.
Pourquoi tu n'as rien ? Tu es un Français. Tout le monde y en a quelque
chose à la France.
C'est comme ça.
C'est dangereux Paris ? Non, ce n'est pas dangereux Paris.
Bismillah, bismillah, salam.
Mon père parlait souvent de mon grand-père Ferdinand.
C'était un héros.
Un anticolonialiste.
Il a été torturé, assassiné à la prison d'Alger en 1959.
En 1962, toute la famille a été rapatriée d'Algérie par bateau.
Mon père voulait nous ramener à Alger pour les vacances.
Il n'était jamais retourné.
On est partis en voiture.
Je me souviens juste des arbres.
Ils se sont mis à tourner.
J'ai entendu mon père crier.
Et puis, plus rien.
Après l'accident, je suis resté 15 jours à l'hôpital.
C'est les médecins qui sont venus me dire.
que mon père et ma mère étaient morts.
Je n'ai plus jamais touché au violon.
Bloqué. Net.
Si vous allez à Paris, tu vas à cette adresse-là et tu téléphones de ma part,
ok ?
Qu'est-ce que tu veux ?
Le chien a pitié.
1, 2, 3, nada más 1, 2,
3, nada más
1, 2, 3, nada más. 1, 2, 3, nada más.
1, 2, 3, nada más. 1,
2, 3, nada más.
1, 2, 3, nada más.
1, 2, 3, la dame 1,
2, 3,
la dame
Sous-titrage Société Radio-Canada
Et les jetons ? Parti !
Je veux sentir ton sexe. Je veux que ton
sexe me pénètre. J'aime sentir ton collant s'éclair comme une clarinette.
Ma botte.
On m'a volé ma botte.
Mais qui va j'te voler j'te botte ? Merde ! Y avait la moitié du fric de mes
meufs dedans.
C'est pas vrai.
Merde ! Chaussures russes ? Bandares pour mi ? Chaussures russes ? Comme
les tiennes nasses ? Comme les tiennes nasses, chaussures russes ? Babouchos
pour mi, si. Bandares ? Ok.
Et la taillasse ?
40 ? La taille ? 42 ? Ah, merci beaucoup. Et pour les
enfants, les enfants, vous, vous allez bien ? Combien ? Combien ? De l'argent ?
Tu m'as manqué toi ! Toute la nuit tu m'as piqué !
Je me fais bouffer par les moustiques.
Je vais aller nager.
Tu veux venir avec moi ? Non, je te fabrique une douche.
Une douche ? Ouais.
Bon.
J'ai rêvé qu'on était arrivés en Algérie.
Sur toute la route, il y avait du sang. Il y avait du sang partout.
Tout était rouge de sang.
Qu'est-ce qui te ferait le plus plaisir ? Ton sexe.
Moi, du champagne frais.
Pour fêter ton anniversaire.
Comment tu sais ? J'ai vu la date sur ton passeport.
Regarde.
J'ai réussi à l'impossible devant toi.
Je vais désirer très fort la bouteille de champagne.
Merci.
C'est parti
!
Je vais chercher une bière quand même.
Cerveza.
Hola. Hola.
¿De dónde eres?
Pareces gitana.
Soy argerina.
Argerina de Francia.
Hace mucho tiempo que estás aquí en Sevilla.
¿Cabó de llegar?
¿Sí? Sí.
¿Conoces Triana?
¿Triana? Non. C'est un endroit très historique, beaucoup de flamenco,
beaucoup de gens ne le connaissent pas. Non.
Je t'invite.
Et quand ça va...
Pourquoi tu m'as fait ça ?
Une chienne.
Tu pèses comme une chienne.
Où t'as appris à baiser comme ça ? Avec n'importe qui.
Dans les films pornos.
Comme toi.
Merci pour le petit-déj au lit.
Bah quoi ? Tu dormais ?
Mais tu dormais ?
Qu
'est-ce qui te prend à me prendre la tête comme ça en pleine galère ?
Tu penses qu'à ta gueule.
Moi, je crois vraiment que t'es une folle.
Vraiment.
Maintenant, j'en ai marre ! OK ? La route, c'est fini ! T'es invivable ! T
'es pas fiable ! T'es le genre de conne qui part avec n'importe quel patron de
barque et une décapotable !
Faut que t'arrêtes de penser que tous les hommes sont des enculés.
Putain, qu'est-ce qu'on lui a fait, celle-là ? Ton merde.
Je sais pas à qui tu parles.
Toi, t'es née dans le coton ? Moi, depuis l'âge de 14 ans, je galère. Je
vais à gauche et à droite, j'ai pas de maison.
C'est pour ça que je suis venu ici.
J'ai besoin d'un homme pour travailler.
Vous avez besoin d'un homme pour travailler ?
C'est quoi ça ?
Qu'est-ce que tu écoutes ? Tu écoutes ? Tu écoutes
?
On crée tous les ans des fruits pour les détruire.
Il faut être plus prudent.
On crée tous les ans des fruits pour les détruire. Il faut être prudent.
Mouah !
Cette bouteille sert à recueillir une mosquée
Il n'a pas dit toutes les bouteilles en zana. C'est une bouteille par arbre.
Ça bouge.
Mais attends, ce n'est pas l'arbre de Noël.
On n'est pas là pour faire beau. On va se faire virer.
Je ne suis pas piégeuse de mouche, moi.
Merde. Tu fais chier, là.
Tu sais où dormir ? Non ? Viens dormir dans la casse.
... ... ...
...
... ...
Est-ce que ça va ? Oui.
Vas-y, vas-y.
Ok.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Ça va, là, là.
Oui, ça va. C'est trop bien, ça. Qu'est-ce que tu fais là ? On travaille.
Et toi ? Nous aussi on travaille dans la campagne pour payer notre voyage pour
Paris.
Tu peux se dormir n'est-ce pas, Kamal ? Je dois m'asseoir.
J'ai vraiment mal au ventre. J'ai vraiment mal au
ventre.
Tu vas donner cette lettre à ma mère.
... ... ...
... ...
Documentateur. Documentateur.
Nique-moi que je suis française, moi.
Apparaissez, s'il vous plaît.
Bonsoir, donnez-moi vos informations, s'il vous plaît.
Bonsoir, pouvez-vous continuer ?
Au revoir.
Dans 8 heures, on est à Gilles.
On a envie d'aimer tout le monde au soleil.
Salut.
Salut. Vous allez à Nador ? Nador.
Non, parce que Nador, j'ai de la famille, je suis habitant, tu vois, pas
trop cher pour loger.
Sympa, c'est bien.
Ah ouais, non, non, mais nous, on ne va pas à Nador, on va à Alger.
À Alger ? En passant par Nador ? Euh, non, direct Alger.
Algiers direct.
Mais il ne va pas à Algiers ce bateau.
Il va à Nador.
Vous êtes trompé de bateau là.
Il ne va pas en Algérie.
Vous allez à Algiers.
Mais il ne va pas à Algiers ce bateau.
Ciao.
Il ne va pas en Algérie.
Je vais me mettre allongée.
Quelle
galère.
Tout ça pour économiser 150 euros ? On
n'a pas besoin de stylo.
Je ne comprends pas ce que tu dis.
Tu ne parles pas arabe ? Vous connaissez le Maroc ? Vous êtes déjà venu ? C'est
la première fois.
Le prochain bus, c'est demain.
Comment tu t'appelles ? Zano.
Tu es de quelle religion ? La religion, c'est la musique.
Et toi, quel est ton nom ? Naima.
Naima, c'est ton nom arabe. Tu es musulmane ? Non.
Vous êtes des touristes ? Vous voulez visiter le désert ? On fait une marche
jusqu'à Alger.
La frontière est fermée à Ouzda. Le territoire algérien est fermé.
La frontière entre le Maroc et l'Algérie est fermée ? Ça veut dire qu'on ne peut
pas passer ? Si, si vous voulez, je connais un passeur qui veut vous
conduire. Un passeur ? On ne peut pas prendre la route ? Aux montagnes, vers
les montagnes.
Mais fermée depuis quand ? Depuis 4 ans.
On va vers...
On est arrivé.
Donne-moi l'autre moitié.
Viens.
Regarde.
Là-bas, derrière le palmier, c'est l'Algérie.
Vous allez trouver la route qui amène à Mostaranam.
Allez, bon sens.
Merci. De rien.
Au revoir.
Hé, à Mostaranam, vous demandez le conseiller de la française pour changer
votre passeport et vous dites que vous avez perdu.
Sous-titrage ST' 501
Mais c'est de la chambre qu'on va aller.
Pardon Pardon Pardon
Pardon Pardon
Il n'y
a
plus de place
On est en Algérie.
Tu te rends compte ? Toute la famille de mon père et de ma mère sont nées ici.
...
Salaam alaikum
Je t'envoie un texte.
Je te dis que nous sommes arrivés à l'Europe.
Nous allons aller à Paris.
J'espère que tu vas bien, ma chère mère.
Je t'aime beaucoup.
Je t'ai entendu parler de la guerre.
Je t'ai beaucoup inquiété.
Je t'ai fait beaucoup de mal.
Je t'ai envoyé un message pour ton mari.
Je me sens étrangère Je suis
étrangère de partout
C'est bon, c'est bon, arrête de pleurer, arrête de pleurer, arrête de pleurer,
arrête de pleurer.
Sous-titrage ST'
501
... ... ...
C'est
magnifique
!
Tu m
'entends
? Qu'est-ce qu'elle veut, là ? Qu'est-ce qu'elle a dit ? Mais pas la robe, je t
'ai dit. On se parle pas comme ça à Alger. En plein Alger, comme ça, non.
On a parlé pendant une heure à la boutique.
Prends-le comme un déguisement.
J'ai l'air d'une sorcière.
Tiveau !
Je suis venu ici.
Mon père, ma grand-mère, on a toujours habité la Bolivie d'Alger.
Les cités tombées, les immeubles, les familles criées.
Mais vraiment, moi, je perdais la famille ici.
À côté, là. C'est pas un truc...
Sous-titrage
ST'
501
J'en ai marre.
Pardon ? J'en ai marre.
Un peu d'air.
Ah ouais.
T'as raison.
Ça coûte 570 nains. Ouais, elle a raison. Vous respirez,
Saïd. Tu
sais
où ? Dernier étage.
C'est un peu drôle d'être là.
Ça va ? Ça va, ça va.
Ça va grand-mère ?
Naïma, viens voir.
Regarde, c'est mon père dans les bras de ma grand-mère.
Tu te rends compte ? Mes parents, ils ont abandonné cet appartement en
quelques heures.
C'était tout ce qu'ils avaient.
C'est dingue, tout est resté en place.
Même le piano, il est à la même place.
Comme sur les photos.
Bonjour, bonjour.
Bonjour.
Dites-moi, comment vous êtes rentrée dans l'appartement ? Quand votre famille
a quitté l'Algérie.
Mon mari l'a cassé la porte et on s'en est rentrés.
Et pourquoi vous avez gardé les tableaux au mur, comme ça, à la même place ?
Parce qu'ils sont très jolis.
Comment ça va, ta famille ? Ça va.
Bonjour,
comment va toute la famille ? Ah oui, c'est la boîte qui a des photos de votre
famille, qu'on a laissées chez nous.
C'est parti.
Salaam alaikum.
Chant.
... ... ... ...
C'est...
Musique.
Elle sait ce que tu as.
Ils ont maudit ta chance.
Elle le voit très fort dans tes yeux.
Elle sait la trace que tu as encore sur terrain.
Dis-lui, t'avais quel âge ?
Même
si tu es là, ton esprit est ailleurs.
Faut que tu remettes tes pieds sur la terre.
Faut que tu retrouves tes repères.
Il faut que tu retrouves ta famille. Il faut que tu retrouves tes repères.
Il faut que tu retrouves tes repères.
Il faut que tu retrouves ta famille.
Il faut que tu te retrouves.
Il faut que tu te retrouves. Il faut que tu te retrouves.
Ferdinand Boulanger, mon grand-père.
C'était un mec bien, lui.
C'était le premier instituteur de Ruiba.
Demasiado tiempo
Nos
hemos quedado solos sin saber nada
Y hemos olvidado el olor a
jamil De tus jardines
Et peu à peu, nous
avons oublié ton langage,
celui de notre amie.
... ... ...
...
...
Sous-titrage MFP.
Nous y sommes allés en marchant,
loin de ton chaleur,
en
faisant trop froid.
Sous-titrage ST' 501
... ... ... ...
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