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Vous ne voulez pas en manger un morceau ? Je ne sais pas ce que j'ai bouffé hier
soir, mais je n'ai pas digéré. Il faut que je reprenne la route.
Comme vous voudrez.
Merci de m'avoir pris en tout cas.
Allez, venez, je vous paie un thé et un bromogastride.
Allez, quoi ! D'accord, je veux bien, mais pas plus de deux minutes.
Où sont les toilettes ? Dans les fonds.
Vous donnez un Bromogastril à mon copain.
Pour moi, ce sera un steak avec deux œufs à cheval, un jus de fruits et vous
mettrez beaucoup de toast.
D'accord, tout de suite.
Vous soignez votre estomac, mon vieux.
Voilà.
Bon, ben à la prochaine.
On a votre steak prêt dans deux minutes.
Où est mon copain ? Il a filé.
Filé ? Oh non, c'est pas vrai ! Et qu'est-ce qui vous prend ? Où vous allez
?
Le
salaud, il s'est fait la meule. C'est un monde, ça.
Ça y est, il est équilibré.
Il embarquait mon portefeuille.
J'avais laissé mon impaire dans la voiture.
Je ne vais pas pouvoir vous payer.
Dites-moi, où vous alliez comme ça ? À Los Angeles.
Pourquoi ? J'avais trouvé un boulot.
Et tout est dans ce portefeuille. Un boulot ? Quel boulot ? Un numéro de
téléphone.
Mécanicien.
Mangez. Je veux bien, mais... Mangez, ça fait du bien.
Attendez-moi, je reviens.
Hé, regarde.
Je regarde quoi ? Regarde.
J'ai trouvé un nouveau pour les voitures.
Alors, ça vous plaît ? C'est bon ? Oui, c'est bon.
Non, vraiment.
Nick Papadakis.
Frank Sambers.
Franken.
Tu t'y connais en voiture ? Un peu.
J'ai besoin d'un mécano.
Ici ? Oui, oui, à la station.
Ah oui ? Je vais vous dire, j'ai des amis à Los Angeles.
Il faut que j'y aille.
Merci. C'était fameux le repos. Je me suis régalé. C'est elle qui cuisine.
La bouffe.
Délicieuse.
Je peux vous demander, par curiosité, combien vous le payez, ce type ?
Eh bien, c'est-à-dire... Cora, combien on lui donnait à l'ancienne ? 8 dollars.
Et tu lui avais... Eh oui, oui.
8 dollars, logé, blanchi, et tu aimes la cuisine de ma femme.
Votre femme ? Eh oui.
Je vais vous dire.
Je veux d'abord voir si je retrouve mon copain à Los Angeles. Et puis, si ça
foire, je marche avec vous, d'accord ?
Bon, comme tu voudras, si je n'ai personne ici.
En tout cas, je vous enverrai ce que je vous dois.
Bien sûr, pour le petit déjeuner.
Oui, oui, c'est ça, c'est ça.
Merci encore, Nick.
Au revoir.
Votre monnaie, 20 cents. Merci bien, monsieur.
Ce qu'il vous faut, monsieur Papadakis, c'est une multirisque. Mais j'ai déjà
pris ça l'an dernier. Non, ce que vous aviez pris, c'est voler un incendie par
risque civil. Pourquoi il me la faudrait maintenant ? Vous auriez dû la prendre
tout de suite. Bon, supposons, je ne sais pas moi, qu'un crayon glisse sur du
gras par terre, ça peut arriver. Non, je regrette, du gras, il n'y en a jamais
eu. Non, Cassir, j'ai dit supposons que... Non, supposons autre chose, si
vous voulez bien.
Qu'est-ce que vous faites là ? Je viens voir si vous auriez pas un peu de savon.
Non, j'ai pas ça à la cuisine.
Il y aurait pas quelque chose d'autre, je sais pas moi.
Allez aux toilettes de la pompe.
Je vais les salir.
Tu dirais qu'ils vous en prennent la prochaine fois qu'il ira en ville ? Je
voulais pas vous déranger.
Vous voulez une tasse de café ? Merci.
C'est joli chez vous, Mme Tatadoukis.
Papa Dakis.
Papa Dakis.
Qu'est-ce que vous êtes ? Grec ou un truc comme ça ? Est-ce que vous trouvez
que j'ai une tête de grec ?
Merci. Alors... Comment je vous appelle ?
Je crois que vous pouvez m'appeler Cora.
Un homme, tout le monde, tout le monde a besoin d'avoir un foyer.
Tout le monde.
Tout le monde.
Allez, viens.
Tu voyages, hein, tu voyages.
Ça, c'est très bien de voyager, très bien. Mais tu sais, un jour viendra...
Oui, un jour viendra... Fini.
Ferme la porte, il y a du vin.
Cora, Cora, donne du vin à notre ami, là.
Il a qu'à le prendre dans le placard.
Je prendrais bien un café, moi.
Quand le jour viendra... J'ai beaucoup voyagé, moi aussi. J'étais jeune et
bête, je sais ce que c'est.
Assieds-toi.
Oui, je vous connais, vous, les voyageurs.
J'ai voyagé, moi aussi.
J'étais partout.
Je parle six langues.
Ah bon ? Ah oui, oui.
Cora, va chercher du vin.
Oui, six langues.
Ecoute ça, écoute bien.
Tu sais ce que c'est, ça ?
Quoi ? Tu sais ce que
ça veut dire, ça ? Non.
Tu sais, il faut jamais se moquer d'un type qui parle mal.
Je parle la langue d'ici.
On est dans un pays
où il n'y a pas d'idées.
Ici, on a de l'avenir, c'est vrai.
Oui, de l'avenir, on en a, mais...
On n'a pas de bonheur.
Viens voir, viens vite.
Dépêche-toi.
On va
le remonter,
soulève. Allez.
Ça y est, tu l'as ? Tu tiens bien ? Où est-ce qu'on l'avait ? Là, là. Place-la
contre.
Voilà. Allez,
pousse. Pousse encore.
Ça y est, on l'a. Vas-y, vas-y.
C'est ce que je ferai, moi.
J'en mettrai une neuve.
Oui, je vais en mettre une neuve. Et c'est le salaud qui m'a mal posé celle
-là qui va la payer.
Néon.
Une belle pancarte lumineuse. Ça attire du monde, ça.
Néon, c'est quoi, néon ? Hein ? Ben, le néon, c'est... des tubes, des petits
tubes de couleurs. Des tubes ? Ah ouais.
Des tubes... Ah ! Neon ! Oui, enfin, Neon, euh, néon, c'est... Ouais, ouais.
Peut-être.
Ces fumiers, ils essaient toujours de voler les étrangers !
Éballez-moi un peu ce
bordel !
Il a dit combien de temps il serait parti ? Ah non, il m'a rien dit.
Seulement qu'il allait en ville pour chercher des pièces.
Ah, ça sent bon ici.
La porte est fermée ? Oui, c'est moi qui l'ai fermée.
C'est comme ça qu'on fiche l'argent en l'air ? C'est une façon de voir les
choses. J'ai le droit de penser autrement.
C'est pas votre argent, de toute façon.
Non.
Ouvrez.
Vous avez compris ?
Allez viens maintenant.
Allez viens.
Non.
Cora, j'ai une surprise pour toi.
Regarde.
Qu'est-ce que tu en dis ? C'est neuf.
Tourne-toi.
Ça te plaît ? Oui, c'est vraiment beau.
Tu reçois ? Oui, sois.
C'est pour toi, hein ? Où tu vas ? Je reviens tout de suite.
Comment tu te sens ce soir ? J'ai le cœur fort.
Je
te
manque.
Imbécile, j'ai oublié ! Elle t'a pris l'enseigne ?
Faudra qu'il me la fasse comme j'ai dit.
À demain, chérie.
Tu veux faire quelque chose ? Je fais quelque chose.
Tu
veux
que je te tienne ?
Hein ? Tu veux que je te tienne compagnie ?
T
'as envie d'être avec moi, c'est ça ? C'est ça ? Oui.
Bon.
Va faire ta valise. On s'en va à Chicago.
Va faire ta valise.
On va à Chicago, maintenant.
Le quotidien de Los Angeles.
Le quotidien de Los Angeles.
J'ai travaillé pas loin d'ici.
Le quotidien de Los Angeles.
T'as une cigarette ? Non.
Qu'est-ce que tu as ? 110 dollars.
Ne sors pas dans la rue.
On ne sait jamais.
Attends, attends ! Départ du car Los Angeles San Diego, Phoenix.
Départ du car Los Angeles San Diego, Phoenix. Tu veux manger ? Oui.
Je reviens tout de suite.
Mesdames et messieurs, départ du car Los Angeles San Diego, Phoenix.
Je peux vous servir ? C
'est votre
monnaie ?
Dis ça, tu peux pas jouer. On peut se refaire.
C'est parti.
De tout en quatre.
Je dis en quatre.
Salut. Qui va pour un double deux ? Je te prends à deux contre un. À deux
contre un pour un double deux ? Oui, un double deux. Allez, on y va. J'ai donné.
Et toi, petit père, tu veux tout pour un peu ou tu te retires ? Allez, ça va.
Vas-y, fais gaffe. Non, touchez pas au fric. Où il va, celui-là ? Je reviens.
Cora. Où tu vas ? C'est un poutre.
Donne-moi un peu d'argent.
Allez, la chance est avec nous. Je suis tombé sur des types qui n'y connaissent
rien au craps.
Non, je ne te donnerai rien.
Quoi ? Tu n'as rien compris. C'est pour une mise. Je ne peux pas partir sans un
sou. Quoi ? Mais qu'est-ce que tu fous avec eux ? Tu vas me donner cet
argent, oui ou merde ?
Cet
argent, c'est mes économies.
Deux allées, San Francisco.
Qu'est-ce que tu fais, Franck ? Je fais un échange.
San Francisco ? Mais on devait aller à Chicago.
On n'y va plus. Tu me donnes l'argent ou pas ? Non.
Je vous dois 37 dollars pour la différence.
Merci, vous devez venir maintenant.
Mais dis-donc, c'était à Chicago que t'avais des amis.
Ouais, ouais.
J'en ai à Chicago et j'en ai même à Pétahouchenoc.
Tu vas voir ce que tu vas voir.
Allez-y, toi.
Assieds-toi.
Ah, j'ai oublié de te passer le bouteille.
Tu m'as lessivé. C'est pas vrai une veine pareille. Attends une seconde. T
'en vas pas.
Tu fous le camp avec le fric.
C'est mon fric.
Pas de ça.
Je veux que tu me laisses me refaire.
Va te faire foutre, Commodore. Je t'emmerde. J'en ai besoin de ce pognon.
T'as pigé ? Hein ? Pour moi, c'est d'accord.
En temps de vous avoir connu, messieurs.
La fille avec qui j'étais, vous l'avez vu partir avec quelqu'un ?
Il fallait attendre. Il fallait attendre. Il fallait attendre. Il
fallait attendre.
Il fallait attendre.
Il fallait attendre.
Il fallait attendre.
Il nous aurait retrouvés, de toute façon.
Tu le connais pas, Franck.
Il nous aurait suivis et il nous aurait retrouvés.
Je suis déçu, Cora. Pour moi, c'était pas une coucherie. J'aurais quand même
cru qu'il y avait autre chose.
Tu sais pas ce que c'est... d'être une femme et d'être piégée dans ce genre
de... Tu te rends pas compte ?
Il y a toujours une solution.
Du moment qu'on est deux.
Je ne savais plus quoi faire.
Si seulement il y avait que nous deux.
Si seulement il y avait que toi et moi.
Qu'est-ce que tu racontes ? J'en peux plus de ce qui est bien et de ce qui est
mal.
Mais on prend les gens pour des trucs pareils.
Et Franck, ça fait beau d'ici, hein ? Ah oui, t'as vraiment eu une bonne idée,
hein ? Ah oui, oui, oui, oh là là ! Neon, ah c'est beau le neon, hein ?
Sonne deux fois en cas de danger.
Et la porte ? Je la fais à moi de l'intérieur.
Bon, après tu descends par l'échelle.
Ça va ? Oui.
Tu le sais bien ?
Oui,
t'as pas de souci à te faire.
Tu m'entends ?
Bonsoir. Vous étiez sûr que je m'arrêterais.
Qu'est-ce qu'elle est belle.
Je passe tout le temps là-devant.
Quand vous l'avez installée ? Aujourd'hui.
Oui, bien sûr.
Bien sûr.
Qu'est-ce que c'est ? Il y a un matou qui miaule.
Des fois, on dirait des bébés qui pleurent. Vous ne trouvez pas ? Oui, c
'est vrai.
Quand il faut y aller, il faut y aller.
Vous avez raison.
Quand il faut, il faut. Il n'y a pas.
Bonne continuation.
Au revoir.
Nous serons fixés après les examens.
Ça demandera environ une semaine.
Merci.
Le carnet de rendez-vous, s'il vous plaît.
Que tout soit éteint.
Si c'était retourné à ce moment-là, on nous aurait pondus tous les deux.
Tu sais, c'est pas... C'est pas un hasard si le flic est passé.
C'est un miracle que tout soit éteint.
Il y a le flic derrière.
Les vis sont rouges.
Laissez vos phares.
C'est là-haut, la salle de bain ? L
'échelle, qu'est-ce qu'elle fait là ?
La boîte à fusibles n'a pas de couvercle.
Le con, il a dû fourrer sa patte là-dedans et le courjul a grillé.
Oui, ça alors.
C'est sûrement la faute de ces types lorsqu'ils sont venus installer l
'enseigne aujourd'hui.
Oui.
Oui, ça doit être ça.
Désolé pour votre mari.
Merci.
Je
vais
chercher la torche.
Je sais que c'est dur.
Allez le voir là-bas.
T'es sûr que tu veux pas que je t'emmène ?
Reviens
vite.
Coupe la tarte.
Des petites portions.
Je ne veux pas faire l'amour ce soir.
C'est notre dernière nuit.
Je sais.
Je ne veux pas faire l'amour.
Oui, tu as raison.
Ce qui compte, c'est les pieds. Regarde bien mes pieds.
Tu ne veux pas lui montrer les lèvres ? C'est beau, tu sais, c'est beau. Regarde
bien tes pieds.
Danses comme moi, je danse, ça t'apprend.
Excusez-moi.
Je ne peux pas en parler maintenant.
Comment ça, tu ne peux pas en parler maintenant ? Ça fait déjà quatre jours
que tu ne peux pas en parler.
Oui. Tu comprends rien.
Je peux plus continuer comme ça, tu comprends ? Pourquoi tu peux plus
continuer comme ça ? Qu'est-ce que ça veut dire que tu peux plus continuer
comme ça ?
C'est fini.
Quoi ? Qu'est-ce que tu...
Merci,
merci beaucoup.
C'est ma famille.
C'est ma femme.
Et de là, Franck, Franck, viens là.
Cet homme m'a sauvé la vie !
Et tu sais, hein, ta peau d'amour, il n'est pas mort.
C'est ça, mes pieds, mes pieds, ils sont beaux, hein.
Oui, ils sont beaux. Ah, tu l'as dit, mais tu ne l'as pas dit en grec.
Ta peau d'amour, il n'est... Je ne sais pas le dire en grec. Oh, ta peau d
'amour, il n'est pas mort.
Allez, dis-le.
Je t'en prie, Cora, dis-le.
Non, non, non.
Ecoute.
Voilà,
c'est ça.
Tu l'as dit, c'est formidable.
Qu'est-ce que tu fais ? Cora a tué sa femme, c'est toi qui me l'as dit.
Tu veux me quitter ? J'étais en train de te faire un mot. Un mot de
remerciement, c'est ça que tu faisais ? Hein ? C'est ça que tu m'écrivais ?
Écoute, toi tu vis ici.
Vis avec ton grec.
Nous deux, ça aurait peut-être pu marcher.
Allez, reste avec lui, va.
Il veut que je lui fasse un enfant.
Tu comprends ça ? Il a changé.
Il dit que c'est l'accident qui l'a changé. Maintenant, il s'est mis en tête
de me faire un gosse.
Comment je vais faire, Franck ?
Je vais pouvoir lui faire un enfant.
Avec lui, je pourrai jamais.
Le seul homme avec qui je pourrai avoir un enfant, c'est toi.
Allez loin. On va à Vendôme, faire une petite virée pour changer de décor.
C'est encore loin ? C'est à environ deux heures d'ici.
Vendôme, à Vendôme. Et voilà.
Combien je vous dois ? Un dollar quarante-quatre.
Tenez, voilà.
Je reviens.
Voilà votre monnaie.
Maintenant, c'est moi qui conduis.
Toi, conduire ? Oui, je vais conduire. Tu n'arrives même pas à marcher. Ne
viens pas me dire que tu veux conduire. Allez, monte derrière.
Quoi ? Monte derrière.
Mais t'es folle, dis-donc. Je peux très bien prendre le volant. Je t'en prie,
Franck, monte derrière. Vous êtes pas en état de conduire. Pourquoi je me mets là
-bas ? Toi, cette bagnole, tu vas le faire, non ? Franck, monte derrière.
Soyez prudentes.
C
'est
bon, le vin.
Franck, il n'y a rien de mieux que d'avoir sa petite femme.
Il est chaud, là.
Oh, merde.
Encore, là. Ne dis pas ces choses-là.
Il me faut qu'il sauve, que je me gare.
Il faut te réveiller.
Réveille-toi et répare.
Réveille-toi, on est en panne.
Réveille-toi, répare la voiture.
Sors de là.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il
est
coincé.
Il est mort !
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Sous-titrage FR ?
Vas-y, Cora.
à ce qui s'est passé.
Sous-titrage FR ?
Aaaaaaah !
Oui, c'est parfait, c'est bon.
Merci.
Ça va, aujourd'hui ? Ça va.
T'aurais pas fait un séjour à San Francisco ? Hein ? À Buffalo ?
Qui êtes-vous, monsieur ? Tu sais qui je suis.
Tu as purgé une peine à Buffalo.
A Wichita, vol à marmée, ramené à tentative de voie de fait. A Saint
-Louis, braquage de tripot. A Molina, dans l'Illinois, tu as fait 13 mois,
agression d'un inspecteur des chemins de fer.
Ils m'ont fait prendre un calment.
Si ton avocat plaide non coupable, je te poursuis pour homicide et je te ferai
pendre. Qu'est-ce que vous dites ? Quel rapport avec l'accident, hein ?
J'étais même pas au volant. Oh, ben voyons.
T'étais trop saoul pour prendre le volant, trop saoul pour marcher. Et en
plus, tu es un témoin à la station-service. Oui, oui, je sais. Mais
tu me prends pour un imbécile.
Je sais que tu l'as tué.
Ça va pas ? Pourquoi voulez-vous que je l'ai tué, moi ? Petit mariole, j'ai vu
la fille.
J'aurais pu tuer pour elle.
Et vous croyez que j'aurais voulu tuer pour ça ? Oublions la fille. C'est pour
le fric qu'ils te prendront.
Les 10 000 dollars d'assurance vie de la police souscrite par Nick Papadakis à la
Pacific Reliance, dont sa femme est seule bénéficiaire. Ça ne te rappelle
pas quelque chose ? Faut pas jouer avec les assurances, elles n'aiment pas se
faire avoir.
Monsieur, je vous jure que je ne savais rien pour l'assurance pour cette police.
Oh, à d'autres ! C'est elle qui a fait le coup ou vous l'avez fait ensemble ?
Lequel de vous deux ? Mais j'ai rien fait.
Prouve-le-moi, Franck.
Signe ça.
C'est la seule chose qui nous convaincra, moi et le jury, de ton
innocence.
Tu as compris ? Bon, allons-y.
Laissez. Non, non, ça va, laissez.
Je m'appelle Katz.
Je vous représente, toi et Mme Papadakis.
Vous devez tous les deux comparaître demain.
Jusque là, si on te demande quoi que ce soit, tu réponds, voyez mon avocat.
T'as bien compris, Franck ? Tu
as
signé ça ? Alors ne signe rien d
'autre.
Tu n'as pas fait les choses à moitié.
Ça paiera devant les jurés.
Hé, vous allez voir Cora ? Ouais ?
Il est lui qu'on va forcer.
Elle a été cassée au cours de la rixe. Elle a servi à frapper la victime sur la
tête, ce qui a entraîné sa mort.
A votre avis, les blessures de la victime ont-elles pu se produire au
moment où la voiture a fait un tonneau ? Non. Je proteste, votre honneur. Cet
homme n'est pas médecin.
Cet homme, votre honneur, est un spécialiste de grande réputation en
matière de faux en assurance.
Cet homme est aussi partie prenante. Si mes clients devaient être condamnés, sa
compagnie, la Pacific Reliance, ferait une économie de 10 000 dollars. Je
proteste avec la dernière énergie et je demande le rejet pur et simple de sa
déposition. Demande rejetée.
Merci, j'ai terminé.
Votre honneur, étant donné les circonstances, je dépose une plainte
avec demande de dommage et intérêt en faveur de Frank Chambers et à l'encontre
de Madame Papadakis pour blessure dans un véhicule qu'elle conduisait.
Votre honneur, je proteste contre cette plainte. Au nom de l'article 141 de la
législation de la route, Chambers n'a pas le droit de réclamer... Sans cet
accident, Monsieur Chambers... Est-ce que tu as signé un pacte contre moi ?
Assieds-toi encore.
Vous ne pouvez pas introduire cette plainte. Elle a été
extorquée à un homme très grièvement blessé à un moment où il était sous
sédatif. Mon client souffrait affreusement et n'avait pas le secours
de son conseil.
Vous voulez vous poursuivre ?
Votre honneur, étant donné la décision de ce tribunal, je n'ai plus le choix,
je ne peux plus plaider non coupable. Et plaiderai Mme Papadakis, coupable selon
le dossier. La cour accepte la position. Votre honneur, je demande qu'on règle la
séance.
Accepté.
Attendez ! C'est l'heure de jeter en bouche, je vous remercie.
Non, écoutez... C'est une saloperie, vous travaillez pour le procureur ! Oh
non, je ne peux pas !
C'est une erreur monumentale. Toi, ta gueule, tu la fermes !
Et bien voilà ma version des faits.
C'est nous.
Frank Chambers et moi, on s'est mis d'accord.
Et c'est lui qui a tué mon mari.
Je ne serai pas long.
Parfait.
Je vous remercie de me recevoir. Oui, oui, ça va. Qu'est-ce qu'il y a ? Ils
sont coupables.
Oui, enfin, ça, ça reste à prouver.
Ils sont coupables. Qu'attendez-vous de moi ? Je peux encore plaider l
'innocence. J'ai 48 heures. Et je suis dans les délais d'écho. Ils ont déjà
essayé de te tuer une fois.
C'est très intéressant, ce que vous dites là.
Le 5 mars, il y a eu une fiesta. Je peux vous avoir un bataillon de grecs qui
jureront la main sur le cœur que Papadakis a pris Chambers dans ses bras
en disant « Voilà l'homme qui m'a sauvé la vie ». Je vous trouve mal parti, hein
? Confidentiellement.
D'accord.
Vous n'allez quand même pas soutenir qu'il soit innocent.
Si, justement, c'est bien comme ça que je vois les choses. Et ce sera ma
version devant le jury.
Le procureur général n'a pas de dossier, il n'a pas de preuve, il n'a pas de
témoin, il n'a rien.
Tout ce qu'il a, c'est vous.
Et quel point vous avez, hein ? Et attention, quand je plaiderai, c'est un
public de pauvres qui écoutera.
Or, c'est juré.
Ils ont d'un côté une ravissante jeune femme accablée de douleur, qui est là,
venteuse, et de l'autre côté, hein, il y a vous, mon vieux.
Vous et votre boîte d'assurance qui se bagarre pour sauver 10 000 dollars.
Vous verrez bien.
À votre avis ?
C'est la chaise électrique pour eux.
Et si vous vous trompez, vous faites perdre à votre compagnie 10 000 dollars.
Et adieu à votre bonus de fin d'année.
Vous voulez risquer ça ? J'ai mieux.
Je vais vous montrer un moyen de vous en tirer sans aucun risque.
Comment ça ? Entrez.
Voici Arthur Biman, service indemnité de la Western Defense.
Bonjour, bien-même.
Bonjour, monsieur.
Bon, expliquez.
Voilà.
Ma compagnie a délivré une police multirisque de 25 000 $ concernant les
risques à faire maison, voiture, à M.
Nick Papadakis, et cela, quelques mois avant son décès. Oui, et Frank Chambers
était passager dans le véhicule. Il a souffert de contusions, d'un traumatisme
crânien, d'un déplacement vertébral qui vont, d'après les médecins handicapés, à
vie, sa motricité et son élocution. Donc, cette femme, en voulant tuer son
mari, a du même coup.
fait de mon plaignant, son employé et du passager de sa voiture un infirme à vie.
Et moi, je l'attaque. Et même, je réterne 25 000 $ à la Western et je
gagne haut la main.
Un horreur.
Alors, lui, il vous propose ceci.
Vous pouvez nous laisser, je vous prie.
Certainement.
La Western se voit obligée de se montrer compréhensive.
Vous voulez dire que vous nous rembourseriez ? Vous y êtes.
Avec votre agrément, nous payerions les 10 000 dollars d'assurance vie et... C
'est d'accord avec votre vote ?
J'ai déjà signé le récépissé.
Tu comprends ? Oui, je peux.
Apprends, voyons.
Allons-y, messieurs.
Ils n'ont
jamais rien eu contre
toi. Ils t'ont bluffé.
Saquette t'a bluffé aussi. Il t'a fait signer une plainte contre cette femme et
il s'en est servi pour la faire avouer. Et vous êtes tombé dans le panneau.
Mais...
Allez, mon petit père.
Tu rentres au Berkeley.
Elle vient de changer.
Vous rigolez.
Elle vient.
Vous rigolez ? Tenez.
Elle est libre ? Oui, comme tu dis.
Mais... Mais quoi ? Elle a avoué.
Oui, heureusement, elle a avoué à mon assistant Kennedy.
Le requin ? Tu l'avais pris pour un flic, je parie.
Oui.
Erreur. Il travaillait pour moi.
Je me suis dit que ce serait bien qu'elle déballe ce qu'elle avait sur le
cœur avant qu'on la coffre. Elle était à bout.
Franck, passons par derrière pour éviter la presse. Le
plus marrant, c'est l
'assurance. Vous savez, M. Barlow, leur expert, il a été obligé de reconnaître
qu'il avait fait une erreur, qu'en réalité, c'était un accident.
Drôle de monde, te voir.
Où est Cora ? Dehors, dans un taxi. Je lui ai dit d'attendre Kennedy.
Vous savez que je vous trouverai en train de filer en douce. Ah oui ? Oui,
parfaitement. Vous avez intérêt à filer en douce. Ton dossier n'est pas classé,
Chamber. Celui de la dame non plus.
Tu as échappé à la justice, mais tu as tué. Je vous demande pardon, vous n'avez
pas le droit de me dire ça. Ah oui, je n'ai pas le droit, vraiment. Je sais à
qui j'ai affaire. On se retrouvera, tu verras.
Au moindre écart, tu iras crever en tôle. Hé, hé ! Apprenez à perdre.
Où est-il ?
Merci.
De rien.
Vous avez pris notre parti.
Grâce à toi, je me suis fait 10 000 dollars.
Quelle idée ? Merci encore.
J'ai dû le payer avec l'argent de l'assurance.
Oui, je sais.
Je savais même pas que Nick avait pris cette police.
Je suis assignée à résidence pendant six mois. Je dois appeler le juge toutes les
semaines.
Je vais avoir un casier.
Je ne voulais pas te dénoncer.
Fais comme moi.
Elle n'a pas l'air sûre.
Elle ? J'ai vu sa photo.
Eh bien, c'est tout à fait le genre de fille que je m'attendais à trouver. Elle
va vous entendre.
Cette tarte est sûre ? Mademoiselle, gardez la monnaie.
Merci.
Remenez-moi.
Je ne manquerai pas.
Mademoiselle, vous avez bien ce poulet ? Je le mettrai dans deux minutes.
On va peut-être donner un coup de main, non ?
Tu te débrouilles très bien tout seul. Je me débrouille très bien, mais j'y
arriverai sûrement mieux si tu me donnais la main, cuisine.
Pourquoi tu te crèves comme ça ? On s'en va dans deux mois.
C'est toi qui l'ai dit.
Dès que tu ne seras plus assigné, on s'en va. Tu veux t'en aller, Franck ?
Alors tu t'en vas.
Mais si tu veux rester, il faut te mettre au boulot, mon vieux.
Tu peux pas prendre un verre, non ? On n'est pas chez les sauvages, ici.
Qu'est-ce que tu vas faire avec l'argent ?
Je vais me payer une nouvelle voiture.
Je m'en fous de ce que je vais en faire.
Vous voulez autre chose ?
Voilà,
messieurs.
Je vous cherchais.
Vous m'avez trouvé.
J'ai vu votre photo dans le journal.
Vous n'êtes pas le seul.
Je reviens dans deux minutes.
Vous savez, je vous ai connu quand vous étiez gamine.
Je savais que c'était vous.
Je n'ai pas voulu téléphoner.
Je savais que chez vous, on vous avait perdu de vue.
Je reçois le courrier, le journal, de chez nous.
Et j'ai lu pour votre mère.
J'étais sûr que vous ne saviez pas.
Vous ne vous souvenez pas de moi.
Mais je me souviens de vous.
Tu veux que j'appelle le juge ? Non, ne fais rien.
Je ne pense pas rester plus de huit jours.
Je suis sûr qu'elle va s'en tirer.
Donne-moi des nouvelles.
... ... ... ...
Alors quoi, c'est les vacances ? C'est fermé.
Faites pas la mauvaise tête.
Il y en a pour une minute.
Où vous allez ? À San Diego.
Est-ce que vous travaillez derrière, si je ne suis pas trop indiscret ? Défaut.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Vos trois fauves.
Ils sont drogués ou quoi ? Non, ils sont fatigués.
Vraiment très fatigués.
Ils ont été drogués ! Non, que ce soit clair, je n'en veux pas pour mon numéro.
Je ne ferai pas la piste avec ces gros minettes. Tu vas me rembarquer tout ça.
D'accord, d'accord.
Qu'est-ce qu'ils te font ? Je veux des fauves.
Je veux de la bête de cirque, moi. Je veux de la bête sauvage. Et où je vais
te trouver ça ? Guitérès.
Où ça perche ? Au Mexique.
Bon, ça va, tu les auras, t'es fou.
Retrouve le chapiteau à Tuckson, le 12. Je compte sur toi, hein. D'accord. Ça
marche ? D'accord.
Il te faut encore autre chose ? Bien sûr.
Un chauffeur.
Excusez-moi, mais je... Il faudrait me signer mon... Vous allez me les
remporter, hein. J'en garde beaucoup.
Vous... Vous avez raison, vous savez.
Pardon ? Je viens de faire 160 bornes avec ces fauves.
Et ils ont replié tout le temps.
Ça,
c'est une belle petite bête, là.
Il vous plaît pas, celui-là ? Je peux savoir à qui j'ai l'honneur ?
Franck Chambers, mademoiselle.
Ravi de faire ta connaissance, Franck.
Tu sais ce que je vais faire ? Je vais t'offrir un chapeau.
Un beau chapeau blanc.
Tu es content ?
C'est parti !
Cora, je suis désolé pour ta mère.
Elle était vieille ? Viens prendre un verre.
Non, c'est fini. Je bois plus, maintenant.
Tu sais, j'ai réfléchi à un tas de choses.
Rentrons à la maison.
Je veux avoir un bébé.
Je veux avoir un bébé de toi, Franck.
Oui.
Je le veux.
Dis-moi que tu le veux.
Je le veux ? Tu le veux ? Je le veux, oui.
Tu le veux ? Bien sûr.
Tu veux avoir un bébé, hein ? Oui.
J'arrive pas à le croire.
On a perdu des clients ici.
Ça fait rien.
J'ai fermé pendant une semaine.
Je suis parti faire un tour à San Francisco.
Ça fait rien, Franck.
J'ai été bête, tu trouves pas ?
Je sais que j'ai été bête.
J'ai même rendu notre vie infernale.
Mais je vais... Je vais changer, tu vas voir, Franck.
Tu veux savoir ce que j'ai appris pour les bébés ? Ce qui est le plus important
à savoir ? Oui.
Il faut être tout à fait naturel avec eux.
Je suis toujours naturel.
Parce qu'ils sentent, tu vois. Ils viennent de naître et déjà ils savent.
Oui, bien sûr. Alors il y a deux choses à faire.
La première, la première, c'est de toujours suivre son instinct.
Qu'est-ce que tu regardes ? Et la seconde, dire que c'est fermé aujourd
'hui.
Oui, je vais les virer.
Fermé ! C'est fermé. Je sais, mais j'en ai juste pour une minute.
Vous en prie.
Rien qu'une minute.
Hein ?
Qui êtes-vous
? M. Kennedy.
Vous vous souvenez pas de moi ? Ah oui, bien sûr.
Et comment va M.
Cass ? Bien, mais... je ne travaille plus pour lui, maintenant.
Ah bon ? Non.
Qu'est-ce que vous faites alors ? Très franchement, je ne fais rien du tout.
C'est d'ailleurs pour ça que je suis passé.
Oui.
Je pensais que vous pourriez peut-être m'aider.
Ah oui ? Comment ça ? Vous voulez quoi, je ne sais pas, moi ? Deux, trois
dollars ? C'est vrai, quand on est au chômage. Non, non.
Vous vous souvenez de ces...
Ces aveugles que j'ai tapés à la machine à l'époque.
Ah oui, ce truc bidon que vous et Katz avez mis au point.
Oui, mais vous savez, quand j'ai quitté Katz, j'ai pris
la liberté de soustraire ce procès verbal de ses dossiers.
Alors, je me suis dit que ça pourrait peut-être vous faire plaisir.
Hé, c'est joli chez vous.
Vous voulez 100 dollars ? 10 000 dollars.
10 000 ? Vous êtes marteau ? Vous êtes dingue ou quoi ? On l'a payé, Kat.
Rien à foutre. Je veux le fric, un point c'est tout. Trouve-le moi.
Hé, t'as qu'à vendre.
Trouve-moi les 10 000 ou j'envoie les aveux à ça qui a été fait.
Où est le papier ? Où est le papier ?
Comment tu te sens ? Bien, très bien.
Je vais revenir très vite. Je peux te rapporter quelque chose ? Non.
Allons-y.
J'ai eu la visite de ton ami.
Salaud !
Non,
ne m'approche pas.
T'es une ordure, Franck.
Je le savais depuis le premier jour.
Tu changeras jamais.
Tes aveux.
J'en ai rien à foutre. J'en ai jamais rien eu à foutre.
J'ai été jugée une fois pour toute, moi.
On me fera plus rien, maintenant.
C'est fini.
La loi, c'est la loi.
Tu savais pas, Franck ?
Ils peuvent te juger, toi.
Ils peuvent te rejuger s'ils veulent.
Et tu appelles.
J'ai froid.
Quoi ? J'ai froid.
Qu'est-ce que t'as toi ?
Je veux qu'on se marie.
Ce que tu veux, c'est m'empêcher de parler.
Non.
Si j'avais voulu t'empêcher de parler, crois-moi, tu parlerais plus.
Je veux qu'on se marie.
Tu le veux vraiment ?
Tu veux qu'on attende le week-end ?
Tu sais, j'ai réfléchi.
Peut-être qu'on devrait vendre la station.
Non ? C'est pas mal ici, pour des gosses.
On peut avoir des animaux.
Par là ? Pourquoi pas ?
T'as pas une bière dans le coffre ?
Tiens,
voilà. T'as de quoi l'ouvrir ? Aide-moi.
Qu'est-ce qu'il y a ? Ça va pas ? Ça va vraiment ? C'est juste une crance.
Fais attention, monte doucement.
Dans deux minutes, ça ira mieux.
J'ai la tête qui tourne.
On va te faire examiner tout de suite.
Non, ça va.
Tu n'excites pas, tu obéis.
Tout ce que je veux, c'est rentrer à la maison.
Non, tu peux aller voir un docteur.
Ça m'a fait un drôle d'effet.
Tu avais fait un trop gros effort.
Oui, justement.
Tu te sens mieux ? Je me sens bien.
Oui ? Ça va ? Ça va ? Oui.
T'es sûre ? Je te le dis.
... ... ...
Sous-titrage ST' 501
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Sous-titrage FR ?
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