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Zulu
Gaz, toi !
Ça
y est, les voilà.
Bon, Philippe, on se réveille un peu, là. 100 euros que je les mets dans le
ventre.
Philippe, tenez.
C'est parti !
Vous
êtes en forme !
Vous les avez bien mis dans le vent. Sortez du véhicule ! Les mains sur le
capot ! Sortez ! Je double. Deux cents sur l'escorte.
Ça va encore perdre.
Deux cents sur l'escorte.
Tenu. Allez ! Fais voir tes mains ! Tes mains, bordel ! Attendez, je vais vous
expliquer. Non, tu fermes ta gueule et tu poses tes mains sur le capot de la
voiture. Attendez.
Sortez du véhicule, immédiatement ! Sortez de la voiture, Gélie ! Il ne peut
pas sortir ! Il ne peut même pas ouvrir la porte ! Qu'est-ce que tu racontes ?
Regarde le geste, là !
Il y a faute d'erreur dans le coffre. Il est paralysé, je te dis.
Va vérifier.
Va voir.
Doucement, lâche-la. Lâche-moi.
Ouais. Alors ? Alors ? Tu crois quoi, là ? Tu crois que je roule à 180 comme ça
sur l'autoroute pour m'amuser ? Oh, oh, oh. Mais c'est en route pour l'hôpital.
Il n'y a pas d'eau.
Je travaille pour lui. Il est en pleine crise, là.
Plus on attend, plus il est dans la mer. Il ne peut rien pousser. Il ne peut rien
faire. Je suis là pour ça. Je crois qu'on a un problème, là.
Il va y avoir ça.
On fait quoi, là, putain ? Tu sais quoi ? Vas-y, réfléchis.
Prends ton temps. Et pendant que tu réfléchis, appelle sa fille de 15 ans
pour lui dire que son père, il est mort à cause de toi.
Parce que là, s'il n'est pas pris en charge dans les 5 minutes, c'est terminé
pour lui. Il est dead. Il clamse.
Mais vas-y, prends ton temps.
Vas-y, réfléchis.
Réfléchis. Il a clamsé.
Bon, allez-y. Ne perdez pas de temps. Allez-y.
Vous allez où ? Aux urgences.
On va vous escorter, c'est plus prudent. On les escorte, on y va ! On les
escorte, allez ! Ils sont partis, là. Ils se barrent.
C'est dégueulasse, ça.
J'ai du mal à chaque fois avec ce truc. Comment vous fabriquez ce truc ? Bon, il
va falloir quand même songer à le passer, ce foutu permis.
On va vous escorter, c'est plus prudent.
Une escorte, 200 euros. Ah non, je ne parie jamais des sommes aussi
importantes.
On va changer d'ambiance pour fêter ça.
Au moins, vous escorter, c'est plus prudent.
Ça va, ça va.
Vous avez deux, quand même.
Je dis que l'escorte. L'escorte.
Escorte. Escorte plus prudente.
L'escorter, c'est plus prudent.
Sous-titres par Jérémy Diaz
On a prévenu, il y a un branquet qui arrive dans une seconde. On vous laisse
là, ça va aller ? Ouais, ça va aller, ouais. Allez, bon courage.
Au revoir.
Bon,
on fait quoi maintenant ? Maintenant, vous me laissez faire.
Vous avez des références ? Oui, donc moi je suis titulaire du CAFAD, Certificat d
'aptitude aux fonctions d'aide à domicile, que j'ai fait valider pendant
une formation en alternance à l'Institut Bayer dans les Landes en 2001.
D'abord j'ai un bac pro, service de proximité et vie sociale, que j'ai
poursuivi avec un BTS, économie sociale et familiale.
Enfin, j'ai plus fait d'études pour l'instant que de travail.
Quelle est votre principale motivation ? L'argent.
L'humain.
Ah, moi, je suis à fond dans l'humain.
C'est bien.
C'est d'aider l'autre, je pense.
C'est bon, ça, comme... Enfin, c'est bien, ça, comme... J'aime bien le
quartier. J'aime beaucoup les gens diminués.
Depuis tout petit, hein, tout petit. C'est de favoriser l'autonomie des
personnes handicapées, je dirais.
C'est-à-dire leur insertion sociale.
Le sport, également.
Faut bouger, faut... Pour l'insertion dans la vie, quoi. C'est des personnes
qui peuvent rien faire.
J'ai eu ma première vraie expérience professionnelle. C'était Madame Dupond
-Moretti. Une très, très vieille dame. Très... Très vieille.
Que j'ai assistée jusqu'à la fin, au quotidien.
Je me souviens, en gériatrie, par exemple, il y avait quand même des bons
moments. On avait fait la galette, on avait fait... Je suis également expert
dans tout ce qui concerne les démarches administratives. La PL, notamment.
L'aide au logement.
Je sais pas, peut-être...
Vous en bénéficiez ? Vous vérifierez, Magalie, mais je pense pas.
Yvan Laprade.
Vas-y, c'est bon.
C'est moi, Yvan Laprade.
C'est moi.
Bonjour.
Je vais faire signer un papier.
Je vous en prie, asseyez-vous.
Vous avez des références ? Oui, des références, j'en ai.
Oui ? On vous écoute.
Je sais pas, Kool & The Gang, Arsenal Fire.
C'est de bonnes références, ça, non ? Je connais pas.
Asseyez-vous.
Si vous connaissez pas, c'est que vous y connaissez rien en musique.
Écoutez, j'ai pas l'impression d'être totalement inculte dans le domaine
musical, même si je connais pas votre soul, je sais pas quoi. Non, Kool & The
Gang. Et vous ? Vous connaissez Chopin, Schubert, Berlioz ? Moi, si je connais
Berlioz ?
Vous, là, ça m'étonnerait que vous connaissiez Berlioz.
Pourtant, je suis un spécialiste.
Ah bon ? Vous connaissez qui, là-bas ? Quel bâtiment ? Comment ça,
quel bâtiment ? Non, mais mon Dieu.
Berlioz, avant d'être un quartier, c'était un compositeur célèbre, écrivain
et critique du 19e.
C'est une vanne.
Je sais qui c'est, Berlioz.
Mais je vois que l'humour, c'est comme la musique.
Vous y connaissez rien, en fait.
Expliquez-nous un peu votre papier, là.
Vous pouvez une signature.
Pour dire que je me suis présenté à l'embauche, que malheureusement, malgré
les qualités évidentes, enfin bref, vous mettez votre baratin habituel, comme
quoi vous êtes pas intéressé.
Faut trois refus pour que je puisse retoucher mes ascédiques.
Oui, je comprends vos ascédiques.
Vous n'avez pas d'autres motivations dans la vie.
Si, si, j'en ai d'autres.
Il y en a une juste là, là.
Ça, c'est très motivant, ça.
Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais qu'est-ce qu'on fait ? On signe, on
signe pas ? Je suis pas en mesure de vous le signer sur le champ.
Ah bon, pourquoi ? Pourquoi ?
C
'est emmerdant, ça.
Parce qu'il y a une histoire de délai, et comme je suis pas mal en retard... C
'est emmerdant, comme vous dites.
Et la motivation, elle peut pas signer pour vous, là ? Non, non, non. Magali n
'a pas procuration.
C'est dommage.
Comme ça, elle aurait pu me griffer un petit 06 en même temps.
Bon, bah revenez demain.
À 9h.
Le papier sera signé. Je veux surtout pas vous priver de vos ascédiques.
Bon, je vous raccompagne pas.
Non, c'est bon.
Vous levez pas. Enfin, je veux dire, restez assis tout le temps.
Je reviens demain.
Elle est là ? Elle est là ? Non, elle va
rentrer tard.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, hé ! N'allume pas, n'allume pas,
coupe l'eau, coupe l'eau, sinon j'ai plus d'eau, moi ! Coupe l'eau ! D
'ailleurs, sortez, là, sortez ! Sortez, je prends ma douche, qu'est-ce que tu
fais là ? Laisse-moi ! Sors ! Sors-les, sors-les, quoi, sors-les ! Allez ! Hé,
Pitu ! Hé, j'ai pas le poing ! Mina ! Mina ! Sors ! Ton profonde, là, sors !
Lâche, lâche ! Sors, Pitu ! Qu'est-ce que tu fais là ? Sortez ! Sortez, qu'on
te prenne compte, là ! Hé, Pitu, t'es... Hé,
Pitu !
Tu viens
d'où ?
De l'école.
Tu vas où, là ?
J'ai l'équitation.
Fais le malin, toi.
Tiens, c'est pour toi.
Où t'étais passé ? J'étais en vacances.
En vacances ? Tu penses que les gens, ils parlent pas ici ? Que je suis la
dernière déconne ? Six mois qu'on ne t'a pas vue ! Pas un coup de fil, rien ! Et
tu te pognes comme une fleur en m'offrant un kineur ! Tu penses que c
'est avec tes magouilles que j'ai payé le loyer ? Les courses ?
Tu crois que c'est un hôtel ici ? Regarde-moi quand je te parle.
Imbécile.
On peut pas parler avec toi aussi.
Tu veux parler ? Ok.
Je t'écoute.
Je t'écoute.
Tu sais, Driss.
J'ai beaucoup prié pour toi.
Mais que Dieu me pardonne.
J'ai d'autres enfants.
J'ai encore de l'espoir pour eux.
Je ne veux plus te voir traîner par ici.
Tu prends tes clics et tes clacs et tu fous le camp d'ici.
Tu as compris ? Va-t'en.
Va-t'en !
C'est le meilleur.
C'était pas marrant.
Vous venez chercher mon papier ? Oui, oui, je vous attendais.
Par rapport au... Entrez. De la cynique.
Vous pourrez prévenir Philippe que le jeune homme est arrivé ? Bien sûr.
Alors ? Elle est bête, c'est pas encore ça.
Mais le radis, c'est presque bon.
Bien ? Bonjour.
On y va ? Je vous préviens qu'il a passé une mauvaise nuit.
Un peu comme vous, apparemment.
La journée commence impérativement à 7h du matin avec l'infirmière. Il a besoin
de 2 à 3 heures de soins tous les matins.
Je dois vous préciser que beaucoup de candidats jettent l'éponge au bout d'une
semaine. Ça défile ici.
Bon, j'aime bien la déco, la musique, tout ça, c'est très bien.
Mais a priori, je ne vais pas l'acheter.
Et puis, je n'ai pas prévu la journée.
Bon, écoutez, on m'a demandé de vous faire une visite. Moi aussi, j'ai d
'autres chats à fouetter.
De toute façon, c'est bientôt fini.
Alors, voilà. Pour communiquer, vous avez un babyphone. C'est comme un toki.
Vous l'entendez, il vous entend.
Selon le contraint, vous disposez également d'une dépendance.
Alors, là, vous avez les toilettes.
Et là, vous avez une salle de bain séparée.
Oh, c'est là.
Bon, il vous attend.
Une minute.
Bon, ça y est, c'est signé votre papier.
Il est dans une enveloppe sur la petite table.
Autrement, comment vous vivez l'idée d'être un assisté ? Quoi ? Je veux dire,
ça vous gêne pas de vivre sur le dos des autres ? Ça vous pose pas un petit
problème de conscience ? Ça va, merci, et vous ? Sinon, vous pensez que vous
seriez quand même capable de travailler ? C'est-à-dire avec des contraintes, des
horaires ?
Des responsabilités ? Monsieur Trompé, en fait, vous en avez de l'humour.
J'en ai tellement que je suis prêt à vous prendre à l'essai pendant un mois.
Je vous laisse la journée pour réfléchir.
Je parie que vous tiendrez pas deux semaines.
Aucun os, aucun muscle ne doit être oublié. Tout doit bouger. On doit garder
la peau et les articulations en bon état. Pour ça, il va falloir que tu sois
méticuleux.
Rigoureux, d'accord ? C'est bien compris ? Oh, debout ! C'est la nuit qu'il faut
dormir ! Je dors pas.
Oh, viens m'aider.
On va remettre Philippe dans son fauteuil.
Direction la douche.
Bah, tiens.
Et c'est tout seul. Montre-moi.
N'aie pas peur. Vas-y.
Je n'ai pas peur.
Voilà. C'est bon comme ça ? Attends.
Ne jamais le lâcher tant qu'il n'est pas sanglé.
Ah oui, ça fait partie de mes vices.
Oui, mais elle ne m'a pas dit.
Je suis en formation.
Alors, vous voulez des gants blancs ou quoi ? Frottez, nom de Dieu.
Mais ça ne mousse pas. C'est un chapeau bizarre. Ça ne mousse pas.
Alors, vous en êtes ? J'ai lavé les cheveux, mais ça ne mousse pas.
Comment ? Ce n'est pas vrai.
Tu lui as mis la crème pour les pieds sur la tête.
Rassurez-moi, ça veut dire ?
Mais écoute, tu m'as l'air doué, toi, dis donc. C'est les mêmes. Normalement,
c'est un pour tout le corps.
J'en ai 20, là.
Bon, allez, on enchaîne, là. Je vais pas rester là deux heures. Je mets que celui
-là. Bah, avec marqué « Shampoo 1 » dessus.
Bon, ça va ? Tu vas t'en sortir ? Bah oui, il va s'en sortir, vous pensez.
Regardez, je n'ai jamais eu les pieds aussi bien coiffés.
Allez, allez, déjeuner, Marcel. Tout va bien.
Et la jupe, elle est où, là ?
Non, ça, c'est des bas de contention. Ça, si je les mets pas, le sang circule
mal. Du coup, je risque de m'évanouir.
Moi, je vais pas vous mettre des bas.
Là, il y a un petit problème, là.
Petit problème, parce que comme je vais pas le faire, à un moment donné, c
'est... Faut que... Faut qu'on voit si... Marcel ! Si Marcel peut revenir
pour... Pour les mettre, elle.
Parce qu'elle, en plus, comment faire ? Comme c'est une fille et tout... Je sais
même pas pourquoi on discute, franchement. Je vais pas le faire.
Même pour vous, il vaut mieux vous évanouir. Franchement, à un moment
donné, il faut... On dit non, on les met pas, on reste là.
Marseille, on va pas les mettre.
Ben quoi ? Vous m'enfilez mes bains.
Vous avez une très jolie petite boucle d'oreille. Moi, je trouve ça très
cohérent.
On peut arrêter les vannes, là ? J'ai l'impression que vous avez fait ça toute
votre vie.
Non, j'aurais jamais pensé à faire un CAP d'esthéticien.
Bon, voilà, ça, c'est fait.
Et ça, les gants, c'est pour quoi, là ? Bon, ça, on va attendre encore un petit
peu de temps, parce que vous êtes pas tout à fait prêts.
Non, il est pas tout à fait prêt.
Comment ça, pas tout à fait prêt de quoi, là, Marcel ? C'est quoi, ça ? On
va vous expliquer tout ça. Mais Marcel, faut qu'on parle, parce que la
formation, là, excuse-moi, mais y a un problème, là.
Y a pas de propre après, non ?
Je fais pas ça, moi.
Je vide pas le cul d'un mec que je connais pas.
Même un mec que je connais, d'ailleurs, je vide pas son cul.
Je vide le cul de personne, en général.
C'est une question de principe.
On peut en parler plus tard ? Après mon déjeuner, par exemple ?
Non, non.
En fait, plus tard, c'est pas la peine d'en parler. On arrête là.
C'est un débat chelou. J'aime pas ces débats.
Déjà, les bas, j'ai rien dit.
Et ça m'a coûté.
Je l'ai fait.
Je fais un pas vers vous, faites un pas vers moi. Arrêtez-la avec cette histoire
de vider le cul.
Je crois que j'ai compris.
C'est pas bien ça. On arrête.
Bon appétit.
Merci.
C'est beau, hein ? Oh, j'adore.
Je vous dérange pas, hein ? Au cinéma ou quoi ? Je mange, là.
Salut.
Tu sais pas où je peux trouver une bière ? Essaye dans tes bûches. Ah ouais ? Est
-ce qu'il va acheter deux packs, c'est toi qui les a pris ? Je sais pas, je m
'en fous. Donc prends ton plumeau, il va faire un cours.
Allez viens, on y va.
Le nouveau type qui bosse pour mon père.
Ah d'accord.
Il a un nom le type.
Oh, pardon.
Qu'est-ce qui se passe ? Rien.
C'est sûr ? Ouais.
Je mince, là, je continue.
Non mais, vous avez fini de jouer, là ? Mais en
fait, vous sentez rien du tout, là ?
Mais c'est pas vrai, qu'est-ce que tu fabriques encore ? Des expériences.
Mais ils savent rien, ils s'en foutent, regarde.
Mais arrête, tu vas le brûler !
Avocat.
Avocat.
Non, non, ça c'est personnel, je le dirai plus tard.
C'est aussi perso là ? Ok.
Quelque chose, quand même.
On peut pas créer un dossier pute ? Bon
appétit.
Merci.
S'il vous plaît.
Oh. Eh.
Eh, eh, eh.
Pardon.
Excusez-moi.
Oh merde, putain, j'oublie tout le temps.
Ah oui, putain, pardon.
Oui.
Ça,
c'est bien.
Quoi ? Il est presque 9h, Philippe vous attend.
Ah il est 9h ? J'ai pas vu le temps passer parce que ça a mis du temps à
mousser là.
Porcherie. Préparez-moi un café, j'arrive.
Et le babyphone, toujours avec vous ? Eh, avec du Nutella hein.
Pas les confitures bizarres là, des fruits qu'on connaît pas.
J'ompte pas là-dedans.
Même pour vous.
Je vais pas vous charger à l'arrière comme un cheval.
Ça, c'est quoi ? Non, celle-là, elle est beaucoup moins adaptée.
C'est-à-dire ? C'est-à-dire que malheureusement, il faut être
pragmatique.
Pragmatique ? Oh, putain !
Oh, les bruits !
Oh, ça fait du mieux, ça ! C'est bon, ça. C'est bien ! Allez !
Ça,
c'est encore le voisin, il se met tout le temps là.
Non, mais il est persuadé que c'est son parking, alors.
Ça va peut-être changer, là.
Avec une émulsion foie gras, je vais prendre...
Bonjour, ça va ? Quoi ? Je te dérange pas, Patrick Juvé, tu veux un café ? Tu
vas pouvoir, ça.
Quoi ? Tu suis lourd ou quoi ? Viens, viens, viens.
Vas-y, viens.
Les prières de pastation. Plus fort sur ton pas. Les prières de pastation. C'est
la bonne méthode. Les touts, les touts. Emplacement réservé. Voilà, maintenant,
t'imprimes, t'imprimes, t'imprimes. Et tu dégages. Allez, hop.
Vas-y, casse-toi.
Patrick Juvé, casse-toi.
On ouvre mardi.
Mardi soir, il est vendu.
Bon, on y va ? Ça fait une heure qu'on vient d'être scotchés, là.
Faut changer de chaîne, à un moment, là.
Beaucoup de sérénité qui se dégage de ce tableau.
Et même une certaine violence.
Je trouve très touchant, aussi.
C'est touchant, des taches rouges sur un fond blanc ? Mais ça coûte combien, ça ?
Je crois qu'il est à 30 000 euros.
Mais je peux vérifier, si vous voulez.
Ouais, vaut mieux vérifier, quand même.
Parce que ça me paraît exagéré, comme prix.
Vous n'allez pas acheter cette croûte-là à 30 000 euros ?
C'est pas possible, ça.
Si, si, c'est possible.
Le mec a saigné du nez sur un sombrer, il demande 30 000 euros.
Dites-moi, Adriss, à votre avis, pourquoi les gens s'intéressent à l'art
? Je sais pas, c'est un business.
Non.
C'est parce que c'est la seule trace de notre passage sur Terre.
C'est une connerie, ça, Philippe. Moi, pour 50 euros, je vais chez Castro et je
vous la fais, la trace de mon passage sur Terre.
Je vous mets même du blanc au bonus, si vous voulez.
Allez, arrêtez de dire n'importe quoi. Donnez-moi un chocolat.
Non.
Donnez-moi un chocolat.
Pas de bras, pas de chocolat.
C'est une vanne, hein ? Non, je déconne.
Ah, c'est une blague ? Ben oui, c'est une blague. Ah, c'est une blague. Elle
est bien, quand même.
Très bonne, c'est une très bonne blague.
C'est une vanne connue.
Pas de bras, pas de chocolat, mieux que vous.
Allez.
Elle est chambée.
C'est une bonne blague.
Ben oui.
Pas de bras, Philippe.
J'ai la paire à Marchimson, c'est dommage qu'il n'y ait pas de public.
Pardon, j'ai fait une petite erreur sur le prix.
Ah, voilà.
Oui, il est à 41 500 euros.
Je le prends.
Ah bon ?
Salut,
Philippe.
Ça va ?
Tu m'as convoqué ? Je suis là.
Je t'écoute.
Qu'est-ce que t'as de si important à me dire ? Mais je t'ai pas convoqué.
Tu te doutes bien pourquoi je suis là, non ? C'est qui, ce type ?
Autour de toi, tout le monde s'inquiète.
Yvonne me dit qu'il est inconscient, violent.
Il a frappé un voisin.
Philippe, c'est pas à toi que je vais expliquer qu'il faut être vigilant.
Tu dois pas laisser rentrer n'importe qui chez toi.
Surtout dans ton état.
Pour le coup, je suis pas certain que tu saches vraiment à qui tu as affaire.
Vas-y, continue.
J'ai eu six vaux à la chancellerie.
Alors, c'est pas mes serines, mais t'as quand même un petit casier bien rempli,
tontrice.
Tu viens de faire six mois pour le braquage d'une bijouterie.
Enfin, si au moins il était qualifié, mais... Il paraît qu'en plus, il est
nul.
Fais attention.
Les gars des cités, ils n'ont aucune pitié.
C'est exactement ça.
C'est ce que je veux.
Aucune pitié.
Souvent, il me tend le téléphone. Tu sais pourquoi ? Parce qu'il oublie.
Alors c'est vrai, il n'a pas spécialement de compassion pour moi.
Il est grand, il est costaud, il a deux bras, deux jambes, un cerveau qui
fonctionne, il est en bonne santé.
Alors tout le reste, maintenant, aujourd'hui, dans mon état, comme tu
dis, d'où il vient, ce qu'il a fait avant, je m'en contrefous.
Bon, ben, comme tu veux.
C'est tout ce que tu voulais me dire ? Hé, Magali ? T
'as deux minutes, là ? Non, pas vraiment, non. Non, mais y en a pas pour
longtemps, c'est pour te montrer un truc.
Qu'est-ce que c'est ? Eh, sois pas flippée, ça t'engage à rien, viens voir.
Bon, une minute, hein, pas plus.
Et donc ? Et donc, j'ai une baignoire.
C'est tout.
C'est vachement intéressant.
Ouais.
Et alors ? Alors, ben... Je peux prendre un bain.
Elle est grande, il y a la place.
Je peux mettre le sel, la mousse.
OK.
Après tout, pourquoi pas ? Ouais, pourquoi pas ? Ben, vas-y.
Tu commences à te déshabiller ? T'es comme ça, toi. Un peu coquine et tout.
Moi, j'aime bien.
Je m'en vais vite.
Tu parlais ? Quoi ? Hé, tu vas où,
là ? Hé, t'avais dit oui ! Même sans savon, juste ton strass.
Quoi, toi ? Le matin, quand le courrier arrive, je suis toujours un peu tendu.
Comme disait Apollinaire, deux points ouvrent les guillemets.
Sans nouvelles de toi, je suis désespéré. Que fais-tu ? Je voudrais une
lettre de moi.
Attendez, je suis perdue, vous allez trop vite.
J'en suis à, comme disait Apollinaire, alors deux points.
Vraie guillemette. Sans nouvelles de toi, je suis désespéré.
Que fais-tu ? Je ne sais pas si vous avez compris, mais là, il s'agit de
moments intimes.
Non, je n'ai pas compris.
Rendez-moi ça.
J'arrête si vous m'expliquez.
Il n'y a rien d'expliqué. Il entretient des correspondances, voilà.
Correspondances ?
Avec qui ? Plutôt avec des femmes en général.
Sans déconner, avec qui ? Avec une en particulier, Eleonore.
C'est qui Eleonore ? On ne l'a jamais vue.
Comment ça se fait ? C'est le principe d'une relation épistolaire.
Ça veut dire qu'ils s'écrivent.
Ils correspondent uniquement par courrier.
C'est bon, j'avais compris.
C'est les enveloppes bleues ?
Il est pistole, quoi.
Pistolère.
Et vous ? Y a pas un petit amoureux, là ? Même pas Albert, le jardinier, là ?
Mais pas du tout.
J'ai remarqué, hein. Y a toujours un petit regard qui traîne pour vous, là.
J'ai raison ou j'ai pas raison ? Oui ou non ? Non mais arrêtez, maintenant. C
'est ridicule.
Bon, il l'a mis ou pas ? Quoi donc ? Son petit concombre.
Je rêve.
Albert, Albert.
C'est bientôt.
C'est bientôt, c'est bientôt.
Oh ! Ça va ?
Tu mets la musique ?
Calme, calme Philippe.
Philippe, oh Philippe.
Essayez de vous calmer.
Respirez doucement.
Je vais essayer de ne pas te perdre.
Ça va aller.
T'es rien !
Ça fait du bien de respirer.
Il est quelle heure ? Je sais pas, il doit être vers les 4 heures.
Ça fait longtemps que j'ai pas vu Paris à une heure pareille.
Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est la limite des médicaments.
Les docteurs appellent ça des douleurs fantômes.
Moi, je dis toujours que je suis comme un steak congelé qu'on balance dans une
poêle brûlante.
Je sens rien, mais je souffre tout de même.
C'est pas possible, il y a bien un truc qui peut vous soulager, quand même.
Ah, tiens, voilà ce qui pourrait me soulager.
Ah, ben ça, on est tous malades à ce niveau-là.
Je suis peut-être même plus malade que vous.
Justement, je voulais vous demander, par rapport à ça, les femmes, vous pouvez,
vous ? Comment ça se passe ? Faut s'adapter.
Ouais, mais concrètement, vous pouvez ou vous pouvez pas ?
Concrètement, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais je ne sens rien de
la base du cou jusqu'à la pointe de mes orteils.
Donc vous ne pouvez pas ? C'est plus compliqué que ça.
Disons que je peux, mais que ce n'est pas toujours moi qui décide.
Puis on peut aussi trouver son plaisir ailleurs.
Ah bon ? Vous n'imaginez même pas ? Non, je n'imagine pas.
Quoi par exemple ? Par exemple, les oreilles.
Quoi les oreilles ?
Vous savez, c'est une zone très particulière, érogène, donc très
sensible.
Donc votre truc, c'est de vous faire lécher l'oreille.
Je n'aurais jamais imaginé.
Philippe ?
Tirez là-dessus, ça va vous faire du bien. Qu'est-ce que c'est que ces
conneries ? Pour vous en être... Thierry ! Allez, Thierry !
Doucement, doucement, on partage, toi.
Encore ? Encore, petit ? Ça suffit pour ce soir.
Excusez-moi, je reviens là-dessus, parce que ça m'intrigue. Les oreilles, vous
kiffez vraiment. Ça veut dire, par exemple, si vous avez les oreilles
rouges, ça veut dire que vous êtes excité.
Voilà, c'est ça.
Et curieusement, le matin, des fois, je me réveille, j'ai les oreilles un peu
dures.
Les deux ? Les deux ! Avec Alice, ma femme, on s'est rencontrés à 20 ans sur
les bancs de Sciences Po.
Elle était grande, très élégante, des yeux rieurs.
J'ai eu plein de photos chez vous. C'est un blond, là.
Vous avez pas mal.
On a vécu une histoire incroyable.
Je vous souhaite de vivre ça au moins une fois dans votre vie.
Putain, est-ce que je l'ai aimée ? Qu'est-ce que je l'ai aimée ?
Elle
est tombée enceinte une fois, deux fois, cinq fausses couches successives.
Puis le verdict est tombé. C'était une maladie incurable, elle était condamnée.
Elle a décidé d'adopter.
Monsieur, s'il vous plaît ! S'il vous plaît !
Oui ?
Je prends des tartes patins, s'il vous plaît.
Mais cuites. Parce qu'il y avait un problème avec le gâteau au chocolat, il
était cru.
Tout moulant, enfin, moelleux, bizarre.
C'est un petit peu le principe du mi-cuit.
Ah, c'est pour ça ? Oui.
Je veux quand même prendre une tarte à tort.
J'ai toujours aimé la compétition.
Les sports extrêmes, la vitesse.
Aller plus vite, plus haut.
Avec le parapente, j'avais tout.
Je prenais de la hauteur, je voyais les choses d'en haut, puis je soufflais.
Moi, j'ai été élevé dans l'idée qu'on pissait sur le monde.
Je veux bien boire quelque chose parce que la bouche est un peu sèche.
C'est l'un des effets du joint, ça.
C'est quoi les autres ?
Bah, ça donne faim.
Et ça fait causer un peu.
Et puis une météo difficile, ça en parapente, ça pardonne pas.
Et vous y avez quand même été ? Ouais, peut-être pour rejoindre Alice dans sa
souffrance, parce que je savais qu'elle s'en sortirait pas.
Résultat, cervicales 3 et 4 brisées. J'ai plus que ma tête pour m'élever.
Quand la douleur me laisse tranquille, il me reste l'esprit.
Mon vrai handicap, c'est pas d'être en fauteuil.
C'est d'être sans ailes.
Et les médecins, ils vous disent quoi ? Avec les progrès de la science, ils m
'ont bien arrivé à me faire tenir jusqu'à 70 ans.
Beaucoup de massages et de remontants.
Tout ça coûte cher, mais en même temps, je suis un tétraplégique riche.
Ça m'arrive, je m'enflève.
Bon, mais ça aussi, c'est difficile pour un tétra.
Oui, c'est vrai.
C'est chaud, putain.
Vous avez quelle date aujourd'hui ? Je sais pas, le 8 ou le 9. Alors c'est
officiel.
Le quoi ? Vous avez gagné le pari.
Votre période d'essai va se terminer.
C'est embauché alors ? Oui, vous êtes embauché.
Je peux compter sur vous maintenant ? Oui.
Très bien.
Alors commencez par me rendre l'œuvre de Fabergé.
C'est un cadeau d'Alice.
Elle m'en a offert un par an, j'en ai 25, comme les années qu'on a vécues
ensemble.
J'y tiens énormément.
Mais non, c'est... Je sais pas pourquoi vous... C'est pas grave.
C'est quoi ? Vous avez perdu ?
Mais qu'est-ce que tu fais là ? Allez, dépêche-toi, monte.
Mets ta ceinture.
Ça
va
?
Ça
passe bien les cours ? Pourquoi tu réponds plus aux textos ?
Je t'ai occupé.
Bon, vas-y, raconte.
T'as eu qui au téléphone ? Un inspecteur. Il voulait parler à maman. J
'ai pris la grosse oie et j'ai dit qu'on allait venir le chercher.
T'as trouvé où mon oeuf ? Bon, tu l'as trouvé, l'oeuf, ou pas ? Je
m'en fous de ton oeuf en pierre. Et puis, je l'ai pas trouvé, d'ailleurs.
Qu'est-ce que tu leur as raconté ? Ah, qu'est-ce que tu veux que je leur
raconte ? C'est vrai, hein.
Moi, je ne suis pas avec 30 grammes. Je connais les tarifs, hein.
Une garde à vue et bye bye.
Viens, on va chercher un grec.
Je crois que je me tais là-dedans, quoi.
Vas-y, bouge ! Lâche-moi ! Lâche-moi ! Lâche-moi ! Lâche-moi ! Lâche-moi !
Lâche-moi ! Lâche-moi !
Ses yeux polis sont faits de minéraux charmants.
Et dans cette nature étrange et symbolique... Et dans cette nature
étrange et symbolique... Qu'est-ce que c'est chiant ?
Où l'engin violet se mêle au sphinx antique... Alors, sphinx, j'ai toujours
un doute. C'est un I ou un Y ? Ça me prend la tête, votre truc, là.
C'est un I et c'est au singulier.
Ça sert à quoi de passer par tout ce merdier, là ? Les sphinxes, les
pâquerettes, les anges ? Ça t'intéresse, toi, un mec qui te raconte ça ? C'est
sûr qu'il y a plus basique comme approche.
Euh, se mêle au sphinx antique, ensuite ? À quoi ressemble cet éleonore, là ? Je
sais pas. C'est pas ce qui m'importe.
Il y a d'abord une approche intellectuelle, émotionnelle. Avant de
tout centrer sur le physique, moi, je cherche d'abord une relation d'esprit à
esprit. D'esprit à esprit, d'accord, mais si c'est un ton. Ça serait une
relation d'esprit à un ton.
Très élégant.
Vraiment.
Oui, madame.
Bravo. Bon, ça fait combien de temps que ça dure, ça ?
Elle est pénible.
Six mois.
Six mois ? Six mois et vous l'avez jamais vue ? Mais si ça se trouve, elle
est peut-être moche, grosse, elle est peut-être moins handicapée.
Vous devriez lui mettre à la fin du poème, là. Sinon, niveau poète, c'est
comment ?
Bon, merci beaucoup, Andris, pour vos conseils très pertinents.
Je crois que c'était un sphinx qui mangeait des pâquerettes et il était aux
anges, après il courait. Il faisait des trucs bizarres.
Alors, et dans cette nature étrangère et symbolique ? Et dans cette nature
étrange et symbolique ? Faut l'appeler.
Où l'ange inviolé se mêle au sphinx antique ? Faut l'appeler, je vous dis.
Bon, André, je fais passer beaucoup plus de choses par l'écrit, d'accord ? Bien
croyable, non ? D'accord, mais moi, je vais trouver son numéro de téléphone
parce que ça commence à me stresser, votre truc, là.
Eh oh ! Putain, elle vient de Dunkerque, c'est pas bon, ça.
Reposez cette enveloppe. J'ai jamais vu de Miss France qui venait de Dunkerque,
moi. En général, elle a son chum, là-bas. Allez, reposez ça immédiatement.
Putain, elle a mis son numéro de téléphone.
Elle a rajouté à la main, c'est un signe, ça c'est sûr, elle devait qu'on l
'appelle. Allez, reposez ça, s'il vous plaît.
Mais qu'est-ce que vous voulez, Philippe ? Elle a mis son numéro de téléphone à
la main, ça veut dire quoi ? Appelle-moi, je vais te lécher l
'oreille. Mais oui, bien sûr, Philippe. Vous ne l'appelez pas, hein ? Elle s'en
fout de la poésie, elle. Six mois de poésie, elle. Je lui ai téléphoné, moi.
Il est malade, ce mec.
Je vous le dis. Il s'en fout, je ne lui parlerai pas.
On va déjà vérifier si elle n'a pas un accent bizarre.
D'accord, c'est les ch'tis.
Coupez ce téléphone.
Je veux mon petit Philippe.
Elle va la voir, elle va la voir.
Allô ? La voix, ça
Non. Non.
Approfisez, parlez des songes, débarquez de tout ça.
Eleanor, c'est Philippe.
Voilà, je... Je vous appelle parce que j'avais terriblement envie d'entendre le
son de votre voix.
Et je dois dire que rien que ce petit allô, je suis comblé.
Ne quittez pas, je vous la passe.
Une phrase de trois kilomètres est plus simple.
Allô ? Oui Eleanor, c'est Philippe.
J'étais en train de vous écrire une lettre et puis... d'un seul coup, comme
ça, je me suis dit, pourquoi pas lui téléphoner ? N'oubliez pas de demander
pour le poids.
Pardon ? Non, non, non, rien.
Je suis en deuil.
Je pleure.
J'ai peur.
Feu de fraîcheur, Seigneur. Oui, c'est ça, la Vierge folle. Vous êtes
inconnable. Ça me fait plaisir.
Pardon, excusez-moi, j'étais là avant.
Non, non, je suis content.
Vas-y, je suis content.
Oh, la pipelette !
Crottageur, en fait.
Arrête plus.
Je vous embrasse.
Tout le monde s'embrasse, tout le monde se lèche l'oreille.
Très bien.
Bon, alors ? Alors, il y a du bon et du moins bon.
Et quoi, le bon ? 53 kilos.
53 kilos, c'est bien.
Sauf si elle fait un mètre.
Et le moins bon, elle veut une photo.
Et alors ? Alors, il est marrant, lui.
Bonsoir, messieurs. Vos billets, s'il vous plaît.
Bonsoir. Alors, c'est juste là. Très bien.
Bonne soirée. Bonne soirée à vous. Si vous me cherchez, on est là.
On bouge pas, enfin surtout lui.
Attendez, qu'est-ce qu'elle cherche des femmes à votre avis ? Je sais pas.
La beauté, le charme, l'élégance.
Mon cul, elle cherche l'oseille, la sécurité.
Demandez-lui à lui, là.
Et là, vous, vous avez des arguments.
Je suis peut-être naïf.
J'espère que je peux séduire encore avec autre chose que mon compte en banque.
Attendez, elle passe six mois à lire vos poèmes à la mort moineuse, là. Et elle
kiffe. C'est inoriginal, c'est sûr.
Elle peut très bien s'en foutre du fauteuil.
Ça, c'est vrai.
Puis là-bas, dans le Nord, les mecs, ils cognent à force de boire.
Avec vous, elle verra qu'elle risque rien.
C'est pragmatique, ça, non ? Je sais pas si...
Ouais. Donc la photo, c'est un bon test. Si elle renvoie la sienne, ça veut dire
qu'elle est d'accord pour aller plus loin.
Après, vous, vous pouvez envoyer une photo de vous avec le fauteuil, mais qu
'on voit pas trop.
Vous êtes pas obligés de lui envoyer une photo, genre Téléthon, avec le filet de
bain, avec une sale tête.
Ça va, ça va, ça va.
C'est un arbre.
C'est un arbre qui chante.
C'est de l'allemand.
C'est en allemand. C'est de l'allemand en plus.
Vous êtes tarés.
Oh la galère ! Ça dure combien de temps ? Quatre heures. Oh putain !
Vos gosses à cette époque ?
Laquelle ? Celle-là
? Bon sinon j'ai celle-là.
Celle-là elle est bien.
On voit pas trop le fauteuil. À la fin on se doute qu'il y a un problème.
Mais physiquement vous êtes bien là.
On y va, on tente le coup.
Je sais pas.
Vous avez pas kiffé, là, quand vous l'avez eu au téléphone ? Si, j'ai kiffé.
C'est tout.
J'ai kiffé grave.
Bah non ! Oh bah alors, on met cette putain de photo dans une enveloppe.
Voilà ! Je sais que vous l'entendez.
C'est parti ! Passe-moi une cloque.
Hé, on t'a jamais frappé, toi ? Tu peins ? Bon, allez, dégage. Non, mais c'est
une blague. Toi, tu peins.
Et t'as appris à lire aussi, du coup ? Bon, hé ! Tu veux quoi, là ? Allez,
sors, dégage ! Qu'est-ce que tu vas me faire ? Tu vas me frapper, c'est ça ? C
'est comme ça qu'on traite les femmes dans ton pays ? Mais t'as chaud ou quoi
? Allez, sors, là ! Sors, allez ! Hé, je sors si je veux et quand je veux, OK ? C
'est ça, allez, dégage ! Tu vois, là, je décide et là, je sors ! Dégage ! Putain
! Vous retirez cette photo et vous la remplacez par l'autre.
Et soyez gentils de la poster personnellement et de rester discrètes.
Comme vous voudrez.
Maintenant, vous jetez l'autre photo dans la poubelle.
Je vais péter un fond.
Je vais péter un fond.
Quel est le problème ? Le problème, c'est votre fille.
J'étais en train de peindre, là.
Vous étiez en train de peindre ? Ouais, bref, juste vous dire.
Faut la recadrer parce que sinon, je vais l'encastrer contre un mur. Bon,
calmez-vous un peu.
Non, non, je me calme pas.
On est d'accord pour dire qu'ici, je suis vos bras et vos jambes ? Oui, on
est d'accord.
On est d'accord.
Donc moi, j'ai envie d'être vos mains, là, pour l'encoller une bonne.
Parce que vous, à part lui rouler dessus, vous pouvez plus faire grand
-chose. Brice, vous n'en rajoutez pas un peu, là, Yvonne ? Yvonne !
C'est vrai qu'elle aurait bien besoin d'un léger cadrage.
Léger ? Mais à 16 ans, elle s'habille et elle se maquille n'importe comment.
Sans côté qu'elle galosse l'eau de plumeau, là, partout dans la baraque.
Mais ça, à la rigueur, je m'en fous, moi, ça me regarde pas. C'est son
éducation. Ce qui me dérange, c'est plutôt comment elle prend tout le monde
de haut, là.
Comment elle vous parle.
Comment elle me parle.
Il est où, le respect, là ? On est quoi, nous ? On est des chiens ?
Alors donnez-moi le top que j'aille lui remettre les idées en place.
Bon, ça va, j'ai compris.
Laissez-moi faire, je lui parlerai.
Parlez-lui alors.
Parlez-lui vite.
Faites un truc.
Remettez les idées en place.
Il peint ? Qu'est-ce qu'il peint ? Je sais pas moi.
Allez, debout, Philippe.
S'il te plaît.
Regarde, c'est...
Je manque de respect au personnel qui m'est vital.
C'est inadmissible.
Je suis assez clair pour toi.
Non, c'est pas clair, monte un coup là.
C'est pas ça, je veux plus voir ton espèce de plumeau sous mon toit. Ça va,
mais lâche-moi là. Non, c'est pas bon.
Il faut que je te roule dessus pour que tu obéisses.
Voilà, là on y est.
C'est toi qui as fait ça ? Oui.
J'adore.
Je dis pas que je le mettrais forcément chez moi, mais...
A votre avis, on peut en tirer combien ? Faut voir.
Faut voir plus ou faut voir moins ? C'est... Non mais ça va pas.
Quoi ? Mais je mets pas la langue ! T'es un grand malade, hein ? Je peux pas, là.
C'est pas possible, là.
Faut booster un peu, là. Je peux pas, moi.
Ouais, je suis au taquet.
Ouais, je suis au taquet, mais bon.
Prends-le, là. Tu as un solex.
12 kilomètres par semaine.
Bah c'est bien le max.
6 km heure c'est bien.
C'est le max.
On peut pas plus ? Ouais c'est le max.
Ah bah c'est bien.
Ah ouais.
Passe bien sur l'oreille.
Voilà.
Voilà.
Ouais, Ivan.
Là, il ne m'entend pas. Il est loin, là.
Il ne m'entend pas, Ivan.
OK.
On sera là 20h30 précise.
Ok, on décale. Au revoir Yvonne.
Qu'est-ce qu'elle a ? Elle stresse encore ? Ouais, c'est encore votre
anniversaire surprise. Décale d'une demi-heure.
Chaque année, elle se met dans des états pas possibles.
Elle invite toute ma famille, tout ça est réglé comme du papier à musique.
Ils viennent surtout voir si je suis encore vivant.
Ça sent le contrôle.
Ouais, enfin.
Moi je fais semblant d'être surpris.
Chacun fait un effort.
Finalement, il semblerait qu'on se fait tous un peluchier.
Vous n'allez pas vous décaler parce que c'était ma place en fait.
Ah si, ça me dérange.
Si, si, si.
Merci beaucoup.
Décale, décale, décale.
Vite. Juste on se décale d'une chaîne, voilà.
C'est gentil.
C
'est
fou ce que ça change le costume.
Ça te va vachement bien.
On dirait Barack Obama.
Ah bon ? Elle me kiffe, ça se voit.
Barack Obama.
Ça, c'est la classe.
C'est comme si on vous disait, par exemple, Raffarin.
Ou Georges Marchais.
Qu'est-ce que tu fabriques, là ? Tu vas louper le concert, là. Descends.
Laisse-moi tranquille.
Quoi ? T'as tes règles, quoi ? Casse-toi ! Oh, qu'est-ce qu'il y a ? Oh ? Elisa ?
Elisa ? Oh ? Mais laisse-moi ! Elisa, qu'est-ce que t'as pris ? Putain ! Eh !
Qu'est-ce que t'as fait ? Qui t'a trouvé ça ? Dans le sac
d'Yvonne.
Imojum ? Et qu'est-ce que tu voulais faire avec ça ? Tu voulais te tuer ?
Tu vas juste arrêter de chier pendant trois mois, là.
Vas-y, mais laisse-moi.
Attends, eh.
T'as pris du Doliprane aussi ? Mais tu vas mourir.
C'est grave.
Qu'est-ce qu'on fait ? On appelle les urgences ? Qu'est-ce qui t'a pris ? C
'est Bastien.
Quoi, Bastien ? Il m'a larguée. Il s'en fout de moi.
Il m'a même traité de chute.
Ah, ça, c'est pas bien.
De toute façon, je vais me foutre en l'air. Ça arrangera tout le monde. N
'importe quoi. Allez, vas-y, arrête de lui dire des conneries. Viens, on
descend. J'ai une idée, va le voir.
Va lui parler.
À qui ? Bah, à Bastien. Je te paye si tu veux.
Comment ça, tu me payes ? Mais t'es malade, toi, quoi ! J'ai que ça à
foutre, moi, de m'occuper des histoires de gamines ! Mais s'il te plaît ! Tu
parles à Bastien ? Tu me payes ? Je sais pas à qui tu parles, toi.
Mais Driss, s'il te plaît ! Bon, combien tu peux mettre ? T'es con.
Il y a du style, il y a une patte, mais 11 000 euros pour un artiste inconnu, ça
paraît quand même... D'un côté, je vais pas l
'acheter, et puis dans un an, ça vaudra le triple, et puis j'ai regretté, et
puis tu me diras, tu vois, je l'avais dit.
Tu m'as dit qu'il exposait à Londres.
C'est à toi, à Berlin.
À Berlin, aussi.
C'est-à-dire, je sais pas, parce que... C'est une somme, 11 000 euros.
Bon, quoi, là, chez moi, des enfants, un peu, là ? Elle est avec quelqu'un, c'est
ça ? Bon, oui.
Fred.
Quoi, Fred ? Ils sont ensemble depuis au moins deux ans.
Un jour, ils sont ensemble, un jour, c'est fini.
Il y a souvent des tensions.
En ce moment, je sais qu'il y a de l'eau dans le gaz.
C'est peut-être à cause de moi, ça.
Vous avez déjà parlé de moi ? Non.
Je me suis... Enfin, un petit peu.
Putain de sa mère, j'en étais sûr. Elle me kiffe, c'est sûr, elle me kiffe.
Ah, vous me charriez, c'est ça ? Non, non.
Non, mais charriez, c'est pas grave.
Je reviendrai, Magali, dans mon lit.
Laisse pas faire vivre.
Allez-y, moulot, quand même, sur les petits fours, si vous avez des problèmes
gastriques.
Je suis pas médecin, mais bon, le modium, tout ça, c'est pas... Quand on
en prend, c'est que ça va pas.
Excusez-moi, s'il vous plaît, je peux vous demander un petit service ? Un
petit morceau, pour moi, encore ? Non, Philippe, on était bien, là.
Si, si.
Les quatre saisons, Vivaldi ? Les stats ? Allez voir, ça va vous plaire.
Alors, Driss, vous me dites pas que ça vous fait rien, ça ? Non, non, rien du
tout. Ça fait rien du tout, ça.
La musique qui se danse pas, c'est pas de la musique pour moi.
Bon, allez, on va passer à autre chose.
Si, je connais, oui.
C'est une pub.
Pour du café, non ? Oui,
oui, par mandat !
On m'attend au château de Volvicomte.
Je dois y conduire des menestrelles.
Allez ! Oui, je suis bon chevalier.
Non, c'est chelou. C'est des gens qui ne sont pas vêtus.
C'est des gens qui courent. Je vois des gens courir, mais pas d'habits.
Et ça glousse.
D'accord, ça va. Il était show-back.
Il devait remballer avec ça, lui. C'est le Barry White de l'époque.
Je connais celle-là.
Si, si, je la connais, tout le monde la connaît.
Mais si ! Bonjour, vous êtes bien aux Assyriques de Paris ? Toutes nos lignes
sont actuellement occupées.
Le temps d'attente est d'environ deux ans.
C'est un médiéry, ça, non ?
Thomas Thierry.
Mais quel con. Mais au secours.
Au secours, les chefs-d'oeuvre.
Bon, à mon tour maintenant.
On a écouté vos classiques, on va écouter les miens.
R2-D2, on en a déjà parlé.
Écoutez, c'est une tuerie.
Alors, c'est ça, non ? Ça, c'est où tu faisais ça, c'est sûr.
Ah ouais, hein ? Appelez-moi par mon prénom, je ne comprends plus.
Riz.
Riz. Non, je ne comprends pas.
C'est parti.
Sous-titrage ST' 501
Allez, c'est un anniversaire, on danse là ! Allez, foutez-vous un peu ! C'est l
'anniversaire de Philippe ! Voilà, il veut ! C'est bien, Albert !
Tu
votes ! Tu votes !
Bon, allez.
Avec tout ça, je vous ai pas donné mon petit cadeau.
Elle est arrivée ce matin, et moi, je voulais pas gâcher la fête, au cas où
elle était moche.
On sait jamais, quoi.
En tout cas, elle a répondu.
Allez, bonne nuit.
Je vais le voir, parce qu'avec vous, ça va prendre trois plombes.
Alors ? C'est pas un ton, hein.
C'est vrai ? Oh, putain ! Ça doit être l'un seul de Dunkerque qui a toutes ses
dents. Elle a mis un mot avec.
Je suis de passage à Paris la semaine prochaine.
J'attends votre appel.
Trois petits points.
C'est ce que ça veut dire, trois petits points.
Ça veut dire quoi ? C'est bon, ça. C'est bon, bien sûr que c'est bon. Elle veut
pécho. Trois petits points. Trois petits points, un point, deux points, trois
points. Trois points, je veux pécho, c'est tout. Oui, je veux pécho.
On est bien.
Je vais jamais réussir à dormir.
Si, si, si.
Je la mets là.
Elle vous regarde dormir.
Allez.
Bonne nuit, Philippe.
Faites de beaux rêves.
Bon, on réessaye la casquette.
Oui, c'est pas mal.
Non, non, non, c'est pas possible, la casquette, là. On dirait un cheminot.
Il faut pas être classique. Qu'est-ce que je viens de dire ? C'est bien ou c
'est pas bien ? C'est pas bien, c'est trop classique. Allez, on a oublié la
casquette, les chapeaux, non, il y a quelque chose.
Classique ou grand style ? Il y a un truc.
Il y a un truc, ça marche, là.
La pêche, sinon ? On va à Dunkerque.
Yvonne va m'accompagner, je vais y aller tout seul.
Ah bon ? Ouais,
ouais, ouais.
Je vais me débrouiller.
D'accord.
Je stresse un peu.
Ça se voit pas du tout, tout va bien.
4 à C, moins B carré.
Moins B carré ? Ouais.
J'ai trouvé 20, du coup j'ai pas trouvé B carré. Viens par là.
Toi Dave, va faire un tour là.
Alors Bastien, tu me reconnais ? Ouais.
Qu'est-ce qu'il y a ? C'est pas bien ce que t'as dit Elisa, c'est pas très joli.
J'ai rien dit ! Tais-toi ! Maintenant tu vas te comporter comme un bonhomme et tu
vas t'excuser. Ok, pardon, excusez-moi.
Enlève ta main.
Pas à moi, à elle. À elle, d'accord.
D'accord ? Et puis tu veux lui apporter des poissons tous les matins aussi.
Mais beurre ou ordinaire ? Quoi ? Beurre ou ordinaire ? Je sais pas, je m'en
fous. Fais comme tu veux, mais tu fais bien.
T'es gentil. Ouais, je suis gentil. D'accord ? Allez, casse-toi.
Allez, dégage.
Et coiffe-toi.
Mets une barrette.
Quelle heure il est ? 7h45.
On enlève la casquette, non ? Hein ? C'est mieux.
Et là, quelle heure il est ? 46, 47.
Vous savez, ça bouge pas tellement vite.
Je veux bien un whisky.
Oui.
Monsieur ?
Non, mais si vous avez un rendez-vous, je ne sais pas si... Un double.
Monsieur, s'il vous plaît, un double whisky.
D'accord, il n'y a pas de souci.
Qu'est-ce que vous faites ? Je vous dérange ? Un peu de sport.
Alors ? Dites-moi, vous n'avez pas envie de prendre le large ? Je vous pose pas
de questions ? Non, pas de questions.
Vous voulez vous barrer, c'est ça ? Voilà, c'est ça.
Et on va où ? Respirer un peu.
Respirer un peu ? Bon, je prends une petite douche et j'arrive.
Allez, on s'en va à la casquette.
Non mais, il est à peine 18h. On s'en va.
Sous-titrage ST' 501
Bonsoir. Bonsoir.
Donnez-lui aussi un peu de champagne, ça va le déstresser.
Je ne suis pas stressé. Ah bon ?
Mais il n'y a que nous, là.
Il n'y a pas les autres gens.
C'est que nous, quoi.
Moi, je ne suis pas rassuré, quand même.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
On va dire que vous ne soyez pas un peu poissard.
Accident, fauteuil, haute femme.
C'est un peu Ambiance Les Kennedy chez vous.
Mademoiselle ? Oui ? Vous voulez bien lui donner le paquet, s'il vous plaît ?
Merci.
Merci.
Pourquoi ?
C'est quoi ça ? C'est votre code sur le marché de l'art.
Je peux vous en obtenir 11 000 euros.
Vous devriez continuer.
Vous avez un sacré talent. Ah oui.
Très très bon business.
En plus, je le sentais bien.
Je le sentais bien. Il y avait un truc qui s'est fait comme ça d'instinct. D'un
coup, en plus avec la musique, il y a eu comme un bon mélange qui d'un coup a
fait une sorte de révélation. La lumière sur moi et tout, c'était... J'en valais
pas trop quand même. 11 000 euros quand même, c'est incroyable. C'est une
première... Hey ! C'est quoi ça ?
Non, c'est rien. C'est un trou dans la carlinque. On devrait pas pouvoir s'en
échapper, non. Non, mais Philippe, s'il y a un problème, faut me le dire.
Très heureux de vous avoir connu. Non, non, j'aime pas ces vannes. Non,
franchement. Non, mais je vois que vous avez l'habitude des drames, mais moi, je
connais pas, moi.
Vraiment être complètement timbré pour faire ça. Un peu, ouais.
Je vais quand même vous dire un truc, Philippe.
Vous êtes vraiment un grand, grand malade.
Ah bon ? Je savais pas.
Voilà. Puis maintenant, vous équipez Driss. Oui.
C'est ça.
Aucun rapport. Je fais pas ces trucs-là, moi.
Je m'attends là-bas. Je vais prendre des photos.
Équipez Driss.
Comment vous allez prendre des photos, mon gars ? Marrez-vous, marrez-vous. Je
veux pas ça.
Je veux
plus.
Attends, on est pas obligés, de toute façon.
Putain c'est quoi ce jeu pu ? Eh ma gueulasse putain ! Eh c'est quoi ? Eh ma
chaussure en bas ! Oh sa mère ! Oh putain ! Eh on est en train de monter là
! Qu'est
-ce qu'il se
passe putain ? Qu'est-ce qu'il se passe putain ?
Mais détendez-vous, mon vieux ! Je suis détendu, mais il faut qu'on descende
maintenant. J'ai bu.
Allez,
Doris
!
Butterfly is all having fun, you know what I mean.
I sleep in peace when day is done, that's what I mean.
And this old world is a new world, and a bold world for me.
Question, où est-ce qu'on trouve un Ketra ? Où est-ce qu'on trouve ? Je sais
pas. Là, on l'a laissé.
Est-ce qu'il y a quelqu'un pour vous dans le grand salon ? Qu'est-ce qu'il
fout là ? T'es un cachotier toi ? C'est à toi qu'il faut demander ça. Comment t
'as eu l'adresse ? J'ai assez dit qu'on voyait ça et elle m'a cassé l'adresse.
Ça c'est quoi là ? Je suis tombé.
Qu'est-ce que t'as foutu ? Je suis tombé en scooter.
T'es tombé en scooter ? Ouais.
Je suis tombé en scooter. Je suis tombé en scooter.
Par là.
Putain ! C'est dans ici.
Vas-y, raconte, qu'est-ce qu'il s'est passé, là ? Rien, il s'est rien passé.
Qu'est-ce qu'il s'est passé, je te dis ? C'est pas ton problème, c'est tout.
Arrête de me saouler.
Comment ça, c'est pas mon problème ? Tu viens te cacher ici, c'est pas mon
problème ? Frère, on était quatre, on s'est fait niquer, c'est tout. Mais t
'inquiète, ça va partir en couille. Ça va partir en couille, tu vas rien faire.
Elle est au courant, la daronne ? Elle est pas au courant.
T'inquiète, je gère, je gère. Tu gères rien du tout ! Tu vas me casser les
couilles, là ! Et c'est bon. Donc maintenant, tu touches à rien, tu m
'attends là, t'as compris ?
Eh, ça va, j'ai compris ! Ta tête, là ! Mais c
'est bon, il est avec moi, je te dis.
Mina, arrête de pleurer.
Mais il est pas blessé, c'est une égratignure.
Il a rien.
Mais n'importe quoi, Mina, personne va tuer personne.
C'est des menaces, ça, c'est des mots. On va rien faire.
En attendant, moi, je peux pas m'en occuper, je peux pas, je travaille, là.
Non, tu dis rien.
Tu dis rien, tu la préviens pas, tu t'enfermes dans ta chambre sans envie de
pleurer, tu pleures là-bas, mais tu dis rien.
On va se coucher, là, non ? Moi, je vais rester encore un petit instant.
Asseyez-vous.
Asseyez-vous, là.
Qu'est-ce qu'elle évoque, cette femme, pour vous ? Je sais pas, elle a l'air
bonne. Oui, à part ça.
On y va, on monte, là, parce que j'ai un truc à régler là-haut, et puis... Ouais,
j'imagine qu'elle se lève.
qu'elle se retourne et qu'enfin je découvre son visage.
Il vous ressemble, le petit ? Adama, c'est ça ? C'est ça, ouais.
Je l'ai aperçu tout à l'heure.
Je crois que si je l'avais croisé dans la rue, j'aurais tout de suite pu
deviner que c'était votre frère.
C'est drôle.
Pourquoi ? C'est drôle parce que c'est pas mon frère.
Ah bon ? Ouais, c'est compliqué.
Bah c'est votre frère ou c'est pas votre frère ?
Bon, d'accord, j'ai compris.
Bon allez, on y va.
C'est mes parents.
Pas mes parents en fait.
C'est mon oncle et ma tante.
Ils sont venus me chercher au Sénégal quand j'avais 8 ans.
J'arrivais pas à avoir de gosses, donc ils sont allés voir un frère qui avait
plein de gosses.
Ils ont pris l'aîné.
Moi.
En vrai, je m'appelle Bakary.
C'est ça, mon vrai nom.
Mais on avait déjà appelé en quartier, donc ils m'ont appelé Idriss.
Je sais pas pourquoi, c'est Idriss qui est resté.
Et après... Après, comme par hasard, ma mère, ma tante, elle est tombée enceinte
deux fois de suite.
Puis mon oncle est mort.
Après, il y a eu d'autres gars, d'autres gosses.
Mais je vous ai dit, c'est compliqué.
Le petit Adama, il aurait pas besoin d'un léger cadrage ?
Il
est venu vous chercher, c'est ça ? Driss.
Je pense qu'on va s'arrêter là.
De toute façon, vous n'alliez pas pousser un handicapé toute votre vie.
Tout ce que vous avez travaillé, vous les avez bien mérités, vous aussi.
Bon,
allez, allez, en route.
Allez.
Ouais.
Massari, Macari, Macari, Massari. C'est beau, hein ? On dirait de la poésie.
On dirait presque une allitération.
Vous savez ce que c'est, une allitération ? Non.
Bonjour. Bonjour, Bastien. Merci, à demain.
Demain, on fait un petit brunch, si vous pouvez prévoir un peu plus... D'accord.
Au revoir, Evan.
T'as pas oublié mes chouquettes ? Ah non, non.
Bien, merci.
Bonjour, Elisa. À demain.
Bastien, mon ami, qu'est-ce que tu fais ? De voir ?
Alors c'est vrai, tu t'en vas.
Ouais, mais bon t'inquiète pas, j'ai ton numéro.
Je t'appellerai en restant en contact.
Tu sais que ça va être dur pour toi, mais il va falloir être forte.
C'est dommage.
En plus tu sais que je vais récupérer ta chambre. J'ai un dégât des os.
Je vais peut-être rester finalement.
On va devoir serrer dans notre petit lit là.
On risque d'être un peu à l'étroit.
Je vis pas toute seule.
Tiens, je te présente Frédéric.
Bonjour.
Salut. D'accord.
Quoi ? J'ai compris, c'est... Parce qu'en fait, c'est ça, t'es... Oui.
Bon.
Je te fais pas la bise, du coup.
Je suis pas contre un plan à trois.
Allez, moi.
Je pars tant, hein.
C'est pas maintenant, parce que là, je dois partir, là. Mais après, je peux
revenir, par exemple, ce soir, si tu veux.
Faut que j'aille là-bas, mais après, je reviens. Je déconne.
Bon,
allez.
Salut, les mecs.
Monsieur Michel Sabourdi.
Toujours allumé.
Sur Canal 2.
Comment, vous voulez pas pour Magalie ? Non.
Non, non, bien joué.
Bien joué, mais... Ça m'étonnait qu'elle résiste comme ça aussi. Ça m'était
jamais arrivé.
On se fait la bise ? Oui, ouais.
Yvonne.
Chari, en fait. Chari.
Moi, en plus.
Yvonne.
Oh, attendez !
On risque de plus
en avoir besoin.
Allez, salut.
Pas ton pied, là, comme ça.
Attends, c'est qui ta banque ? Ah ouais.
Excusez-moi, ça vous ennuie pas de bouger votre voiture, s'il vous plaît ?
Parce que c'est interdit de stationner ici.
C'est marqué là.
Je bouge tout de suite.
Merci. Je te rappelle.
Arrête de me casser les couilles.
On est même pas en voiture.
C'est son principe.
Vas-y, deux minutes. Vas-y, attends-moi là-bas.
Oh, qu'est-ce que tu fous là ? J'arrive.
Vous savez, je peux annuler mon rendez-vous, si vous pensez que... Non,
surtout pas, pourquoi ? Sortez tranquillement, Yvonne, tout va bien.
Ça y est, Yvonne, je suis prêt.
Oui, oui, ça arrive.
Bon, voilà, tout est prêt, vous n'avez plus qu'à servir.
S'il y a le moindre souci, vous m'appelez.
Vous m'appelez ?
Alors, si vous êtes d'accord, je vais vous servir le repas.
Enlevez cette blouse. J'ai l'impression d'être dans un asile.
D'accord.
T'as pas une cigarette ? Non, je fume, par exemple.
Enfin, je fume plus.
Pour tout dire, j'ai arrêté il y a pas longtemps. Je pense que pour vous, c'est
pas très conseillé.
D'ailleurs, même en général, même si vous faites pas de sport, question
poumons, respiration, souffle.
Vous mangez pas ?
Merci à
tous.
Eh béééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé
Driss Bassari ? Oui ? C'est à vous.
Je vois que vous n'avez le permis que depuis un mois.
Oui, mais je conduis depuis plus longtemps.
Je conduisais dans les voies privées, les chemins, les parcs, les parkings.
Je conduis bien.
J'ai lu votre dossier.
Dans votre évaluation personnelle, vous n'avez marqué qu'un seul mot,
pragmatique. Oui.
C'est important, c'est vrai.
Chez nous, il y a également une autre dimension très importante que vous avez
oublié de mentionner.
Ah bon ? Prenez le temps peut-être de lire notre slogan.
C'est presque un alexandrin, ça.
Pardon ? Prenez le temps peut-être de lire notre slogan.
Douze pieds.
J'ai pas fait exprès.
En temps et en heure.
C'est pour ça que vous avez mis les molles de Dali.
Pour le côté artistique.
Peut-être, ouais.
Vous aimez la peinture ? Ah oui ! J'aime bien Goya.
Ouais, c'est pas mal.
Depuis Pandipanda, elle a pas fait grand-chose, quand même.
Oui ?
J'arrive ! J'arrive tout de suite ! Putain !
Ça va ? Foutez-moi la paix.
Vous voulez un verre d'eau ? Une compresse ? Sortez.
Non, parce que... Sortez !
Merci beaucoup.
De rien.
Bon week-end. Bon week-end à la vie.
Alors, qu'est-ce qui se passe ? C'est pas la grande forme.
Il est où, là ? Tout à l'heure, il était dans le jardin.
OK.
Alors ? Ça va ou quoi ?
Ouais, c'est quoi, ça ? Sœur Fico ? Jean Jaurès ? Station de métro, en tout cas.
Victor Hugo ? Faut raser, ça. Il y a du lait salé, hein.
Il était temps que j'arrive.
À tout de suite.
Bon, on fait quoi maintenant ? Maintenant, vous me laissez faire.
Bien, non ?
Un
petit coup de sec,
ça me soulagerait.
Je vois que c'est à la grande forme, ça fait plaisir.
Je me suis appliqué. Vous pouvez ouvrir les yeux.
Quelle horreur.
Quelle horreur.
C'est atroce.
Mais là, ça vous va bien ? Non.
Non, non, non. Mais là, regardez.
Gilets en cuir, là, sans manche, bracelet à clous, petite casquette de
Philippe Village People, un peu. Ah là, j'ai trouvé ! José Bové ! Vous avez la
même tête.
C'est très chelou. On dirait un prêtre orthodoxe.
Allez !
Qu'est-ce que vous faites ? Je m'attends au pire.
Non, vous allez voir, c'est bien, regardez.
On dirait mon grand-père.
C'est vrai ? Philippe, cette moustache, je sais pas ce que ça me fait.
Ça m'excite.
Bon, on arrête, je reste tout là.
Merci. Très bien.
Ah non, non.
Ah non, ça, c'est pas drôle.
Non, non, non.
Non. Nein.
C'est ça que vous voulez dire ?
Non, je suis pas d'accord.
Philippe, trop l'air.
Trop colère, Philippe. Je vais devenir votre jouet.
C'est tout fou, allez. Vous allez finir dans un asile. Ça vous donne pas envie d
'envahir des pays comme ça ? Ce qui serait mieux, c'est de donner encore un
tout petit coup de rasoir.
Ça vous fait rire, vous ? Quand même. Ce que je pense au tétra-nazi, ça devait
être bizarre pour faire le salut nazi comme ça.
Bon, ça y est, vous êtes bien amusés. Enlevez ça.
Bonjour,
monsieur. Bonjour, j'ai réservé au monde Bassari pour 13 heures. Oui, Bassari, c
'est la 8.
Suivez-moi, s'il vous plaît.
Par ici.
Merci.
Merci, monsieur.
Bon, Philippe, je vais pas rester déjeuner.
Pourquoi ? Je vous laisse pas seul, hein.
C'est juste... Je crois que vous avez un petit rendez-vous, là.
Petit rendez-vous ? Comment ça ? Paniquez pas, ça va bien se passer.
Non, mais... Par contre, cette fois, vous pouvez pas vous barrer.
En fait... J'ai mis le temps, et je l'ai retrouvé.
Embrassez-la bien fort pour moi.
Driss.
Driss.
Bonjour Philippe.
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