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"Pour ĂŞtre honnĂŞte,
j'étais un jeune con narcissique qui avait besoin de se faire botter le cul."
Collège Vassar 1975
Bon, je vais vous expliquer la vision de base de l'histoire.
N'hésitez pas à donner des commentaires.
J'essaie de créer une conversation métaphorique
entre George Orwell et Jack Kerouac,
comme s'il avait écrit Dans la dèche à Paris et à Londres sur une seule page.
Rapide. Colérique. Intense.
Au fond, c'est un "building romain",
mais pas dans le style triste et misogyne de Salinger.
Il y a de l'espoir.
Je le mentionne dans ma demande,
mais je prévois terminer le premier brouillon avant juillet.
Puis, j'écouterais les commentaires de ce trio estimé,
j'apporterais quelques corrections
et je passerais le reste de l'été en état de "boketto".
C'est ce que disent les Japonais quand on regarde au loin
sans penser Ă quoi que ce soit.
D'accord. Très impressionnant, Anthony.
Vous savez quoi? C'est ma mère qui m'appelle Anthony.
Tony.
D'accord. Tony.
On vous donne des nouvelles bientĂ´t.
Puis, ils sont restés là à me fixer du regard.
Je te le dis,
ces gars-là sont de gros cons, c'est débile.
J'ai dit que j'écrirais tout sur une seule page, et ils m'ont cru.
Ils hochaient la tĂŞte, comme si je leur parlais d'un bordel.
J'ai trouvé un appart dans l'Upper West Side où vivait Salinger.
C'est parfait.
Je dois juste annoncer Ă mes parents que c'est Ă New York
et je quitte cette ville.
Mais tu dois écrire un livre?
Oui, mais c'est ce que je fais depuis un an.
On dirait que Dieu m'a enfin remarqué.
On appelle ça la providence.
Quoi donc?
Quand Dieu...
Quand Dieu nous écoute enfin.
Ça semble un peu effrayant.
Oui, ça l'est.
J'avais un gros béguin pour elle au secondaire.
Oui. Oui, elle est plus vieille.
Nancy quelque chose.
Tony, tu n'es pas Ă sa hauteur.
Tony.
Puis, on s'est revus un moment.
Mais je ne m'en souviens pas.
Excuse-moi, je dois te parler.
Pourquoi tu vas pas te faire foutre?
Cette femme te dérange?
C'est ma cousine.
J'allais Ă Dwight-Englewood avec ta cousine, Nancy.
Tu as brisé la porte du directeur, non?
J'ai pas mal changé depuis. Je suis écrivain maintenant.
Qu'est-ce qui est drĂ´le?
Il y a quoi dans ton pantalon?
Ma queue.
En fait, je vais avoir une bourse d'écriture.
Je lâche tout et je pars pour New York.
Tu es écrivain ou menteur?
- Très drôle. - Réponds.
Viens avec moi, tu verras.
Je voudrais bien, mais on passe l'été à Cape Cod.
Ă€ vrai dire, j'ignore si cette femme se soucie de toi.
Mais toi, oui?
Assez pour croire que tu mérites un discours d'adieu.
- Au revoir, jeune femme. - Je suis plus vieille.
Au revoir, vieille dame. Tu pars pour...
Provincetown.
Tu connais le mot "providence"?
Dernière tournée!
Bou!
Bon, allons-nous-en.
- Tu pars quand? - Maintenant.
J'espère que mon air insouciant communique mon intense déception.
Écoute.
Viens me voir en septembre.
Tu me donneras la signification de tous ces mots.
Latin 101 Nom : Tony Bourdain
Papa!
HĂ©!
- Mon étudiant! - Bon.
D'accord.
Les notes, ça va?
- Oui. - Oui?
Oui, je vais peut-ĂŞtre avoir une bourse.
Une bourse?
En fait...
Non, attends.
Tu nous le diras à ta mère et moi.
Elle va s'en foutre.
Mais non, pas du tout.
Tu veux rire? C'est ta mère.
Je parlais Ă papa dans la voiture.
Vassar offre une bourse chaque été pour écrire une œuvre professionnelle.
Je leur ai présenté une idée de roman.
Un roman?
Tu vas écrire un roman?
Pierre.
Oui. J'ai passé une entrevue pour leur présenter mon idée.
Je crois que je vais l'avoir.
Super! Bravo, Tony!
Comment ça, tu vas l'avoir?
Je me fie à leur réaction.
Ils ont dit que j'aurais des nouvelles.
Voilà ! Ils ne disent pas ça s'ils ne sont pas sérieux.
Ça te donne combien?
Je ne sais pas, en fait.
Mais c'est censé m'aider pendant que j'écris.
Ça parle de quoi?
Oui, quelle est l'histoire?
Crime, histoire d'amour?
Non, non. C'est plutĂ´t...
C'est une idée sommaire pour l'instant.
Mais c'est un building romain.
Un quoi?
Sur le passage à l'âge adulte.
Oui, je comprends.
Ça ne se dit pas comme ça.
C'est un mot allemand.
"Bildungsroman."
Tu le prononces mal.
- Oui, je sais. - D'accord.
J'espère que tu n'as pas écrit ça dans ta demande.
Tu as pris mes Oistrakh?
Si c'était par terre, c'est à la poubelle.
- Quoi? - Je pensais que c'était à jeter.
Si tu laisses des disques par terre,
- je... - C'est des disques rares.
Ils ne sont pas encore Ă moi.
Alors, ne les laisse pas par terre.
Je n'avais pas fini.
Je devais aller chercher Tony.
Tu blâmes Anthony parce que tu te laisses traîner.
Je ne le blâme pas.
- Téléphone, Christopher. - Non.
Ne jette pas mes disques.
- Christopher, allez! - AllĂ´?
Tony.
Seigneur. D'accord.
AllĂ´?
Anthony, ici le professeur Dobson du comité de Gingrich.
- Comment allez-vous? - Bien et vous?
Le comité a pris sa décision.
Malheureusement, nous avons choisi un autre étudiant.
Qui est-ce?
D'accord, super.
Vous n'aurez pas la bourse, c'est ce que je dis.
Merveilleux.
Merci beaucoup.
D'accord.
Tu as vu une pile de disques?
Non.
Quand tu mets un truc quelque part,
tu t'attends Ă ce qu'il reste lĂ .
C'est tout.
Qui était-ce?
J'ai eu la bourse.
Oui, tu nous l'as déjà dit.
- Tony? - N'entre pas!
On va manger une crème glacée, tu viens?
Non, merci.
D'accord.
Bravo pour la bourse.
Merci.
ÉTATS-UNIS
"La synchronicité est une réalité pour ceux qui voient." - Carl Jung
Salut, toi. Tu veux du whisky?
Tiens.
Deux dollars.
Marie se tient au bord de la fenêtre près de chez moi.
Tu as fini avec ça?
J'en ai mangé en France quand j'étais petit.
Quand tu étais petit?
- Oui. Tout droit sorties de l'océan. - D'accord.
Ma mère trouvait ça dégoûtant, alors j'en ai mangé.
Et...
J'ai dit : "Ça goûte l'avenir."
D'accord.
Alors...
tu veux prendre un verre avec moi?
Je ne peux pas. Non.
Non.
Je peux avoir un autre verre?
Oui. Je t'apporte ça tout de suite.
Je suis écrivain.
D'accord.
J'ai de l'argent.
Je reviens avec ta bière.
Super.
J'ai de l'argent.
Sal!
HĂ©!
C'est l'heure de rentrer.
Qui es-tu, toi?
Paie ta facture, et tu pourras revenir un autre jour.
D'accord?
Mais si tu causes des problèmes, tu es banni.
Dix dollars.
C'est une arnaque, merde.
Tu as été impoli envers la demoiselle.
Mais la nourriture est gratuite.
Elle a... Non, c'est mon amie.
- D'accord. - Mary.
- On y va. - Attends.
Ne me touche pas.
- Allez! - Lâche-moi!
Va chier!
Désolé.
HĂ©!
Va chier. Maudit...
Dégage.
Il est encore lĂ ?
Oui, il s'est fait voler ses affaires.
HĂ©! OĂą habites-tu?
Au New Jersey.
Au New Jersey.
Allez. Allez.
TRAVERSIER DE BOSTON
BILLETS
Merde!
ÉQUIPAGE SEULEMENT
Anthony?
Salut.
Que fais-tu ici?
Je t'ai dit que j'allais à Provincetown pendant l'été.
De quoi tu parles?
Quand m'as-tu dit ça?
Tu me niaises?
Je...
Bon, écoute. Honnêtement...
J'étais tellement soûl ce soir-là que j'ai tout oublié.
Si j'ai été impoli, si j'ai agi en gros con...
Non, non.
Donc, tu ne savais pas que j'allais ĂŞtre ici?
Non. Pas du tout.
J'ai obtenu une bourse d'écriture.
On m'a dit de venir Ă Provincetown.
Je viens juste d'arriver, littéralement.
Je ne sais pas ce qui se passe.
C'est une drĂ´le de coĂŻncidence, tu ne trouves pas?
Comment Carl Jung appelle-t-il ça?
La synchronicité.
Tu as lu Carl Jung?
Oui.
C'est quand, ton anniversaire?
Le 25 juin.
Tu es Cancer.
Je suis quoi?
Anthony, qu'est-il arrivé à ton œil?
C'est...
Tout le monde m'appelle Tony.
Si tu as fini tes devoirs, on organise une fĂŞte ce soir.
Nancy!
La grosse maison blanche sur Commercial.
Ça ne paraît pas, mais je fais un clin d'œil.
HĂ©!
Je suis désolé. Tu peux...
Merci. Merci beaucoup.
Hé! Je suis désolé.
Pour hier.
Ça va.
Je peux rester sur ce hamac pour quelques jours?
Tu as de l'argent?
Quelle merde.
Employé Plongeur
Trois poisson-frites, six Beach Plum et six Wellfleet!
Deux rouleaux. Un chaud, un froid. Pas de céleri.
Quelle merde! Maudit!
Sale merde!
Tiens. Merci.
Trois rouleaux. Deux Beach Plum. Six Wellfleet.
- Six Wellfleet, tout de suite. - Merde.
Deux autres assiettes.
C'est beau, ton œil, tapette.
- Oui, parfait. Deux. - Oui.
Hé! Pas de céleri, j'ai dit.
- Pas de céleri. Merde. - Allez!
Tout de suite.
Six et six!
Hors de mon chemin.
Rouleaux!
Oui, on les voit, le gros.
Suce ma queue, gros con.
Te sucer la queue? J'ai une idée.
Trouve-la sous ta graisse, et je vais le faire.
Elle est camouflée.
Oui, comme ton accusation de viol.
L'âge du consentement diffère d'un État à l'autre.
Tu les as tous mémorisés.
- Salut, Mary! - Salut, Mary!
Merde. Désolé.
Salut, Mary!
Stav?
HĂ©! C'est sale!
Allons, mon gars!
Désolé.
Un rouleau chaud. Un poisson frit. Deux combos entiers.
Je sais cuisiner aussi.
Pardon?
Il dit qu'il est cuisinier.
Merveilleux.
Non, je suis écrivain.
Mais je sais cuisiner.
Pardon. Je n'ai pas compris.
Ta gueule.
Mon père est un grand cuisinier du New Jersey.
Ton père? Il fallait le dire!
Peu importe.
Tu sais quoi? Désolé, mon gars.
Tu es cuisinier.
Aide-moi Ă faire ces assiettes.
- Tu vas m'aider. J'ai pris du retard. - D'accord.
Eh merde! Seigneur!
Bien joué.
- Beau travail, la recrue! - Tu me niaises?
Vous avez de l'onguent?
De l'onguent?
Trois chaudrées. Homard, froid. Douze huîtres.
Tu devrais te dépêcher.
Douze Wellfleet!
Oui. Excellent, chef.
Merci, chef.
Merci beaucoup. Super.
Quel numéro?
Je lui fais un compliment.
C'est gentil. Je n'y crois pas.
J'adore tout ça.
- Si c'était mauvais, je te le dirais. - D'accord.
- Ça va. - Non, c'est faux.
- C'est quoi? - Allons.
- Merci, chef. - Merci, chef.
De rien.
HĂ©!
Ta main va bien?
- Oui, ça va. - Oui.
Tu as déjà travaillé en cuisine?
- Oui. - D'accord.
Tu as eu une formation sur la sécurité? Le feu et tout?
Oui, c'était juste une erreur stupide.
- D'accord. - Je sais ce que je fais.
Bon. Très bien.
On est ouverts du mercredi au dimanche.
On commence Ă 11 h.
Donc, tu arrives Ă 10 h 45.
À 11h, tu es en retard. Un retard, et tu es congédié.
D'accord.
Bien.
Allez.
Je ne peux pas rester. Je vais Ă une fĂŞte.
Quelle fĂŞte?
Une fille de l'école.
Oui? Elle a des amies?
Sûrement.
Tu veux la baiser?
Je suppose.
Tu ne peux pas y aller seul.
Sinon, tu auras l'air d'un violeur solitaire.
Quoi?
C'est vrai.
Chef? Je prends ça.
D'accord.
On y va.
Ă€ 10 h 45!
Oui.
Si quelqu'un le demande,
je suis ici grâce à une bourse d'écriture du collège Vassar.
- Compris. - Je ne travaille pas en cuisine.
Toi non plus. Tu es étudiant.
Compris?
- Oui. J'ai compris. - D'accord.
Ne dis pas que tu vas Ă Vassar,
car tout le monde ici te connaîtrait.
Dis que tu vas à une autre école.
Cette fille doit avoir deux chattes.
HĂ©! Qui es-tu?
Dégage.
Ça va?
Tu es le père de quelqu'un?
Pourquoi? Tu en cherches un?
Non, je suis ici avec mon ami...
Tony.
Nancy est lĂ ?
Tu es le gars de la pizzeria avec la grosse queue.
Il ne travaille pas en cuisine. Il est écrivain.
Sal.
Vicki.
Vous voulez apprendre à ouvrir une huître?
D'accord.
Bien.
Il faut faire attention, c'est très aphrodisiaque.
Oui. C'est vrai.
Tu peux retourner ça.
Tu n'en veux pas? Vraiment?
Tu en veux?
Non. J'en ai déjà trop pris.
Vraiment? D'accord. C'est logique.
Vous voulez apprendre comment ouvrir une huître?
Quoi?
C'est aphrodisiaque.
Tu aimes les huîtres?
On en a apporté.
Moi et mon mentor, lĂ -bas.
C'est aphrodisiaque.
Ça aussi.
Espèce de menteur.
Rob.
Steph Johansen a eu la bourse.
Nos parents vont à la même église.
Oui, je connais Steph.
On l'a eue tous les deux. Un gars, une fille.
Pourquoi n'est-elle pas ici?
Si les professeurs sont ici, comme tu as dit Ă Nancy.
Provincetown, c'est juste pour les gars, peut-ĂŞtre.
Je suis d'accord.
Ces filles te harcèlent, Ton?
Non. Ça va.
D'accord.
Car c'est un futur célèbre écrivain.
Ne le dépravez pas.
Voici Nancy.
Oui.
Je comprends. Ce serait bien.
Tu es qui, toi?
Je suis le mentor de cet idiot pour l'été.
Tu es un professeur?
Étudiant de dernier cycle à Harvard.
Ne le droguez pas trop.
HĂ©!
Je confisque ceci.
On fait un échange.
Tu connais le mot "providence"?
Elle déteste tous les hommes depuis quelque temps.
Elle lit Germaine Greer.
- Alors, on y va? - Oui.
Viens.
Voyons voir.
Normalement... Merde.
Pas ça.
Bon, voilĂ .
Je reviens.
Tiens-moi au courant pour ce truc.
- D'accord. - Merci d'ĂŞtre venu.
- Salut! - Hé, ça va?
- Ça va? - Ça va?
- Oui, et toi? - Non, pardon!
- Ça va. - Pardon.
D'accord.
Je m'en vais. Comment ça se passe?
HĂ©!
Va chier.
Mais qu'est-ce que tu fais?
Maudit con!
Bravo, le cave.
Tiens.
Ça va enlever le goût.
Je suis vraiment magané.
Non, ça va.
Eh merde! Tu m'en dois une!
J'ai l'air de vouloir te cacher ça?
Comme si tu... Merde, mon gars!
C'est dégueulasse.
Merde! Oui! Oh oui!
Merci. Dieu merci.
Hé! Ça suffit!
Désolé. Gloire au Seigneur, chef.
Six et six!
Il met des épices et des trucs là -dedans.
Compris?
Espèce de con.
C'est bon.
Pourquoi tu fais ça? Tu fais du bruit quand tu manges.
ArrĂŞte d'ĂŞtre un connard et profite de la vie.
Va chier.
Tyrone, tu viens?
- Larry? Larry vient. - Larry ne vient pas.
- Quoi? Pourquoi? - Je vous l'ai dit.
- Il se fâche. - Il vient.
- Allez, Larry. - Non.
Il est trop mignon.
- ArrĂŞte. - On a besoin de lui.
Il nous servira d'appât.
- Un appât? - Oui.
- Pas besoin de... - Avant, on se servait de toi.
Désolé si je n'arrive pas à te trouver une fille.
- Désolé. - C'est ton comportement, le problème.
- Mon comportement? - Je suis agréable.
Tu sais à quoi tu ressembles? À ça.
- Quand tu t'assois. - Puissant?
- Quoi? - Je parais bien.
Quinze ans en cuisine, ça fait ça.
Tu as toujours eu l'air bizarre.
Oui. Bizarre et magnifique.
Je t'emmerde.
Pardon?
C'est bon, ça!
Chef, tu as vu ça?
Pourquoi?
Pourquoi?
Six rouleaux, tous chauds!
Merde. Okay.
Six, six et six!
Je n'ai plus de plateaux, chef.
Flaco!
Flaco, debout! Des plateaux, tout de suite!
- Oui. - Tu peux le lui dire, non?
Il est juste devant toi!
D'accord! Compris!
Deux prises, rondelles d'oignons! Une chaudrée!
Plateau.
Merde.
Sainte merde.
Désolé.
Sal.
Quoi?
- Rouleaux! - Donne-moi ça.
Tiens.
Trois prises et frites! Six Wellfleet!
Il prend ça vraiment au sérieux avec son...
"Six Wellfleet! Deux verres! Vamos!"
Il n'y a que quatre choses au menu.
Dont des maudites frites.
Pourquoi agir comme si on était à l'encan?
Comment s'appelle-t-il?
Aucune idée.
Il est espagnol ou mexicain?
Ou portugais?
Peu importe, mais il devait se faire battre
en cas de retard quand il était jeune.
Si on a une seulement minute de retard...
- C'est grave. - Quoi?
La file était vraiment longue dehors.
Je paie Ă boire.
Bon, allez.
On s'en va.
Gerry, mets ça sur ma note.
Tony?
Qu'est-ce... HĂ©!
HĂ©!
Dehors!
- Dégage! - Allons, Gerry!
- Allons, Gerry! - Petit con!
- Sors de mon bar! - Allez! Allez!
Va chier!
- Va chier! - Trou de cul!
Allez!
C'est une patate. Prends-en une.
D'accord. Oui.
- Merde, allez! - J'essaie.
- Je travaille. - Je suis désolé.
Ce n'était pas ma...
Rien Ă foutre! Compris, Tony?
Grandis un peu.
Nancy, je m'excuse.
C'est impossible.
La série mondiale l'an dernier... J'étais tellement défoncé.
Quoi?
Tu sais pourquoi il t'appelle Flaco?
Tu sais ce que ça veut dire?
C'est la ligne entre tes couilles.
Au milieu? La fine ligne?
Frappe-moi, gros con.
- Dégage! - C'est tout?
Merde! ArrĂŞtez, bande de cons!
C'est joli comme nom, Flaco. Il faut l'admettre.
En espagnol, ça veut dire : "Le clown qui fait ma vaisselle."
Je le sais.
Vous voulez voir Tony jouer avec sa petite queue?
Merde.
C'est Ă qui, cette voiture?
Bien joué, mon gars.
Attention! Attention!
WELLFLEET CINÉ-PARC
Ă€ L'AFFICHE
Suce ma queue!
Je ne veux pas vous déranger,
mais mon frère a laissé les clés dans la voiture.
On peut regarder le film avec vous?
HĂ©!
Compliments de la cuisine.
Allez!
Qu'est-ce que j'ai manqué?
Dans un certain dialecte catalan,
ça veut dire : "Acrobate qui lèche des culs."
Oui, ta mère m'appelle Flaco.
- Quoi? - Quand je la baise.
Qu'est-ce que tu as dit?
- Hé, hé! - Maudit menteur!
Espèce de...
Je vais te tuer!
Merde.
Quelle heure est-il?
L'heure d'aller à l'église.
Je ne vais pas à l'église.
Si tu vis ici, tu viens à l'église.
Je ne crois pas en Dieu.
Tu ne crois pas en Dieu?
Non.
C'est comme ne pas croire en l'oxygène.
Mais tu respires, non?
Allez.
Qu'est-ce que tu fais?
- J'enlève mon veston. - Remets-le.
Merde.
Manny?
HĂ©!
Bordel.
Ça va?
Je te croyais Ă New York.
Je suis lĂ temporairement.
Qu'est-ce que tu fais?
Merde.
C'est une légende. Il travaillait avec moi.
Tu en as?
Tu as de l'argent?
Oui, j'ai de l'argent.
Tu en veux?
Je n'ai pas d'argent.
Ça va. Je te le prête.
Allez, viens.
Oui!
- Bon. - Merci, mon gars.
- Oui. - Content de te voir.
Fiche le camp.
COMMANDEZ ICI!
AllĂ´?
- Salut, papa. - Tony. Seigneur!
Tu vas bien? Où étais-tu passé?
On était inquiets! Tu vas bien?
Oui.
Tant mieux. OĂą es-tu? Tu es en ville?
Je m'en viens. Tu veux que je passe?
Je pars tout de suite. Je viens te chercher.
- Qui est-ce? - C'est Tony. Il va bien.
Quoi? Mon Dieu! Anthony!
Non, non. Ça va. Calme-toi. Il va bien.
Anthony, prends le prochain bus
- et rentre à la maison. - Arrête! Arrête de lui crier après.
- Il est au téléphone. - Arrêter de crier?
- Je veux lui parler. - Tu lui fais peur! Tony...
Remplir sel et poivre Nettoyer machine Ă glace
Flaco, viens ici.
Approche, s'il te plaît.
Je vais te montrer.
Alors, observe.
Tu tiens la serviette entre ta main et la lame, compris?
Voilà . Puis, tu fais comme ça.
Oui.
Ensuite, coupe le muscle, et la coquille s'ouvrira.
Puis, tu coupes l'extérieur du muscle,
et voilĂ .
Donc, six Wellfleet.
Désolé, désolé.
Désolé, chef. J'ai merdé.
Je pensais qu'on était lundi.
Ça n'arrivera plus. Promis.
Tony, merci de m'avoir remplacé.
Non, reste lĂ . Je veux six Wellfleet.
Non, je m'en occupe.
Non, il s'en occupe ce soir.
J'ai besoin de quelqu'un pour laver la vaisselle.
Je me suis excusé. Tu veux gâcher tout le service?
Non, tu es en retard.
Tu devrais être congédié.
Je te donne une chance de rester.
C'est un cadeau. Mon cadeau envers toi!
D'accord... Tony, allez.
- Que veux-tu que je fasse? - Six Wellfleet.
Tu vas laver la vaisselle, compris?
- Ne le blâme pas! - Tony, dégage!
- Je ne le blâme pas. - Oui.
Tony, je te jure... Ne me fais pas chier!
HĂ©! D'accord.
Bon, allez.
Allez. Allez.
Qu'est-ce que tu attends?
Qu'est-ce que tu...
- Tu attends quoi? - Sal! Du calme!
Allez! La ferme!
Allez! Je sais que tu le veux!
Allez! Allez!
Mais je t'apprécie.
Tu es le mangeur de péchés.
HĂ©!
Quatre frites, deux chaudrées et douze Beach Plum.
J'ai eu peur pendant une seconde.
"On va perdre le chef?"
"Ce maudit fou va-t-il le poignarder en plein cœur?"
Idiot.
Je l'aurais défendu, bien sûr...
J'étais furieux. Prêt à le démolir.
Heureusement, ça n'a pas été nécessaire.
Je ne voulais pas tuer un homme.
Mais je pourrais le faire.
Si c'était nécessaire, je pourrais tuer.
Tu n'es pas croyable.
C'est vrai! Je suis fort.
J'ai l'air...
C'est un peu camouflé.
Merci.
POINTES DE PIZZA
BOISSONS
Une offrande de paix.
Tu es banni.
Et si j'admets que je suis ici pour des raisons égoïstes?
J'ai besoin d'une photo pour ma quatrième de couverture.
De quoi?
De moi.
Ce n'est pas une bonne idée.
Pourquoi?
En fait, ça dépend.
Est-ce qu'il s'intitule Je suis laid : le voyage d'un idiot?
Mon éditeur l'a simplement raccourci à L'idiot.
Ça existe déjà .
Oui, ça m'arrive souvent.
Je veux que tu prennes ma photo,
car j'aime ce que je ressens quand tu me regardes.
Merde.
Je pensais qu'on était fermés le lundi.
Lave ça.
On peut les jeter, non?
Non.
- Désolé. - C'était quoi, ça?
Désolé.
Bon.
VoilĂ .
Du sel. De l'eau de mer.
Remplis ça.
Attends.
C'est quoi, ça?
C'est pour toi.
- ArrĂŞte. - As-tu pris... Bon.
Pas grave si c'est flou.
On voit le temps comme ça.
D'accord.
Un gars avec une voiture cool, c'est fiable.
Mais ce n'est pas ta voiture.
Oui! Excellent.
Oui.
- Merde. - C'était super.
- J'en ai d'autres. - C'était bien.
Allumes-en une autre.
Ton livre avance bien?
Oui, ça va bien.
Toutes les journées se ressemblent.
Je me réveille le matin
sans réveille-matin.
Je prends un café et je m'assois à la machine à écrire.
J'essaie d'écrire le plus possible, jusqu'à avoir mal aux mains.
Ce qui arrive normalement au dîner.
Puis, je vais dans un restaurant où ils font un ragoût de calmars,
auquel je suis devenu accro.
Après le dîner,
je marche seul sur la plage
pour organiser mes pensées.
Pour trouver quoi écrire en après-midi.
J'essaie d'imaginer des lieux intéressants où je n'irai jamais.
Des gens que je ne rencontrerai pas.
Encore.
Puis, je rentre et je m'assois Ă la machine.
Tu ne sors pas beaucoup?
Je quitte Ă peine la maison.
Je n'ai pas vu de coucher de soleil de l'été.
Mais c'est le prix à payer pour être écrivain.
Je suis seul tout le temps.
Je n'ai pas d'amis.
Chaque jour est tranquille.
De quoi parle ton livre?
J'ai une idée.
Quand il sera fini,
tu seras la première à le lire.
HĂ©, Flaco!
J'en ai besoin. Tout de suite!
Oui. Une seconde, chef.
Plateau mixte!
C'est quoi, ce tableau?
C'est François Vatel.
Tu le connais?
Il préparait un banquet pour Louis XIV,
oĂą tout allait ĂŞtre parfait.
Il...
Il avait planifié le menu pendant des mois.
Il avait la meilleure équipe en cuisine de la France.
Il importait le vin d'Italie.
Mais le poisson qu'il a commandé n'est pas arrivé à temps.
Alors, il s'est suicidé.
Il s'est suicidé?
Oui.
Pourquoi?
Le poisson qu'il a commandé n'est pas arrivé à temps.
Oui, j'ai compris, mais... pourquoi?
Vámonos!
C'est des photos pour un livre.
Ce n'est pas juste des photos, et tu le sais.
- Tu es sérieux? - Oui.
Désolée.
Bonne chance.
Merde.
Tu es gauchère?
Oui.
Utiliser sa main gauche, c'est un signe du diable.
Je suis sérieux.
Le mot "sinistre" vient de lĂ .
"Dextral", c'est le côté droit.
"Sinistral", c'est le côté du diable.
Le mot "ambidextre" veut dire "deux mains droites".
Tu prends un cours de latin ou...
Non, c'est ma mère, en fait.
Elle dit toujours des trucs pareils.
C'est agaçant, en fait.
Alors, pourquoi tu le fais?
Je ne sais pas.
Désolé. Je ne savais pas que tu...
Non, non. C'est...
Ça va. Entre.
Tiens. Tiens.
Ça sent plus mauvais que le ragoût.
Malört. Armoise suédoise.
Je vais m'habituer aussi?
Non.
Merde! Seigneur!
Va chier!
Oui, je l'ai mérité.
Je le mérite, en fait.
Tu es assez sérieux, comme chef.
Eh bien, oui.
J'ai mon diplĂ´me du CIA Ă New York.
Tu es dans la CIA?
Non, j'ai étudié au CIA. Je te l'ai dit.
Ceux qui ont tué Kennedy?
Le Culinary Institute of America.
Oui.
C'est une bonne école?
La meilleure.
Ils devraient changer le nom.
Je ne pense pas.
Puis, tu es venu ici?
Non, non.
J'ai travaillé à plusieurs endroits.
Oui.
France, Espagne, Londres.
Étoiles Michelin. Des files de gens dehors.
Mais je ne sais pas...
Je voulais mon propre restaurant.
Ma propre file de gens.
Alors, j'ai contracté un prêt,
j'ai acheté cet endroit et...
VoilĂ . Oui.
Bar rayé!
Vámonos!
Allez!
HĂ©!
Oui! Viens ici, Flaco!
OĂą allons-nous?
Flaco! Allez!
VoilĂ ! Super!
HĂ©! Doucement. Doucement.
Ça va être une aventure nautique.
C'est quoi, ça?
Migration de bar rayé.
On n'en voit pas souvent.
Ça peut nous durer toute une saison.
C'est quoi?
Lance de petits morceaux, comme ça.
Oui. Un petit appât.
- Encore, encore! - C'est fou!
Tire sur la ligne! Fort!
D'accord.
Oui, allez! Oui, oui.
Maquereau cheval!
HĂ©!
Viens ici. C'est ça.
C'est quoi, ça?
Du thon.
Tu as apporté une arme?
- Merde! - Oui.
- Une mer de vie. - Seigneur!
Voilà , monsieur. Bon appétit.
Bon. D'accord.
Mange toujours en dernier.
Pour toi.
Merci.
Ça a l'air brûlé.
Noir ne veut pas dire brûlé.
C'est extraordinaire.
Mon Dieu!
Ne fais pas ça.
Pourquoi tu fais ça?
Comment devrais-je le dire, alors?
Tu peux dire : "Gloire à Dieu pour son œuvre."
Quelque chose du genre.
Tu as traité Sal de mangeur de péchés. Ça veut dire quoi?
C'est une vieille tradition.
On place de la nourriture sur le corps du mort,
et le mangeur de péché la mange,
absorbant les péchés du mort pour qu'il puisse aller au paradis.
Il absorbe les ténèbres pour qu'on accède à la lumière.
Oui.
Ouah! Il y a beaucoup de gens.
Oui.
C'était comme ça, avant.
Les gens venaient sur la plage,
et je sortais le livre d'Howard Mitcham.
Page 58. Un barbecue de fruits de mer.
Barbecue de fruits de mer?
Oui. On met tout ensemble
et on fait cuire ça sur la plage.
Dans des poubelles en acier.
Toute la ville venait voir ça.
Ils ne viennent plus?
Non. Plus maintenant.
Ils sont trop occupés.
Au fait, je dois préparer les portions.
- Je vais le faire. - Non, non.
Mais oui.
- Tu en es sûr? - Détends-toi.
Merde.
- Six onces! - Ta gueule!
Qu'est-ce que tu fais?
Rien. Que fais-tu ici?
On a entendu un coup de feu,
puis on vous a vus faire un feu de joie.
Tu travailles ici?
Bon.
Si je te dis la vérité, promets de ne le dire à personne.
D'accord.
J'écris un livre sur un chef,
alors j'ai trouvé un emploi ici
pour pouvoir espionner le propriétaire.
Tu l'espionnes?
Tu ne comprends pas. C'est un grand chef.
Il est particulier. Il a un accent.
Il n'a pas d'amis.
Donc, je suis venu ici prendre un verre un soir,
je l'ai vu et je me suis dit :
"Je dois écrire un livre sur lui."
Donc, tu aimes cuisiner?
Oui, oui. Je cuisine.
Comme quoi?
Plein de trucs élaborés.
Des trucs élaborés?
Oui.
J'ai déjà mangé ici.
C'est de la cuisine rapide.
Viens pour le souper.
Quand?
Vendredi.
Commande le spécial.
D'accord.
Mais si quelqu'un le demande, je ne suis pas écrivain.
Je travaille en cuisine.
Ă€ vendredi.
Merde, merde.
Merde.
Merde!
Hé! J'ai trouvé comment faire pour qu'il y ait une file dehors.
Ouah!
C'est toi qui as fait ça?
Le restaurant a besoin d'un panneau.
"Le Vaisseau amiral. Tout est fait maison!"
Il y a le couteau pour incorporer le thème du restaurant.
Les lettres ressemblent Ă du bois.
C'est comme du bois.
Je ne sais pas trop.
Pourquoi?
C'est arrogant. Le panneau et...
Oublions le panneau.
Commençons par un spécial.
Un truc qu'on fait chaque vendredi.
Un truc élaboré, qui coûte cher.
Des ingrédients locaux.
Une belle présentation.
Un truc sexy qui donne envie de baiser.
Les gens viendront, ils paieront,
ils en parleront Ă leur famille.
Un truc que seul toi peux faire.
D'accord?
Un truc...
comme ça.
D'accord.
Ouah!
Quoi?
Tu sais,
je suis trop vieux pour ça.
Tu as quoi, 40 ans?
Quarante-cinq? Tu es en forme.
Allez. Allons chercher ce qu'il faut pour le homard Thermidor.
Allons! Je suis sérieux!
- D'accord. - Allez!
On ajoute un spécial ce soir.
Homard Thermidor.
D'accord?
Un homard doré cuit dans le jaune d'œuf et le brandy,
servi dans la coquille, chaud, pour dix dollars.
D'accord?
Allez!
Flaco et moi allons le préparer.
Tu t'occupes des homards.
Juste assez pour les ouvrir.
Au travail! Allez!
Bon, au travail.
LE VAISSEAU AMIRAL
MENU DU SOIR Homard Thermidor 10 $
Mélange, prêt!
Bon. Pour vous, mesdames.
Attention.
- Merci. - De rien.
Je peux avoir le spécial?
Elle doit être différente.
C'est important pour elle. Merci.
1 Thermidor - 3 prises
Quatre plats, table sept!
Un Thermidor. Trois prises.
Allez. Flaco, allez. Viens ici.
Le poĂŞlon.
Du beurre.
Juste un peu. Un peu plus.
Ça lui donnera un peu de consistance.
- Tout le monde! - Oui.
D'accord. D'accord.
Stavros, viens ici.
Ajoute un peu de brandy.
- Un peu plus. - Douze huîtres, quatre rouleaux.
- Comme ça? - Allez!
- Oui. - Qui fait les huîtres?
Deux chaudrées.
Deux... Deux chaudrées et... Merde!
VoilĂ .
Exactement. Oui.
La pince.
Mets toute la viande lĂ .
On remet ça dans les cavités.
Fromage, et au four.
Merde, douze huîtres, quatre rouleaux chauds.
Allez. Allez.
On continue! Allez.
D'accord.
Deux chaudrées!
Eh merde!
- Je m'en occupe. - Rouleaux.
Goûte.
- D'accord. - Bon.
Mon Dieu.
- Non! - Désolé.
Allons.
D'accord!
Trois Thermidor, des huîtres et un plateau mixte!
Flaco, allez!
Les poêlons! On se dépêche!
Tout de suite, chef.
Un chaud, deux froids!
Ça s'en vient.
Flaco, allez! Allez!
Ça s'en vient.
Non, lĂ . Non, non.
- Allez, allez! - Vous avez entendu. Plus vite!
D'accord.
Rouleaux!
- Merde. - Maudit!
On doit tout refaire. Ça va aller.
- J'essaie! - Va lĂ -bas. Je m'en occupe.
Je m'en occupe.
Non, je le fais. Fais-en une autre.
HĂ©!
Eh merde!
Non! Attends! Attends!
Je m'en occupe.
Ça va.
Merde.
Merde!
Merde!
- C'est quoi, ça? - Je m'en occupe.
Merde, merde!
Non, non!
Merde!
Merde!
Attends. Attends.
Pardon, mes amis.
Nous avons un problème en cuisine.
Un petit incendie.
Tout est sous contrôle, mais vous devez évacuer les lieux.
Merci.
Flaco, allez. On s'en va! Allez.
Allez! Allez!
Non. Pitié, pitié. Allez, tout le monde.
Ça va?
Oui. J'ai de la fumée dans les yeux.
Que s'est-il passé?
Ce n'est rien.
Ce n'est pas si grave.
C'est Ă cause de l'huile.
Ça va aller.
Je vais vous montrer.
Reculez.
- S'il vous plaît. - Non.
Vous ne savez pas oĂą c'est.
Il a besoin d'aide?
Non.
Tu veux qu'on s'en aille?
D'accord.
Bon, une seconde.
Entre.
Quoi?
Je n'écris pas un livre.
Je travaille dans son restaurant pour dormir sur son hamac.
Et je dois faire ça parce que...
Je n'ai pas eu la bourse.
Je suis seulement venu ici pour te voir.
Je le savais.
Nancy, écoute...
HĂ©!
Je suis désolé.
Tu n'avais jamais travaillé ailleurs?
Non.
Mais je t'ai cru.
C'est ça, le problème.
J'ai cru tout ce que tu m'as dit.
J'allais t'offrir un emploi ce soir.
J'allais faire de toi mon employé à temps plein.
- Pour te montrer tout. - Attends.
Je pensais avoir enfin trouvé quelqu'un de fiable.
Je suis stupide Ă ce point-lĂ .
Tu crois que je voulais un emploi?
Je retourne à l'université en septembre.
Je suis écrivain.
Écrivain?
Je ne t'ai jamais vu écrire.
Oui, car j'ai travaillé pour toi tout l'été
pour pouvoir rester chez toi.
Tu crois que je veux travailler en cuisine
pour le reste de ma vie?
Tu sais...
Tu peux ĂŞtre ce que tu veux.
Mais tu sais ce que tu es?
Quoi?
Rien du tout.
HĂ© oh!
La voie est libre.
C'est peut-être une mauvaise idée.
Du calme. Tony, il n'y a personne.
C'est oĂą?
Je ne sais pas.
Il nous doit ça.
Tu as travaillé gratuitement tout l'été.
C'est dans le bocal.
Merde. Il a dĂ» quitter la ville.
Allez, on y va.
Quoi?
Tu veux aller Ă New York ou non?
Il a peut-ĂŞtre quelque chose qu'on peut vendre.
Il a juste des livres.
Je savais qu'il mentait.
Il se pensait supérieur à nous,
mais il vit dans un dépotoir.
J'ai une idée.
Quoi?
Tu veux faire de l'argent?
Barbecue de fruits de mer! Vendredi Ă 17 h.
Barbecue de fruits de mer sur la plage, mesdames. À 17 h.
Palourdes, homards.
Barbecue de fruits de mer vendredi soir sur la plage.
Barbecue Howard Mitcham!
Comme dans le bon vieux...
Barbecue de fruits de mer.
Patates.
Vendredi soir.
- On fait... - Pour une levée de fonds.
Sauvons le Vaisseau amiral!
Sauvons le Vaisseau amiral, mesdames.
Tiens. Tiens.
Sauvons le Vaisseau amiral.
On veut réparer les dommages de l'incendie.
On devrait dire ça?
Rien Ă foutre.
Pour réparer les dommages de l'incendie.
Sauvons le Vaisseau amiral.
Cinq dollars par assiette. Pour une levée de fonds!
On fait un barbecue vendredi. C'est une levée de fonds.
Un barbecue...
Après toi.
Merde.
C'est de la merde. Il faut en creuser combien?
Quatre.
Quelle merde!
Ne cause pas d'incendie cette fois, en tout cas.
Il a encore grossi?
Je ne m'attendais pas Ă te voir.
J'ai déjà creusé mon trou.
Ça va? Tout va bien?
Un parasol, tu connais? Il fait vraiment chaud.
BARBECUE DE JOHN J. GASPIE (pour 150 personnes)
Merde.
Que fait-il?
Tu as trouvé le vendeur de homards du chef?
Bon, c'est parti! Allez.
Merde!
Merde.
Je peux avoir un homard?
J'ai oublié le homard.
Merci. C'est gentil.
- Ça va. - Merci.
Merci.
Bon. Deux Ă la vapeur.
- Merci beaucoup. - Merci.
Bonne journée.
Ça va.
Merci beaucoup.
Deux assiettes.
- Oui. - D'accord.
Oui. Bien sûr. Voilà .
Oui.
Oui, allez.
Merci beaucoup.
Donne-moi ça.
Sal.
Quoi?
Oh, merde.
Bon, tout le monde, on va faire une pause.
On revient dans dix minutes!
Prends l'argent.
Je vais chercher de la bière. Tu en veux une?
Oui. Tony? Tony?
J'ai vérifié le mot.
Quoi?
Providence.
C'est l'attention protectrice de Dieu.
Pour ton livre.
Alors...
Tu vas venir me rejoindre en septembre ou quoi?
Ton maïs brûle.
Noir ne veut pas dire brûlé.
Tu as fait tout ça?
Tous ces gens...
Un poulet, un maĂŻs, deux patates et oignon.
Merci, chef.
Je crois que, peut-ĂŞtre,
Anthony est un meilleur nom.
Tu vois.
Pour un homme.
Tu parles comme ma mère.
Elle est brillante.
HĂ©, chef!
Content de te voir.
Je pensais que sa bouche lui payait un toit.
Mon ami.
Je n'ai rien dit. Oublie ça.
Je retire ça.
Je serai Ă Vassar, en tout cas.
C'était une bonne journée. Non?
Dons
Il faut plus de papier d'aluminium. Ça va sortir.
Juste au cas
Le Vaisseau amiral Restaurant
COCKTAILS ET FINE CUISINE SUR LA MER
Employé Plongeur
Il semble que...
Votre expérience a été de laver la vaisselle dans un restaurant
pendant un été.
Oui.
Au moins, il est honnĂŞte.
À qui de droit, Je m'appelle José Vatel
Flaco est le candidat idéal pour
Quel est votre nom?
Anthony Bourdain.
Anthony Bourdain a travaillé dans des cuisines de 1975 à 2002,
pour devenir le chef principal de la Brasserie Les Halles Ă New York.
À l'âge de 43 ans,
il a publié Kitchen Confidential: Adventures in the Culinary Underbelly.
Il a vendu des millions d'exemplaires dans le monde entier.
Sous-titres: Marieve Guerin
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