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... ...
...
...
D'accord. D'accord.
En fait, le champagne, tu l'as mis.
Je vois une femme qui demande quelque chose à moi.
Non, elle l'avait quand même insultée au départ. C'est assez curieux, quand même.
Bon, je précise, c'est l'armée qui est... Oui, le cabaret.
Oui, absolument.
Madame toute seule, n'a pas d'enfant, n'a pas d'amant, n'a pas
d'argent.
Elle n'a pas de chance. C'est fort pour la fête.
Où est-ce qu'on a des cabines ? Dans le bureau de Bernard.
Tout va bien ? Vous n'avez pas à boire ? Bonsoir.
Catherine.
Je te présente Ingrid.
Bonsoir. Il n'est pas arrivé Bernard ? Il n'y a rien tu crois ? Non.
J'aimerais pas qu'on fasse un coup pareil. Tu ne me diras personne n'y
pense.
C'est très sympa ici.
Vous voulez boire quelque chose ? Ah oui merci, je vais me servir.
Tu veux prendre aujourd'hui ? Oui.
Où est-ce que tu l'as rencontrée ? Comme d'habitude.
Elle est sexy.
Oui.
Toi, tu es superbe.
Pourquoi tu te marres ? Parce qu'à chaque fois, tu me dis la même chose.
Ça te montre rien.
Maman ? Tiens, c'est pour moi.
Allô ? Attends, je n'entends rien du tout.
Il va arriver, parlez-moi fort.
Ah oui,
là, je t'entends mieux.
Tu es où, là ?
Mais tu peux pas en prendre un autre ?
Eh bien, la surprise, c'est Bernard.
Il a raté son avion. Il est toujours à Zurich.
Tant pis pour lui. On va commencer.
On se réunit tout de suite. Il ne nous reste plus qu'à prendre tout l'avion
pour Zurich. Je vais
rentrer.
Je suis désolé pour hier soir, mais tu aurais dû me prévenir.
Ça n'aurait plus été une surprise.
Bah oui, mais moi-même, j'avais oublié.
J'ai vu les cadeaux, là, c'est vraiment gentil, c'est vraiment bien.
Alors, où est-ce que je peux t'amener dîner pour me faire pardonner ? Ah, mais
pas ce soir.
Ah, oui, c'est vrai, oui.
Thierry, sa fiancée.
Vraiment, je regrette. Du coup, ça a pas dû être très drôle.
C'est passé de toi.
On a pas mal bu.
Si tu n'es pas en retard. Non, mais je vais prendre un café.
À ce soir.
Merci pour hier soir.
Je suis à l'aéroport, j'ai mon avion dans une heure.
Dieu va me manquer.
On baisait bien ensemble.
Je t'embrasse.
C'est vraiment incroyable.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Que je l'ai trouvée un peu ennuyeuse ? C
'est vrai.
On l'a vu une heure, c'est difficile de juger.
A Thierry, tu lui as dit quoi ? Ce qu'il voulait entendre.
La vie, il s'en fout.
Non, il a dû penser que tu étais sincère.
Tant mieux.
Ton portable, tu l'as récupéré ? Oui.
Il y avait plusieurs messages.
Je ne sais pas, je n'ai pas écouté.
Je ne les ai pas effacés.
Il y a une femme qui dit au revoir.
C'est avec elle que tu étais hier soir ? Non.
Écoute ton message, tu verras, c'est assez clair.
Comment tu écoutes mes messages, maintenant ?
T'as passé la nuit avec elle ? Non.
Alors, t'étais où ? C'est qui, cette femme ? C'est une fille. Un peu folle.
C'est personne.
Ça dure depuis longtemps ? Ça ne compte pas.
Ça ne compte pas ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Écoute, Catherine,
ça ne vaut pas la peine.
Bon, ça n'a aucun intérêt.
Surtout, ne parle de rien.
Je pensais que tu étais loin de tout ça.
Quoi, loin de tout ça ? Parce que ça t'arrive souvent ? Non, bien sûr que
non.
Souvent, non.
Mais de temps en temps, oui, ça m'arrive.
Je sais, c'est banal. C'est pour ça que je t'en parle pas.
C'est pour ça, tu crois ? Je comprends que ça te blesse, mais... Si tu savais
comment je le vis, tu... Ça, je m'en fiche.
qu'on ne se porte pas assez.
Je te signale que tu ne parles jamais de toi.
Non, on s'est éloigné.
Toi, tu t'es éloigné.
Ne décide pas pour moi.
Mais c'est vrai, regarde, on ne fait plus l'amour, on ne se touche plus aussi
peu.
Je ne sais pas si c'est ta faute ou la mienne, mais peut-être que c'est
inévitable.
Mais qu'un jour c'est mort.
Enfin, j'espère que non.
Et avec ces femmes ? Comment ça se passe ? Est-ce que tu aimes ? Au fond, j'en
sais rien.
Bah écoute, tu peux pas te raconter comment je... Si.
Qu'on partage quelque chose.
Enfin, de quoi tu parles ?
Je peux aussi te quitter tout de suite.
Catherine.
Vous cherchez quelqu'un ? Non.
Je peux faire quelque chose pour vous ? Vous savez que ici, c'est privé.
Je veux bien un whisky, s'il vous plaît.
Asseyez-vous là.
Le whisky.
Perdi.
C'est là que tu l'aimes.
C'est là que tu l'aimes.
C'est là que tu l'aimes.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Qu'est-ce qu'il t'a offert, celui-là ?
Non, je ne sais pas.
Non, je ne sais pas.
C'est très bien.
Oui, c'est très bien.
Vous prenez des glaçons ? Oui, s'il vous plaît.
C'est bien.
Il n'y a pas encore beaucoup de monde.
C'est plutôt vers quelle heure ? À partir de 11h, 11h30.
On en prend un verre ? S'il vous plaît.
Ça va ? Pas trop dépaysé ? Ça va.
C'est quoi votre parfum ? AGK.
Ça vous va bien ? Moi j'en change tout le temps.
Vous êtes entrée par hasard ? Non pas vraiment.
Je travaille pas très loin.
C'est rare de voir une femme ici.
Enfin je veux dire une femme comme vous.
J'imagine.
Des couples ça oui on en voit mais une femme seule.
Peut-être que vous préférez que je vous laisse tranquille. Non, non, non.
Peut-être que... vous pouvez m'aider.
Oui, pourquoi pas.
Dites-moi.
Pourquoi ? Il est handicapé ? Vous voulez à trois ?
Non, il n'est pas au courant.
Vous ne m'aviez pas reconnu ? Je n'étais pas sûre.
Un café, s'il vous plaît.
Il s'appelle Bernard.
Il est souvent à une table à côté du comptoir. Il prend un café avant d'aller
à son bureau.
Comment je peux vous le décrire ? Il aura probablement une écharpe bleue, un
manteau sombre et...
Il y a deux, trois jours dans du jour.
Il est grand, châtain, costaud.
On peut dire qu'il est assez beau.
Et s'il me demande ce que je fais ? Vous suivez des cours de langue pour être
interprète ?
Excusez
-moi, je peux avoir du feu ? Merci.
Je lui ai demandé du feu.
Je suis allée me rasseoir.
Il faisait semblant de lire, mais quand il s'est levé,
Il est venu me parler.
Qu'est-ce qu'il vous a dit ? Des choses habituelles. Si je venais là souvent, au
travail, je racontais l'histoire du cours de langue.
Puis il m'a dit qu'il avait un rendez-vous.
Et avant de partir, il m'a demandé mon nom.
Je n'ai pas dit.
Il faudrait trouver un autre nom.
Je ne sais pas si Marlène, c'est votre vrai prénom.
Vous pourriez vous appeler Nathalie.
Oui, Nathalie.
Qu'est-ce qu'il aime, votre mari ? Qu'est-ce qui lui plaît ? Il a forcément
ses trucs à lui.
Entre nous, ça a toujours été assez classique.
Sans doute qu'il aimerait être surpris.
Comment il vous a regardé ? Il a accroché très vite.
C'est bien choisi.
Je vous parie maintenant ? Oui.
Vous pouvez vérifier ? Non, ça va.
Je n'ai rien bien entendu.
Je vous en prie.
Bonsoir. Au revoir, Guylaine. Au revoir, François.
Antoine ? Je ne la
sais plus, François.
Je lui ai fait parler de sa vie amoureuse.
Elle était un cas blanc.
Elle va à l'aventure, pourquoi pas ? Oui, il ne va pas à l'aventure.
Il paie.
Il a peur, il fuit.
Il a peur d'une vraie relation.
Et toi ? Ça t'arrive de coucher avec des putes ? Pourquoi tu me demandes ça ?
Tu peux me dire ? Non, c'est vraiment pas mon truc.
Pourquoi ? Parce que je trouve ça glacial.
Ta journée s'est bien passée ? Non, non.
J'avais un truc très important et j'étais mauvais.
Ma gueule du type ne me revenait pas.
J'ai bâclé, quoi.
Résultat, c'était long.
Il y avait Griller qui paraissait consterné.
Et toi ? Moi je suis rentrée tôt, je me suis baladée, j'ai acheté des chaussures
assez chères.
Tu vas lire ? Non.
Maman ?
Tu
dors pas ? Bien sûr que non.
Peut-être que tu pourrais te lever.
De beau coucher, qu'est-ce que ça change ? Non, pitié.
Elle est midi, il fait beau.
Tu pourrais demander à Mme Morad de mettre de l'or dans ta chambre.
Sûrement pas, elle barbote.
Elle a volé des serviettes et découvert.
Moi, je peux rien dire.
C'est toi qui dois l'afficher à la porte, puisque c'est toi qui la paie.
Puis elle est moche.
C'est pas une bombe.
Il m'a appelé, ton mari.
Charmant. On s'est demandé pourquoi on ne se voyait plus.
Comme tu ne veux plus sortir.
Ou alors c'est toi qui fais barrage.
Il est très occupé.
Il voyage beaucoup.
C'est drôle.
En deux phrases, il m'a fait rire.
C'est vrai de la chance. C'est un très bel homme.
Il est toujours pas mal.
Tu n'en parles jamais.
Peut-être que tout te paraît acquis.
Je ne sais pas si tu réalises. Ça fait des années qu'il me trompe.
Ah ben oui, c'est emmerdant.
Tu sais, ce n'est pas tellement extraordinaire. C'est bon ? Ah oui, c
'est bon.
Bonjour. Vous voulez boire quelque chose ? Oui, un coca.
Un coca, s'il vous plaît.
Ça va ? Oui.
On s'est revus.
Il était là, à la même place, avec son café, ses journaux.
Il devait aller travailler, alors il m'a donné rendez-vous à l'heure du déjeuner.
Il m'a offert un verre.
Mais il y avait pas mal de monde, alors il m'a proposé d'aller dans un autre
endroit.
Et on s'est retrouvés à l'hôtel.
Dans un bar d'hôtel ? Non, dans une chambre.
Comment ça, dans une chambre ? Oui, ça s'est fait comme ça, il en avait envie.
Vous avez couché avec lui ? Oui.
Mais c'est pas ça.
C'est pas ça ce que je vous avais demandé.
Attendez, qu'est-ce qu'il fallait que je fasse ? En tout cas, pas vous jeter sur
lui comme ça.
C'est lui qui s'est jeté sur moi.
Comme s'il avait pas baisé depuis dix ans.
Vous m'avez mal comprise.
On était d'accord.
Vous êtes une fille normale.
Vous vous appelez Nathalie. Mais je sais pas au bout de combien de temps elle
couche, moi, votre Nathalie.
Je comprends pas ce que vous voulez.
Dépêche-toi, on est en retard.
Ça va pas ?
Si ça me va, je ne me sens pas très bien.
Ah non, tu ne peux pas dire ça. Je crois que j'ai un début de grippe.
Tu m'en veux ? Pourquoi je t'en voudrais ? S'il y a des mots qu'on dit, qu'on
ne voudrait pas dire.
Tu as l'aspirine ?
répétaire.
Bonsoir, vous voulez boire quelque chose ? Oui, je veux bien un whisky.
Sous-titrage
ST'
501
Je te quitte, mais je vais revenir.
Qu'est-ce que vous voulez ? Je suis désolée pour tout à l'heure.
Ça va ? Vous ne m'avez pas dit.
Quoi ? L'hôtel, la chambre, comment ça s'est passé.
Je suis désolée, là j'ai pas le temps.
Je vous ai payé.
Allez.
C'est là qu'on change.
Que je me souvienne bien.
D'une belle chambre, en étant un peu rouge.
Au début, il y avait un malaise, peut-être le fait de se retrouver là si
vite, je sais pas.
On a pris un verre au mini-bar.
Je parlais pas.
Lui non plus, mais je savais qu'il avait envie de moi.
Sa façon de me regarder.
Il a regardé mes seins, je me suis cambrée un peu.
Je crois qu'il a compris que j'avais envie de lui plaire.
J'ai dégrafé mon chemisier et puis ensuite je me suis recoiffée comme ça
avec mes mains comme si je ne savais pas que mon chemisier allait s'ouvrir.
Il s'est avancé vers moi.
J'ai senti son souffle.
Je crois qu'il était déjà très excité.
Et puis il m'a empoigné la nuque.
Il m'a demandé d'enlever tous mes vêtements, de m'allonger sur le lit, de
fermer les yeux.
Il a éteint, sauf la lumière de la salle de bain.
Il s'est déshabillé.
Je ne le voyais pas, mais je savais qu'il ne me quittait pas des yeux.
Il est venu sur moi.
J'ai senti sa bouche sur mon cou, sa langue sur mes seins.
Et puis là, je continue.
Il voulait me prendre là tout de suite, mais j'ai pensé que c'était un peu
rapide, alors... Je me suis levée, j'ai été reprendre un verre.
J'avais soif.
Il m'a suivie.
Il s'est collé à moi par derrière.
J'ai commencé à bouger les fesses.
Il a pris sa queue dans sa main, il me caressait partout.
Il m'a demandé si j'aimais ça.
Il voulait m'entendre le dire.
Je lui ai donné une capote et il m'a pénétré.
Il bougeait presque pas, comme s'il avait peur de venir trop vite. Je dis ça
parce qu'il s'est retiré d'un coup.
Il a voulu qu'on retourne sur le lit.
Là, je l'ai branlé lentement, en faisant attention.
Je voulais pas qu'il jouisse comme ça.
Et puis je suis montée sur lui.
J'ai laissé ma tête partir en arrière.
Souvent, les hommes, ils aiment pas qu'on les regarde.
Comme ça, ils se branchent sur ce qui les excite.
Combien de temps ça a duré ? Je sais plus.
Assez longtemps.
Quand il a joui, il s'est empêché de crier.
Je crois qu'il a aimé, voilà.
Et vous ? Qu'est-ce que ça vous a fait ? Qu'ils sachent pas que vous étiez dans
le coup, ça m'a fait quelque chose.
Sinon, rien.
Moi, quand je suis avec un client, c'est le plan total.
Il s'en est aperçu.
Je fais semblant, c'est mon métier.
Bon, il faut que j'y aille.
Bonjour Alice.
Bonjour madame, ça va bien ? Oui merci.
Bonjour. Bonjour.
Je vous en prie.
La première fois, c'était déjà là ? Oui.
Chez moi, c'est pas possible, et chez vous ? Il est arrivé un peu en retard.
Il avait pas déjeuné.
C'est lui qui a commandé ça ? Il aime pas le beau vrai.
Moi, si.
Vous voulez une goutte ?
Il est bon, hein ? Ça s'est passé avant ? Avant et après.
Asseyez-vous.
Cette fois-ci, c'est lui qui m'a déshabillée, mais pas complètement.
Je suis allée à l'autre bout de la chambre.
J'ai marché vers lui très lentement, le regardant droit dans les yeux.
J'ai commencé à me caresser le bout des seins.
Il s'est approché pour mieux voir.
Puis il les a léchés, mordus, juste un peu.
Ensuite il a mis ses doigts dans ma bouche.
Il a de belles mains, une belle peau.
Vous la trouvez ? Oui, elle est douce.
J'ai pris sa main, je l'ai mise entre mes cuisses.
Il l'a glissé dans ma culotte pour faire entrer ses doigts.
C'était un peu brutal, mais il savait s'y prendre.
J'ai serré mes jambes.
Je crois que c'est le plus de sentir que je lui résistais.
Il m'a pénétrée.
Ça a duré un long moment, comme ça.
Et puis il a joui.
Cette fois-ci sans se retenir de crier.
Il voulait pas que je parte.
Il n'est pas retourné au bureau ? Pas tout de suite.
Il était fatigué, il s'est endormi un peu.
J'ai attendu que sa respiration soit régulière.
J'avais une crème dans mon sac.
J'en ai mis dans la paume de ma main.
Cette odeur là.
J'ai caressé sa queue avec.
Je m'en suis mise sur le ventre.
Et puis quand j'ai senti qu'il allait jouir, je l'ai enjambé, je l'ai baisé.
Là, je l'ai embrassé en l'effleurant seulement.
Je pensais que ça vous plairait.
Après, on a fumé une cigarette.
Il me tenait la main, il la serrait doucement.
Mais moi, j'avais d'autres rendez-vous, j'ai voulu me lever.
Il m'a attrapée, il m'a dit non, je veux pas que tu partes.
Je me suis dit qu'une fille comme Nathalie, elle serait restée, non ? Vous
la voyez comme ça, Nathalie ? Quelque chose comme ça, oui.
Méfiez-vous.
Il ment comme il respire.
Il ne faudrait pas qu'il vous largue après une ou deux fois.
Je crois pas, non.
Ça doit pas être mal de vivre à l'hôtel.
Est-ce qu'il vous a parlé de moi ? Oui, il m'a dit qu'il avait une femme qu'il
aimait beaucoup.
Oui, il paraît qu'il m'aime beaucoup.
Il y
a
longtemps que vous faites ce métier ? Je compte pas.
A quelle heure vous commencez ? 7 heures.
A combien de jours par semaine ? En principe 4, si je veux plus.
Tu sens bon.
C'est quoi cette odeur ? Ça te plaît ? Je l'ai acheté aujourd'hui.
Arrête, je suis morte.
Elle est là, on y va ? A tout à l'heure ? A tout à l'heure ? Ouais, et toi
? Ça va être mieux.
Ça va pas faire mieux.
Ouais, mais c'est pas... C'est pas une pétasse. Une pétasse.
Tu sais pas ce que j'allais faire en parlant de pétasse ?
La bonne femme qui voulait que je fasse étage rousseur comme les CNR.
La semaine dernière, elle est venue, maquillage Marilyn Monroe pour les
galas.
Les lèvres, elle a dû venir, mais j'arrivais pas à le faire.
Vous l'avez vu ? Oui, mais j'ai failli pas y aller au
rendez-vous.
Qu'est-ce qui s'est passé ? J'avais un problème, un problème de fille.
Il a quand même voulu aller à l'hôtel.
Il m'a demandé de me déshabiller, j'ai dit que non, ça m'emmerdait.
Qu'il pouvait me caresser sous ma robe s'il voulait.
Il voulait qu'on jouisse ensemble ou rien.
Du coup, il m'a posé des questions sur ma vie.
J'ai brodé.
Il a parlé de lui aussi.
Et de vous.
Il m'a dit qu'il avait l'impression que vous étiez ailleurs en ce moment, loin.
Je me suis demandé... Je sais pas s'il savait, s'il est violent.
Comment il pourrait réagir ? Allô ? Je suis là.
Je vous dérange, vous n'êtes pas libre ce soir ? Non, ce soir, non.
Dommage. Moi, je ne travaille pas.
Au revoir, je vous rappelle.
C'était qui ? Ta mère ?
Ça va ? Non, ça va être froid pour une fois qu'on est tous les trois ensemble.
Il était comment ? À l'aise ? Oui.
Il aperçut des gens qu'il connaissait. Il les a saluées de loin.
À quoi ils ressemblaient ? Un couple.
Mais la femme, des jeunes, vieilles ? Comme vous.
Ça l'a un peu perturbé, les avoir vues.
J'avais cette robe-là.
Il y avait ma bretelle qui arrêtait pas de tomber.
Une fois, c'est lui qui l'a remise, en s'attendant sous mon épaule pour la
caresser.
Et puis j'ai pris sa main sous la table, je l'ai fait remonter le long de ma
cuisse.
J'avais pas de culotte, il l'a vue.
Il a hésité, mais il a pas osé.
Et puis tout d'un coup, ça m'a pris comme ça.
Je lui ai dit que je descendais aux toilettes, et qu'il devait me rejoindre.
J'ai attendu 2-3 minutes dans les toilettes des femmes en laissant la
porte entreverte.
Je n'étais pas du tout sûre qu'ils viennent.
Mais juste au moment où je l'ai remonté, il est arrivé.
On est entrés dans une cabine.
Il m'a plaqué contre le mur, il m'a embrassé le cou en mordant.
Et il m'a écarté les cuisses.
Et une femme a essayé d'entrer dans la cabine. Il a plaqué la porte avec sa
main. Puis on s'est fait tirer du restaurant comme des voleurs.
Alors tout ça pour rien ? Non.
On a marché dans la rue.
Il arrêtait pas de me regarder comme si il voulait me demander quelque chose.
Mais qu'il n'y arrivait pas.
Je sentais qu'il était toujours très excité.
On est entrés sous une porte cochère.
Il y avait une cour.
Une petite cage d'escalier de service.
Je me suis assise.
Il est resté là.
Sans bouger, sans toucher.
J'ai enlevé ma robe.
Là, j'étais complètement nue.
Quelqu'un aurait pu y arriver, on s'en foutait.
J'ai monté l'escalier, il m'a suivi.
On entendait...
Des voix qui venaient des chambres de bonne.
Et quand on est arrivé au dernier palier, je me suis collée contre une
fenêtre.
Il m'a prise.
Il m'a baisée.
C'était fort.
Et puis... Il s'est passé quelque chose.
Elle aussi, elle a joui.
Nathalie ? Ou vous ? Je vous l'ai dit, moi dans le travail, ça m'arrive jamais.
Mais là, vous avez eu du plaisir.
C'est votre faute.
Vous l'aimez encore ? Je n'en sais rien.
Madame, le premier rappelé.
Ah, je vais la rappeler, merci.
Tu peux m'aider ? Oui, bien sûr.
Vos premiers règles, c'était... 14 ans.
Votre profession ? Je suis danseuse.
Classique.
Est-ce que vous utilisez un moyen de contraception ? Non, aucun.
Vous désirez un enfant ? Non, pas du tout.
Alors vous ne prenez pas de précautions dans vos rapports sexuels ? J'ai jamais
fait.
Je vous écoute.
J'ai essayé une fois.
C'était une catastrophe, j'ai pas pu aller jusqu'au bout.
J'ai ressenti une douleur très forte, alors j'ai paniqué.
Je me demande si je suis faite comme tout le monde.
Au revoir mademoiselle. Merci beaucoup.
Au revoir Agathe, à demain.
Au revoir, madame.
Qu'est-ce que vous faites là ? J'ai vu la plaque, j'ai hésité, puis je suis
montée.
J'ai eu tort ? Non.
Je vais me changer.
Il y a des filles comme moi qui viennent vous voir ? Ça arrive, oui.
Mais moi je pourrais pas, on se connaît trop.
J'aurais peut-être pas dû venir.
Ici c'est mon travail.
Vous l'avez revu ? Oui.
Mais on peut peut-être en parler tout à l'heure.
Parce qu'on est là.
Mais ici je le sens pas trop.
Commencez toujours.
Bon.
Qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui ? Oui, il m'a dit de me mettre par terre à
quatre pattes.
Il m'a écarté les fesses, on n'avait pas de brifiant alors il a craché. Et puis
il m'a dit quelque chose style... J'ai envie de ton cul, j'ai envie de te
prendre.
J'ai laissé faire et... Ça va, stop.
Ça vous choque ? C'est vous qui voulez tous les détails ? Il parle vraiment
comme ça ? Je le vois pas dire ces mots-là, c'est tellement ringard.
J'y peux rien.
Puis vous débitez tout ça comme ça.
Ça fait pute dans ce cas de pluie. Pute ? Oui, c'est quoi le problème ? Vous
connaissez pas, vous savez pas ce qu'ils peuvent dire.
On parle de lui, c'est pas un client comme les autres. C'est vous qui êtes
pas un client comme les autres.
Ça peut pas marcher à tous les coups. De quoi vous parlez ? Je sais pas rien si
vous avez pas bandé.
Non mais attendez, je sais que c'est votre gagne-pain.
Mais votre petite cuisine, vos 2-3 trucs pour exciter les mecs, si vous croyez
que tout le monde va courir après... C'est mieux si vous partez.
Trouvez-vous quelqu'un d'autre ?
Comme vous voyez, je me suis remis à l'immobilier qui est quand même ma
spécialité d'origine. Je vous accorde que l'endroit est encore un peu nu, mais
le potentiel est formidable.
Je ne vous ai pas invité par hasard, je cherche des fonds.
Vous avez remarqué, je vais vanter l'endroit, vous avez remarqué que le
quartier est en plein boom, en plein essor. Je vous présente ma femme.
Vous êtes toujours à Strasbourg ? Oui, je suis très contente. Eh bien, appelez
-moi. Au revoir. Au revoir.
C'est une fille très brillante. Elle a travaillé pour nous près de six mois.
Non.
Il se trouve que non.
Bonsoir.
C'est très beau cet endroit. Je ne sais pas si on va en faire, mais...
Ça c'est réussi.
Bien François, je te l'ai dit, je ne peux pas rester depuis un avion. Oui, ça
m'a fait plaisir. Attends, tiens.
Oh non, pas maintenant. Si, si, si, je ne veux plus rien te voir.
D'accord, ok.
Bien.
Bon, au revoir chérie.
A demain.
Au revoir François, bravo.
Merci.
Ah, comment allez-vous ? Je déplace beaucoup, hein.
Oh, pardon.
Ça ne me regarde pas.
c'est bon
comme de champagne, s'il vous plaît.
Merci.
Vous aimez cette musique ? Oui, beaucoup.
C'est quoi ?
Joy Division.
Le chanteur s'est pendu. Et préalablement, ce groupe qui s'appelle
Joy Division s'appelait Warsaw.
Et maintenant, il s'appelle New Order et est connu mondialement.
Ils sont des amis à moi, d'ailleurs.
Vous jouez d'un instrument ? Oui, de la guitare.
Et vous chantez ? Également.
Vous n'allez pas vous peindre ? Non, tout simplement.
Il y a quelque chose qui ne va pas ? Finalement, je crois que je vais rentrer
à la maison. Vous ne savez pas que je peux trouver un taxi ? En même temps,
viens boire un verre chez moi.
Oui, c'est bien.
J'ai du mal à vous trouver, j'ai tourné en rond.
Qui est-ce qui vous a dit que j'étais là ? Je passais au bar.
Cet métier que vous voulez faire, c'est... Oui, pourquoi pas.
Ça me déplait pas.
J'ai eu mon diplôme.
Il faut que je pense à l'avenir.
Donc un jour, vous arrêterez ? Ben oui.
Il y a peut-être des figures en évocation, c'est pas mon cas.
Enfin, j'en suis pas là.
J'ai eu votre message.
Qu'est-ce que vous vouliez me dire ? Que j'avais couché avec un type.
Un type pas mal.
C'est brutal.
Vous avez fait une passe, il vous a payé ?
J'ai raté le cas, j'étais saoule.
Ça aide.
J'ai réfléchi.
On peut pas s'arrêter là.
Ah bon ? Je croyais qu'on avait fait le tour.
Pas moi.
Et je l'ai revu.
Il vous appelait ? Non, c'est moi.
J'en avais envie.
Je pensais pas que j'allais vous revoir.
On a seulement parlé parce que ça allait pas fort ce jour-là.
Je venais d'être foutue à la porte de mon appartement.
Il était très gentil, mais écoutez, ça m'a fait du bien.
Il avait semblant de s'intéresser à vos problèmes ? Non, pas semblant.
Et là, vous dormez où ?
Il m'a proposé de me louer quelque chose.
Mais vous n'avez pas accepté.
Non, j'ai dit que j'allais y penser.
Évidemment, ça me gênerait vis-à-vis de vous.
Vous voyez, l'appartement est très bien distribué.
Ce côté-ci donne plein sud.
La cuisine est totalement équipée. Il y a beaucoup de rangements.
C'est pour loger deux personnes ? Excusez-moi.
Allô ? Oui, un instant.
Je vous laisse regarder tranquillement, je vous attends dehors.
Ça vous plaît
? Oui.
Mais je veux pas que ce soit vous qui payez.
Si, pour le moment, ça vous dépanne.
Autrement, vous savez aller où ? À l'hôtel.
J'ai l'habitude.
J'en ai même tenu un.
Aux Antilles, à Saint-Barthes.
Petit hôtel.
Combien de temps ?
Deux ans, ça a capoté.
C'est là que j'ai recommencé.
Prochute.
Ne le voyez pas pendant quelque temps.
Dites-lui que vous allez voir de la famille, ça ou autre chose.
Rappelez-le dans quelques jours.
Pourquoi ? Vous voulez quoi ? Qu'il attende.
Il faut le frustrer.
Ne pas venir à certains rendez-vous.
J'aurais plus rien à vous raconter.
Qu'est-ce que tu fabriques ? Ton client est là depuis une demi-heure.
Fais-le patienter, je suis désolée.
Merci.
Ah, tu es là ? T'as eu mon message ? Non.
Il y a encore une criche chez ta mère.
Belle barbe.
Je t'invite à déjeuner ? Et si tu fais plaisir ? On va aller à la frégate ?
T'as l'air fatiguée.
Un peu, oui, ça va.
T'as des problèmes ? Non, pas vraiment.
Dis-moi.
Non, rien.
Je ne dors pas bien en ce moment.
Est-ce que vous prendrez du vin ? Vous avez les veaux vrais ? Oui, madame.
Je ne savais pas que t'aimais les veaux vrais.
Je ne veux pas qu'on parte quelques jours la semaine prochaine.
Toi, tu peux ? Ecoute, ce n'est pas très facile. J'ai beaucoup de travail en ce
moment.
Je croyais que c'était toi qui ne pouvais pas quitter Paris.
Mais justement, j'ai envie de partir.
Non, je ne pourrais pas.
Tu es déçu ? Oui, je suis déçu.
Très déçu.
Je ne comprends pas.
Qu'est-ce que tu veux fuir ? Je ne veux rien fuir du tout.
Tu te sens si mal que ça ici ? Non, tu es adorable.
Qu'est-ce que tu veux ? Je m'emmerde.
Pardon. Excuse-moi, excuse-moi. Non mais attends, reste couché.
Non, non, ça va.
Et puis ça me gratte, je me dis même si j'ai pas attrapé des poux.
Attends, il est quelle heure, là ? 6h, je t'emmène chez le coiffeur. Ah non, ah
non, j'irai pas chez le coiffeur.
À moins que je coupe tout.
Arrête, tu vas te blesser.
Allez.
Allô ? Ah, bonjour.
Eh bien, vous n'avez qu'à lui dire que vous ne vous sentez pas très bien, que
vous rappellerez demain.
Mais vous n'avez pas d'excusé les données ? Là, je suis chez ma mère.
Non, pas très bien.
Non, rien. Une histoire de cheveux.
Ma mère ? Bonjour.
Nathalie. Bonjour, mademoiselle. Vous êtes une professionnelle ? Oui.
Nathalie travaille dans un institut.
Écoutez, moi, je vois rien.
Mais on va quand même faire une petite application.
Comme ça, s'il y a de l'onde, ça les détruira.
Ensuite, je vous reprendrai un peu les longueurs.
Et puis, je vous mettrai quelques petits rouleaux, un petit coup de séchoir et on
verra plus rien.
Je vous fais confiance, j'ai pas le choix.
Vous vous êtes rencontrés comment ? On travaille dans le même quartier.
Ah, vous êtes voisine alors ? Vous connaissez Bernard ?
Pourquoi tu ris comme une bécasse ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Qui
voulait oublier un petit air galvaudé
dans les rues de l'été ?
Toi, tu n
'oublieras jamais une rue en été.
Une fille qui fredonnait, la la la la, tout rêve, rime avec sa cheve,
le tien ne rime à rien.
Fini avant qu'il commence, le temps d'une danse, l'espace d'un refrain.
La la la la,
la la la la, la la la la.
C'est beau.
J'aime bien cette chanson.
Aujourd'hui ça ne me touche plus, je suis comme un morceau de bois sec.
Non, tu l'as très bien chanté. Tu trouves ? Je vais vous dire bonsoir.
Bonsoir. Revenez me voir un de ces jours.
Venez maman.
Bonsoir ma chérie.
Elle est bien, cette photo ? J'avais 17 ans.
Je vous préfère maintenant.
Vous n'avez
besoin de rien ? Vous pouvez me filer mes clopes qui sont sur la commode ?
Merci. Vous en voulez une ? C
'est beau ça.
Oui, je l'ai acheté au Maroc.
C'est de l'argent ? Trop grand.
C'était votre chambre ? Oui.
Alors je couche dans votre lit ? Vous emmenez des mecs ?
C'est arrivé.
Il y avait un bar près d'Ulcay.
Il y en a eu quelques-uns.
Pas tellement.
Et alors ? Il paraît que j'étais un bon coup.
J'en oublie.
Il n'y en a pas un qui a compté plus que les autres ? C'est... un.
C'était très fort.
C'est moi qui ai arrêté.
Mais j'y ai pensé pendant des années.
Même quand c'était bien avec Bernard.
Parce que c'était bien ?
Un café s'il vous plaît.
Comment ça se passe cette journée ? Bien, bien.
Ah bon ? Ah oui, je vois comme ça tout se passe bien.
Pourquoi tu es avec qui ? Ah bon.
Il n'y a personne en particulier.
Tiens, j'ai déjeuné avec Thierry.
C'est très agréable.
On ne s'est jamais parlé comme ça.
Et à la fin, la petite est venue, adorable, très détendue.
C'est prêt d'aller ? Si, si.
Pourquoi tu voulais voir cette pièce ? Tu as eu de bonnes critiques ? C'est toi
qui voulais la voir ? Oui, c'est vrai.
Tu ne t'en souvenais plus ?
Attends, je te raccompagne. Ça va aller, reste.
Pardon.
Amusez-vous bien.
J'adore les pubs. Ça me réchauffe spontanément.
Tant mieux, parce qu'avec le temps épouvantable, ça te frappe un sacré coup
de froid.
On est du Sud.
C'est marrant, moi aussi. Moi, j'ai travaillé à Cannes. À Cannes ? On a un
magasin à Nice, mais moi, je suis originaire de Cannes. Je connais bien.
C'est ma ville.
Vous étiez quand ? Il y a 6 ans, je suis allée.
C'est l'enduit près de la porte. C'est marrant, je suis arrivée.
Je me suis dit, je connais ce visage.
... ... ... ...
... ...
Merci.
Tu vas mieux ? Comment était la pièce ?
Pas mal, pas mal du tout. La fin un peu longue, mais bien.
Il est tard, tu viens manger quelque chose ? Non, je n'ai pas faim.
Pourquoi tu regardes cette bouillie ?
Il est venu sur moi.
Il voulait jouer sur mon visage.
Je me suis demandé si ça vous aurait plu.
J'ai hésité.
J'ai dit oui, mais timidement.
Comme si c'était la première fois.
Il s'est mis au-dessus de moi.
Il s'est branlé.
J'en ai eu sur tout le visage.
C'était chaud.
Puis il est parti.
Je suis restée seule, nue, allongée dans la chambre.
J'ai dû dormir un moment, j'ai bu, j'avais soif.
J'ai eu envie de vous appeler, puis... Je me suis levée, la fenêtre était
ouverte. J'ai regardé dehors.
Il y avait un peu de pluie, mais pas froide.
J'avais pas envie de m'en aller.
Il faut que j'aille à Londres. Je te l'avais dit, mais c'était pas sûr.
Je rentrerai demain matin ou demain soir.
T'as pas vu mon pull vert noir ? Y
a
ton passeport, là.
Salut maman. Bonjour.
Y'a Marie qui est là.
Vous pouvez pas aller chez elle hier soir, elle a perdu ses clés.
Alors on a dormi ici.
On l'a bien fait.
Bonjour.
J'arrive.
Vous
recevez
des clients ici ? Des clients, pas vraiment, c'est plutôt des copains.
Des copains, mais... Mais pas Bernard.
Non, pas lui.
Je me suis dit que ça vous plairait pas.
Pour les autres, c'est pareil.
Je préfère que ça se passe ailleurs.
D'accord.
Devant moi, il paraît calme.
Je sais pas ce qu'il a dans la tête.
Il m'a fait toute une scène quand je lui ai dit pour la part qu'il était persuadé
qu'il y avait quelqu'un d'autre.
Je pouvais quand même pas lui dire que c'était vous.
Pauvre.
Il était jaloux.
D'un côté, ça m'a fait plaisir.
Tu sais, il vous a baisé.
Ben non, il y arrivait pas.
J'ai compris qu'il fallait pas insister et qu'il était mal.
Mais ça m'a touchée.
Comment ça, touchée ? Il m'a dit qu'il avait l'impression qu'il profitait de
moi et que ça, il voulait plus.
Parce que maintenant, il vous respecte tellement.
Je crois qu'il est sincère.
Ah non.
En tout cas, il veut vivre avec moi.
Il a pas pu vous dire ça.
Pourquoi ? Quand il saura qui vous êtes.
Eh ben, dites-lui, on verra bien.
À poil dans une chambre d'hôtel, ça va, ça fait la blague.
Mais dans le monde où il vit... Mais qu'est-ce qu'il a de spécial, le monde
où il vit, à part qu'on n'y baisse plus ? Mais j'y peux rien, moi, s'il vous
baisse plus. Mais je m'en fous de lui, maintenant.
C'est pas vrai sinon vous l'auriez quitté.
Les mecs, quand ils sont ensemble, ils étaient pédés.
Il y a quelqu'un dans votre vie ? Non ? Ça va ? Vous connaissez tout le monde
ici. Moi, je viens après le travail.
Sympa, non ? Vous voulez une flope ? Merci.
Je vous emmène dans un autre endroit, on va danser.
Ça vous plaît ? Vous allez danser ? Je danse pas très bien.
C'est bizarre, non ? Ça
va ? Oui.
Il y avait une odeur, non ?
Ça s'appelle la jonquille.
C'est très jaune, la jonquille, non ? Je me demande si on peut faire un parfum à
base de jonquille. Je ne suis pas sûre de ça.
Taxi.
J'ai fait un taxi. Il y avait du jazz dans le taxi.
Il y avait quoi ?
Je n'ai pas envie d'entrer.
Je vais vous déposer.
m
Salut.
Salut.
Tu as perdu ta brosse ? Tu prends quelque chose ? Non, je ne veux plus, je
prends une bonne.
Allez, bonne journée.
J'étais inquiet.
Tu aurais pu me le dire.
Je ne savais pas où appeler.
Pardon ? T'étais vraiment inquiet ? Très.
Ça t'étonne ? Je te croyais plus blindée que ça.
T'as rencontré quelqu'un ? On peut dire ça comme ça.
Il y a longtemps ? Quelques semaines.
Oui, je me doutais bien.
Et c'est qui ? Je croyais que ça t'arrangerait plus tôt.
Je sais pas de quoi tu parles.
Mais arrête.
Arrête de mentir tout le temps.
Ne me dis pas que t'as pas une histoire en ce moment. Mais non, mais qu'est-ce
que tu racontes ? Mais je le sais.
Mais tu sais quoi ? Si tu le sais, dis-le-moi.
C'est clair, c'est évident. Eh bien non.
Non, c'est pas vrai.
Regarde-moi.
Je ne te comprends pas, Catherine.
Qu'est-ce que je t'ai fait ?
Ton signe c'est quoi, timide ou gémeaux ? Gémeaux.
Il doit y avoir un ascendant très fort alors.
Allez, on se reprend une petite bouteille ? Ouais.
Je peux te poser une question ? Ouais. Est-ce que tu es
rasé ?
Excuse-moi, je reviens. Tu m'attends ? On n
'avait pas rendez-vous.
Il va me quitter.
Vous avez raison.
Il va me quitter.
Il vous l'a dit ? Non.
Il ne me l'a pas dit clairement, mais je le sens.
Il est très distant.
Très froid.
Il ne me parle presque pas.
Il ne prend même plus la peine de mentir sur son emploi du temps.
Peut-être que vous vous trompez.
Je ne crois pas, non.
Parce que finalement, vous ne vous êtes pas parlé.
Non.
Arrête, tu viens d'attendre.
Oui.
On se voit tout à l'heure au bar de l'hôtel.
Je peux te donner de l'argent, non ? Non.
... ... ...
...
...
Ça va ? Oui.
Et toi ? C'est beau ici.
Tu viens souvent ? Camarade.
Qu'est-ce qui vous ferait plaisir, monsieur ? Un scotch, s'il vous plaît.
Je ne sais toujours pas ce que tu veux me dire.
Si je te le disais, je crois que tu m'en voudrais.
Non.
Non, non, je peux comprendre.
Peut-être que j'ai gâché quelque chose.
Tu m'écoutes ? Oui.
Je n'ai pas l'impression qu'il y a un autre homme, sinon tu me l'aurais dit.
Mais à chaque fois que je dis quelque chose, ou que je fais quelque chose, je
ne sais pas, ça ne passe plus. Tu m'en veux.
C'est peut-être comme ça.
Pourquoi pas ? Parce que c'est...
Qui c'est cette fille ?
Je vais partir d'ici.
J'attendais que vous veniez.
Votre mari m'a pas regardé, il m'a donné du feu, c'est tout.
Il m'a pas remarqué, vous c'est pas les mêmes coups.
Je vous ai volé.
Et vous m'avez menti.
Vous m'avez volé.
Pourquoi vous avez fait ça ? C'était une occasion, je n'en avais jamais idée
comme ça.
Pas être obligée d'y aller.
Et puis vous, vous vouliez que ça arrive.
Alors c'est moi qui ai tout inventé ?
Mais si je vous avais dit la vérité, on se serait plus vus.
C'est facile de dire ça.
Maintenant, vous m'en croirez plus.
... ...
...
...
On va être en retard.
Je me dépêche.
Et si on n'y allait pas ?
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