All language subtitles for Capitaine.Marleau.S04E13.Le.secret.d.Alba.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...- N'importe où.

... E... A... U... ...

Allez, allez, allez.

- Bon, au pire, on peut vendre tout ça.

L'entrepôt, les machines, sans l'accord de ta mère.

Légalement, elle n'a pas son moyen.

- Légalement, oui, mais...

- Hey, Martin, pour sauver notre prise, il faut éviter les sentiments.

- Non, c'est pas ça.

Je voulais juste lui laisser un peu de temps à l'aménager.

- Mais pas si on veut rester compétitif.

Augmenter les marges et puis assurer l'avenir.

La rouille, le bâtiment, il est historique.

J'ai bien compris que vous y teniez, mais franchement, est-ce qu'on en a besoin ?

- Ah... Elles sont plus toutes jeunes.

Comme ta mère.

- Elles sont encore en état de marche.

- Bon, si tu veux plus qu'on s'associe, dis-le.

Ce sera plus simple. - Il s'agit pas de ça.

Je veux juste un peu de respect.

- Sinon quoi ? Tu vas me sauter à la gorge ?

- Faut que j'y aille.

- Vous en pensez quoi, vous ?

- Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'il n'y ait pas de licenciement.

...- Ton ami a terminé le tour du propriétaire ?

- Maman, tout ce que fait Éloi, c'est pour sauver l'usine.

- C'est des clés des établissements Bernac.

Un seul en a de mon vivant. Jamais !

Mais on lui cède pas les clés.

Je m'associe à lui.

Alors c'est vrai qu'il est un peu, mais c'est mon meilleur ami.

- Les emplois !

- Je te l'ai déjà dit, on va essayer d'en sauver le maximum.

- C'est-à-dire que vous avez déjà prévu des licenciements ?

- Si on ne fait rien, à terme, ces bucines qui ferment.

- Ton père n'aurait jamais... - Je ne suis pas mon père !

Je fais confiance à Éloi.

Je te demande d'en faire autant avec moi.

S'il te plaît.

- Bravo !

Super !

Tu vas exploser tes chaussures, là !

- Oui, mais t'es en retard. Faut bien s'occuper.

- Tiens.

- C'est un message de paix ? - Non, j'ai trouvé ça sur ton pare-brise.

Tu sais que si jamais je le passe des 40, c'est toi qui payes le petit-déj.

On invite ma mère. Vous vous parliez tous les deux.

J'en ai marre de jouer les entremetteurs.

- Je vais pas pouvoir rester.

- Alors ? - Au moins deux coups assénés au crâne.

Là, au milieu du lobe frontal, probablement mortel.

- Assénés avec quoi ?

- Il y a des poussières de quartz et de mica dans la plaie.

- Mica et quartz.

Quartz et mica. Mica, si, je te fais le spat.

On cherche une pierre de granit avec des traces de sang, les gars.

Le meurtrier a pu s'en débarrasser.

- Bravo !

Bravo !

- Arrête-moi quand je dis "bappos".

...- Oh, déesse de l'Olympe et de ses jeux 2024.

Protège nos footballeuses et délivre-nous du mal.

Assis soit-elle.

- Bon, c'est qui, Polin, ici ? - Lieutenant Polin.

Et vous, je peux savoir ce que vous... - Ce que je cours.

Moi, c'est Marleau. Prénom, capitaine.

- Oh, excusez-moi, capitaine.

On m'avait prévenu de travailler, mais on m'avait pas...

- Dégage, dégage, dégage. - À respect, capitaine.

À votre disparition.

- Salut, Poilu.

Alors, qu'est-ce que ça donne ?

Oh, la dica vlatocampte.

Ça, c'est une montre de pubard sacampenaire.

Alors, je sais pas s'il a réussi sa vie, mais il a réussi sa mort.

Donc, si on lui a pas volé sa montre,

c'est que c'est pas un crime de... de voleur.

Il avait toujours son portefeuille et sa carte de crédit aussi.

Il s'appelle Eloi Solana. Je vais vérifier.

Il est pas fiché. - Eh bah, c'est bien.

T'aurais pas un vieux gant qui traîne, tout bébé ?

Où ça ? Ah, bah voilà.

Perfecto.

Alors, inspectons ce petit point

qui m'a l'air un peu bizarre.

Oh !

Ha, ha, ha, ha !

Tu aurais fini par la trouver, hein ? - Bah tiens.

Tu crois que c'est son tueur qui l'avait, il lui a arraché ?

On verra avec la DL. - Ouais, ouais. T'as vu ?

C'est joli, hein, le petit piaf au bout de la croix, là.

C'est une croix ignote. Le petit oiseau, c'est... C'est un pigeon. - Non.

Ça veut dire que le tueur, c'est peut-être un parisien, non ?

Non, l'agresseur est peut-être de confession protestante.

Ou alors, ça a acheté à Coulonneux.

Il est venu récupérer ses pigeons, hein ?

Donc, c'est le tueur qui aime bien les oiseaux.

Euh... Non, capitaine, en fait, la réforme protestante

a touché en profondeur la région de Montpellier.

En fait, quand l'Utair a fait sa réforme...

Boring ! T'es chiant, c'est mieux qu'en Turipo, là.

Bon, il est mort à quelle heure, depuis toi ?

Il est à 2, 3 heures, tout au plus.

T'as vu comment il est fagé ?

Il est pas fagé pour faire de la rando, hein ?

Oui, il avait peut-être un rendez-vous discret.

C'est un coin tranquille.

Si c'est un guet-apens, l'agresseur ramasse une pierre et paf !

"Pierre qui roule ramasse brousouf", comme disent les Rolling Stones.

D'ailleurs, c'est Midsjigger, là-haut ?

Non, on dirait plutôt c'est de Vichous.

Qu'est-ce qu'il fout là, lui ?

C'est celui qui nous a prévenus. Il dit qu'il s'appelle Swan.

Je l'ai pas encore interrogé. Une chose à la fois.

Moi, je vais y aller.

Tiens, cadeau.

Hop là !

On peut déplacer le corps, capitaine ?

M'en tape !

Vous en foutrez, les gens du Nord,

qui ont dans le cœur de ceux qui n'ont pas d'heures.

Je suis moche, mais je suis pas sourd.

Ça va, Nino Hagen ?

Eh ben, dis donc.

Ça dérouille, hein ?

Fais à bouffe.

Alors, t'as laissé ton chien à Aurillac ?

On me l'a volé.

Ça paraît que t'as vu des trucs.

Raconte-moi, Arlo.

Vous portez pas l'uniforme ?

Non, on me l'a volé.

J'insiste tous les jours pour faire la manche aux cubénies, aux randonneurs.

Ça me fait la bouffe et les bières.

Et là, je tombe sur le type.

Moi, d'abord, j'ai cru que c'était un malade qui priait coucher sur le ventre.

Mais quand j'ai vu du sang... Et alors, en montant ici, t'as creusé personne, toi ?

Un troupeau de scouts.

C'est pas le genre de tueur en Syrie.

On aurait dit, vous savez, ceux qui frappent

à votre porte pour vous vendre des cookies.

Ils arrivaient par le chemin qui monte ici

ou qui descend selon dans quel sens on le prend.

C'est drôle. Et ils étaient combien ?

J'ai pas compté, ça m'endort.

Et dis donc, nous, nos futurs, t'as déjà dit

que t'étais aussi marrant que Django et Edwards ?

C'est normal. Ils étaient combien, les scouts ?

Alors ?

J'ai fait porter la croix avec notre labo.

Les hommes ratissent pour trouver la pierre.

C'est bien, ça. T'es au courant pour les scouts ?

Les scouts ?

La soeur, elle me dit qu'elle a croisé des scouts, en montant.

Catholique ou protestant ?

Les scouts.

Catholique, chemise rouge, protestant, chemise verte.

Vert. C'était vert.

Dans votre vie de célibataire,

y a-t-il des domaines dont il vous paraît important

de vous séparer ?

Eh, madame, madame, madame.

Chut.

J'arrive.

Sinon, dans le mariage, quelle va être la plus grande joie pour vous ?

Ah, bah c'est le divorce, hein.

Les beaux photos.

Écoutez, arrêtez la gendarmerie. Ne vous autorisez pas tout, commissaire.

Bah, vous direz ça à mes collègues dans les manuches.

Où c'est qu'ils sont, vos scouts ?

Scouts ?

Oui, les machins avec les chemises vertes.

Ah, c'est Claireur, vous voulez dire ?

Ils étaient de sortie, aujourd'hui, je crois.

Il t'est arrivé quelque chose.

Ils étaient de sortie sur la colline, qui sait, qui a une croix, là ?

Bah, faudrait demander à leur accompagnateur.

Ils ont eu un accident.

Je vous ai dit quelque chose.

Ça se pourrait que les scouts, ils assistaient à un meurtre.

C'est vous, c'est vous.

Vous voulez savoir, c'est qui leur mono ?

Anselme Mazel.

Mais s'il est arrivé quelque chose, il vous l'aurait déjà dit.

Mais peut-être que les scouts, ils ont vu un truc sans le voir.

Ou peut-être même, après, ils ont vu quelqu'un, juste après le meurtre.

Et Lois Solanos, ça vous dit quelque chose ?

Et Lois Solanos ?

Non.

Pas de chez nous.

Est-ce que c'est lui qui s'est fait buter ?

Et alors, il est où, votre monsieur Anselme Machin ?

Anselme Mazel.

Chez Madame la comtesse Alba de Bernac.

C'est lui qui gère son domaine.

C'est bien. Merci, Madame Locurette.

Pastourel.

Justement, je voulais vous demander un truc.

Les protestants, ils mettent tout le temps des chaînes avec des croix-eugnottes ?

Non.

Ah oui, il y a des pins aussi.

Et les scouts, ils en mettent, eux, des chaînes avec des croix-eugnottes ?

Vous savez, nous accueillons des jeunes de toute confession.

Voulez-vous que je vous accompagne chez Madame la comtesse ?

Ah non, je vais tapé "privilégier nos décapités sur mon GPS".

Monsieur, dame ?

Bonsoir.

Bonsoir.

Ah, bonjour.

Alba de Bernac.

Capitaine de Marlot de la Marée Chaussée.

J'enquête sur le... Sur le meurtre des lois de Solana,

où m'a prévenu de votre visite.

C'est marrant, ça ne me surprend pas.

Quel terrible perdre pour sa famille.

Sa grand-mère et sa mère ont été femmes de bien âge, ici même.

Éloi a été le meilleur ami de mon fils.

Je l'ai connu enfant.

C'est pour ça que vous avez l'air un petit peu...

Comment que je vais dire ? Triste, on va dire.

Faudrait parler à Monsieur Anselm.

Monsieur Anselm a ses bureaux dans l'ancienne maison des gardiens.

Je vous accompagne.

N'oubliez pas, Madame la comtesse,

je viens me démerder tout seul.

Je parie que c'est la baraque que j'aperçois là-bas.

Vous vous apercevez bien, mais j'espère pour

nous tous que ce n'est pas votre seule qualité.

Hum, n'est mon seul défaut.

Merci, heu, votre Seigneur Ip.

Oh, Pépette, qu'est-ce que tu fais là ?

Bah, t'es beau, toi.

Tu sais pas où qu'il est, le bureau de Monsieur Anselm ?

T'as des gâteaux ?

Monsieur Anselm ?

Capitaine Marleau aux gendarmeries.

Ah, bonjour, Capitaine.

Si je peux vous être utile.

Non, je vais me débrouiller.

T'es boucheup d'escoote.

On dirait pas, hein.

Ah, là, on dirait.

Petit chapeau, petite chemise,

petit short sexy, petit foulard autour du cou.

Hum, moi aussi, je vous imaginais autrement.

Moi, je sais.

Je fais plus moche que ce que je suis.

Comme quoi, le rabis fait Paul Jacob.

Bon, bref, passons.

Alors, cette petite sortie

avec l'escoote sur la colline, c'était bien ?

Nous y sommes montés, effectivement.

Mais si on avait dû voir quelque chose,

on l'aurait vu.

Et si j'avais vu Eloua Solana, je l'aurais forcément saluée.

Parce que vous le connaissiez aussi, depuis longtemps ?

Oui, depuis quelques années, oui.

Mais bon, il avait quitté la région.

Son retour est récent.

Mais pas fatal piquard, comme on dit chez moi.

Je m'occupe des terres agricoles de la comtesse.

L'usine, c'est pas mon domaine.

L'usine ?

Oui, l'usine de ganterie.

Je crois qu'il s'y intéressait.

Donc, non, je n'ai croisé personne près du sommet.

Personne ?

Personne, personne.

Oui, Paulin, c'est Marlow.

T'es toujours avec Nono Futur, là ?

Oui, capitaine.

C'est bien, tu me le gardes au chaud.

Parce que figure-toi qu'il y a le chef des scouts qui va se pointer à la gendarmerie.

Il s'appelle Anselm Mazel.

M-A-Z-E-L.

Alors lui, c'est bizarre parce qu'il dit que

quand il était sur la colline avec les scouts, il n'a croisé personne.

Tandis que Nono Futur, lui, il dit qu'il y avait quelqu'un.

Bon, moi, je trouve que c'est bizarre,

cette affaire-là.

Sinon, toi, t'as vu les parents du macabé ?

Sa mère, oui, quand elle est venue

reconnaître le corps.

C'est bien, t'as comme filer son adresse.

Merci, ciao.

Hé, Zou !

Ah là, c'est chaud !

Eh ben, t'es beauty !

Pauvre, pauvre !

Je suis au biloute !

Mme Consuelo !

Mme Consuelo !

Oui, oui, oui.

Ah, Mme Consuelo, c'est le gendarmerie qui tient de Marlow. Il condolé en ça.

Merci.

On peut discuter tranquille, deux minutes ?

Bien sûr.

Venez-vous s'asseoir.

Je voulais savoir si votre fils, il y avait des ennemis.

Les bernacs.

Les bernacs ? T'as barnac ?

C'est quoi, tout seul les bernacs ? C'est un mofio du quoi ?

Non, non, non. La comté salva des bernacs et son fils.

Il ne supportait pas la réussite des lois.

Mais pourquoi qu'il l'aurait tué ?

Pas jalousie ! Les lois ont tout réussi.

Je suis le capitaine de l'équipe de rugby,

majeur des polytechniques.

Il était devenu riche alors qu'ils ne sont plus rien.

Ah, d'accord.

Je comprends pas un truc.

Votre fils était bien le meilleur pote de son fils bernac, non ?

Elle sait y faire, la comtesse.

La grande serelle, elle a une manière.

Mais quand elle a su que c'était mon fils qui allait

sauver son entreprise, son sang bleu est devenu tout rouge.

Et maldite oceane !

Maldite oceane, tout le monde !

Maldite oceane !

Avouez-la, avouez-la. Calme-toi.

Respire, doucement.

Viens.

Je reviens.

Eh ben...

T'es fière de toi, toi ?

Tu le diras à ça de Sarah.

Je peux rentrer ?

Je m'ennuie, là !

Pfff... Pas lui en vouloir, on est...

On est tous sous le choc.

Vous êtes qui, vous ?

Vous êtes sa fille à Monsieur Éloi ?

Non, je suis sa nièce, mais... C'était comme mon père.

Je suis née de père inconnu, on va dire.

C'est pas marrant.

Et je peux voir sa chambre, votre tonton, là ?

Il logeait dans une maison d'hôte, au jardin de Windsor.

Je demandais à votre grand-mère tout à l'heure, y avait des ennemis,

c'est quoi ton tonton ?

Franchement, je pense pas.

Il a dû faire une mauvaise rencontre.

La plus grande de sa vie.

Ta gueule !

La doucelle mot, c'est la plus beau !

La petite bâcho !

Et sert à faire faire ta... Ta gueule !

Vagine Power, allez, lève ton cul de l'homme.

Viens avec moi, je vais te montrer un truc.

Chut, fais pas le bruit.

Regarde, le mec, il te l'a déjà vu.

T'es sûr, il était pas avec les scouts ?

Sur un mort.

J'aurais déjà dit qu'il y avait que des sets retardés.

Comme toi, allez, dégage.

Deux jours.

Voilà, désolé d'avoir fait attendre.

En même temps, comme disait César et Pavès, attendre, c'est encore une occupation.

C'est ne rien attendre qui est terrible.

C'est génial, on a un témoin.

Il y a un mec, il y a eu un autre mec à l'heure du crime, il dit que c'était un punk,

un tout petit, tout vieux, avec une grosse crête vert fluo.

Vous êtes encore là, monsieur Anselm ?

Vous, vous avez pas croisé des punks ?

Un punk ?

Oui, oui, oui.

Un punk, oui.

C'était beaucoup plus bas,

c'est pour ça que ça m'était sorti de la tête.

Avec des cheveux verts, effectivement.

C'est génial, et vert comme la chemise de vos scouts.

C'est bon, je peux me casser, moi, non ?

Oui, mon petit Pinky Poo, viens que je te présente, le vieux, sénile, tout vert,

punky que vous avez rencontré, Barbie punk, comment tu me jures ?

À peu près, t'as quel âge ?

Oui, à peu près aussi.

Et joli, le rose flashy comme ça.

Alors, monsieur Anselm, où c'est que vous étiez Barbie punk, il a croisé vos scouts ?

Avec les scouts, avec les scouts ?

Regardez, mors pas, hein.

Téchetado.

Bon, mais c'est pas grave.

On va demander à vos scouts, on verra si ils disent la vérité.

À scouts, ça mord pas.

Sinon, qu'est-ce que je voulais...

Ah oui, est-ce que vous, vous emportez des fois

des crocs, comment ça s'appelle, juguenots ?

Oui, mais pas forcément tout le temps.

Intéressant.

Mme la comtesse, qu'est-ce qui vous amène ?

Je pense que tu m'as prévenu. Je veux savoir ce que vous faites là.

Bah non, à quel titre ?

Vous voulez que je vous envoie mon avocat ?

Je veux bien, parce que l'heure-là, le doute m'habite. Moi, j'ai l'impression

que monsieur Anselm, il ment. Il dit

qu'il a pas quitté les scouts.

Évidemment qu'il a menti. Anselm n'était plus avec les scouts, il était avec moi.

Comment ça, il était avec vous ?

J'ai fait un petit malaise dans la nuit.

Il s'inquiétait pour moi.

Oui, alors je suis retourné pour vérifier si elle allait bien.

Vous faites nerf à domicile ?

C'est bien, ça. Vous avez mal payé.

Il fallait me le dire tout de suite.

Pourquoi vous me l'avez pas dit avant ?

Réfléchissez un peu, vous comprendrez. C'est sûrement dans vos cordes.

À quoi ?

Ah, le droit de cuissage ! Bah ouais, vaut mieux que...

Pas toujours les filles qui passent à la casserole !

C'est obligatoire, capitaine.

Vous n'obtiendrez rien de moi si vous ne partagez pas une tasse de thé.

"Where are you come from ?

" Vous avez pas l'accent d'une angliche ?

Parce que je le suis pas !

Tant mieux, parce que...

"God save the Queen", je connais que la version des Sex Piece Souls.

Et le portrait, il est périmé. Il faut le virer, la vieille reine.

Surtout pas !

J'ai grandi avec elle, je mourrai avec elle.

C'est pas con comme idée.

Je suis venu vous parler de M.

Éloi Solano. Un scone ?

Non, un mec hétéro cisgenre, je crois.

Un homme charmant, vous le connaissez ?

Mais je le connais à mort !

Bah, il est ici depuis peu de temps.

Mais aujourd'hui, il est pas là.

Bah, du coup, on peut aller visiter sa petite chambre ?

Bah, faudrait peut-être l'appeler avant.

Bah, le problème, c'est que ça capte mal à la morgue.

Il n'y a pas de réseau.

Il dort là-bas, maintenant ?

Ah bah oui, c'est moins cher.

Ça vous choque ? Je comprends.

Perder un clignot comme ça, c'est vraiment chiant.

Fouillez bien du sucre dans le fond.

M. Éloi ?

Completely dead.

Without life.

Hein ?

With or without you ?

C'est terrible, hein ?

La mort quand on est pas vivant.

Quelqu'un l'a tué ?

C'est beau.

Peut-être.

Je veux pas bête.

Ou alors, c'est suicidé ?

Par auto-lapidation ?

Ça peut arriver.

Ils voyaient des gens des fois,

M. Éloi, ici ?

Surtout son ami, Martin de Bernac.

Il travaillait dans le Jardin d'Hiver.

Et aussi St-Sagnès, c'est son petit-leveu.

D'accord.

Et à part ça,

il voyait des autres gens ?

Il a reçu plusieurs coups de fil.

Une femme le cherchait.

Elle appelait au moins 10 fois.

10 fois ?

C'est pas d'olure.

C'est pas des gants de necks,

c'est pour lui.

Vous croyez que c'est un rapport avec ?

C'est peut-être une gonzesse qui les a laissés.

Et qui l'a harcelé au téléphone.

J'ai laissé mes gants chez toi.

Pour lui rendre ses gants.

Pas sa virginité, on dirait.

Vous avez son numéro à la femme ?

Non, j'ai que des téléphones vintage.

Et en plus, c'est raccroché tout le temps.

Vous m'aidez pas, vous ?

Je vais devoir rester ici, maintenant.

Ici, dans cette chambre ?

Tout ça, pièce à conviction, on rentre plus.

Vous avez pas notre chambre ?

Elle est très rose.

Elle me barbiqueuf.

Quoi ?

C'est pas possible.

Monsieur Héloa, assassiné.

Il était tellement...

Tellement...

Tellement what ?

Tellement hot ?

Non, j'ai dit charmant.

Coquine, vous.

Ça en est passé, les trucs dans le lit, là ?

Capitaine... Je le vois, vous.

Allez, barrez-vous, faut que je bosse.

Y a plus personne qui rentre là-dedans.

À plus tard, capitaine.

Ouais.

Coquine...

Bon.

Eh ben, vous cherchez, c'est qui ?

Papa, je peux sortir de la table ?

Bien sûr, mon poulet.

N'oublie pas de réviser tes maths et de te brosser les dents.

Et de faire ta prière !

Et pourquoi pas ?

Ça ne le ferait pas de mal.

J'aurais voulu qu'il y ait mon fils comme je veux.

Vous pouvez bien, comme vous ?

Abouéla, s'il te plaît.

Je bois pour vous oubliez.

Santé.

Si mon fils était encore là, ça ne se passerait pas comme ça.

J'en peux plus de son fils mort !

Il est mort, Héloa !

Et moi, je suis vivant !

Alors foutez-nous la paix !

Mère !

Oh, oh, oh !

L'autre qui se croit dans Karatéköv 2 !

Ha, ha, ha !

Et bon ?

T'as fini de te ramener les chakras, là ?

Je vous rassure, capitaine, on dirait que je perds mon temps,

mais ça canalise mon énergie.

Moins de gaspillage, plus d'efficacité.

Ouais, ben, c'est bien.

On dirait que c'est moins important.

Plus de gaspillage, plus d'efficacité.

Taïchi dur, taïchi mou, mais taïchi dans le trou.

Et la pierre tueuse, t'as des nouvelles ?

On l'a pas retrouvée, mais je vais pas renoncer.

Bon, et le portable du makabe ?

T'as réussi à remonter les appels ?

C'est moyen. On n'a pas grand-chose.

Faut dire qu'il avait changé de ligne.

Ah bon ? Depuis quand ?

Il y a une semaine.

J'ai pas encore les fadettes de l'ancien numéro.

Je sais pas pourquoi il avait changé ça.

Moi, je le sais.

Il a changé de numéro parce qu'il se faisait harceler.

Mais par qui ?

Par une bronzesse, pour une fois.

C'est pas le mec qui a harcelé.

Enfin, il paraît, parce qu'elle l'a appelé une dizaine de fois à sa maison d'hôtes.

Quelle maison d'hôtes ?

La maison d'hôtes. Où c'est qu'il dort ? Les jardins loin de sort.

Tu sais quoi ? Tu vas y aller.

Tu vas essayer de repérer tous les appels qu'il a reçus là-bas.

D'accord ?

Ah, et aussi, important.

Il faudrait que tu bornes le téléphone de la comtesse.

Parce que sa tronche, là, ce serait bien une harceleuse.

Ce serait pour elle que Mazelle aurait menti ?

Je sais pas. Moi, mon avis, c'est peut-être des amants diaboliques.

Tu vois, ils veulent se débarrasser des noix

parce qu'ils sont trop riches, trop envahissants.

Ils veulent pas que ce soit lui le sauveur de l'empire familial.

Elle est super, votre hypothèse, capitaine.

Ouais, je sais. Je suis une génie.

Ouais ? Mais j'ai comparé les empreintes de Mazelle avec celles sur l'acroïgne note.

À devoir ?

C'est pas les mêmes.

T'es content ?

Un peu. Pessille.

... Allez, vous êtes prêts ?

Allez, les rouges, à Boulabab.

Allez, on y va, on y va.

Allez, fais passer.

Allez, continuez, continuez, continuez.

Allez, Lucas, allez. Oui.

Allez, allez, allez.

... Bravo. Super.

Bravo. Vas-y.

Allez, vas-y. Prends le ballon, prends le ballon.

Allez.

C'est bien, mon Lucas.

Regarde-moi. Regarde-moi. C'est bien.

... Et servez-vous de vos kibos, les pagois.

Je vais pas gagner, hein.

Je vois les triplettes de Belleville.

Viens.

Vous êtes là pour le meurtre d'Eloi.

Vous êtes le père Spicasse, vous, hein ?

Ah, non. Moi, c'est Gégé.

Ha, ha, ha, ha.

Euh, Eloi, c'est pas le jour qu'on va y m'y confier.

C'est surtout pour Martin que c'est dur.

-Hm ? -Ouais.

Du temps de la grande équipe, on les appelait Martin Dagobert et son Santé Oire.

La meilleure charnière qu'on ait jamais eue.

Ils nous ont fait gagner le Dumas Noir il y a 25 ans.

-Mais non. -Eh oui.

Il y avait la jumelle d'Eloi, Joséphine.

C'est le trio infernat des 3e émitants.

Ah ouais, tutut.

Ouais, mais elle est morte l'année dernière, la pauvre.

Oh, la pauvre.

Mais si tu veux pas passer le ballon, on va tomber dans KTA et Babache.

Oh, personne sur le terrain, s'il vous plaît, là.

C'est la flic enquête sur la mort d'Eloi.

Ah.

OK.

Lucas, reprends l'entraînement, OK ?

Petit exercice, allez.

Perde son meilleur ami d'enfance,

c'est un petit peu comme perdre toute sa jeunesse.

Quelqu'un comme vous, là, ça doit pas être facile.

Merci.

Pour vous, comme alléances. -Oui.

Bon, j'imagine que vous êtes pas là pour ça.

Non, je me disais...

Justement, c'est con.

Comme si Eloi il soit mort juste au moment où il allait vous sortir de la muse.

Tain, votre normal doit être soulagé.

Capitaine, j'apprécie pas trop ce que vous insinuez.

J'insinue rien, je cherche.

Je cherche à qui profite le crime

et vu que votre mère, elle en voulait pas du fric de M.

Eloi dans sa boîte, là.

Ecoutez, ma mère a des valeurs familiales héritées du passé qui vont jusqu'à refuser

de se faire enterrer à côté d'un papice, comme elle dit.

J'ai aucun son truc, hein.

Par exemple, je vais pas être enterré tout court.

Je vais être brûlé vive.

Au bûcher, au bûcher, ça l'aime not dead.

D'ailleurs, on parle de sorcière.

C'est pas votre mère, ça ?

Non. -Bah comment vous le savez ?

C'est du six et demi.

Ma mère fait du sept. -Ah bon ?

Ah ouais.

Donc ça veut dire que peut-être votre copain Eloi, il avait une amoureuse.

Ça, je pense qu'il me l'aurait dit. Mais quel rapport

ça a avec lui, ça ? -Bah parce que ça, je les ai trouvés dans la chambre à M.Eloi.

On a vendu de ce modèle des centaines.

On en a même offert une paire à chacune de nos employés.

Et... -Bon.

-Rien. Je dois y aller, j'ai les enfants.

-Si vous dites vos employés qu'elles soient appliquées

dans un meurtre, au niveau humain, ça va pas le faire.

Vous voulez pas aider la justice, c'est tout.

-Non, attendez.

OK, Linda Rankoul aurait pu.

-Et pourquoi Linda Rankoul, elle aurait pu ?

-Elle est très inquiète pour son avenir.

Elle a peur que la restructuration provoque des licenciements.

Et c'est le genre à demander des explications directes.

-Bah pourquoi elle a pas demandé en direct à votre mère

ou à vous, alors ? -Elle l'a fait.

Je lui ai dit de pas s'angoisser et elle m'a pas cru.

En plus, elle avait déjà eu une prise de bec avec Eloi.

Mais attendez, c'est pas parce qu'elle a été chez lui qu'elle l'a tué, hein.

-Oh, on m'appelle

qui me re-appelle.

Paulin. Alors, qu'est-ce qu'il y a ?

T'as trouvé quelque chose ? -OK, il a été capitaine

depuis ni dans sa chambre, ni dans sa voiture.

Enfin, emmènent-t'on qu'il laisse des mots

sur un pare-brise, aujourd'hui. -On sait rien, moi.

Moi, par exemple. Ou alors.

Ou alors.

C'est quelqu'un qui l'a ghosté, tu vois.

Quelqu'un qui répondait depuis au téléphone.

Mais quelqu'un qui voulait rester discret

ou discrète, si tu vois ce que je veux dire.

-C'est harceleuse, quoi.

-C'est harceleuse ou, je sais pas,

un mec d'une téléphonie mobile. Ils sont tellement chiants.

Tcho !

-Oh !

-Cabarade !

-Bonjour. -Je cherche... Salut. Je cherche une Linda au stade des sous-heures ou...

rancoule. Y en a une, ici ?

-Oui, y en a une. Elle a travaillé là, mais elle est pas là. -Ah.

Vous pouvez l'appeler ? -Bien sûr.

Linda, tu viens voir, s'il te plaît, on te demande.

-Ah, c'est quoi, ça ?

Ah, non.

Mme Linda ? -Ouais.

-Capitaine Marleau. Vous savez quoi ?

J'adore ce que vous faites.

Et c'est quoi ?

-C'est des gants.

-Ah, c'est ça, des gants ?

C'est marrant, parce que...

figurez-vous que j'en ai trouvé 2.

Et vous savez où ? -Non.

-Dans la chambre de votre ex-futur patron, monsieur Héloy.

C'est pour les votes ?

-Non, pour que ce serait les miens.

-Je sais pas. Peut-être que vous avez envie de lui foutre dans la gueule.

Vous essayez.

-Après, il y aurait la maison preinte dessus.

Vous avez m'accusé à tort. -Moi, je vous accusais ?

Et de quoi je vous accusais ?

Ça rentre bien, ça glisse. -C'est ma taille,

mais c'est pas les miens. -Où sont les votes ?

-Je les ai perdus. -C'est con, ça.

Donc, ça veut dire qu'il y a une femme qui a volé vos gants

et qu'après, elle a été dans la chambre à monsieur Héloy.

-C'est pas les miens, je vous dis.

-Tant mieux.

Au moins, on sait que

dans la chambre à monsieur Héloy, on trouvera pas vos traces d'ADN.

-Bah si, en fait.

-Ah, merde !

Et pourquoi ? -Parce que c'est lui qui m'a demandé de passer et on a parlé.

-Mais parler-parler ou pas les plus bonnes ?

-Non. Il a cherché à m'enboubiner.

Avec son beau sourire, ses belles promesses, comme quoi rien n'était fait,

que si on rentressait là-bas, ils nous garderaient toutes des belles conneries.

-C'est classique.

C'est ce qu'ils disent toujours avant de délocaliser et de se mettre la subvention dans la peau poche.

-Voilà.

-Pourquoi vous n'en avez pas parlé aux fils de Barnac ?

-Parce qu'un jour, on était dans les vieux entrepôts avec les deux.

Moi, j'étais bien décida à parler et ils ont passé leur soir à s'engueuler.

-Ils se sont engueulés ? Ça, ça m'intéresse.

À cause de quoi ils se sont engueulés ?

-De l'entreprise, les sacrifices à faire, la comtesse aussi aménagée,

ça, c'était le gros sujet, la mère de M. Barnac.

Mais c'est monté sévère.

J'ai bien cru qu'ils allaient se mettre sur la gueule.

-Ça vous intéresse, messieurs dames, on dirait ?

On va aller faire un petit pause-pipi.

À tout à l'heure.

-Dis-moi, please.

-On est là-bas parce qu'il y a des gros radars.

Vous pouvez vous demander.

L'ADI.

L'ADI au matin, vous... Vous étiez où entre 9 et 11 ?

-C'est mon jour de congé, donc j'étais chez moi, toute seule.

-Toute seule ?

Béta, ça.

Les alibis, toujours mieux quand on est à deux.

-Vous n'allez pas vous imaginer que c'est moi qui l'ai tué ?

Je suis juste passée à sa chambre d'hôte.

Pourquoi je l'aurais tué ?

-Je sais pas, moi. Pour rendre service ?

-N'importe quoi.

Si j'avais fait ça, ce serait chômage pour tous.

-Oui, ça, c'est pas faux.

Malheureusement, ça vous pend au nez, quand même, le chômage.

Il va falloir vous battre,

comme les filles de Vert Baudet.

Ouais, mon pote.

-Vous pouvez les garder, c'est vraiment pas les miens.

-Je sais, je suis pas con.

Retournez bosser,

le roi Soleil va vous faire payer les heures sup.

Ah, les babaches !

Tous leurs dirages !

Musique sombre ...

Le sifflet

Le sifflet

...-Chut.

...-Ca va, capitaine ?

-Bah ouais, et toi ?

-Ouais.

-T'as gros le derre, toi.

-Les nuits, elles sont courtes.

-T'as l'air d'en avoir deux.

D'ailleurs, il y a deux possibilités.

La sadicaliste, une d'un rock-oool, soit elle rock-oool, elle me la joue à l'envers,

soit il y a encore une autre femme.

Et toi ?

-Moi, euh...

-J'espère bien.

-Yow !

-Alors, vous m'avez pas dit que votre fils, là, avec M.

Eloua, c'était pas le grand amour, hein ?

Ils ont même failli se failler !

Vous vous rendez pas compte ?

Moi, je pensais que M. Ansel m'inmentait

parce qu'il roulait pour vous. Ça se trouve, il roulait pour votre fils.

Il est dans son bureau, M. Ansel ?

-Non. Il avait rendez-vous sur le domaine des Charmilles

avec un métayer.

-Un métayer ?

Vous avez trouvé ça dans le dictionnaire Louis XIV ?

-On peut avoir un titre de billard

sans pour autant appartenir au passé.

-C'est pas faux. Les titres, maintenant, plutôt, à la bourse, c'est mieux coté.

Bon, nous, on va aller faire notre petite perquise dans le bureau.

Allez-y, les gars, les filles.

C'est par là, au bout, à droite.

-Je me demande bien ce que vous comptez y trouver.

-D'abord, un chargeur,

parce que j'ai plus de batterie sans mon téléphone.

Et puis après, je sais pas,

des petits mots secrets. Je sais pas, par exemple,

la mail, quelque chose qui parlerait de...

"On va trouver une solution pour le problème des Solanas.

" Et un petit bout de chaîne en or, j'aimerais bien aussi.

-Et l'arme du crime, tant que vous y êtes.

-Je sais non plus. Mais moi, y a un truc que je comprends pas. Comment ça se fait

que ça vous faisait chier autant que M.

Edouard, il mette ses sous dans votre boîte ?

-Ces gens-là, c'est toujours pareil.

Ils entrent chez vous, ils prennent possession et ils revendent.

-Il faut vous dire, madame, que chez ces gens-là, c'est ça ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il va vous en faire une tronche.

Ça a dit que pique ?

On a trouvé en scène la solution dans la serre. C'est où, la serre ?

-C'est par là. -C'est par là !

-Montrez-moi où. -Mais là !

Je vais te traîner, là !

-Où c'est, vous, madame ? -Faut que je paie le volant, ou quoi, là !

Allez !

Allez, allez, allez !

Allez ! Mais dépêchez-vous !

C'est trop long !

C'est trop long !

-Il était par terre. Il saignait beaucoup de la tête.

Donc je suis allée le voir.

Mais il respirait.

Après, j'avais plus quoi faire.

Du coup, j'ai appelé...

-Ça va, ça va. Tout va bien.

-Il y a du son sur le rebord.

-Capitaine !

Si vous voulez voir l'ouvrière qui a retrouvé Anselm, elle est très choquée.

-Et vous ? Où c'est que vous étiez, cet après-midi ?

-Avant ou après avoir poussé Anselm ?

-Les deux, ma capitaine.

-Entre l'usine et le stade, et jamais seule.

Je sais, vous allez lui le fier.

-Je veux pas me gêner, hein !

-Mais énerve-lui !

-Oh, c'est qu'elle est elle !

Ah !

Mme Lindor !

Elle est toujours là où il faut pas, vous !

-J'ai trouvé M. Mazel par terre, c'est tout.

-Qu'est-ce que vous foutez ?

-J'étais allée chercher des pigments pour les peaux.

-Pour les peaux ? Il manque de peaux.

-C'était quelle heure ? -16 heures.

-Vous avez rien vu de...

Je sais pas, de louche ?

-Non, rien, non.

-Non ? Rien ?

Et M. Anselm, il venait souvent, ici ?

-Je sais pas. -Non ? Vous savez pas.

Il y avait peut-être rendez-vous.

Il y avait peut-être rendez-vous avec vous, d'ailleurs.

-Pourquoi avec moi ?

Je le connais à peine, moi.

-Bon, camarades, moi, je veux bien être solidaire,

mais à un moment, vous allez plus me laisser le choix.

-Quel choix ? -De vous coller en gardave.

-Non, mais enfin... Et si j'avais été coupable,

est-ce que j'aurais appelé l'espoir ?

-Justement, ça, ça sonne pas vrai.

Ça pue, je sais pas, moi, l'innocence.

Ça, c'est suspect. Capiche ?

-Qu'est-ce que tu fais ici ?

Tu as eu l'heure ?

-Il faut bien que je m'occupe

pendant qu'on s'occupe d'Anselm.

Et puis, ça me manque de passer du temps ici.

Pourquoi tu me laisses plus intervenir dans le processus créatif ?

Je l'ai créé

à la fin des années 60.

Tu sais bien que le passé n'est pas le temps

de parler. Tu sais bien que le passé

inspire souvent le présent.

-C'est vrai. -Alors,

l'avenir est à nous.

J'ai quelque chose de très important à te dire.

Anselm n'est pas seulement mon régisseur,

c'est aussi un homme avec lequel je partage plus que de l'affection.

Tu sais que tout le monde est au courant.

-Nous avons pourtant toujours été très discrets.

-Ah oui, mais là, tu peux vivre ton amour au grand jour.

Personne ne vous en tiendra à rigueur.

-Oui, bah ça, on verra.

-Tu connais Anselm depuis toujours.

Je crois que t'as le droit de franchir le pas.

-Oui, je sais.

Mais en même temps, je sais pas tout de lui.

-Je sais pas si on a besoin

de tout savoir sur ce qu'on aime.

-C'est bien un genre de secret,

aussi, non ?

-Non.

Musique douce

-Tu m'appelles ? -Hum.

-Si t'as besoin de quelque chose, dis-le à sa usine.

Martin aimerait mon avis sur la nouvelle collection.

Mais si tu préfères que je reste...

-Non, ça va aller, ça va aller.

...-Miaou !

-Coucou !

Alors ?

Il paraît que vous avez signé une belle petite décharge à l'hosto.

-Absolument. Anselm est beaucoup mieux ici.

-Pourquoi ?

-Parce que c'est plus commode.

-T'as eu la cote avec la comtesse.

-Bonjour, capitaine.

Je vais pas vous aider d'une grande utilité.

Je me souviens de rien. -Rien de rien ?

Amnésie post-traumatique ?

-Amnésie traumatique, tout simplement.

-Oh !

C'est malo, ça.

Mais qu'est-ce que vous alliez faire

dans cette galère, aussi ?

-J'avais besoin de peinture blanche pour les clôtures des propriétés de madame.

J'avais entendu dire qu'il y en avait encore là-bas.

-La peinture ? Dans une serre ?

-Hm.

-C'est pas commun ?

Bon, bah, je vais aller checker ça.

-Non, mais c'est pas la peine, il y en avait pas.

-Ah, bah, c'est bien !

Y a votre mémoire qui revient ?

Oh, pardon ! C'est tout, c'est tout, c'est tout.

Bon, bah, du coup, vous vous rappelez qui c'est qui vous a poussé ?

-Quoi ? On m'a poussé ?

-Arrêtez de me prendre pour une quiche !

Vous aviez rien à foutre dans une serre.

C'était un rencard.

Mais un rencard pour quoi faire ?

Pour parler du meurtre de monsieur Éloi, c'est ça ?

Et avec qui ?

Vous connaissez Linda Rancoule ?

-Oui, mais c'est... C'est une ouvrière de l'usine.

Je le connais pas particulièrement.

-Bah ouais, c'est une ouvrière.

Elle était très, très, très, très, très remontée contre monsieur Éloi.

C'est avec elle

que vous aviez rencard ?

Pourquoi ? Parce que vous saviez que c'était elle qui l'avait tué ?

Peut-être, elle, elle savait que c'était vous le tueur. -Y avait personne.

J'ai dû glisser dans les escaliers.

-Dans les escaliers ?

D'une serre ? Foutez-vous bien de ma gueule !

Moi, je m'en fous !

Parce que la tueuse, là,

si jamais elle sait que vous êtes pas mort, elle va revenir, et puis vous...

La bonne journée.

Comment ça me gonflait, lui !

-Qu'est-ce que tu fais là ?

T'as rien à faire ici, tu le sais, ça ?

-Je suis venu voir si tout était prêt pour l'inhumation.

Si vous avez besoin de moi, je suis là.

-Pourquoi on aura besoin de toi ?

Éloi est mort, ça te suffit pas ?

-Za, calme-toi, s'il te plaît.

Si ma mère était encore là,

elle te maudirait. -Tu sais pas

de quoi tu parles. Arrête.

Je vous ai fini, Éloi.

C'est comme ma famille, tu le sais.

-T'aurais pas pu le tuer.

... Promets-moi que t'aurais pas pu.

... J'aurais pas pu.

...-Je t'ai inquiète. Où étais-tu ?

-J'avais besoin de marcher.

-Attends.

J'ai parfois l'impression que... -De quoi ?

...-Qu'Anselme n'est pas le seul à avoir son jardin de secrets.

Toi aussi. -Eh, non.

Toi aussi, tu vas jouer les Inquisitrices.

T'as vraiment rien à faire ?

-Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Qu'est-ce que t'as dans la tête ? Dis-moi.

... Maman, ça va ?

-Les crimes ne restent pas impugnés.

-Éloi, Anselme est maintenant ma mère.

Franchement, capitaine, j'ai bien peur qu'on ait affaire à un malade.

-Y a des malades qui renvoient l'ascenseur, puis y a un homme qui renvoie des pierres.

Moi, me conteste.

Bon, alors, récapitulation.

Vous avez vu un motard ou une motarde, on ne sait pas, qui portait pas de culotte,

pas de botte de moto, pas de blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos,

mais qui portait un gilet jaune, donc conscience du danger

ou conscience politique.

A priori, pas les vôtres.

Deuxièmement, cette personne n'a pas eu le temps de viser.

D'ailleurs, ça se trouve, elle savait même pas que vous étiez là.

Et troisièmement, c'est quelqu'un qui avait des

petits problèmes avec l'orthographe, on est d'accord ?

Alors, qui c'est que ça peut bien être, cette personne-là ?

-J'ai cru y reconnaître Bernard Sire.

-Ca pourrait être lui, oui.

C'est le mari d'Elsa, le père du petit Lucas.

-C'est lui ? -Oui.

J'ai fini par l'interdire de stade,

il avait tendance à se mêler aux entraînements.

Il y a des parents comme ça.

En plus...

il boit.

-Il boit ? Et donc ?

Il est breton ?

Et s'il est consanguin, il est de mon coin ?

Et puis, s'il se trouve, il est corse, parce que c'est peut-être une vordéta,

c'est peut-être les Solanas qui vont envoyer cette personne par vengeance.

Eh oui !

Tu m'as tué mon Eloi, hein ?

Je menace mon Alaba, c'est ça ?

-Jusqu'à preuve du contraire, capitaine, on a tué personne.

-Jusqu'à preuve du contraire.

Justement, c'est ça le problème.

Parce que qu'est-ce que je vois, moi ?

Ben, qu'à notre droite extrême, nous avons deux.

Deux Bernac, bien vivants.

Et à notre gauche, nous avons la famille Solana.

Donc elle,

c'est votre ancienne femme de ménage, c'est ça ?

Et sa petite-fille.

Et son beau-fils.

Et son arrière petit-fils.

Et feu Saint-Éloi.

Donc ça fait un mort à gauche

et zéro mort à droite.

-Pour l'instant. -Pour quoi ?

Pourquoi ça vous fout les chocolats ?

Votre problème, on va régler ça.

Oh, qu'on me fout bordel !

T'as fini tes conneries ?

Quand tu auras fini, tu pourras prendre la déposition de ces messieurs dames.

Puis alors, comme Mamme la Comtesse, elle est un petit peu

chaud à ses festes, ce serait bien qu'on trouve quelqu'un

pour mettre devant chez elle, quelqu'un d'un peu...

Tu vois, pour la défendre, si jamais il y a un autre...

-Bah, Stéphane. -Mais ouais, Stéphane.

Vous allez voir, il est super.

Ah, il est... -Stéphane ! -Stéphane !

-Oui ? -Viens voir Tato Marleau.

J'arrive.

Alors, Stéphane, ce serait bien si t'allais voir Mamme la Comtesse,

parce qu'elle a des petits problèmes, et puis là, tu

feras ton soirée, si il y a quelqu'un, hein, ça te va ?

Il est chintoisse, c'est pas gênant !

Et si je meurs demain ?

Ah !

Être ou ne pas.

Voilà, on va s'entendre sur les idées.

Capitaine !

Eh, c'est à qui, là, Bécane ?

J'arrive.

-Bernard a fait une connerie, c'est ça ?

-Bah, tentative d'agression, menace.

-C'est grave ?

-Bah, tentative d'agression, menace.

Mais il y a du bol, hein.

Il a touché personne.

-Vous savez, tout le monde lui mène la vie dure, hein.

Surtout ma grand-mère.

Puis on n'a pas les moyens de déménager.

Moi, je suis professeur des écoles, lui, il est au chômage.

-Ah, chômeur, hein, prof. Vous êtes molle barrée, vous.

Bon, où c'est qu'il est, votre Bernard ?

-Je sais pas, il doit encore traîner au Café du Centre.

-Oh !

-C'aurait pas trop duré avec lui, hein.

Il va vraiment très mal depuis que ma mère est morte.

-Puis ça, Joséphine !

-C'était un peu son allié dans la famille.

-Ah bon ?

Bon, bah, je vais aller chercher.

Va me tuer autre poil.

Faut regonfler les pneus, hein !

-Hop, hop, hop !

Eh ! Molo, hein, sur la bubine.

Et puis sur la vendetta, aussi.

Qui c'est qui t'a dit d'aller jeter des pierres chez les Bernards ?

-Pas personne.

Je suis assez naze pour faire mes conneries tout seul.

-Ah, ouais.

Même pas mémé Consuelo, parce qu'elle raconte partout

que chez les Bernards, ils ont buté son fils.

Pourquoi tu les as caillassés ?

-Bah parce qu'il faut bien choisir son camp.

Camarade.

Et même si je suis qu'une pièce rapportée, moi, je me sens quand même Solana.

-Pourquoi ?

Parce que t'as fait un gosse à une Solana et que tu l'aimes ? -Ouais.

Oui, oui, il y a Elsa et...

Et enfin, il y a...

-Quoi ?

-Joséphine, voilà. -Joséphine ?

C'est la soeur à Monsieur Héloi ?

La mère à Elsa ?

Tu l'aimais aussi ?

-Non, mais oh ! C'est pas ce que vous imaginez, là !

Un peu de respect.

-Oh, j'imagine rien.

Moi, je veux juste savoir si les Solanas contre les Bernards,

c'est à cause de ça, comme chez Héloi, il est mort.

-C'est les Bernards qui faisaient la guerre, d'accord ?

Alors c'est quoi, maintenant ?

Faut que vous m'arrêtez ou je m'en vais, c'est quoi, l'idée ?

-Tu viens ici !

-Non, mais dis donc, tu vas te rasseoir, j'ai pas fini l'interrogatoire.

C'est quoi, cette histoire de guerre ?

-Non, mais...

-Bonsoir.

Bon fils, là.

Lui, il s'entend bien que le fils Bernac ?

Bah si, je les ai vus au rugby, là.

Les Bernacs, les Solanas, c'est pas toujours

comme les Capulets et les Montaigus, hein ?

Y a de l'espoir.

Pas comme avec la mère consuelle ou la comtesse.

Avec Joséphine aussi, y avait de l'espoir ?

C'est ça ?

-Ah oui, oui, c'était une belle personne, Joséphine.

-Bah allez, vas-y, crache-la, ta Val d'Alain.

Dis-moi ce que t'as à dire.

-Par contre, en vie de mort, Joséphine, elle m'a chargé d'une mission.

Et... Bah moi, j'ai promis que je le ferais, quoi.

J'ai promis, j'ai accepté.

Sauf que j'ai pas encore trouvé le moment.

En gros, ce qui se passe, c'est qu'Alzal s'est paqué son père.

Mais... Mais moi, je sais.

-Moi aussi, je le sais. C'est le fils Bernac.

C'est le grand-père de ton fils.

Le fils Bernac, là, il le sait que il a une cateau de descendance ?

-Bien sûr qu'il sait.

Mais de toute façon, c'est moche.

Tout le monde ferme sa gueule dans cette famille.

Conte solo, par contre, elle n'en sait rien.

Et la comtesse non plus.

De toute façon, à part la secret de la Bible,

y a rien qui l'intéresse, famille Calvin.

-Et toi, c'est pour ça que tu te bourres la gueule ?

Tu te noies dans le mystère de la comtesse qui veut bien faire du business

et pas des gosses avec les soldats de main, c'est ça ?

-Vous y êtes pas du tout, capitaine.

Rien à voir.

En fait, dans la famille de la comtesse, on fait pas d'affaires avec les catholiques.

Il y a encore moins des enfants, bien sûr.

Mais la guerre sainte, on peut la faire.

-La guerre sainte ?

Y a aucune guerre qui est sainte.

Tu vas quand même pas me parler d'une sainte verte éliminée revival ?

-A l'envers, du coup, parce que c'est un cathos qui s'est fait massacrer.

Donc...

-Qu'est-ce qu'ils disent, les chrétiens ?

C'est pas "tu ne tueras point" ?

Pas possible qu'ils soient aussi...

-Il suffit d'écouter Jésus lors de son serment sur la montagne.

Avoir faim

et soif de justice, c'est être sensible à

toutes les occasions où les autres nous blessent

et où nous blessons les autres.

Amen.

-Brave, M !

Chapitre 1, verset 49-3 !

On l'applaudit bien fort !

Bravo, M, messieurs !

-Hé, hé, hé !

Vachement bien votre slam, là !

Tous ces gens qui se blessent, qui se tuent et s'entretuent !

-C'est comme ça entre les cathos et les protestants

ou c'est du folklore ?

-Ecoutez, capitaine, nous sommes au XXIe siècle !

-J'ai l'impression qu'il y a des gens

qui sont pas au courant, les Bernacs, par exemple.

Est-ce que pour eux, bosser avec les Solanins, ce serait no way ?

-Disons que certaines vieilles familles protestantes

ont du mal avec leur passé.

André le Ploge, un des ancêtres de la comtesse.

Pas de respect, Marleau !

Je vous disais,

André le Ploge a été injustement condamné à mort

parce que protestant,

après sa fuite en Suisse, ils ont brûlé son effigie

sur la place publique.

Mais bon, c'était il y a trois siècles.

-Oui.

Ouais, ça fera un petit peu tenace comme encul, non ?

-Où voulez-vous en venir ?

Par exemple, un protestant

ou une protestante, est-ce que ça serait une mauvaise rencontre pour un cathode ?

-Ecoutez, la comtesse est une figure tutelaire pour notre communauté.

Je ne veux... -Chut, il y a des gens.

-Je ne veux absolument pas croire, non plus.

-Je ne peux pas croire.

Je ne sais pas croire, je suis athée.

-C'est la lutte

qu'est là le groupe pour nous.

Même la comtesse, c'est peut-être vos lumières cléricales.

-Chut !

-Vous vous rappelez ?

Dans la MAD du Macabé de M.

Héloir, il y avait une croix comme ça.

Et quand même, moi, j'ai dit sûrement qu'elle l'a arrachée à son assassin.

-Toujours cette obsession de la croix et qu'une autre. Soyez pas surpris,

il y en a un peu partout, ici.

-Ah bon ?

Justement, est-ce que c'est possible

qu'il y ait un akato qui a pris la croix et guenotte,

qui l'a mis dans la main du Macabé,

pour comment, après, j'aille sur une fausse piste ?

-Pourquoi pas ? Ils sont capables de tout.

-C'est pour ça que vous voulez pas

être enterré avec eux ? -Ah, jamais !

-Alors, au niveau de leur pépette, est-ce que pour vous,

l'argent d'akato, c'est le pire cauchemar ?

-Bah, plutôt mourir que de commencer avec eux.

Ou plutôt les faire mourir.

-Il suffisait que je refuse son aide.

-Pour ça, votre fils avait pas besoin de votre permission.

-Mon fils ne m'aurait pas trahi.

-Même pour sauver votre boîte, malgré vous ?

-Bon, bah d'accord.

-Merci.

-Ah !

-Ce coup-ci, c'est au niveau

de l'amour. Je pense à un truc.

C'est possible qu'il y ait un kato, une protestante

ou l'averse d'un petit bébé, un hybride,

et qu'il s'appelle Ryo

Kato Littestan.

Ça se peut, ça ?

-Le fait est que je n'en connais pas,

ça veut pas dire que ça n'existe pas.

Il y a bien des incroyants

qui s'occupent de justice.

-Et il y a bien des croyants qui s'en tapent de la justice.

En cachant la vérité, par exemple.

Bonne journée.

-Oh, mais quel plaît !

-Entrez !

Allez, allez, allez !

Allez, allez, allez !

Allez !

Oui ! Oui !

Oui ! C'est bon.

Bravo. Super, les gars.

-Chapka rouge !

Bernac sur la touche.

Vite, ici.

-Capitaine, vous tombez mal.

On prépare le match de dimanche

à la mémoire des lois.

-C'est bien de faire un hommage

à votre copain qui est mort.

-Bon.

-Bon. -OK, allez, boire un coup.

-Ouais. -De l'eau, hein.

-Ouais. Et réviser les AK, là,

parce qu'on aurait dit le lac des signes.

-Salut, capitaine. -Salut.

-Salut, ça va, les filles ?

-Ca va, ça va.

Demain, on fait une fête en l'honneur des lois.

J'espère que vous allez venir. -Je ne sais pas, moi.

-Il ne brinque comme il est aimé. -C'est gentil.

-J'espère que tu l'as invité, bien sûr.

-Ah, je savais pas. Ah bah, allons voir.

-Allez. -Merci, à demain.

-Au revoir. -Au revoir.

-Je l'aime bien, cette capitaine.

-Les bizarres, un peu, quand même, non ?

-Ils sont rigolotes, hein ?

Et le rugby, ici, c'est la religion qui passe devant toutes les autres, alors.

-Un peu, oui.

-Alors... Si monsieur le comte veut bien se donner la peine

d'entrer dans mon bureau... Bien aimable.

Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez l'air un petit peu tendu, comme ça. -Non ?

-Vous voulez savoir un truc ?

Comment ça se fait que les solanas, ils ont obligé la tue de Joséphine,

à aller accoucher en Espagne ?

-Je sais pas.

J'imagine qu'ils avaient de la famille, là-bas.

-Bah ouais, ça doit être ça.

Pas d'alcool sur la pelouse, on a dit, merde !

C'est votre baraque à vous, tout seul !

Vous avez coupé le cordon avec maman ?

-C'est ça.

-Waouh !

Du haut de ces murailles, 28 ans de crédit immobilier vous contemple.

28 ans, c'est pas l'âge de... Elsa Solana ?

-Peut-être, oui.

-Comment ça, "peut-être" ? Vous savez pas l'âge

à votre fille, vous ? Vous êtes pas le grand-père Lucas ?

-Qu'est-ce que vous racontez ? Vous dites n'importe quoi.

-Je sais tout, je connais tout.

C'est mon métier.

C'est Joséphine qui vous a dit de rien dire ?

-Pourquoi ?

-Parce qu'elle avait peur que votre rejeton à tous les deux

soit rejeté par votre famille à vous.

C'est ça ?

-Et elle a eu raison.

Mon père m'aurait renié, ma mère... -Ah bah si maman, elle voulait pas.

C'est sûr que c'était mieux, hein ?

Laisser Joséphine se démerder toute seule.

Pas de papa pour Elsa et pas de pépé pour Lucas.

-Ils ont jamais manqué de rien.

J'ai toujours été là pour eux.

-Ouais, ça va.

-Démerdez-moi avec votre conscience.

Je suis pas votre confesseuse, d'accord ?

Donc, c'est quand Joséphine, elle est morte que votre copain Elwa, il vous a dit.

Maintenant, il est temps de raconter

la vérité à tout le monde, c'est ça ?

-Ils sont tous morts, maintenant.

C'est trop tard.

-Ouais, mais ils sont vivants, votre copain Elwa.

C'est un bon moyen de pression, ça,

ces soirs de gosses.

Il vous a dit quoi ?

"Mais moi, je vais absolument être ton associé, à toi, à ta mère.

" Tu te démerdes si la mère, elle veut pas, parce que sinon...

-Sinon quoi ? Il lui disait tout ?

Et ça, votre théorie ?

Elle est aussi bancale qu'une mêlée qui s'écroule.

-Non. Parce qu'on a quoi, d'un côté ?

On a le petit-fils à sa maman qui veut pas

lui dire la vérité parce qu'il a les pépettes.

Et puis de l'autre, on a le copain Elwa.

Et lui, il commence à en avoir marre parce qu'il a investi de la thune.

Alors, je sais pas, il y a une engueulade.

Ça monte, ça monte, ça monte dans les tours.

Et puis off, le mauvais geste.

Et quick.

-Passez-moi les manottes.

-Je suis pas BDSM, j'en ai pas sur moi.

-Elwa était mon meilleur ami.

Jamais je l'aurais tué.

Jamais.

Après, je sais ce que vous allez me dire,

mais ça là aussi, c'était le meilleur ami de Vénur, c'est ça ?

-Mais arrêtez votre char.

Vous allez me faire chialer.

Musique douce

-Salut, board de 9.

49.3 jour, 49.3 toujours.

Salut les gars et les filles et les non-binaires.

-Tam, tam, tam, tam, tam.

Tam, tam, tam, tam, tam, tam.

Heureusement que le ridicule, il tue pas.

-Vous moquez, là ?

-Moi, pas du tout.

-Je vous assure, avant, je mettais la charrue

avant les bœufs, j'allais toujours trop vite.

Une fois, je suis passé pas loin de la bavure, et je me suis dit, plus jamais ça.

-En attendant, je te vois pas souvent au manif, contre les violences policières.

-C'est peut-être parce que j'enquête

et l'enquête avance.

Figurez-vous que votre hypothèse pourrait matcher avec les résultats de l'ADN.

-Mon hypothèse ?

-C'est parcellaire, mais on en a assez pour affirmer que sur la croix Huguenot,

c'est l'ADN d'une femme.

J'ai du nouveau concernant les coups de fil à la groupie de la reine d'Angleterre.

Hop, une liste se dégage.

Que des membres de la communauté protestante ?

-Alors, je vais aller les interroger un par un, et.

..-T'es complètement malade ?

-Quoi ? -Surtout pas !

Parce que si la femme mystérieuse, c'est la comtesse, qu'est-ce qu'ils vont faire ?

Ils vont la protéger, babaches !

-Mais quoi, ça, liste ?

-On voit rien.

-Ah oui, si.

-Messier de Bernac.

-Il y a le monsieur de la mairie qui m'a appelé.

Il me dit que vous savez proposer que les stades, ils portent le nom de mon fils.

-Oui.

C'est le lieu de ses premiers exploits.

Naturellement, on le fera pas sans votre accord.

-Vous l'avez.

-Merci.

-Elle arrive.

-Ah, bien !

-Alléluia de bijoux !

-N'en faites pas trop, capitaine, non plus.

C'était si urgent.

Vous auriez pu venir me voir au temple.

-Ouais, mais il n'y a que l'urgence qui compte à Wattels, comme dirait tonton Clunet.

Si vous en prie, voilà.

En fait, je voudrais vous montrer un truc.

Ça, c'est une liste.

C'est des gens qui ont tous appelé "monsieur".

Et moi, je voulais savoir si vous les connaissez.

-Bah oui, je les connais.

-Ah !

-Bah oui.

Ce sont les fidèles du temple.

Et pourquoi ils auraient appelé ce monsieur ?

-Ah bah ouais, pourquoi ?

Pourquoi qu'ils l'ont appelé ?

C'est bizarre, hein ?

Et vous savez quoi, ce qui est encore plus bizarre ?

C'est que c'est une seule personne qui a appelé "monsieur" éloin

avec les téléphones de tous ces gens-là.

-Ah !

Et vous savez qui c'est ?

-Je sais pas, mais à part vous, qui c'est d'autre qui connaissait

tous ces gens sur la liste, là ?

-Bah, je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Bah leur famille, j'imagine.

-Leur famille, mais oui !

Mais t'es con pour pas que tu m'aies pas dit.

-Désolé. -Désolé, vraiment.

Ça nous a échappé. -Merci.

-D'ailleurs, en parlant de ça, la comtesse, elle est

pas considérée comme une chef de famille, aussi ?

-Ah !

Je vois très bien où vous voulez en venir.

Vous croyez que tous les protestants, c'est comme la mafia ou comme une secte ?

-N'importe quoi !

C'est pas ce que j'ai dit !

J'ai dit, est-ce que la comtesse, elle connaît tous ces gens-là, oui ou non ?

-Bah pourquoi vous lui demandez pas ?

-Et pourquoi vous répondez pas à mes questions ?

-Ecoutez... Tous ces gens,

ce sont nos donateurs, nos chers donateurs pour notre vente

annuelle de charité.

C'est pour ça que nous les voyons.

-Quand vous dites "nous", c'est qui ?

C'est vous et la comtesse ? -Oui.

Alba m'accompagne.

Son soutien est de poids.

Et elle est très respectée.

-Ah !

Ça, ça arrête de le dire, hein !

Et alors, quand elle vous accompagne,

comme ça, la comtesse, est-ce que, des fois, elle

fait des trucs un peu bizarres, drôles, particuliers ?

-Particuliers ?

-Bah oui, je sais pas, genre demander tous les 5 minutes

pour aller pisser ou pour téléphoner, par exemple.

-Ah, ce genre de choses !

Bah oui, bien sûr,

parfois, ça arrive, hein !

Surtout

quand il y a ces satanés téléphones qui sont déchargés. -Ah !

Son téléphone, il se décharge souvent.

Mais genre, il s'est déchargé combien de fois ?

10, 20, 30, 40 fois ?

-Oui, enfin... Oh, écoutez, je sais plus !

Je sais plus, je sais plus !

Je sais pas où est-ce que vous voulez vraiment en venir, capitaine,

mais je pense sincèrement que vous faites mauvaise route

pour notre chère comtesse.

-Votre chère comtesse, comme vous vous dites, elle est pas coupable tout seul, hein !

La complice, le vengeur masqué anonyme.

Alors, faites gaffe à lui, parce qu'il s'en est pris un monsieur en scène.

Ce serait dommage qu'il s'en prenne

à une petite créature comme vous aussi, frangile !

-Oh, mon Dieu ! -Oh, mon Dieu !

-Consuelo !

Consuelo !

Ah !

Bonjour, Consuelo.

Je suis venue vous présenter

mes condoléances.

-Votre fils a fait un geste qui me touche, mais c'est pas sans raison

de croire qu'il m'apporte vous cette ouverte.

-Vous n'imaginez tout de même pas que je.

.. Enfin,

vous me connaissez depuis longtemps. -Jamais

vous n'avez supporté la réussite des lois.

Jamais. Déjà un catholique, fils d'immigrés espagnols sans le sou,

qu'on a porté un triomphe parce qu'il a rapporté

une coupe à la ville. C'était proche des blasphèmes, hein !

-Je n'ai prouvé aucune jalousie. Je voulais simplement pas

qu'elle lois prenne les règnes de mon entreprise.

-Votre entreprise ?

Mais c'est même plus vous qui dirigez.

-Alors, il fallait un moyen, hein, pour garder encore le contrôle.

-Quand c'est là, je...

-Pour vous,

la vie d'un domestique vaut moins que celle d'un chien.

-Oui, mais excusez, je voulais pas vous déranger.

Je suis désolé.

Pour Eloi.

-Alors, on va aller faire la perquisition

chez la comtesse. Là, t'as si à ton pote, elle croit que.

..-Je suis comtesse, faut pas se cacher.

-Ah bah là, j'arrive.

-Youhou !

-Bienvenue, Mame

la Duchesse.

-Si je suis duchesse, alors vous êtes commandant.

Vous m'attendiez, pourquoi ? -Bah une chose de perquise, comme d'honneur. -Encore ?

-Bah ouais, mais pour chez Monsieur Anselm,

ce coup-ci, chez vous. -Mais de quel droit ?

J'appelle mon avocat.

-Vous l'aimez bien, ce mot-là, avocat, hein ?

Vous préférez pas un truc plus rigolo, genre concupissant, enrichi.

T'as vu, je t'avais dit qu'elle est chiante.

-Bah allez-y !

Appelez votre avocat, vous savez ce qu'il va vous dire ?

Il va vous dire, "En fait, quand il y a des soupçons, on a le droit de fouiller.

" -Même chez une comtesse.

-Ego, les filles, les non-binaires, allez, on y va.

-Disoué.

-Viens-y.

Fouillez là-bas, partout.

-Alors, vous avez trouvé quelque chose ?

-Un phare dans la bibliothèque.

Je suis sûr qu'elle plante des trucs, la meuf.

-Pourquoi toujours vous en prendre à moi ?

-Bah j'en sais rien, un réflexe de classe.

-Non, puis vous avez rendu visite à des protestants dans le coin.

Et vous êtes servi de leur téléphone à tous, là.

-C'est quoi, cette nouveauté ?

-Pourquoi une nouveauté ?

Vous avez pas été voir tous ces gens-là sur la ligne, là ?

Quand vous avez été chercher des sous avec votre posturelle, la mame jeune.

-Bien sûr, j'ai jamais demandé à utiliser

leur téléphone pour appeler qui, d'ailleurs.

-J'en sais rien, moi.

Qui ça pourrait être bien ?

Ah, peut-être M.Heloop.

-Mais pourquoi je l'aurais appelé ?

-Je sais pas, moi.

-Peut-être qu'il vous faisait du chantage.

Et pourquoi il me refait du chantage ?

-Je le sais pas, c'est pour ça qu'on est là.

Réfléchissez deux minutes.

-Vous croyez que j'ai un dossier intitulé "Chantage solida ?"

-Bah non.

Mais je crois que vous avez une théorie.

La théorie, ce serait un cathode

qui fait chanter une protestante,

et sa ligne de vie, elle devient toute petite, petite.

Au début, vous n'y croyez pas du tout, à cette histoire de conflits religieux.

Là, vous y croyez beaucoup trop.

-C'est l'avantage d'être athée, parce qu'on croit pas tout ce qu'on croit.

On change de vie comme de chapka.

-Alors... -Attention, c'est précieux.

-Quoi ? C'est plus précieux qu'une vie ?

Ou c'est plus précieux que ce qu'il y a dans votre ordi ?

-Qu'est-ce que vous cherchez exactement ?

-Quand je le trouverai, je vous le dirai. C'est quoi ?

-Je vous ai déjà dit que c'était précieux.

-Ah, mon Dieu, c'est précieux, c'est précieux, c'est précieux !

-Ca va, mame, la comtesse.

-Précieux, c'est mystérieux.

-Il y a du mystère là-dedans ?

Qu'est-ce qu'il y a comme mystère ?

Oh, mystère.

Ah...

C'est ça ?

C'est ça, la raison du chantage ?

Depuis quand vous le savez, que vous êtes l'arrière-grand-mère de Lucas ?

Et puis comme si Eloi vous l'a dit ?

-Eloi s'imaginait que...

Si j'avais une descendance catholique,

tout allait se résoudre.

-Vous en avez parlé, votre fils ?

-Je n'ai pas eu le temps.

M. Eloi est venu me voir la veille de sa mort.

Et puis franchement, j'attends que mon fils m'en parle lui-même.

-Bon.

Donc, vous en avez parlé à personne.

Ca veut dire que si M. Eloi lui racontait cette histoire-là, à tout le monde,

alors là, l'image de la grande prêtresse de la tolérance !

-Aluche !

Il vous a menacé ?

-Il m'a menacé, oui, mais je n'ai pas cédé.

-Mais bien.

Pourquoi j'aimerais pas être votre avocat ?

Parce qu'il va en chier

pour prouver votre innocence.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Oh, bah, rien du tout.

C'est votre mère

en soupçonne de meurtre,

celui de votre copain Eloi.

-Non, enfin, c'est ridicule. Maman !

-Tais-toi.

Ne te mêle pas de ça.

Vos soupçons sont de françois, mais surtout aberrants.

-C'est vous qui êtes aberrant.

Dites-le à votre fils que vous savez tout.

-Quoi ?

Tout sur quoi ?

-Bah, tout sur tout.

-Pour quoi ?

-Tout sur tout.

Tout sur tout.

-Tout sur tout.

-Mais tu le savais ?

-Eloi s'imaginait que la preuve que j'avais une descendance

catholique suffirait pour que je donne mon accord

à votre soi-disant restructuration.

Je ne sais jamais sous la menace.

Jamais.

-Et après ?

Tu l'as quand même pas tué pour qui c'est, ce mot ?

T'as pas fait ça ?

-Ouais, non.

Pas fait ça.

Par a tout cas, si c'est elle qui l'a tué,

il a fait avec quelqu'un, un petit complice qui s'en...

Sur en scène, peut-être.

Hein ?

Maman, quant est-ce ?

-Mais réponds, dis quelque chose !

-A quoi bon ?

Si même toi, tu me crois capable d'être une meurtrière.

-Eloi était mon meilleur ami.

Et jamais Joséphine.

Tu lui as toujours rejeté.

-Ta fille ne sait pas que tu es son père.

Tu crois que tu vaux mieux que moi ?

-Eh ben... ambiance !

Vous êtes bonne pour la garde de vue, même la comtesse.

-T'es innocent.

-Pas la seule que j'ai. Je me mets dedans dans mon nez aussi.

Allez.

This way, please !

-Je ne sais pas si c'est ma mère qui a tué Loi.

Peut-être qu'elle aurait pu le faire parce qu'elle avait peur qu'il dévoile un secret

qui nous concerne tous.

Joséphine, Loi et moi, nous avions fait un pacte.

Mais on peut pas vivre dans le silence.

Alors aujourd'hui, je vais vous dire la vérité.

Je suis le père d'Elsa.

... Et ma fille...

Je te demande pardon.

...-Ah ! Madame la comtesse !

Si vous voulez bien.

Viens, aimable.

Merci.

This way, please.

Faites place à Madame la comtesse.

Nous allons procéder à une petite

reconstitution entre nous.

Voilà.

-Encore une fois, Madame de Blenac,

vous n'êtes pas obligé de vous prêter à cette soi-disant reconstitution.

Ça n'a aucune valeur juridique.

-Qui c'est qui a dit que ça en avait une ?

-Laissez mettre.

J'ai donné mon accord à cette mascarade.

Je suis à vous, capitaine.

-Bien aimable. Allons-y.

Tout se passe

dans cet endroit.

-Ca démarre par un bel après-midi de clair de lune.

Vous avez donné rendez-vous à M.

Eloua.

Vous lui avez donné rendez-vous ici, précisément,

au pied de la croix de la Sainte-Marie.

-Pure spéculation !

-Bon, durant Moretto, on est pas aux assises.

Vous n'allez pas m'interrompre tous les cinq minutes.

J'ai appris mon texte et vous me faites perdre le fil.

Je recommence.

M. Eloua vous attend souriant la banane.

Il est content, pourquoi ?

Parce qu'il est persuadé que vous êtes d'accord.

Vous allez accepter

qu'il restructure votre boîte familiale.

Et il est content aussi d'entrer dans la famille des deux barnacs.

Oui, il va devenir le tonton de votre petite fille.

Alors, il s'élance vers vous

souriant les bras ouverts

et il attend son bisou.

Comme quand il était petit.

Voilà, il s'avance.

Mais le bras avengeur et séculier de votre famille

élance le poignard ancestral pour s'écrouler

sur lui.

Bande de bol, y a pas d'accessoiriste.

Alors vous, qui dans une vie antérieure avez

été une immense comédienne, vous improvisez.

Mon Dieu, pas de poignard. Tiens, une pierre.

J'avais à m'en servir pour l'abattre le chien, le chien galeux.

Et paf !

Il tombe à genoux.

Il ne comprend pas ce qui lui arrive.

Et paf ! Le deuxième coup.

Fatal et meurtrier, il s'effondre.

Non, sans avoir arraché votre magnifique croix huguenote

qu'il tient

au plus profond de son poing.

Voilà, enfin, grosso-merdo, c'est comme ça que ça s'est passé, je pense.

Est-ce que je veux dire maître ou pas ?

Non, ça n'a pas l'air. Bon, on va faire reconstitution en 3D. Voilà.

Tu vas jouer le bon satélois là-bas avec les bras en crocs et tout le bordel, vas-y.

Et madame la comtesse, vous allez jouer madame la comtesse, d'accord ?

Avec la vieille pierre.

Venez, venez, venez. Voilà.

Vous allez arriver, on ne fait que la fin, parce que, bon,

les Didascali, tout le bordel, on s'en tape.

Je vous donne l'accessoire.

Voici.

Et vous allez vous approcher de la future victime et lui assainir à grands coups.

Attention, les trois coups sont frappés, le rideau

se lève, à vous.

Elle s'avance.

La vengeance, la ronge.

La douleur est plus forte que tout.

Elle lève enfin les bras et...

Vous voyez bien que ma cliente est incapable d'un tel geste.

Eh ben, on s'en tape.

De toute façon, c'est une reconstitution entre nous,

hein, madame la comtesse ? Si ça se trouve,

j'ai fait semblant de ne pas pouvoir. Voilà.

Elle m'enlève les mots de ma bouche. Alors ?

Je vous demande la levée immédiate de la garde à vue.

D'accord, on va faire comme ça.

Sauf que, peut-être que madame la comtesse, elle avait un complice.

Ben oui.

Son petit amant, monsieur Anselm. Et peut-être

que c'est lui qui l'a aidé à... Et pourquoi pas le pape ? Le pape ?

Vous connaissez le pape, ou ?

Ben, il fallait me le dire, hein.

Non, je sais pas, peut-être que.

si c'est pas vous... Ben, c'est une hypothèse.

Si c'est pas vous, c'est peut-être une autre femme.

Que votre amant protège.

Tic, tic, les petites cornes.

Des boules, hein. Bon, en tout cas, pour la levée de la garde à vue,

vous verrez ça que le procureur, c'est lui qui décidera.

D'accord ?

Merci, madame la comtesse, si vous voulez bien y aller.

Charlotte, ma chérie, si tu veux, raccompagner madame la comtesse.

Ah, maman Mariette !

Maman Mariette !

Vous m'avez inquiété, capitaine, c'était si important.

Ah ouais, là, il va falloir ouvrir vos esgourdes, maman. - Un thé ?

Pas le temps !

Ouais, Paula, c'est OK ? - C'est OK, capitaine.

Vous faites comme on a dit tout à l'heure.

Merci, j'ai compris. Allô ?

Bon, vous.

Allô ?

J'ai attendu au médecin.

Oui, c'est ici. J'aimerais réserver une chambre

pour la semaine prochaine, s'il vous plaît.

Attendez, j'ai besoin du calendrier.

Si vous avez une avec vue

sur l'arrière du jardin, c'est monsieur Solana qui m'adresse à vous.

Ah, c'est gentil, mais monsieur Solana, il est.

.. C'est quoi, votre nom ?

Non, il n'y a pas de place, merci, au revoir, madame.

Mais c'est pas comme ça qu'on parle aux gens, capitaine.

Je sais, je suis mal poli, je peux pas m'empêcher.

Bon, alors, vous avez reconnu la voix, ou quoi ?

Vous êtes sûre ? Vous avez jamais entendu cette voix-là, nulle part ?

J'ai l'oreille absolue, capitaine.

Ah, un m'laque conteste !

Oh, quoi encore ?

Votre posturelle n'avait pas votre maison, par hasard.

Absolument pas, elle n'a aucune raison d'y être.

Si, parce que maintenant,

je sais que c'est pas vous qui avez téléphoné à monsieur Aéloi.

Mais c'est pas une nouveauté.

Une nouveauté ? La nouveauté, c'est que on le sait maintenant, toutes les deux,

qui c'est qui a téléphoné à monsieur Aéloi et qui c'est qui l'a buté.

Non, je vois pas de quoi vous parlez.

Vous le savez très bien. Ça fait un moment que vous le savez.

Que c'est madame Jeanne, votre pastourelle.

Non, mais pas les gens en prison !

Pour quelques coups de fil, rien ne prouve que c'est elle.

Qui, qui, qui, qui, qui, qui quoi ?

Vous allez lui trouver un alibi à elle aussi ?

Vous allez lui dire

"Ah, mais je sais pas, moi.

On m'a dit meurtre, mais j'étais avec monsieur Anselme

et avec madame Jeanne.

" Vous faites ménage à trois, tout, c'est ça ?

Vous tombez bien à bas, capitaine.

C'est l'hôpital qui se fout de la charité ?

Pourquoi vous la protégez ?

Parce qu'en fait,

ça peut faire de la mauvaise pub pour mon temple.

Je vous signale quand même qu'elle a essayé de buter votre amant.

Mon amant, comme vous dites, n'est plus en danger. Vous êtes sûr ?

Parce que si ça se trouve, elle a essayé

de le buter dans la serre, là, parce que lui,

il a vu qu'elle avait buté monsieur Éloi.

Voilà, de pire en pire.

Vous croyez vraiment que je la cache ?

Allez-y. Allez-y, moi !

Je suis plus à une partie de ce surprens.

Eh ben, je m'en fous ! Parce que j'aimerais faire des piquetitions quand je veux !

Vous me faites toujours engueuler, j'en ai marre, moi !

Anselme ?

Anselme ?

Anselme ?

T'es où ?

Anselme ?

Oh, ben, t'es là ?

J'ai des comptes de la peuple raie.

On peut les vérifier, si tu veux ?

Oui, plus tard, plus tard.

Où tu vas, comme ça ?

À la forêt de Sainte-Guillaume, je dois vérifier la coupe.

Sûrement pas. Je te rappelle qu'on t'a retrouvé

inconscient il y a moins de deux jours.

Et je me sens parfaitement bien.

C'est elle qui t'a mis dans cet état.

Cours toujours.

Marleau était là.

Elle pense que je lui cache quelque chose ou quelqu'un.

Mais c'est toi, non ?

Tu protèges une femme, une autre femme que moi, n'est-ce pas ?

Je ne protège personne.

Moi, je suis capable de te couvrir.

Tu l'as bien vu, parce que je t'aime.

Mais toi, elle, c'est ta maîtresse.

Quoi ?

Sois pas humiliant, s'il te plaît.

Mais de quoi tu parles ?

C'est toi que j'aime. Comment tu peux en douter ?

Dis-moi pourquoi tu la protèges en selle, s'il te plaît.

Comarade.

Ça va, Linda ?

Elle pourrait bougner où ?

A Monsieur Martin.

Je vais venir deux minutes.

Vous auriez pas présenté votre pastourelle à votre copain mort ?

Pastourelle ? Vous me parlez de... Votre pastourelle, la nana qui fait la messe

au matin, Madame Jeanne.

Elwa est venue une fois au temple,

par curiosité, pour comprendre l'avantage

de ma famille, par ouverture d'esprit aussi.

Ça a été très bref, on les a présentés.

Très bref ? C'est pas ça.

Votre copain, c'était un coureur, non ? Le grand Sathélois.

Il n'y a pas qu'à Dagobert qui mettait la culotte à l'envers.

Aux gonzesses aussi, par exemple.

Sa logeuse, la fosse horgliche du jardin d'admin sort.

Et puis,

un syndicaliste aussi. Quoi qu'avec elle, il y en a dans ça.

Nulle forteresse n'est imprenable.

Pardon ? Pourquoi pas impénétrable tant que vous y êtes ?

Je vous dis ce qu'il m'a dit, quelquefois.

Belle théorie, ça.

Donc les gonzesses,

c'est comme des murs qu'on peut défoncer à coups de catapulte.

C'est pas de la culture du viol, ça ?

À mon avis, qu'un oui.

En tout cas, s'ils avaient...

S'ils avaient quoi ? Ils avaient couché ensemble ?

Voilà. Je pense qu'il me l'aurait dit.

Au bosseau, c'est pas sûr.

Bah non, parce que vu ce qui jouait entre vous

et puis sa famille,

c'est pas sûr qu'il vous ait pris comme confident.

Non, ça, c'est pas sûr.

D'ailleurs, vous m'avez pas dit que la dernière fois que vous l'avez vu,

il y avait là un petit peu inquiet avec le petit mot

qu'il avait reçu sur le pare-brise de sa voiture.

J'aurais dû insister sur ça.

Pourquoi vous pensez à quoi, exactement ?

Je sais pas, votre théorie à la con, la choule, forteresse imprenable.

Parce que votre curette

dans le genre sacré

forteresse imprenable était pas mal, elle, non ?

Ah, donc c'est elle que vous accusez maintenant ?

Ah !

On m'appelle ? Qui m'appelle ?

Excusez-moi ?

Oui, allô ?

Capitaine, sa propos d'enceinte, il est sorti en forêt, tout seul,

mais il avait l'air vraiment bizarre, vraiment.

En forêt ? Bah... rentre ou sort, forêt.

Tu m'as fait peur.

Capitaine me cherche, c'est toi qui l'a prévenu ?

Bien sûr que non.

Et Alba a compris que c'était moi.

Je l'aime.

Si tu savais comme je l'aime...

Je sais, je sais.

Plus que Dieu.

Ce que j'aurais voulu, c'est qu'il reste avec moi la vie entière.

Bien sûr, mais... Jeanne, il faut que ça s'arrête.

Tu peux pas continuer comme ça.

Il est merveilleux.

Son meilleur ami, c'est Martin.

Je sais.

Je sais que tu l'aimes pas beaucoup, Martin, mais moi, moi, moi, tu m'aimes, moi.

Bien sûr, ma Jeanne.

Alors pourquoi tu me le dis jamais ?

Tu m'as abandonné quand j'étais petite, mais je t'aime quand même.

Non, je t'ai pas abandonné.

J'ai quitté ta mère.

Eh ben, j'ai pas fait la différence !

Je suis tellement heureux quand t'es arrivée ici, tu sais.

Moi, ce que je veux plus, c'est que les hommes que j'aime s'en aillent.

Jeanne, Jeanne...

Allez, coude.

Chut !

Toi, t'es partie.

Et tu m'as laissée toute seule avec maman.

Mais maman, elle était complètement folle !

C'est pour ça que tu m'as laissée toute seule avec elle ?

Tu m'as jamais protégée !

Tonton, tu m'as jamais protégée !

Oh, papa !

Quand je t'ai poussé,

je voulais pas que tu tombes.

Je sais, je sais.

T'inquiètes pas, t'inquiètes pas.

Faudrait pas que tu leur dises ce que tu m'as vu.

Je pars tourner à l'hôpital.

On va dire que c'est moi, d'accord ?

D'accord.

Que c'est moi parce que je voulais pas que tu les pousses.

Oh, je t'aime, papa.

Je t'aime.

Qu'est-ce que t'as fait de ta total énergie ?

Du greenwashing ?

Vous plaisantez ? C'est vous qui me fais pas... Oh non ! Là, je suis avec mon papa.

Ne lui faites pas de mal, s'il vous plaît.

C'est ma fille.

Donnez-moi la bûche. On n'est pas dans Twin Peaks.

Voilà.

Viens, Paulin.

Alors, l'emmenez. Je reviens tout à l'heure.

Papa ! Oui, papa, il va revenir ce soir après la garderie.

Voilà.

Je suis désolé.

J'aurais dû tout dire à votre mère, mais elle est tellement fragile.

Bon, maintenant, c'est au moins qu'il faut tout dire, d'accord ?

Parce que votre fille,

avec Eloin, c'est un peu comme vous avec Joséphine.

Gâteau, protestant.

C'est des amouras possibles, c'est ça ?

Mais Eloin, amoureux de Jane... Eh...

Peut-être qu'il était pas amoureux, lui.

Peut-être qu'il n'y avait que elle, l'amoureuse, hein, votre fille.

C'est peut-être Juliette sans son roméo.

Une tragédie... érotomaniac, on va dire, un truc comme ça.

Hein, monsieur Anselm ?

Alors, maintenant, vous avez moins compté.

Vous étiez sur la colline, avec les scouts.

Et après, qu'est-ce qui s'est passé ?

Après, j'ai...

J'ai aperçu Jane qui... qui parlait avec un homme.

Alors, j'ai...

J'ai laissé mes scouts continuer tout seuls et...

je me suis approché.

Jane, faut que t'arrêtes de m'appeler.

De m'envoyer des messages, des mots, tout le temps.

C'est du harcèlement, donc faut que tu arrêtes.

Non, mais... J'ai aucune raison d'arrêter, mon chéri.

Ose dire... Ose dire que tu ne m'aimes pas.

Mais je t'ai jamais rien promis, moi.

Tu vois ?

Tu ne réponds pas à ma question.

Allez. Jane, écoute, je suis désolé.

Si t'as cru à un moment donné qu'entre nous, il y avait un début d'histoire.

D'accord ? Je suis désolé.

Mais bien sûr que j'y ai cru.

Mais oui, j'y ai cru. Parce que tu vois bien, c'est une évidence entre nous deux.

Tu sens cette évidence ?

Oh, je suis prête à tout pour toi.

Je suis prête à trahir les miens, à trahir ma foi.

Je suis toute à toi, tu es toute à moi.

Mais tu vois bien que c'est pas normal.

Arrête. Écoute, tu vois que c'est mieux pour toi.

Quoi ?

Tu veux m'abandonner ?

Tu vas m'abandonner et tu penses que c'est mieux pour moi ?

Mais t'es fou, toi !

On n'est pas des ados.

Tu t'es fait des idées. Ça n'existe pas, tout ça.

Si tu veux penser que c'est de ma faute, il n'y a aucun problème, mais lâche-moi !

Ça, ça va pas être possible.

Tu sais pourquoi ça va pas être possible ?

Parce que t'es mon âme sœur, t'entends ?

T'es mon âme sœur.

Lâche-moi, lâche-moi.

Je suis ta flamme jumelle et aucun lien.

Rien ni personne ne peut briser les liens

qu'on a ensemble. T'entends ?

Embrasse-moi.

Je te crois pas. Tu mens, t'es un menteur.

Bon, écoute-moi, là.

Tu te calmes, OK ?

Si j'ai accepté de te voir aujourd'hui... C'est parce que tu m'aimes.

C'est parce que je veux qu'on reste amis.

Est-ce que c'est possible ?

Jeanne, est-ce que c'est possible ?

Amis ?

Amis ?

Non !

Non !

Alors ?

Éloi !

Éloi !

J'ai mal à mon cœur.

Il est trop mal à mon cœur.

Viens !

Éloi !

Mon amour !

Alors ?

Éloi !

Oh non !

Je savais pas quoi faire.

Jeanne s'était mis à courir.

Vous allez trouver ça sans te déplacer,

mais j'avais peur qu'elle tombe.

J'ai descendu voir Éloi

pour l'aider.

Mais...

il était mort.

J'ai ramassé la pierre et je suis parti.

Pourquoi vous l'avez pas dit

depuis le début ?

Rien n'est simple quand la vie dérape.

C'était sa fille, tu le savais ?

Hé !

Ce serait pas à vous ça ?

C'est Éloi qui me l'aissait à vous faire.

Pour moi ?

Oui.

Je sais pas comment c'est possible,

mais je t'ai cru coupable.

Et je pense que je me le pardonnerai jamais.

Il n'y avait pas eu autant de secrets

entre nous.

Moi aussi j'ai besoin d'être pardonnée.

Faut nous occuper d'Elsa et de Lucas maintenant.

Et dans le sel ?

Et dans le sel.

Allez, allez.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je vais donner le coup d'envoi.

Quoi ?

T'as pas le temps ?

Oui.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Je peux te parler ?

Oui, oui, bien sûr.

Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.