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Les enfants, nous allons commencer.
Un peu de silence, s'il vous pla�t.
Sergeyev, o� vas-tu ?
Tu peux m'expliquer ce que tu fais ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Viens par ici. Dis-moi ce qui ne va pas.
Je veux claquer la langue, comme les autres.
Tu ne peux pas faire �a. Tu es le chanteur principal.
Les autres ne savent pas chanter.
Mais toi, tu chantes tr�s bien, Sergeyev.
Retourne � ta place. Tous � vos places !
Eliseeva, ce n'est pas ta rang�e.
Arr�te de changer de place.
Reste tranquille. C'est bien.
Surtout n'oubliez pas vos positions, c'est important.
Tr�s bien.
On va commencer par les chevaux.
Tout doucement.
Puis crescendo.
Le 1er groupe reste silencieux.
� "plaines de la Russie",
vous commencez � claquer la langue tout doucement, tout doucement.
Quand Sergeyev commence � chanter,
vous d�marrez piano,
pianissimo.
C'est clair pour tout le monde ?
Eliseeva,
Krasko, vous voulez que je me f�che ?
Katya, allons-y.
� travers les vastes plaines
De la Russie
Les h�ros cavalent sans fin
Ce sont les h�ros de l'Arm�e rouge sovi�tique
Stop.
Sergeyev ! Mais que se passe-t-il ?
Tu dors ?
J'ai pas envie.
- Tu n'as pas envie de quoi ? - De chanter.
Qu'as-tu envie de faire, alors ?
Quel est le probl�me ? Qu'est-ce qui te prend ?
Vas-tu chanter, oui ou non ?
Non.
Dans ce cas,
tu viens me voir sur-le-champ
et tu dis � voix haute devant tous tes camarades :
"Je ne veux pas chanter."
Je ne veux pas chanter.
Plus fort, Sergeyev.
Ils doivent tous pouvoir entendre
et bien comprendre
que tu les trahis sans raison valable et par caprice.
Hier encore, ta m�re �tait en pleurs dans mon bureau !
Tu n'as aucun respect pour tes parents ni tes amis.
Tu te fiches compl�tement de tes camarades.
Et tu veux �tre un Pionnier...
Je veux pas chanter ! Je chanterai pas !
Je veux claquer la langue ! C'est tout !
Je viens voir le Dr Gorsky.
- Vous avez rendez-vous ? - Oui, Olga Krasko.
Je l'appelle.
Dr Gorsky, une dame vous demande.
Olga.
Tr�s bien.
1er �tage, bureau 301.
- Mettez �a sur vos chaussures. - Merci.
Ce n'est pas vraiment un fantasme.
Quand je vous demande de me parler de votre premier fantasme,
il s'agit plut�t d'�voquer un moment
de grande excitation sexuelle
qui aurait �ventuellement men� � la masturbation.
Ce mot me d�go�te.
Ne soyez pas g�n�e.
Il est normal que les enfants explorent leur propre corps.
La masturbation est naturelle,
une �tape n�cessaire � la d�couverte de son propre corps.
Je n'ai jamais...
Vous ne vous �tes jamais masturb�e ? Peut-�tre touch�e, caress�e ?
Non, je n'ai jamais fait �a.
Vous n'avez jamais jou� au docteur ?
Je me souviens de mon premier orgasme.
Olga, pour l'instant nous abordons vos exp�riences de 1 � 6 ans.
Je sais.
J'ai eu mon premier orgasme � 4 ans.
� quel �ge ?
4 ans.
Je croyais que vous ne vous �tiez jamais masturb�e ?
C'est vrai. C'est un probl�me de vocabulaire, je pense.
Mais comment avez-vous pu avoir un orgasme
� un si jeune �ge sans utiliser vos mains ?
Tout se passe dans ma t�te.
Depuis que je suis petite.
Je serre juste les cuisses et...
Alors parlez-moi de votre premier orgasme.
J'�tais allong�e sur mon lit.
J'imaginais que j'allais � l'�cole
apr�s avoir �t� tortur�e par les nazis.
J'�tais du c�t� des partisans.
J'avais des b�quilles,
des bandages aux mains et aux jambes, j'�tais couverte de sang...
L�, j'arrive � l'�cole
et tous les enfants m'entourent et m'acclament :
"Olga, bravo !" "Olga, tu fais partie des h�ros !"
Et je me sens si fi�re, si h�ro�que.
Ils me crient tous que je suis une h�ro�ne.
Vous avez joui ?
Veuillez m'excuser.
Vous avez donc eu un orgasme � 4 ans ?
Oui. Et tr�s souvent par la suite, mais dans d'autres contextes.
Quand vous vous masturbez maintenant,
c'est toujours dans le r�le d'une partisane ?
Non, je ne suis pas compl�tement folle.
C'est enti�rement li� � mon enfance.
Je voulais simplement faire partie des h�ros Pionniers.
- Qui donc ? - Vous savez, les h�ros Pionniers.
Valya Kotik, Marat Kozey, Zina Portnova...
Vous �tes surprenante, Olga.
� vrai dire, je n'avais jamais rien entendu de tel.
Les filles, venez voir.
Gorshkov dit qu'il a vu une Volga, noire et avec les lettres "M.E.S.".
- C'est pas vrai ! - J'y crois pas.
Ils sont partout. Ils espionnent les enfants sovi�tiques...
et les �crasent avec leur voiture.
Gorshkov raconte n'importe quoi. Mon oncle Kolya a une Volga.
- Tu crois que c'est un espion ? - Peut-�tre.
- Tu as regard� son passeport ? - Non.
Vous �tes b�tes. Oubliez l'oncle Kolya,
Il y a des voitures comme �a dans toutes les villes.
Toutes avec les m�mes lettres :
M.E.S. : "Mort aux Enfants Sovi�tiques".
C'est �crit en tout petit. On peut � peine le voir.
Je vais regarder le passeport de mon oncle Kolya.
Imaginez si c'est un espion !
J'ai peur, les filles.
J'ai une ic�ne dans ma poche pour me prot�ger.
En quoi elle pourra te sauver
si les enfants sovi�tiques sont traqu�s dans tout le pays ?
On rentre ensemble ? J'ai peur.
Il faut qu'on les retrouve et qu'on pr�vienne la police.
On va tous les d�noncer.
Gorshkov a vu la voiture o� ?
Je lui ai pas demand�.
Je ne me suis m�me pas chang�e.
On en parlera � la cantine.
N'en parlez � personne.
Katya, d�p�che-toi, Palych va �tre furax.
Sergeyev, je t'appelais.
- Tu es sourd ou quoi ? - Attends une seconde.
Tu viens manger ?
Je veux finir ce niveau, d'abord.
C'est en train de refroidir.
On mange quoi ?
De la viande, Sergeyev.
Sergeyev...
Mange des l�gumes, c'est bon pour le cerveau, d'accord ?
Allume la t�l�. J'en ai marre de regarder le dos de ta chaise.
Attends une seconde.
T'es vraiment dingue, Sergeyev.
- 150/100. - Normale.
Tu peux y aller, Andrey. Je vais faire la sieste.
- R�veille-moi pour les infos. - OK.
- Tu veux de la soupe aux choux ? - Non, merci.
Grand-m�re, je peux prendre le dernier ?
D'accord, mais ne mouille pas ton doigt pour tourner les pages.
Promis, mais elles ne sont pas faciles � tourner.
J'y arrive tr�s bien, moi.
Ne le salis pas, sinon je ne te le pr�te plus.
Katya !
Chut, fais comme si on n'�tait pas l�.
Regarde qui c'est.
- C'est qui ? - C'est papa !
Papa, c'est toi !
J'ai sonn� plusieurs fois. Bonjour, ma puce.
Tu joues encore aux partisans ?
Shurka, tu m'as fait peur. Je viens de commencer � distiller.
Je m'en doute, �a sent jusque dans le couloir.
- Va faire tes devoirs. - Et n'ouvre pas la porte !
Quelle puanteur !
Le raid a dur� 12 jours
et a r�v�l� les profondes d�faillances d'une soci�t�
dont l'indiff�rence
ne fait qu'ouvrir la voie � tous les vices.
La police a r�cemment d�mantel� un r�seau
op�rant dans un appartement sovi�tique anonyme.
Il s'agit d'un commerce florissant.
Ce contrebandier sera s�v�rement puni pour ses crimes.
Selon le code p�nal,
il encourt non seulement une lourde amende,
mais �galement une peine de prison.
En rouge,
les villes particuli�rement touch�es
par le vice de la contrebande.
Ces organisations op�rent souvent en pleine ville
et multiplient les m�thodes de fonctionnement.
Les services de police sont actuellement engag�s
dans une lutte sans merci
contre la contrebande.
Ce sujet ne doit pas �tre pris � la l�g�re.
Nous vous demandons, nous vous supplions,
de ne pas fermer les yeux sur de tels agissements.
Si vous connaissez quelqu'un qui viole la loi,
contactez imm�diatement les services de police.
Pourquoi tu ne dis rien ?
Je viens de vider mon sac chez ton psy � la con.
Je me sens vraiment merdique.
Alors, il te conseille quoi ?
Il dit que je devrais me trouver un agriculteur.
Pourquoi un agriculteur ?
Pour me faire labourer trois fois par jour.
Et qu'est-ce qu'il dit sur tes crises de panique ?
Elles sont dues au fait que je ne connais pas d'agriculteur.
Par cons�quent, j'ai de nombreux d�sirs refoul�s.
Quel salaud, ce Gorsky.
Il est chiant et clairement en manque.
- Il m'a aid�e, moi. - Tu d�connes.
Il m'a conseill� d'assister � une op�ration chirurgicale.
Et quand je me souviens de ce que j'ai vu...
C'�tait horrible, Olga.
50 kg de viande sanguinolente juste devant moi sur une table...
Le chirurgien m'a demand� :
"�a va ? Vous avez envie de vomir ?"
J'ai dit non.
Quand il a utilis� le scalpel, je n'ai pas eu peur du sang.
Je regardais les organes expos�s de cette femme.
Ils avaient les mains dans ses entrailles.
L'op�ration a �t� longue ?
- Dans les 40 minutes. - Je n'aurais pas pu.
Je n'avais pas peur, c'est juste que...
Ce n'est plus vraiment...
un �tre humain, sur la table.
C'est juste...
un morceau de viande sous anesth�sie.
C'est juste que...
Le concept d'�me immortelle, c'est des conneries. De la po�sie.
Gorsky est un con.
Il n'aurait pas d� t'envoyer l�-bas.
Il dit que je vis dans le flou et que j'ai besoin de clart�.
Et alors ? Tu en as trouv� ?
Pas vraiment.
Sergeyev, c'est ton anniversaire.
On devrait sortir et f�ter �a.
On pourrait inviter Katya et Olga.
J'ai dit non.
Oui ?
Et alors ?
Qu'ils arr�tent leurs conneries.
�a reste � la premi�re personne, �a a �t� approuv�.
S'ils veulent pas gagner d'argent,
tant pis pour eux, ils finiront par bosser gratos.
Allez, Sergeyev.
Tu veux vraiment pas de f�te ?
Pourquoi t'es comme �a ? On devrait f�ter �a.
Vas-y, toi.
On pourrait aller � Novgorod. On emmerde Moscou !
Arr�te de r�ler.
Je veux rien faire, alors l�che-moi.
Sergeyev, t'�tais pas comme �a, avant.
C'est ton putain de boulot, c'est �a ?
On s'en fout, de ce job.
D�missionne.
On pourra quitter Moscou. Tu n'as qu'un mot � dire.
C'est ton anniversaire.
� quoi sert l'argent si on est seul et malheureux ?
- T'as envie de parler ? - Oui.
Eh bien, pas moi.
Salut, Vanya.
On a le feu vert, on peut faire ce qu'on veut.
N'oublie pas de m'envoyer les liens de surveillance
avant demain, 8 h 30.
Trouve des titres accrocheurs, �a �vitera les questions.
On balance �a � l'antenne ce soir. � plus.
Sergeyev...
Pourquoi tu n'�cris plus ?
Tu as compl�tement arr�t�.
Fous-moi la paix.
Je n'�cris plus, parce que j'en ai marre, des mots.
Les mots, je dois encore en trouver 4 000 d'ici ce soir.
Je n'ai pas envie d'aller o� que ce soit f�ter quoi que ce soit.
�a me fait chier.
J'en ai marre, de tout �a.
Allez, laisse-moi tranquille.
Comme �a.
�a contourne le foie et les poumons
pour aller directement dans le c�ur.
Puis �a se dissout et passe dans les veines,
direction le cerveau et les organes.
C'�tait quoi, cette salet� sous la baignoire ?
L'odeur �tait insupportable.
Ces trucs �taient en train de pourrir dans mon bocal.
J'ai eu un mal fou � le nettoyer.
Tu l'as vid� ? Grand-m�re, non ! Tu as tout jet� ?
�videmment, que j'ai tout jet� ! J'�tais cens�e en faire quoi ?
Pourquoi t'as fait �a ?
Tu vas pleurer pour �a ?
C'�tait pour l'�cole, c'est �a ?
- Non. - Alors arr�te de pleurer.
- C'�tait quoi ? - Laisse-moi tranquille !
Tu es vraiment le portrait crach� de ton p�re.
Tu vas o� ?
Tu dois manger, d'abord !
Oh, et puis merde...
Olga...
Merci beaucoup.
Tu as le sc�nario pour demain.
Le chauffeur a du retard, il sera l� dans 15 min.
D'accord.
- Tu veux un th� ? - Non, merci.
- J'y vais, alors. - Salut.
J'�teins la t�l� Je t'�cris une lettre
Pour te dire que je ne peux plus regarder ces conneries
Je ne le supporte plus
Je bois et je pense � toi
Le t�l�phone a sonn�
Il fallait que je me l�ve
Que je m'habille et que je sorte courir
Mais je m'en fous Je suis �puis� et malade
Je n'ai pas dormi la nuit derni�re
J'attends une r�ponse
C'est le seul espoir qui me reste
Bient�t l'�t� s'ach�vera
Cet �t�...
GLOIRE
Pourquoi ?
Tu es debout, ma puce ?
Tout va bien. J'en ai pour une seconde.
Que cherches-tu ?
Il est l� !
C'est bon, on peut se rendormir.
SERVICES DE POLICE
D'accord... Et comment va Olga ?
�a va. On s'est pris une cuite, il y a pas longtemps.
La classe.
Pourquoi tu d�primes, Sergeyev ?
Je ne vois pas pourquoi on f�te les anniversaires.
On est cens� �tre heureux, ce jour-l�.
Petit, tu l'�tais.
Non, c'est faux. Pourquoi on devrait �tre heureux ?
Parce qu'on est en vie.
Mais �a nous rapproche de la fin.
Tu r�vais de quoi, quand tu �tais petit ?
D'accomplir un acte h�ro�que.
Oui, moi aussi.
- Ton r�ve s'est r�alis� ? - Non. Et le tien ?
Je suis venu � Moscou.
Comme tout le monde.
Petit, je voulais inventer une pilule qui emp�cherait les gens de mourir.
Je faisais des croquis pour montrer comment elle r�animerait les organes.
Je faisais des exp�riences dans un bocal.
J'aimerais retrouver ces croquis. J'aurais pu sauver l'humanit�.
Je devrais accomplir un acte h�ro�que.
Sauver une vie...
Ou devenir une M�re h�ro�que.
"Il y a toujours de la place pour un acte h�ro�que dans une vie."
Non, il n'y a pas de place.
Pour un acte h�ro�que ?
Pour la vie.
T'es dans un sale �tat, pas vrai ?
Non, j'en ai juste ras-le-bol, de tout �a...
Ma vie commence � peine et je suis d�j�...
au bout de ma vie.
Arr�te. C'est la saison, tout le monde est d�prim�.
- Et la maison, �a avance ? - Non.
J'ai pas d'argent.
Et puis...
J'en ai marre de tout.
Reste. On se prendra une cuite.
Je peux pas, j'ai l'expo des millionnaires.
On expose les millionnaires, maintenant ?
Non, on expose juste des cro�tes hors de prix pour eux.
Bon, d'accord, un shot et j'y vais.
�a marche.
Il y a une voiture pr�s du march�.
Marina en a vu une pr�s d'un magasin. Et toi ?
Rien pour l'instant.
� mon avis,
on devrait en parler � l'�cole ou pr�venir la police.
�a fait super peur.
Et s'ils sont l� pour nous faire du mal ?
"Et si..." Si mamie avait des couilles, ce serait papi !
C'est trop t�t pour en parler.
Sergeyev, tu surveilles, les filles et moi on y va.
Non, je veux pas y aller.
- On devrait en parler � la police. - Arr�te de faire ta poule mouill�e !
- C'est peut-�tre rien. - Non.
Celle pr�s du march� a le sigle "M.E.S." �crit en blanc.
Punaise !
Osipova, �a va pas ?
Tu es une octobriste, cache �a.
Je dois faire pipi, je vais aux toilettes de l'�cole.
L�cheuse !
Bon, d'accord.
Vous restez l�, je vais surveiller la porte.
Au besoin, appelez la police.
Bonjour.
Je suis dans les bouchons. Je serai en retard pour l'audition.
Dans deux heures ?
En fait, j'ai eu un petit accident.
Non, rien de s�rieux, mais �a risque de prendre du temps.
Le tournage est demain ? Dans deux jours, alors ?
OK.
Merci. Au revoir.
Sergeyev, je crois que c'est une M.E.S. !
C'est gribouill� sur la porti�re.
Il faut qu'on le suive !
On attend l�, il finira par sortir.
Qui ?
Le P�re No�l, cr�tin... L'espion, pardi !
On doit pr�venir l'�cole, tu crois ?
Va leur dire, je reste l� et je surveille.
D'accord.
On fait quoi, maintenant ?
Je peux t'aider ?
Non.
Alors pousse-toi, s'il te pla�t. Je m'en vais.
Non, vous ne partez pas.
Allez, pousse-toi.
Non.
Tiens.
Allez, prends ! Pourquoi tu me regardes ?
Je ne veux pas de votre argent.
Qu'est-ce que tu veux ?
Pousse-toi, j'ai dit. O� sont tes parents ?
- Ils travaillent. - Pourquoi tu n'es pas � l'�cole ?
Est-ce que �a va ?
Je te ram�ne chez toi ?
Sergeyev !
Laissez-la ! La police arrive. On sait qui vous �tes.
Arr�tez �a tout de suite !
Pour des octobristes, c'est honteux.
Je vais vous donner de l'argent pour une glace et vous partez, OK ?
On reste jusqu'� ce que la police arrive.
Si vous nous touchez, on crie.
Pourquoi on attend la police ?
- Vous tuez des enfants sovi�tiques. - On sait tout.
- Je vois. - Vous feriez mieux de tout avouer.
�a suffit, ce petit jeu.
- �cartez-vous de ma voiture. - Pas question !
Mon travail est tr�s important. Je traque les espions.
Si vous me faites perdre mon temps, ils vont s'�chapper.
Vous �tes qui ?
Tu veux voir mes papiers ?
MINIST�RE DE L'INT�RIEUR
Je peux y aller, maintenant ?
Qu'est-ce qui est �crit sur votre porti�re ?
C'est rien, des imb�ciles l'ont ray�e.
Je dois y aller, les Pionniers.
On n'est pas encore des Pionniers.
Ne dites rien � notre �cole ou on ne sera jamais des Pionniers.
Je ne ferai pas �a. Mais restez sur vos gardes.
J'aurais pu �tre un espion.
Vous avez une voiture M.E.S.
Vous en croisez beaucoup, dans vos enqu�tes ?
Je suis press�. Au revoir.
Au revoir.
Bravo, Sergeyev. Toi et tes M.E.S...
Voil� la salade !
Les gars, arr�tez de travailler !
- On est pr�ts � faire la f�te. - Kolya, passe le pain.
Vous faites de la place.
On le coupe maintenant ?
- Les filles, du vin ? - Oui.
Un whisky.
Du vin, pour moi.
Andrey, je voudrais te dire... Porter un toast...
C'est toi, le cerveau, ici.
Merci, Oleg.
Bon anniversaire !
Il est bon, ce vin.
J'ai dit n'importe quoi. C'est pas sorti comme je voulais.
Bon...
Andrey.
On a un petit cadeau pour toi.
Merci.
- C'est un halt�re qui fait r�veil. - Cool.
Ouvre-le.
C'est un halt�re.
Comme �a, tu pourras faire ta muscu et conna�tre l'heure en m�me temps.
- Super, merci. - On a mis du temps � choisir.
�a m'aidera � rester en forme.
Bon anniversaire !
Andrey, j'ai besoin de toi chez Gazprom, demain.
D'accord.
C'est ton anniversaire ? Attends.
On devrait faire un calendrier des anniversaires.
Merci.
Joyeux anniversaire, Andrey. Plein de bonnes choses.
Merci.
�a ira pour le texte de Potanin, demain ?
- Ce sera pr�t pour 8 h, �a ira ? - OK, mais pas plus tard.
Amuse-toi bien, d�sol� d'avoir d� parler boulot.
- Profitez-en ! - Merci.
On mange ?
Donne-moi une assiette.
Salut, Olga.
Merci.
Katya est venue me voir.
Au bureau.
Ouais...
Oui, je l'ai d�j�.
� Novgorod ?
Je sais pas. Peut-�tre ce week-end.
OK, salut. Merci.
- Vous avez d�j� trinqu� ? - Oui, mais on peut recommencer.
Allez, on reprend un verre.
� ta sant� !
- Comment �a va ? - Bien, merci.
Bonjour.
Que fais-tu l� ? Tu attends quelqu'un ?
Non. Je suis l�, c'est tout.
Je te laisse, alors.
- Excusez-moi ! - Oui ?
Vous faites du mal aux criminels ?
Es-tu une criminelle ?
- Pas moi. - Qui, alors ?
Pourquoi tu ne r�ponds pas ?
Vous leur faites du mal ?
Mais non, pas du tout.
Je ne le crois pas.
Au revoir.
Retournez travailler.
Encore toi ?
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Allons dans mon bureau. N'aie pas peur.
Raconte-moi ce qui se passe.
Quelqu'un t'a fait du mal ?
Non.
Dites,
si j'�tais au courant d'un crime sans le d�noncer...
je pourrais quand m�me devenir Pionni�re ?
De quel crime s'agit-il ?
Je ne peux pas vous le dire.
Bon...
�a d�pend de ce que c'est.
Si c'est vraiment un crime,
tu ne pourrais pas devenir Pionni�re.
- C'est quelque chose de grave ? - Oui, tr�s.
Tes parents te frappent ?
Non.
- Tu veux du th� ? - Non, merci.
Tu es une petite fille tr�s polie. Je vais faire du th�.
Pour que personne n'ait � mourir.
Salut, Katya.
Je t'entends mal.
OK, �a marche.
All� ?
�coute, Katya...
J'ai un mauvais pressentiment.
Tu peux venir, s'il te pla�t ?
Oui, j'en ai pris pas mal.
J'en sais rien.
Mais je flippe compl�tement.
Tu es s�re ?
Dis-leur que tu as oubli� d'�teindre le fer � repasser.
OK.
Non, �a ira.
J'ai juste...
un tr�s mauvais pressentiment.
D'accord... Salut.
Asseyez-vous.
- Tout le monde les a ? - Oui.
Sortez vos bo�tes,
et posez-les bien gentiment sur les tables.
Vous les posez bien gentiment...
sur les tables.
Cessez de ricaner !
- Elles sont toutes sign�es ? - Oui !
- Dr Lena, entrez. - Bonjour.
Vous pouvez les prendre.
O� est ta bo�te ?
- Je l'ai oubli�e � la maison. - Comment �a, tu l'as oubli�e ?
Apporte-moi ton cahier de textes.
Je vais l'�crire pour que tu n'oublies pas.
APPORTER EXCR�MENTS DANS LA BO�TE D'ALLUMETTES
Tu as vraiment oubli� ?
Elle va te massacrer...
J'y arrive pas.
J'ai r�ussi � faire une petit crotte ce matin,
mais je n'ai pas r�ussi � l'attraper.
Punaise...
Qu'est-ce que je dois faire ? C'est trop la honte.
Essaie de pousser plus fort.
Mais tu comprends pas ? J'y arrive pas !
Tu as une bo�te ?
- Oui. - Donne-la-moi.
Qu'est-ce que tu fais ?
Surveille la porte.
Ne laisse personne entrer.
Katya, c'est de la triche !
- Tu en as besoin ou pas ? - Tu penses que �a passera ?
- Katya, �a va ? - Oui, attends une seconde.
Tiens.
Et s'ils s'en rendent compte ?
Mais non... Je dirai rien.
Parole d'octobriste.
Katya, t'es ma meilleure copine.
Et le travail, �a va, Olga ?
Quel travail ?
La s�rie t�l�. Vous �tes peut-�tre fatigu�e.
Oui, je suis fatigu�e.
Vous devriez faire un break. Vous reposer.
Dr Gorsky, je n'en peux plus de ce cercle vicieux.
Vous vous souvenez du conte de l'oie d'or ?
Ils se retrouvent tous accroch�s � elle par cupidit�.
Une longue cha�ne de gens accroch�s les uns aux autres et � l'oie d'or.
J'ai l'impression de faire partie de cette cha�ne.
Sauf que l'oie est faite de merde, pas d'or.
Je ne sais plus comment le conte se termine.
Vous avez l'impression que votre vie est merdique ?
Ce n'est pas une impression, c'est tout simplement un fait.
Changez de job, alors.
Consacrez votre �nergie � autre chose.
Que voulez-vous faire ?
Aucune id�e.
Quelque chose qui a du sens, j'imagine.
Je crois que je suis compl�tement paum�e.
Va voir ailleurs, OK ?
Je te g�ne ?
Vas-y, dis-moi ce qu'ils ont supprim�.
J'ai m�me pas regard� cette merde.
Voil� ce qu'on va faire : qu'ils m'indiquent des lieux
qui pourraient leur convenir
et je verrai si c'est possible ou pas.
Si on est coinc�s, on fera sans, c'est tout.
On a aucune raison de le faire gratos, de toute fa�on.
�coute, va voir ailleurs, OK ?
Fais quelque chose.
Lis un livre.
Je peux aller dans une autre pi�ce, si je te g�ne.
Arr�te de me fixer.
Mon amour, pourquoi tu ne joues pas un peu ?
Fais une pause.
Finis �a plus tard, c'est pas grave.
Je vais � Novgorod.
- Maintenant ? En pleine nuit ? - Je serai de retour demain.
Je peux venir avec toi ?
Non.
S'il te pla�t.
- Sergeyev, je t'en supplie. - J'ai dit non.
Attends, prends au moins un cale�on et des chaussettes propres.
Pourquoi tu pleures ?
Je t'aime. Et tu souffres.
Au revoir.
Ne bois pas trop.
On y est.
Allons-y !
- J'ai bien ferm� ? - C'est rouge !
Allez, viens.
Ne traverse pas, c'est rouge.
Laisse tomber ! Allons-y.
- On va o� ? - Je ne dirai rien.
Qu'est-ce que tu mijotes ?
C'est une surprise. Tu verras bien !
N'aie pas peur, tu vas vite tout savoir.
- Vraiment ? - Vraiment.
- Bonsoir. - Bonsoir.
J'ai r�serv� pour 22 h au nom de Katya.
Parfait. Vous avez fait votre choix ?
On peut jeter un �il ensemble ?
Nous avons 3 chambres disponibles :
caverne, cosmos ou gothique.
- On peut les voir ? - Bien s�r.
Le th�me caverne.
Cool, non ?
Il y a une chemin�e. Qu'est-ce que tu en penses ?
Pas mal.
- Et toi ? Tu aimes ? - Oui, c'est pas mal.
J'aime bien.
Regarde-moi �a ! On est dans l'espace !
Cool...
Regarde, c'est la Grande Ourse.
- O� �a ? - Juste l� !
- Alors, tu en penses quoi ? - C'est pas mal.
Cool !
C'est une chambre de vampire ! On prend celle-l� ! On la prend.
- Et une bouteille de Chivas. - Bien s�r.
La douche est super !
- Vraiment ? - Oui, il y a des menottes !
Je suis ta prisonni�re.
Tu vas me mordre ?
Allez, on trinque.
Fais attention.
Viens l�, m�chant vampire...
Viens sucer mon sang.
Allez !
�a le fait pas, hein ?
Non, cet endroit est sympa.
C'est juste que je suis crev�.
Est-ce que tu m'aimes ?
Oui, beaucoup.
Tu ne la quitteras jamais, n'est-ce pas ?
Jamais.
On devrait y aller.
Moi, toi.
Moi, toi.
GLOIRE
Tue-moi, Katya.
Tue-moi.
�a fait trop mal.
Merci.
Non, je veux pas.
Je veux pas.
Non...
Je t'en prie.
Je veux pas !
Putain...
Pardon ? Qu'est-ce que vous avez dit ?
J'ai dit : "Putain."
J'accomplis un acte h�ro�que chaque jour.
Je prends le m�tro, ou du moins j'essaie.
J'essaie de conduire...
et je panique en plein trafic.
Imaginez ne pas pouvoir vous d�placer dans cette ville immense.
Je passe mon temps � me demander comment �viter ces crises de panique
qui me d�truisent chaque jour.
Qui d�truisent ma vie.
Malgr� mes phobies, j'accomplis un acte h�ro�que chaque jour.
Pourquoi vous ne dites rien ?
Je vous �coute, Olga.
Je veux juste �tre normale !
Est-ce que vous pouvez me soigner ?
Vous pouvez me soigner ou pas ?
Vous voudriez une pilule magique anti-phobies.
Mais cette pilule n'existe pas, Olga.
Alors travaillons sur mes phobies avec des exercices de visualisation,
ou ce que vous faites d'habitude.
Mais arr�tez de me diss�quer.
Ma vie sexuelle n'a aucun rapport avec ces crises de panique !
Vous avez l'air de mettre en doute
mes capacit�s professionnelles � traiter vos crises de panique.
Le fait que vous disiez de fa�on si v�h�mente que je m'y prends mal
montre � quel point vous refusez d'effectuer un travail sur vous-m�me.
Vous parlez sans cesse de votre maladie,
mais vous refusez de vous en s�parer.
C'est elle qui vous nourrit.
Parce que vous �tes une coquille vide.
Olga, vous �tes une actrice.
Vous avez besoin de vous effondrer chaque jour.
- Bonjour. - Bonjour. Vous �tes ?
Olga Krasko.
Olga, bienvenue. Voici Oleg, le r�alisateur.
- Bonjour. Asseyez-vous. - Merci.
Vous avez lu le sc�nario ?
Celui que vous avez envoy� ? Oui, bien s�r.
Tanya, donne-lui une copie.
C'est l'histoire d'une femme m�decin. M�decin l�giste, plus pr�cis�ment.
Le sc�nario est encore en cours d'�criture.
Vous avez des questions, Olga ? Olga, c'est �a ?
C'est �a. Non, pas de questions.
On peut commencer, alors.
Misha, la cam�ra.
Je dois lire le texte que j'ai re�u ?
On m'a dit que ce serait peut-�tre un autre �pisode pour l'audition.
Vous connaissez le texte ?
- Oui. - Alors allez-y, dites le texte.
Misha, allez !
Adressez-vous � moi, pas � la cam�ra.
Je r�cite juste le texte ?
Non, allez vous placer l�-bas.
Misha...
Misha !
- Vous �tes pr�te ? - Pardon, o� est le cadavre ?
- Pardon ? - Le cadavre.
Le cadavre est juste devant vous, d'accord ?
Misha, plus haut.
- Vous �tes pr�te ? - Oui.
Bon sang, Misha !
Homme inconnu, environ 40 ans.
D�c�s estim� � 6 h 30 du matin.
L�sion c�r�brale p�n�trante,
compliqu�e par un syndrome d'hypostase c�r�brale.
L'examen m�dical a r�v�l� un trauma associ�...
Non, plut�t "un trauma non-associ�".
L'examen m�dical a r�v�l� un trauma non-associ�,
une l�sion p�n�trante au cerveau et une fracture des os temporaux.
La contusion se trouve sur la surface convexe du lobe temporal droit.
H�morragie des ventricules,
taches de sang et abrasion sur le c�t� gauche du cr�ne.
Stop. OK, super.
Merci beaucoup. Tr�s bien.
Je peux essayer d'autres r�pliques. Celles-ci �taient un peu...
Non, c'est inutile.
Elle sait visiblement de quoi elle parle.
�a me va.
Au revoir.
Ravi de vous avoir rencontr�e.
�galement. Merci.
Au revoir.
Aidez-moi !
Vous �tes dingue ? Qu'est-ce que vous faites ?
Il est en train de se noyer !
Arr�tez, l�chez-moi !
Il se noie ! Aidez-moi !
- Je ne sais pas nager. - Shurka se noie ! Aidez-moi !
Shurka se noie ! Aidez-moi !
Je vous en supplie, aidez-moi !
Shurka, accroche-toi !
Par ici !
Shurka !
Aidez-le, je vous en supplie !
Oh mon Dieu, il a coul� !
Shurka !
Sautez ! Sautez !
Qu'est-ce que vous attendez ? Allez le chercher !
Sautez ! Allez le chercher !
Shurka !
Moi, Andrey Sergeyev, rejoins les rangs
de l'Organisation Pionni�re
de Vladimir Ilitch L�nine,
en pr�sence de mes camarades, et promets de ch�rir ma patrie,
de vivre, d'�tudier et de lutter comme l'entendait le grand L�nine,
comme nous l'apprend le Parti Communiste
et comme l'exige la loi des Pionniers de l'Union Sovi�tique.
Katya, qu'est-ce qui se passe ? Tu as peur ?
Non.
... en pr�sence de mes camarades...
C'est bient�t notre tour.
J'ai super envie de faire pipi.
Moi, Olga Krasko,
rejoins les rangs de l'Organisation Pionni�re
de Vladimir Ilitch L�nine,
en pr�sence de mes camarades,
et promets solennellement de ch�rir ma patrie,
de vivre, d'�tudier et de lutter comme l'entendait le grand L�nine,
comme nous l'apprend le Parti Communiste
et comme l'exige la loi des Pionniers de l'Union Sovi�tique.
Moi, Katya Eliseeva, rejoins les rangs
de l'Organisation Pionni�re
de Vladimir Ilitch L�nine,
en pr�sence de...
J'y arrive pas.
Moi, Katya Eliseeva...
Moi, Katya Eliseeva...
J'y arrive pas.
Moi, Katya Eliseeva...
Moi, Katya Eliseeva, rejoins les rangs
de l'Organisation Pionni�re
de Vladimir Ilitch L�nine,
en pr�sence de mes camarades,
et promets solennellement de ch�rir ma patrie,
de vivre, d'�tudier et de lutter comme l'entendait le grand L�nine,
comme nous l'apprend le Parti Communiste
et comme l'exige la loi des Pionniers de l'Union Sovi�tique.
- Sois pr�te. - Toujours pr�te !
Vous �tes en �tat de rentrer ?
Oui. Je dois �tre � Moscou ce soir.
Vous savez...
Vous devriez plut�t vous reposer. On a eu du mal � vous ranimer.
Buvez de la vodka, faites un somme.
Vous �tes de Moscou ?
Non. Je vis l�-bas, c'est tout.
Vous avez un endroit o� aller ?
- Oui, ma m�re vit ici. - Bonne route, alors.
On va attendre le m�decin l�giste. Allez prendre un verre.
Merci.
- Olga ? - Quoi ?
J'ai un truc � te dire.
Quoi ?
Promets que tu le diras � personne. Parole d'octobriste.
Parole d'octobriste.
Mais attends.
Tu es une Pionni�re, maintenant. Parole de Pionnier.
Je ne connais pas le salut.
Comme �a. Maintenant, tu dis : "Parole de Pionnier."
Parole de Pionnier.
Mon grand-p�re est un contrebandier.
Et alors ?
- Tu ne comprends pas ? - Non.
C'est un criminel et je le prot�ge.
- Qu'est-ce que tu en dis ? - Que veux-tu que j'en dise ?
- T'es toujours ma copine ? - Bien s�r.
- Promis ? - Promis.
N'en parle � personne.
Promis. Parole de Pionnier.
Salut, Sergeyev.
Tu peux me f�liciter, j'ai enfin fini ce foutu article.
Oui, juste � temps.
On devrait f�ter �a ! Je vais chez Olga, l�.
Alors, quoi de neuf ?
S�rieusement ?
Tu plaisantes ? Un nouveau job ? O� �a ?
OK, tu me raconteras tout �a. � plus.
C'est moi.
Salut.
On y va ?
C'est trop bizarre, de te voir comme �a.
C'est comment ?
Les deux premi�res ann�es ont �t� tr�s dures.
Apr�s la tonsure, �a s'est am�lior� un peu.
Pour �tre honn�te, �a me fait flipper.
Tu es un moine, alors ?
On peut dire �a, oui.
C'est quoi, la suite ?
Tu vas passer ta vie dans un monast�re ?
C'est tr�s �trange...
Et super triste.
Ne le prends pas mal.
Personne ne peut savoir ce qui va se passer.
Ils m'ont autoris� � int�grer le s�minaire.
- Je vois. - Je vais essayer.
Tu vas devenir pr�tre ?
Si Dieu le veut.
Et toi, comment �a va ?
�a va... Je vais bien.
�a va.
- Tu vas voir Katya ? - Oui.
Dans 3 mois, �a fera d�j� 3 ans.
Tu viendras ?
J'essaierai.
C'est dommage qu'elle n'ait jamais �t� baptis�e.
Mais elle est au paradis, j'en suis s�r.
Oui, Katya est au paradis.
Elle aurait refus� qu'il en soit autrement.
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