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Original subtitles

Six kilomètres.

Bravouilleux.

C'est curieux comme nom, quoi, j'ai dit.

Par contre, on connaît Harry.

Harry, lui, c'est une énigme, en quelque sorte. Et c'est ce qu'il est.

Ses origines sont obscures.

Bien, c'est ce qu'il fait.

Je n'aime même pas la certitude, mais merde, ce serait une vraie mouille.

Pourtant, elle est plus anglaise que l'Europe.

Qui comme chacun sait le mot, mais personne n'est parfait.

Et d'où lui vient sa fortune ? Oh, non, ne sois pas si curieuse.

Non, pardonnez-moi.

Je ne voulais pas être indiscrète, ma tante, mais l'atmosphère qui venait à

bord est si étrange, et comme personne ne me dit quoi que ce soit... Eh bien, c

'est moi qui veux être votre mentor.

Sachez, chers enfants, que demain soir, les sept étoiles des Pléiades vont se

présenter dans un alignement parfait avec la Lune en leur apex.

Phénomène exceptionnel qui ne se produit que deux fois par siècle.

Que dites-vous de cela, Pauline ? Rien, je ne sais même pas ce que sont les

Pléiades. Oh !

Attendez, je vais vous montrer.

Vous n'allez pas me dire que vous croyez à la mythologie ? Je crois en la

destinée, en la folie humaine et en moi-même.

Et pas nécessairement dans cette arme.

Heureuse de la croisière ? Oui, je suis très heureuse. J'ai l'impression de

vivre un rêve.

Mais trouveriez-vous un discret de ma part de vous demander où nous allons ?

Eh bien, je vous emmène sur une petite île qui appartient au baron Orloff. C

'est une merveille. On s'y croirait dans le jardin d'Éden.

Et nous savons tous ce qui s'est passé, n'est-ce pas, Harry ?

On

est où ? On a... C'est lui ?

Attention à la peinture.

C'est tout à fait ravissant, Marc.

Enfant dit émergeant de l'écume brûlante de la mer.

Et qui a-t-il dans votre cage ? Un canon.

Un canon ? Oui, c'est la réplique d'une pièce d'armement que j'ai mise au point.

Je vais l'offrir au baron Horland.

Il adore ce genre de jouets.

Savez-vous que la presse anglaise, quand elle parle de vous, vous appelle un

marchand de mort ? Oui, je sais. Je n'ai pas eu le temps, mais il faudra que je

le remercie.

Il n'est pas fréquent que les journaux parlent de vous en termes aussi

flatteurs.

Savez-vous que ce monde presse l'an dernier me disait libertin et pervers ?

Des épithètes qui mettent en rage le Baron Croop et le vieux Tsar.

Mes chers, il faut bien avouer que c'est la mise au monde de cet enfant meurtrier

qui me permet de vous offrir cette croisière.

et les joies que nous y trouvons.

À ce propos, d'ailleurs, je vous invite à voter.

Pour moi, le maire de la guerre se trouve dans le commerce et non dans la

diplomatie.

Le monde cesse de faire appel à moi pour s'en foutre et je changerai de métier.

La guerre est autant partie de la vraie nature de l'homme.

La sensualité est tout aussi attractive.

Encore une dizaine d'années d'amour et de tuerie ne seraient pas pour me

déplaire, je dois dire.

Encore une dizaine d'années d'amour et de tuerie ne seraient pas pour me

déplaire, je dois dire.

Je commence à penser qu'il est complètement fou.

Complètement.

C'est tout ce que j'aime, je n'aime que les fous.

En ce cas, vous me semblez faible pour vous entendre.

Je me demande si c'est mystérieux, s'il ne serait pas un gigante, est-ce qu'à s

'il le fout, nous délivrerions ensemble.

Mais n'oublions pas qu'il est dans la scène en quelque sorte.

Où irais-je ? Je te fais remarquer que ça arrive.

Il est fort probable que tu serais resté un peu entreconnu, créant sa misère dans

une bassarde.

Oui, oui, peut-être.

Mais je dirais que c'est toute une conne perspective et c'est attrayant.

Tout est généreusement payé.

Oui, c'est indignable.

Mais quand j'ai accepté, j'ignorais que l'accord remporterait d'autres

obligations.

On doit toujours mettre les petits caractères en balayage avant de signer

le contrat.

C'est un piège auquel je ne me laisserai plus.

Laisse-toi prendre une dernière fois.

Je suis navrée, veuillez me déranger, mais je... Vous êtes sonnée ? Non.

Oh, Dieu.

Comment ? Ne vous inquiétez pas. Elle ne me voit pas.

Je sais ça vous dire.

C'est une glace au centin de ce côté, un miroir de l'autre côté.

Je ne sais pas quoi dire.

Votre maîtresse est encore plus étrange que je le croyais.

Étrange ? Ce n'est rien.

Si vous m'aviez vu le soir de Noël... Harry...

Harry, si je suis venu ce

soir, c'est parce que... Enfin, je voulais que vous me rassuriez et que

vous me disiez que...

Merci Harry.

Oui.

Je sais, je ne vous... Je...

Suzanne a des charmes que nous aurions pu employer à notre avantage.

Pourquoi ne pas lui demander de rester ? C'est hors de question.

Suzanne est d'une fenêtre de table, mais la secrétance repusable.

Quant à cette chère Pauline... ...

Je vous attends pour le petit-déjeuner. Si nous devons être

prêts dans les délais prévus, Baron, je dois me mettre au travail immédiatement.

Émouillamment. Mais entrez. Je vous laisse travailler. Je vous rejoindrai

tout à l'heure.

Quel moment mortel de plaisir pour les photographes.

Et toi, ma chérie, es-tu remise dans ce monde de l'art ? Tu es dormi comme un

enfant. Je trouve ta maison admirable, Karine.

Quelle parfaite restauration !

C'est vrai, j'ai l'impression de pénétrer dans un autre siècle.

Tout le mérite en revient, Alexis.

Il a fait venir un train entier des meilleurs architectes de Saint

-Pétersbourg. Et il aura fait deux années de travail avant qu'il ne soit

plus satisfait.

C'est ton mari ? Oui, très séduisant.

Quel dommage que tu sois trop déretenue.

C'est un homme qui se préoccupe avant tout de sa carrière. Il peut d'ailleurs

espérer être nommé ambassadeur cette année.

Il travaille sans relâche et même, parfois, tard ou nuit, ce qui te laisse

libre de la passer avec ta maman.

Vraiment, Green, si je te connaissais moins bien, tu me choquerais.

C'est aussi impossible qu'autrefois, quand nous étions sur toutes les deux.

Alors, Julie, est-ce que tu manges la même chose tous les jours ? Ou est-ce

que tu portes tous les jours la même robe ? Alors, pourquoi voudrais-tu que

tu couches avec lui avec la même robe ? Dois-je comprendre que tu n'es pas

fidèle à Alexis ? Oui, si je le suis fidèle !

Tu n

'imagines pas combien

je suis heureuse de te revoir.

Ah, les jeunes filles sont là.

C'est des courtisanes.

Elles savent jouer de toutes sortes d'œuvres manguées.

Marie-Berge les a fait venir exprès de France.

Des courtisanes.

Comment a-t-il pu te l'enlever ?

Mais que dire, dans ta maison, des femmes montent cette espèce. Et toi,

Karine, tu acceptes ? Il y a toujours une bonne raison pour tout ce que tu as.

Ils m'ont roule d'impatience de savoir ce que c'est.

Je ne sais toujours pas laquelle est Eve et laquelle est Delphine.

Elle disait à elle qu'elle était dans votre lit la nuit dernière.

Si vous m'espionnez, faites-le convenablement. Moi, je ne crois pas que

vous l'en faites énormément, c'est ma faute.

Je m'en sors. Voilà ce qu'il faut, je suppose.

J'ai souvent l'impression d'avoir épousé Raph le petit mot.

Raspoudine ? Oh, vous devriez raconter à Julie ce qui s'est passé entre vous.

Non, merci, ne prends pas cette peine.

Vous ne savez rien de lui.

Tu sais, j'avais toujours été intriguée par cet homme.

C'est vrai.

Jusqu'à ce que je le revois, je ne pouvais croire qu'un homme aussi laid se

séduise sur le domestique.

Mais il a les yeux d'un persan.

Un seul regard...

et on se sent fondre sur toi.

Il t'a parlé ? Qu'a-t-il dit ? Il n'a pas dit un mot.

À long moment, il m'a contemplé et puis l'attendu s'est m'a déchargé vers moi.

Et il a dénudé ma gorge.

Je l'ai fait.

Il a caressé doucement mes seins.

Lentement, tout près de la mienne.

Je croyais peut-être aller trop loin.

Vous pourriez peut-être bien d'aller lui avouer qu'en fait, vous ne connaissiez

pas la Spoutine.

Je ne veux rien.

On pardonnera cet épisode.

Mais s'il y a une chose que je n'aime plus que tout, c'est le mensonge.

Au reste du bassin du Nièvre, si j'en crois cette carte, il y a davantage de

trous sur nos lignes de défense que dans une brasse-soire.

Bravo Major, vous savez mieux que personne ne trouvait le terme qui fera.

Mettez le mot « brasse-soire » dans votre rapport.

Et soyez assurés que le plan Major sera mis au courant de votre précieuse

collaboration. Oui, oui, oui, oui, oui.

Mon cher Volinsky, vous avez l'obligation de prendre quelques jours

de vacances.

Vous allez voir votre famille.

Votre famille est à Pétrobras, Baron.

Ah oui.

Eh bien, descendez au village.

Voilà, allez pêcher, Volinsky.

Et quand j'aurai besoin, vous j'en ferai signe.

Enfin, Baron, nous avons déjà 15 jours de retard.

J'ai le droit à attendre.

Je crois que tout de même nous avons besoin de vacances.

C'est bien clair ? Oui, c'est tout clair, Baron.

Niki ! Niki ! Niki, ne pas tout de suite prévenir que nous serons 9 ou 10

pour le déjeuner.

Alors nous serons 11.

Fais graisser la table dehors et veille à ce que tout soit prêt pour accueillir

mes invités.

Vous avez la clé ?

Merci. Dis-moi, Karine, qui est Madame Harrigan, l'amie de Harry Merde ? Elle

possède la moitié des lignes de charbon qu'il y a en Amérique.

Elle est délicieuse. Je suis sûre qu'elle va te plaire.

Oui, c'est là, là.

Oh, c'est bon, oui.

Oh, c'est divin.

Regardez, Barbara, on dirait le bateau de M.

Laird.

Je ne suis déjà Malérie.

Lady Suzanne Stanford et sa nièce Pauline.

Je suis enchanté.

Voilà des années que j'attendais cette occasion.

C'est pour moi une joie.

Est-ce que c'est Harry ? Une de vos nouvelles pièces d'armement ? Oui, on

peut dire cela en effet.

Je ne viens pas ici les mains vides, je vous apporte des cadeaux pour tous.

Dites-moi, cette jeune Pauline est divine.

Est-il permis de la compter parmi vos cadeaux ? Je vous demande plus d'ordres

de patience, mon cher. Ensuite, je vous dirai tout.

Il y a quelques temps, à Vienne, j'ai rencontré un groupe dite au fond de l

'isard. C'est le mariage.

C'est bien ce que je pensais.

Si j'en crois mes espions, il serait une des étoiles montantes du ministère des

Affaires étrangères.

Je souhaite que vos exceptions ne se prennent pas, monsieur l'air.

Harry, ayez la bonté de m'appeler Harry.

Comme vous voudrez.

Harry, je crains qu'elle exclue une crise de l'air si vous faites durer le

mystère tout le temps.

Dans ce cas, je vais soulever le voile.

Mesdames...

Aphrodite...

Aphrodite était la déesse symbole d'amour et de beauté. Il n'y avait pas

une divinité plus vénérée qu'elle au Panthéon.

Les Grecs de l'âge d'or croyaient qu'elle avait le pouvoir de renaître

deux fois par siècle.

Et cela la nuit où les étoiles des Pléiades sont en alignement avec la

lune. Et ils célébraient cet événement dans un festival, une

fête de l'amour.

Or,

Ce phénomène céleste va se produire cette nuit.

Cette nuit ? Oui, dans quelques heures.

Mais qu'est-ce ? Ils n'ont pas oublié de s'en avoir la même couture.

Il y a des semaines qu'ils préparent leur fête.

Mais cela se fait aussi devant d'autres régions du reste.

C'est exact.

J'ai donc pensé pourquoi à notre façon ne pas rendre hommage à la belle

Aphrodite, déesse de l'amour ?

Car après tout, vous comme moi, nous voulons une partie non négligeable de

notre vie à la quête de la beauté et de l'amour.

Je pense que tous ceux qui sont présents ont lu et relu ainsi que je l'ai fait

cet impérissable chef-d'oeuvre de la littérature érotique, l

'Aphrodite de M. Pierre Moïse.

Et vous venez de m'en venir, Harry ?

Je propose un spectacle qui nous racontera un peu cette histoire.

Le livre du serment des guides.

J'ai prévu que ce spectacle se prolongerait pendant trois jours et

trois nuits. Nous serons nous-mêmes spectateurs et acteurs.

Et l'île tout entière va représenter notre scène.

J'ai donc assigné à chacun de vous le rôle qui me paraissait lui convenir le

mieux.

Alors,

J'aimerais que vous me disiez ce que vous pensez de ma fantaisie.

C'est une idée superbe, mon cher.

Tout simplement brillante.

C'est un peu comme un rêve érotique qui serait devenu réalité.

Excellente distribution des rôles, Harry. Je serais pour ma part Démocrios,

un jeune sculpteur égal en beauté imponible.

Et qui a été pris de Prisis.

Et amour de la reine Périmus, interprétée par moi.

C'est drôle.

Alexis, j'aurais un débauché. Tu n'en as un fou chez lequel l'absence de principe

est un don naturel.

Vous voyez là, aucune offense, Alexis.

J'ai gardé pour moi le rôle de nocrate.

Un philosophe qui a amassé une fortune en ingénieux moyens.

Pour qui, par ailleurs, il n'y a pas de plus grand plaisir que de fournir des

couples.

Eh bien, qui a-t-il, Barbara ?

Je lui aurais donné une objection à interpréter le rôle de la belle

Cléopâtre. Non, mais si je dois être Cléopâtre, reine des filles, le costume

me paraît très important.

Et je ne vois rien dans ma garde-robe qui convienne.

Je serais ridicule.

C'est de vous inquiéter, Barbara.

Prends une bonne poisson.

Rien de tout près.

Il a pensé à tout.

C'est vrai, ma chère, jusqu'à la participation de vos

matelots.

Oh, ils ont souvent chanté.

Et votre caisse ? Allez-vous nous dire enfin ce qu'elle contient ? Une statue

de la belle Aphrodite elle-même.

Elle sera consacrée au cours d'une cérémonie. Marie trouvera une place dans

votre temple et après notre départ, elle vous rappellera votre fête.

Oui, mais pas tant, Marie.

Admirable, cette idée.

Oui, je comprends la présence de ces deux jeunes filles, les fous.

Elles incarneront des musiciennes, oui, comme dans le livre.

C'est exact.

Toi et moi, nous allons nous aimer, chérie.

Je ne vais savoir quel effet ça te fait.

Je ne sais pas encore.

Mais il y a un investissement, tu sais.

Un peu comme un bal masqué qui durerait trois ans.

Au lieu d'une semaine.

Vous croyez que j'avais refusé ? N'est-ce pas, Karine ?

Qui doit interpéter Chrysis, la jeune fille la plus belle de tous les

bâillons, que l'on considérait comme l'arène pernassienne d'Aphrodite ?

Laissez-moi viner.

Nous ne faisons pas ceci,

Pauline. On va entrer dans l'unité séduisible.

Je vous assure que nous ne nous assouplirons que des actes qui iraient

contre notre nature.

Il n'a jamais été dans mon intention de suivre l'œuvre écrite à la lettre.

Nous allons jouer une comédie symbolique, un peu comme le font les

villageois pendant leur carnaval. Je ne participerai pas à cette fête. Vous la

donnerez sans moi.

Je vous confierai simplement trois missions, toutes innocentes.

Me demander de participer à une fête érotique.

Je vais être franche avec toi, Pauline.

J'ai envers un hilaire d'une dette très importante.

Si tu persives dans ton refus, tout le monde fera le point de ce qu'est le

ministère de la guerre, ce qui veut dire la ruine, la perte du rôle que nous

occupons dans le monde, et tout un mode de vie, enfin. Mais pourquoi, tante

Suzanne ? Pourquoi arriverait-il une chose pareille ? Mon oncle Richard et

moi...

Disons que nous avons connu une grave emblégance.

Nous avons eu des rappeurs avec un autre pour pendant quelques temps.

Le duc et la duchesse de Antioch, à la saison d'aujourd'hui.

Les nôtres que nous avions échangés sont tombés en possession de quelqu'un qui a

voulu en faire usage pour exercer un milieu de chantage et a menacé de nous

compromettre tous.

Harry Laird vient nous contrer un problème.

C'est pas une tuerie à notre tête.

Nous avons le droit, pour lui demander un conseil, et le nom de moi-même, les

lettres m'étaient retenues.

Par la personne qui vous avait fait chanter ? Oui.

J'ignore ce qu'Harry avait dit en septembre, que je n'ai jamais vu quelqu

'un ne plus écouter.

Mais alors, j'ai compris.

Le premier arrêt de lui rendre la pape qu'il m'avait faite, dès que l'occasion

s'en prétend.

Cela se passait il y a deux jours, et tu peux imaginer l'état dans lequel je me

trouvais.

L'enfant fait appel à moi et... Et c'est à moi que tu me fais dire ça.

C'est à moi de m'acheter pour celui.

Tu fais ce que tu veux.

Tu n'as rien de plus à te dire.

Tu m'attends.

Vous pourriez me rappeler que je suis une orpheline et qu'après la mort de mes

parents, oncle Richard et vous m'avez élevée comme votre propre fille.

Vous m'avez offert tout ce que je voulais.

J'ai aussi envers vous une dette dont je ne me suis pas acquittée.

Je t'assure que tu ne me dois rien pour lui.

Tout ce que je suis, je vous le dois, Mme Susan.

Eh bien, je le suis.

Ça fait toujours trois jours dans un jour.

Et puis, ceci n'est qu'un jour.

C'est une maquette que je fais faire à votre intention, Alexis.

Quelle délicate attention.

Je vous en remercie. Avec ce canon, si l'envie devait m'en rendre, je pourrais

abattre mon aéroplane.

Et avec le vrai, un vrai aéroplane.

Sa portée est d'environ 6 000 mètres.

C'est-à-dire deux fois la portée...

d'une grosse 60 millimètres.

Est-ce possible ? Oui, Alexis, je vous dis.

Sting ! Je suis sûr que notre état-major sera intéressé.

Cela n'en chèrera pas.

Oui, nous sommes un peu à court d'artillerie légère dans certaines

régions. Comment serait-il autrement dans un pays aussi basse que la Russie ?

Je vous apporterai des données balistiques que j'ai sur le yacht.

Non, ce n'est pas la peine de venir m'accompagner. Mais presque toutes mes

robes sont restées sur le mythe. Je ne crois pas que tu en auras besoin,

Pauline.

Non, reviens, soigne-toi, ma chérie.

Merci pour le délicieux déjeuner avec nous. Merci à vous d'être venus.

Et n'ayez aucun souci pour Pauline, nous occuperons d'elle.

Ça, je n'en doute pas.

Je vous remercie encore pour le bien travail.

Oh, mais c'est la moindre des choses.

J'ai prévu l'équipage tout à bord et prêt.

Vous pensez toujours à tout ? Oui, j'essaie.

Jusqu'ici, on peut se présenter bien.

Pas de message ? La fortune,

on sourit-elle ? D'après la tournure des éléments, je suppose que le filet est en

ascendance. Il n'y a rien d'attrait dans le jeu de tarot.

Alors ce n'est pas un jeu qui donne le reflet de la vie.

Les cartes que j'ai tenues ont plus souvent répondu la mort.

Ça n'a rien sur Frémont.

Les tambours de la guerre battent plus fort chaque jour.

Lâche de l'idée au cœur qui se rend au cœur.

Bon, c'est inutile.

Nous savons que les vainqueurs sont toujours les mêmes.

Zahra.

Et l'herbe.

Voilà qui me satisfait.

Bon, tiens.

C'est curieux, je n'ai vu nulle part ce canard mécanique.

Puis j'ai offert à Alexis de l'emmener. Pourquoi ? Je suis la fille de Dieu.

C'est pas vrai.

Dans le Présiste, de longues heures, je vous ai observé.

Laissez son ordre.

Laissez son ordre.

Dans le Présiste,

de longues heures, je vous ai observé.

Laissez son ordre.

Et sans l'avoir, j'ai voulu l'amour.

Je voudrais que tu manges le parfum, s'il te plaît. L'amour qui crispe des

mains.

C'est toi, Crédit ? Que faites-vous ici à cette heure, Odisse, avec le seul

sable doré pour coche ? Sa famille ne nous accepte pas.

Elle se met à meurtre et elle arrive de loin, telle et contrée, sans autre

fortune que sa beauté.

À Alexandrie, c'est là une richesse suffisante que le temps saura faire

fructifier.

Mais ce soir, nous savons dormir.

Nous accueilleras-tu sous ton plat ? Je refuserai si tu étais seule, grandisse,

car ta nature n'est que mienne et ce n'est pas la mienne.

Mais puisque cette jeune fille est ici pour apaiser l'ardeur de tes désirs...

Je veux bien vous accueillir pour cette nuit. Jamais je n'ai partagé ma couche

avec une femme.

Redis alors dans ces nuits tout ce que tu ignores.

Tu connais la maison où je vis. La porte est ouverte.

Bravo, bravo !

C'est parfait.

Je vous félicite.

J'ai surtout aimé votre façon de dire jamais je n'ai partagé la couche d'une

femme.

Vous aussi, Pauline, c'était très bien joué.

Oui, un esclave.

Car je sens bien que c'est ce que l'amour a fait de moi.

Les mots sont pour moi sans substance.

Je suis lasse de ces phrases dont tous ici m'abreuvent.

Mais que puis-je souffrir d'autres ?

Ma foi, je ne possède rien.

Car pour moi, tous les biens matériels sont conçus de mépris.

C'est la seule grâce qui te sauve à mes yeux. Toi que la bonté des dieux l'a

trop généreusement comblée.

Écoute-moi, Démetrios.

Si ton amour pour moi est d'une telle ardeur, tu devras le prouver par des

actes. Je vais te confier trois missions.

Une pour chaque nuit de la fête d'Aphrodite.

Si tu t'inquiètes de ces trois missions, je te promets d'être à toi.

Il n'y a rien que je ne ferai pour te plaire, belle Crisys.

Redis que j'accueille à ma maison, porte un collier ou pas une clé.

Fais une copie de cette clé et apporte-la moi.

Mais je dois l'ignorer et nul ne devra savoir ce que tu as fait.

Et quoi d'autre ? D'abord accomplis cette première tâche, alors je t

'indiquerai la suivante.

J'ai fait.

Et dans le plus grand des secrets.

Ne t'attends pas à ce que je te prodigue des éloges.

Car cette nuit, ta deuxième mission sera difficile et elle exigera de toi plus de

rues et d'adresses.

Ce sont des qualités qu'un bon artiste ne peut que posséder.

Un roulet de parchemin de la grande bibliothèque d'Alexandrie est caché

quelque part dans ce salon.

L'endroit où il est dissimulé est repérable grâce au son d'une petite

harpe.

Total, une boîte à musique.

Trouve ce rouleau et apporte-le-moi.

Et cette fois encore, tout le monde va admirer.

Puis savoir pourquoi ? Je ne te dirai rien de plus.

T'es manigance, mais en es-tu l'auteur ? Mettre ma curiosité à rude épreuve.

Je demande qu'un sera dévoilé devant vous.

Une de vous observera une croix sur la ciel.

Non, j'ai une croix.

Qu'est-ce que ça signifie ? Tu offriras ce soir un acte d'amour à la déesse

Aphrodite pour le plaisir de nos yeux.

Ce soir, selon la petite coutume, tu devras consommer cet acte rituel devant

tous et avec le manque au choix.

Vous semblez troublé, Julie.

Serait-ce notre divertissement qui vous chagrine ? Je ne suis chagrinée que de

moi-même. Pour avoir partagé la couille d'une personne de votre sexe. Pour avoir

éprouvé un si grand plaisir à le faire. Vous avez tort.

L'amour humain ne se distingue en effet d'une stupégrue des animaux que par deux

divines fonctions.

La caresse et le baiser.

Et ce sont les femmes qui auront perfectionné l'art.

Je continuerai à comprendre.

Que cela ne vous inquiète pas, chère Julie.

Même les philosophes et les poètes sont d'autant plus ignorants des choses de l

'amour.

L'heure est venue.

Je m'arrête dans les bras des rosses, comme souvent d'ailleurs, ce soir.

Pour un esclave, voilà ton pudeur.

Je l'ai.

Je l'ai.

Je l'ai.

Parce que maintenant, je sais que je l'aime.

Jean ?

Je suis mort d'un malheur depuis l'instant.

Mes yeux se sont posés sur toi.

Ce n'était pas sur un rivage désolé.

Mais c'était sur le pont du Gol de Harry.

Et alors ?

Crois-tu que je vais laisser la femme que j'aime être mêlée à ses rides là-ci

face à ma canale ? Je vais te garder pour moi seule, moi seule ! Non, je n

'écoutais rien ! Tu vas partir avec moi.

Viens, je vais t'emmener. Je vais t'emmener pour toujours.

Oui, je te crois, tu m'aimes.

Moi aussi.

Et je partirai avec toi.

J'irai avec toi jusqu'au bout de la Terre, où tu voudras.

Oui, alors va.

C'est bon.

Oui,

c'est promis, l'année prochaine.

J'ai fait un serment et je ne remercierai pas ma parole.

T'en prie, ne me demande pas de t'expliquer de partir maintenant.

Il faut attendre après-demain. Mais tu auras plongé plus loin encore dans un

monde que j'aurais voulu que tu ignores.

Tu n'as rien à redouter.

Peu importe ce que je verrai ou entendrai, je sais que jamais je ne

pourrai devenir semblable aux autres.

Je ne suis pas comme eux.

Et que nous réservez-vous maintenant ? Mais une bacchanale, bien sûr ! Et en

guise d'apogée à nos divertissements, la reine Bérénice affranchira devant nous

sa plus belle esclave, Aphrodisia.

Au cours d'une cérémonie conforme à l'antique tradition. Qui sera l

'interprète d'Aphrodisia ? Ah ! Et en quoi consiste son rôle ? Pour obtenir sa

libération, Aphrodisia devra s'offrir à tous ceux qui la voudront.

Chacun doutera à son gré.

Quant au reste, vous le saurez quand maman sera venue.

Voilà un rôle qui est loin d'être déplaisant.

Mais oui.

Il est tout à fait naturel que ce soit vous qui le reviennent.

Nul plus que vous n'a atteint une pareille libération. Ce qui vient

franchement paraissait impensable il y a seulement deux jours.

Voilà.

Je vais apprendre cette une dernière tâche.

Elle ne te sera pas plus difficile que les deux premières.

Je sais.

Tu demanderas à mettre ce petit objet où je l'ai trouvé, et une fois encore à la

suite de tous.

Mais, comment as-tu eu la clé ? Dis-moi comment tu as eu cette clé.

Eh bien, je l'ai fait tout.

Tu es aussi tortueux que Harry.

Qu'est-ce qui t'a donné cette idée ? Appelons ça l'intuition d'un artiste.

Quelqu'un voulait ce parchemin pour nous dire, mais l'ont copié.

Pourquoi ? J'en ai aucune idée.

Mais je pense qu'il n'a de valeur que pour autant que son propriétaire ne

saura pas que quelqu'un d'autre prend ça.

Que quelqu'un d'autre l'a fait.

Est-ce que tu sais lire, Eric ? Oui, un peu.

Ça n'a rien à voir avec moi.

Et ce texte, ce n'est pas non plus écrit en grec.

On dirait... On dirait du russe.

Est-ce que tu vois ce que ça veut dire ? Je ne comprends pas.

Je préfère nous re-savoir.

Miki ? Allons-y, très chérie.

J'ai un service à te demander.

Oui, madame ? Est-ce qu'il me plaît que tu m'emmasses avec cette lotion ? Que je

m'emmasse ? S'il te plaît.

Je commence à me demander si Aphrodite ne m'a pas ressorcelé moi aussi.

Jamais.

Jamais je n'avais profité moi.

Mon présent, c'est une femme.

Mais jusqu'ici, est-ce une sensation qui te plaît ?

Attention, ils ont été généreusement clignotés de Saint-Hirion.

De Saint-Hirion ? C'est bien ce que je viens d'entendre ? Oui, c'est un affreux

du ciel qui vient des montagnes de Macédoine.

Quand on le brûle comme de l'enceau, son effet plus timide encore.

Attentive au moindre de nos désirs !

Il est fort regrettable qu'Apodic ne relise que deux fois par siècle.

La prochaine fois que cela se produira, nous serons tous trop vieux pour

célébrer l'événement.

En admettant même que nous soyons encore vivants, avez-vous parfois la sensation

que le monde que nous connaissons, notre monde, pourrait bien toucher à sa fin ?

Pas de désespoir, Alexis.

Même dans un monde nouveau, où les valeurs seraient radicalement

différentes, il y aura toujours une place pour vous.

Et une place pour moi.

Oui, mais soit-elle aussi bonne que celle que nous occupons.

Je voudrais vous en trouver les mots qui conviennent pour vous exprimer ma

gratitude pour les plaisirs que votre amitié m'a offerts.

C'est une dette dont je voudrais pouvoir m'acquitter.

Vous l'avez déjà fait, mon cher.

Votre hospitalité est un somptueux cadeau qui comblerait le plus exigeant

des rois.

Le moment est venu.

La déesse nous appelle.

Savez-vous, mon enfant, que chaque jour vous devenez un peu plus semblable à un

fou du monde ? Les gens auraient sans doute émoussé vos sens.

Je suis mortelle, comme vous tous ici.

Je ne crois

Je ne comprends toujours pas pourquoi vous avez voulu que je sois ici.

Votre seule présence nous est indispensable.

Votre beauté rare et sans artifices donne une nouvelle vigueur au blasé que

nous sommes.

Vous possédez le pouvoir de nous inspirer l'amour, sans lequel tous nos

divertissements de ces derniers jours auraient vite perdu leur saveur.

Ce que je vois ici, vous appelez ça de l'amour

? Chère, je suis parmi un âge et un ordre qui me donnent le droit d

'appeler les choses que vous me plaît. Ce que vous voyez là est une nombreuse

forme d'amour.

Vous voyez déjà les choses dans une autre perspective, chère

Crisys ?

Et de la même façon.

Où êtes-vous ? L'archéduque Ferdinand a été assassiné.

Assassiné ? Quand ? Quand est-ce arrivé ? Ce matin, à Sarajevo.

Il a été tué par une bande de rebelles.

Franz Josef a déjà ordonné la mobilisation de ses armées.

Wolinski ? Savez-vous si Moya était là ? Je viens de le voir dans la baie,

monsieur. J'aimerais vous dire quelques mots en privé à vous.

Et puis bien sûr, vous savez ce que ça signifie.

Le bassin du Nièvre.

Mais j'étais informé que leur plus forte concentration d'artillerie est là.

C'est-à-dire au sud.

Eh bien, grâce à ces précieux renseignements, je pense que nous n

'aurons pas de mal à détruire tous leurs canons.

Dès le premier mois de la guerre.

Maintenant, contre Fonizar, j'ai un autre renseignement à vous offrir qui

vous sera fort utile.

C'est en quelque sorte la pièce de résistance.

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