All language subtitles for Law . Order S08E15 Faccia a Faccia 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

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Original subtitles

CE RÉCIT EST FICTIF.

AUCUNE PERSONNE OU ÉVÉNEMENT RÉELS NE SONT DÉPEINTS.

Dans le système pénal américain,

le ministère public est représenté

par deux groupes distincts mais d'égale importance :

la police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leurs histoires.

Même en hiver, le parc regorge de choses à manger.

Le fruit du sumac est comestible et il a la saveur du citron.

Ça n'a pas le goût du citron.

Moi, je trouve que si.

Je connais la saveur du citron. Ça n'a rien à voir.

C'est citronné.

Je peux continuer ?

Nous avons ici des viornes trilobées.

- C'est plus sucré... - Lina, regarde.

Quelqu'un a jeté des belles bottes dans le lac.

Restez avec le groupe.

Oh là là. Les pieds sont encore dedans.

La victime portait un t-shirt, un slip et des bottes de cow-boy.

On cherche ses vêtements.

La chasse aux cow-boys est ouverte ?

On dirait bien.

Il y a six blessures par balles de petit calibre

et plusieurs coups contondants au visage.

Il a macéré longtemps ?

Difficile à dire.

Peut-être six heures dans l'eau et 12 sur la terre ferme.

On a trouvé des vêtements.

Hé. Attention où vous mettez les pieds.

C'est bon.

C'est de la bonne qualité.

Les poches du pantalon ont été retournées.

Pas de portefeuille.

C'est peut-être un truc sexuel.

La prostituée l'a volé pendant qu'il se préparait.

Il paie pour une fille mais est trop radin pour aller à l'hôtel.

Scelle le périmètre et appelle la Scientifique.

Toujours aussi romantique, Lennie.

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Six blessures par balle à la poitrine et au ventre.

Quatre blessures contondantes au visage.

Les marques sur les plaies suggèrent que l'arme était une barre d'armature.

Des plongeurs fouillent le lac.

Qu'ils cherchent des dents. Les siennes ont été cassées.

Adieu, dossier dentaire.

J'ai trouvé mieux.

Il avait un implant au menton.

Le nez refait, un lifting et une diminution des lobes d'oreilles.

Il a dépensé tout ce fric pour finir en chair à pâté.

En parlant de ça, on a le contenu de l'estomac.

Veau piccata, câpres, risotto, asperges, salade.

De la roquette ou des épinards.

Cacahuètes, vin rouge et expresso.

Tout ça, une heure avant sa mort.

Il sortait d'un restaurant italien.

Et plus tôt, un sandwich au bœuf salé, moutarde et frites.

Il suivait ta diète, Lennie.

Merci.

Elles proviennent de Dookies, un bottier dans le Montana.

On a un reçu ?

Non, il a fait faillite.

Le slip et les chaussettes ont été achetés

dans un des magasins Diefenbaker, dans le Montana et les Dakota.

C'était un touriste ?

Le costume et le pardessus ont été achetés ici, chez Garibaldi. Du prêt-à-porter.

D'après la coupe, ça remonte à quatre ou cinq ans.

Il achète ses costumes à New York et ses sous-vêtements dans le Montana.

Les gants se vendent partout.

Pas d'étiquette ?

Non, seulement de la sauce marinara sur sa chemise

et du caramel sur la doublure des gants.

On a envoyé sa description à six États du Midwest.

Ça n'a rien donné.

Il devait rester à l'hôtel.

Pas de clés. On lui a fait les poches.

Malgré nos outils technologiques à 100 millions de dollars,

tout ce qu'on a, c'est un cow-boy non identifié qui mange beaucoup.

On peut limiter la recherche

à l'un des 200 restaurants italiens près du parc.

S'il n'a pas mangé chez un ami.

Dans ce cas, on ne peut qu'éliminer les quincailleries.

Le labo a découvert du caramel à l'intérieur de ses gants.

Il a aussi trouvé des cacahuètes avec le veau piccata.

Les cacahuètes grillées dans la rue.

On les sent à deux pâtés de maisons.

Interrogez les marchands près du parc.

Si seulement c'était bon pour moi.

Tu n'en mangerais pas.

Ça va ? Petite question.

Étiez-vous ici, mardi soir vers 22 h ?

Je suis là tous les jours jusqu'à 22 h.

Avez-vous vendu des cacahuètes, mardi vers 22 h,

à un type blanc qui portait

un manteau en poils de chameau et des bottes de cow-boy ?

Ah oui. Le cow-boy.

Il m'a donné un billet de 50 $ pour un sachet de cacahuètes à 1 $.

Il a pris toute ma monnaie.

Il s'est excusé. Il avait donné ses petites coupures

au serveur du Bella Flora.

Vous avez une photo ?

Vu la tête qu'il a,

ça serait inutile. Il avait peut-être un accent du Midwest.

Il portait un manteau en poils de chameau

- et des bottes de cow-boy. - Oui, je m'en souviens.

Il a dîné avec un homme. Veste en tweed, cheveux gris.

- Vous avez pris la réservation ? - Non, l'hôtesse s'en charge.

Là.

Au nom de Curren. Pas de numéro de téléphone.

Vous vous souvenez de lui à cause de son manteau ?

Non.

Avant de partir, il a regardé par la fenêtre

et il a vu un type dans une voiture

qui surveillait le restaurant.

Il m'a demandé de le faire sortir par derrière.

- A-t-il dit pourquoi ? - Non.

Ce type dans la voiture m'inquiétait.

On s'est fait braquer deux fois.

J'ai noté le numéro de la plaque.

On a du bol.

Qui a payé le dîner, la veste en tweed ou le pardessus ?

Le pardessus. En liquide.

Il a commandé le vin avec un accent italien.

L'italien de Brooklyn.

THE CARPET EMPORIUM JEUDI 6 NOVEMBRE

C'est la voiture de l'un de nos vendeurs.

- Son nom ? - John DeMayo.

- Il est ici ? - Non.

Il rentrera bientôt ?

Peut-être.

Il est en visite chez un client ?

Je ne sais pas. Laissez-moi votre carte

et je la lui donnerai à son retour.

Bon. On peut voir son bureau ?

On ne touchera à rien.

D'accord. Par ici.

Voilà.

Juillet.

Il passe beaucoup de temps sur la route.

Avez-vous son adresse ?

Oui.

John DeMayo ?

Johnny. Qui êtes-vous ?

Des inspecteurs, Johnny. On a des questions à vous poser.

À quel sujet ?

Comment avez-vous déniché un boulot où vous n'avez pas besoin de bosser ?

Je gagne ma vie comme je peux. Que voulez-vous ?

Quelqu'un vous a vu devant le Bella Flora, mardi soir.

Oui. Je m'en souviens. J'avais un rencard.

Avec qui ?

Gina. Elle m'a posé un lapin. Je suis allé dans un bar.

C'est votre sœur ?

Ce bar, il avait un nom ?

Un bar avec un nom. Très drôle.

Chez Donny, à Ozone Park. J'y ai passé la soirée.

Donny dira tout ce que vous voulez, non ?

Écoutez, j'étais venu ici pour me soulager.

On m'attend. Si c'est tout...

On se reverra, Johnny. À bientôt.

Il utilise ses tapis pour transporter des cadavres.

On a ce type

et une victime du Montana avec le visage refait qui parle l'italien de Brooklyn.

La victime est un mafieux en cavale ?

Dont les empreintes ne sont pas fichées.

Allons voir les marshals.

Désolé, je n'ai rien trouvé.

Cette personne n'est pas dans votre programme

de protection des témoins ?

Notre politique nous interdit de confirmer ou nier quoi que ce soit.

C'est à quel sujet ?

Ces empreintes sont apparues au cours d'une enquête.

Quel genre d'enquête ?

Dites-nous d'abord à qui elles appartiennent.

On a notre propre politique, M. Wheeler.

Désolé, je ne peux pas.

Appelez-nous, si vous changez d'avis.

J'ai retiré l'implant au menton pour obtenir la taille de la mâchoire.

J'ai rallongé les lobes d'oreilles, rentré les pommettes.

Quant au nez, c'est une première, il l'a fait allonger.

C'est bien lui ?

Ça lui ressemble.

- Je le croyais à Puerto Rico. - Qui est-ce ?

Nick Lagrassa, alias Nicky Shakes.

L'homme de main de la famille Virgini. Il a avoué 23 meurtres.

Il y a trois ans, il a témoigné pour le FBI.

Il a fait emprisonner des dizaines de types à perpétuité.

On sait désormais où il passera le reste de sa vie.

J'ai hâte de l'annoncer aux marshals. Merci.

Cet individu est à la morgue ?

Arrêtez avec vos foutaises. Vous avez ses empreintes et sa photo.

C'est Lagrassa ?

C'est bien lui.

Depuis quand est-il mort ?

Mardi dernier.

Six balles de calibre 22.

Des suspects ?

À nous de poser des questions.

Que faisait-il à New York ?

À vrai dire, on n'en sait rien.

Il y a une semaine, M. Lagrassa a quitté sa nouvelle résidence sans autorisation.

Il avait le mal du pays ?

Des affaires judiciaires en suspens ?

Je ne peux pas en discuter.

Je n'ai pas le temps

de jouer à la barbichette avec le procureur général.

Cette histoire risque de se retrouver aux infos, si vous refusez de coopérer.

On est en train de monter un dossier RICO contre Alberto Napoli.

Lagrassa devait témoigner qu'il a entendu

Napoli ordonner l'assassinat de Louie Bonaventura il y a cinq ans.

Napoli est un gros poisson. Il pourrait aisément tuer Lagrassa.

On prévoyait d'arrêter Napoli d'ici six mois,

à condition de trouver des preuves concordantes.

Merci pour les infos.

On prend le relais.

Désolé, inspectrice, c'est notre affaire.

Lagrassa est notre témoin.

Il l'était.

- Si vous croyez pouvoir... - Excusez-moi, M. Campos,

je ne suis pas du genre à marquer mon territoire.

Si j'ai besoin de votre aide, je vous appellerai.

Sinon, vous devrez vous expliquer devant le procureur général.

Pour l'heure,

on sait que Johnny DeMayo surveillait le restaurant.

Et que Lagrassa a tenté de l'esquiver.

Le rendez-vous de Lagrassa au restaurant, la veste en tweed ?

On est dans l'impasse.

Oui.

Un instant.

Curtis.

Où ?

Bon. Merci.

On a retracé la nouvelle identité de Lagrassa, Michael Tobias.

Il a utilisé sa carte bancaire dans un hôtel sur Madison.

J'hallucine.

Ils ont tout pris.

Oui, ils n'ont laissé que des vieilles ceintures et des boucles.

Lagrassa était à fond dans son rôle de cow-boy.

- Quoi ? Qui est ce Lagrassa ? - Laissez tomber.

Il nous faut la liste complète des appels.

Est-ce que M. Tobias reviendra ?

Non.

Lagrassa menait la grande vie.

La plupart des appels sont à des services d'escorte.

Les autres sont à l'hôtel Vogue, sur la 57e.

- Le numéro 1935 ? - Oui.

Regarde ça. Le numéro avec l'indicatif régional 406,

c'est un centre de messagerie dans le Montana.

Il l'appelait toutes les 30 minutes.

Juste avant d'appeler à l'hôtel Vogue.

Il appelle le Montana, prend le message de quelqu'un au Vogue

puis le rappelle.

Lagrassa ne voulait pas recevoir d'appel directement à l'hôtel.

Reste à découvrir qui, au Vogue, lui laissait des messages.

Savez-vous combien de clients on a ?

Non, on pourrait fermer l'établissement pour le vérifier.

M. Walerstein, je crois l'avoir trouvé.

Des dizaines d'appels à l'indicatif régional 406.

Le dernier date de ce matin.

Ned Curren de Sydney en Australie.

La carte bancaire est au nom de Brendan Hall.

Il s'est enregistré sous Ned Curren.

C'est un auteur célèbre. Il ne veut pas être dérangé par ses fans.

Je l'ai acheté pour la photo.

"Lorsque le plus beau parti au monde a enfin décidé de se marier,

"beaucoup espéraient que ce serait avec quelqu'un qui ressemblait à Jackie O."

Dieu merci pour les Kennedy.

Sans eux, des tas d'écrivailleurs seraient serveurs.

Brendan Hall ?

Désolé. Je vous ai pris pour des huissiers.

Vous voulez une dédicace ?

En fait, on est inspecteurs.

De quoi s'agit-il ?

Connaissez-vous Nicholas Lagrassa ?

Non.

Vous avez échangé des appels téléphoniques.

Et vous avez partagé une bouteille de Chianti

à Bella Rosa, mardi dernier.

Et alors ?

Il est mort.

Mort ? Oh là là.

On peut vous poser quelques questions ?

Je préfère consulter mon avocat, d'abord.

D'accord. Il vous rejoindra au poste.

M. Lagrassa voulait engager un écrivain fantôme,

afin de publier un livre sur sa vie criminelle.

Je suis venu ici pour le rencontrer.

Cette ordure a tué 23 personnes

et vous le croyez digne d'un livre ?

Une incursion dans la mafia. Le public en raffole.

Joe Bonanno a écrit un livre, Henry Hill aussi.

- Sammy "The Bull"... - Barry.

Inspecteurs, l'idée de faire de l'argent avec les crimes de Lagrassa

me révolte autant que vous.

Mais j'admets que j'étais curieux.

On a rarement l'occasion de rencontrer un vrai tueur à gages.

Donc vous avez dîné avec lui.

Ça a nécessité beaucoup d'appels secrets.

Je lui ai dit que je n'étais pas intéressé et je suis rentré.

Qui était au courant ?

Personne. Lagrassa avait insisté.

Qui a réservé à Bella Flora ?

Moi.

Vous l'aviez trouvé dans un guide ?

Le concierge de l'hôtel me l'a recommandé.

Bella Flora est très réputé.

Quelqu'un a trouvé un cafard dans sa soupe ?

Regardez bien ma plaque, Lionel. On n'est pas de la santé publique.

L'invité de Hall a été tué en sortant du restaurant que vous aviez recommandé.

Je n'y suis pour rien.

Vous avez choisi le restaurant où ce type a mangé son dernier repas.

- Vous êtes impliqué. - Écoutez,

les clients d'Attica ne seront pas tendres envers vous.

Danny Maxwell, de l'entretien.

Il m'a payé 100 $ pour savoir où Hall allait.

Je n'ai rien donné à cette folle.

Il prétend le contraire.

Il y a sa version et la mienne.

On a vérifié votre casier, Danny. Vous êtes en liberté conditionnelle.

Si vous êtes impliqué dans un meurtre,

vous passerez le reste de votre vie minable en prison.

Hall a été assassiné ?

Vous savez ce qu'en dira le procureur. Vous avez piégé Hall.

Je n'étais pas au courant.

- Qui vous a payé pour le surveiller ? - Qu'est-ce que je risque ?

Complicité, un an de prison puis vous serez de retour ici.

Un type du syndicat m'a donné 500 $.

Il s'appelle Johnny DeMayo.

Rien à signaler.

Rien à signaler.

Lennie.

Je te couvre.

Il respire.

HÔPITAL SAINT-JUSTIN MERCREDI 12 NOVEMBRE

D'après le médecin, il a un poumon perforé et des côtes cassées.

La balle a raté son cœur d'un centimètre.

Sa masse musculaire l'a sauvé.

- Il peut parler ? - À peine.

Qui aurait voulu le tuer ?

Les mêmes qui l'ont payé pour buter Lagrassa, probablement.

Les types comme lui sont remplaçables.

- Je dois le voir. - Qui êtes-vous ?

Mort Saltzman, l'avocat de M. DeMayo.

Sa mère m'a dit qu'il avait été arrêté.

Il faut qu'on parle. Vous verrez votre client après.

Rey, qu'est-ce qui s'est passé devant la porte de DeMayo ?

- Quoi ? - Tu as eu la frousse ou quoi ?

- Non, ce n'était rien. - Rien ?

Tu veux en parler ?

Ça ne se reproduira plus.

Je l'espère bien.

Est-ce qu'on doit faire ça tout de suite ?

Je ne suis pas souvent d'humeur généreuse.

J'ai discuté de votre offre avec M. DeMayo.

Il dit n'avoir rien à voir avec la mort de Lagrassa.

Ceux qui ont tenté de le tuer croient le contraire.

M. DeMayo s'est réveillé au milieu de la nuit,

alors que deux noirs cambriolaient son appartement.

Ils lui ont tiré dessus.

Comme par hasard, il a suivi M. Hall à un rendez-vous avec Lagrassa

juste avant le meurtre de celui-ci.

Inspecteurs, enlevez-lui les menottes.

Que faites-vous ?

Il n'a pas besoin de protection rapprochée.

- Il est en état d'arrestation. - Plus maintenant. Qu'il se débrouille.

Les cambrioleurs peuvent l'étouffer avec un coussin

et terminer le travail. Ça m'est égal.

Attendez.

Il veut la même chose que Lagrassa.

Quatre ans de prison ?

Un an.

Lagrassa avait avoué 23 meurtres. Mon client n'est accusé que d'un seul.

Il veut intégrer le programme fédéral de protection des témoins.

Ça dépend du procureur général.

- Vous pouvez arranger ça. - Admettons. Qu'avez-vous à offrir ?

Al Napoli.

Il a ordonné le meurtre de Lagrassa ?

Il me l'a dit en personne.

Alberto Napoli.

Que voulez-vous ?

Écartez-vous, Ronny.

FBI.

- Que faites-vous ? - À votre avis ? On l'arrête.

- Vous êtes rapides. - On le surveille.

Surveillez ça. Vous êtes en état d'arrestation

pour le meurtre de Nicholas Lagrassa. Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

- Êtes-vous les enfants de chœur ? - Quoi ?

Ça va aller, Papa.

Il a fait un AVC. Il n'a plus toute sa tête.

Vous avez le droit à un avocat.

Si vous n’en avez pas les moyens, il vous sera commis d'office.

Avez-vous compris ?

Affaire 484193, L'État contre Alberto Napoli.

Chefs d'accusation : complot en vue de commettre un meurtre,

assassinat et tentative d'assassinat.

M. Napoli, que plaidez-vous ?

- Il plaide non coupable, M. le juge. - Vous demandez une caution ?

La détention provisoire.

M. le juge, c'est inhumain.

M. Napoli a fait un AVC, il y a huit mois.

Il a besoin des soins constants d'un médecin.

Il devrait être libéré sur parole.

Il a ordonné le meurtre de deux témoins.

On veut l'empêcher de mener ses activités criminelles.

Son incarcération équivaut à une condamnation à mort.

Il y a de nombreux médecins compétents à Bellevue, M. Dobbs.

L'accusé sera placé en détention.

J'autorise les visites de son médecin traitant

et des membres de sa famille proche.

Sa famille biologique, je précise.

BUREAU D'ADAM SCHIFF JEUDI 20 NOVEMBRE

On a des milliers de photos, des centaines d'heures d'enregistrement

et seulement six photos de DeMayo en compagnie de Napoli.

Celle-ci date d'il y a deux ans.

Celle-là d'il y a deux mois.

La connexion de DeMayo est son cousin, un usurier du West Side.

On n'a aucun enregistrement évoquant le meurtre de Lagrassa.

C'est un début.

- Si vous trouvez autre chose... - M. Schiff,

le procureur général et le FBI

montent un dossier de racket contre Napoli depuis des années.

Dès qu'il sera condamné pour meurtre, vous aurez votre chance.

Traditionnellement, les poursuites contre la mafia sont du ressort du fédéral.

M. Napoli a commis ces crimes contre les contribuables de ce comté.

Ils méritent la première part.

Laissez-nous les photos.

On devrait leur céder l'affaire. Ils ont davantage de ressources.

Napoli est le dernier de son espèce.

La mafia sombrera dans son sillage.

Tu préférerais que les fédéraux s'en chargent ?

Si on échoue, ils ne feront qu'une bouchée de nous.

Je l'ai rattrapé dans le parc.

Je l'ai emmené dans le bois et je l'ai buté.

Décrivez ce que vous avez fait.

Je lui ai dit de se déshabiller.

Je lui ai laissé ses bottes.

Je lui ai tiré deux balles dans la poitrine.

Il s'est effondré. J'ai tiré quatre autres fois.

J'ai trouvé une barre d'armature et je l'ai frappé au visage.

Pourquoi l'avoir dévêtu ?

Pour l'humilier. C'est ce qu'on fait.

Pourquoi lui avoir cassé les dents ?

Parce qu'il a parlé.

J'espère que votre programme fonctionne. Je me suis fait arranger les dents.

Continuez.

Bon, d'accord.

Après ça, je l'ai jeté dans le lac.

- J'ai pris ses papiers. - Pourquoi êtes-vous allé à son hôtel ?

Napoli voulait que je découvre ce que les fédéraux tramaient.

J'entends ça toutes les dix minutes.

- Les marshals doivent me relocaliser. - Vous n'irez nulle part, M. DeMayo.

Allez. J'ai buté Nicky Shakes.

On vous en est reconnaissants.

Soyons clairs,

c'est vous qui avez abordé Napoli ?

Oui.

J'ai entendu dire que cet écrivain, Brendan Hall, était en ville

pour rencontrer Lagrassa.

Qui vous a dit ça ?

Quelqu'un qui ne veut pas être impliqué.

Cet individu peut être listé sur l'accusation

en tant que complice de complot non identifié et non inculpé.

J'ai prévenu Paul Matera

qui l'a dit à Napoli.

C'est là qu'il m'a convoqué en personne.

Il m'a dit qu'il me serait redevable si je butais Lagrassa.

On doit corroborer l'implication de Napoli.

Comment ?

À l'aide d'un témoin.

Quelqu'un à qui vous l'avez dit.

D'accord.

Je fréquente cette fille.

Elle était avec moi, quand Matera m'a remis l'arme.

Mais je ne sais pas. Nous deux, c'est l'eau et le feu.

Il s'appelle Paul Matera.

Vous l'avez rencontré avec M. DeMayo dans un parking, il y a quatre semaines.

Et si je le confirme ?

Vous devrez témoigner devant le grand jury et au procès.

Le procès de qui ?

Alberto Napoli.

Johnny m'a dit qu'il connaissait ces gens. Je ne le croyais pas.

On peut vous protéger.

Vous plaisantez, pas vrai ?

Johnny est assez bête pour croire vos conneries, pas moi.

Vous êtes sur une liste de personnes à abattre.

Ne vous méprenez pas,

votre seul espoir est de coopérer avec nous.

Après le dîner,

Johnny et moi sommes allés dans un parking sur la 23e.

Cet homme était là.

Il a remis un sac en papier à Johnny.

Johnny était gonflé à bloc.

Il a ouvert le sac. Il contenait une arme.

Il a dit que sa vie allait changer.

Une sacrée mise en examen.

Alberto Napoli, Paul Matera, Johnny DeMayo,

plus un complice de complot non identifié. Qui est-ce, le père Noël ?

On est pressés, M. Dobbs. On a d'autres affaires.

Qu'est-ce qu'Adam Schiff espère en retirer,

à part de la pub pour sa campagne de réélection, bien sûr ?

On vise la condamnation.

Avec un moins que rien comme Johnny DeMayo en tant que témoin clé ?

Même si on avait voulu la mort de Lagrassa,

l'idée de confier cette tâche à DeMayo est ridicule.

Inutile d'être un génie pour tuer un homme.

Je sais que vous vous croyez en mission mais cette affaire n'ira pas au tribunal.

Je refuse que mon client soit traité comme une bête de foire.

Requête de rejet. Il n'est pas apte à être jugé.

Depuis son AVC, M. Napoli souffre de confusion, de troubles de mémoire,

d'hallucinations auditives et de délire paranoïaque de persécution.

Il ne comprend pas les charges portées contre lui et ne peut pas se défendre.

Leurs dossiers médicaux sont loin d'être fiables.

Celui-ci diagnostique un retard mental et un QI de 61 à M. Napoli.

Celui-là, un début de la maladie d'Alzheimer.

M. Dobbs, d'après vos experts,

votre client souffre de tous les problèmes mentaux imaginables.

Néanmoins, ils contestent la présomption initiale de compétence.

Dès lors, le ministère public doit prouver que mon client est apte à comparaître.

L'État contre Feyre.

Le fait qu'il dirige une organisation criminelle parle de lui-même.

J'aimerais entendre ce que le psychiatre de la cour en pense.

Je délivre une ordonnance d'évaluation psychologique.

INFIRMERIE DE BELLEVUE MARDI 16 DÉCEMBRE

A, B...

N...

J'ai oublié.

Pouvez-vous épeler votre nom ?

J'entends de la musique.

C'est mon baptême ?

Essayons autre chose.

Comptez à rebours depuis 30, en retirant trois à chaque fois.

D'accord ? 30, 27, 24...

Allez-y.

D'où vient cette musique ?

- On chante mon nom. - Ça va, Papa. Personne ne chante.

Vous avez bientôt fini ? Il est fatigué.

Encore quelques questions.

M. Napoli, savez-vous où vous êtes ?

M. Napoli, savez-vous où vous êtes ?

À l'école.

Êtes-vous en état d'arrestation ?

L'archange Michel me défend

de parler de ça.

Savez-vous que vous êtes accusé de meurtre ?

L'archange me défend d'en parler.

Qui est l'archange Michel ?

C'est lui.

Avez-vous fini ?

- C'est l'heure de changer sa couche ? - Il est malade.

Ça vous amuse ? Il souffre d'incontinence.

- Al Napoli, le don en couche culotte. - Qu'avez-vous dit ?

- Ronny. - Vous avez intérêt à vous excuser.

Il se touche en public, aussi ?

Du calme.

Non. Cet enfoiré doit lui témoigner du respect.

Vous avez raison. Désolé.

Après avoir prétendu ne pas savoir où il était,

M. Napoli est devenu assez conscient de son environnement

pour s'écarter rapidement du danger.

Ça démontre une présence d'esprit remarquable.

Mme la juge, malgré la mise en scène du Dr Skoda en salle d'examen,

le comportement de mon client correspond

à son diagnostic de démence vasculaire, de schizophrénie

et de la maladie d'Alzheimer.

Son état de santé ressemble à un menu de restaurant chinois.

Ils ont pris des symptômes des colonnes A, B et C

- pour justifier son incompétence. - Selon M. McCoy,

mon client est un acteur si talentueux

qu'il a dupé les experts de Bellevue, l'hôpital presbytérien et Johns-Hopkins.

Mais il n'a pas trompé la caméra. La preuve est éloquente.

Il simule.

Son état de santé est une ruse élaborée pour éviter les poursuites.

C'est du chantage étatique.

Calmez-vous, M. Dobbs.

Il s'agit d'une audience de compétence.

Si la menace d'une poursuite imminente était écartée de façon permanente,

je suis sûre que M. Napoli se rétablirait comme par miracle.

Je déclare l'accusé apte à être jugé.

J'attends les parties dans mon bureau lundi, pour établir la date du procès.

L'audience est levée.

Vous voulez le tuer, c'est ça ?

Quelle sorte de gens êtes-vous ?

Ça va être sympa.

Comme le démontrent ces photos,

Johnny DeMayo était un associé reconnu de l'organisation criminelle de Napoli.

Sur cette photo, je vous prie d'identifier l'homme à sa gauche.

C'est le second accusé, Paul Matera.

Il est ce qu'on appelle un patron de la rue.

Il supervise les activités quotidiennes de l'organisation Napoli.

Selon votre expérience,

est-ce qu'un patron de la rue peut ordonner un assassinat

sans l'approbation de son chef ?

Non, pas sans subir des conséquences terribles.

Avez-vous observé M. Napoli dans l'intimité de son foyer ?

Oui. Le FBI avait un appartement dans un immeuble en face de chez lui.

Qu'avez-vous vu ?

Il parlait à sa famille,

lisait des documents et ce qui semblait être des registres.

Il recevait des visiteurs et leur parlait de manière autoritaire.

Merci.

Agent Ruggiero, vous n'entendiez pas ce qu'il disait,

- n'est-ce pas ? - Son domicile n'était pas sur écoute.

Pour autant que vous sachiez, il aurait pu dire des inepties.

Et ces registres auraient pu être des albums photos.

Oui.

Au cours des six mois où vous avez surveillé mon client,

l'avez-vous vu parler à M. DeMayo ?

Non.

A-t-il fait un signe dans sa direction ou l'a-t-il salué ?

Pas à ma connaissance.

Au cours de cette période, avez-vous vu M. DeMayo

rendre service à mon client ?

- Une fois. - Ah ? Qu'a-t-il fait ?

- Il a apporté des cafés. - Des cafés ?

Et c'est lui que mon client aurait engagé pour tuer Nick Lagrassa ?

Si ça ne prouve pas sa déficience mentale,

j'ignore ce qu'il vous faut.

Merci. Pas d'autres questions.

Un livreur ? Je lui ai apporté un café une fois.

Ressaisissez-vous, sinon ils vont vous manger tout cru.

Il a raison, Johnny.

Bon, désolé.

J'ai perdu le fil. On en était où ?

La question était : qu'avez-vous fait après avoir emmené

M. Lagrassa dans le bois ?

C'est ça, bon.

Je lui ai dit de se déshabiller. J'ai tiré deux balles dans sa poitrine.

Je veux dire, je lui ai laissé ses bottes et j'ai tiré deux fois.

Il s'est effondré. Je lui ai tiré dessus quatre autres fois.

- J'ai trouvé une barre... - Une minute.

Avez-vous mémorisé votre témoignage ?

Oui. Je veux m'assurer que ça soit clair dans ma tête.

Les jurys n'aiment pas les témoins qui ont l'air d'avoir répété.

Si vous oubliez quelque chose, continuez.

J'y reviendrai dans la question suivante.

D'accord. Comme vous voulez.

Bon.

Lagrassa avait un gros hématome sur le côté droit. L'avez-vous frappé ?

Un hématome ?

Oui, je lui ai donné un coup de pied. J'avais oublié.

Très bien. À lundi 9 h.

Reposez-vous bien.

- Lagrassa n'avait pas d'hématome. - Non.

DeMayo ment. Il ne l'a pas tué.

Il a obtenu le contrat de Napoli et il a engagé quelqu'un ?

On a deux jours pour le découvrir.

L'informateur qui a dit à DeMayo que l'écrivain était en ville.

Commence par ça.

D'après Brendan Hall, seul son avocat savait qu'il était ici.

Il a été scrupuleux. Il s'était enregistré sous un faux nom,

il ne nous a parlé qu'en présence de son avocat et seulement officieusement.

De quoi avait-il peur ?

Des huissiers, entre autres.

Ce genre d'écrivain passe beaucoup de temps au tribunal.

Voyons voir.

- Hall, Brendan. Deuxième prénom ? - Scott.

Une poursuite pour écrit diffamatoire avec son livre sur les Kennedy.

Pour 50 millions. Je comprends pourquoi il fait profil bas.

En voilà une autre.

Les accusés sont Brendan Hall, Nicholas Lagrassa et Mattawin Publishing.

Il y a une trentaine de plaignants.

Albanese Andrea, Albanese Julia.

Disanto Marie. Macavoy Diane.

Je n'ai pas la berlue. Ce sont les noms de famille des victimes de Lagrassa.

Ils accusent Lagrassa, Hall et l'éditeur d'avoir signé un contrat pour un livre.

Les familles évoquent la loi du Fils de Sam,

afin de récupérer les bénéfices de Lagrassa.

On a désormais une multitude de suspects.

Je crois avoir trouvé.

Il y a 17 ans, Lagrassa a tué le propriétaire d'un magasin de sport,

Sam Panetti. Il devait de l'argent aux mauvaises personnes.

On l'a retrouvé mort

vêtu de son slip. Ses dents étaient cassées.

Il a une fille, Victoria.

- C'est l'une des plaignantes. - Victoria. Vicky Grant ?

La seule et unique. C'est peut-être notre meurtrière.

DeMayo ne peut pas témoigner.

Si on demande un report, ça éveillera les soupçons.

Sinon, il se parjurera en avouant le meurtre de Lagrassa.

Je sais.

Interroge les plaignants au sujet de Vicky Grant.

DOMICILE DE CONNIE ZAVAGLIA JEUDI 29 JANVIER

Lagrassa a tué mon frère pour une dette de jeu.

Et vous le poursuivez ?

Le gouvernement l'a condamné à quatre ans pour le meurtre de 23 personnes.

Et là, il devait s'enrichir en écrivant un livre.

Qu'est-ce qu'en pensait Vicky Grant ?

Elle avait 12 ans, quand Lagrassa a tué son père.

D'après notre avocat, l'affaire était loin d'être réglée.

Vicky en a eu marre. Elle s'est retirée.

Saviez-vous que Hall allait rencontrer Lagrassa ?

On ne pouvait pas remettre l'assignation à l'écrivain en Australie.

Notre avocat a su qu'il était ici.

- Vicky le savait ? - Oui.

J'ai prévenu Marie qui l'a dit à Andrea et ainsi de suite.

On est toujours en contact.

Pourquoi une réunion d'urgence ?

J'espère que ça ne sera pas long. Le match commence bientôt.

- Asseyez-vous. - J'ai une grosse journée, demain.

- J'ai besoin de me détendre. - Taisez-vous et asseyez-vous.

C'est quoi, son problème ?

- Asseyez-vous. - Vous n'avez pas tué Nick Lagrassa.

- Qui l'a fait, alors ? - Vicky Grant.

Vicky ? Franchement.

Elle était au restaurant. Le maître d'hôtel l'a identifiée.

Vous avez perdu Lagrassa mais elle l'a suivi.

N'est-ce pas, M. DeMayo ?

Vous ne m'avez pas bien compris, on dirait.

Si vous ne nous dites pas tout, on vous relaxera.

D'ici la fin de la journée, vous baignerez dans votre sang,

comme le jour où on vous a trouvé.

- Et s'il parle ? - Il restera sous notre protection.

Bon, d'accord.

C'est elle qui m'a dit que l'écrivain était en ville.

On était censés enlever Lagrassa et l'emmener dans un endroit

où elle pourrait le tuer.

Mais ça n'a pas marché et elle a tout fait toute seule.

Ensuite, elle est venue me chercher.

Je me suis débarrassé du corps et de l'arme.

Vous vous êtes attribué le mérite auprès de Napoli.

Elle n'était pas au courant.

Avant tout ça, je lui ai demandé l'autorisation de tuer Lagrassa.

Vous vouliez jouer au héros. Être celui qui a buté Nicky Shakes.

Je voulais qu'on me respecte.

Vous n'avez pas dit à Napoli que votre petite amie était impliquée ?

- La police vient de l'arrêter. - C'est une catastrophe.

Elle est coupable.

Napoli l'ignorait. On ne peut pas l'accuser du meurtre.

- Il a comploté pour tuer Lagrassa. - D'après qui ?

DeMayo ? Il s'est parjuré devant le grand jury.

Tu parles d'une affaire.

- On peut le faire condamner. - Napoli écopera de six ans.

Je voulais le mettre derrière les barreaux pour le restant de ses jours.

Les fédéraux vont se rouler par terre.

Johnny DeMayo vous a dénoncée.

Un témoin vous a vue au restaurant.

D'ici demain, on aura récupéré votre arme.

Vous l'avez traînée ici pour vous vanter ?

- On est prêts à être indulgents. - Vous avez vengé votre père.

Vous ne supportiez pas l'idée que Lagrassa écrive un livre

et tire profit de ses crimes.

Vu les circonstances atténuantes, on vous inculpera d'homicide involontaire.

Mais vous devez témoigner au procès de Napoli.

Vous passerez un an en prison.

Puis vous intégrerez le programme de protection des témoins.

Lagrassa n'envisageait pas seulement d'écrire un livre.

Il l'avait déjà en main.

L'écrivain le lui avait remis au restaurant.

L'éditeur lui avait donné 500 000 dollars pour son histoire.

Il m'a offert la moitié pour que je l'épargne.

Avez-vous le manuscrit ?

Quelqu'un d'autre a tué M. Lagrassa ?

Est-ce que cette femme a agi sur les ordres de M. Napoli ?

Non. Mlle Grant ignorait que M. Napoli était impliqué.

Cela semble innocenter mon client des accusations de meurtre.

- Je demande le rejet de l'affaire. - Je suis contrainte d'accepter, M. McCoy.

Les charges visant M. Napoli ne peuvent pas être retenues.

Sauf si Mlle Grant faisait partie du complot.

Comment ? Chacun d'eux ignorait l'implication de l'autre.

L'État contre Treuber.

Mlle Grant a conclu un accord avec M. DeMayo pour tuer Lagrassa

et M. DeMayo en a conclu un avec Napoli. C'est un complot.

Le fait que la main droite ignorait ce que faisait la gauche importe peu.

Treuber ? Vous en avez le compte rendu ?

Il est trop tard pour amender l'acte d'accusation.

- Mlle Grant n'y apparaît pas. - Si, elle y est.

C'est la complice de complot non identifiée

qui a donné des informations à DeMayo au sujet de M. Hall.

- Mlle Grant est d'accord pour témoigner ? - Oui, Mme la juge.

Je l'attends au tribunal demain.

Votre demande de rejet est refusée.

La juge Larkin a accepté.

Il faut préparer Vicky Grant pour demain matin.

J'ai lu le chef-d'œuvre de Lagrassa et Hall.

- Je vais attendre le film. - Tu as tort.

Lagrassa m'a suppliée de l'épargner. Il m'a offert de l'argent.

On était face à face.

Je lui ai dit que j'étais la fille de Sam Panetti

et je l'ai abattu comme le chien qu'il était.

Ensuite ?

Je lui ai cassé les dents, comme il l'avait fait à mon père.

Je suis allée retrouver Johnny.

Cet idiot était encore au restaurant. On est allés au parc.

Il a jeté le corps dans le lac.

Je lui ai donné l'arme et il m'a déposée au métro.

- Qu'avez-vous fait du livre ? - Je l'ai gardé.

Pièce à conviction 64, Mme la juge.

Est-ce bien le manuscrit que vous avez pris à M. Lagrassa ?

Oui.

"Ma vie de mafieux, de Nicholas Lagrassa et Brendan Hall."

J'aimerais que vous lisiez le passage surligné.

"Lorsque le frère de Joey a été libéré d'Attica,

"Joey voulait qu'il ait sa propre entreprise.

"Son frère aimait le sport.

"Un magasin d'articles de sport semblait tout indiqué.

"Panetti, sur Atlantic Avenue, nous devait 20 000 dollars.

"On a mis sa tête à prix.

"Monsieur...

"Panetti a été retrouvé mort

"dans Prospect Park par un homme qui promenait son chien."

Ce M. Panetti était votre père ?

Oui.

Cet enfoiré,

Lagrassa,

allait être l'invité de Larry King.

Un acteur célèbre allait l'incarner dans un film.

Ils allaient en faire un héros.

Cette ordure de Nick Lagrassa...

Ces mafieux, ce sont des détraqués et des ratés

mais tout le monde les adore.

Je ne comprends pas.

J'aimerais que vous lisiez...

un dernier passage.

"Joey, Al Napoli et moi étions au restaurant Stark

"quand on a appris que le FBI avait arrêté Frank Masucci pour meurtre.

- "Al a dit... - Objection, Mme la juge.

Ouï-dire.

Je vais l'autoriser. Objection rejetée.

Continuez, Mlle Grant.

"Al a dit que Masucci devrait plaider la démence

"comme l'avait fait John Hinckley, l'homme qui a tiré sur Reagan.

"Il a dit que c'est ce qu'il ferait, s'il se faisait pincer."

Merci.

Deux heures pour un verdict de culpabilité. C'est un record.

On aimerait parler d'une proposition, quant à la peine.

Il a été reconnu coupable d'assassinat. La prison à vie. Après, on verra.

Et si mon client avait des informations ?

À quel sujet ?

Les cinq familles, les mafias russe, chinoise, jamaïcaine, la totale.

Que voulez-vous ?

Pas de prison. Il intégrera le programme de protection.

Adam Schiff entamerait des poursuites

pendant dix ans, suite à son témoignage.

Il ne s'en tirera pas ainsi.

Un an. Près de la ville. Il a des petits-enfants.

Deux.

Deux ans.

Je pourrais écrire un livre.

Au bout du compte, ils se dénoncent tous.

Et on finit par les entretenir.

Et acheter leurs mémoires.

C'est l'heure de partager la bonne nouvelle. Souriez.

M. Schiff. Un commentaire.

Monsieur.

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