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Regarde, ils ont dû inciser leur macchabée comme du carpaccio pour en
foutre sur des toasts. C'est vraiment dégueulasse la bouffe dans l
'administration. On t'a jamais dit qu'on ne joue pas avec la nourriture ? Non
mais dites-lui, vous, au lieu de l'ordre.
C'est pour vous.
Directeur du service de thanatologie de l'institut médico-légal de la préfecture
de police de Paris.
Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années.
Excusez-moi.
Allô, chérie, qu'est-ce que tu fais ? Parce qu'il a commencé tout jeune, bien
avant moi.
Comment, chérie ? J'entends.
Un problème, François ? Non, non, non, j'avais simplement peur que ma femme m'a
oublié le pot. Je l'ai appelée, mais comme je n'arrive pas à comprendre ce qu
'elle dit, je vais aller la chercher.
J'habite tout près.
Il est drôle.
Vous l'avez trouvé où, ce cadavre ? Dans le frigo ! Qu
'est-ce qu'il y a ? Un millionnaire pour se proponer, Miss Vanier, ou quoi ? Peut
-être que son mari l'a trouvé en train de se faire déglinguer par un gigolo.
Il paraît qu'elle serait plutôt du genre hormonal.
Elle serait incompréhensif, et sans le temps de se laver le cul. Ah non !
Merci. Que tu as dit ? Oui,
Franck.
Non. C'est pour nous.
C'est Vanier.
Il vient de découvrir le corps de sa femme. Elle a été assassinée.
21h07.
Le meurtre a eu lieu il y a peu de temps.
Photo. La baignoire est vide.
Mais le corps ruisselle toujours, ce qu'il est supposé que le tueur a nettoyé
soigneusement le corps de sa victime, vraisemblablement pour faire disparaître
toute trace de son geste. Le marchand ? Alors ? Pas du sperme, ça ?
Probable masturbation du tueur avant.
après son forfait en contemplant sa victime. Pignol sur scène de crime, c
'est pas très prudent.
Mademoiselle ? Mais si nous n'avons pas affaire à un récidiviste, l'empreinte
génétique ne nous mènera nulle part, voyez-vous.
Il est passé par là.
C'est d'ailleurs, regardez, comment on a... C'est les mêmes traces
que ce qu'il y avait là-haut. Oui, il y a juste un petit problème.
La vitre tombe toujours du côté où on la brise. Toujours. Oui, toujours, ça c'est
le B.A.B. du petit Sherlock Holmes.
Autrement dit, on a cassé la vitre depuis l'intérieur du salon et non pas
depuis l'extérieur.
Dr Vanier, la vitre brisée semble être une mise en scène.
Comme il n'y a pas d'autres traces d'effraction, ça veut dire que votre
femme a ouvert à son meurtrier. Et comme il n'y a pas de traces de lutte non
plus, ça veut dire qu'elle le connaissait.
N'est-ce que n'est personne qui aurait pu faire une chose pareille ? Patron,
vous pouvez venir une minute ? Non mais vous imaginez, le mec il bute la mise et
ensuite il se dit tiens, je casserai bien une petite graine. Alors il vient
là, il prend un cuisson de chevreuil et il se fait un petit civet.
Il y a une chose qui est certaine, c'est qu'elle se faisait à manger quand il est
arrivé. On devait dîner ensemble ce soir après le pot.
On a ramené ça de la chasse.
Ma femme adorait venir avec moi.
Ça lui rappelait des souvenirs d'enfance.
Elle était irlandaise.
Ma femme était diabétique.
Elle se faisait plusieurs injections par jour.
Elle devait être en train de se préparer une piqûre.
Juliette ?
La
fracture du larynx correspond aux hématomes présents sur le cou.
En étouffant la... Ta femme a absorbé une quantité
importante d'eau savonneuse. Elle en a plein les poumons.
Son agresseur a dû l'étrangler quand elle était dans son bain.
Précision sur l'heure des décès ? Température rectale 36,3.
Vu la rapidité de refroidissement du corps et la température ambiante, on
peut estimer la mort aux alentours de 20 heures.
Est-ce qu'il y a des traces de violence sexuelle ? Non, Franck, pas de
sperme dans le vagin.
Bien, allons-y, Franck.
Je crois que ça suffit pour aujourd'hui.
Bien, le labo confirme que les traces relevées sur le sol de la salle de bain
des vaniers correspondent bien à du sperme. En ce qui concerne l'empreinte
génétique, il va nous falloir attendre.
C'est quoi ce mec-là ? Il viole pas sa victime, il la noie d'abord et puis il
se branle après en la regardant, c'est ça ? Un être inhibé, mal dans sa peau,
souffrant d'un fort complexe d'infériorité.
Voyez-vous, il est incapable de jouissance en direct. Alors il lui faut
de la distance.
En quelque sorte, un périmètre de sécurité entre lui et sa victime. Et
dans le fichier, on a quelque chose dans ce journal-là ? Justement, rien au
niveau du modus operandi, ni au niveau du nettoyage du corps, ni au niveau du
périmètre de sécurité.
Bon, et pour la victime ? La victime, Sharon Branigan, épouse vanier, d
'origine irlandaise.
Elle est naturalisée française en 97.
Elle est infirmière et abandonne son boulot quelques mois après son mariage.
Apparemment, son mari était raide dingue d'elle et il la traitait comme une
princesse. Tout ça au grand désespoir de la reine mère.
Je viens d'avoir maman Vanier au téléphone tout à l'heure.
Bon, je ne vais pas plus en placer une.
Bref, je vous la fais courte.
D'après elle, sa belle-fille était une immense, mais alors une immense salope.
Le genre de gonzesse qui se donne à tout ce qui remue la queue.
Alors lui, il la prend, évidemment, il la tombe complètement malade. Tout ça,
évidemment, à prendre avec des pincettes, car ce ne sont que des propos
de belle-doche.
Voilà. Une belle doche ou pas, ça se recoupe avec ce qui se dit dans les
couloirs de l'IML, non ? Eh oui, hier c'était un ragot nauséabond et aujourd
'hui, une info à creuser.
Simple question de timing, mon petit Jean-Louis.
Bon, la suite.
La suite, un prospectus des PFP, les pompes funèbres de Paris.
Retrouvé dans le sac à main de Sharon Vanier.
A noter de sa main.
Il faut que je le lise parce que c'est 7 PM RDV Home Monday.
Et suit le numéro des PFP entouré au stylo.
Tu ne veux pas entendre ? Attends, attends, attends, laisse-moi réfléchir.
RDV, ça ne veut pas dire rendez-vous ? Monday, lundi, PM partout dans le monde,
même en Russie, ça veut dire post-mérite, après-midi, donc ça fait
rendez-vous, maison, lundi, 19h.
Et voilà.
Et voilà, c'est une assise.
La mort aux alentours de 20h, soit juste après le coup de téléphone de son mari,
à Sharon Vanier, et qu'elle a retrouvé son corps une demi-heure plus tard.
Bon, ce qui veut dire que si on trouve quel était le rendez-vous de 19h, on
tient une piste sérieuse.
Michel. Salinas, c'est bien le toupip qui a autopsié Mme Vannier ? Oui,
Salinas travaille avec Vannier, étant donné les circonstances.
Il le remplace.
Alors là, c'est bizarre, parce que j'ai fait le remonté d'appel du portable de
Mme Vannier.
Alors, à part les numéros habituels, la famille, le mari, les copines et tout,
il y a un numéro qui revient tout le temps.
C'est Salinas.
J'ai passé la journée à l'institut. Je suis rentré chez moi vers 18h30 pour
prendre un dossier.
Ma femme était là.
Il était en train de préparer le dîner.
Alors je lui ai dit qu'il y avait un pot et puis je suis reparti à l'institut.
Nous avons vérifié le coup de téléphone que vous avez passé à votre femme.
Notre présence a bien été enregistrée à 20h. Il ne se trouve que l'heure du
crime se situe à l'entour de 20h.
Ce qui vous met totalement hors de compte.
Comme il n'y a pas eu d'effraction, nous devions...
de vérifier quelques détails.
Néanmoins, je vous prie de bien vouloir nous excuser pour toutes ces questions
désobligeantes, vraiment.
J'aurais encore quelques petites choses à vous demander, mais si vous préférez
différer cet entretien, je... Non, non, allons-y, continuons.
Non, les affaires de votre femme, nous avons un prospectus d'une société sur
lequel elle a noté un rendez-vous.
En anglais. Ma femme est irlandaise, donc elle note ses rendez-vous en
anglais, sa langue maternelle.
Les pompes funèbres de Paris, ça vous dit quelque chose ? C'est la société qui
vient prendre les corps à l'institut médico-légal, c'est ça ? C'est ça.
Avez-vous une idée de la raison pour laquelle votre femme a noté son rendez
-vous sur ce dépliant ? Non, je ne vois pas.
Elle a entouré le numéro de téléphone de cette société, ce qui peut vouloir dire
que la personne avec laquelle elle avait rendez-vous a un rapport direct avec les
ponts de funèbres de Paris.
Vous avez une idée de qui ça peut être ? Je ne vois pas le rapport entre cette
société et la femme.
Il y a un numéro de téléphone qui revient souvent chez vous.
Celui du docteur Salinas.
Le voyez-vous souvent, votre femme et vous ? Oui, assez. C'est un esprit très
brillant.
Ma femme a apprécié beaucoup ce compagnon.
Évidemment qu'elle me téléphonait régulièrement.
Elle voulait faire une surprise à Franck pour sa nomination.
Elle voulait avoir mon avis. Elle pensait à un voyage, genre des
niaiseries tropicales.
Le soleil est cocotier.
Dans les niaiseries tropicales, à une demi-heure, le coup de fil, elle va
tenir pas mal.
Sharon foutait rien de la journée, ça lui laissait un petit peu de temps pour
rester prendu au téléphone.
Et puisque je sens que vous me suspectez, autant vous prenez l'air tout
de suite, vous allez trouver mes empreintes un peu partout chez les
vaniers. La veille du crime, j'étais avec Sharon pour discuter de ce voyage.
Eh ben voilà, merci Salinas.
Et comme t'as l'air disposé à bien vouloir nous aider, ça te dit rien qu'il
tourne 36 pour faire une prise de sang et comparer ton ADN à celui du sperme
trouvé dans la salle de bonne Sharon ? Tu rigoles ?
Moi, non.
Et elle, tu trouves qu'elle en a l'air ? Ah ! Virginie ?
Oui,
bon, c'est bien dans le marais, ça, non ? D'accord.
À tout à l'heure. Salut, Manu. Salut.
Alors, qu'est-ce qui se passe avec Manu ? Je voudrais qu'il parle avec sa mère,
qu'il lui fasse comprendre qu'elle doit arrêter ses conneries et revenir à la
maison.
Vous voulez quoi, le divisionnaire ? Me faire comprendre que le meurtre de la
femme du légiste en chef, ça faisait un peu désordre, si on pouvait mettre le
turbo.
Bon, bien, j'ai un petit peu réfléchi à cette histoire de rendez-vous, là, au
coup du PM.
Post-méridien ? Ouais.
Imaginons que Sharon ait noté le rendez-vous pour 7h, sous-entendu 7h du
soir, et que le PM n'ait rien à voir avec le post-méridium, et que ce soit
tout simplement les initiales de la personne avec qui elle avait rendez
-vous. Ouais, et ça nous avance à quoi ? Ça nous avance que je me suis procuré la
liste des employés des pompes funèbres de Paris, et que des PM...
Il n'y en a qu'un.
C'est un mec qui s'appelle Patrick Merry.
Je l'ai convoqué.
Il est à temps au frais, là.
Pourquoi pas ? Tu t'y colles avec Poulou ? Un problème, Capitaine Moreau ? C'est
-à-dire que j'ai un rendez-vous avec mon fils dans une heure.
Il faut absolument que je le voie. C'est très important, vous comprenez ? Non, je
ne comprends pas, non.
Je n'ai pas d'enfant, je ne comprends pas.
Ok pour cette fois, Polo. Mais la prochaine fois, tâchez de prendre vos
rendez-vous en dehors des heures du bureau.
C'est pour une vieille peau à carriètre.
Bon,
on se fait ce petit PM.
Je la connaissais à peine.
J'ai dû la croiser une fois ou deux avec le docteur Salinas.
Et il y a longtemps que vous connaissiez le docteur Salinas ? Deux ans, deux ans
et demi.
Depuis que je travaille aux pompes funèbres de Paris, je vais souvent à l
'institut pour récupérer des corps et c'est là qu'on s'est connus.
Et en dehors du travail ? On se voit de temps en temps.
Le week-end, on joue parfois aux cartes ensemble.
Et aux dames ? T'arrives jamais à jouer aux dames ? Des dames du genre Sharon
Vanier, tu vois ce que je veux dire ? Des cuisses un peu légères, un bon coup
qui se tire à domicile ni vu ni connu.
Comme hier soir, par exemple.
Oui, je suis jamais allé chez le professeur Vanier.
Lui, c'est le grand patron, je le connaissais même pas.
Et alors ? Retirer sa femme, ce n'est pas indispensable.
Non.
Je n'ai jamais fait ça.
Madame, je n'ai jamais fait ça.
Écoutez, il n'y a qu'une façon de le savoir, M. Méry.
C'est que vous donnez votre sang.
C'est vrai qu'on compare avec l'empreinte génétique relevée sur les
lieux du crime.
D'accord.
Papa, si maman est partie, c'est qu'elle avait ses raisons.
Oui ? Lesquelles ?
Tu veux vraiment le savoir ? Oui, je veux le savoir, oui. Maman est partie
pour les mêmes raisons que moi, je suis parti.
Quoi ? Ta mère est devenue lesbienne ? Tu
vois ? C'est exactement pour ça qu'elle s'est tirée.
Parce qu'elle s'est rendue compte qu'elle avait passé des années à côté d
'un beauf de la pire espèce.
Mais regarde-toi ! Ton petit costume, ta petite bagnole, ta petite baraque, ton
petit boulot, ton petit esprit.
Attends, mon petit boulot, t'as fait vivre pendant 20 piges ?
C'est toi qui lui as monté le boruchon, hein ? C'est vraiment trop con.
Tu comprendras jamais rien.
Putain, Manu, si tu continues, je t'en colle une ! Ça va ? Je vais faire une
descente, moi.
Petit con, va.
Bon, allez, viens, on se casse.
Tu vois ? Maman va divorcer, et c'est la meilleure chose qui puisse lui arriver.
Raccrochez-vous.
Vous savez pourquoi Mary a été virée ? Non.
L'infirmier Patrick Mary a été viré du CHU de Toulouse. Nazarovia. Parce qu'il
se tapait des cadavres. Non.
Tu es en train de nous dire qu'il était nécrophile ? Oui. Il a porté plainte et
plusieurs familles de victimes aussi.
Nazarovia. Le résultat, il a pris deux ans. C'est franchement dégueulasse. Tous
les détails sont là-dedans. Un nécrophile embauché aux pompes funèbres,
il fignole le recrutement.
Nazarovia. Le profil de Mary semble compatible avec celui du tueur.
Néanmoins, je vous en prie, s'il s'est soumis à la prise de sang sans poser de
problème, c'est que les choses ne sont peut-être pas aussi simples que ça,
voyez-vous. Eh oui, pareil pour Savinas, il a un peu bloqué au début, et puis
après, il avait pas l'air plus angoissé que ça. Ah non, merci, je suis à l'eau.
C'est de l'eau.
Hein,
Cisco, qu'est-ce que t'en penses de Savinas ? J'en pense qu'il a pas eu tout
le profil.
C'est tout.
C'est l'impression que les femmes, moi, ils les aiment bien vivantes.
Je veux bien qu'il se soit tapé Sharon Vanier.
Azalovia.
À ce propos, j'ai du nouveau sur la vie sexuelle de Sharon Vanier, alors.
En épeuchant son agendage, j'ai trouvé une adresse d'un club d'échangistes.
Chez Denise, ça vous dit quelque chose ? Ah, oui, Polo, c'est pour vous.
Hein ? Polo, un petit tour chez Denise, près de la maison, ça vous dit ? Un
petit tour chez Denise.
Pas de problème.
Bien, reste le cas Vanier.
Je sais que ça ne vous emballe pas le marchand, mais je crois qu'il va falloir
y aller franco.
J'ai de plus en plus de mal à part que Pannier ne se doute de rien pour sa
femme.
Alors si vous pouviez creuser un peu de ce côté-là.
Alors ? Oui, en effet, elle venait ici assez régulièrement.
C'est-à-dire ? Deux ou trois fois par mois.
C'était quoi son truc ? Fille, mec ? Les deux à la fois ? Il n'y a pas que les
médecins et les avocats qui soient tenus au secret professionnel, capitaine.
Il n'y a pas que les taulières de claques pour immigrés qui finissent au
36. Alors c'était quoi son truc ? Pluralité masculine.
Gangbang, quoi.
Après son agenda, elle serait venue ici le 24.
Vous vous souvenez si elle était accompagnée ? Oui, je crois bien.
Ces derniers temps, elle venait assez régulièrement avec le même homme.
Mais je ne saurais vous dire à personne.
Est-ce que je peux vous demander de me communiquer la comptabilité de cette
soirée ? Avec un petit peu de bol, notre accompagnateur aura fait un chèque ou
une carte bleue.
C'est l'homicide qui nous intéresse. Nous, on est la crime.
Pas la financière, d'accord ? C'est bien. Je vais en parler à notre
comptable.
Il vous enverra les documents dès que possible.
Vous permettez ?
Je vous en prie.
Dis donc, je crois que j'ai essayé.
Comment ? J'ai essayé. Je vais essayer.
Tu vas te faire du mal, mon polo.
Je crois que j'ai envie de... Peut-être que j'essaie. Je vais voir.
Qu'est-ce qui se passe ici ? Toi, non.
Je déménage.
Je te laisse à ton bordel.
Grâce à toi, Antoine a été muté à Béthune.
Et moi, je suis grillée au commissariat.
Je peux savoir où tu vas ? Chez Antoine, en attendant de me trouver une piole.
C'est bien, je vais te laisser tranquille. Tu vas pouvoir taper qui tu
veux.
Je te préviens, quand tu vas te retrouver tout seul comme un vieux con,
c'est pas la peine de compter sur moi.
Viens pas planicher sur mes baskets, parce que regarde-moi bien, papa. C'est
la dernière fois que tu me vois.
Déjà que l'histoire des paniques est compliquée chez toi.
Excuse-moi, mais sois lentille, casse-toi.
Bisous, bisous. Oui, écoute, ça va, tu m'as fait... Eh, t'as vu l'homme ? Oui,
ça va, ça va. Faudra qu'à dire à Valon que le guide insispo est arrivé très en
retard. Ça changera rien à mon score et ce sera très bon pour ton super plan de
carrière.
Connard.
Pétasse.
Bon, eh bien on y va.
Qu'est-ce que vous venez chercher ici ?
Des dessous féminins, par exemple.
Je vis seul. Personne ne vient jamais chez moi.
Bah oui.
Tes copines, tu les baises à la morgue, alors ?
C'est bien, ça. T'as un joli coup de crayon.
Tiens, regarde, moi, je peux pas.
Allez ! Tiens, Aline, tu lui enlèves la cravate, s'il te plaît.
Laissez. Il n'y a pas de lacets.
Tiens. C'est toi.
Donc, c'est comme ça que tu prends ton pied, hein ? Si tu me parlais un peu de
tes conneries au CHU de Toulouse ! C'est fini, ça.
Comment ? C'est fini, je fais plus ce genre de choses. Je juge les dessins et
les photos, je vous jure que c'est vrai. Donc, tu chutes des corps à la morgue,
et ensuite tu fais des dessins en fonction de ces photos, c'est ça ? C'est
ça ? C'est ça ? Oui, c'est ma façon à moi de leur redonner la vie.
Redonner la vie comme pour Sharon Manier, sauf qu'avant de lui redonner la
vie, il fallait d'abord qu'elle soit morte, hein ? Je veux dire, que tu la
tues.
Est-ce que je vous dis que c'est pas moi ? Pour vous entêter, monsieur Mary, ça
ne sert à rien parce que nous allons recevoir l'empreinte génétique de l
'assassin et la comparer avec la vôtre.
Alors vous devriez avouer.
Croyez-moi.
On va y aller. C'est une chose importante à vous dire.
C'est impossible.
Eh oui.
Mary, l'ambulancier, nous attendons le résultat du test adepte. S'il vous
plaît, asseyez-vous.
Oh, Franck.
Autre chose, je suis vraiment désolé. En ce qui concerne la clope d'échangistes,
elle s'y rendait régulièrement.
À la fin, elle y allait toujours en compagnie d'un homme qui n'était pas
mairie. Avez-vous une idée de l'identité de cet accompagnateur ?
Je ne sais pas.
Même le plus petit soupçon nous serait d'une utilité considérable.
Et vraiment, je vous en prie, faites un effort, réfléchissez.
Selon vous, qui aurait pu être l'amante de votre femme ?
Non, je ne vois pas.
J'ai quelque chose d'intéressant à vous montrer, Voltaire. Dans le genre grave,
je crois que vous n'allez pas être déçu. Tenez, regardez.
Si je relis le dossier d'expertise psychiatrique de mairie, introversion,
trouble de la personnalité de type schizoïde, complexe d'infériorité,
parfait profil de psychopathe, et il n'y a guère que cette dimension artistique
qui peut surprendre.
Artistique quand même, je ne l'épandrai pas dans mon salon.
Bien.
Est-ce que vous avez l'impression d'avoir déjà vu ?
Il y a une dame qui veut vous voir, commandant. Dites-lui de repasser, j'ai
pas le temps. C'est ce que je lui ai dit, mais elle insiste.
Merci.
Marie ? Qu'est
-ce que tu fais là ? J'ai besoin de te voir.
Je crois pas.
Comme tu es belle.
Pardon, je viens d'avoir le labo au sujet des empreintes.
Mauvaise nouvelle, ce n'est pas Mary et ce n'est pas Salinas non plus.
Bonne nouvelle, il y a une correspondance avec des empreintes
relevées dans une autre affaire.
Mais il y a beaucoup de chance pour que ce soit le même mec dans les deux cas.
D'accord, ok.
La police aussi ici ? Oui.
C'est quoi ? C'est dire que tu avais à peine un an quand tu es arrivé au
centre. C'est fou comme le temps passe vite.
Je suis venue parce que j
'ai deux choses à te dire.
La première, c'est que je suis atteinte d'un cancer incurable et que je n'en ai
plus pour très longtemps.
Ça fait des années que je suis au courant de mon état.
J'ai eu le temps de me préparer à cette idée.
J'ai pris mes dispositions pour partir en douceur.
Hélène, Hélène, ça va peut-être te sembler étrange, mais j'attends ce
moment.
avec une sérénité dont je ne me serais pas capable.
La deuxième chose est la plus importante.
Lorsque ta mère t'a abandonné, tu n'étais pas seul, tu étais avec ton
frère.
À l'époque, il avait trois ans, c'était un enfant très dur.
On n'a pas réussi à vous trouver un foyer, vous acceptant tous les deux.
Vous avez donc été séparés.
Voilà.
Je voulais que tu saches la vérité avant qu'il n'y ait plus personne pour te le
dire.
C'est pour ça que je suis là.
J'ai fait des recherches.
J'ai dénoté l'adresse et le téléphone de son dernier foyer.
Excuse-moi.
Hélène, je voulais te prévenir qu'on a identifié l'assassin de Sharon Bagny.
Gilles Ramirez, 37 ans.
Serré il y a deux ans par la 5e DPJ pour viol.
Il prend 10 ans. Il est incarcéré à la prison de Draguignan et il se fait la
belle il y a deux mois.
On le retrouve fracassé contre un platane au volant d'une voiture volée.
La veille du meurtre de Sharon Vanier.
La veille ? Désolée d'avoir l'air conne, mais je peux avoir un rab d'informations
? Oui, cinq jours avant son accident, Ramirez a eu recours au service d'une
prostituée qui s'est suicidée le soir même.
Avant de conclure au suicide, une enquête a été diligentée et un peu de
semences de Ramirez ont été prélevées. C'est en comparant l'ADN de Ramirez avec
celui découvert chez Vanier que le labo en a conclu qu'il s'agissait du même.
Bon, alors si cette fois j'ai pigé, les traces de sperme retrouvées chez les
vanillés correspondent à l'empreinte génétique d'un détenu en cavale, fiché
pour viol, et décédé la veille du meurtre de Sharon ? Pile poil.
Retour à la case départ.
Oui, on congèle le sperme afin qu'il conserve ses propriétés.
Lorsqu'il y a un test perruqué, on envoie directement les pipettes au labo.
Autrement dit, le meurtrier de Sharon a volé la pipette contenant le sperme
prélevé lors de l'autopsie de la prostituée. Il l'a répandue sur le sol
de la salle de bain.
On nous induit en erreur. Et donc il ne reste plus qu'à savoir qui a accès aux
pipettes. Ah ben c'est pas compliqué.
Les exécutants de salles, les ambulanciers, les policiers, les
légistes.
Seriez-vous nous dire qui a pratiqué l'autopsie de cette prostituée, cher
docteur Salinas ? Ben c'est moi.
J'ai l'impression que mon score est pas vraiment en train de s'améliorer. Je me
trompe ?
Mon
collègue Scandella m'a fait passer ça. C'est pas très prudent de rédiger des
chèques comme ça.
Je crois que vous avez pas compris grand-chose. Je me fous quand on sache
que je fréquente les clubs échangistes.
Et nous aussi, on s'en cogne.
Voilà.
Par contre, c'est dans le sens qu'une part, c'est avec qui tu y vas. Enfin,
avec qui tu y allais, parce que ça va changer.
Si je suis là en train de me faire cuisiner, je pense que c'est parce que
vous le savez, que c'est avec Sharon.
Pourquoi ne pas nous avoir dit tout de suite que vous étiez son amant ? Parmi d
'autres, Sharon avait de l'appétit.
Et si je ne vous l'ai pas dit, c'est que je ne l'ai pas tué, que par conséquent,
je voulais éviter de subir ce genre d'interrogatoire.
Je vais dire qu'à cet égard, j'ai plutôt loupé mon coup.
Vous n'imaginez pas à quel point, voyez-vous, très cher.
Dr Salinas, je dois vous rappeler que nous ne sommes pas dans votre
laboratoire, mais dans les locaux de la brigade criminelle.
Aussi, vous devriez comprendre qu'il ne s'agit plus dans votre intérêt d'aligner
des mots d'esprit, mais de répondre tout simplement à nos questions.
Très bien, si la question est de savoir si j'ai assassiné Sharon, je le répète,
la réponse est non.
Bien, revenons un peu à votre emploi du temps l'après-midi du meurtre.
Je suis passé voir Sharon vers 17h, je savais qu'elle serait seule puisque
Franck était à l'institut.
Et puis je voulais lui dire que j'avais décidé d'arrêter de la voir.
Pour quelle raison ? En dehors du sexe, Sharon était plutôt du genre chieuse.
Elle était à son entière disposition, elle supportait pas la moindre remarque.
Et puis je me doutais qu'elle avait quelqu'un d'autre en vue.
J'ai préféré prendre les devants.
Et selon vous, cette autre personne, qui était-elle ? J'ai aucune
certitude, mais je pense que c'était Mary.
Mary ?
Et oui, Béry, type frustre, à l'air malsain, plus attardé, maladivement
timide.
Ça, ça a excité beaucoup Sharon.
Je pense qu'elle crevait d'envie d'expérimenter ce genre de type au moins
une fois.
Bien. Alors revenons à votre rupture.
Ça s'est passé comment ? Très bien. Elle non plus, elle n'avait pas vraiment l
'intention de s'accrocher.
On a bu un verre et puis vers 18h, j'ai entendu la voiture de Franck arriver. Je
suis parti. Je ne voulais pas qu'il me voie.
D'après toi, Vanier savait que sa femme le trompait ? Ça, il n'en a
jamais fait vraiment allusion à ma présence.
Sharon m'avait dit qu'elle lui en avait parlé.
Je pense qu'elle s'en allait de plus en plus sérieusement à le quitter.
Le sexe n'intéresse pas vraiment Franck.
Sharon se contentait de l'aimer comme un fou, avec une femme comme elle, sans
dire qu'il l'aimait comme un con.
Vous pouvez venir une minute ?
J
'ai trouvé quelque chose. Les traces noires chez Vanier, en fait, ce sont des
empreintes digitales. Elles sont inexploitables parce qu'elles ont été
essuyées, mais ce qui est intéressant, c'est que les traces indiquent qu'il s
'agit de poussière de charbon. Or, c'est avec la poussière de charbon qu'on
fabrique les fusains.
Et Mary fait tous ses dessins en fusain.
Ce qui veut dire que Mary arrive chez Sharon pour la tuer, mais Salina c'est
là, alors il attend en faisant quelques dessins. Là-dessus, Vanny arrive à son
tour, pareil, quelques gros barres, et il laisse des traces de fusée un peu
partout dans l'appartement.
C'est curieux, mais pourquoi pas.
Cisco, on doit retrouver un Mary plutôt froid.
Et Sharon va nier.
Salinas nous a pas pipoté.
Sharon devait effectivement se taper Mary.
Bon, si Mary s'est fait descendre, c'est qu'il savait qu'il était l'assassin, il
était sur les lieux du crime, il a tout vu, mais étant donné ses antécédents, il
a eu peur qu'on le soupçonne.
Bon, attends, euh... Les traces de fusain prouvent bien que Mary est entrée
dans l'appartement, mais les traces de fusain, il n'avait même sur la fenêtre.
Alors, il est peut-être rentré par là.
Et s'il est rentré par là, c'est que Sharon ne lui a pas ouvert.
Si elle ne lui a pas ouvert, c'est qu'elle était déjà morte.
Oui, sauf que dans ce cas-là, Mary n'est pas pu arriver à 19h, puisque Sharon
était tuée à 20h.
Ça veut dire que Mary est arrivée avec plus d'une heure de retard à son rendez
-vous ? Possible, un témoin a vu arriver Mary.
avec son ambulance des ponts de funèbres à 19 heures. Il y a donc un autre
scénario envisageable. Vanier arrive à 18 heures chez lui et il tue sa femme.
Lors de notre dernier entretien, j'ai remarqué qu'il s'arrêtait sur ce
croquis. Ça m'a intrigué. Après coup, j'ai vérifié les photos de Sharon
Vanier, prises à la morgue. Sharon Vanier porte le même tatouage, très
précisément au même endroit.
Quoi, Vanier ne m'a-t-il pas dit qu'il venait de reconnaître sa femme ?
Et merde.
Ok, alors Vanier voit les dessins, il comprend que Mary couche avec sa femme
et vous croyez vraiment qu'il aurait tué Mary pour ça ? De toute façon, ça ne
prouve pas que Vanier ait tué Sharon.
Vanier nous a dit qu'il ne savait pas que sa femme le trompait. Or Salinas
affirme le contraire. Il prétend même qu'elle était sur le point de le
quitter. Au moment de temps, Vanier cherche à dissimuler son mobile.
Il avait accès aux échantillons de sperme congelés. Il pouvait très bien
mettre en scène un crime sexuel pour détourner les soupçons.
Oh non, ça marche pas. Sharon a été tuée après le coup de fil qu'il a passé
devant nous.
Bon, allez, extinction des feux.
Alors ? Attends que t'as un frère, tu vas essayer de le retrouver ? Attends,
je te l'ai dit à toi, mais tu restes discret.
Je sais pas, je crois que j'ai un peu peur de ce que je vais découvrir.
Bon, et puis...
Je vais pas t'emmerder avec ça toute la journée.
Bah non, tu m'emmerdes pas.
Ça va Polo ? Je le sens pas très bien son nom Polo.
Je sais pas pourquoi.
C'est le moins qu'on puisse dire.
On était chez des copines.
Écoute, Polo, que ce soit clair, je fais ce que je veux, je n'ai pas de comptes à
te rendre. Alors maintenant, tu te calmes et tu rentres à la maison. En
fait, tu restes chez toi.
Je ne vais pas te lâcher.
Putain, je vais te faire chier, toi.
Je vais te faire chier jusqu'à quand tu vas revenir, toi.
Polo, laisse-moi rentrer, va te coucher et demain... J'ai un abîme, sors de ta
gueule, toi.
Abîme, sors de ta gueule.
Mais enfin, Polo, qu'est-ce qui te prend, merde ? Hé, tu me prends. J'ai
compris le convict.
J'ai compris un brou de milieu de merde.
Et j'ai compris, putain, je vais vous dire...
T'es un muleur ! T'es un
muleur
! Cette fois-ci, je n'ai pas porté plainte, mais cette fois-ci seulement,
Polo. Tu m'écoutes cette fois-ci seulement.
Au revoir, madame, et merci pour lui.
Au revoir.
Tenez.
Donnez votre arme.
Allez, rentrez chez vous, Polo. Vous devez faire le point.
Il faudrait mieux que vous soyez en forme quand je vais vous remonter les
bretelles.
Merci, patron.
Alors, au revoir.
Allô, Jean-Louis ? Oui.
Rendez-vous chez Vanier.
Oui, le marchand nous y attend.
Tout de suite.
Bien, Franck.
Votre femme n'est pas morte à 20h, mais 2h plus tôt.
C'est-à-dire vers 18h. Vous l'avez tue alors que vous reveniez chez vous pour
récupérer officiellement un dossier. Le coup de téléphone que vous avez passé
devant nous pendant notre pot était tout simplement destiné à votre répondeur.
L'alibi était presque parfait.
Et qu'est-ce qui vous prend, Michel ? C'est la seringue d'insuline retrouvée
dans la cuisine qui m'a mis...
La puce à l'oreille. D'après son dossier médical, votre femme qui était
diabétique devait s'injecter régulièrement une dose d'insuline. Ce
soir-là, c'était à 18 heures.
Or, nous n'avons trouvé aucune trace de ce produit dans son organisme lors de l
'autopsie. Pourquoi, à l'heure où le tueur présumé est arrivé, c'est-à-dire
20 heures, n'avait-elle pas encore pratiqué cette injection ? Je vous le
demande, comment l'ancienne infirmière qu'elle était a-t-elle pu commettre ?
une telle négligence.
Vous oubliez un détail, Michel.
L'heure de la mort a été déterminée par l'autopsie.
Exactement 20 heures.
Vous pourriez avoir des doutes si c'était moi qui l'avais pratiquée, mais
c'est Salinas qui s'en est chargé. Vous y étiez, Michel. Bien sûr.
Alors, c'est là toute l'ingéniosité de votre plan machiavélique, Franck.
Il est donc 18 heures.
Vous rentrez chez vous, vous découvrez Sharon dans la salle de bain en train de
se préparer amoureusement pour le rendez-vous qu'elle a pris avec son
amant Patrick.
Attention,
ça suffit Michel.
Je crains que non, malheureusement.
Donc il est 18h, vous surpondez Sharon dans la baignoire, vous lui maintenez la
tête sous l'eau le temps nécessaire à la noyade. Puis vous transmettez son corps
jusqu'au congélateur qui se trouve là, en bas.
Eh oui.
La capacité de ce congélateur est largement suffisante pour contenir un
corps, tel que celui de votre épouse.
Sachant que les basses températures vont ralentir considérablement le processus
de dégradation des organes, vous l'y déposez.
Malheureusement pour vous, vous ne pouviez pas prévoir l'arrivée de Patrick
Merry à 19h chez vous pour son petit rendez-vous.
Ah. Il cherche Sharon, se faisant-il. Laisse des traces de fusain un peu
partout.
Il a su à la trace, si j'ose dire.
Oui, puisque vous avez transporté le corps d'égouline en dos jusqu'au
congélateur. Il finit par ouvrir.
Il découvre le corps de charme.
Pris de panique, il s'enfuit, se jurant bien de ne rien dire.
Car son passé l'accuserait auprès de la police.
Ce faisant, il ne vous protège, car s'il avait parlé, cela vous aurait
immoquablement désigné comme coupable.
20h30, vous êtes revenu de notre pot après le faux coup de téléphone.
Vous sortez le corps de Sharon du congélateur, puis vous la mettez dans la
baignoire, la douchez à l'eau chaude afin de faire remonter sensiblement sa
température. Ensuite, il vous reste à achever votre mise en scène.
Vous répandez le contenu de la pipette préalablement décongelée, puis vous
redescendez, brisez la vitre du salon du mauvais côté.
Et il ne vous reste plus qu'à appeler l'équipe de la crime pour vous servir
des débits.
Vous avez raison sur toute la ligne, Michel.
Votre raisonnement est presque parfait.
Tout de même, vous auriez pu arriver à la même conclusion avec un petit peu
plus d'élégance.
Oui, il suffisait de reprendre les résultats de l'autopsie. Si Sharon avait
été vraiment tuée à 8 heures, le manque d'insuline aurait fait monter son taux
de sucre anormalement dans son pancréas.
Oh, les résultats d'autopsie.
étaient normaux. C'est donc que son métabolisme n'a pas fonctionné, et donc
Sharon était déjà morte depuis deux heures, lorsque je l'ai soi-disant
appelée.
Et c'est dans mon bureau, en voyant le dessin que vous avez compris que Patrick
Merry est en train d'être une relation amoureuse avec Sharon.
Alors, vous avez décidé de l'éliminer lui aussi.
Et vous savez, j'ai aimé Sharon.
Elle restera la seule femme de ma vie.
Je vous remercie d'ailleurs de la compassion dont vous avez fait preuve
avec moi dès le début de l'enquête-ci.
Quant à cette salope de mairie,
sa simple existence aurait altéré l'image de Sharon.
Vous comprenez ? Tant que je devais l'éliminer, c'est ce que j'ai fait.
Maintenant, je suis content.
Mon histoire est enfin écrite.
Je ne pleure plus.
Vous savez pourquoi je pleurerais ? Parce que je suis déjà mort.
Berger.
Dis donc, j'ai un petit peu
réfléchi à notre discussion là.
Famille, c'est très important.
Avec ma fille, j'ai perdu ce que j'avais de plus cher au monde.
Pas de conseil à te donner, mais soit toi, je sortirai le papeleur de ma
poche.
Puis, j'appelle Aïe.
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