All language subtitles for Kinology WEB.H264-ALLDAYiN

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Original subtitles

Ouais, désolé, ça a coupé.

Bah non, y'a même pas le chauffage de mon train, qu'est-ce que tu veux qu'il y

ait du réseau ? Bon, du coup, je te disais.

Mais non, mais elle t'a raconté n'importe quoi, ça faisait deux semaines

qu'on l'avait prévu la soirée.

Oui.

Et y'a deux mecs qui viennent nous voir pour qu'on, genre, ils nous disent que c

'est plus facile s'ils rentrent avec des filles et tout, vu qu'on est déjà cinq.

Est-ce qu'ils peuvent rentrer avec nous ? Donc, bien sûr, tu nous connais.

On a dit oui.

On s'est sentis trop fraîches, genre, ouais, on est en bombe.

Donc, nous, on était là, genre, pas de problème, les gars, avec nous, mais vous

êtes sûrs que vous rentrez, blablabla.

Donc, on s'est dit que quand même, il fallait qu'on fasse deux groupes parce

que nous, vu qu'on était déjà cinq, c'est mieux que d'arriver en troupe,

quoi. Donc, on fait deux groupes. Eux, ils rentrent, mais genre, sans problème.

Le mec, il a ouvert la porte, ils sont rentrés tranquilles. Et nous, on arrive.

Et le mec nous dit, désolé les filles, je ne vais pas pouvoir vous accueillir

ce soir.

Juste comme ça. Il nous dit que ça.

Donc, nous, on s'est dit, vas-y, on la retente.

On la retente.

Donc, on a refait.

On a refait la queue.

On repasse une deuxième fois.

Et là, il nous redit la même chose.

Désolé les filles.

Non, je vais pas pouvoir vous accueillir ce soir.

Mais... Attends.

Excusez-moi, monsieur.

C'est possible de vous mettre ailleurs, parce que... Je suis à l'échange.

Non, mais c'est juste qu'il y a de la place partout. Enfin, je sais pas.

Je suis bien, là.

Oui.

C'est pas grave.

Euh, ouais.

Ben non, vu qu'ils étaient déjà rentrés... On a demandé... Ouais, on a

demandé pourquoi.

Mais c'est... Ah, mais oui, mais attends. Attends, attends, attends. On

demande pourquoi. C'est quoi ton prénom ? Et... Comment ?

Ton prénom ? Non, mais attends.

Excusez-moi, mais en fait, juste, là, j'ai pas envie de parler, je suis

fatiguée, donc... Voilà. Si tu veux parler à d'autres gens, vas-y, mais moi,

je... Ton téléphone ? Bah, ouais, justement.

Bah, t'as envie de parler ? Oui, mais... Je suis au téléphone, en fait.

C'est ta copine ? Non, mais s'il te plaît.

En fait, là, je...

Je raconte un truc important en plus.

Allô ? Oui, donc on lui a demandé. Oui, on lui a demandé pourquoi.

Il nous dit parce que vous n'êtes pas dans le karma de la soirée.

Ah ah ! Bah oui, mais du coup, non, les autres, ils sont ressortis quand même.

Enfin, oh, ils ne vont pas rester dans la soirée et nous, on rentre pas. Hé,

mais tu fais quoi, là ? Tu viens de me prendre en photo ou quoi ? Quoi ? Non,

montre.

Montre, je t'ai vue, tu m'as prise en photo.

Vas-y, fais voir.

Efface ! Efface ! Non mais vas-y, efface ! Je rigole pas là ! T'es qui pour

prendre en photo ? Efface ! Efface la putain de photo là ! Mais vas-y, je vais

te...

Réponds.

De s'inquiéter.

Bonjour, de transport, s'il vous plaît.

Je n'ai pas de billet.

Tu as un billet ? Dis-moi l'ensemble.

Bonjour, de transport, s'il vous plaît.

Merci.

Vous voyagez ensemble ? Non.

Il y a eu un problème ? Non, non.

Je peux voir votre titre de transport, s'il vous plaît ? Je n'en ai pas.

Vous n'avez pas de billet ? Vous avez une carte d'identité ? Je suis en train

de la faire refaire, je l'ai perdue.

Vous enlevez votre... Oui.

Vous avez un permis de conduire, peut-être ? Ah, oui, moi j'ai besoin d

'identité pour faire le procès verbal.

Je n'ai pas d'adresse, je n'ai pas de domicile.

Je suis à la rue.

D'accord.

Donc pas d'adresse, pas d'identité.

Ok.

Alors on fait quoi ? La prochaine fois, on se fera prendre un

billet. D'accord ? Allez, bonne journée. Merci.

Ah ouais, bah on se voit bientôt, ouais.

Ok, je te fais des visites.

Ouais.

Salut.

Excusez-moi, je peux t'emprunter ton portable ? J'ai plus de batterie, je

sors de maison d'arrêt, là, je suis à la rue. Ouais, c'est un peu chaud, là.

Tu peux me prêter ton portable pour un appel ? Ok, je te connais pas, en fait.

Bah tiens, je te passe mon sac en potion.

Tiens, voilà.

Merci, c'est le mien en fait.

Ah bah tiens, tu veux rien ? Tu veux avoir mon sac ? Tu vois, t'as eu peur

pour rien ? Je vais acheter des cloques, tu veux venir avec moi ? Ah ouais,

carrément ouais.

Ah Flore.

Vous voulez quelque chose, les gars ? Ouais, ta mère.

Je meurs ! J'arrive !

J'ai dit pourquoi tu regardes ma meuf ? Quoi ? Mais je la mode pas, t'es ouf ou

quoi ? Comment ça tu modes pas ma meuf ? Comment ça tu modes pas ma meuf ? Depuis

tout à l'heure t'arrêtes pas de la regarder ! N'importe quoi mec !

Tu te fous de ma gueule en plus gros, je vais t'en coller une frère. Y'a pas de

problème, y'a pas de problème.

Depuis tout à l'heure t'arrêtes pas de la regarder.

N'importe quoi. En vrai, en vrai, elle te fait kiffer ? C'est ça ? Elle te fait

kiffer ? Eh mec, tranquille.

Sur ma vie, je te jure, j'ai pas regardé.

Sur ma vie, je te jure, j'ai pas regardé.

Oh, d'où tu jures si t'as rien fait ? Pourquoi tu jures si t'as rien fait ?

Sur ma tête de ma mère, j'ai pas regardé ta meuf.

Est-ce que je t'ai regardé ? Alors pourquoi tu l'as pas regardé ? Pourquoi

tu l'as pas regardé ? Pourquoi tu l'as pas regardé ? Non mais demande-lui,

parce qu'elle est pas belle.

Parce qu'elle est pas assez belle pour toi, c'est ça ? Attends, mec, mais t'es

sérieux ? Tu la trouves chum ? Attends, mais t'es sérieux, là ? Je l'ai regardée

ailleurs, c'est tout.

Ouvre tes yeux, je n'ai pas regardé ta meuf. Dis-le, gros, si tu la trouves

chum. Non, elle l'est pas chum ! Tu

sais pourquoi t'as perdu ? Non, je veux pas savoir.

T'as encore perdu, d'ailleurs.

C'est impossible de s'en sortir avec ce truc.

Y a qui qui veut faire une partie ?

Les gars,

je suis chaud, là, s'il vous plaît ! Sérieusement, les gars, personne ! Bande

de couilles molles ! Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.

Moi, je veux bien jouer.

T'es qui, toi ? Ben,

vas-y, viens.

Jean-Michel, 40 ans.

Avec la conversation, avec des gens d'un autre âge, d'une autre décennie, d'un

autre siècle.

Comment tu t'appelles ? Je m'appelle Jay.

Ok, Jay.

T'as compris les règles ? Faut pas dire non, c'est ça ? Exactement, du coup t'as

perdu.

Bon ok, je rigole là avec toi.

C'est quand tu veux, mec.

Ok, par contre, c'est avec moi que tu joues.

Je rêve où tu bloques sur elle, là.

Ouais, je la trouve jolie.

Très jolie même. Mais sérieux, je suis en train de te demander pourquoi est-ce

que tu bloques sur elle et toi t'arrives, tu me dis que c'est parce qu

'elle est jolie, t'as pas peur mec ? Peur ? Peur de toi ? Avec ta bouche de

pute et tes cheveux frisés.

T'as dit quoi là ? T'entends pas bien ? Non, j'ai pas bien entendu.

Ah, t'as dit non.

Allez,

santé.

J'ai gagné quoi alors ? Un bisou à ta copine ? Non mec, t'as rien gagné, t'as

juste gagné, tu vois, le fait d'être avec nous, on discute tranquille, mais

après, mets pas la pression comme ça non plus.

Bon, les gars, on va pas s'engueuler toute la soirée, donc tranquille. On s

'engueule pas, là.

Profite, quoi.

Fidèle à vie.

Regarde les belles filles.

Faut pas s'empêcher de les regarder, puis voilà, c'est tout.

Tu t'incluses à la table comme ça juste pour casser les couilles, c'est juste

ça, mec ? J'ai envie de t'en coller une, dégage avant que ça arrive.

Si je peux continuer à regarder ta meuf, tu peux m'enculer autant que tu veux.

T'en coller une, mec, t'entends même pas bien. Ouais ? C

'est vraiment ton mec, lui ? Non.

Pas du tout.

Bonjour.

Ça te dirait pas de marcher un peu avec moi ? J'habite pas tout près.

C'est pas grave, je te raccompagne.

Non, je vais chez mon père.

Et ? Tu veux rencontrer mon père ? Caroline ! Ouais, tu me le présentes ?

On décale, là, en fait.

Oui, j'arrive.

Une autre fois ? Tu retiens ?

Bonne soirée.

Police, ouvrez ! Police, ouvrez la porte ou on

la défonce ! Calme, j'arrive, j'arrive ! Ne vous inquiétez pas.

C'est un ami.

Oh putain, le con ! Tu m'as fait flipper ! Tu m'as fait flipper. Vas-y, rentre.

J'ai envoyé un café.

C'est sorti quand ?

Ce matin.

Au revoir, hier.

J'ai parlé à mon patron la semaine dernière, là.

Je lui disais que t'allais sortir.

Ouais. Fous ça, hein.

Je sais pas, il aurait peut-être du boulot pour toi.

Ça serait génial, non ? Bon, le café est presque fini. C'est le bordel, là, cette

cuisine.

Bon. Oui, on monte.

Bah, tu t'en vas déjà ? Écoute, ouais, je suis désolé.

Je peux pas être en retard, là. C'est la meilleure qu'il y ait.

Écoute, c'est simple, hein. Y a de quoi manger.

T'as une serviette dans le placard, tu te sers, tu fais comme chez toi.

Ok ? Ok.

Bueno. Amigo.

Ça fait plaisir de te revoir. Pareil.

Vraiment.

Bon, ben, à ce soir. À ce soir.

Ah oui, les clés.

Je te laisse mes clés. Ouais.

Thomas.

À plus tard.

Dis-donc, quand j'ai fait le ménage, j'ai vu ton matelas, il est tout propre.

Tu baisses pas ou quoi ? Pas à ce moment-là, non.

La fille dont tu m'as parlé, je croyais que... Un soir, je suis rentré, elle

était plus là.

Pas de mots, pas d'explications, rien.

Mais tu l'as pas rappelé ? Pourquoi faire ? Putain, Miguel.

J'allais pas lui courir après.

Mais sans déconner, t'as vu l'appart ? T'as vu ma gueule ? Non, mais elle

espérait autre chose, c'est tout.

C'est pas compliqué, tu sais.

Tiens, au fait...

Tu sais que le numéro que tu m'as filé, c'est pas le bon.

Un bon ? Ouais.

Du coup, moi, à cause de toi, hier, j'ai dû dormir dehors. Je te remercie. Fais

voir.

N'importe quoi. Qu'est-ce que tu dis, là ? Bah... 45, 32, 17, 37 ? Non.

7 ? C'est un 7, là ? Bah non, c'est un 2. Bah non, c'est un 7, ça.

Quand même, je sais, c'est moi qui l'ai écrit, quand même. Je sais.

N'importe quoi.

Ça me rappelle une blague qu'on m'avait racontée, ça.

Une histoire de numéro, pareil.

Vas-y, raconte.

Je me rappelle plus très bien de la fin.

Bah, tu commences, puis la fin, elle va venir.

Tu as ton souvenir ? De début ? Vas-y, commence.

Je te fais le début.

C'est l'histoire d'un mec qui va à l'entretien d'embauche.

Il arrive à l'heure, costard, cravate, chemise blanche bien sapée, quoi, tu

vois. Et là, la secrétaire lui donne un papier, comme celui-là, tu vois.

Avec un numéro dessus, le 50.

Donc il se retrouve dans une salle d'attente et là il découvre qu'il y a 5

-4 mecs habillés pareil.

Costard, cravate, chemise blanche.

Eux aussi ils ont un papier.

Donc à chaque fois que la secrétaire appelle le numéro, tu vois, il y a un

des mecs qui se lève et qui disparaît.

Derrière le grand porte-jaune.

Le mec il comprend, tu vois, qu'il va passer un dernier, tu vois.

Donc il attend.

Une heure, deux heures, il commence à en avoir plein les couilles.

Puis au bout d'un moment, il remarque un truc bizarre.

Les mecs, ils rentrent.

Il ressorte pas.

Il ressorte jamais.

Et truc encore plus bizarre, à chaque fois que la porte se referme, il entend

hurler à la mort comme si le mec se faisait massacrer la tronche. Un truc de

malade, de dingue.

Un truc de... Et après, qu'est-ce qui... Après, je m'en rappelle plus de la fin.

Putain, Michael, tu peux pas me raconter une histoire comme ça si tu connais pas

la fin. Écoute, c'est toi qui as insisté.

Écoute, moi, je peux pas inventer la fin si je connais pas la fin.

Ça, c'est mathématique.

T'es vraiment con.

T'os pas demander, c'est ça ? Quoi ? Tu

pourrais demander. Tu veux dormir ici ? Je veux bien.

Demande-le.

Payaso. T'as vu l'appart ? T'as vu ta gueule ? Moi aussi, j'espère autre

chose. Qu'est-ce que tu crois ? Bien sûr.

Et puis j'ai parlé avec mon patron.

Alors, si tu bosses avec moi, je te préviens.

Tu bosses, tu bosses.

Mais tu bosses, quoi.

Non, mais tu fais pas n'importe quoi.

Sinon, moi, après, j'ai l'air d'un con.

Ah non, promis.

Sinon, t'es question de thunes, là.

T'es comment, toi ? Et toi ? De toute façon, moi, j'ai que des emmerdes.

En plus, je me suis fait dépouiller de ma bagnole. C'est pas vrai.

Comment ça ? C'est le parking, là.

Ils tombent où les quoi ? Rien du tout, ils sont rentrés dedans.

Ils sont dormis dedans.

En plus, ça pue le fauve maintenant.

Tu te rends compte, il y a 200 bagnoles dans le parking.

Faut que ça tombe sur la mienne. Pas de chance.

Oh, voilà.

J'en ai une bonne.

J'aime vachement ton frangin.

J'aime vachement ton frangin.

J'aime vachement ton frangin.

Bonjour.

Je viens là.

Salut.

Vachement ton frangin. J'aime franchement ton vagin.

Bon, dis-moi, je t'avais parlé d'un ami à moi la semaine dernière.

Tu te rappelles ? Salut, c'est Jay.

Il vient de sortir.

Viens là.

Je nous laisse.

Je te sers quoi, mon Miguel ? Un petit rouge.

C'est un bon Miguel.

Un porto, c'est un vrai bosseur.

Si j'ai que des gars comme lui... T'es quoi, toi ? T'es quoi ? T'es quoi ? T'es

quoi ? D'accord, je suis quoi ? Monsieur, les pingouins, Polac, des

papiers. Bonjour.

Bonjour.

Alors, t'es français, t'es con ou quoi ? Range-la, tu vas te la faire rigoler.

Je peux avoir un café ? Tu peux faire les deux huit ? Tu peux faire les deux

huit ? Quoi ?

T'as déjà fait un chantier ? Non.

Qu'est-ce que tu sais faire ? Tout.

Cariste, rétention.

Je suis pas prompt, sinon.

Les échafaudages de hauteur, ça te fait peur ? Non.

T'as pas le vertige ? Non.

Mademoiselle.

Mademoiselle.

C'est à vous que je parle.

J'ai fait quoi ? Vous savez très bien ce que vous avez fait. Vous êtes en train

de déranger le client et en plus de ça, vous faites des saloperies chez moi.

Je demande un tampon.

Il y a une pharmacie au coin de la rue.

Vous bougez votre cul, vous allez voir là-bas. Et le chien, c'est en laisse.

Et ta femme, c'est en laisse ? Pardon ? Je pense que ta femme, c'est en laisse.

Non, mon chien, c'est pas en laisse.

Bon, je crois que vous avez terminé, là. Non, pas du tout. Si, si, vous avez

terminé, là. Non, non, pas du tout, je commence, là.

Laisse, laisse, laisse, elle a ses peintres.

Pardon ? Elle a ses quoi ? Excusez-moi, c'est quoi, ses peintres ?

Vous parlez de quoi, des règles ? Ça va, ça va.

Non, mais développer.

J'écoute.

Oui.

Tiens, mes règles. Attends, mais quoi ? C'est dégueulasse.

C'est quoi le problème ? Allez, vas-y, barre-toi.

Pourquoi je me barre ? Vas-y, casse-toi.

Ça dérange personne quand il parle de mes règles. Par contre, ça, ça dérange.

Allez, s'il te plaît.

On bosse, là.

Ben quoi ? Si les gars saignaient de l'habitude une fois par mois, là,

personne qui vous ferait chier, vous seriez tellement fiers.

Mais là, c'est quoi ? C'est une femme, c'est dégueulasse ? Allez, casse-toi.

Casse-toi.

Comment ça, casse-toi ? Casse-toi ! Je bois mon café.

Vous avez plus soif ? Il est à mi-molle, là, à partir de 45 ans, il y a quelqu'un

qui te fait chier avec ?

Offert

par la maison, ça paiera mes tampons.

Merci, mademoiselle.

Allez. Couillou, hein ? Mais vire-moi ça, putain ! Je touche pas à ça.

Vire-moi ça, je te dis. Chauvouillant, caliente, en Espagne, on dit caliente.

Miguel ? Yves ? Qu'est-ce que tu fous ? Je sors vite fait, j'ai des trucs à

faire. Des trucs ? Quels trucs ? Bah, des trucs, tu vois, quoi.

La fille qui t'envoie le message, là ? Ouais.

Hey, hey, Jay, je te préviens, tu vas pas recommencer tes conneries.

Mais non, c'est elle qui a demandé, en plus, je vais rien lui faire.

T'inquiète.

Et le boulot, demain ? Je serai à l'heure, promis.

Bonsoir. Bonsoir.

Quel étage ? Sixième.

C

'est

le sixième aussi.

T'as besoin d'aide ? Non, ça va. C'est...

Qu'est-ce que... Vous habitez là

? Ça arrive pas, là ? Si,

si.

Juliane, tu peux m'ouvrir, s'il te plaît ? Y a personne chez toi.

C'est chez ton père ici ? Ouais.

T'as pas envie d'avoir un appart à toi ? Je suis bien ici.

Bah ouais, t'as la belle vie, quoi.

Ah bon ? T'as quelle vie, toi ?

Chez toi, c'est chez les autres ?

Il est sympa avec toi ? Mon père ? Ça va.

Il t'intéresse autant, t'en as pas ?

Tu

pourras prendre la capote avec toi en partant, il va bientôt arriver.

Quoi, il va arriver maintenant ? Bah... Quand, je sais pas exactement, mais

bientôt, il a terminé.

Donc faut y aller.

Mais... Merci.

C'était cool.

J'ai pas le temps de prendre une douche, rien quoi. Merci.

Mais vite fait.

Je vais pas t'empêcher vu que t'as pas de chez toi.

Merci à toi.

Je suis généreuse.

Tiens.

Tu ramènes souvent des mecs comme ça ? Ça te regarde ? Un peu.

Je sais pas, je pensais que j'étais le premier.

En fait...

Je te fais

des blanches un peu, toi, pas ? Ah, sérieux ? Bah oui.

Ah, la chance.

Ah, tu sais, moi, j'arrive pas.

Je tente, mais j'arrive pas.

Râteau sur râteau, ça marche pas.

Elles veulent pas, elles veulent rien entendre.

On dirait, elles me sentent arriver.

Il est con.

Ça, c'est l'odeur.

C'est l'odeur. Je rigole pas.

Quand tu baises, tu transpires. Tu transpires, tu coules. Tu coules,

forcément, ça pue.

Et les Blanches, elles aiment pas l'odeur des frères.

C'est pas raciste, c'est la réalité.

Qui aime l'odeur des transpirations ? Personne.

Moi, je kiffe, moi.

Moi, j'adore l'odeur des Blanches. Je te jure, j'adore. Elles ont une odeur, mon

frère.

Moi, de toute façon, les Blanches, j'en mangerais tout le temps.

Matin, midi, soir.

J'adore, je kiffe.

N'importe quoi, l'honneur.

Sur n'importe laquelle.

Mes blanches, mes blanches.

Alors, même celle-là, là ? Ah, voilà.

Avec toi, toi, tu forces.

Je peux pas être partout non plus.

Toutes les blanches.

Elle, là-bas, là-bas.

Ça, c'est ma cam. Ça, j'aime.

Un peu jeune, quand même.

Tu sais, cousin, passer 20 ans, les femmes, c'est comme les chiens, c'est

mort.

Tiens, et la petite, là ? Faut que tu l'arrêtes.

Là-bas, là ? Ouais.

Mais ça va pas, t'es un malade, toi.

Je suis pas un pédophile.

Faut qu'elle soit majeure.

Il est dingue lui ! Donc alors une blanche entre 18 et 20 ans, c'est ça ?

Un peu compliqué quand même.

Majorité sexuelle, on s'entend.

Entre 15 et 20.

N'importe quoi.

Ça laisse de la marge pour éviter la prison.

Je suis

inquiète.

Merci à tous.

Merci.

Ça vous plaît ? Ouais, beaucoup.

Mais je connaissais déjà.

J'aime bien les statues.

Les sculptures ? Ouais, les sculptures.

Ici, c'est du street art.

C'est sympa, mais là-haut, c'est...

C'est magnifique.

Bonne journée.

Tu veux barrer ça un petit peu ? Ah ! T'as l'air de maîtriser, moi je connais

personne ici.

Non, désolée.

Faut que j'y aille.

Amen.

Merci.

Bonjour madame Tim, mon fils.

Tim ? Tim, Tim.

Comment il s'appelle ? Je ne sais pas.

Vincent Tim.

Vincent Tim.

Ça m'a éclaté. Ça m'a éclaté parce que le mec, il a une boîte de concert.

Une boîte de concert. Une pièce de concert.

Je trouve ça astucieux, tu vois, qu'il y en a.

C'est pas laissé ? Je ne sais pas. Je l'ai croisé plusieurs fois.

Du coup, je l'ai soumis probablement.

Non, SDF, il me fait cette blague-là.

Je me reprends, attention, non.

Si je tombe sur ça, je me perds.

C'est ça, t'as ce côté.

Moi, c'est ma tête.

T'es con.

Hé, les gars ! Qu'est-ce que c'est que votre problème ? De où c'est chez vous ?

Comment ça c'est chez vous ? C'est qui ces connards ? Ils nous ont jetés comme

des merdes. Attends ! Je te connais, toi.

Tu me reconnais, lui ? Tu me reconnais pas.

À la gare, avec Fleur. Je te connais. Je crois pas.

Pédophile, bah.

Tu l'as embrassé, non ? Tu me donnes pas de cigarette, à moi ? Même pas...

Un petit sourire, un clin d'œil, je sais pas.

T'embrasses des minettes comme ça, t'as pas honte ? Quoi, tu sais plus parler ?

Putain, tu plus de la gueule.

Tranquille ! Tranquille, tranquille. Mais t'es beau, j'adore, t'es mignon, je

kiffe tout. J'adore tes chaussures, j'adore, il est stylé ! Tu vas voir si

tu veux aller kiffer. Oh, la ceinture ! Tout est bien chez toi. Beau blouson,

petite veste.

Tout est super. Je t'aimais bien. Il est bien.

J'aime tout chez toi.

J'adore ce genre de mec. Le doudou.

C'est Jean, je suis amoureux de lui.

Les bretelles. Le style.

J'aime tout chez toi. J'aime tout.

Sauf ta putain de sale gueule. Ah ouais ? Moi, j'ai pas une tête de négro.

Viens, viens, viens.

Viens, viens, viens. Viens, viens, viens.

Viens, viens, viens. Viens, viens, viens.

Allez, garçon, lève-toi.

Allez, bouge-toi.

Je ferme.

Je peux pas rester ? Non, tu peux pas.

Allez, va ailleurs.

Allez, bouge-toi.

Prends tes affaires.

Bonsoir monsieur, ma route sociale.

Bonsoir. Bonsoir monsieur.

On peut vous aider monsieur ? Non, ça va.

Ok, vous avez un endroit où dormir ? Ouais, je suis pas à la rue.

Ok, très bien monsieur, bonne soirée.

Merci, bonne soirée. Au revoir. J'ai rendez-vous.

Ok monsieur, très bien.

Vous m'avez pris pour un clochard, c'est ça ? Non, non, pas du tout monsieur.

Ouais, c'est ça ouais.

Au revoir. Au revoir, bonne soirée.

Je sais pas, c'est pas mon cas.

Hey ! Hey ! Allô ? Venez me voir.

Vous avez oublié votre café ? Je vais pas commander de café.

La fin de soirée, c'est pour moi.

Merci.

Bonsoir. Salut.

J'aime bien ce que tu fais.

Moi aussi.

C'est toi Sbam alors ? Ouais.

C'est ton vrai nom ? Non.

Ça veut dire quoi ? Sourire, bonjour, au revoir, merci.

C'est la première chose qu'on t'apprend quand t'es caissière.

Tu veux essayer ? Ben ouais.

Fais quoi ? Ben mets-toi là.

Fais un petit peace and love ou un signe anarchiste, ce que tu préfères.

Ouais, faut coller vachement près. Ouais.

On réagit, t'as faim.

Quel genre de connerie ? J'm'embrouille avec un skill.

J'ai traité mon pote.

J'lui ai mis une droite.

Bam ! On me gâte.

Il a fait pour ses gifs.

Il s'est pas remis.

J'sais pas, j'ai tracé. Ouais.

C'est marrant.

T'as pas vu toute une tête de mec qui se bastonne dans les bars ? Tu vois, j'fais

une dame.

Ah mais, c'est quoi, c'est dégueulasse.

Je suis une gomme à la nicotine.

Je prends un thé de fumée.

C'est dégueulasse.

Je suis devenu un écrou.

Bon, bah, c'est là.

Voilà, tu peux te mettre là.

Bon, bah bonne nuit.

Merci.

Par contre, mets pas ton sac là, il y a plein de punaises de lit.

Bonjour. Vous ne cherchez pas quelqu'un ? Non.

Merci.

Bonjour.

Vous ne cherchez pas quelqu'un ? Pour ? Pour aider.

Moi, j'ai plein de lettres, mais je n'ai pas de monnaie.

Je cherche du travail, moi.

Tu cherches du travail ? Oui. C'est ce qui ne manque pas ici.

Allez, allez, hop ! Il y en a partout, il faudrait.

Tiens.

Tu vois le gars là-bas ? Il est pas très aimable, mais lui, il embauche. OK.

Merci.

Bonjour.

Pareil que vous embauchez ? Deux petits papiers.

Euh... Oui.

Euh... Je suis français, hein ?

Français. Ouais.

Elle est périmée.

Je veux pas d'histoire.

Je veux pas d'histoire, je cherche du travail.

Tu les mets avec les autres ? Je reviens.

Tu veux partout, toi ? Tiens, c'est pour toi.

Tu veux l'essayer ? Ah, ça tombe bien, c'est les soldes.

Tu verras le défaut plus tard.

Alors, tu choisis quoi ?

Allez, viens, on y va.

Allez, on se casse de là, ça va être rapide.

Bonjour. Salut.

Chercheuse BAM. Ok,

merci.

C'est que c'est la plus forte. Et elle, elle a évidemment un film de merde.

Évidemment. Tous les autres super-héros, ils ont des bêtes de film et elle, elle

est de la merde. Salut. Salut.

Ah, t'es là.

Je suis parti bosser.

Vous avez pris ton sac, je me demandais où t'étais.

J'ai fait des courses.

Ah bah merci, c'est sympa.

Alors, tu sais ce que tu veux faire ? Tu sais où tu veux aller ? Encore non.

Vacances et poireaux, on voit, on retourne où on vient.

Fais-moi là, toi.

Quoi ? J'ai rien de gênant.

Tu t'appelles comment ?

Jay.

Et toi ? Maya.

Présente-toi.

Il y a un nouvel arrivant, présente-toi.

Ok.

Café ? Café ? Ouais. Ouais, vas-y, ouais. Merci.

Tu fais quoi cet après-midi ? Je sais pas.

Non, mais c'est bon, là, on est assez.

Mais pourquoi ? Parce que c'est bon, on est assez, ce bain.

Tu vas pas ramener toute la terre à chaque fois.

C'est toi qui est relou, tu ramènes tout le temps des gens, je le connais même

pas. Je veux pas déranger.

Mais tu déranges pas.

Tiens.

Merci.

Ici, toi.

Allez, à ta place, Gaillard.

Faites quoi exactement cet après-midi ? Rien.

On fait des courses.

Non, enfin rien. Des vraies courses.

Ouais, parce que c'est pas avec tes trois paquets de nous qu'on va aller

loin, tu vois.

Tu saoules.

Quoi ? Ouais, c'est gentil quand même.

C'est gentil.

Elle a dit Maya, c'est gentil. Tu vas dire bonjour ? Allez, va. Va dire

bonjour.

Va dire bonjour à Jay.

Jay. Viens.

Elle s'en fout.

Il y a un saccage, il y a un saccage, on va pas toucher aux caisses, on va pas

toucher à vos effets personnels.

Qu'est-ce que tu fous ? Ça c'est dégueulasse. Prends les trucs chers là.

Prends du saumon.

Ça c'est bon ça.

Prends-en plein, plein, plein. Vous pouvez nous aider.

Ça c'est les produits de première nécessité.

Vous avez une vie de merde.

Vous avez une vie de merde. Vous bossez comme des cons, vous avez une vie de

merde. Vous pouvez nous aider.

Viande, pizza, tout ce qui se partage.

Prends des steaks.

Elle a le bio, le bio. C'est pas mal le bio. Il n'y a pas... Bio, là, bio.

Tiens-moi ça, tiens-moi ça.

Lui, c'est bon.

C'est OK.

Dépêche-toi.

Putain, vas-y.

Putain ! Viens,

va là !

Viens m'aider.

Mets tes mains dans le dos. T'es sûrement en train de débattre.

Fais ce que je te dis, mets tes mains dans le dos, dépêche-toi.

Je suis de la maison, il y en a deux derrière les palettes, là. Ok, on s'en

occupe.

Dépêche-toi.

Je suis de mon âge.

Je suis de la maison.

Je t'ai jamais envie de dire ça.

Quoi ? Mais moi je veux du Crosley, des Crosley.

Ils sont où les Crosley ? T'as pris les Crosley ? Elle a pris des petits

légumes. Mais non, ils sont là.

Il est où le chocolat ? Je sais pas. Le monde a raison.

Ah il est là, il est là.

J'ai jamais su... C'est pas le contraire, mais bien sûr qu'il faut

faire attention.

C'est pas sur qui tu tombes, c'est sur qui tu creuses. Ici, en fait, c'est le

principe de partage. C'est-à-dire que tout ce qu'on a pris là, aujourd'hui, on

partage, c'est tout. Tu veux quelque chose, tu le prends.

Tu veux quelque chose, tu le prends.

Oh, putain ! Excuse-moi, mais... Tu sais, tu peux pas vivre sans argent.

Oui, non, mais d'accord, un minimum d'argent, je suis d'accord.

Mais nous, ce qu'on veut, c'est se prêter les choses.

T'as besoin d'un truc, t'as besoin d'une voiture, tu demandes à l'abbé, il en a

une. T'as besoin de vêtements, t'as besoin de chaussures, t'as besoin d'un

pull, t'as besoin... Demande à Kram, lui t'enfile, c'est lui qui s'occupe des

fringues, en fait, ici. Tu vois ce que je veux dire ? Lui va voir toutes les

assos, il récupère tous les vêtements, ici, on les a gratuits. Donc il va pas

te faire payer.

Tu veux un jean, il te le donne, tu vois ? C'est plus simple. Quand un truc est

gratuit, t'as toujours un mec qui va abuser.

Regarde-moi, si au lieu de prendre un jean, je t'en taxe 10, tu fais comment ?

Mais pourquoi t'en prendrais 10 ?

Bah je sais pas, je suis un crevard.

Mais non, quand les choses elles sont gratuites, elles ont une autre fonction.

Genre, au restaurant, t'as deux trucs qui sont gratuits, c'est quoi ? Bah vas

-y, c'est quoi ? Gaïa, viens ici ! Et bah t'as deux trucs qui sont

gratuits, t'as le pain et l'eau.

Non ? T'as le pain et l'eau.

Quand t'arrives, tu manges ton pain et t'en reprends quand t'en as plus.

Tu demandes pas trois corbeilles de pain parce que c'est gratuit.

Tu vois ce que je veux dire ? Ok.

Bah ouais.

Pareil pour l'eau. Tu manges pas trois carafes en début de repas.

Tu prends que ce qui est nécessaire.

Les fringues, c'est pareil.

T'as besoin que d'un gin dans ta journée.

C'est pas con.

Bah ouais.

Juste ce qui est nécessaire.

Ouais, c'est moi qui ai inventé.

Attends. Hé, Maya.

Les gars, les gars.

Faut que je vous raconte un truc.

J'ai commencé à bosser, j'avais 16 ans, tu sais, c'était dans une usine de

volaille. Et là-bas, il y avait un mec...

D'ailleurs, il avait qu'une dent et il était laid. Du coup, on l'appelait dents

de lait.

Bref.

Et le mec, son taf, Maya, son taf, c'était de couper des têtes de poulet. C

'est-à-dire toute la journée, tac, tac, tac, tac, il coupait des têtes de

poulet. Tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac. Il coupe des têtes de poulet toute

la journée.

Attends, attends, attends. Et donc, le mec, à force de faire ça, tu vois, il

avait des espèces de cloques, tu vois.

pleine de puces, avec du sang.

Bon appétit. Du sang et tout.

Ça transpirait du gant et il chopait des poulets.

C'est-à-dire, en termes d'hygiène, on était au max.

Bref, attends, attends.

Et le mec a tellement fait ça... Maya, le mec a tellement fait ça toute sa vie,

tu vois, qu'il avait plus d'empreintes.

C'est pas un truc de ouf ? Oh là là ! Quelle histoire, Akram. Elle est

mortelle, mon histoire. Mais c'est un truc de ouf. Ne te fous pas de ma

gueule, Maya.

C'est une histoire de dingue. Le mec, il fait ça sur le truc chez les keufs, il n

'y a pas d'empreinte.

C'est un génie, le mec.

C'est-à-dire, on ne le trouve pas. C'est-à-dire, il va chez les keufs, il

fait ça.

Il n'y a pas. Il n'y a rien.

Il ne se passe rien.

Wallou. D'accord, mais c'est super, ça, Akram. C'est une histoire de ouf. Il

faut juste que tu bosses la fin, c'est tout.

T'es drôle, toi ? Non.

Ouais, si, t'as l'air drôle.

Depuis le départ, tu nous régales, vas-y. En fait, tu veux que je te

raconte une blague ? C'est ça ? Ouais, voilà. Je veux une histoire drôle et

vraie.

Allez, vas-y, on t'écoute.

Ok.

Ok, j'en ai une, ouais.

J'étais... Pardon.

J'étais dans la rue, comme ça, un spécial.

Un soir.

Et là, il y a un vieux type tout pourri, vraiment un sale gueule, quoi.

Pas comme toi.

Au contraire.

Un sale type, quoi.

Non, je sais pas. T'es une traîtresse, toi.

Il te fait rire, hein ? Ouais.

Le mec, il s'approche de moi comme ça.

Il se colle devant moi comme ça.

Et avec son regard, ses yeux de poisson mort, quoi.

Tu sais ce qu'il me dit ? J'ai perdu mon sac, 51 euros le bol.

Il a dit quoi ? J'ai perdu mon sac, 51 euros de la valette. Non, mais c'est l

'accent polonais. Moi, j'ai compris.

T'avais compris ? T'aimes pas mon accent ? Je le fais pas bien ? C'est imparfait.

Je suis fini ? Continue, continue, continue. OK.

Et là, le mec... recommence.

J'en porte deux, mon sac. 50 en rouleau à la balle.

J'ai cru que ses yeux allaient sortir du visage, quoi.

J'ai dit OK, OK, pas de souci.

Et là, il se rapproche encore plus près.

L'haleine, j'en pouvais plus, j'avais envie de vomir.

Et il me dit... J'en porte deux, mon sac.

50 en rouleau à la balle.

Comme ça, 20 fois.

en boucle, bloqué sur les tuyaux.

Je dis, OK, excuse-moi, mais c'est pas moi qui te l'ai piqué, ton sac, donc tu

me laisses tranquille.

Et là, le mec, il me regarde pendant trois secondes, il bouge plus, et tu

sais ce qu'il fait ? Il me choque comme ça, tu vois.

Et il me fout son couteau sous la gorge, comme ça.

Direct.

Et là, je dis, mais qu'est-ce que tu fous ? Et là, tu sais ce qu'il fait ? Il

me dit...

J'emporte dans mon sac cinquante-et-un rouleaux, boy ! Excuse-moi.

Moi, ma blague, elle t'a fait mal.

Moi, ma blague, elle l'a fait rire.

On descend, toi ? C'est encore, c'est tous les soirs.

Je t'en ? Ouais.

On va venir en quelque part.

Tu

veux

qu'on te restait là ? Ouais, je regarde.

Je veux dire ici, on squatte.

Je sais pas.

Crève d'envie de nous virer.

Mais est-ce qu'ils peuvent ? Ça finira bien par arriver.

Pourquoi tu te marres ? Non, parce que d'habitude, quand je vois des flics, je

me mets à courir, moi.

Je sais qui t'es.

Je sais.

Je suis qui ? T'es le bienvenu, camarade.

Détends-toi.

Tu

prends

un café à cette heure-ci, toi ? Ouais.

J'aime trop boire le café à cette heure, je trouve qu'il a un goût différent.

Ça t'a ? Il a le goût de la fac.

T'es étudiante ?

Je t'aime.

Gaïa, tu dessins ? Allez, dessins.

Laisse-la. C'est avec moi.

J'étais étudiante en sociaux.

Tu connais ? Non.

Ça m'étonne pas.

Christine Delphi, Bourdieu, Turquet, La place de l'individu.

Non, toi, ça te passe là.

Moi, j'adore.

J.

C'est le diminutif de quoi, J ? Jérémy ? Ou de Gérard ?

Saleté.

Et toi, Maya, t'as un vrai prénom ? Bah ouais.

T'es con ou quoi ? Gaïa, descend.

Allez, descend.

Descend. C'est bien, là.

Descend, laisse la place.

C'est quoi que t'as là ? Qui dépasse.

C'est vrai ? Ça ouvre quoi ? C'était la clé de chez moi.

Je me suis viré quand j'avais 15 ans. Je faisais trop de conneries.

Donc je l'ai gardée.

J'avais que ça sur moi.

Souvenir. Ils ont changé la serrure ou pas ?

C'est bizarre.

Dors, t'es fatigué.

Tu te déranges. Non, je suis bien ici.

Tu peux dormir là.

Moi, je veux dormir avec toi.

Non, non, non.

Toi, tu veux pas dormir avec moi, tu veux coucher avec moi.

Il y a plein de filles avec qui j'ai envie de coucher.

Mais il y en a qu'une avec qui j'ai envie de dormir.

Ton histoire de clé là, c'est une histoire vraie ou c'est la petite

histoire triste que tu racontes à tout le monde ?

Dans mon sac, j'en ai.

Dans mon sac.

Ça ? Pourquoi t'as ça ? Vas-y, fouille pas.

J'ai volé au supermarché.

Genre tu t'es dit obligé, on va baiser ? Non, je me suis dit obligé, si on baise,

il faut que j'en ai.

Il me saoule, j'en peux plus, c'est bon.

C'est lequel ? C'est l'autre avec ses lunettes, on dirait qu'il louche, il a

trois poils sur le caillou et il me donne des ordres.

En plus, il est misogyne de ouf.

Genre, tout à l'heure, j'étais dans le bureau, tu vois. Et là, il entre, il me

fait... Il ne m'avait pas vue, tu vois. Et il dit, ouais, elle l'a mis où le

dossier, cette salope ? Pardon ? Et là, il me voit, il dit, oh, Maya, pardon, je

ne vous avais pas vue. Mais je ne parlais pas de vous.

Enfin, après tout, quoique, j'en sais rien.

Genre, c'est drôle, ça. Il a dit ça ? C'est un malade ? Maya, c'est terminé,

là, on vous attend. Oui, j'arrive.

J'arrive, mais demain, gros, tu me revois plus, en fait.

J'ai rien à foutre, je reprends les choses.

Hé,

prends-moi un service, s'il te plaît. Ce que tu veux.

Va lui casser la gueule.

Vas-y, va lui casser la gueule.

C'est sérieux ? Ouais, vas-y. T'arrives, là, tu mets une patate dans ses dents,

tu lui remets les idées en place, ça fera plaisir à tout le monde.

Vas-y.

Vas-y.

Ok. Vas-y.

Je rigole, c'est bon. T'es malade toi ou quoi ? Vas-y. Moi j'y vais. Mais non, c

'est bon.

Où est ton stylo ? Dans ma poche.

Ce que tu veux faire. Là ? C'est bon ça ?

Je sais pas.

C'était chaud hein.

Regarde pas s'il te plaît.

Non je regarde pas. C'est une surprise.

Ah putain... Arrête ! Tiens, tu regardes !

J'y retourne.

Tu ne verras pas la glacière ? À ce soir ? À ce soir.

Ah ouais, t'es sûr ? Ouais.

Bon, vas-y, range-toi.

Bon, par contre, je vais te l'enlever, ça, et puis je vais te faire un dessin

propre, et puis après, on fait le tatouage. OK.

C

'est

rien, il y a quelqu'un.

Bonsoir.

Est-ce qu'on peut vous proposer un thé ou un café ?

Pas de soucis, bonne soirée. Au revoir.

Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Je sais pas, mais quand c'est comme ça, t'existes

pas.

Ça fait longtemps que tu fais des maraudes ? Bah ouais.

T'as commencé avec Akram ? Ouais, c'est lui qui m'a fait connaître Lascaux.

C'est quoi la question ? Je sais pas si on est sortis ensemble.

J'ai rien dit.

Ça aurait pu, franchement. Il est beau gosse. Ah ouais ? Mais non, j'avais

décidé d'arrêter les aventures.

C'est-à-dire quoi ça, arrêter d'avancer ? Eh ben, ça veut dire que je m'étais

fait assez de mecs, j'en avais marre, quoi.

Beaucoup ? Ben ouais, ça va.

Normal, quoi.

J'ai jamais été en couple, donc... Je sais pas, 10-15 par an.

Ah, c'est beaucoup ? Non.

J'ai commencé, j'avais 14 ans, j'en ai 26, ouais. Fais le calcul.

Tu joues ou...

Tu calcules vraiment là ou quoi ? Vas-y, viens.

Qu'est-ce qu'il y a ? Que je te dise qu'avec toi, ce serait différent ? Je

sais pas, peut-être.

On verra.

C'est quoi ça ? Ça fait un vrai, là ? Pourquoi t'as fait ça ?

T'as un problème, toi ? T'es déjà amoureux ?

On bosse, hein ? Il y a quelqu'un.

Bonsoir, Chantal.

C'est la maraude sociale.

C'est Maya.

Je suis avec Jay, un collègue.

Bonsoir.

Vous allez bien ? Vous voulez un truc à boire, à manger ? Ouais.

T'en restes ou pas ? Ouais.

Je veux que ce soit pour toi.

C'est une connerie.

Non. C'est un cadeau.

Ah ouais ? C'est quoi ? Dans mes yeux.

Tiens, quelle main ? Je savais que c'était celle-là.

Tadam ! Pourquoi tu me donnes ça ? Ça ne te plaît pas

? Celle-là est belle.

Tu l'as eu ? Je ne me demande pas ça.

Ah ouais ? Dis-moi où tu l'es.

Secret. Ah ouais ? Ouais.

C'est qui Lisa ? J'ai marqué Lisa sur la bague.

C'est à qui ? Tu

veux comment ? Je vais voler.

Ah ouais ? Et tu me donnes une bague volée toi ? Ah ouais, juste ça.

C'était quand ? Je sais pas, il y a longtemps.

Et c'est qui cette meuf ? Mais je sais pas, c'est une meuf, c'est tout.

Elle te plaît pas la bague ? Mais c'est parce que je suis en train de te dire,

je te demande. T'as volé une bague, tu me la donnes, j'en veux pas en fait.

C'est comment t'as une bague, comment tu peux donner une bague à quelqu'un en

fait ? Mais je sais plus, on s'en fout non ? Elle te plaît pas, bah tu la mets

pas. Mais c'est à quelqu'un la bague.

Bah c'est à toi maintenant.

Ah ouais ? Mais j'en veux pas.

T'en veux pas ? Bah non j'en veux pas. Bah tu me la rends. Bah tiens.

Prochaine fois tu lui voleras pas la bague que tu m'as.

Bah y'aura pas de prochaine fois.

Eh, t'es sérieux là ?

Jay ? Après, tu te retournes pas, mais je crois que c'est le cas derrière.

Moi, je te dis, c'est les vacances. Ça fait cinq minutes que tout le monde me

suit, ces fils de pute.

J'ai vu personne, là.

Il faut pas qu'on se fasse serrer, je suis pas en règle sur le scooter.

T'inquiète, t'inquiète.

J'ai si tôt que je te lâche au prochain feu j'étais sens je le laisserai c'est

bon regarde Si tu

vois c'est là ça tombe regarde pas regarde pas descendre je peux pas

descendre je te dis j'ai répété pas d'un vas-y démarre tu casses les couches des

marques d'arrivée

Gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte,

gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte,

gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte,

gratte, gratte, gratte, gratte, gratte, gratte,

gratte,

gratte.

Bouge pas, bouge pas ! J'ai rien, j'ai rien, j'ai rien ! J'ai rien ! Viens là,

viens là, c'est pas mieux de nous faire cavaler, t'es mort ! Hé ! Lâche-moi !

Là, tu t'arrêtes pas ! Hé, tu me fais mal ! Là, tu t'arrêtes pas ! Tu me fais

mal ! J'ai eu peur, j'ai eu peur, c'est tout, j'ai eu peur ! Ah ouais ? Il est à

toi, le scooter ? Ouais, il est à moi ! Alors, t'as quoi, trop proche ? Y'a rien

sur toi ? Hé, doucement, tu me fais mal, la putain ! Tes papiers, tes papiers !

Enlève ton casque ! Ils sont chez moi, chez toi ! T'as pas chez toi, putain !

Tu retournes ! J'ai tous ces génies, petits bâtards ! T'as tes papiers ?

Allez, faites doucement, faites doucement.

Tu viens d'où ? Viens d'où ? Allez,

arrêtez, viens d'où ? De l'Arménie, de l'Arménie.

Voilà, fils de pute. Voilà, à Genavour, on adore.

Le grand Charles, on aime le grand Charles quand même.

Arrête, ta gueule, ta gueule. T'as quoi, t'as quoi, Elisa ? Français.

Français d'où ? De Vitry-le-François.

Champenois.

Champenois-Arménien.

Eh ben, improbable, qui l'eût cru ? Association impromptue, mes amis ! Je

vais aller passer au fichier. Va, va, va. Tu nous dis si il est clean ?

Attends-toi. Je vais te bien faire.

Pair de chaussettes dépareillées.

Timon et Pompard, on va aller discuter Disney au commissariat, n'est-ce pas ?

On va aller parler dessin animé, tous les deux.

Emmenez-moi au commissariat.

Emmenez-moi au commissariat.

Il a pas l'air bien, ton gars, là.

Gilles ! Appelle une ambulance !

Pourquoi

t

'essaies pas de t'échapper ?

Je sais pas, plus tu restes ici, plus t'as de chance de te faire attraper, non

?

Tu

pourrais faire du stop.

Ou voler une voiture.

Y a peu de chance qu'ils fassent un barrage pour ça, à mon avis.

Je peux te prêter la mienne, si tu veux.

Tu t'appelles comment ?

Moi

c'est Camille.

J'ai 28 ans, je bosse dans une librairie.

Et ce matin on fait l'inventaire là donc je commence plus tôt et dans une heure

faut que j'y sois.

Et mon mec bosse de nuit.

Donc en général, avant de s'endormir, il m'appelle.

Ça arrive qu'il passe aussi.

Là, si je réponds pas, il va s'inquiéter.

Il habite pas loin.

Il a la clé.

Tu peux encore partir.

T'as rien fait de mal.

Enfin là, à mon avis, tu fais une connerie à rester ici.

Tu devrais te sauver.

T'as encore une chance, tu sais.

Je le sais, parce que mon père est gendarme, donc... Ferme ta gueule !

Mon père est flic, mais je m'en fous, moi, de ta vie.

C'est beau chez toi.

J'aime bien.

Merci.

C'est grand.

Tu fais chaud, non ? Pas chaud ? C'est pas un petit truc à boire, non ?

Par là ? Ouais, sur le bar.

Tu veux quoi, toi ?

Rien, ça va, merci.

Tu penses à quoi, là ?

Tu penses que je t'ai choisi

? Parce que t'es spécial ?

Non, je suis là par hasard.

C'est pas spécial du tout. C'est très banal.

T'as peur de quoi ? Que je te viole ?

Ou que je te tue ?

Mais c'est pas ça le pire.

Le pire c'est ni l'un ni l'autre.

C'est tout ce qu'il y a avant.

Police ! Bouge plus ! Au sol ! Au sol ! Dépêche ! J'ai un 803, les gars !

Allez, allez, on y va ! Les mains derrière la tête.

Bah alors mon pote, pourquoi t'es revenu ? Ouais, c'est qu'on tournait, c'est

bien bien.

Ouais, c'est qu'on tournait, c'est bien bien.

Je suis au sol de noter, c'est bon. Ok, vous le rentrez.

Rentrez.

Allez, on embarque, on embarque.

Allez, dans la voiture. Allez, dans la bagnole. On y va. Allez, on décolle.

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