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Allez vous asseoir. Lucille.
Suis la musique.
Tu es en retard, Marfil.
Tu peux pas survivre sans moi.
- Oui. - Tu dois être plus indépendante, Tami.
Écoute et… Non !
De petits sauts !
- C'est comment ? - Horrible.
Fontaine est de très mauvaise humeur.
Pour changer.
J'ai vu des éléphants bouger avec plus de grâce que toi.
Arrête. Va à ta place.
Marfil Cortés.
Tu viens d'arriver ?
Non. Je suis là depuis le début, n'est-ce pas ?
Oui.
Donc j'imagine que tu n'auras pas de problème à montrer l'exercice ?
Bien sûr.
J'ai oublié les pas.
Comment ça ?
Rien à améliorer ?
Si. Peut-être ton attitude.
On a terminé.
C'était un peu cruel, tu ne trouves pas ?
Non. On traite pas les gens comme ça.
- Il faut la remettre à sa place. - Meuf.
Je parle pas de Fontaine.
Salut, Lu.
Tu veux que je t'aide pour la chorégraphie ?
C'est plus simple que ça en a l'air.
Peut-être pour toi.
Ta mère était la première danseuse du Ballet de Moscou.
Allez.
Tu veux pas faire enrager Fontaine la prochaine fois ?
Je sais que si.
- D'accord. - Viens.
ÉCOLE DE BALLET FONTAINE
BASÉE SUR LE LIVRE DE MERCEDES RON
Mets-la dans le fourgon.
ATTIRÉS MALGRÉ NOUS
Papa ?
Marfil.
Papa.
Comment tu vas ?
Bien. Je sais pas…
Ma puce.
Tu m'as fait si peur.
Il s'est passé quoi ?
Tu as disparu il y a deux jours.
Hier soir, on t'a amenée aux urgences.
- Quoi ? - Tout va bien.
Allonge-toi.
Mme Cortés.
La police attendait que tu te réveilles.
Ça ne sera pas long.
Je suis l'agent Rivera.
Vous pouvez nous dire ce qui s'est passé ? N'importe quoi.
Oui.
Quelqu'un m'a attrapée par derrière.
Vous avez vu son visage ?
Non. Non, j'ai juste…
Je me souviens d'une voix qui a dit :
"Mets-la dans le fourgon."
M. Cortés, vous avez été contacté pour une demande de rançon ?
Non.
Alors ce n'est pas un enlèvement.
Ah bon ?
Alors quoi ?
J'ai un fils à la fac aussi.
Parfois, les jeunes boivent plus que ce qu'ils devraient,
prennent des choses illicites et finissent dans un sale état.
Logan.
Marfil, tu nous as fait une de ces peurs.
Comment tu te sens ?
Bizarre. Je veux rentrer et reprendre ma vie normale.
- Viens. - Allons-y.
J'ai changé la serrure.
Le vol est à quelle heure ?
On a seulement cinq minutes. Et tu ne lui as pas encore dit.
Marfil, je dois te parler avant de partir.
Tu pars ?
Tu ne restes pas cette nuit ?
Écoute-moi.
Je ne te laisserais jamais seule après ça.
Tu vas avoir un garde du corps.
Non. Pas question.
Non. Papa, non.
Tu ne comprends pas à quel point c'est grave.
C'était un avertissement. Ils voulaient faire passer un message.
Quoi ?
Ils peuvent t'avoir quand ils veulent.
Qui c'est, "ils" ?
On l'ignore encore.
Et en attendant de savoir,
je veux qu'il y ait toujours quelqu'un avec toi.
Je suis assez grande pour me gérer.
C'est non négociable.
Je n'aime pas les gardes du corps.
Désolée, Logan.
Ils me rappellent qu'il peut arriver un truc grave.
Je ne veux pas un autre Central Park.
Marfil.
Il s'est passé un truc grave. Et en attendant…
Ce sera temporaire.
Jusqu'à ce qu'on trouve…
Marfil.
Voici ton garde du corps.
Sebastian Moore.
Enchanté.
Marfil.
Excusez ma fille.
Elle a le caractère de sa mère.
- Ce n'est rien. - Sebastian s'occupera de ta sécurité.
Je te le demande, s'il te plaît.
Je veux que vous cohabitiez en paix.
Il va vivre avec moi ?
Il doit te protéger en permanence.
Il viendra aussi à l'université ?
Tu auras des cours en ligne.
Tu me demandes de changer toute ma vie.
J'y crois pas.
- C'est la meilleure option. - Pour qui ?
- Marfil. - C'est nécessaire ?
Je vous confie la vie de ma fille.
Ne me décevez pas.
Il ne lui arrivera rien.
C'est temporaire.
Logan.
Tu es entre de bonnes mains.
Essaie de dormir.
Je peux savoir quels ordres mon père t'a donnés ?
"Quels ordres" ?
Je dois vous protéger et tenir M. Cortés au courant.
Je dois te supporter dans mon propre appart'.
OK, une chose.
Votre père m'a engagé pour vous protéger, pas pour écouter vos plaintes.
Non.
Il n'en a rien à foutre
de qui me surveille tant que c'est pas lui.
Vous ne remarquerez pas…
Si, je le remarque.
Mademoiselle.
Mademoiselle.
Tu m'escortes jusqu'à ma chambre ?
Je sais que la situation ne vous plaît pas.
Mais c'est comme ça.
Vous feriez mieux de vous habituer à moi.
C'est toi qui devras t'habituer à moi.
Tu ne dors jamais ?
J'allais y aller.
Un sourire, peut-être ?
Trop malpoli.
Marfil.
Si on doit habiter ensemble, on devrait instaurer des règles
de vivre-ensemble.
À cause de la serviette ?
C'est l'habitude. Je vivais seule hier.
Plus maintenant.
Que diriez-vous si je me promenais comme ça ?
Essaie un jour. On verra bien.
GABRIELA - APPEL MANQUÉ
Merde.
J'ai besoin de toi.
Pourquoi ?
Ma petite sœur,
Gabriela, habite à Londres.
Mais je lui ai pas encore parlé de l'enlèvement et…
j'ai peur qu'il lui arrive un truc.
En pensionnat, elle ne peut pas sortir.
Mais si Gabriela sort et…
Je peux protéger votre sœur.
J'ai un collègue à Londres.
Je peux lui demander.
Ça vous va ?
- Merci. - De rien.
- Ray, tu as entendu ? - Très bien, mon pote.
Contacte Wilson.
Wilson ? Ton ami ? Le Marine ?
Dis-lui que j'ai besoin d'aide. Il sera d'accord.
Donc tu fais une concession à la fille.
Je ne crois pas que ça pose problème.
Et la fille à la porte, c'est une autre concession ?
C'est quoi, ça ?
Hé. Qu'est-ce que c'est ?
- Tu fais quoi ? - C'est quoi ?
- Qui c'est ? - Une amie.
Je peux pas sortir, donc…
On ne vient pas sans ma permission. C'est dangereux.
Moins que d'être seule avec toi non-stop.
Je vais devenir folle et je vais te rendre fou.
Très bien.
Ma chérie !
- Tu m'as manqué, bouffonne ! - Toi aussi. Sérieux…
Oh merde.
Sebastian, mon garde du corps.
- Comment ça ? - Je t'expliquerai.
J'ai besoin…
De ma carte d'identité.
Je connais le protocole.
Mon père, tu sais.
- Voilà. - Merci.
"Salazar" ? Votre père est le diplomate mexicain ?
C'est ça. Vous devez fouiller mon sac ?
- Ça ira. - Arrêtez de vous vouvoyer.
C'est assez bizarre comme ça.
- Ravi de te connaître. - Idem.
Si besoin, je suis dans ma chambre.
Il vit avec toi ?
C'est pas vrai ? C'est quoi ? Une fête ?
C'est mon meilleur ami. C'est pas une menace.
- Quoi de neuf, ma belle ? - Chéri !
- Ça faisait longtemps. - Tu m'as manqué.
- Toi aussi. - Regarde… Ça va ?
On va se bourrer la gueule !
Ouais. Pas de fête.
Et tu es qui, toi ?
Attends, donc Sebastian va vivre avec toi
jusqu'à ce qu'ils chopent le ravisseur ?
Oui.
Mais il y a un truc qui cloche.
Pourquoi m'enlever une journée et me relâcher sans rançon ?
Laisse tomber. Regarde le bon côté des choses.
Plus besoin d'aller en cours.
C'est nul, ce qui t'est arrivé, mais tu as quelque chose en échange.
Plaisante pas là-dessus.
- C'était très grave. - Je plaisantais pas.
"En échange", hein ?
Il a dû y avoir un truc en échange.
Mon père a pas payé de rançon, mais il a dû faire un truc.
Peu importe. L'important, c'est qu'il te soit rien arrivé.
Approchez.
Parfois, je me souviens de trucs.
J'étais dans un endroit sombre et froid.
Il y avait un matelas étroit.
J'étais fatiguée, je voyais pas bien.
Mais je sentais que j'étais observée.
Sebastian le sait ?
Non. Je lui fais pas confiance.
Il travaille pour mon père. S'il me cache un truc, Sebastian aussi.
On peut rester dormir.
- Je veux pas te laisser seule avec lui. - Non.
- Je te ramène ? - Depuis quand tu es si gentil, Liam ?
Ces histoires d'enlèvement, ça me fait peur.
Ça m'évitera de payer le taxi.
Si tu as besoin, appelle-moi, OK ?
Je t'aime.
Moi aussi.
Tu as entendu ça ?
Oui.
- Tu es sûr qu'elle dort ? - Oui, Ray.
- Tu es sûr ? - Oui, Ray.
Tu as vérifié la lumière ?
En fait, tu as raison. Elle doit être en train de danser.
T'es marrant, hein, connard ?
J'ai dit de mettre des caméras dans sa chambre.
On n'est pas des voyeurs.
Ça me plaît pas.
Alors je fais quoi ?
Gagne sa confiance, mon pote.
Je te demande rien de compliqué.
OK, alors vas-y. Je reste ici.
Commence par être un peu moins grossier
et un peu plus gentil.
Souris.
C'est quoi ?
Un petit déjeuner.
Je me suis levé tôt pour te préparer un petit déjeuner.
- Pourquoi ? - Pourquoi pas ?
Tu es bizarre.
Moi ? J'essaie juste d'être gentil.
Ça doit être ça.
Donc tu vas manger ou…
Non. Je veux aller courir avant mes cours.
J'imagine que tu viens.
Je vais me changer.
Tu fais quoi ? On y va.
J'ai soif.
Change de routine.
C'est dangereux de faire la même chose.
Tu viens toujours ici après ton cours de ballet, non ?
Tu l'as dit à mon père ?
Non.
Pourquoi tu lui caches ?
Ma mère était ballerine.
À sa mort, mon père n'a plus voulu que je danse.
Il m'emmenait plus en cours, il venait plus aux récitals.
Et il a décidé d'y mettre fin et m'a envoyée en pensionnat.
Désolé.
Tu devrais lui parler.
Ça servirait à rien.
Et tu connais pas mon père.
Il faut que tu contactes les Russes.
Dis-leur que je veux voir Kozel.
Alejandro, je comprends que tu aies peur. J'ai peur aussi.
Je n'ai pas le choix.
- L'enlèvement, c'est ma faute. - Les conséquences étaient inévitables.
- Tu as mis une bombe dans son avion. - C'était l'occasion.
J'ai suivi les Russes pendant des mois, je connaissais leurs trajets.
Il devait être dans l'avion.
Avec Kozel, rien n'est sûr.
Personne ne l'a jamais vu.
Ses hommes préfèreraient mourir que le trahir.
Il n'y a qu'une chose de sûre.
Il est dangereux.
Et tu le sais mieux que quiconque.
Je n'ai pas commencé.
ROYAUME-UNI
Papa te l'a dit quand ?
Hier, mais j'aurais préféré que ce soit toi.
Je sais, désolée.
Je voulais pas t'inquiéter. Je vais bien.
- Et j'ai un garde du corps, donc… - Je sais.
Il est canon ?
Ta gueule, Gabriela.
Je veux juste savoir s'il est plus canon que le mien.
T'es une idiote.
C'est comment, avec lui ? Le fatigue pas trop.
Il est déjà assez fatigué par mes camarades.
Qui envoie un garde du corps dans un pensionnat de filles ?
J'avoue.
Tu t'entends bien avec le tien ?
Il était un peu grossier au début, mais il est plus sympa.
Je m'habitue à lui.
Tu lui rends la vie impossible ?
Juste ce qu'il faut.
C'était quoi ?
Je vais voir.
Je te rappelle bientôt. À plus.
Attends, Marfil.
Je dois te demander un truc important.
Il est canon, hein ?
Un peu, d'accord ?
Je le savais.
Allez.
Tu as mis un sac de frappe sans demander ?
Désolé.
Je peux l'enlever.
- Non. C'est bon. - Merci.
C'est dur de rester enfermé.
J'ai besoin
de relâcher la pression.
Ah bon ?
Je parle de sport.
Et à part la boxe,
comment tu relâches la pression ?
J'ai d'autres techniques.
Tu peux me montrer ?
Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
Pourquoi ?
Ça serait une perte de temps.
"Une perte de temps" ?
Tu as peur ?
Arrête.
Tu as peur de moi ?
De toi ?
Dis-moi.
Me touche pas.
- Tu as peur… - Arrête.
- … que je te tabasse, soldat ? - Arrête, Marfil.
Réponds-moi.
Tu vas utiliser quelles techniques létales pour te défendre ?
- Réponds-moi. - Ça suffit.
Tu veux que j'arrête ?
Dans ce cas…
Désolé.
Tu peux le refaire ?
Et je te laisse.
À toi.
Tu m'attendais ?
Les talons.
Sacrée audition.
Je viens de me souvenir que je dois aller à une fête.
- Tu viens, j'imagine. - C'est une mauvaise idée.
OK. Je vais leur dire qu'on la fait ici.
Ils entreront pas.
- Bonne chance. - OK.
Sebastian, allez.
Juste un moment.
J'ai besoin de me détendre.
S'il te plaît ?
OK. Mais juste quelques heures.
Tu seras prêt quand ?
Dans deux minutes.
- J'attends dans le salon. - J'espère…
que c'est une soirée calme.
Tu restes avec moi.
Marfil.
Pas de conneries.
Salut ! Comment tu vas ?
- Salut. - Oh mon Dieu, t'es trop belle !
Toi aussi !
Tu peux mettre mon manteau là-bas ?
Prends-moi une bière. J'attends ici.
- Pardon. - T'es qui ?
- Ça va ? - Meuf !
Salut ! Tu m'offres un verre ?
Tu as amené M. Sourire, hein ?
Le pauvre. Regarde-le. Il te fait pas de la peine ?
Non. Il s'amuse.
Pas autant que toi quand tu le taquines.
Tu sais ce qu'on dit quand on se dispute.
C'est qu'on va coucher ensemble.
Comme vous deux ?
Tu proposes de la ramener, donc tu es intéressé.
Et je t'ai jamais vue accepter d'être ramenée.
Je vais prendre un verre.
- Fais ça. - Oui.
Comment ça, un verre ? Liam.
Tu trouves plus que c'est un playboy ?
Si, je trouve toujours que c'est un playboy,
mais sans que je me rende compte, on a accroché, on est sortis ensemble…
Tu l'aimes beaucoup.
- Non. - Tu l'aimes beaucoup.
- Je l'aime pas beaucoup. - C'est fou.
Idiote.
Tu es trop bête.
Tu as dit bonjour à Lisa ?
- Quoi ? - Tu as dit bonjour à Lisa ?
Non. Où elle est ?
Elle distribuait des shots là-bas.
Elle est bourrée.
On va la chercher.
Tu fais quoi ?
Sale porc.
Tu vas bien ?
C'est quoi, ça ?
Hé ! Tu es là.
On va aux toilettes, Lisa.
OK, on y va.
Casse pas l'ambiance.
Elle sait à peine où elle est.
Comme tous les autres.
C'est une fête. Si elle tient pas l'alcool, il faut pas boire.
Va te faire foutre.
Avec plaisir.
C'est quoi, ton problème ?
Me touche plus jamais.
Si tu veux pas qu'on te touche, t'habille pas en pute.
Il se passe quoi ?
Tu vas bien ?
C'est quoi ce bordel, mec ?
Il a trop bu.
Prends ton sac. Maintenant !
- Et Liam ? Tu vas faire quoi ? - Attends-moi là.
- Je vais te défoncer ! - J'ai rien fait !
Tu vas faire quoi ? Sebastian !
Je préfère que tu me cries dessus.
Je ne vais pas crier alors que tu as aidé ton amie.
Mais à l'avenir, fais cette prise
pour te tirer d'ennuis, pas pour t'en attirer.
- Je savais pas qu'il réagirait comme ça. - Tu t'attendais à quoi ?
Si j'avais pas été là…
Il faisait deux fois ta taille. Tu peux pas le battre.
Tu manques de force et de technique.
Et si j'en avais ?
C'est pas si simple. C'est pas magique.
Alors apprends-moi.
Marfil, je t'ai appris une prise, tu vois ce qui s'est passé.
Si j'avais su me battre, j'aurais pu t'aider.
OK, merci.
Vas-y, rigole. Mais comment j'étais ?
Tu n'abandonnes jamais ?
Tu me cernes mieux.
Honnêtement, tu étais très rapide.
Et tu as fait exactement ce que je t'ai appris.
J'ai une bonne mémoire.
Comme les éléphants.
Mais je veux quelque chose en échange.
- Je peux te payer. - Non.
Je veux trois heures pour moi.
Dehors.
Et tu restes là.
Tu préfères pas l'argent ?
OK. Trois heures. Ça marche.
On commence à 6 h. Demain.
Super.
Matin.
Une minute.
À part le ballet, tu as fait d'autres sports ?
Je sais monter à cheval.
Des sports de contact ?
Définis "contact".
Concentre-toi.
Tu rends ça difficile.
Quoi ?
Rien. J'ai dit : "J'espère que c'est facile", je dors encore.
Comme tu es arrogante,
tu risques assez vite d'être en corps à corps, comme hier.
Je vais t'apprendre des trucs.
Des trucs pour le corps à corps ?
J'en connais quelques-uns.
Tu parles russe ?
Bien sûr. Ma mère était russe.
Comme tu es petite et mince,
tes coups doivent être très précis
et toucher des points spécifiques pour mettre KO ton adversaire.
Et m'enfuir, comme une lâche.
Non, comme une personne sensée.
Souviens-toi, les points clé sont là, là, là…
et, eh bien, là.
Ta façon de frapper est très importante.
Un coup très rapide avec toute ta force.
Un.
Deux.
Pas mal, mais un peu faible.
Tu fais du ballet depuis quand ?
Depuis toute petite.
Un coup de pied ici ?
OK. Et à cette hauteur ?
- Tu as de bonnes jambes. - Merci.
OK. Je vais t'apprendre des techniques de self-défense.
Tu sais, pour fuir ensuite.
Et si je peux pas ?
Je veux pas apprendre à fuir. Je veux apprendre à me battre.
Ça va ?
Je t'ai fait mal ?
Je vais bien.
Quand on tombe cinq fois d'affilée, on apprend à bien tomber.
Essaie. Fais-moi tomber.
Tu te souviens toujours des mouvements.
Comme les éléphants.
OK, on a fini, non ?
Oui, bien sûr.
Après dix minutes de sac de frappe.
Sérieusement ?
J'ai dit que c'était dur.
Mais si tu t'en sens pas capable…
"J'ai dit que c'était dur."
Bonjour.
M. Cortés vous attend.
Je sais.
Ils ont accepté une rencontre, mais sans Kozel.
Il doit être là.
Après l'avion…
Offre-lui les routes.
- Pardon ? - C'est le seul moyen de le convaincre.
- Lui faire croire que je vais lui donner. - Quoi ?
Si Kozel soupçonne un piège, il nous tuera tous.
N'oublie pas ta place, Logan.
Organise ça.
Quand ils verront son visage, il sera fichu. Et on sera loin.
Fais venir mes filles. Je veux leur dire en personne.
À l'aube, alors que la lumière dorée s'étend sur la savane africaine,
un géant silencieux commence sa journée.
L'éléphant africain, un architecte de la nature.
À chaque pas, il façonne le paysage.
Je prends mes trois heures.
Tu veux un burger de ce resto pas loin ?
À Manhattan ?
Oui.
Les meilleurs sont à Brooklyn.
Prends-en deux en rentrant.
- Je vais pas si loin. - Tu vas où, alors ?
À plus tard, l'éléphant.
Tu m'as dit d'être plus gentil.
Oui. Pas de batifoler avec elle par terre.
Elle me l'a demandé.
C'est le meilleur moyen de la garder chez elle.
Elle me rappelle quelqu'un.
Elle est disciplinée, mais effrontée, têtue…
Tu sais, les gens qui n'écoutent jamais ?
Ça te parle ?
Connard.
Tu crois qu'elle se doute de ce que fait son père ?
Non, je crois pas.
Cortés l'a toujours tenue loin de lui.
Normal, après la mort de sa mère.
Alejandro veut un face à face avec Marcus Kozel.
Il acceptera ?
Je sais pas.
Tu sais que personne l'a jamais vu.
Et si quelqu'un l'a vu, personne n'y a survécu.
Je dois y aller. Autre chose ?
Garde tes distances avec Marfil.
Je connais mon job.
OK ? Je suis pas un débutant.
Tu me prends pour qui ?
Ce crochet… Bloque. Voilà.
C'est mieux. Facile.
- Attends. OK. - OK.
LOGAN Kozel accepte la rencontre.
Sebastian, va prendre une douche froide.
Oui… Mais…
Tu gardes pas tes distances.
Je sais pas ce que tu penses voir…
Tu essaies de m'avoir.
J'ai l'air d'un idiot ?
Ça suffit avec l'entraînement.
Tu vas t'attirer des problèmes.
Elle te plaît.
Et tu lui plais.
N'y pense même pas. Arrête.
Dans deux jours, ils vont en Espagne. Si tout va bien, ça sera fini.
Elle commencera une nouvelle vie, tu poursuivras la tienne. Séparément.
- Compris ? - OK. Détends-toi.
On s'entend bien, ça ne veut rien dire.
Je vais pas tout foirer.
Sebastian.
Je te surveille.
Pourquoi tu es debout ?
Mon père veut que j'aille en Espagne. Tu étais au courant ?
Juste que je dois aller avec toi.
- Où tu vas ? - Me coucher.
Quand tu sors…
tu vas voir ta famille ?
Un ami ?
C'est ça, recharge tes batteries. Demain, je vais te massacrer.
À ce propos.
On arrête les entraînements.
Pourquoi ?
Parce que je t'ai appris tout ce que je sais.
Oui, c'est ça.
Oui, et tu apprends très vite.
En fait, je suis…
très fier de toi.
Bonne nuit.
Donne-moi au moins une dernière leçon.
En guise d'adieu.
Mais ça sera la dernière.
Tu es debout tôt.
Oui, hein ?
Tu veux revoir quelque chose ?
Tu veux quoi ?
Je veux tes trois heures.
Et je vais me battre pour ça.
Quoi ?
Un combat.
Et si je gagne…
Si tu me touches, ça sera déjà un miracle.
Si je te touche une fois,
tu passeras trois heures avec moi aujourd'hui.
Le garde du corps reste ici. Juste toi et moi, dehors.
C'est une façon étrange de proposer un date.
Je t'invite pas à un date. Tu dirais non.
Donc je vais me battre.
Qu'est-ce que j'y gagne ?
Ça devient intéressant.
Tu veux quoi ?
Que tu gardes tes distances.
D'accord.
Quand tu veux, l'éléphant.
Tu fais moins le malin.
Je croyais que tu n'utilisais qu'une main.
J'ai changé d'avis.
Allez.
J'ai gagné, Moore.
On dirait.
Tes trois heures sont à moi.
Tu es là depuis longtemps ?
Assez longtemps pour voir que ce n'est pas du ballet.
C'est impoli d'espionner les gens, pour info.
- On y va. La soirée va être longue. - OK.
Mais dès le retour à l'appartement, le date est fini.
Oui. Bien sûr.
Je conduis.
N'y pense même pas.
J'ai dit que je voulais sortir avec toi, pas mon garde du corps.
On peut pas marcher ?
C'est pas si grand, Manhattan.
Qui a dit qu'on restait à Manhattan ?
Pourquoi Brooklyn ?
On va manger les meilleurs burgers de New York.
Tu t'en es souvenue.
Un éléphant n'oublie rien.
Jamais.
Tu savais que c'était mon resto préféré ?
J'ai aussi mes secrets.
Incroyable.
Quoi ?
C'est rien. Ça te va bien, le ketchup.
Mais je pensais que tu préférais les repas légers aux sandwichs.
J'aime que le Taylor Ham comme sandwich.
Le Taylor Ham ? Du New Jersey ?
Une fille comme toi ?
Je pensais que tu étais plus…
sophistiquée.
Tu veux dire "snob", j'imagine.
- Tu imagines beaucoup de choses. - Tu te doutes même pas.
OK, sérieusement.
Tu veux faire quoi de ta vie ?
À l'avenir.
Je fais des études d'économie
parce qu'il faudra que je travaille dans l'entreprise de mon père.
Ma famille a toujours eu des bateaux, des avions.
Ensuite, des pistes d'atterrissage.
S'il y a une voie de transport, il est pas loin.
Tu me parles de ton père.
Mais toi tu veux quoi ?
Tu veux faire quoi, vraiment ?
Je…
Je sais pas.
Juste que je veux une vie différente.
Mais c'est comme si mon père avait toujours décidé de ma vie.
Il décide où j'habite, où j'étudie, ce que je fais.
C'est pour ça que je cache le ballet.
Et je veux prendre mes propres décisions.
Et faire quelque chose d'utile.
Qui donne un sens à ma vie.
On doit y aller.
Pas de milkshake ?
On va être en retard.
- Où on va ? - Danser.
Danser ?
Je rigole. Je veux pas perdre mes orteils.
Mais je sais danser.
Toi ?
J'aurais aimé le savoir avant.
Tout vient à point…
Non. Pas possible.
On va au cinéma ?
Je voudrais voir un film avec toi.
BODYGUARD CE SOIR SEULEMENT
- Je m'en vais. - Non.
Viens là.
Vraiment ? Y a rien d'autre ?
Officier et gentleman, mais je préfère ça.
Devine ma scène préférée.
Quand Rachel part dans son jet privé
et Frank ne peut que la regarder décoller,
mais au dernier moment, elle demande à sortir de l'avion
et il court vers elle et ils s'embrassent,
avec la plus belle chanson d'amour en fond.
Tu vas nous faire virer.
OK, mais joue pas au dur.
- C'était marrant. - Non.
Comment ça, non ?
- Tu ris. - Pas du tout.
Je te vois.
- Tu ris. - Arrête.
- Tu ris. Je te vois. Mens pas. - Arrête.
Quoi ?
On est pas encore à l'appart'. C'est toujours le date.
Le date est terminé.
Désolé.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je peux pas, désolé.
Tu pouvais il y a une seconde.
Regarde-moi.
Pourquoi tu es comme ça ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Je fais rien de particulier.
- On peut en parler ? - Il s'est rien passé.
- Tu m'as embrassée. - Arrête.
On part tôt demain.
Je vais dormir. D'accord ? Merci.
Sebastian, arrête. S'il te plaît.
Va dans ta chambre.
Si tu viens avec moi.
Pourquoi tu as si peur ?
J'ai pas peur.
Je veux que tu gardes tes distances. Je te l'ai dit.
Je vais dans ma chambre.
Mais ma porte sera ouverte.
Soit tu viens, soit tu restes dehors.
Pour toujours.
ESPAGNE
- Marfil ! - Ma puce !
Tu m'as tellement manqué !
- Tu es trop belle ! - Toi aussi !
- Ma grande. - Comment ça va ?
Bien. Et toi ? Épuisée.
- C'est ton garde du corps ? - Oui.
Pas mal du tout.
- Pourquoi on est là ? - Pour être ensemble.
C'est pas formidable ?
Si, mais pourquoi ?
Parce que je voudrais qu'on dise adieu
à la maison où on a été si heureux.
Tu vends la maison ?
Que pensez-vous de Buenos Aires ?
- Buenos Aires ? - Quoi ?
Pourquoi pas ? Un changement de décor, de gens, de perspective.
C'est à cause de l'enlèvement ?
- Parce qu'on m'a enlevée. - Non.
J'ai reçu une très bonne offre pour l'entreprise.
Tu vends l'entreprise ?
C'est leur rançon ?
C'était le marché pour me relâcher.
Tu as passé un marché ?
Marfil, ça suffit ! Tu ignores de quoi tu parles.
Tu m'as envoyée à l'étranger à la mort de maman.
Et encore là.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je te l'ai dit. On déménage.
Donc fais-toi à l'idée.
PROPRIÉTÉ PRIVÉE DÉFENSE D'ENTRER
C'est bien.
M. Cortés.
Tout est prêt pour demain ?
On a hacké les caméras de l'hippodrome.
On va savoir à quoi Marcus Kozel ressemble.
- Il faut juste qu'il soit présent. - Il le sera.
Je lui offre mes routes. Je mets fin à notre guerre.
Sans la vengeance de la mort de Natasha, il n'y aurait pas de guerre.
Le meurtre de Natasha, Logan.
Marcus Kozel a tué ma femme.
Et ma fille, presque.
Marfil était avec elle ?
Ils ont sectionné ses freins, et elle a percuté un camion
en rentrant du cours de Marfil.
Natasha l'a pris de plein fouet,
Marfil n'a rien eu.
Jusqu'à l'enlèvement.
Je la croyais en sécurité là-bas.
Loin de ce salaud.
Si je l'avais achevé, il n'aurait pas enlevé Marfil.
Et je n'aurais pas eu à faire appel à vous.
Je veux que quelqu'un garde un œil sur mes filles.
Marfil sait que je cache un truc, je ne veux pas de surprise.
Je vais rester avec elles.
Les Russes ne doivent se douter de rien.
Vous ignorez de quoi ils sont capables.
Mon bébé.
Je voulais juste monter Yaco. J'étais pas loin.
Je suis pas là pour ça.
- Vous allez en Argentine. - Tu l'as, ta distance.
Quand j'ai dit ça, je voulais nous éviter des problèmes.
Pour moi, c'est pas un problème.
Marfil, c'est impossible.
Tu comprends ?
- Nos mondes sont très différents. - Et ?
Je comprends que tu sois fâchée, mais c'est mieux comme ça.
Un jour, tu comprendras.
Une vraie réponse d'adulte.
J'aurais attendu ça d'une fille de la fac, mais pas de toi.
Ils peuvent te donner ce que tu veux.
Tu sais pas ce que je veux.
Je peux pas te l'offrir.
Ça veut dire quoi ?
C'était juste un baiser. Arrête.
Ah ? Et pourquoi tu m'as embrassée ?
Je sais pas. J'ai pas réfléchi.
- T'as pas réfléchi. - Non.
Tu mens.
Tu m'as laissé te toucher pour le date.
Je suis pas dupe. Le sois pas non plus.
Marfil ?
J'arrive ! Une minute !
Ton père t'attend pour dîner.
Sebastian m'aidait à rentrer Yaco.
Donc c'est fait.
- Non. On doit encore ranger… - Pas de souci.
Je m'en occupe.
- Tu diras quoi à Wilson ? - Que tu dors
- et que tu es mal depuis hier. - Bien.
Et s'il le découvre ?
Dis que je t'ai menti.
Je veux pas que tu aies d'ennuis.
- Papa nous a interdit de sortir. - Je m'en fiche.
Je veux savoir ce qu'il nous cache.
On va directement à la tribune ?
- Ça va ? - C'est rien.
- Oui. Ça va. - C'est vrai ?
- Ça va ? - Oui.
Désolé. J'étais distrait par la course. Pardon.
Alors bonne chance pour les paris.
Je ne parie pas. J'achète des chevaux.
J'en ai repéré quelques-uns. J'adore les chevaux de Cortés.
Vous allez acheter les chevaux de mon père ?
- Vous êtes la fille d'Alejandro Cortés ? - Oui.
Incroyable.
Je m'appelle Iván.
- Marfil. - Enchanté. Quel joli nom.
- Merci. - On pourrait en discuter.
Des chevaux. Si vous voulez.
Autour d'un verre.
- Mais je ne veux pas vous déranger. - Non.
Je ne faisais rien. On y va ?
D'accord. Allons-y.
- Vous montez ? - Plus beaucoup.
Ils sont là.
Cortés.
Kozel. Enfin.
Oui.
Tu prends une très bonne décision.
Pour ta famille et toi.
Pour tous.
Allez.
Le voilà. Enchanté, M. Kozel.
Dommage que tu partes. Je m'amusais bien.
Je sais. Moi aussi.
On pourrait se revoir.
Tu vois quelqu'un ?
Tu es toujours aussi direct ?
Quand on veut quelque chose, il faut tenter le coup.
Ambitieux comme croyance.
Il faut être ambitieux parfois.
Non. Je ne vois personne.
Je peux avoir ton numéro ?
Je vais déménager à Buenos Aires.
Buenos Aires ?
C'est la pire excuse que j'ai entendue.
- La pire. - C'est pas une excuse.
Mon père vend la maison, les chevaux…
Je voyage beaucoup. Je pourrais venir te voir.
Bien sûr.
Et si je te disais que j'ai déjà envie de te revoir ?
Je suis encore là.
Et si je te disais
que j'ai eu envie de t'embrasser tout le long ?
Tu dirais quoi ?
Ray, tu l'as ?
On l'a, mon pote.
Merci, mec.
C'était un plaisir, Marfil.
- Marfil, où tu vas ? - Je veux être seule.
Je viens avec toi.
Non, Gabi, tu ne viens pas. Reste ici.
Comment ça ? On devait passer la journée ensemble.
J'ai changé d'avis.
- Il s'est passé quoi ? - Je t'ai dit, rien.
OK. Sebastian, Marfil s'en va !
Merde.
Tu fais quoi ?
Tu peux pas partir comme ça, en laissant Wilson.
Pourquoi tu étais à l'hippodrome ?
C'était juste un baiser.
Je parlais pas de ça.
Tu crois que je sais pas que tu me caches des choses ?
Il se passe un truc et personne me dit rien.
Ce n'est pas un jeu. Tu ne peux pas partir toute seule.
Je dois m'habituer. J'aurai plus de babysitter, bientôt.
Et en quoi ça te regarde ?
Je ne veux pas qu'il t'arrive un truc.
Tu dis ça en tant que Sebastian ou que garde du corps ?
Les deux. OK ?
Tu peux ralentir ?
Merde.
- Quoi ? - Les freins ne marchent pas.
- Je fais quoi ? - Regarde au loin.
- Je fais quoi, Sebastian ? - Redresse le volant.
Continue par là.
- Il y a deux voitures. - Fais une embardée quand je te le dis.
Maintenant !
Merde !
Éloigne-toi !
Attention ! Des travaux !
- Alors ? - Fais-moi confiance.
Wilson, on était dans la voiture d'Alejandro.
Ils voulaient le tuer.
Tu dois partir maintenant.
Oui, j'emmène Gabriela.
Sois prudent.
- Papa. - Dis-moi que tu vas bien.
Oui, t'en fais pas.
C'était un petit choc. On va bien.
Rentre à New York. Je viendrai te chercher pour aller à Buenos Aires.
Fais-moi confiance.
Je te dois des explications.
Je te dirai tout, promis.
Marfil…
Je t'aime, ma puce.
Wilson m'a ramenée à Londres. Qu'est-ce qui se passe ?
Gabi, je dois te demander un service.
Quoi ?
Reste près de Wilson.
Ne sors pas du pensionnat.
Et si la sécurité du pensionnat marche pas ?
- Ou Wilson ? - Je viendrai te protéger.
Je laisserai rien t'arriver.
Jamais.
Promis.
Tu vas bien ?
Ça ira mieux quand j'aurai pris ça.
Je voulais te remercier.
Tu as fait une embardée pour prendre le choc.
J'ai fait le nécessaire.
Je veux pas qu'il t'arrive un truc.
Je me suis attachée à toi.
Même si ça te plaît pas.
Pourquoi tu me regardes ?
Tu fais quoi ?
Non.
PAS DE SIGNAL
Bordel de merde.
Ça me plaît.
Que tu te sois attachée à moi.
Tu me plais.
Je croyais que tu serais insupportable.
C'est pas ton fort, les déclarations.
Mais c'est pas le cas.
Tu es belle.
Intelligente.
Courageuse. Déterminée et…
Il faut qu'on se prépare.
Je veux pas partir.
Tu seras bien là-bas.
Tu reprendras à zéro.
Sebastian, je peux t'attendre.
C'était trop bien, ces mois avec toi.
Tu vas beaucoup me manquer.
Tu finiras par tout oublier.
Un éléphant n'oublie jamais.
Logan !
On s'en va, Logan !
Kozel.
Je ne suis pas Marcus Kozel.
Je crois que tu me cherches.
Bonjour, Alejandro.
Tu as plus l'habitude de faire affaire avec mon père.
Dommage que tu l'aies tué en explosant son avion.
Mais je suis aux commandes.
Il paraît que tu as voulu me piéger.
J'aime pas qu'on me mente.
Je ne sais pas ce qu'on t'a dit, mais c'est faux.
J'ai rencontré Marfil.
Ta fille est vraiment superbe.
Elle est belle.
- Tu es prête ? - Presque.
C'est quoi ?
C'était à ma mère.
Regarde.
Magnifique.
Sebastian.
Non !
- Ça va ? Tu es touché ! - C'est rien.
- Respire. - OK.
- Va à la porte. Je te couvre. - Non, je te laisse pas seul.
On peut pas ensemble.
- Tu es sûr ? - Je serai derrière toi.
D'accord.
- OK. - D'accord.
- Ils viennent par là. - Par ici.
Par ici.
Par ici, viens.
Attention.
Viens, par ici.
Allez.
Vous faites quoi ? Pas elle ! Il nous la faut vivante !
- J'y vais. Ils tireront pas. - Non !
Sebastian !
Mets-toi derrière moi !
Non. Tu es folle ?
Bougez pas !
Recule !
- Attention ! - Allez !
Bougez pas !
Mets-la dans le fourgon !
Mets-la dans le fourgon !
On y va.
Sebastian, ça va ? Ton bras ?
C'est rien de grave. T'en fais pas.
Tu fais quoi ?
- Je me souviens de toi. - Marfil.
- "Mets-la dans le fourgon". - Marfil.
C'est ce que tu as dit.
À toi, précisément.
Vous m'avez enlevée.
Qui es-tu ?
Qu'est-ce que le FBI a à voir avec tout ça ?
Pourquoi m'enlever ?
- Pour faire peur à ton père. - Pourquoi ?
Pour qu'il demande notre aide.
On a passé un marché.
Un marché ?
- Des infos contre votre protection. - Contre qui ?
Ton père trempe dans des trucs dangereux. Avec des ennemis encore pires.
C'est un criminel, à t'entendre. C'est faux.
Mon père est un homme honnête qui a gagné tout ce qu'il a.
- Et tu sais pas de quoi… - Ton père a fait ça.
Il a voulu tuer un de ses associés, Marcus Kozel.
Il a fait sauter son avion, mais n'a pas réussi à le tuer.
Il y a eu 20 morts.
Il allait y avoir des conséquences.
D'accord, on t'a enlevée.
Mais sinon, il aurait pu t'arriver bien pire.
Non, Sebastian.
Laisse-la digérer.
Où est Cortés, bordel ?
Elle doit partir !
Il nous dira quand il arrivera à New York.
Qu'il se dépêche, ou on est foutus.
Mon père. Il vient me chercher. Il m'a envoyé un lieu.
- Où ça ? - Times Square.
- Je dois y aller seule. - Non.
- Ça me plaît pas. - Réfléchis.
S'ils prennent pas cet avion pour Buenos Aires,
il peut se passer un truc pire qu'hier.
Je m'en fiche, j'y vais. Je dois le voir.
Mais je te suivrai de près.
Et s'il se passe quelque chose,
je te sortirai de là. Compris ?
Le plus important, c'est que tu gardes ton portable près de toi.
C'est notre seul moyen de te localiser.
Il est prêt.
Ça ressemble pas à un micro.
C'est l'idée.
J'ai besoin d'un mot clé.
Pour savoir si tu es en danger.
"Ebony" ?
"Ebony and Ivory." De Stevie Wonder et Paul McCartney.
Vous écoutez quoi ? Du reggaeton ?
Faute de mieux, "ebony".
D'accord.
Je vais chercher un truc que j'ai laissé quelque part.
Pardonne-moi.
Je pouvais pas te dire que j'étais du FBI.
Marfil,
ce qu'on a vécu, c'est la seule chose réelle,
la seule à avoir valu la peine dans ce boulot.
Tu me dis ça parce qu'on ne se reverra pas.
On va être des témoins protégés.
C'est pour ça qu'on quitte le pays.
Si on ne se revoit pas, je veux te dire…
Non, s'il te plaît. Ne le dis pas.
Je veux rien entendre d'autre.
Si tu le dis, je ne te laisserai pas partir.
Au revoir, Sebastian.
Au revoir, l'éléphant.
OK, je suis en position.
Ray.
Je l'ai, mon pote.
Ray, parle-moi.
Une seconde.
Attention, ça bouge.
- Qui c'est ? Alejandro ? - Non.
Marfil !
Logan ?
Je suis content de te voir.
Dieu merci tu vas bien.
Logan ? Qu'est-ce qu'il fait là ?
Je vais la chercher.
Attends de voir ce qui se passe.
Où est mon père ?
- Je t'emmène le voir. On y va ? - OK.
- Putain. - Vas-y, entre la 44e et la 7e.
Je les vois.
Putain !
Je les ai perdus.
Ray, où ils sont, bordel ?
Arrête, c'est pas si simple.
Où ils sont maintenant ?
Putain de merde.
Là. Je les vois.
Je t'envoie la localisation de Marfil.
Ils vont vers un parking.
Entre la 43e et la 6e.
Où est papa ?
C'est dangereux pour Alejandro.
Je t'expliquerai tout en route.
Allez.
Tu es à 100 mètres. Dépêche-toi.
Je pirate les caméras du parking.
- Mon père est là ? - Non.
- Tu devais m'emmener le voir. - On y va.
J'irai pas plus loin tant que tu me diras pas où il est.
Je le vois. Je suis à 10 mètres.
Ray, ils sont à quel étage ?
- Ray. - Les caméras marchent pas. Putain.
Il a dû fuir.
Quoi ? Pourquoi ?
Les affaires d'Alejandro ne sont pas très légales.
Il a passé un marché avec le FBI, mais ils nous ont trahis.
Enfoiré. De quoi il parle ?
Ça me plaît pas du tout. Dépêche-toi !
Merde.
Si on ne part pas tout de suite, tu risques de ne plus jamais le voir.
Tu es aussi en danger, Marfil.
Une seule personne peut nous aider.
Ray, je t'entends pas.
Hé !
Bonjour, Marfil.
Iván ?
Qui c'est, Iván ?
C'est lui qui va nous aider. Monte, s'il te plaît.
Ray, c'est un piège.
Tu sais où est mon père ?
Attend un peu.
Logan, c'est quoi, ça ?
Logan !
Marfil, je peux ?
Allons-y.
Quelque chose à dire ?
Ebony.
Bouge pas !
Vous êtes qui ?
- À genoux ! - Vous êtes qui ?
L'HISTOIRE CONTINUE DANS SÉPARÉS MALGRÉ NOUS
Sous-titres : Coraline Butruille
Supervision créative Laure Fleurent
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