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Qu'est-ce qu'il m'a fait?
Regarde là!
Il m'a pris là!
Merde à toi!
Alors, qu'est
-ce qui se passe ici?
C'est que le bon Dieu, il aurait dû nous faire quatre pattes.
Au moins.
Parce qu'avec ces deux-là...
Ça les gagne de plus en plus durs.
Voilà, c'est papier.
C'est pas
une carte d'identité. Je m'explique.
J'ai un respect de la police.
J'ai un cousin, moi, et il est dans la police.
C'est ça, tes papiers d'identité ? Hein ? Allez, bouge là.
C'est ça.
Bonsoir, comment allez-vous ?
Les filles sont déjà enceintes.
On va décoller avec vous pour n'importe où,
pour quelque chose.
Le zig-zig au buffet des amours, c'est le plat du jour.
Le zig-zig, nous c'est notre métier de...
Nous avons de jolies performances.
Déjà, on ne pensait qu'à ça, et voilà,
on était pas mal roulés.
Le zigzag, on connaît tout par cœur, n'ayez pas peur.
L'évangile ou le kamasutra, on a la foi.
Dig, dig, dig pour le fourneau. Dig, dig, dig pour l'escalier.
C'est comme ça.
sur un genou. C'est si doux. On peut
toucher.
Ça suffit comme ça. Allez-n'y, vous dehors.
Attends, j'ai trouvé ça dans son sac.
Rendez-le lui, elle en aura sûrement besoin.
Il y avait ça.
Ça va, l'âbre ?
Merde ! Merde !
Tiens, qu'est-ce que tu fais là, toi ? Je suis là.
Et les gosses ? C'est temps s'ils dorment.
Allez, file.
Qu'est-ce qui lui prolète comme
ça ? Il est toujours comme ça. Mais pourquoi ? C'est à cause de son verre.
Son verre, parce qu'il boit ? Non, il a un verre solitaire.
Alors, c'est lui qui le rend méchant.
Ah bon ? Interdit de
séjour, c'est interdit de séjour.
Bouclez-les tous les trois.
Excellences.
Excellences. Comment dire ? Qu'est-ce que c'est que j'ai abandonné ?
Excellences, c'est qu'on a kidnappé la femme de l'ex-ministre Raviot. Oui.
On l'a kidnappée, c'est pour ça. En effet, oui.
Il faut qu'elle vienne avec moi.
Viens. Allez, venez.
Garde-moi bien.
Non !
Mais ne pleure pas
comme ça. Je n'ai pas de malheur chez moi, t'entends ? Allez, donne-moi à
boire vite.
Allez.
Allez, c'est fini.
Une saleté propre.
Elle n'a poids.
Non, surtout pas la police.
Un salaud.
Il m'a raté.
Ça fait mal.
C'est bien.
Quand ça fait mal, c'est bon.
C'est rien, c'est une foule.
Appelez plutôt un taxi.
Je vais rentrer chez moi.
Il a tiré deux balles, mais où est l'autre ? Il
lui arrive à la dame.
Elle a eu un malaise ? Elle est tombée vers en main, voilà.
Elle avait glissé, et puis elle s'est coupée.
Parce que celui-là, il laisse toujours tomber ses glaçons par terre.
Pas vrai ?
Est-ce que ça fait l'alcool ? Eh bien, regardez-le bien.
Il est beau à voir.
L'alcool, c'est l'anesthésie du monde.
Je ne vous comprends pas. Vous vendez de l'alcool et vous prêchez contre l
'alcool. Ce n'est pas très logique, ça.
Et vous autres, gardiens de la paix, vous foutez de la paix partout.
C'est logique, ça ? Dites-moi, Briadier, dites-moi bien.
Et le genre de paix, vous êtes en train de garder, hein ? Et le petit moustache
en avant, là, les ridicules, qui fait peur aux enfants.
Tenez, donnez-moi plutôt un demi, là.
Ah, ce qui fait chaud là-dessous.
Regardez. Regardez les cheveux qui tombent. Je vais pas tarder à me dire
chaud, là. Ah, ça fera peur aux enfants.
Il va pas mal.
Faut.
Mais toi, arrête de t'essayer ! Excusez-moi, patron, je tremble. Et
comment tu fais pour pisser, alors, idiot ? Tu veux me ruiner ou quoi ? Tu
vas passer une malheur comme ça ? Enfin.
Ça va être chouette.
Bonsoir. Deux poires bien glacées.
Il n'y a plus de poire du tout.
Comment il n'y a plus de poire ? Qu'est-ce qu'il a, celui-là ? Il faudra
mieux vous y faire, parce que je ne suis pas d'humeur à plaisanter.
Alors, deux petits cognacs, bien serrés. Bien, bien.
C'est à vous ce qui est plus facteur ? Excusez-moi, madame, je ne suis pas
facteur. Ah bon ?
Je suis brigadier de police.
Qu'est-ce qu'un beau garçon comme vous fait dans la police, hein ? Vous n
'auriez pas... Je ne sais pas, moi. 50 francs à perdre ? Je fais toujours ça à
l'œil, mais je le fais très bien.
Et bien moi, j'ai du travail.
Bon, allons-y.
Dommage.
Déjà, Marie !
soigné.
Qui m'a donné les mille?
Tu dois l
'avoir.
Tu dois l'avoir.
Vas-y.
Salut les amis !
Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai trouvé la deuxième balle.
Elle était là.
Elle était là.
Une serviette propre et une poire.
Ta gueule, toi.
Si tu ne viens pas comme ça, toi aussi.
Cette bonne blague, c'est pour économiser l'hôtel.
Deux mille balles, à chaque fois, une dizaine de fois par jour. À la fin, ça
compte.
Si vous devenez des artistes de cabaret, je vois pas pourquoi vous faites de la
prostitution. On en a de bonnes vies.
Mais là, ça paye pas, M. Jean. Ça paye pas, là.
De toute façon, ils viennent tous à jouer au lot, les artistes. Même les
plus grands.
À quoi ? À être des putes.
Des femmes comme vous.
Ben oui.
Vous dites donc qu'on n'est pas mal roulés.
Montez-vous sur M. Jean.
Les plus belles filles de Paris.
Comment vous faites pour se border une cravate ?
C'est mon bébé.
Mais qu'est-ce que vous faites avec ça ? Il coud, vous coudez. Je le couds, oui,
mais je le remets là parce que soit ça, il va attraper le froid.
Tu bonhomme.
Je vais glosser un petit bébé, je vais vous montrer.
Nous aussi, on a un bébé.
Un bébé dans la neige.
Hé, peut-on savoir ? Un petit bébé dans la neige. Tu es le papa ? Je suis le
papa ? C'est le monde entier. C'est pas joli ?
Un petit papa à Noël. Tu descendras du ciel. Elle est jolie, la tenue. Avec des
joues dans le milieu.
N'oublie pas mon petit soulier.
Je vais vous demander ce que c'est que cette maquette.
Et en face de chacun, on marque ce qu'il représente pour nous.
Alors, par exemple, on a M.
Tison. Lui, c'est du béton.
M. Thévenin, des poutres. M. Keïta, des cloisons.
Chacun aide à la construction.
Voilà. Chaque client a son utilité immédiate. Ce qui fait qu'on travaille
dans le plaisir puisqu'on a un but.
On baise pour construire.
Vous étiez dans la police ? Vous étiez dans la police ?
Elle voulait qu'on foute le cas tous les deux pour faire de la culture de vigne
dans le bordelais.
C'est bon le bandeau. Moi, je ne voulais pas quitter la police.
Elle a brûlé le trottin, puis on l'a retrouvé buté à Clamart.
Alors, je pense toujours, j'aime toujours Titine.
Ne pleurez pas. Mais je ne pleure pas.
Mais moi, qu'est-ce que vous voulez que je fasse pour vous, moi ? Je suis trop
vieux, moi.
Allez, je vais tomber la porte.
Écoutez-moi, je vais vous faire une proposition.
Parce que vous êtes mes potes.
Chaque fois, je donne le double.
Chaque fois, vous avez un client.
Et seulement moi, je veux que vous me racontiez tout.
Bonjour ! Bonjour ! Ça va ? Bonjour ! T'es belle, ça !
Voilà. Voilà.
C'est mieux.
Voilà.
Bon,
voilà tout ce qu'on fait.
Une lettre, ça ? C'est de la Lide ? La patience du ciel resplendit
dans ton regard. Je vais t'immortaliser puisque tu es une sainte de chair et de
pur esprit.
On m'a demandé la décoration d'une église, tu sais, dans le nouvel esprit
des puréduques.
Je serai ton frère Angelico et toi, mon ex-mère Alda.
Une question de sécurité.
Ils ont sauvagement saisi mon épouse. Un tout petit peu plus fort, s'il vous
plaît.
Pendant un moment, j'ai essayé de résister, mais contre cinq ou six,
il y a un moment où j'ai réussi à les mettre en fuite. Hélas, je ne
pouvais pas empêcher l'enlèvement de ma femme.
Vous savez, une femme, ça s'enlève facilement.
Est-ce que vous allez payer la rançon demandée par les ravisseurs ?
Bien sûr, je m'y emploie, mais je ne suis pas en mesure de réunir rapidement
une somme pareille. Il me faudra peut-être plusieurs semaines.
Vous avez déjà versé une partie ? Ah oui, elles avaient menacé de tuer ma
femme.
Mais votre femme a fait une carrière artistique, monsieur le ministre.
Ah oui, ma femme, dans sa jeunesse, était cantatrice à l'opéra.
Mais après notre mariage, elle ne s'est plus produite sur la scène.
ou alors très épisodiquement et seulement pour des œuvres bénévoles.
Eh bien, comprenez, le mariage, la vie d'artiste, c'est très difficile.
Toi non plus t'as jamais fait la différence entre un marteau et un manche
à balai.
Oui, ma chérie. Tu veux en essayer une autre ? Regarde.
Essaye, regarde ça.
Là.
Tu vois que ça te va ? Ça va pas non plus.
J'ai pas une tête à porter des chapeaux. Si, ma chérie, je t'assure que tu es
ravissante. Avec le vert, surtout.
N'est-ce pas, madame ?
Vous n'auriez pas vu une jeune dame blonde assez jolie avec un gros paquet ?
Excusez-moi, je n'ai pas le temps.
Nous refaisons l'église.
Qu'est-ce que vous me voulez ? Je sais que vous êtes flic, je vous connais.
Ce n'est pas pour m'offrir des fleurs que vous me suivez comme ça.
Tais-toi, malheureuse.
Je vais te poser quelques questions. J'en ai rien à foutre. Je sais rien.
Si tu continues, je vais te mettre au casse.
Tu avais fréquenté Edmond Raffio, ancien ministre.
Non, mais sans blague. Tu as même coincé avec lui.
Je sais qu'on vous connaît très bien, vous.
Toi et ta copine.
Vous êtes ensemble dans un numéro de champ depuis trois ans, ce qui ne vous
empêche pas de tapiner en douce.
Pauline Buron.
Née en 1946 à 7, en assistance publique.
Elle est en correction, Moyen-Orient, Pégale.
Et son amie, Marie Le Carré.
Née en Neuilly, en 48.
Tu dois 15 ans. J'ai connu ton père.
Moyen-Orient, Pégale.
C'est vrai que vous avez vécu une balade tout seul, là, dans le monde ?
Quoi ? C'est vrai que vous êtes un ver solitaire ? Comment c'est tout ça ? Mais
tout le monde le sait.
Quand ? Alors ? Tu me dis la vérité ? Je te commente.
Puisque je vous dis que je ne sais rien.
Ça va m'être enlevé.
De quelle femme ? De l'ancien ministre.
Comment ça ? C'est de toi.
Vous êtes complètement fou.
Mais je n'ai pas fini.
Je suis en feu partout dans l'intérieur.
C'est vrai ? Tu crois que tu as la flemme ? T'as pas une main ?
Oui, c'est moi.
Qu'est-ce que tu veux de l'aspirine ? Faut que je te prépare un truc chaud ?
Faudrait que tu me racontes, Dieu.
Après des histoires, faut que je te prépare un truc d'abord.
Un grog, un machin de citron chaud.
Tu sais ce qu'il faisait mon grand-père quand j'étais petite ?
Il me faisait des cacaplasmes à la moutarde.
À la moutarde ? La moutarde comme ça de cuisine, hein ? Tu veux que je te fasse
ça ? Eh oui, la moutarde.
Qu'est-ce que je fais ? Je mets une serviette, point.
Eh ben, tu la mets sur le dos et puis une serviette mouillée dessus.
D'accord.
Attention, j'arrive avec des gros pots.
Tourne-toi, mets-toi sur le vent.
Oh, Marie, il voit pas l'air de me raconter des histoires parce que...
Ça va me brûler.
Alors, déjà, moi qui voulais un bébé, avec toi, tu sais.
Et tu vas chanter, Marie, aussi.
Moi, j'aime quand tu chantes.
Tu sais, tu chantes mieux que moi.
Moi, j'ai une voix de crapaud.
Mais non, tu bats le moral, tu vois, quand t'es malade, toi.
T'es moche aussi, non ? C'est tout ce que t'as ? T'es moche, tu chantes mal, t
'as de la fièvre, personne t'aime.
Tu sais que tu transpires beaucoup, il y a tes cheveux qui se mettent à friser.
C'est vrai, hein ? Tu te rappelles de Sophie Ficini ?
Les malheurs de Sophie ? Oui,
je m'en souviens.
Les petits poissons coupés en morceaux.
Oui, et puis quand elle avait eu son indigestion de crème fraîche.
Avec le pain chaud à la ferme, oui, je m'en souviens.
Et Madame Ficini, elle lui avait donné une grande fessée avec des sorties
trempées dans du sel pour que... ça fasse plus mal.
Elle avait trempé les orpides dans du sel pour que ça fasse plus mal.
Donne-moi la main, Marie.
C'est qu'à propos du sang, il y avait une bien bonne ce matin.
Un type vachement discret, un flic, qui m'a suivie jusqu'à l'église, dis donc.
Et tu sais pas ce qu'il m'a appris ? Ils ont enlevé la bonne femme de mon
ministre. C'est-à-dire qu'il faut le faire à 360 kilos.
Je ne sais pas qui l'a fait, mais en tous les cas... Dis-moi, Marie, il faut
maintenant être sérieux.
Parce qu'on a... Tu m'as demandé une histoire.
Oui, l'ingénieur avec son fils qui vient tout à l'heure est monté du malade.
Pour le dépucelage ? Oui, pour le dépucelage. Tu me laisses tous les deux,
toute seule ? Oh là là, le dépucelage...
Mesdames, je suis mon fils Charles.
On va enlever les lunettes parce que ça va
me gêner. Les lunettes ? Ça va bien te faire, non ? Oui.
Vous voulez que je vous bête ? Il ne faut pas être nerveux.
Je ne suis pas nerveux, madame.
Allez, la musique, vite, vite.
Mais qu'est-ce qu'on fait ? La musique, vite.
Mais passons.
Le zigzag, au buffet des amours, c'est le plat du jour.
Le zigzag, nous c'est notre métier de zigziger.
Nous la rendons de jolies copres fortes
Merci Philippe.
Zic, zic, on le fourneau.
Zic, zic, zic, on l'escalier.
Zigue, zigue, zigue, c'est si doux.
Zigue, zigue, zigue, on peut toucher.
Avant de zigue, zigue, zigue.
Formidable.
Vraiment formidable.
Celui-là, il veut m'arrêter.
Tout, voyons, au contraire.
Vous payez le champagne.
Qu'est-ce que vous leur vouliez exactement à ces
deux filles? Qu'est-ce que vous dites? J'entends pas. Qu'est-ce que vous leur
vouliez exactement à ces deux filles? Je voulais rien du tout.
C'était pour l'enquête que je devais... Comment que c'est votre nom?
Bruyère. Inspecteur Bruyère.
Moi, c'est Jean. Jean Mortagne, commissaire de police en retraite.
Mortagne, c'est vous ? Oui.
Oh, putain ! On se souvient encore de vous, à la criminelle. Oui, oui, ça s
'est dû passer. Alors, parlez-moi un peu de cette dame, la femme de l'ancien
ministre de l'Agriculture. Mais justement, nous venons d'arrêter deux
suspects qui ont tout avoué.
Mais dites-moi, dites-moi, Gruyère.
Oui ? Oui.
C'est vrai ce qu'on raconte sur vous ? Quoi ?
Pourquoi vous auriez un verre solitaire ? Comment vous le savez, vous
? Tout le monde le sait.
Oui, c'est vrai.
Nous sommes deux, mon verre et moi.
Mais est-ce que votre femme est au courant ? La
solitaire, ça ne se partage pas.
C'est quelque chose de personnel.
Un ver solitaire, c'est quelque chose de profondément intérieur.
On n'attrape pas un ver solitaire comme ça, comme une mouche.
C'est lui qui vous choisit.
Et il vous relâche.
Monsieur Blair, si vous voulez, vous avez oublié ça.
Mais ce n'est pas moi, ça.
C'est qui a parti à ça ? Après tout, vous n'êtes que des flics.
Oui. Figadier, passez chez moi, vous donnez ça à ma femme. OK, chère. C'est
son anniversaire. J'ai perdu le temps, j'ai manqué.
Mais d'où vous êtes ? Vous avez un drôle d'accent.
La France est grande.
Oui. Après tout, on n'est que des flics.
Figadier, réponds-y, mon homme.
Des perruques, c'est terrifiant.
Dis-moi, on avait une belle salle ce soir.
T'as vu M.
Jean, défoncé, hein ? Défoncé ? Qui c'est que le petit mec, là, à côté de
lui, le petit mec sérieux ? C'est celui qui m'a suivi l'autre jour, ça.
Il n'a pas l'air méchant, Romain, mais enfin... Il m'a quand même suivi.
Ah bon ? Dis-moi, ma cheville, tu sais ce que tu devrais faire, hein ? Quoi ?
Tu devrais te remettre plein, plein de paillettes.
Ah oui, hein ? D'ailleurs, il a mis moins de lumière aujourd'hui. Faut que
je lui dise, d'ailleurs, au petit mec, là.
Ah oui, oui. Attends.
Souffle.
Là,
ça va mieux.
Dis-donc, les perruques, tu vas les laver ce soir, chérie.
Parce que la nuit, c'est un peu chouette.
Aïe ! Merde ! Non, mais vous le faites exprès, non ? Ça
fait cinq fois que je me casse la gueule avec vos plures.
Ça commence à bien faire.
Quand même. Oh, écoutez, oh, oh, oh, oh.
Moi aussi, j'en ai marre. Je suis fatigué, hein.
Bon. Bon.
C'est paranoïa, c'est paranoïa, c'est paranoïa, c'est
paranoïa, c'est paranoïa, c'est paranoïa, c'est paranoïa, c
'est paranoïa, c'est
paranoïa.
Tu crois
que
tu me fais pas mal ?
Tu crois que ça m'amuse de faire le guignol avec mes amis pour accompagner
vos chansons à l'eau de vaisselle ? Rien que pour avoir un peu de blé pour s
'éclater ? Demain, on va voir le magot.
Avec ça, on va pouvoir faire notre propre musique, s'acheter nos propres
instruments, les meilleurs, les meilleurs amplis.
Toi aussi, tu pourras faire partie du groupe, si tu veux.
Non.
Pauline, c'est toi qui m'as donné l'idée du ministre. Et maintenant, tu vas te
dégonfler ? Écoute-moi, j'ai jamais su ce que c'était. Je savais pas ce que je
faisais, mais surtout...
Je t'aime beaucoup, tu sais.
J'aime beaucoup tes yeux.
Les embuts.
J'aime beaucoup ton cul.
Mais je n'hésiterai pas une seule seconde à faire cramer tout ça.
couper les mains pour faire disparaître les empreintes.
Et peut-être aussi il faudra couper la tête pour identifier
le cadavre.
Merci.
Cette étoile en plein ciel C'est mon
amour impossible Qui
traîne sa peine Perdue dans le
vide Cette étoile en plein ciel
L'attraper une fois, une fois dans ma vie,
et peut-être en mourir.
Et je tends les bras vers cet amour
trop grand pour moi.
de l'étau.
Et ta gueule, toi, je parle avec monsieur.
Ça ressemble un peu au trou vert. Oui, et en dos.
Et ça, qu'est-ce que c'est ? Ça, c'est Nabucco en
sol. Nabucco, dinosaure ? Oui.
Et celle-là, tu la connais pas ?
Ça, c'est bien. Ça, c'est fort, déjà. Et là, tu ne la sais pas.
Ça, c'est la plus facile. C'est Aïda, en fa.
Hein ? En fa ? C'est en mi-démol.
Ah non, non, c'est en fa. Je te dis que c'est en mi-démol.
Non, c'est en fa. En mi-démol ! Alors, je parie, quoi ! Ah, monsieur le
commissaire, si vous permettez, pour le ribambo, je vais à témoin. Tu es témoin
? Absolument, oui. Alors, je parie merci, Rob Le Chaud.
Très bien ! Oui, c'est en mi-démol.
De toute façon, messieurs, le plus beau de Verdi, c'est le Requiem.
Ah,
tiens, une calandre douce. Bonsoir.
Alors là, maintenant, du sérieux. Un, deux, trois.
Allez, fout le camp, fout le camp ! Hein ? Regardez-moi ça ! C'est pas triste,
ça, hein ? Il va crever sous peu et tout ça à cause d'une bonne femme.
C'est toujours pareil, quoi.
Les femmes commencent, puis l'alcool achève.
Et c'est à cause d'une pute.
Mais il en faut.
Des putes ! Des putes, c'est toutes des salopes.
De toute façon, c'est 10 000 francs.
Mais quand elles arrivent en haut, le mec s'excite.
Mais moi aussi, c'est 10 000 francs de putes. Mais j'ai le gentil avec toi, j
'ai de faire des petites gâteries, on va pas se presser.
Avec 10 000 francs, elle a 4 kilos de rhum steak, vous vous rendez compte ?
Et le malheur, c'est les pauvres qui ont ni femme ni argent.
C'est eux qui payent le plus.
En une minute, c'est terminé, puis une heure après, ils ont envie d'y
retourner. C'est fait comme ça, le mec n'y tient que sa taille, puis après, il
regarde deux fois avant de se payer un verre.
Non, moi, je dis que les pauvres gars font ça aussi bien chez eux avec leurs
mains. Ça coûterait moins cher, puis ils prendraient autant le plaisir.
Bande d'idiots ! Il y en a qui font ça ? Et puis encore, il y a que les vieilles
qui valent le coup, parce qu'elles font ça, ça ne les coûte que cher pour 5
francs. C'est le droit de ne pas vouloir plus cher qu'une place de cinéma, voilà.
Mais c'est pas vrai la dalle, les pauvres. Il faudrait les nationaliser
avec une sub
Vous êtes tellement cons.
Mais de toute façon, vous venez aller voir des putes que de prendre un fusil.
Mais c'est encore elle qui fait ça ! Mais elle s'en fout ! Elle pense qu'elle
piquait votre pognon ! Vous ne comprenez pas ça ? Hein ? Patron ! Patron, ne
soyez pas aussi dur avec les putes.
Enfin, il en faut. Vous savez bien, vous en avez. Moi, j'en ai. Tout le monde en
a. Enfin, voyons.
Écoutez, brigadier, vous savez bien que je ne suis pas en mesure de pouvoir
discuter avec vous. Ah bon ? Et pourquoi donc ? Parce que vous comprenez ? Vous
êtes un brigadier de police. Oui. Un flic, quoi.
Et puis un flic, c'est comme une coque-minute.
Il y a un poulet dedans.
Oui. Et quoi ça siffle ? C'est qu'on est cuit.
Alors, où c'est dit fait ? Vous pouvez toujours y aller, je ne suis plus en
service.
C'est formidable, alors comme ça, tu peux me faire suivre ta petite gueule de
minet. Oui, mais ça, je ne te le conseille pas, tu vois.
Parce qu'avec la tronche, ce truc-là, vous n'allez même pas l'acheter.
C'est mon copain maintenant, c'est un pote à moi.
Ça me plaît, il me plaît. Il y a un grand mot, termine-toi ici, toi.
On va rigoler.
Allez, ferme la porte et vire-moi ce gros deux-trois gueule de cocu.
Il me plaît, ce petit gueule.
Bon, alors, qu'est-ce que vous voulez me dire, maintenant ? J'ai quelque chose à
vous dire. Ça reste entre nous.
Parce que vous n'êtes qu'un flic verru.
Les flics, moi, ça me fait gerber.
Est-ce qu'on fait ce qu'on peut ? Fique avec ta tranche.
Je suis mécontent de ma tranche.
Qu'est-ce qu'être flic ? Tiens.
Tiens. On a une qui a cessé d'être flic. Regarde.
Tiens, je t'en fais cadeau. C'est gentil.
Dis-moi, tu ne dois pas faire mal non plus.
Je vais bien te dire.
Le stop-up était une idole, tu vois.
J'ai boxé toute ma vie.
Et puis un bon jour m'a fait faire un combat truqué.
Alors j'ai scaphé, toi.
Et là, le dents.
Toi, tout est cassé.
Parce que je pourrais plus jamais remonter sur un riz.
Et tu vois, Brigadier, d'entre nous, je vais dire, j'ai joué au guerre mieux que
toi.
Monsieur, je suis bien comme je suis, puis je t'aime bien comme tu es.
Le reste, n'importe peu.
Oui, dis donc ! J'ai reçu un coup dans les couilles, là-dedans, mais je ne
savais pas que ça faisait aussi mal. Si, si, mon vieux, quand on en a, ça fait
mal, tu sais.
Allez, prends tes affaires, parce que je ne dis pas ton caleçon. C'est très
important, un caleçon pour un flic.
Madame Brière ? Qui est là ? Tedon Weiss, vous êtes seul ?
Ah bon ? Parce que je vous amène un beau petit cadeau.
Edelweiss. Me voilà.
Attention, Edelweiss, mon mari va rentrer.
Non, non, pas du tout.
Il m'a dit, Edelweiss, pourriez-vous ramener ce petit paquet à ma femme ?
Car ce soir, je suis occupé toute la nuit.
Je lui ai dit d'accord, chef.
Bon anniversaire, madame Brouillère.
S'il nous trouve comme ça, il nous douera tous les deux.
Ce sera la plus belle mort de toute ma vie.
Quel joli cadeau, il m'en va, mon mari.
Oh, Delva, il ne changera jamais.
Mon mari.
Je le reconnais, mon mari.
Mais non, mais non, c'est le téléphone.
C'est lui.
Je le reconnais.
Mais je ne peux pas. C'est pour toi qu'il est coincé dans le robinet.
Je vais mourir pour un doigt.
Je t'avais dit d'ouvrir. J'y suis pour rien. Je vais t'expliquer.
Tu ne vas pas me voir.
Qui est-ce ?
Tu peux me parler de ça ce soir ? Il faut que je parte, je suis pressée. Tu
pars toujours, c'est bon des trucs.
C'est un moment, non ? Je te dis que je suis pressée, qu'il faut que je me
casse.
Où vas-tu ? Chez le dentiste.
Je crève.
Vous montez ça là-haut chez moi !
Toi, c'est pas pour moi. Donne-moi ça.
Tire-toi, Marie. Ouvre ça.
Tire-toi tes oignons. Fous le candelas, je te dis.
Marie,
écoute-moi. Non, c'est pas ce que tu crois, Marie. Mais écoute-moi, laisse
-moi parler.
Laisse-moi parler.
Mais je comprends maintenant.
Quoi ? Qu'est-ce que tu comprends ? Les flics dans mon dos depuis un certain
temps. Tu t'es foutu de ma gueule, hein, Pauline ? Hein, Pauline, tu t'es foutu
de ma gueule ? La petite maison, Pauline, notre petite maison à nous !
Moi, j'ai vendu mon cul pour notre maison ! Non, mon cul, j'ai vendu ! Mais
tu sais ce que t'as fait, toi ? Calme-toi, Marie, tu sais pas ce que tu
dis ! Tu as vendu ton âme et je te crache dessus ! Tu entends ? C'est comme
si je t'avais craché dessus ! Ah non ! Non ! Je vais te dire autre chose,
Pauline. Je vais te dire autre chose.
C'est que moi, je me suis donné du mal pour toi ! Marie, Marie ! Ta gueule ! Tu
m'entends ? Tu te tiens ? Tu m'écoutes ? Tu m'entends ?
Moi, je me suis vendue pour toi.
J'ai tout essayé parce que tu n'as pas le talent. Non seulement tu ne sais pas
chanter, mais tu ne sais pas danser. Tu ne sais rien faire.
Marie, je m'en fous de toi. Je m'en fous, je m'en fous.
La petite maquette. Qu'est-ce qu'il a monté, la petite maquette ? Qu'est-ce qu
'il a fait ? Les plantes et tout ça. Mais j'ai fait ça aussi. Marie, ne
pleure pas, je t'en prie.
Marie, viens, viens. Tu es défaite. On va oublier tout ça. Je t'en prie. On va
oublier tout ça. C'est plus possible.
Tu comprends pas ? J'en ai marre, j'en ai marre. Tu comprends pas ? Mais qu'est
-ce que tu te fous de moi ? Qu'est-ce que tu
Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
Permettez monsieur, cette chanson est si belle.
Non, non, non, non, non.
Continuez de chanter, madame.
Je m'appelle Jean Mortagne.
Je suis commissaire de police en retraite. Je viens pour vous libérer.
Mais je suis bien.
Je suis très bien ici.
Mais je ne vous ai rien demandé.
Je veux rester.
Vous ne craignez rien.
Comment m'avez-vous trouvé ? Parce que c'est à terre que vous chantez si bien.
C'est vrai.
Et alors ?
La grande étoile de tous les opéras du monde.
Cette aire était votre fierté.
Vous aviez même demandé qu'on l'augmente d'un ton.
Qui fait que vous le chantiez en phare ? C'est vrai.
Aucun artiste, avant vous ni après vous, n'est jamais arrivé à le chanter en
phare.
Et dernièrement, vous permettez que je vous embrasse demain ? Dernièrement, je
rencontrais un jeune homme qui prétendait que Verdi avait écrit cet
opéra. En fa, c'était en fa.
Alors, ça m'a intrigué, je me suis renseigné pour savoir comment ce jeune
homme savait tout ça.
Je crois que c'était facile.
Vous savez, je suis un flic de la vieille école, madame.
Est-ce que vous êtes merveilleux, monsieur Montagne ? Pourquoi
avez-vous abandonné cette admirable carrière ? C'est la vie.
J'ai gâché ma vie.
Et c'était à recommencer.
Oh, vous m'avez produit un... un immense plaisir.
Merci.
Pas de quoi.
Rappelez-moi Élise.
Jean. Élise.
Je ne sais pas comment vous dire, mais vous savez, j'étais tout jeune.
J'étais tellement amoureux de vous.
J'écoupais vos photos dans les journaux et puis je vous écoutais chanter en vous
regardant.
Oh ! Qu'est-ce que c'est ? Ça, c
'est mon enfant, Élise.
Oh, c'est amusant.
Oh, le bébé.
Jean, c'est la première fois que quelqu'un me déshabille. C'est la
première fois. Avant, je me faisais toujours déshabiller.
Toute seule, toujours.
Jean.
Jean.
Petit Marc.
Petit chéri.
Petit chéri.
C'est beau, la vie.
Ma reine.
C'est merveilleux.
Oublie-toi, là.
J
'ai
tellement vu mourir autour de moi que j'aime bien voir mettre.
Cet étroit en plein ciel C'est mon
amour impossible
en plein ciel c'est mon amour impossible
qui traîne sa peine
perdue dans le vide
Au buffet des amours, c'est le plat du jour.
Le zig-zig, nous, c'est notre métier de zig-ziger.
Nous, nous avons des jolis top-top-top.
Ah oui ! Venez,
je vous offre le champagne.
confiture de mots.
Mais j'avais bien dit qu'il foutrait le feu dans la cabane, ces corneaux, là.
Vous aurez son sourde, vos yeux sont aveugles, vos bouches
vomissent des gueules, le mensonge, l'hypocrisie.
Vous oubliez de vivre la vie comme une aventure qui pourrait vous épanouir.
Venez, vous amusez au lieu de détruire. Venez.
Maintenant que le vrit t'aime.
Pauline, je t'ai emporté ton sac. Ne bouge pas ! Ne bouge pas, Pauline !
Ah ça pourtant !
Il est bien mort.
On dirait la couleur de la framboise.
La
maison,
c'était un mirage.
Ce n'est pas une vraie putain à toi.
Moi, ça me faisait plaisir de m'envoyer au lait.
C'est ma nature.
Je sais.
Marie.
Marie.
Ton procès.
Quelle procès, Pondé ? Marie.
Viens.
Marie. Viens.
Marie, ne fatigue pas.
La vie, c'est un procès. Tu sais ce qu
'il faut que tu fasses.
Marie, la maison.
Marie,
j'entends.
j'entends j'entends j'entends
j'entends j'entends j'entends j'entends j'entends
j'entends j'entends j
'entends
Sous-titrage
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