Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
L'ENFER VERT
- Je veux voir le Dr Loren. - Il vous attend ?
Il me recevra.
Dr Loren ?
Oui.
Ah ! Richardson ! Ravi de vous voir, asseyez-vous.
J'oubliais... je vous pr�sente Forrester, l'un des n�tres.
Enchant�.
La bi�re est excellente.
Bien s�r, moi, je la bois dans une chope.
Ceci vous plaira peut-�tre.
Du rhum, du jus de goyave,
et un soup�on de menthe sauvage.
Ils lui ont donn� un nom d�licieux :
"Le baiser des amants".
- Un whisky-soda. - Si, Se�or.
Vous pensez que cette exp�dition est une folie ?
Franchement, docteur, oui.
Un grand arch�ologue comme vous partant en qu�te
de ruines incas et d'un tr�sor cach� dans la jungle.
Non, vous vous trompez.
Je le sais. Regardez, je vais vous montrer.
Voil� la cha�ne de montagnes, les Andes.
Des si�cles avant notre �re,
une civilisation plus grande que celle d'�gypte
vivait ici et y a b�ti de magnifiques cit�s, temples
et tombes souterraines � faire p�lir de honte la Chine ancienne.
L�-bas, � environ 230 km � peine de l� o� nous sommes,
Ils ont reb�ti leurs cit�s et leurs temples
et les ont remplis d'or !
C'est peut-�tre une folie,
mais nous allons trouver ces temples
et ramener cet or.
- Vous remonterez le Javari ? - Jusqu'� la rivi�re du Serpent.
- Vous la connaissez ? - Oui, elle porte bien son nom.
Peu d'hommes en sont revenus.
Je crois que je vais aller faire un tour sur le paseo.
- N'oubliez pas qu'on part, ce soir. - J'ai une excellente m�moire.
- Et une bonne vue ! - Nils, allons !
- Il est aussi bon explorateur ? - Forrester est dou� pour tout.
Il est all� dans la jungle bolivienne avec Brandon.
Qui est Brandon ?
Qui est Brandon ? Brandon est Brandon !
On parle de "l'exp�dition du Dr Loren", c'est une ineptie.
Il n'y aurait pas d'exp�dition sans Brandon,
il l'a organis�e et a trouv� les subsides,
il a r�uni les hommes
et surtout, il saura en rester ma�tre.
Voil� Brandon.
Tu ne vois pas qu'il est malade ? L�ve-toi et charge le mat�riel !
- Allez ! - Si, Se�or.
Gracco !
Qu'est-ce que tu as ?
Va chercher un docteur.
- Je renvoie Carlos ? - Non, il nous sera pr�cieux.
Vous avez les "yeux de chat", vous voyez dans le noir.
Graham !
- Tout le mat�riel est charg� ? - Oui, je suis par�.
On a une bonne �quipe.
C'est Gracco qui les a choisis, c'est normal.
Des fleurs me porteront bonheur.
J'ach�te tout.
- Graham ! - Oui, Chef ?
- Prends la rel�ve. - Oui, chef !
Il y a trop de moustiques � Tabatinga.
Voil�.
David Richardson, Keith Brandon.
- Bonjour. - Enchant�.
Vous allez remonter la rivi�re Javari.
- Vous connaissez la r�gion ? - Je sais qu'elle est dangereuse.
- Oui, il para�t. - Il y a des mar�cages.
- Je sais. - Qui est votre guide ?
Le meilleur, Gracco, il est � moiti� Kulinau.
C'est une tribu amie.
Attention aux Mangaromos, chasseurs de t�tes.
Je sais aussi.
Merci beaucoup pour vos conseils.
Je ne suis pas venu pour �a, je me joins � l'exp�dition.
Nous serons partis une ann�e, peut-�tre deux.
Je dirais, au bas mot.
Pas d'attaches, pas de famille ?
Je suis assez libre.
�a vaut mieux.
Oh, que n'ai-je une maison o� gambade le bison
O� jouent le cerf et l'antilope
Salut !
O� jamais on n'entend un mot d�courageant
Caramba, se�orita ! � plus tard, beaut� !
Salut, Brandy !
D�p�che-toi.
J'entretiens les relations internationales !
Ils viennent ?
Le chanteur, Tex, est expert en explosifs.
On a travers� le Matto Grosso.
Scott, c'est sa premi�re exp�dition et il prend �a tr�s au s�rieux !
Salut, beaut� !
- Se�or Brandon, il arrive ? - Brandy ?
Il ne te remarquerait pas m�me si tu �tais Lady Godiva sur une autruche.
Il ne sait pas appr�cier la beaut�.
�coute, mon pote. Je pige rien � ton charabia mais je t'ai pay�,
esp�ce de coyote basan� bon � rien et fourbe !
Tiens-moi �a. Tiens bon, Tex. La cavalerie arrive !
Si quelque chose devait m'arriver,
si je ne revenais pas...
souviens-toi que je t'aime, ma ch�rie.
Au revoir.
Bonsoir, Richardson !
Bonsoir.
J'ai eu, moi aussi, de touchants adieux.
Je vous ai vu sur le paseo, tant�t, en tr�s charmante compagnie.
Elle �tait vraiment jolie.
Oui, elle est tr�s jolie.
�a se rafra�chit le soir, n'est-ce pas ?
- Dire qu'on va vraiment partir ! - Les grands explorateurs, hein ?
Tu te souviens de notre premi�re ?
Absolument !
On s'�tait jur� de ne plus recommencer, mais nous voil�...
H� bien, � l'aventure !
Skol !
Tex, c'est vraiment excellent !
J'aimerais chanter comme toi.
Un Anglais chantant une rengaine am�ricaine, c'est ridicule, non ?
Voyons voir ce que �a donne...
Mets-y plus de basses.
Voil�, tu le tiens !
Ferme-la, Tex ! T'en connais pas une autre ?
Nope.
- Je vais t'en apprendre une. - Pourquoi ? Une seule me suffit.
J'aime celle-l�.
Pas moi, j'en ai marre ! Il fait trop chaud.
Tu es trop anglais.
Qu'indique le thermom�tre, Richardson ?
53 degr�s.
Bon sang, quelle fournaise ! Je cuis !
Dans les marais, �a monte � 60.
Ils ne nous tuent pas avant de nous faire cuire ?
Voil� pourquoi �a s'appelle "l'enfer vert".
Il est bizarre, ce Richardson, toujours dans son coin.
Tu sais quelque chose de lui ?
Rien.
Et c'est ce qu'il y a de mieux � savoir sur la vie d'un homme.
Tex, ne te retourne pas tout de suite, mais...
il y a de l'agitation par l�.
Ces alligators ont l'air d'avoir une dent creuse.
Ne tombe � l'eau, Tex, tu les empoisonnerais.
Ce serait tragique.
La jungle est bien myst�rieuse, la nuit.
Plus on la voit, moins on la conna�t.
Quelle sensation de solitude, n'est-ce pas ?
Pourquoi y a-t-il tant de gens seuls dans ce monde ?
Brandy, pensez-vous qu'un homme puisse aimer deux femmes,
�tre fid�le � chacune,
et garder sa libert� ?
Vous attendez quoi, une r�ponse ou une justification ?
Halte ! Il y a quelque chose !
Brandon, il se passe quelque chose.
� couvert !
O� ont-ils eu ces fusils ?
Il y a 2 ans, une exp�dition de 50 hommes blancs, morts ici.
Gracco ! Gracco !
Gracco !
Fr�res !
Se�or Brandon, se�or Scott !
Se�or, ils sont de ma tribu, de mon peuple !
On a de la chance.
Graham, sors la camelote !
Se�or Brandon explorador, tous explorador.
Enchant�.
Gracco, explorador aussi.
Enchant�.
Il a dit : "Pas de cadeaux ?"
Bien s�r !
Tenez.
Idiots de coyotes !
Tu rirais aussi si tu te voyais.
Pourquoi je rigole ?
Se�or Brandon ! Se�or Brandon !
Les ruines ! On les a trouv�es !
C'est fantastique !
On dirait les ruines d'Angkor.
On croirait un nouveau monde.
On dirait l'entr�e de la citadelle.
On devrait trouver des palais et des temples.
Les gars, on est arriv�s. On va camper ici.
Demain, on commence les fouilles.
Doc, les hommes tombent comme des mouches. Encore deux, hier soir.
On en a perdu 20, en tout.
Qu'y pouvons-nous, Brandon, ces idiots refusent de prendre ce s�rum.
Qu'ils arr�tent ce boucan ! �a me rend dingue !
Calme-toi, petit. On ne veut pas avoir � te ramener.
�a va, docteur.
Vivement la saison des pluies, on arrive � peine � respirer.
Comment Tex et Scott tiennent-ils dans cette fournaise ?
Rien ne les arr�te.
Ils appellent, il y a quelque chose !
Ils ont d� trouver quelque chose.
Oh, non pas toi. Tu restes ici.
Mais ils ont trouv�...
Quoi que ce soit, �a peut attendre demain.
On a trouv� une ouverture.
Un passage souterrain !
- O� �a ? - � l'int�rieur, venez !
Faites attention, tous. C'est par ici.
Sacr� trou !
Gracco, lance une torche.
Si, se�or.
�a sent mauvais, l�-dedans.
- Brandy, qu'en dis-tu ? - C'est excitant.
�a m�ne forc�ment quelque part.
- On va voir, se�or ? - Bien s�r, allons-y.
Cet endroit me fout les jetons.
La ferme, Tex !
Quelqu'un nous a devanc�s.
Attention, se�or ! Un serpent � sonnettes !
Brandon !
Qu'y a-t-il ?
On dirait un passage.
�a devait �tre une civilisation grandiose ! Adorateurs du soleil.
Nous avons d�terr� une page d'Histoire, messieurs.
De l'Histoire !
Oui, mais o� est l'or qu'on �tait cens�s trouver ?
Il doit y avoir des tombes cach�es pr�s du temple.
�a risque d'�tre long, Tex, mais il faut �tre patients.
J'aimerais bien que ma Minnie voie �a.
Gracco, pourquoi font-ils �a ?
Ils ont peur, se�or.
Ils lancent un sort contre l'esprit mal�fique.
L'esprit mal�fique qui hante les ruines.
Je les croyais chr�tiens.
Parfois, se�or,
ils se souviennent d'une vieille coutume tribale.
C'est dans le sang, se�or.
C'est comme si la voix de nos anc�tres
nous appelait
pour nous avertir.
Gracco !
Pardon, se�or, mais je suis tr�s chr�tien !
Quand on pense aux si�cles �coul�s depuis la construction de ce temple,
nos vies paraissent bien insignifiantes.
Mais tr�s importantes � nos yeux.
Oui, si on sait accepter ce que la vie nous apporte.
Attention, Richardson !
- Quelle salet� ! - Attention, elle est empoisonn�e !
Avec quoi ?
Du venin de serpent jararaca. Il paralyse les nerfs moteurs.
J'ai vu des hommes rester semi-conscients pendant des mois.
Sale fa�on de mourir.
�a va. Richardson, �a va aller.
Pauvre diable.
Doucement, Richardson.
Richardson, �a va aller.
Comment va-t-il ?
Dr�le de type, ce Richardson.
Je ne l'appr�ciais gu�re.
Je ne l'ai jamais compris.
On ne comprend vraiment les gens que quand ils sont morts.
Tu ne parles que des morts !
- La ferme, Graham ! - Pourquoi ?
J'en ai assez !
De cet endroit, de la chaleur, de la monotonie !
�a me prend � la gorge, �a m'�touffe !
J'agonise ! Comme Richardson, l�-dedans !
�a suffit, Graham !
Donne-lui du rhum.
Tiens.
J'en veux pas.
Allez, bois !
L�, �a va mieux ?
- Je suis d�sol�. - De quoi ?
On craque tous un jour ou l'autre.
- Pas toi, Brandy. - Non, ne crois pas �a.
Tu te souviens de ce s�isme au Chili, Forrester ?
J'ai vu une �glise s'effondrer sur des femmes et des enfants.
Enterr�s vivants.
C'�tait horrible.
Je suis rest� l�, � chialer comme un gosse.
Bien s�r !
Un homme doit chialer un bon coup une fois dans sa vie.
�a prouve qu'il devient un homme !
�a va aller.
Allez, ressaisis-toi, reste avec nous.
Tu peux y arriver.
On y est tous pass�s et on s'en est sortis.
Tu dois faire pareil.
C'est diff�rent pour toi, Brandy. Tu as d�j� v�cu �a avant.
Moi, c'�tait la premi�re fois. Je ne le supporte pas...
Si, tu peux...
si tu le d�cides.
Qu'en dis-tu ?
Nous sommes pr�ts.
- Tu laisses combien d'hommes ? - La moiti�, se�or.
�coute, Graham...
tu devrais retourner � Tabatinga avec Gracco.
Il nous faut des provisions, du s�rum, des munitions.
Bon sang, Brandy !
Ne m'humilie pas encore plus !
- Je tiendrai le coup. - J'aime mieux �a.
Fais vite, tu sauveras peut-�tre la vie de M. Richardson.
Si, se�or ! Vamos, hombres !
Va piquer une t�te dans la rivi�re.
Mais n'oublie pas de remonter.
Merci, Brandy... pour tout.
Oh, chut !
Descendez de l� et allez vous planquer !
Pas trop fort. Si c'est une tombe, �a bloquerait l'entr�e.
D'accord, Brandy.
Tex, fais attention, cette fois-ci.
�a fait des semaines qu'on cherche sans succ�s.
Laisse-moi faire.
Je suis le seul type capable de faire un autre trou dans un donut.
Aux abris !
Ce babouin a tout fait sauter !
C'est une tombe ?
Peut-�tre, mais l'entr�e est bloqu�e.
�a va prendre des semaines ou des mois avant de le savoir.
- Vous avez trouv� quelque chose ? - Oui, ta cervelle !
Va dire aux hommes de venir nettoyer ce bazar.
Tu aurais mieux fait de t'en tenir aux donuts.
- Il sont partis ! - Partis ?
Qu'est-ce qui leur prend ?
- O� sont-ils ? - Envol�s.
Ils ont chang� d�s qu'on a commenc� les fouilles.
Ces sauvages craignent plus les morts que les vivants !
Oui, je sais.
L'autre soir, je les ai vus faire une c�r�monie
devant le Dieu Soleil.
Tant qu'ils ne deviennent pas cannibales...
Si �a arrive, tu auras toutes les raisons d'avoir peur.
Je crois que tu as assez fait de d�g�ts pour aujourd'hui.
Rentrons au bercail.
C'est Gracco !
- Du courrier ! - Oh, bon sang !
Je vais le trier.
Scott, Scott...
Loren...
C'est pour moi !
- Scott, Scott... - Il est populaire, ce Scott.
- Rien pour moi ? - Tu as des amis qui savent �crire ?
Brandon, Brandon...
Il y en a deux pour Richardson.
Je les donnerai � Brandy.
C'est pour moi aussi !
Forrester.
J'ai pay� �a il y a des mois. Quel culot !
Et moi, alors ?
Personne pense � toi, Tex.
Mon vieux, quelle mine ! Il y a un probl�me ?
Ils ram�nent une femme avec eux.
Une quoi ?
- Ils ont dit de quelle couleur ? - Une femme blanche.
Cette Lulu que j'ai rencontr�e m'a peut-�tre suivi.
Si tu as amen� une femme, tu es vir� !
Allons, Brandy, tu sais bien que je ne ferais pas une chose pareille,
je suis mari� !
Elle a l'air mal en point.
Elle est dans le coma.
Paludisme ?
Peut-�tre, mais elle est surtout �puis�e.
Rentrons-la.
Qui est cette femme ?
Vous avez dit de trouver quelqu'un qui connaissait Richardson.
- C'est sa femme. - Sa femme ?
Elle n'aurait pas d� venir.
J'ai essay� d'emp�cher, se�or.
Mais elle a dit que personne ne l'arr�terait.
D�s qu'elle est gu�rie, ram�ne-la. Pas besoin d'une femme ici.
Oui, se�or, c'est de ma faute.
- Qui est-ce, Brandy ? - La femme de Richardson.
Sa femme ?
- J'ignorais qu'il �tait mari�. - Moi aussi.
- Que vas-tu faire ? - Une fois gu�rie, Gracco la ram�ne.
Essayons de voir si une de ces malles lui appartient.
�a va nous faire dr�le d'avoir une femme ici, quelques jours.
- Dites ! Qui est-ce ? - Mme Richardson.
Oh, zut ! Je me doutais qu'il y aurait un os.
C'est �trange.
Il me semble l'avoir d�j� rencontr�e.
� Tabatinga.
Ah oui ?
J'esp�re qu'elle va se remettre.
Elle sera sur pied dans quelques jours.
Elle est tr�s jolie.
Dites � Brandy que je veux le voir.
- Tu as trouv� qui c'est ? - La femme de Richardson.
Alors, je l'avais bien vue... avec Richardson.
Pourquoi disait-il �tre c�libataire ?
Elle est vraiment ravissante, mon vieux.
David...
David.
Elle doit �tre tr�s amoureuse pour venir jusqu'ici.
Certaines femmes aiment avec passion.
�a va �tre difficile de lui dire.
Allez me chercher de l'eau fra�che.
Que fais-tu encore debout ? Il est 4 heures !
Je suis agit�, je n'arrivais pas � dormir.
Elle a repris connaissance ?
Tu ferais mieux d'aller te coucher.
David...
David.
O� est-il ?
Nous sommes vraiment navr�s d'avoir � vous l'apprendre,
Mme Richardson...
mais...
Il est mort.
David est mort.
Depuis combien de temps ?
Quelques semaines.
Oh, David !
Nous avons fait tout notre possible.
Tout.
- Vous vous sentez mieux ? - Oui, merci Tex.
Vous �tes ravissante dans cette tenue.
On n'avait pas vu de femmes depuis un bail, �a donne le mal du pays.
Ma Minnie n'est pas du genre coquette.
J'aimerais la rencontrer.
C'est vrai ? Vous voulez voir sa photo ?
Regardez.
C'est elle.
Elle a un beau sourire.
Elle n'a gu�re de quoi sourire, la pauvre.
Je ne suis jamais � la maison.
Tu fais dans l'horticulture, maintenant ?
Non.
Dans la galanterie.
Elles sont pour Mme Richardson.
Elles sont ravissantes.
Attendez d'avoir vu les orchid�es blanches.
Un jour, je m'aventurerai dans les profondeurs de la jungle
pour vous en rapporter.
Bonjour.
Comment va ma patiente ?
Contente de revoir le soleil.
Merci beaucoup, M. Forrester, pour vos orchid�es.
Oh oui, bien s�r.
Vous avez travaill� dur.
En effet, mais �a en vaut la peine.
Quand vous irez mieux, je vous y emm�nerai, �a vous dit ?
J'adorerais.
�a doit �tre fascinant de fouiller ces ruines
sans savoir ce qu'on va trouver.
SI j'�tais un homme, je vous aiderais.
Ce serait bien... je veux dire, que vous puissiez.
Quoi ? �tre un homme ?
Non ! Je veux dire...
enfin... rester ici.
Je ne peux pas rester ici, pourtant je le voudrais bien.
Vraiment ?
Oui.
C'est tellement beau, n'est-ce pas ?
Oui.
Vous d�nez avec nous, ce soir ?
- Je m'en fais une joie. - Comme nous tous.
Reposez-vous, � pr�sent.
�a va �tre une soir�e m�morable, nous avons une invit�e � d�ner.
Que se passe-t-il ?
Tu ferais bien de te raser.
- Pour quoi faire ? - Mme Richardson d�ne avec nous.
Elle veut qu'on se pomponne pour elle ?
C'est une marque de respect.
�a m'emb�te de raser cette broussaille.
Je commen�ais enfin � ressembler � un homme.
- O� est mon rasoir ? - Ici, M. Morgan.
- Tu as sci� du bois avec ? - C'est une insulte � mon visage !
Se bichonner, c'est pas naturel.
Je ne le ferais pour personne d'autre, sauf Minnie.
Laisse-m'en quelques-uns !
Je vous les frise, monsieur ?
Que se passe-t-il, ici ? Vous devenez fous ?
La ferme !
Bonsoir, messieurs.
Docteur !
Je pensais que vous, au moins, garderiez la t�te froide.
O� est mon rasoir ?
Nous �tions �quip�s.
Et avec 50 indig�nes, on a mis 2 mois pour arriver.
On a d� tailler notre chemin, c'est vrai, mais...
vous avez fait si vite, avec si peu d'indig�nes
et avec la fi�vre.
Je trouve �a �tonnant. Vous �tes une fille �patante.
Bravo ! Je dois dire que vous avez fait sensation.
Mais qu'est-ce qui vous a amen�e � venir vivre � Tabatinga ?
C'est un endroit plein de charme. Nous avions une villa avec jardin.
J'y ai �t� heureuse.
�a devait �tre p�nible.
Je veux dire loin de tout, naus�abond, ce genre de choses ?
Nous avons v�cu dans des endroits bien plus isol�s.
Nous avons pass� 3 mois dans une hutte dans la jungle.
Il y a deux ans, nous �tions dans les Andes,
bloqu�s par la neige, rien que David et moi.
Puis, nous avons pass� un an en Indochine en qu�te de...
juste en qu�te d'aventure.
- Vous l'avez trouv�e ? - Oui.
Qu'avez-vous trouv� ?
Un collier de perles en bois, dans un bazar.
Deux personnes peuvent �tre heureuses avec presque rien.
Nous n'avions besoin de rien d'autre.
Ce furent cinq merveilleuses ann�es.
Elles ont d� l'�tre.
Il arrivait que David s'absente quelque temps.
Je restais � la maison, � l'attendre,
craignant qu'il ne revienne pas.
Mais il revenait toujours.
Jusqu'� cette fois.
Bon sang ! J'ai le mal du pays.
Je me demande ce que fait ma Minnie.
Tex, tu vas pas encore nous la ressortir !
Regardez ! Une �toile filante !
Les lucioles sont magnifiques, ce soir.
- Encore une autre ! - Vous avez fait un v�u ?
Oui.
- Vous voulez savoir ce que c'est ? - J'en br�le de curiosit� !
Que tous vos r�ves se r�alisent
et que vous rentriez sain et sauf... chez vous.
C'est un v�u tr�s gentil.
"Quand il mourra, prends-le et fais-en de petites �toiles
"qui embelliront tant le visage du ciel
"que l'univers, tomb� amoureux de la nuit,
"ne rendra plus son culte au soleil �clatant."
Ce fut une charmante soir�e.
Oui, en effet.
Je suppose que vous devriez aller dormir.
Vous avez veill� tard pour votre premi�re soir�e.
Bonne nuit.
Une femme remarquable, n'est-ce pas ?
Oui, en effet.
Il va falloir qu'elle reparte... tr�s bient�t.
Bizarre comme les choses les plus �videntes semblent difficiles.
Je vais pr�venir Gracco.
- O� est Gracco ? - Dans la jungle.
Mme Richardson repart bient�t.
Dis-lui de se pr�parer. Tu le remplaceras.
Si, se�or.
Se�or Brandon !
Tous mes hommes sont partis !
- O� �a ? - Je l'ignore, peut-�tre Tabatinga.
- Quand ? - Hier soir.
- Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? - Nous les avons cherch�s.
Il n'y a aucune trace. Pas de feux, rien.
- Qui reste-t-il ? - Mala et les hommes de garde.
Continue de chercher, prends Mala avec toi.
Allez !
- Qu'y a-t-il ? - Les hommes sont partis.
Quelle poisse !
Je ne dirais pas �a, �a ressemble plus � un sursis.
Ce sera un plaisir de garder Mme Richardson plus longtemps.
- Ce n'est que pour quelques jours. - Je commence � croire au destin.
Souriez.
Vous n'avez pas le droit !
Vous avez le don d'�tre s�duisante dans les pires situations.
Ce compliment a l'air pr�par�.
Il l'est. Je me le r�p�te depuis plus d'un an.
- C'est vrai. - Comment �a ?
Je vous ai vue � Tabatinga l'apr�s-midi de notre d�part.
Je me souviens m�me du chapeau que vous portiez.
C'�tait un grand machin blanc avec des babioles roses dessus.
Exact.
Vous preniez le th� dans un caf� du paseo.
Avec David.
Je me souviens tr�s bien que l'orchestre jouait :
- "Je vous baise la main, madame". - Vous vous souvenez de �a ?
Un homme n'oublie pas ais�ment sa premi�re rencontre
avec une belle femme.
"Je vous baise la main, madame".
Que pensez-vous de Mme Richardson ?
Je la trouve charmante. Pourquoi ?
Je ne sais pas.
J'esp�re que Brandy ne s'accrochera pas trop.
Bonjour, Scott.
Bonjour, Brandy.
Vos lettres sont finies ?
Des nouvelles des hommes de Gracco ?
Ils sont s�rement toujours dans la jungle.
Forrester n'y va pas un peu fort ?
Eh bien, au moins, il ne s'en cache pas.
N'oubliez pas de m'emmener voir le temple, tout � l'heure.
Adorateurs du Soleil !
- Nous �tions partis explorer. - J'ai vu.
Jusqu'� la vieille porte Inca.
Vraiment ?
J'ai fait un peu d'exploration, moi aussi.
J'ai trouv� �a pour vous.
O� est le Dr Loren ?
Il cherche Gracco. Il devrait �tre revenu, �a fait plusieurs heures.
S'il le trouve...
je vais devoir partir, bient�t.
Je vais pr�parer mes affaires.
Je vais partir demain ?
Si nous trouvons Gracco, j'en ai bien peur.
�a va para�tre bien vide ici, sans vous.
Combien de temps restez-vous encore ?
Je ne sais pas.
Quelques mois.
Un an, peut-�tre.
Et apr�s ?
O� serez-vous ?
O� pourrai-je vous retrouver ?
Je crois que je vais retourner chez ma m�re, dans le Vermont.
Je penserai � vous, en esp�rant que vous �tes heureuse.
Je penserai aussi � vous, Brandy.
Je ne peux pas vous laisser partir !
- Je vous aime, ma ch�rie. - Brandy, je vous en prie.
Ne dites rien. Je ne sais plus o� j'en suis.
Tu veux envoyer autre chose, � part le courrier ?
Non.
Ceci vous revient. Elles sont adress�es � votre mari.
Merci.
- Pourquoi as-tu fait �a ? - Elles lui reviennent.
- Inutile de lui donner maintenant. - Pourquoi ?
Parce que tu ne veux pas qu'elle pense � lui.
Tu veux qu'elle l'oublie !
Pas de traces de Graccho. �a m'inqui�te !
Il ne peut pas �tre si loin.
- Il n'aurait pas d�sert� ? - Je l'ignore. Il a pu �tre captur�.
- Par les Mangaromos ? - Il y aurait eu des coups de feu.
S'ils ne reviennent pas, Mme Richardson reste ici ?
Je la ram�ne � Tabatinga.
C'�tait donc �a !
- De quoi parles-tu ? - C'est �a ?
- Tais-toi. - Tu as peur de la v�rit� ?
- Jamais ! - Alors, �coute-la !
Tu nous as dit de ne penser qu'au travail.
"Ne pensez qu'au travail !" Tu nous l'as rab�ch� !
Et maintenant, � cause d'une femme, tout a chang� !
Personne ne peut diriger de campement sans toi. Personne !
- Tu en as assez dit. - J'esp�re bien !
"Six ans � t'attendre, c'est terriblement long.
"Je t'aime
"et je t'aimerai toujours.
"C'est pour �a que je refuse de divorcer.
"Helen."
Je peux vous parler ?
Bien s�r, Mme Richardson. Entrez.
Dites-moi, Dr Loren...
David a-t-il...
avant de mourir...
a-t-il... dit quelque chose ?
Je veux dire...
sur son pass� ou...
ou... sur moi ?
Juste avant de mourir, il vous a appell�e.
Il m'a appel�e, moi ? Vous en �tes s�r ?
Nous �tions seuls...
soudain, il s'est �cri� :
Helen ! Pardonne-moi de t'avoir abandonn�e si longtemps !"
A-t-il dit autre chose ?
Ce fut tout.
Je suis d�sol� si je vous ai fait de la peine.
Oh, non !
Non, je ne suis pas malheureuse. Vraiment pas.
Je comprends tellement de choses, � pr�sent.
Je suis contente de savoir.
J'aurais continu� � l'aimer...
� le pleurer jusqu'� la fin de mes jours.
Je crains de ne pas comprendre, Mme Richardson.
S'il vous pla�t... ne m'appelez plus comme �a.
Je veux oublier que j'ai �t� Mme Richardson.
Puis-je vous appeler Helen ?
Je ne m'appelle pas Helen.
Je m'appelle Stephanie.
Motus et bouche cousue.
Oh, on voulait vous faire la surprise ! Vous savez... d�corer un peu.
Je vous en prie, ne vous donnez pas tant de peine.
Ce n'est rien, on voulait juste �gayer un peu la maison.
On a m�me ressorti le vieux phonographe en se disant que...
�a mettrait un peu d'ambiance.
S'il vous pla�t, Tex, laissez-moi m'�clipser discr�tement,
demain matin.
C'est trop dur de dire au revoir.
On pensait faire une petite f�te.
Histoire d'oublier que vous nous quittez.
Oublier... c'est �a !
Quelle idiote !
Ce sera une f�te merveilleuse !
Je pensais pas que �a la mettrait dans cet �tat de nous quitter.
Pourquoi Brandy n'est-il pas l� ?
Il vous aime, Stephanie.
Oui, je sais.
C'est malheureux...
mais vous apprendrez peut-�tre � l'aimer.
Comment pourrais-je envisager d'aimer � nouveau ?
De croire en quoi que ce soit ?
Vous ne voulez pas que Brandy fasse une b�tise
qui pourrait d�truire sa vie ?
Bien s�r que non.
Il ne doit pas partir.
Ne vous inqui�tez pas, Dr Loren. Brandy ne partira pas avec moi.
Vous �tes tr�s courageuse, Stephanie.
Mme Richardson !
Vous abandonnez d�j� la f�te ?
Non, bien s�r que non. Dansons.
Vous nous avez oublier que nous �tions loin de la civilisation.
N'est-ce pas ?
Brandy, o� �tais-tu pass� ?
J'ai retrouv� Gracco, allons-y !
- Maintenant ? - Oui, pour ne pas perdre sa piste.
- Mais enfin, Brandy... - Allez, Forrester.
Quelle plaie !
Brandy !
Brandy, je...
j'ai entendu votre dispute avec Scott.
- Je vous en prie... - Laissez-moi finir.
Ce soir, ils n'ont pas parl� de votre d�part.
- Mais je sais ce qu'ils pensent. - �a m'est �gal !
Ne laissez pas vos amis.
Ne dites plus rien sur mon d�part avec vous.
Tu as trouv� une piste ?
Oui.
Si on trouve Gracco, tu pourras rester ici.
J'en d�ciderai.
�a peut pas attendre demain matin ? On s'amusait bien.
Prenez les fusils et les lampes.
OK, patron. Viens, petit.
D�sol� de devoir partir, la f�te �tait r�ussie.
Oui, tr�s r�ussie.
Allez, Forrester, on y va !
C'est vraiment la barbe, non ?
Gracco !
Gracco !
- Il ne doit pas �tre loin. - Il avait l'air tout pr�s.
J'ai failli m'exploser un poumon. Ce truc-l�, c'est pas un harmonica.
�coutez �a !
Oui, m'sieur ! C'est M�re Nature qui se retourne dans son lit.
- Alors ? - Toujours rien.
O� est Forrester ?
Je ne l'ai pas vu.
Je vous avais dit de rester group�s.
Il est retourn� � la cabane.
� la cabane ?
Bien s�r ! Tu n'�tais pas au courant ?
Continuez, je reviens.
Salut Brandy. Vous avez trouv� Gracco ?
- Pourquoi es-tu revenu ? - Stephanie me l'a demand�.
- Je ne te crois pas. - Ne me traite pas de menteur.
Ne t'approche pas de Stephanie.
Pourquoi ? Parce qu'elle me pr�f�re � toi ?
Tu es jaloux, c'est tout. Qu'est-ce que tu esp�rais ?
Qu'elle resterait ici � t'attendre ?
Vous avez dit � Forrester de revenir ?
Oui. Pourquoi me demandez-vous �a ?
Parce que je suis un idiot, visiblement.
Vous partirez � Tabatinga demain. Forrester ira avec vous.
Scott vous suivra aussi, s'il le veut.
Je te dois des excuses.
Pardon.
Ce n'est rien, Brandy.
Merci.
Brandy...
N'y a-t-il rien � sauver...
de nous ? � quoi boire ?
Tu te souviens de ce que tu as racont� sur le s�isme ?
Tu as dit que tu avais craqu�...
et pleur� comme un gosse.
J'ai envie de pleurer comme un gosse, maintenant.
Tu te souviens du matin qui a suivi ?
Le jour se levait,
mais on n'y voyait rien, � cause de la fum�e.
On a trouv� du rhum
et tu as port� un toast...
� nous.
Serait-ce trop ridicule, � pr�sent...
de trinquer... � nous ?
� nous.
� nous.
- Brandy, je n'irai pas. - Ne soit pas idiot !
Tu le dois �...
� Stephanie.
C'est un vrai d�luge ! On va rester coinc�s ici des mois !
�a ne durera pas. Ils pourront partir bient�t.
Je croyais que tu amenais Mme Richardson.
Elle partira avec Forrester et toi !
Tu n'as pas le droit de me renvoyer comme �a ! J'ai le droit de rester !
Je ne partirai ni pour toi, ni pour elle, ou personne d'autre !
Tu m'as entendu !
Le toit s'effondre !
C'est l'arbre ! S'il tombe sur la cabane...
Il faut faire quelque chose ! Reste avec elle !
Tex, attrape la corde ! Il faut le tirer de l'autre c�t�.
Stephanie !
Forrester !
Stephanie !
Brandy !
O� �tes-vous ?
Regardez !
Le temple va �tre inond� !
Il faut dynamiter, changer le cours de l'eau !
- Je t'accompagne. - Tu restes ici ! Allons-y !
Attention !
Graham ! Scott ! Amenez des torches !
Approchez pas ces torches de la dynamite !
Ici, ce mur donne dans l'autre vall�e !
Passe-moi la dynamite !
Tous aux abris !
Regardez, Dr Loren ! Je crois qu'on a d�couvert les tombes !
Regardez-moi tous ces macchab�es, �a fout les jetons.
Regardez �a !
Dr Loren...
Oui...
c'est de l'or.
C'est s�rement la crypte des souverains incas,
et de leurs reines.
Et de leurs esclaves enterr�s vivants.
Ils sont l�
depuis des si�cles.
Ils sont bien morts !
Que veulent dire ces inscriptions ?
"La mort
"voyage...
"avec l'or".
- Si je ne m'abuse. - Je m'�ternise pas.
D�p�chons-nous de sortir tout �a d'ici.
Dis donc ! Il est pas aussi mort que je croyais.
Salut, Brandy !
Voil� � quoi tu as pass� ces derniers jours !
Tu veux plus me parler, tu vas m'ignorer, c'est �a ?
Tu es saoul !
Exact ! �videmment que je suis saoul. Je veux oublier...
Et pourquoi ?
Tout �a � cause d'une femme.
Aucune femme ne vaut qu'on se dispute.
Va-t-en !
Cher Brandy...
D�sol�...
Terriblement d�sol�.
Scott ne le pensait pas vraiment.
Je crois que nous sommes tous sur les nerfs.
Je comprends ce qu'il ressent.
On a trouv� ce qu'on cherchait... la c�l�brit� et la fortune !
L'un de nous en est mort.
Les plus grands d'entre nous en sont morts.
Vous aurez la part de David, elle vous revient.
Merci beaucoup. J'appr�cie ce geste.
J'ai bien tenu mon r�le, n'est-ce pas ?
N'est-ce pas ce que vous vouliez ?
Ce que nous voulions ?
Vous savez ce qu'il y a l�-dedans ?
- La fortune et la c�l�brit� ? - Non, madame, un ranch !
250 hectares de terre au Texas, voil� � quoi servira ma part !
�a aura fait le bonheur de quelqu'un.
Vous pouvez le dire ! Le docteur s'en fiche de l'argent.
"Nous avons d�couvert une page d'Histoire, messieurs !"
Lui et Brandy sont des types bizarres.
Je disais � Brandy : "L'Histoire, c'est bien, mais attends de trouver
la bonne fille. Et elle a int�r�t � valoir le coup !"
Quand je vous ai vue arriver, j'ai bien cru que c'�tait vous.
Chaque fois que j'ouvre la bouche, c'est pire que de la dynamite !
Bonsoir, ch�rie.
Vous �tes triste ?
Demain, nous serons loin de tout �a.
Je vous aime, Stephanie.
Je vous en prie, ne me dites pas �a maintenant.
Vous ne croyez pas que je vous aime ?
Bien s�r que si.
Franchement, c'est la premi�re fois que je ressens cela pour une femme.
Vous me permettez une petite confession... plut�t ironique ?
Je n'ai jamais propos� le mariage � une femme.
Quand nous reviendrons � Tabatinga,
voudrez-vous m'�pouser ?
Inutile de r�pondre tout de suite, j'attendrai.
H�, Brandy !
Tu entends ? Gracco a r�ussi !
Silence ! Quelque chose ne va pas !
Gracco a des ennuis.
Dans ce cas...
nous avons tous des ennuis.
- O� vas-tu ? - Le chercher.
Et moi, alors ?
Certaines parties de ton anatomie sont trop voyantes.
Prends une lampe, Graham.
O� vas-tu ?
Avec toi.
Tu essaies de jouer au h�ros ?
Gracco a des ennuis, et alors ?
J'y vais et je n'ai besoin de personne.
Brandy !
Laisse-moi une chance de prouver ce que je n'arrive pas � dire.
Viens, on va jouer aux h�ros ensemble.
�teins ta lampe.
Filons d'ici.
�coute !
Gracco !
Se�or Brandy.
Que s'est-il pass� ?
Un soir, pendant la c�r�monie du feu...
Ils m'ont fait �a, se�or.
Mes mains... mes yeux, se�or !
Pendant qu'il �taient saouls, Mala m'a lib�r�.
On a essay� de rejoindre ma tribu, mais on s'est perdus dans la jungle.
Alors, je suis revenu pour vous avertir.
Vous devez partir avant qu'ils attaquent !
- Ce soir ? - Je ne sais pas, se�or.
Je ne sais pas.
Je regrette que �a finisse comme �a, se�or Brandon.
J'ai essay�...
mais il est trop tard.
Pardonnez-moi, se�or !
Asseyez-vous.
O� est Gracco ?
Il est mort.
Mort ?
Apr�s ce qu'ils lui ont fait, �a vaut mieux.
Ce sera bient�t notre tour.
J'en ai bien peur.
�coutez. Il faut s'attendre � une attaque.
Elle est in�vitable, mais ils doivent rassembler leurs hommes.
On pourrait partir ce soir ? On est tous pr�ts.
Tentons le coup.
Non, c'est plus s�r, ici. On a suffisamment de munitions.
Malheureusement, il en reste dans le temple.
Mais c'est trop dangereux d'y aller.
On pourra tenir avec ce qu'on a...
en ne gaspillant aucune balle. Il y a de quoi manger
pour des semaines.
Il faudra monter la garde.
Scott et moi monterons la garde de 2 h � l'aube.
S'ils attaquent, ils choisiront ce moment-l�.
Docteur, vous prendrez la rel�ve avec Graham.
Allons tous dormir.
Enlevez vos bottes et gardez vos fusils � port�e de main.
� la moindre alerte, r�veillez-moi.
- Graham ? - Je suis pr�t.
Alors ?
Vers 3 h, les feux et les tambours se sont arr�t�s.
Ils attaqueront ce soir ou demain � l'aube.
Vous voyez autre chose ?
Il n'y a rien d'autre � faire.
Je ne cherche pas les ennuis, mais s'ils viennent...
on saura les recevoir.
Appelez-moi vers 10 h, �a me laisse quatre heures.
Oui.
Bonjour, Stephanie.
Stephanie, j'ai quelque chose � vous dire.
- Ils ont retrouv� Gracco, mais... - Oui, je sais.
J'ai entendu, hier soir.
Docteur ! Brandy est parti chercher les munitions dans le temple !
Il a laiss� ce mot. Il dit qu'on ne doit pas le suivre.
C'est Brandy !
- Je vais l'aider. - Laissez-le, il va y arriver.
Dans les arbres !
Vous ne pouvez pas le laisser se faire tuer !
Ne faites pas l'idiot !
- Il n'y a rien � faire. - Il faut au moins le pr�venir !
Brandy, baisse-toi !
Brandy !
Rentrez !
- Ma trousse. - Je tiens encore debout !
Asseyez-vous.
Faites chauffer deux fers, il faut caut�riser.
- Surveille les fen�tres ! - OK, Brandy.
Stephanie, faites chauffer de l'eau.
Pourvu que je meure vite, pas comme Richardson.
� quoi bon ? �a ne sert � rien.
Ne soyez pas idiot, le poison n'a pas eu le temps de se r�pandre.
- N'y allez pas. - Mais Dr Loren...
- N'y allez pas ! - Il va mourir !
Ils caut�risent les plaies, c'est sa seule chance.
Restez ici.
Accrochez-vous, Brandon.
Stephanie !
Stephanie...
Il vous appelle.
- Moi ? - Oui, allez-y, �a pourrait l'aider.
Ne dites rien.
Restez tranquille.
Sachez que je ne vous en veux pas.
Je suis foutu, de toute fa�on.
Je ne veux pas vous s�parer de Forrester.
Je veux que vous soyez heureuse, Stephanie.
Pardonnez-moi.
J'�tais stupide.
Comme un gosse jaloux.
Brandy, je vous en prie, ne parlez pas ainsi.
Vous allez gu�rir, le Dr Loren dit que vous...
- pourriez... - Non.
Non, c'est mieux ainsi, Stephanie.
Seulement, dites que vous me pardonnez.
Je vous aime, mon ch�ri.
Posez votre main sur mon front.
Si fra�che.
Il dort. D'un sommeil tranquille.
Allez vous reposer, mon enfant, je vais veiller sur lui.
Non.
S'il vous pla�t, laissez-moi rester.
Il ne nous reste que quelques jours.
Peut-�tre m�me quelques heures.
Comment va Brandy ?
Il dort, paisiblement.
Il dort ?
Formidable ! Alors, il va s'en sortir ?
J'en suis presque s�r, d�sormais.
Je suis bien content.
On va attendre longtemps ? Pas un bruit, pas un mouvement !
�a bougera quand tu t'y attendras le moins.
Je les vois pas, les charognards !
Combien de temps pouvons-nous tenir ?
Quelques nuits, une semaine tout au plus.
Mieux vaut attendre qu'ils soient sur nous pour tirer.
On ne doit pas g�cher nos cartouches.
Vous devez faire doucement, Brandy.
Commandez vos troupes d'ici.
Oui, reste couch� ou je m'assieds sur toi !
Pire qu'un vieux soldat,
tu veux toujours �tre au c�ur de la bataille.
On se d�brouille sans toi.
Sortez d'ici, tous. Je veux parler � mon m�decin.
Allez, les gars.
Je t'apporte une bonne tasse de lait chaud.
Tex, mets de la musique, on n'est pas encore morts.
Tu veux que je chante ?
Bonne id�e, �a va effrayer les sauvages.
Il n'y a plus beaucoup d'espoir, non ?
Quelques nuits... c'est tout.
Et apr�s ?
Vous savez ce qui nous attend. Vous avez vu Gracco.
On ne doit pas �tre captur�s.
Non...
Combien de cartouches ?
Environ deux caisses. On l'envoie quand, la dynamite ?
Je te le dirai.
�trange de voir un si beau coucher de soleil et se dire que c'est le dernier.
Des d�tails me reviennent en m�moire.
Avant notre d�part, une fille m'a dit :
"Se�or, je garderai la derni�re danse pour vous".
Je crois qu'elle va attendre longtemps.
Voil� tes 250 hectares de terre, Tex !
- �a ne t'aidera pas beaucoup ici. - Tu l'as dit !
Moi qui ai toujours voulu �tre enterr� dans la prairie,
� c�t� de mon paternel.
C'�tait l'un des premiers colons du Comt� de Brazos.
C'est le printemps dans le Devon.
Je ne connais pas l'Angleterre.
Je viens du Connecticut.
Quand les rhododendrons fleurissent, on dit que �a ressemble au Devon.
Dis donc, t'es m�me jamais all� au Texas !
Les gars, vous devriez voir la prairie quand elle fleurit.
Un jour, toi et moi, on ira galoper � l'heure o� le soleil se l�ve.
Je te montrerai quelque chose dont tu souviendra tou...
Eh bien ! Il nous reste toujours une bouteille de rhum.
Bonne id�e, finissons-le.
Skol !
- C'est maintenant ou jamais. - Allume la m�che.
Fort et loin ! Vas-y !
J'en ai fait des hamburgers de ces charognards !
Eh bien... salut.
Gracco ?
Mala !
C'est Mala !
Tous aux abris !
Mme Brandon, messieurs,
nous f�tons bien plus qu'un anniversaire.
Au Congo, entre l'Oubangui et le Lomami,
se trouve une portion de jungle inexplor�e par les Blancs.
- Quand part-on, Brandy ? - L�, tu me devances.
On y est d�j�, m�me, mais faut r�gler �a avec Minnie.
Je r�gle d'abord �a avec ma femme. Ch�rie ?
Je ne suis pas �tonn�e, Brandy, je te vois r�vasser depuis des mois.
Et vous avez toujours le nez dans une carte.
Un aventurier doit pouvoir r�ver.
Je sais et je suis fi�re de vous tous.
� toi, ch�ri. � ta r�ussite.
� l'aventure !
Skol !
Adaptation : Alexandrine Blas VHS RIP : Matduha
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.