Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Downloaded from YTS.BZ
Official YIFY movies site: YTS.BZ
Passe par ici.
C'est le chemin de notre village.
Arrête-toi ici.
Vous êtes arrivées !
Vous êtes arrivées !
C'est ma fille.
Hey, cousine !
Bonne arrivée !
- Vous êtes venues pour la cérémonie ? - Oui, pour la cérémonie.
- Gloria, tu me reconnais ? - Oui.
- Tu vas bien ? Les enfants ? - Ça va.
- Le voyage s'est bien passé ? - Oui, bien.
Ayez la foi.
C'est ma fille.
- Ta fille ? - Oui.
Allez saluer les oncles.
Comment tu t'appelles ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ne pleure pas.
Voici la photo de votre grand-père.
C'est ta fille ?
Vous êtes venues pour la cérémonie de papa.
Pour que ça s'accomplisse.
On va pratiquer la coutume.
Qu'on batte les percussions.
Et puis on fera le Uchoss.
On plantera son Pëchap.
Ce sont les coutumes de notre village.
Après, les Kutkut joueront.
C'est ça, notre culture.
Diminga, ne pleure pas, tu es arrivée.
- Tu me paieras le voyage ? - Si tu veux.
- C'est sûr ? - Oui.
Pas de problème...
Je suis fatigué de travailler dans les champs.
Si tu pars, je viens avec toi.
D'accord.
Tu pars quand ?
Dimanche.
- Dimanche prochain ? - Oui.
Tante ?
Je suis là.
Ça va ?
C'est ma fille, Nour.
Tu es venue me présenter ma petite-fille ?
Exactement.
- Elle est où ? - Elle est là.
Lève-toi et assieds-toi sur mes genoux.
Assieds-toi.
Tu es venue me présenter ma petite-fille. Me voilà.
Vous êtes venues dans ma maison.
Je suis contente !
Ça me fait plaisir !
Venez, je vous montre.
Voilà les tombes.
Tu ne les avais pas vues comme ça. C'est Salania qui les a carrelées.
Celle de notre grand-père
et celle de notre père.
Je verse de l'eau pour la paix
au nom des ancêtres de la maison, papa.
Amanian, voilà l'eau pour la paix.
Remplis.
De l'autre main.
Papa, reçois.
Tes petits-enfants sont là.
Je verse.
Salania, on t'écoute.
Formose Amanian, tes petits-enfants sont là.
On les a vus arriver ce matin.
Nous étions assis devant la porte.
C'était très émouvant.
Ils ont amené les affaires de leur père.
C'est pour ça qu'on s'est réunis,
pour vous dire qu'ils sont bien arrivés.
On vous demande la paix et de veiller sur eux.
Nous prions pour que la cérémonie commence et se termine bien.
On vous demande, à papa et nos ancêtres,
leur lumière et leur protection.
Que tout le monde se porte bien, dans la paix.
Tu as entendu, Lima ?
J'ai entendu.
On a demandé aux enfants de se réunir ici devant les Ichaps.
C’est notre culture.
Tu entends, Formose Amanian ?
Leur père est né ici, puis il est parti à l'aventure.
Il a eu des enfants là-bas. Mais ils les a amenés ici.
Nous avons gagné.
Ils sont revenus.
Grâce à ce qu'il a fait.
Ils sont venus pour sa mort,
et ils reviennent au village pour sa cérémonie.
Nous sommes contents qu'ils soient là.
On prie pour la santé et la paix, Formose Amanian.
Je m'arrête là.
Quand tes enfants sont grands,
ils doivent savoir d'où tu viens.
Connaître leur village.
Qu'ils puissent venir un jour et se dire : ils sont venus pour la cérémonie.
"Voilà le village natal de mon père."
C'est une fierté,
d'entendre un de tes enfants dire
qu'il se rend au village de son père.
Et qu'à leur retour à l'étranger,
la chance et les opportunités se multiplient pour eux.
Je suis content de voir la famille et d'être bien arrivé.
On est arrivés plus tard, mais on est là.
J'ai emmené ma fille avec moi,
pour qu'elle voie nos coutumes.
C'est la première fois que je viens. Je suis heureuse.
J'ai adoré et j'ai pleuré...
de vous voir tous.
Je souhaite aussi la paix
à ceux qui sont ici avec nous
et à ceux qui nous ont quittés.
Moi aussi, je ne souhaite que la paix.
Je prie pour la santé de tous.
Et que chacun rentre en paix chez soi.
Je ne demande que ça.
Tu as entendu, papa ? Tu as entendu, Amanian ?
Lui, c'est Amanian, ton arrière-grand-père.
C'est le père de Louis.
Celui-là et le petit là, presque disparu...
on ne connaît pas leurs noms.
On ne connaît que ces trois-là.
On a oublié de demander leur nom quand on aurait pu le faire.
Il faut remercier nos oncles...
La famille, de génération en génération, est devenue intercontinentale.
C'est vraiment merveilleux de se retrouver tous ensemble.
Il y a des Blancs, des Noirs, mais c'est le même sang.
Il n'y a aucune différence,
entre les uns et les autres.
Pour ça, il faut remercier la colonisation française...
Mais les Portugais sont racistes.
Mon ancêtre, nous sommes là.
Il n'y a rien de grave,
ce sont tes petits enfants.
Ils sont venus de loin, te verser une bouteille.
Parce que c'est ici que sont nés leur grand-père et leur père.
Mon ancêtre, voici l'enfant.
Elle est venue te demander
de la chance dans sa vie.
Joins tes mains et amène-les à ton visage.
Mon ancêtre, ta petite fille est là,
elle est venue te demander de la chance.
Et que tout le monde puisse rentrer en paix.
Mon ancêtre,
maintenant, c'est au tour du frère.
Le voici.
Oui, je veux bien jouer dans le film.
- Vous voulez me filmer? - Oui.
C'est bien. Que le film soit beau.
Oui, tu peux filmer la tradition.
Tu peux le faire.
- Une cérémonie véritable ou simulée ? - Simulée.
- Simulée ? - Oui.
Quel rôle préfères-tu ?
Celui de la cuisinière.
M'occuper de la coordination.
Mettre de l'ambiance.
Danser.
Mes films préférés sont sur la culture.
Tu n'aimes pas voir les films sentimentaux ?
J'en vois.
Tu n'aimes pas ?
Oui...
Moi,
qui suis assise sur ce lit...
J'aime mon mari.
Je l'aime et il m'aime en retour.
C'est moi, Bolou.
J'ai un message
venu de France et de Dakar.
Parle plus fort.
J'ai un message venu de France.
Et aussi de Dakar. Ils ont donné leurs cotisations.
Les Dakarois ont cotisé 200 000 F.
Grands-mères, tantes, oncles...
On a entendu.
Il en reste, de l'argent d'Europe.
Ils ont envoyé et je suis allé récupérer.
C'est 400 000.
C'est pas fini.
Ouvre l'enveloppe.
Jean-Claude, tu devrais venir ici.
Jean-Claude, l'argent est là.
Les gens du Portugal aussi ont envoyé le leur.
Les gens de Dakar et de la France.
Je craignais pour la réussite de la cérémonie...
Mais avec tout ça, ce sera un festin.
C'est beaucoup.
Dieu est avec nous.
Salania, tu es l'aîné de la maison. C'est toi qui décides qui garde l'argent.
Puis ce qu'on en fera.
Lui ou lui...
On en a déjà parlé.
Pour moi,
Alphonse est là, qu'il garde l'argent.
Cette question ne date pas d'aujourd'hui.
C'est Jean-Claude qui gardait l'argent
et rien n'a jamais manqué.
Depuis notre père, c'est Jean-Claude qui garde l'argent.
Donc cet argent, c'est lui qui va le garder.
L'aîné de la maison a décidé.
Donc c'est lui qui le garde et c'est tout.
Peu importe ce que vous dites.
Il faut respecter sa décision.
Alphonse garde l'argent !
Alphonse garde l'argent !
Vous dites que je ne peux pas gérer l'argent ?
Comptez et donnez-lui l'argent, c'est tout.
C'est fini.
Vous n'avez dit que la vérité.
Louis a des enfants. Ils sont tous adultes...
Ils sont venus pour la cérémonie. Ils auraient juste pu envoyer l'argent.
Mais comme ils sont là,
vous me donnez l'argent et je leur remets.
C'est la cérémonie de leur père.
Je ne garde pas l'argent,
je leur remets, qu'ils le comptent,
et en soient responsables.
D'accord, on s'est compris.
Le vieux, prenez l'argent.
Ce que vous ne savez pas, vous le demandez.
Voilà l'argent.
Mère, vous avez entendu ?
Vous êtes tous d'accord ?
- Je le garde ? - Oui.
C'est fini.
- Je le range. - C'est bien.
Demain, on va chercher les bêtes.
Tu continues de parler ? C'est fini.
Je suis très content.
- Tu es content ? - Oui. Garde bien l'argent.
Les papas, c'est fini ? On peut partir ?
C'est fini ?
C'est cher.
Je ne connaissais pas bien mon père.
De temps en temps, il venait nous voir et repartait.
Mais j'errais, quoi...
On était deux,
et il a fini par mourir.
Je savais qu'il avait d'autres enfants,
je connaissais leurs prénoms.
Mais eux,
est-ce qu'ils connaissaient mon existence ?
C'était douloureux...
On va manger et boire.
Pour la cérémonie de papa, on va boire et manger...
Notre Grand est là. On va le faire pour lui.
Les poissons sont beaux...
avec le Bissap...
Jusqu'à présent, cinq millions ont été dépensés.
Cinq, c'est peu. Je dirais huit millions.
Ces enfants Manjaks viennent au village.
S'ils tombent malades, ils ne reviendront plus.
Mais si tout se passe bien, dans la paix,
ils reviendront.
- Si tu m'embêtes, je jette ton chapeau. - On va voir...
Si ton père revient, je lui dirai ce que tu fais.
N'attends pas qu'il revienne, il est sous le manguier.
J'irai lui dire.
T'as pas besoin de l'appeler. Vas-y.
Il t'a donné de l'argent ?
Il lui a donné 500, il l'a repoussé.
Jusqu'à après-demain...
Nous continuons la cérémonie de papa.
Nous sommes tous contents car nous sommes ses "enfants"
et nous souhaitons que tout se passe bien.
Les gens vont venir...
Les filles de la maison, vous travaillez.
Et c'est bien ainsi.
Nous, nous sommes les nièces de la maison.
On se promène.
- Où vas-tu avec ça ? - Je l'emmène à la maison.
- Je vais cuisiner avec. - Je ne suis pas venue me battre.
Dépose-le ! On va en manquer.
Tu frappes ta tante ?
Elle aime trop la bagarre.
Que Dieu leur montre le chemin et qu'ils aient du travail,
pour toujours.
Qu'ils aillent de l'avant,
c'est ce que l'on souhaite.
Aide-moi !
Le jour de la cérémonie,
la mère et le père du défunt viennent récupérer leur enfant ?
C'est bien ça ?
Oui, ils viennent ensemble chercher leur enfant.
Ils viennent ensemble ?
Ils le récupèrent et l'emmènent.
Quand la mort est proche, tes parents viennent.
Ta mère va te porter.
Comme un enfant ?
Elle te mettra au dos et tu redeviendras comme un enfant.
Ton père sera devant pour vous guider.
Les Bangourans vont accompagner le défunt.
C'est pour cela qu'on leur achète un coq.
Pour voir s'il y a quelque chose...
La cérémonie s'impose juste à mon père ?
Non. La cérémonie s'impose à tous les morts.
Paix.
Pas de problème, quoi !
Kiffance.
Tout ce qui est bon.
C'est ce que l'on souhaite.
Je te demande de protéger tout le monde, rien que la paix.
Que tout se passe bien.
Fermez son museau. Ne la laissez pas pleurer.
Qu'elle ne pleure pas.
Tenez sa bouche !
Je demande aux esprits de me réconcilier avec mon enfant.
Tout le monde souhaite s'entendre avec ses enfants et sa famille.
C'est ma prière.
Nous sommes là.
Si je meurs demain, il faudra faire ma cérémonie comme il se doit.
Je suis en âge de partir...
À la maison, tu es là pour travailler, c'est tout.
- Être femme, c'est être domestique ? - Oui.
C'est toi, la servante.
Tu fais tout pour lui... Sauf lui donner le bain.
Tu m'excuses, c'est "horrible".
C'est horrible.
C'est ''nerveux'', comme le disent les Blancs.
Il ne reste qu'à prendre une éponge pour le laver.
C'est aussi toi qui fais la lessive.
Au lieu de le laver, tu le frappes.
Tu ne le laves pas, tu lui donnes...
Un bon coup de poing.
Ou un coup de fouet.
Tu le frappes bien.
Et lui te frappera jusqu'à ce que tu sois à terre.
Si tu oses le frapper,
comme vous le faites chez vous avec une gifle,
il va tellement te le rendre
que tu ne sentiras plus ton corps.
Si tu tardes à lui apporter à manger, tu recevras un coup de sa part.
Dis à Gloria que même en état de grossesse,
tu continues de faire les travaux champêtres.
Quand tu es enceinte, tu travailles.
Jusqu'à ce que tu accouches. Et c'est là que tu pourras te reposer.
Il arrive même que tu accouches en chemin.
C'est ce que nous vivons ici, rien d'autre que ça.
Mais il y a des hommes qui traitent les femmes avec respect
et les traitent bien.
Quand même !
Mais ils ne sont pas nombreux.
- Maintenant, c'est fini. - C'est fini.
Ces trucs-là, c'est fini.
Ne leur permettez plus.
Si tu crées des problèmes, tu ne te marieras pas.
Ibara était un travailleur
Il s'est couché et se repose
Bonjour, Amalia.
Bonjour.
Je suis arrivé.
Je suis arrivé.
Il y a quelqu'un ?
Il y a quelqu'un ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je vous dis que je suis arrivé.
Où êtes-vous ?
- Où êtes-vous ? - Nous sommes là.
Laissez-la !
Il y a quelqu'un ?
Nous sommes là.
Ne la touchez pas.
Où êtes-vous ?
Je suis là.
Gloria, où es-tu ?
- Diminga ? - Je suis là.
- Pierre ? - Oui.
Je suis arrivé.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai beaucoup travaillé pour cette maison.
J'ai travaillé pour cette maison. Beaucoup, beaucoup, beaucoup...
Je me suis fatigué.
Donnez du riz aux invités, qu'ils mangent bien.
C'est qui ?
Donnez-leur à manger et à boire !
Qui parle ?
Dis-nous ton nom.
Comment t'appelles-tu ?
C'est moi, Louis.
Ah... C'est exact, c'était un vrai travailleur.
Depuis son enfance,
il a travaillé pour cette maison.
Les gens doivent manger,
l'alcool couler à flots.
Les enfants sont venus jusqu'ici pour faire ta cérémonie.
On ne savait pas ce qu'on devait faire, on a eu tort.
Tu ne dois pas punir tes enfants.
Même s'ils ont commis une erreur, tu dois leur pardonner.
S'ils viennent s'excuser, tu dois leur pardonner.
On a entendu ton message.
Les gens doivent boire, manger et faire la fête.
Une fête mémorable.
Je suis content.
Très content.
Je suis heureux, très heureux.
Je suis très heureux.
Ce que vous avez fait me comble.
Que Dieu vous donne la paix.
On doit le faire ensemble.
On part, c'est fini.
Allons-y.
Je t'avais dit d'arrêter l'alcool.
Ça te détruit. Regarde à quoi tu ressembles...
Une bonne personne doit se respecter.
Si on te voit boire de l'alcool à chaque instant,
tu te feras indexer.
Tu travailles pas, tu fais rien...
Il est jeune.
Il faut te mettre au travail et subvenir aux besoins de ta famille.
Tu peux t'amuser, mais tu dois travailler.
C'est pas parce qu'on ne veut pas travailler. Ici, y a rien.
Je dors à longueur de journée
et après, je pars voir mes amis.
Arrivé là-bas, on boit s'il y a à boire,
de l'alcool ou autre chose.
On discute. C'est pas parce qu'on boit qu'on ne travaille pas.
Parce qu'il n'y a pas de travail.
Il n'y a plus personne ici.
Ils sont là aujourd'hui, mais demain, ils partiront.
Je suis le seul à rester.
J'ai deux hommes, même quatre c'est bon.
Je peux en avoir deux. Mais j'en cache.
En servant le repas, contrôlez bien s'il y en a qui ont mangé ou non.
Donne le plat.
- Le repas ? - Oui.
- Pour manger ? - Pour servir.
Je refuse.
N'insiste pas, je ne te le donne pas.
Je refuse.
- Je l'ai déjà pris. - Laisse-la l'amener.
Je te le laisse.
- Je ne te le donne pas. - Donne le plat, s'il te plaît.
- Je t'en prie. - OK, je te le donne. Vas-y.
Allons-y.
Je suis fatiguée.
Mais depuis combien de temps on attend la grillade ?
Louis, au nom de Dieu, fais vite.
- Laisse la grillade ! - C'est vous qui parlez tout le temps !
C'est petit.
Ça vient ?
Ça y est !
Je ne sais pas, je suis inquiète.
J'ignore ce qui va se passer.
Soyez notre guide pour la cérémonie.
On vous suivra.
Louis nous montrera le chemin
au moment de la cérémonie d'interrogation : le Uchoss.
Le Uchoss ?
Je l'ignorais.
Le jour du Uchoss est le jour de la vérité.
Vous saurez tout ce jour-là.
Vous allez communiquer avec votre père.
Il vous dira ce que vous devez faire.
Tu n'es pas mariée.
Tu es très belle et tu n'es pas mariée.
Tu l'es plus que moi.
Le mariage n'est pas une question de beauté.
Mais une question de chance.
Juste la chance...
Le mariage, c'est compliqué.
- Tu es fatiguée. - Si tu veux... Si tu veux réellement.
C'est un travail.
Tu n'as pas le choix.
Il faut juste chercher.
Sinon, ça va être difficile.
Après t'être mariée, tu verras.
Mariage ou pas, il faut juste t'entendre bien avec ton partenaire,
c'est tout.
De nos jours,
le mariage ne garantit rien.
Mariée ou pas mariée, ça revient au même.
C'est du pareil au même.
Louis Mendy...
Louis Mendy, je verse pour toi.
Aide-nous !
La paix seulement.
D'abord, les Blancs sont venus,
sans faire la guerre.
Ils sont repartis,
puis ils sont revenus avec des armes.
Ainsi, ils ont commencé la guerre.
Ils ont détruit tous les villages.
Ils ont tué beaucoup de gens ici.
Puis ils sont restés et ont colonisé tous les Noirs.
Ils ont envahi tous les villages et ont commencé à donner des ordres.
Les hommes recueillaient le sable et les femmes le transportaient.
Pour la construction de la route.
À partir de la route du port.
C'était du travail forcé.
Si tu refusais, ils te battaient.
C'est comme ça que les gens vivaient comme des esclaves.
En 1958, Kankoila a commencé à nous convoquer pour des réunions.
À cette époque est né mon deuxième enfant.
On a fait des réunions jusqu'en 1961.
Il a attaqué le camp de San Domingo.
Ils n'avaient pas assez d'armes.
C'est pour la même raison qu'Amilcar Cabral a dû...
Oui, ma tante. Je suis...
Mon père était en brousse
et avait pour mission de récupérer les armes
pour le PAIGC.
Ils sont partis à Goubongor.
Ils sont tombés sur un champ de mines des Blancs.
Jon est tombé sur une mine.
Il a appelé à l'aide. "Mon oncle, j'ai marché sur une mine.
"Ma jambe est coupée."
Mon père ne pouvait pas le laisser seul.
Il a couru à son secours.
Les Blancs avaient mis des mines partout.
Mon père est allé à son secours.
Il est tombé sur une mine qui a explosé et il est mort sur le coup.
Des frères et sœurs sont morts.
Les hélicoptères bombardaient depuis la mer.
C'est comme ça que notre frère Joachim
a perdu la vie.
Mon frère Armando a reçu une balle dans le cou, tirée d'un hélicoptère.
Une autre à la tête, qui y est restée.
Est-ce que tu as raconté cette histoire à tes enfants ?
Bon, je n'ai pas raconté cette histoire à mes enfants.
C'est quelque chose qui est enfoui dans le cœur.
Tu ne veux pas en parler.
Par contre, ils savent qu'on a participé à la libération nationale.
Mais je ne leur ai pas raconté les difficultés.
C'est la première fois que je raconte cette histoire.
C'est toi, papa ?
Tu vas bien ?
Qu'est-ce que tu veux ?
Tu veux boire ?
Du vin ?
Tu veux du whisky ?
Papa, tu veux boire ?
Gloria va te chercher la bouteille.
Où est Gloria ?
Elle est là.
Donnez-lui la bouteille.
Prenez la bouteille et ouvrez-la.
Qui a gardé la bouteille ?
Elle est là.
Remplis et verse derrière toi.
C'est bon.
Gloria, donne-lui à boire.
Verse, Gloria.
Vas-y,
sous le Butchegal.
Là-bas.
C'est parfait.
Bois un peu.
Papa, tu es venu me saluer ?
Nous sommes très contents.
Et toi, es-tu très content ?
Nous avons dansé avec les autres femmes.
Et leur avons donné de l'argent.
Tu nous as vues ?
Nous allons tous bien.
Louis...
Va chercher le petit Louis.
Où est la bouteille ?
Mon homonyme, je suis très content.
Rien que la paix.
Allez derrière.
Paix seulement.
C'est bien.
Va te reposer.
Assieds-toi.
La cérémonie est finie. C'est l'heure du Uchoss.
On va convoquer le Butchegal.
On va savoir de quoi Louis est mort.
On va savoir s'il a fait quelque chose de mal.
Bon, on va commencer.
Louis ?
C'est toi dans le Butchegal ?
Je te demande si c'est toi dans le Butchegal ?
Aujourd'hui, c'est le Uchoss.
Comme le veut la tradition,
je vais te poser des questions.
On se fait parfois du mal.
As-tu pris quelque chose à quelqu'un ?
Tu n'as rien fait ?
Et à la maison,
où nous sommes tous nés ?
As-tu fait du mal à quelqu'un ?
As-tu fait du mal ?
Tu n'as pas fait de mal ?
As-tu touché l'enfant de quelqu'un ?
Et ta mort ?
Est-ce Dieu ?
Est-ce la maladie ?
Je suis content.
Il est décédé à cause de la maladie.
Tout est dit.
C'est fini.
Tu as entendu Salania ?
Tu confirmes ?
Les enfants t'ont entendu.
Dis aux enfants de venir.
Voilà, les enfants sont là.
Compris ? Que ceux qui souhaitent parler parlent.
On est tous très contents.
Gloria, tu as entendu ce qu'a dit ton père ?
Oui.
Qu'as-tu à dire ?
Je suis contente.
Je suis apaisée.
Mon père était une bonne personne. Il est propre.
C'est bon, je suis contente.
- Diminga ? - J'ai entendu.
Mon cœur n'est pas prêt à parler.
Ils ont tous entendu.
Nous avons entendu.
Je verse ici ?
Venez verser par ici.
C'est fini ?
Tu veux aller te coucher ?
Va te reposer.
Changeons-le de position.
C'est mieux comme ça.
Un peu à gauche, face à la porte de la maison.
Voilà, c'est bon comme ça.
Face à la maison.
Maintenant, c'est vous, les propriétaires de la maison.
Remplis la calebasse.
Vous n'appelez jamais après votre départ.
Vous ne vous souciez plus de nous jusqu'à votre retour.
Quand vous venez, vous voulez qu'on fête votre arrivée.
Mais quand vous partez, on ne vous entend plus.
Si nous étions unis, notre village serait fort.
Nous serons de plus en plus nombreux.
Que nous unissions nos forces
et avancions ensemble.
Ici, c'est bien aussi.
Bissau aussi, c'est bon.
Le Portugal aussi.
Et New York, tu connais ?
C'est en Amérique.
Oui, je connais.
"Connais" ou "connaisse" ?
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.