All language subtitles for La.Crim.S03E01

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Original subtitles

C'est à quelle heure, la dernière ? Parlez plus fort, j'entends mal, là.

Vous ne pouvez pas faire attendre la Pomprio ? Tout de suite, ce n'est pas

possible.

Ben non, là, je suis un peu occupée.

C'est trop petit.

Ouais.

Non.

Un grand deux pièces ou un petit trois pièces, c'est trop petit.

Oui, oui.

Merci quand même.

Alors, bon repas ? Trop petit.

Il faut au moins 50 mètres carrés.

45 mètres dans du neuf.

Romain n'a peut-être que 8 ans, mais il a besoin de son intimité, moi aussi.

Service social de la préfecture ? Bruneski s'en occupe.

Bruneski. Voilà, mon cul c'est pareil.

T'exagères là.

Madame la substitue ? Oui. La presse veut relancer le débat. Condition

carcérale déplorable des prisonniers. Le covétus est insalubre. Problème d

'insécurité. Il ne manquait plus qu'un meurtre en prison. Et maintenant, là, le

directeur de l'établissement, M. Servan, se laisse avec lui. Venez.

Monsieur le directeur. Bonjour.

C'est le surveillant rouge chargé de la 3e division qui a découvert le corps

dans le local des douches.

Par là.

Tiens, le terre, c'est dégueulasse.

Délicat mélange de craque, de désinfectant et puis de... Pot au feu.

Exactement. Putain, il est déjà 8h, c'est pour ça que j'ai la veille.

Simon Meyer était détenu à la 3ème division pour escroquerie.

Il devait sortir dans un mois.

Il était seul dans la douche ? Non, ils étaient dix avec la victime.

Oui, il va de soi qu'en mis la victime, tous ces hommes, fort préoccupés par

leur situation, ne se sont rendus compte de rien.

Ben... Faites la promesse.

M. Bertrand, désolé, il n'y a rien à faire.

Bien, vous me trouvez pendu à l'organisation des douches.

C'est un traumatisme très bien apparent.

Mon visage n'est pas tumifié.

cause de la mort probable par strangulation mécanique au lien. Ça nous

parlera à l'autopsie.

Evidène Charmas, s'il vous plaît, j'aimerais avoir les gros plans du lien

et de la tuyauterie. M. Roux ? Oui ? Combien de serviettes un détenu a-t-il

de droits de procéder ? On fournit deux serviettes par semaine. Le drap de bain

est à la charge du détenu. Il ne doit pas excéder 1,50 m. Alors, on peut donc

supposer que M. Meyer a été assassiné avec sa propre serviette.

Ses vêtements, sa trousse.

Deux toilettes.

Pour découper une serviette, il suffit d'une simple lame de rasoir. Lame

offerte, si je ne m'abuse, par l'administration pénitentiaire à chaque

nouvel arrivant.

Et après, on s'étonne qu'il y ait des suicides. Le dernier meurtre remonte à

1985, c'est rare.

Bon, comment ça fonctionne ici ? Bien, les détenus ont droit à trois doutes par

semaine. À quoi trois ? C'est le règlement.

À 18h, j'ai ouvert les huit cellules de la 3e division qui se situent au même

niveau au fond de la galerie.

Il y a 25 détenus.

10 sont sortis pour s'en rendre dans le local de douche.

Selon le règlement, je les ai enfermés.

Et quand j'ai ouvert 20 minutes plus tard, ils sont tous sortis, sauf... mais

hier. J'ai trouvé tendu à la canalisation.

Bien.

Présence d'une boule de papier dans la bouche.

4-4, regarde.

C'est le bouffé du 20%. Oui, t'as raison, c'est le moment.

Bien, on retourne.

Les liens situés au poignet sont constitués de 1, 2, 3 bandes de tissu

éponge, une serviette de couleur beige.

C'est pas possible que personne n'ait rien vu ni rien entendu.

La prison a ses règles, malheureusement celui qui ne respecte pas.

Moi, ma règle, c'est le code pénal et j'entends qu'on le respecte, même ici.

Continuez, compta.

Berger, Jean-Louis, avec moi.

Vous, montrez-nous les cellules.

Les huit cellules des pensionnaires de la troisième division, les spéciaux.

Détenus particulièrement surveillés.

Militaires, fonctionnaires, PDG, politiques, avocats et quelques truands

qu'on isole.

Un tas d'étenus. De quoi faire deux équipes de foot de VIP.

Les détenus qui ferment l'étage, ils ont à leur disposition la douche et la

bibliothèque et la cour pour la promenade. Rien à suicider. Vous venez ?

Mais vous laissez faire.

Rendez-vous au prison.

C'est leur coupable de sécurité.

Jean-Louis, j'ai une autorisation express du proc.

Et prévoit un convoi spécial pour transférer aux 36 les détenus de cette

cellule et tous ceux qui étaient dans les douches. Tout ça en douceur, hein ?

Même s'ils sont privés de liberté, dans le cadre de notre enquête, ils ont droit

aux garanties qu'offre le code.

Possibilité d'être examiné par un médecin et droit de s'entretenir avec un

avocat. On l'occupe.

La cellule est là-bas, une Viva 4.

Campana, un truand.

L'entenou, inspecteur des impôts et Vernodon, prof de philo.

Pédophile.

Il est là depuis deux jours.

Et avant, qui occupait la place de Vernodon ?

Voilà Beaufort, un ancien gendarme. Il est passé six mois ici, il est sorti la

semaine dernière.

Ben, couchez de demi hier.

Berger, fouille complète. Et vous saisissez tout, y compris les rasoirs.

Campana.

Campana, debout.

Vous êtes de la police ? Brigade criminelle.

Oh, putain.

Ça rigole pas.

Ça rigole pas.

Je me nomme Toussaint Campana. Je suis né le 12 avril 1952 à Marseille de

Grigorian Adessa et de Gino Campana. Je suis allé...

Enclate jusqu'au certificat d'études. J'ai envasé l'école pour laisser passer

l'autoroute.

Est-ce pour vous plaindre de l'éducation nationale que vous avez sur cette même

autoroute ? Attaquer un fourgon blindé et abattu de convoyeur. C'est du pipeau,

j'ai rien à voir dans cette histoire.

Qui n'est pas à l'ordre du jour, non ? Ce qui m'intéresse, c'est meilleur.

Une fois, je vais vous le dire.

J'étais pas dans les douches, je suis resté dans ma cellule.

Et bien voilà, premier dérapage à 16 ans, passager dans une voiture volée.

Il dit avoir fait du stop. Six mois après, il est arrêté en pleine nuit,

masqué sur le toit d'un immeuble.

Là, il dit faire du jogging. Dix condamnations, pratiquement le Tour de

France des maisons d'arrêt, quoi. Un exemple édifiant de réinsertion.

Je ne sais pas ce que c'est, ça.

Viens, parlez-moi de meilleurs.

Aviez-vous de bons rapports ? Alors, on était dans la même galère, mais... Il ne

parlait pas de son passé.

Il avait des ennemis ? Non.

Vous conviendrez tout de même qu'il a bien fallu que quelqu'un l'assassine ?

Vous n'étiez pas dans les douches.

Je ne peux rien vous dire.

C'est vrai, j'oubliais que c'est de santé fragile d'arriver devant la porte

du local des douches.

Prétextant un coup de froid, vous avez regagné précipitamment votre cellule.

Mais rassurez-vous tout de suite, monsieur Campana, le quai des Orfèvres

est chauffé.

Nous vous offrons le gîte et le couvert pendant votre garde à vue. Ça va me

changer d'air.

Fimons meilleur.

comptable et expert en co-bilan.

Il a gentiment délaissé son entreprise de 8 millions de francs.

Il est pioché dans les caisses depuis des années régulièrement de très grosses

sommes.

Et un jour, à l'occasion d'un banal bilan, et juste avant d'être démasqué,

il a vidé son compte à Monaco.

8 millions de francs.

800 plaques. Il a toujours refusé de dire autant au juge d'instruction qu'au

tribunal, ou planquer son fric. Et en même temps, franchement,

50 prisons pour 8 millions de francs, moi je dis que... Surtout si vous

enlevez les mois de grâce, les mois de bonne conduite, ça fait qu'il lui est

resté plus qu'un mois à faire, soit 22 mois de prison.

Le marchand, vous signez pas ? 800 plaques pour 22 mois de taux.

Vous apprenez le code pénal par cœur et en sortant, vous montez une petite

boutique de neuf-papes.

Jean-Louis ! Bien, attendez qu'il m'ait quasiment impossible d'obtenir des

informations en ce qui concerne la disposition des détenus à l'intérieur

des douches.

Attachons-nous, s'il vous plaît, au crime proprement dit.

Étant donné la corpulence de la victime, l'attaqué devait être au moins deux.

Je doute qu'ils aient voulu l'oxy pour ce faire.

Il est mieux valu l'étrangler à main nue ou l'égorger avec une lame de rasoir.

Je pense tout simplement qu'ils ont voulu l'effrayer pour lui faire avouer

la cachette de son trésor.

Et voilà, le cordage se sera bloqué. Vous avez récupéré tous les rasoirs ?

Oui, il y en a 35 au total. Tous les détenus, on leur jeta. Les liens ont été

étranglés à l'intérieur du douche.

Découpé dans une serviette, trois morceaux ont été mis bout à bout, ce qui

donne une longueur d'environ 3,50 mètres avec les neufs. Berger, les dossiers des

détenus. J'ai ceux des neuf mecs qui étaient dans les douches, à savoir les

deux compagnons de cellules de la victime, un député, un conseiller

général, un PDG, un gros commerçant, un trafiquant de drogue et un avocat et un

médecin.

Trafiquant de drogue ?

Oui, il est là depuis une semaine. C'est un repenti de sa présence au DPS pour le

protéger des obstruants.

Bon, tous les rasoirs des détenus du DPS sont envoyés au labo.

Avec un peu de chance, on trouvera peut-être des fibres de la serviette de

Meyer. Le seul cas de profil d'un assassin, c'est Campana.

Il sait qu'il va prendre 20 ans pour l'attaque du fourgon.

A son âge, il ne risque plus rien. Oui, sauf qu'il n'était pas dans les douches

et le surveillant en roule a confirmé.

C'est Rosetta Trandru.

Oh lô, pourquoi s'il couvrirait Campana ? Et Vernon, le pédophile, pourquoi il n

'est pas ici ?

Il est resté à l'infirmerie.

Très déprimé.

Et son état de santé est incompatible avec une mesure de garde à vue.

Quand il tripotait une île sur des petites, il était moins dépressif.

Bon, Michel et Jean-Louis, vous mettez la pression dans les auditions.

Berger, environnement complet de la victime.

Courrier, nom des visiteurs, et regardez aussi les comptes en banque des co

-détenus de Meillère.

Paul, je veux un avant-père des affaires récupérées dans la cellule.

Et Cisco, vous préviendrez la famille de la victime.

Bon, à demain matin.

Romain. Allez, vas-y, va. Et embrasse-le pour nous.

Tu viens, Polo ? Je pense partir dans ton noix.

À demain.

T

'es

pas arrangé avec Mario ? On ne peut mieux.

On a un truc à faire.

Je reviens dans une heure.

Excuse-moi, Sylvie. Désolée pour le retard. Je t'avais dit que je devais

rentrer. T'aurais pu. Je n'ai pas pu.

C'est lui qui a invité pour qu'on attende. Parce que moi, je te jure que

je serais partie depuis longtemps. Bon, Sylvie, je suis là.

Mais quelle vie tu vas lui faire à cet enfant ? Un enfant, t'as besoin de

repères. Écoute, on ne va pas revenir là-dessus.

Le juge de Tuteule a tranché. Et Romain veut vivre avec moi.

C'est ce que ma terre aurait voulu.

Maren ! Allez, on va se coucher ? Oui.

Attends, il y a quelques petites affaires.

Des pommes flat pour ton petit déjeuner, son chocolat préféré et le carnet de

santé. Quand est-ce que tu auras ton nouvel appartement ? Bientôt.

On y va ? Au revoir.

Au revoir.

Allez, tu m'aides ?

Je

déclenchais des contrôles fiscaux que j'arrangeais ensuite moyennant 20% du

montant du redressement.

Tout le monde y trouvait son compte, le contribuable et moi-même.

Vous dépensiez plus de 10 briques par mois, casino, gonzesse.

Alors savoir que Meyer avait un magot de 800 plaques, ça donne des idées, non ?

Ben oui, on se croirait pas, histoire de délester de son pognon.

Non, j'avais de très bons rapports avec Meyer, mais on parlait jamais de son

affaire. Vous parliez de quoi, alors ? 7 mois dans la même cellule.

On parlait sport, politique, littérature.

Ouais, et Meyer, il avait de bons rapports avec Campana ? Oui.

Tu vois, Polo, je crois qu'on se gourre.

Mais hier, il s'est suicidé, c'est sûr.

Trois fois, je le répète, j'étais au fond des douches avec Vernoton, j'ai

rien entendu.

Bon, je mets ici un bas à droite, s'il vous plaît.

Ah, excusez-moi.

Je crois que vous avez fait une faute, là. Il faut doter l'éthérique.

Oui, oui, oui.

Ici ? Ah, l'éthérique.

C'est bon ou il n'y a plus de...

Campana n'aurait pas dû se trouver dans le quartier des DPS.

Théoriquement, c'est interdit aux truands.

Mais là, il est plus facile à surveiller et il ne risque pas de faire de pression

sur les prisonniers qui seraient mal tenus.

Mal tenus ? C'est le nom qu'on donne aux détenus quand on dit la vérité au fric

et au juge, en balançant leurs complices.

Tiens, Yves-Laz, affaire est l'an dernier, oui.

Tiens, l'enculé ! Au fait, mon avocat, il a demandé la nouveauté de la

procédure. Cette fois-ci, on va gagner.

Viens, t'as ce travail, au fait.

Épète ton propre, je vais te montrer.

Égoïste, je te fais l'échec de parquet, t'entends ? Égoïste, je te fais l'échec

de parquet, t'entends ? Égoïste, je te fais l'échec de parquet, t'entends ?

Égoïste, je te fais l'échec de parquet, t'entends ? Égoïste, je te fais l'échec

de parquet, t'entends ?

Égoïste,

je te fais l'échec de parquet, t'entends ?

La prison a détruit les plus faibles et renforcé les plus violents.

Meyer était un faible ? Lors de son arrivée, Meyer était un habitué de l

'infirmerie. Tous les jours, à 17h30, il venait chercher sa fiole.

La fiole ? C'est un mélange de quelques gouttes de somnifère avec deux cachets d

'anxiolithique. C'est plus efficace qu'une escouade de derniers surarmés. Et

c'est nécessaire pour supporter la prison.

Dans les six premiers mois de sa détention...

Meyer était isolé des autres détenus par peur.

Et puis un beau jour, comme par enchantement, plus de viol, plus de

peur.

À quel moment il a changé ? Quand il a rencontré tous ses compagnons.

Dans les six premiers mois de sa détention, Meyer était à la deuxième

section avec les toxicos, les petits voleurs.

Jusqu'au jour où les hasards de l'infirmerie l'ont mis en contact avec

le truand.

Alors celui-ci l'a pris sous son aile, l'a fait transférer dans sa cellule,

sous sa protection.

Et en contrepartie, il a dû payer ? Ah, c'est l'usage.

Trente sexuels pour les plus faibles et amende pour les plus fortunés.

Maillard m'a dit qu'il avait fait un prêt à Campana pour avoir la paix.

Et vous en avez parlé à quelqu'un ? Ah bon, oui.

Mais il a fait son enquête et puis il m'a dit qu'il n'avait rien trouvé.

Et par la suite, Maillard n'en a plus reparlé.

Du racket au mur, pour avoir un magot avec un pas.

Ils sont tous au courant pour le magot,

mais ils se taisent. Ça fait tout son aspect pourtant.

C'est le terrain de chasse de Campana.

Dans le cahier des colliers de Maillère, j'ai identifié cinq numéros de

téléphone. Ce qui est très bizarre, c'est que deux de ces numéros

correspondent à des lignes qui ont été ouvertes il y a très peu de temps.

La première au nom de Jacqueline Vallon.

qui habite Versailles. La deuxième au nom de Evangelino Serra, entrepreneur à

Champigny-sur-Marne.

Il y a un truc que je ne comprends pas.

Meillard ne recevait ni courrier ni visite. Comment il a fait pour se

procurer ces numéros ? Plus qu'il a intérêt de noter des numéros quand on n

'a pas de téléphone.

Bon, Paul, notez les numéros entrant et sortant sur ces deux lignes. Et

convoquez-moi Jacqueline Vallon et Serra pour demain.

Il n'y a rien d'autre dans ce cahier ? Si, des plans de maison, des dessins de

toiture, de cuisine.

Et le labo ? Je vais y aller maintenant.

Michel, les auditions des autres détenus qui étaient dans les douches ? Voilà,

une buée dense occasionnée par la vapeur d'eau et le vacarme des douches auraient

empêché n'importe qui d'entendre et de voir n'importe quoi.

À les entendre, ces détenus ne sont que de pauvres agneaux égarvés victimes du

système. Rouge ne le sent pas, moi.

D'après certains détenus, il est un peu naze.

Il n'y a pas que les flics qui touchent, hein.

Pourquoi pas un maton ? Bon, allez, on se retrouve aux trois souris.

Mais avant, moi, j'ai école.

Je vais au labo à ta place. Il faut absolument que je voie Liliane.

Ça sent la fin, ça.

Bah, tu sais, c'est compliqué.

Et puis, tu sais, en ce moment, Mireille, c'est... Ouais.

Quand on aura emménagé, tu pourras inviter tous tes copains à l'amour.

T'inquiète pas.

Le premier jour, c'est toujours comme ça.

Tu sais, je suis un bon flic.

J'ai fait mon enquête.

J'ai interrogé tous les profs.

Même la directrice.

C'est tous des gens super.

Romain ? Je n'ai rien à boire.

Tu viens de déjeuner ? Tu n'as pas mon dieu d'orange dans mon cartable.

Est-ce que j'ai maman avant d'aller à l'école ? Ça c'est mon père.

Moi aussi elle me manque.

Il va falloir demander au procureur une prolongation du garde-oeuvre. Plus les

heures passent, plus la vérité s'éloigne.

Putain, le marchand, vous allez vous faire chier quand vous serez à la

retraite.

Bon, on s'en est certes.

Ça y est, toutes les requises sont parties.

Compte en banque, téléphone.

Mais je compte bien avoir des nouvelles cet après-midi.

Et la femme sur la photo, ça pourrait pas être son épouse ? Non,

ça peut pas être son épouse.

D'abord parce qu'elle l'a plaqué bien avant son affaire et en plus, elle ne

correspond pas du tout à la photo.

Qui s'occupe des obstacles ?

Personne aucun membre de la famille n'est venu se présenter à l'IML.

Le défunt devait avoir peu d'intime.

Et Beaufort, l'ancien pensionnaire de la cellule ? Ça y est, je l'ai convoqué.

Bien.

Alors, j'ai résumé un service d'ordre à Coulonier.

Une dizaine de caravanes de gens du voyage ont coupé le parking d'une école.

Le sous-préfet, un jeune énarque, m'a donné ordre de faire respecter la libre

circulation.

J'ai fait charger.

Un enfant est mort accidentellement.

Après, ça a été l'engrenage.

Débordements, émeutes.

Alors, pour calmer les esprits, on m'a mis en prison.

Six mois.

D'après le juge d'instruction, je ne devais faire que quelques jours.

Monsieur Beaufort, pour en revenir à l'antenoir et Meillère, est-ce que c

'était en bon terme ? Oui.

Il n'avait jamais été de moins en moins une dispute ? Non, jamais.

Toute la prison savait que Meyer détenait un magot. Un magot de 8

millions.

Ils n'ont jamais dit où il était planqué.

Maillard m'a vaguement fait comprendre que ces beaux jours étaient assurés.

Sans plus.

Quels étaient les rapports entre Campana et Meyer ? Campana est un habitué des

prisons. Je suppose qu'il lui rendait le moral.

Selon la rumeur, Campana est le caïd de la 3ème division. Est-ce qu'il monnaiait

sa protection ? Vous savez, un gendarme et un truand ça n'a jamais fait bon

ménage. quand Paname avait mis en quarantaine.

Donc, pour nous résumer, dans cette division, personne ne sait rien, tout le

monde est innocent et est victime du système, bien sûr.

Vous connaissez ? Non.

C'est pourtant la seule photo qu'on a trouvée dans le cellule. C'est une

personne qui doit compter beaucoup pour lui.

Vous devez bien en parler de temps en temps.

Non.

Mais il devait être long vos journées, vous parliez de quoi ? Vous ne parliez

ni de votre vie privée, ni de vos affaires judiciaires, vous parliez de

quoi ? Beaucoup de cinéma, de sport, et puis on passait nos journées à regarder

les polars à la télé.

C'est un fait drôle, excusez-moi, mais... Campana et Lente-Noite, c'est le

même propos que vous.

Monsieur Beaufort, il se peut que je vous en donne à nouveau.

On aurait pu l'emmener à l'hôtel.

Aux printaniens.

Ils font des chambres au moins.

C'était pas une question.

Putain, t'en as mis du temps.

T'étais à l'hôtel ou quoi ? On ne peut pas terminer le couvert avec Liliane.

Ben oui.

J'ai fait une connerie, putain, j'avais pas envie au début.

Tu sais comment c'est, quoi, ça fait chier.

Oh, t'as un café ? Ah, putain, t'es hyper comment.

Tiens, t'as vu ? Des fausses puettes.

Des enculés d'ABRI.

Je pense qu'il est prématuré d'accuser les voisins les tuer.

Bon, pour ce qui concerne le rapport, donc, il n'y a pas de traces d'ADN sur

les liens. Par contre, le médecin prétend, comme ailleurs...

est mort à cause d'une crise cardiaque et pas du tout par essoufflement.

Sinon, bol alimentaire normal et aucune trace de drogue dans le sang.

Peut-être confirmé, il s'agit bien d'un accident.

Bon.

Hé, Berger, on s'entraîne à 19h.

Tu nous retrouves au centre de tir ? Ok.

Ça fait plaisir de te voir.

Oh, excuse-moi, Christian, je... Je sais, tu m'as laissé plein de messages,

mais j'allais te rappeler, c'est juste après notre séparation, j'avais besoin

de réfléchir. Mais ça ne te justifie pas.

Je t'ai appelé uniquement pour récupérer mon studio, c'est tout.

Tu m'as appelé juste pour me dire ça ? Ouais.

Bon, très bien, je... Je vais chercher quelque chose d'autre, mais en

attendant, je peux peut-être te payer un loyer, non ? Je n'ai pas de ça,

Fabienne.

C'est un studio que je réserve aux amis. Et puis, comme je suis un type dépourvu

de tout sens moral, je vois vraiment pas pourquoi je te faciliterais la vie.

Autrement dit, si tu pouvais déménager assez vite, c'est très bien.

Assez vite, ça veut dire combien de temps ? J'ai une cousine qui arrive la

semaine prochaine de province.

On va dire ce week-end, ça va ? C'est bien.

C'est très, très bien. Tu m'enlèves ton mergret.

J'ai eu la vente pour confirmer que Campana reçoit depuis six mois des

virements de 30 000 francs tous les mois. Le prêt à Michael de Meillet. Oui,

ce sont des virements par mandat carte.

Il nous faudra quelques jours pour identifier l'expéditeur. C'est du neuf.

Je viens d'avoir l'entrepreneur Evangélie Nocera, le mec du carnet de

Meyer. Je vais envoyer une convoque, c'est pour ça qu'il m'appelle.

Figurez-vous qu'il est en train de construire un pavillon de 2 millions de

francs pour deviner qui.

Meyer, d'où les plans dessinés dans le cahier.

Mais c'est pas tout.

C'est Jacques Invalon, l'autre numéro du cahier, qui paye les travaux et en

espère.

Merde, mais s'il a confié son pognon à cette fille, il faut au moins qu'elle

couche avec lui.

Tu rigoles, il faut au moins qu'elle l'aime. Une gonzasse qui tue la sautant

de blé, normalement, il se tire avec.

Il peut lui manquer une jambe.

En tout cas, si l'entrepreneur n'a jamais réellement vu Meilleur, il l

'avait régulièrement au téléphone.

Le dernier appel remonte à la semaine dernière pour savoir le nombre de

radiateurs à placer dans la baraque.

Meilleur a fait de la taule.

D'où les numéros de téléphone inscrits sur le cahier des colliers. On l'a

vérifié et le seul à avoir un portable à l'étage est Roux.

On va récupérer au plus vite ce téléphone et analyser son liste.

Putain de matos.

Le procureur met la pression alors on s'active.

Paul et Cisco, vous irez porter les croissants à Roux dès 6h.

Même punition pour Berger et Sandéla.

Vous irez cueillir Jacqueline Vallon chez elle, aux Aurores. Et bien quand on

dit que les fonctionnaires ne branlent rien... Allez.

Allez, vous.

Ah, Mario.

C'est gentil de m'appeler.

Je suis en banlieue, là, sur une enquête.

Allô ? Allô ? Fisco ?

Pour un flic de criminel, c'est pas très bien.

Comment on dit déjà ? Mentir, dans ton jargon ? Chiquer, on dit chiquer.

Je t'ai vu l'autre soir de ma fenêtre.

Je me suis amusée à te suivre.

Tu sais, si tu voulais qu'on parle, tu pouvais me laisser un message.

Bon, je suis à peu près aussi butée que toi, alors fais un effort.

J'ai fait le premier pas, je ne ferai pas le deuxième.

C'est quoi, là ? T'es pas en vacances ? On m'a foutu dehors.

T'es à l'hôte, là ? Chotan ? Oui, Chotan.

T'es content ? Je vais mettre tout le temps au bureau en attendant de me

trouver un hôtel.

Oh putain, t'as quoi là-dedans ?

Si tu veux, je peux lui casser la tête ? C'est pas l'invité maman qui le sait,

hein ? Je sais.

Merci.

T'es où, bien fait, monsieur Roux ? Rien, merci.

À votre place, je me suis centré quelque part. Je crois fort que notre entretien

dure plus longtemps que prévu.

Monsieur Roux, vous êtes un menteur.

Et un ripou.

On aimerait savoir pourquoi.

Ripou ? Pardonnez les excès de langage du lieutenant Siskowski.

Monsieur Rousseau, le terme est sans doute exagéré.

Imprudent en serait-il un plus approprié.

À partir de deux nouveaux téléphones griffonnés sur le cahier des colliers de

la victime, on est remonté jusqu'au propriétaire des lignes. Il s'agit d'un

entrepreneur à Champigny et d'une jeune femme à Versailles.

L'entrepreneur, M. Serra, a téléphoné plusieurs fois à Meyer.

On suppose qu'il en est de même pour Jacqueline Vallon. On est allé la

chercher. Tous les appels ont été passés durant vos vacations de soirée. J'ai

deux questions.

Un,

où est ce portable ? Deux, pourquoi les détenus l'ont-ils utilisé ? Monsieur

Roux, vous êtes bien placé pour savoir que l'univers carcéral a ses règles.

Imaginez votre quotidien si demain vous vous retrouvez en cellule dans un DPS.

Je n'ai rien fait, écoutez-moi.

Vous imaginez ? Un matin en tourne ? T'as pas intérêt à laisser tomber ta

savonnette dans les douches ? Monsieur Roux, nous avons une infirmière à

demeure et l'hôtel d'une n'est qu'à deux minutes. Aussi, je vous en prie,

épargnez-nous un malaise qui nous ferait perdre un temps précieux.

Je savais que ça allait mal finir.

Bon, c'est vrai, lors de mes vacations de soirée, je laissais mon portable à

certains détenus.

Moyen an ? Une petite rémunération ? Oui, me donner

un petit billet.

Outre le fait que cela soit prohibé par l'administration pénitentiaire, je pense

que la cupidité ne suffit pas à expliquer toutes ces entorses au

règlement.

C'est la faute de Campana.

Eh oui, Campana.

Le pernicieux.

Continuez. Merci.

Ça commence avec un peu d'alcool.

Du foie gras, du hachiche.

Et avant d'arriver au téléphone portable.

J'étais sous son emprise, je ne pouvais plus rien lui refuser.

Ce n'est pas un sorcier non plus.

Il me tenait, il menaçait de me dénoncer.

Chaque soir, lors des vacations, je laissais mon téléphone portable dans sa

cellule. Il est où ce portable, monsieur Roux ? Dans mon vestiaire.

Monsieur Roux ?

Depuis 15 ans, vous êtes enfermé avec des fauves comme tous les hommes, mi

-ange, mi-démon. Venez pas.

Respectez les devoirs de votre charge.

Mais vous, vous êtes allé plus loin.

Jusqu'au meurtre ? Non.

Ce n'est qu'une correction qui aura mal tourné.

Mais vous voulez savoir où était le fric, hein ? Qui tirait la corde ?

Campana... Campana était dans la douche avec mon portable.

Enveloppé dans un sac plastique.

Campana s'est affolé.

Il a tapé au carreau. J'ai ouvert.

Je me suis aperçu que c'était passé quelque chose de grave.

Il m'a menacé.

Il m'a demandé de lui servir de l'alibi.

Je l'ai ramené jusqu'à sa cellule. Tout le monde a cru qu'il n'était pas allé

dans le local des douches.

Campana m'a dit que c'était un accident. On ne voulait pas le tuer.

On ne voulait pas le tuer.

Vous et Campana. Rien fait, je vous jure.

Heureusement, Scandella et Berger viennent de me téléphoner.

Kinvalon a été assassiné. Ils sont tombés sur le SRPJ de Versailles. Selon

nos collègues, la mort remonte à la nuit de mardi à mercredi.

Le soir de l'heure de Meyer ? Nos suspects étaient en garde à vue au 36,

sauf Roux.

Je peux très bien imaginer qu'il ait voulu récupérer l'argent de Meyer,

dissimulé dans le pavillon ou dans le jardin de sa maîtresse à Versailles.

Ça aura mal tourné.

Mais dans ce cas, on aurait dû retrouver l'argent chez Roux.

C'est stupide que ça.

Il en existe beaucoup d'autres, des plans, comme celle du vestiaire de la

prison.

Et votre logement, Françoise, comment ça se présente ? J'ai reçu un coup de

téléphone du service social de la préfecture, ils me proposent un 4 pièces

avec parking, rue Pablo Picasso à Créteil.

C'est quoi ça ? C'est une barre des années 70, occupée essentiellement par

des policiers qui n'osent même plus garer leur voiture sur les parkings.

En tout cas, Créteil le 12ème, c'est pas évident pour un gamin.

J'aurais pu trouver un truc à Paris, mais...

Les gardiens en grande banlieue, les officiers en petite couronne, les

commissaires sur les périphériques et les préfets en centre-ville.

Je vois.

Vaut mieux que je me débrouille toute seule, c'est ça ?

Non, mais dites-moi, votre chevalier en chef, là, M. Roux, il voulait monter une

épicerie féminine ou quoi ? Bon, le fric n'est pas là, mais j'ai le portable.

C'est essentiel.

Vous êtes... Allez, pose, pose.

Vous voulez des chambres à l'année, madame ? C'est des ménages.

Oui, mais... C'est hyper fragile.

Ah ! Oh là !

C'est la police.

C'est hyper fragile, hyper fragile.

Bien sûr, bonne journée.

Bingo, l'appareil a parlé.

J'ai remonté les deux derniers appels de Roux avec son propre portable.

Ils sont les suivants, le premier vers Jacqueline Vallon et le deuxième, l

'hôtel Printania qui héberge l'ancien gendarme Beaufort.

Beaufort ou Campana ? La déposition du surveillant Roux était cablante pour

vous, monsieur Campana. Vous étiez dans la douche avec son portable et vous lui

avez dit, On a fait une connerie.

Roux, il peut bien raconter tout ce qu'il veut.

Je maintiens ma déposition.

J'étais pas dans les douches. Vous vous serviez régulièrement de son portable.

La remontée d'appel nous apprend que vous téléphoniez souvent à Marseille. Et

alors ? Vous me laissez souvent le portable et j'appelais. Elle est où l

'infraction ? Vous me faites un travail, là ! Roux, dans sa première déposition,

il a bien dit que j'étais pas dans les douches.

Ensuite, ils changent de version. C'est n'importe quoi ! Quand les dépositions

vous arrangent, vous vous en servez !

Roux,

c'est un repos qui se fait de la thune sur le dos des détenus.

Et si c'était Roux qui était dans les douches ? Nous allons reprendre en

détail. Tu me prends pour une valise.

Je ne prends rien du tout.

Je vais expliquer à chez le juge.

Monsieur Campana.

J'imagine par où dans les douches. Il aurait trouvé un autre endroit.

Moi non plus, je ne le vois pas.

Il faut reprendre Campana et lui foutre la balayette dans le cul pour qu'il

accouche. Langage vernaculaire, Capitaine Scandella.

Quel que soit le moyen que nous emploierons, Je doute fort que Campana

avoue quoi que ce soit. C'est un vrai voyou. Un enfant d'Alphonse Boudard et d

'Auguste Le Breton.

Il est fidèle à la loi de son quartier. La belle-demain à Marseille, il n'a

jamais parlé.

35 affaires dont 10 condamnations.

Mais aucun avis.

Campana est prisonnier de la loi du milire. N'avouez jamais.

Allô ? Oui.

Tu crois que ça m'intéresse ? Attends, je note. Oui.

Oui.

Ok, merci, Verdon.

Portoise, à Trois-Pièces, rue du commandant Pilot, 5005, charge comprise.

Ah oui, donne, ça m'intéresse.

Le code de procédure m'a interdit de vous interroger sur le mort de

Jacqueline Vallon.

Néanmoins, je suis tout disposé à vous écouter.

Je connais le code aussi bien que vous.

La gendarmerie est un corps d'élite. La qualité de sa procédure n'a plus rien à

envier à celle des policiers.

Dans une heure, la police de Versailles sera là pour analyser...

et prouver que cette terre sur le sac retrouvée dans votre chambre provient du

jardin de Jacqueline Vallon.

Je n'ai pas tué Jacqueline Vallon.

Permettez-moi d'en douter, monsieur Beaufort.

Dans cette affaire, vous n'avez été qu'un instrument au service d'anciens co

-détenus.

Vous aimez bien Campana, pourtant tout vous sépare.

Vous êtes né dans le Nord, lui dans le Sud. Vos études ont été studieuses, les

siennes déplorables. Il a passé sa vie à mentir, à tricher.

L'opposé de vous, honnête, courageux.

Mais, voilà, vous avez partagé la même cellule.

Alors ? C'est bon, il va s'allonger.

Voulez-vous que je vous dise ? Vous et moi, nous vivons ce que Victor Hugo a

admirablement décrit dans Les Misérables, à propos de Javert, ce

Javert qui remarque que la société met hors d'elle deux sortes d'individus,

ceux qui l'attaquent et ceux qui la gardent.

Votre hiérarchie vous a lâchés.

Ça, c'est vrai.

Chaque fois que je vois un véhicule ou un gendarme dans la rue, j'ai envie de

vomir. Eh oui.

La passer élogieux au service du bien, je vous comprends.

C'est révoltant.

Alors quand on vous demande de récupérer de l'argent sale, mal acquis, vous n

'avez pas l'impression de commettre une vilainie. Non.

Vous faites payer à la société ce qu'elle vous doit. Ce qu'elle vous doit

pour vous avoir enlevé votre honneur. Vous réparez l'injustice.

Dès que je suis sorti de prison, je suis allé à une PO et on m'a refusé un poste

de vigile.

Alors la société... Beaucoup de gens ont réagi de la sorte.

Je voulais pas la tuer.

L'entonnoir m'a téléphoné pour me donner l'adresse.

Elle devait me donner le casque que je devais garder.

On a déterré le sac ensemble dans le jardin.

Puis d'un seul coup, elle a eu un doute. Elle a voulu me reprendre le sac.

C'est bien des ordres. Vous avez exécuté. Je ne voulais pas.

Mais elle hurlait.

Je ne voulais pas.

Je vous jure. Mais j'étais obligé.

Je ne pourrais plus me réhabiliter maintenant.

J'ai plus qu'à me suicider.

Trésorier payeur général, c'est le meilleur poste, à condition d'être dans

une grande ville.

Vous travaillez à la carte, vous pouvez toujours revenir au contrôle.

Vous connaissez bien l'administration fiscale. Un beau métier, mon père est

contrôleur.

Fini les mondanités, tout le monde s'est allongé.

Beaufort ? Je comprends pas.

Rendition de Beaufort. C'est l'entonnoir qui m'a contacté à l'hôtel. Il m'a donné

l'adresse de Jacqueline Vallon à Versailles.

Audition de roue.

Campana était avec l'entonnoir dans les douches. C'est plus clair comme ça ?

Monsieur l'entonnoir, tout se joue ici, les circonstances atténuantes ou

aggravantes.

Bien.

On sait que c'est Campana qui a tout organisé.

Si t'es co-auteur, c'est entre 20 et 30 piges.

Par contre, si t'es qu'un complice qui a exécuté les ordres de Campana, avec un

bon avocat qui fait pleurer les jurés, tu prendras le minimum.

Je reconnais un bon, si tu veux.

Ok, je suis disposé à parler, mais à une condition. Je ne veux pas que ma photo

soit dans la presse, pour mes enfants.

Pas de problème.

C'est Campana qui a eu l'idée de secouer un peu meilleur.

Mais on ne voulait pas le tuer, juste lui faire peur. C'est la corde qui s'est

bloquée. Qui a préparé les liens ? Campana.

Dans les douches.

Il avait tout prévu.

Même le papier dans la bouche pour pas qu'il crie.

Campana est monté sur mes épaules pour passer le lien sous la canalisation.

On lui a demandé le numéro de téléphone de sa maîtresse.

J'ai composé le numéro. J'ai passé l'appareil à Meyer pendant que Campanat

met la corde.

Il lui dictait ce qu'il devait dire.

C'est-à-dire ? C'est-à-dire

? Je vais t'envoyer un ami, donne-lui le fric. Je n'ai pas le temps de t

'expliquer. Les flics de la financière sont au courant et ils risquent de venir

demain chez toi en perquisition.

Ensuite,

On lui a remis le papier dans la bouche et on l'a secoué pour le mettre en garde

s'il venait à parler.

Mais la serviette s'est bloquée.

Alors je téléphonais à Beaufort à son hôtel pour qu'il aille récupérer le

fric.

On va enfin rentrer à la maison.

Monsieur Campana, vous avez pris connaissance des dépositions de

messieurs ?

Roux, Beaufort et l'entonnoir. Il ne s'agit plus maintenant d'un faisceau de

présomption, mais d'une procédure bien fiscée qui va arriver sur le bureau du

procureur.

Il ne manque plus que vos aveux.

Quelle connerie, ça. Blah, blah, blah, blah.

Marc, je suis victime d'un complot organisé par le surveillant, le gendarme

et l'inspecteur des impôts des métiers dont il est pour emmerder le monde.

C'est vrai, Jean Campana.

Ces trois-là n'ont pas fini de vous emmerder.

Confrontation.

Bon, asseyez-vous.

Quoi ? Je vais retourner dans ma salle. Asseyez-vous.

M. Beaufort, vous maintenez vos dépositions ? Oui.

M. Lantanois, vous étiez dans les douches en compagnie de M. Campana.

Vous avez de concert avec M.

Meillard pour lui voler son argent.

Sur vous.

Vous confirmez que M. Campana était bien dans les douches, avec votre portable.

C'est exact.

T'as ravagé de l'aveu.

C'est bon, t'es envoyé à mes cantons.

Continuez, vous allez avoir une procédure d'outrage. Ta gueule.

T'es encore dans les couilles de ton père, que j'ai déjà signé mes premières

gardes. M. Campana, arrêtez votre cirque, ou j'interviens auprès de la

prison pour qu'on vous mette à l'isolement.

D'accord.

Moralité, il ne faut jamais mélanger les loups et les agneaux.

Le commandant savait qu'il n'y avait rien à perdre.

L'histoire du fourgon blané, on avait retrouvé une cagoule avec ses propres

cheveux dedans. Il savait qu'il en avait au moins pour 20 ans.

Et que chez nous, 20 plus 20, ça fait 15.

Avec l'air mis de peine.

Est-ce qu'on est là à dire que... Enfin, qu'est-ce que vous allez faire de vos

affaires ? Je vais passer la nuit ici en attendant de me trouver un hôtel. Parce

que si ça marche pour mon appart, vous voulez mon studio, si vous voulez.

Merci, commandant.

Oui, mon amour.

Écoute, Mireille, dès que je peux, je te... Je te rappelle, mon amour.

Bisous, à tout à l'heure.

Et dis-leur, Françoise, ça a vu l'heure ? Un appartement, ça se visite pas la

nuit. Mais alors, on fait ce qu'on peut.

Allez, on y va.

Monsieur Bonfort, je ne sais pas si le jury vous accordera les circonstances

atténuantes, mais le suicide est l'arme des lâches.

Dites-moi, le ballon d'eau chaude est trop petit. Si l'on change, il y aura

une charge métropole, n'est-ce pas ? L'échauffage par le sol, ce n'est pas

mauvais pour la circulation, ça ? Difficile de vivre ici autrement que les

rideaux baissés. Et puis le vis-à-vis m'a l'air très ennuyé, au moins.

Et les voisins ? J'imagine qu'ils ont un piano, des enfants, un chien et qu'ils

travaillent la nuit.

Prends la ferme du fond ! Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On le prend ! On

le prend !

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