All language subtitles for God.of.Gamblers.II.1990.1080p

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Original subtitles

SAN FRANCISCO (US)

PRODUIT PAR : JIMMY HEUNG

Mesdames, messieurs, bonsoir ! DIRECTEUR DE PRODUCTION : STANLEY WU

Organisée par l'Association Caritative... PLANIFICATION : JIMMY LAW

...des Chinois à San Francisco, PLANIFICATION : JIMMY LAW

la soirée de la lutte contre... ASSISTANT RÉALISATEUR : BOSCO LAM

...la faim des enfants, DIRECTEUR ARTISTIQUE : JASON MOK

commence officiellement ! COSTUMIER : KENNETH YEE

Nous avions tenter d'inviter... CHEF OPÉRATEUR : DAVID CHUNG

...le "Dieu des Jeux", M. Ko Chun. MUSIQUE : LOWELL LO

Bien que M. Ko n'est plus actif dans l'univers des jeux,

il a envoyé son protégé... CHORÉGRAPHIE : PAUL WONG

M. Michael Chan pour officialiser la soirée. CASCADES MOTO : BLACKY KO

Applaudissez pour...

M. Michael Chan ! ACTEURS PRINCIPAUX : ANDY LAU,

STEPHEN CHOW,

CHARLES HEUNG, MAN CHEUNG, MAN-TAT NG, MONICA CHAN,

BLACKY KO, JOHN CHING, LAP-MAN TAN, RONALD WONG

CAMÉO : KIRK WONG, CHUEN LUK, HON-LAM BAU, FUI-ON SHING

SCÉNARIO & RÉALISATION : JING WONG

Merci. Mon maître s'est retiré du monde des jeux. Mais il a un message :

nous poursuivrons notre action philanthropique.

Conneries ! Un Dieu du Jeu, c'est quoi ? Un putain de vantard !

Un petit escroc.

CN, pas d'esclandre.

Un nouvel émigrant de Hong-Kong, CN Tai. Une forte tête, n'y prêtez pas attention.

- Une nouvelle expérience pour moi. - Tu l'as dit, bouffi.

Fais voir à CN Tai si t'es de taille.

Avec plaisir si quelqu'un fait un don.

Ce qui est dit est dit.

Le seul truc qui nous fait tous courir, c'est le fric.

Alors, face-à-face au Blackjack.

Si t'as des couilles, tu peux miser jusqu'à 100 000 $ par partie.

Si tu me rafles 1 000 000 $,

je te file 10 millions en plus.

Si t'es dedans, on n'appellera plus ton maître le "Dieu du Jeu"

mais le "Dieu de la Gerbe".

4 jeux ?

Tu te dégonfles ?

Règle du casino : je veux couper.

Ici.

100 000.

Tenu !

Donne.

Encore.

Et encore.

Il a les 16 As !

Une fois de plus.

C'est quoi ce paquet de cartes qui n'en finit pas ?

Mais il me semble que c'était votre idée.

T'as que 17 points par donne. Il reste que des 3 et des 4. T'es cuit !

Je vois.

Tu vas l'avoir dans l'os.

Blaireau.

Allez.

Nerveux ?

Nous jouons au Blackjack. Pas à la bataille.

Vous avez perdu 16 fois. 100 000 la partie. Soit 1,6 million.

Plus les 10 millions promis.

Tel maître, tel disciple.

Et voici le disciple du Dieu du Jeu, Michael

aux pauvres, toujours fidèle, il mérite qu'on l'appelle

le Chevalier des Joueurs.

Oncle, tes nouilles, elles vont coller.

Ne laisse pas la soupe déborder. C'est prêt ?

Des années pour un bol de nouilles.

C'est servi. J'arrive.

Morfale.

Pas trop tôt.

- C'est quoi, cette tête ? - Une tête.

Les résultats du Mark Six. Voyons ça.

18...

Merde, encore que 3 numéros !

Cher neveu, attends un peu.

Aide ton oncle. Utilise tes pouvoirs pour me faire gagner.

Je te l'ai déjà dit cent fois.

On peut pas garder l'argent gagné grâce à mes pouvoirs. La première entorse...

...c'est la poisse. Ensuite, l'Enfer, puis le cimetière.

Après mes premiers gains, on s'est fait tabasser. Malchance.

C'est pour ça qu'on a donné les 10 millions que j'ai gagné ensuite.

Si on essaye encore, c'est l'enfer direct.

Si je sors pas, j'y vais comment, en enfer ?

Tu ne me crois pas ?

Voilà le reste de mes gains. Súur Wong Jing !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Un cadeau pour toi. Pas besoin de bosser au Club Volvo ce soir.

- Tu me sponsorises ? - Exact.

Cet argent est à toi. Dépense-le cette nuit.

- Vous avez gagné le gros lot ? - Non, juste un petit.

- Ne perdons pas de temps. - C'est ça, vas-y.

Encore des sous-vêtements de mec ? Y a pas de nanas ici ?

Sing !

On est oncle et neveu, allons-y ensemble.

Où ça ?

Chance, chance...

Tu me crois, pour l'enfer ?

Pas encore.

- Et l'enfer ? - Plus bas !

Ce truc te donne une touche terrible.

Chacun a un talon d'Achille.

Le mien, c'est la tête. Ça te gêne ?

Pas du tout. J'ai juste dit que t'avais un look d'enfer.

T'en veux ?

Et voilà !

Une nouvelle technique pour manger les nouilles ! Qui te l'a apprise ?

Personne. J'ai trouvé ça tout seul. Ça te gêne ?

Toi et moi, on est bourrés de talents.

Pourquoi on est au régime nouilles ?

On ne peut pas dépenser ce que tu gagnes avec tes pouvoirs.

Mais tu pourrais étudier le véritable art du joueur.

Ensuite à toi la richesse, les filles, tous ces trucs-là.

Et moi, je deviendrai aussi riche que les gros bonnets de la rétrocession.

Comme Donald Dump !

Donald Trump !

Mais qui va m'apprendre ?

- Le Dieu du Jeu ! - Exactement.

Si tu deviens son disciple, le monde est à toi.

Et tu paieras ma retraite.

Oncle. J'ai jamais dit ça.

Neveu indigne ! Tu ne sais pas qu'un oncle, c'est comme un père ?

Tout ce que je sais, c'est que c'est Mao Zedong, notre père.

Si tu deviens le disciple du Dieu du Jeu, ce serait déjà formidable.

Et comment ? Avec une lettre disant : "Je vous adore. Prenez-moi." ?

C'est complètement dépassé, les lettres.

On va faire une vidéo.

Quel "eo" ?

Une vidéo. Un truc qu'on regarde.

Pas la peine. On sait pas où l'envoyer.

C'est vrai.

Mais tu peux voir à travers les murs.

Utilise ton pouvoir pour voir où habite le Dieu du Jeu.

Il est certainement hors de portée.

Sauf pour "Les Yeux Pénétrants".

- Qui êtes-vous, monsieur ? - C'est Sing.

Tu fais quoi ?

Relaxation des nerfs optiques.

- Tu m'as fait peur ! - Commençons.

Ça commence.

Tu vois quoi ?

- Le Dieu du Jeu. - Où est-il ?

- Il est en train de jouer. - Où ?

- Qu'est-ce qui se passe ? - Rien du tout.

- Et là ? - Le Dieu Du Jeu.

Il fait quoi ?

Il a de chouettes chaussettes.

Qu'est-ce qui y a ?

Des coups de feu. Les balles sifflent. Puis plus rien.

Pas grave. Utilise encore tes "Yeux Perforants".

Je ne suis pas Merlin l'enchanteur. Une seule vision.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

Le disciple du Dieu du Jeu doit venir à Hong-Kong.

On va lui demander de donner notre vidéo à son maître.

- Ça va marcher ? - Commençons à la faire.

À toi !

Vénéré Dieu du Jeu, je m'appelle Sing.

J'ai débarqué à 3 ans à Macao. Admis à 4 dans un casino.

Joueur prodige à 5 ans. Grand maître à 6.

Rattrapé à 7 ans par mes parents.

J'en ai 27, et ma vie est un échec.

Mon seul vceu est d'étudier l'art du jeu à vos côtés.

Attends. C'est quoi ce laisser-aller ?

C'est pour le déstabiliser.

C'est un échec. Rentre-moi ça.

- Arrête de marmonner. - Mais j'ai tout donné.

C'est justement ce qui cloche.

- On recommence. - Non ! Je vais te montrer.

On change de place, alors.

Prends le caméscope.

Zoome en douceur sur mon visage.

- Prends-en de la graine. - OK. Action !

À votre Grandeur, le Dieu du Jeu. Je suis une misérable larve nommée Sing.

- Oncle, t'attends un bébé ? - Tais-toi.

Je suis une misérable larve. J'ai 27 ans. Je suis personne.

Mais je suis très gentil.

Je vous en prie, prenez-moi comme disciple. Laissez-moi apprendre vos techniques

afin de sauver la veuve et l'orphelin,

servir notre société et consacrer ma vie à notre pays bien-aimé.

Pour que la liberté vive à jamais !

Cut ! Very Good !

"Very Good"?

On peut poster la cassette.

Quoi ? Poster ? Qui cherche un mentor, là ?

C'est à toi maintenant.

En fait, non.

Il reçoit peut-être des centaines de cassettes dans ce style.

Tu crois ?

- Il faut être original. - Original ?

Hier, ma femme de ménage philippine faisait son marché

quand on lui a dit qu'un mec se faisait appeler le "Dieu du Jeu". Vous.

J'ai été choqué

par ce canular grossier.

Comment on peut oser se surnommer le "Dieu du Jeu" ?

C'est me faire une insulte personnelle.

À moi, l'Archange des Joueurs.

Vous avez besoin de lentilles pour deviner le jeu de votre adversaire.

Moi, je vois à travers. On appelle ça un super pouvoir.

Voici un as. Je le frotte un peu.

Et hop ! Ça devient un as un peu plié.

Et ça, sans pouvoir. Sinon, je l'aurais transformé en pièce de mah-jong !

Je raconte des salades ? Moi, je dis que vous êtes un tocard.

Qu'est-ce que vous regardez ?

Vous me devez un million de dommages et intérêts.

Appelez-moi à Hong-Kong, au 33 45 678

pas après 22h car je dormirai.

Un ramassis de conneries !

Un an qu'on ne s'est vu, et vous maîtrisez déjà l'art du jeu

et avez gagné votre surnom de Chevalier des Joueurs.

Merci.

On est de retour à Hong-Kong.

Afin d'éviter les ennuis, nous nous en remettrons à M. Sheung Shan.

Bien. Personne ne connaîtra mon identité.

Je convoquerai une conférence de presse dans 2 jours.

Afin de vous présenter ainsi que votre projet de Casino-Bienfaisance.

Petit Couteau, cette maison vous convient-elle ?

Comment avez-vous eu cette délicate attention ?

Autrefois, un indien y habitait.

Toujours à exciter son molosse contre moi.

J'étais pauvre et j'habitais une petite bicoque un peu plus bas.

Chaque nuit, je regardais cette grande baraque

et je disais à ma petite amie qu'un jour, ça serait moi qui y vivrai.

Et maintenant, je suis là.

Le rêve est devenu réalité.

L'ambition de faire fortune est un puissant moteur.

Le destin réserve des surprises.

Un Koweïtien habitait cette demeure.

Il a fait faillite après l'invasion irakienne.

Alors je la lui ai rachetée.

D'accord. Viens.

Qui est-ce ?

Loong Kau.

Loong Kau ? Qui est-ce ?

Loong Kau. Qui d'autre ?

Ce que tu viens de dire est extrêmement profond.

Rien pigé.

On va prendre un verre dans un night-club sympa ?

Votre maître m'a recommandé de ne pas vous y emmener.

Ainsi que d'éviter toute présence féminine.

Afin de préserver la réputation du titre de Dieu du Jeu.

C'était un petit test. Un véritable ami de mon maître.

Il peut vous confier sa réputation les yeux fermés.

Veuillez m'excuser. En cas de besoin, demandez à mes hommes.

Sayonara.

Saloyalla.

Allô. Corbeau, s'il vous plaît.

Grand Frère ?

Oui. La maison, ça va ?

J'ai loué le rez-de-chaussée. J'habite au premier.

Tu peux appeler ma copine, s'il te plaît ? Je suis chez l'indien.

- Ta copine s'est mariée, Grand Frère. - Ma copine est mariée ?

J'ai rencontré une nana géniale qui t'admire à fond.

Je l'appelle de suite.

- Extra, mais... euh... Allô ? - À plus.

- Dégage ! - Vous ne pouvez pas entrer.

Tu dois être le Chevalier des Joueurs.

Je suis ton jeune frère, l'Archange des Joueurs.

C'est pour quoi ?

Le maître et toi devez savoir que je vous ai envoyé une vid...

Vidéo.

Vidéo. Le mec hyper doué que je suis veut devenir votre élève.

On dit "Félicitations" dans ce cas-là. Félicitations.

Quand est-ce que le maître revient ?

T'es lourd de me reluquer comme ça. Je sais plus où j'en suis.

Heureusement, j'en jette aujourd'hui.

C'est pour quoi ?

L'adversaire ne doit jamais deviner tes intentions.

- Et c'est quoi, mes intentions ? - J'en sais rien.

- Demande à la banane. - Je vois.

C'est trop grand ici, mais la déco est sympa.

Le seul truc qui manque, c'est un As.

4 as.

Mesdames et messieurs...

5 as !

Bravo ! Assez joué. J'y vais.

Attends. Match nul, ce coup-ci.

Faisons une partie.

Je gagne, tu m'emmènes voir le maître.

- Je perds... - Tu me casses plus les pieds.

On joue à quoi ?

À la plus forte carte.

L'invité d'abord.

Je t'en prie.

Collons-lui la plus petite carte du jeu.

Montre.

La chance n'est pas de ton côté, aujourd'hui.

Ah oui ?

Même si elle est du tien, tu ne peux pas me vaincre.

Ma victoire est inéluctable.

C'est moi qui l'ai.

T'as réussi à voler une carte. Merveilleux.

Tu as réussi à en changer une. Tu as un pouvoir considérable.

Mais tu ne sais pas jouer.

Merci. Le maître sera aux anges d'avoir des disciples comme toi et moi.

- Une telle équipe, c'est rare. - Mon maître n'est pas ici. Excusez-moi.

Que se passe-t-il ?

Rien. Ces deux grands magiciens veulent voir le maître.

Ils refusent de partir.

Il faut qu'on voie le Dieu du Jeu.

Même si on doit mourir pour ça.

À votre guise.

Zut.

Il faut être direct dans ce genre de cas.

T'es marrant, toi.

Encore ?

Je...

Ne dites rien. Suivez-moi.

Montez au premier sans bruit.

La chambre du milieu, le grand lit rond.

Vous pouvez prendre un bain, si vous voulez.

Je vous sers un cocktail.

Pas mal, pour une femme.

Assez pour les obsédés dans votre genre.

Pas tout à fait.

Un souci ?

Frère.

Frère ?

Ma sœur, Loong Kau. Inspecteur principal, police de HK.

Le garde du corps de la Reine quand elle vient ici.

Je l'avais deviné au premier coup œil. Deux portes de prison.

C'est le disciple du Dieu du Jeu, Chan Petit-Coute...

Je m'appelle Michael. Pas mal, non ?

Vous avez un nom anglais ?

Ce qui s'est passé était un simple quiproquo.

Je ne suis pas celui que vous croyez.

Je suis dans la catégorie gentleman, distingué et gentil.

Grand Frère !

Et voici la bonne à gros seins : Frantasca.

Garantie toute la nuit. C'est pas génial ?

Gentleman ?

On revient déjà ? Et s'il passait à la grenade ?

On n'a pas d'arme.

Le but est de l'obliger à nous parler.

Parler ? Comme discuter ?

Non. On va mettre une pagaille monumentale.

Comme ça, il va sortir et sera obligé de nous parler.

Cette blague est super marrante.

On vous a déjà raconté cette blague ?

Non.

Je vais vous la raconter.

Les blagues ne m'intéressent pas.

Intéressant.

Laissez-moi vous servir à boire.

Pardon. Pardon. Je suis navré.

Le verre s'est sauvé.

Je vais vous en servir un autre.

La table est peut-être bancale.

Attention. Ces deux gars ne sont pas venus ici sans raison.

Ils sont partis trop facilement.

De qui est-ce qu'il parle ?

De nous.

Un bruit !

On leur a flanqué une sacrée frousse.

Je ne pense pas qu'ils reviendront. Pas vrai ?

Mais ne parlons plus d'eux. Dînons.

Tu ne me vois pas... Tu ne me vois pas...

Tu ne me vois pas.

Je crois qu'ils sont partis.

Ils savaient. Ils nous ont peut-être entendus.

Bien sûr. C'est le disciple du Dieu du Jeu.

Il devine le résultat d'un dé en l'entendant rouler.

Pourquoi il ne t'a pas vu quand vous étiez face à face, les yeux dans les yeux ?

Grâce à mon plus puissant pouvoir.

L'hypnose.

Ça modifie l'activité cérébrale et rend le sujet aveugle.

Plus j'utilise mon pouvoir, plus c'est puissant.

Je peux implanter des illusions.

Vraiment ? Montre-moi.

Tu es nymphomane... nymphomane...

Grand Frère, tu as suivi le maître pendant un an.

Tu peux créer un 3, pas vrai ?

Apprends-moi ça et plus de souci pour mon avenir !

3 !

Merde, encore raté !

Un an auprès du maître, et je maîtrise presque complètement l'art de jeu.

Le truc le plus fort, c'est justement de créer des 3.

Et je n'y arrive qu'une fois sur cinq.

Le maître m'a dit que c'était parce que je manquais de concentration.

- C'est vraiment si dur ? - Oui.

Mais avec le reste, t'as dû te faire un max de blé. File-m'en un peu.

Et comment ? Je suis aussi fauché que toi.

Le maître a dit que 95 % des gains devaient être consacrés aux œuvres.

- Y a que 5 % qui vont dans mes poches. - Sur 10 $, tu touches seulement 50 cents ?

C'est ça. Voilà pourquoi j'ai pas un rond.

Attention !

T'aurais pu attendre un peu.

Quoi ?

Je suis navré de ce qui s'est passé ce matin.

Pourquoi ne pas dîner ensemble demain soir ?

Je protège la femme du gouverneur.

Alors, on devra conclure ce soir.

J'ai déjà un petit ami. Merci.

Aucune raison de se sentir mal.

Elle n'a aucun goût, c'est tout.

OK. Tâte un peu de mes illusions.

Tu es idiot ou quoi ?

Non.

Viens ici tout de suite.

- C'est pas moi qui l'ai dit. - Dépêche-toi !

C'est pour toi.

J'adore ce genre de bouquet très fleuri.

Je suis ravi qu'il te plaise.

Alors, nous devons conclure ce soir.

Arrête. Un bain d'abord.

J'y vais. Je ne serai pas longue.

- Je t'attends. - Et si tu m'attendais au lit ?

Qu'est-ce que tu fais là ?

Et toi ?

Tu t'es trompé de chambre !

Tu t'es trompé de lit aussi.

Puisque c'est ça, prends cette chambre !

C'est pas vrai ! On peut pas débarquer comme ça sous prétexte qu'on est un tueur.

Quel culot !

Je suis sûr d'être entré chez Loong Kau. Et si c'était un fantôme ?

Tu ne me vois pas...

Tu ne me vois pas...

Tu ne me vois pas...

Mais qu'est-ce que je fais là ?

Abracadabra. Abracadabra.

Tu ne me vois pas.

Foutez le camp !

Si je vous revois, j'appelle les flics.

On vient juste chercher un maître,

pourquoi nous traiter comme ça ?

C'est fini ?

J'ai pas fini.

Vous pouvez me crever les yeux, m'égorger,

m'arracher le cœur, m'exploser les c...

Non, pas là.

Si tu t'obstines, je reste ici comme un chien jusqu'à ce qu'il meure.

- Pitié, écoutez-le ! - Vous n'avez aucune dignité ?

Aucune importance. Rentrons.

Pitié, Grand Frère, aide-moi !

Ma vie est entre tes mains.

Ne m'emmerdez plus.

Pitié, un coup de main. Pitié.

- Parti - Je sais.

On va devoir rester ici longtemps ?

Bien sûr. Il a peur des mecs hyper doués.

Alors il faut être patients.

Où il y a volonté, il y a toujours possibilité.

Parloir de la prison de Hong-Kong.

Saddam, où en est l'appel au Conseil ?

Pas encore réglé.

Désolé, M. Chan. Nous faisons appel pour la troisième fois.

C'est encore un échec.

Je m'y attendais avant votre arrivée.

Ko Jin est responsable de mes 5 ans d'emprisonnement pour meurtre.

Il ne s'en tirera pas comme ça.

Ko Jin, le Dieu du Jeu, est intouchable.

Il se la coule douce, planqué en Amérique du Sud.

Mais son disciple, Petit-Couteau, a refait surface,

avec le surnom de "Chevalier des Joueurs".

C'est lui qu'on doit d'abord viser.

Tu veux...

Je veux non seulement traîner le Dieu du Jeu dans la boue,

mais me servir également de son nom pour tondre tous les gros richards d'Asie.

On peut pas faire un break ? J'en peux plus.

On n'est pas obligé d'être accroupi tout le temps, pas vrai ?

Si. Il nous surveille du coin de l'œil.

Il veut éprouver notre patience.

C'est ton combat. Je vais me chercher une tasse de thé.

Je t'achèterai un nem au poulet.

Alors, pas de retraite.

Attention !

Du verre pare-balles ?

Pars vite. Je te couvre.

C'est pas le Nouvel An. Pourquoi ces pétards ?

On dirait plutôt des coups de feu.

C'est peut-être une farce.

Une farce ? Non ! La porte a été touchée.

Ce n'est qu'une porte.

Toi, tu n'as rien.

Tu vois ce que je veux dire ?

Hein ? C'est moi qu'on a touché, là.

- Une simple farce. Ça fait mal ? - Ouais !

Ça veut dire qu'on est en train de te tester.

Mais pourquoi moi et pas toi ?

T'as bon. Fuyons.

- Un flingue ? - Oui !

T'es sûr ?

Fuyons !

Ferme la porte !

Attrape !

Allez !

Attends. Anesthésions-le.

On aura besoin de lui vivant.

Suivez-moi. On va là où je vivais.

On y est.

- Comment va ton bras ? - Ça fait mal.

T'avais une armée à tes trousses. T'as tant d'ennemis que ça ?

Oui. C'est grave ?

Qu'est-ce que j'en sais, moi ?

On rentre et on se repose.

Eh, qu'est-ce que tu fais ?

Cet endroit éveille beaucoup de souvenirs en toi.

Comment tu sais ça ?

Je pose mon doigt sur ta tempe, je sais à quoi tu penses.

Sur ta langue, ce que tu as mangé. Sur ta main, ce que tu as touché.

Et sur tes c...

Quel idiot.

Eh, Corbeau !

Qu'est-ce que vous faites encore chez moi ?

J'ai tout perdu et je vis ici. Qu'est-ce que vous faites là ?

Vous vivez ici ? Pourquoi dans mon ancienne maison ?

Grand Frère.

Qu'est-ce qui se passe ?

On a essayé de me tuer. Appelons les flics.

- C'est mon téléphone. - Pourquoi je ne peux pas ?

Laisse tomber. Montons chez moi et utilisons le mien.

Bas les pattes !

Oncle, reste-là.

Des nouvelles de Loong Ng ?

Merci. Merci beaucoup.

Alors ?

Loong Ng a disparu. Et M. Sheung Shan est mort.

Il n'y avait que lui qui savait que j'étais le disciple du Dieu du Jeu.

Mort ! Mais pourquoi vous tuer, toi et Loong Ng ?

Mais j'en sais rien !

Je peux le retrouver. Tu me crois ?

Tes " Yeux Pénétrants " ?

Faux. C'est "les Yeux Pénétrants".

Je vois un bar. Une voiture arrive.

Loong Ng est dans cette voiture.

Deux types le fourrent dans un sac et le transportent dans le bar.

Bravo Ng ! Il fait semblant.

Il avait repris conscience.

Qui m'a frappé ?

Moi. Le nom du bar ?

Rêve... Doux...

C'est là.

Rentrons.

- Attends. - Pourquoi ?

- T'es grillé. - C'est vrai ?

T'as rien compris. Ils savent qui tu es. Tu vas les alerter.

On entre d'abord tous les deux.

Si ça se passe mal, je hurle.

- Attends ici. - Oui.

- Qu'est-ce que vous avez ? - De tout.

Du vin chinois, du ginseng et du Cacolac au shaker.

Avec un ceuf et une rasade d'encre. Vous avez ça ?

Oui.

C'est ma tournée.

Pour moi, ça sera un jus d'orange.

Ça va ?

Joli Rêve ?

Joli Rêve ? Où étais-tu passée ?

Tu sais que je t'ai cherchée partout ?

Je ne m'appelle pas Joli Rêve. Vous faites erreur.

Arrête de plaisanter. Qui es-tu, alors ?

Mon nom est Doux Rêve. Je suis la propriétaire de ce bar.

Tu es sûre de toi ?

Tu n'es pas Joli Rêve ?

Je trouve les jeunes si prévisibles.

Toujours les mêmes vieilles ruses éculées.

Mais qu'un homme dans la force de l'âge tel que vous

ose utiliser ce genre de stratagèmes...

Non. Je ne suis pas comme ça...

- Dans la force de l'âge ? - En plein dedans.

Je vous en prie.

Pardon, Mademoiselle. Puis-je voir votre grain de beauté ?

J'ai toujours pensé qu'un homme devait avoir une moustache, une petite bedaine,

et plus de 40 ans pour être intéressant.

Ceux qui aiment des tee-shirts fantaisie et qui regardent

des dessins animés toute la journée ne sont que des gamins.

C'est vrai.

Que voulez-vous boire ? Je vous offre un verre.

- Je veux... - Je veux une tasse de...

Va chercher deux tequilas.

- S'il te plaît. - Vas-y !

- Je rêve ! - Qu'est-ce que ça sera ?

Deux... na.

Sale vieux vicieux.

Mademoiselle Doux Rêve ne se sent pas très bien.

Je vais la raccompagner. Tu restes ici.

Tu fais quoi ?

Tu me fauches ma copine ?

Ce n'est pas Joli Rêve. C'est Doux Rêve.

Toutes les filles qui s'appellent Rêve sont à moi.

Tu les as toutes eues, les Rêves. Moi, je n'ai fait qu'en rêver.

J'ai plus de 40 ans.

Respecte au moins ça, et laisse-moi avoir ce Rêve-là.

Tire-toi.

On y va. Faites attention.

Après vous.

Mais comment protéger ces sentiments passionnés

Si ici-bas, l'amour à peine né s'évapore comme la rosée ?

Encore et encore, j'ai gagé mon cœur piétiné

J'ignorai qu'il y aurait...

Ce sale fils de pute

On m'appelle ?

Oui. Bonjour !

Qu'est-ce que tu fabriques ? T'as pas fermé l'œil de la nuit.

Et tu fais du boucan dès l'aube. Qu'est-ce qui se passe ?

Je ne voulais rien dire.

Mais il faut que je t'en parle.

Hier soir, mon oncle m'a fauché ma copine.

Fauché.

Salopard d'ignoble traître. Aucun scrupule. Une vraie bête.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Tu m'as menti. Tu m'as dit que vous chercheriez Loong Ng.

À la place, vous vous bouffez le nez pour une nana.

Ne m'adresse plus jamais la parole.

Laisse-moi terminer, s'il te plaît.

Je vais t'expliquer.

C'est super important pour moi, mon premier amour.

Je n'ai encore jamais embrassé de fille.

Arrête de me saouler comme ça.

Je suis sûr que t'en crèverais de la boucler pendant une demi-heure.

Faux. Je survivrai.

Je suis prêt à faire n'importe quoi si tu la fermes pendant une demi-heure.

C'est toi qui l'as dit. Pari tenu.

Si je ne dis rien pendant une demi-heure, tu m'emmènes voir le maître.

Ces deux marches sont cassées. Pas étonnant qu'il les ait évitées.

Tu ne m'auras pas.

Dis-moi, si tu as besoin d'aide.

Quoi ? T'as besoin de rien ?

Alors, je ne bouge pas.

Pour aimer une seule beauté, la vie tout entière, c'est pas assez

Excuse-moi.

Une seule beauté... Hé Sing !

Où est cet idiot ? Sing !

Hé, qu'est-ce que tu fais ?

Petit-Couteau, t'as vu Sing ?

Surveille-le.

Ça va ?

T'essayes de me jeter un sort ?

Je t'ai rien fait, pourquoi tu veux m'envoûter ?

T'étais où ? Où t'as passé la nuit ?

Chez Doux Rêve.

- Qu'est-ce que tu y as fait ? - Manger de la tarte aux œufs.

C'est tout, pas vrai ?

Et plus...

Quoi de plus ?

Boire du thé.

- C'est tout, pas vrai ? - Oui !

T'es cinglé. Elle a dit qu'elle était Doux Rêve, pas Joli Rêve.

- Tu peux pas avoir une Rêve. - Quoi, je "peux pas" ?

On est oncle et neveu.

J'aimerais que tu me donnes la moitié de tes pouvoirs.

La moitié ? C'est la tarte aux œufs qui t'a ramolli la cervelle ?

Voici les trois "ne pas" du pouvoir spécial.

Ne pas l'utiliser pour gagner de l'argent. Ne pas violer les femmes.

Et les hommes ?

- C'est permis. - Sans moi.

Enfin, ne pas dire de gros mots après utilisation.

Sinon, tu perds ton pouvoir.

Comme c'est moi qui te l'ai transmis,

si tu fais une faute, je perdrais aussi mon pouvoir.

Pas d'inquiétude. Une petite démo, et je te rends tout.

Attends !

Puisque tu as le pouvoir maintenant, tu dois passer un test.

Avoir des pouvoirs, c'est pas donné à tout le monde.

Souviens-toi : même si tu t'en as, il ne faut pas le montrer.

- Je ne le ferai pas. - Ta voix ment.

Non. Allez, vite !

Prêt ?

Alors ?

Pourquoi ça n'a pas marché ?

Ça a marché. J'ai explosé toutes les briques.

Je pisse le sang. Pourquoi ?

Obligé. Sinon ta cervelle aurait été réduite en bouillie.

Tu avais dit que c'était un test.

Un test pour les briques.

C'est pourquoi je me suis servi de ta tête.

À la base, ce test n'a rien à voir avec ta tête.

Va la séduire.

Heureusement que ça n'avait rien à voir avec ma tête, j'aurais pu avoir très mal.

C'est pas un organe vital chez toi.

Frère Tat. Entrez donc.

Que font tous ces gens chez vous ?

Ce sont des bons clients de mon bar.

C'est d'un ennui ! Tout le temps après moi.

Mais comme ce sont des gens importants, je ne peux pas les chasser.

- Je vais m'en charger. - Surtout pas ! Ça me ruinerait.

- Vous avez raison. - Hier, vous m'avez parlé de votre pouvoir.

Vous pourriez peut-être faire une partie avec eux et les mettre sur la paille.

Mais il ne faut pas dépenser l'argent gagné. Pas de problème.

Sing, Sing. Viens là.

- Quoi ? - Regarde.

Le disciple du Dieu du Jeu lance son projet de bienfaisance : le Casino Flottant

et tiendra une conférence de presse demain.

Il veut se faire passer pour toi.

Mais pourquoi ?

Peut-être pour escroquer en utilisant notre réputation

de philanthropes, au maître et à moi.

Comment on peut être aussi tordu ?

On révèlera ton identité pendant la conférence.

Impossible. Personne ne gobera que je suis le Chevalier et toi l'Archange des Joueurs.

On doit réunir des fonds afin de pouvoir jouer.

- Il faut trouver du fric. - Et où ?

Un ami à moi tient un tripot. Mais j'ai besoin de ton aide.

Reste ici.

Si tu m'entends crier, appelle les flics.

OK, Grand Frère... Frère Michael, plutôt.

Frère Kau !

Petit-Couteau, ça faisait une paye.

Des affaires à régler en Chine.

Connard ! T'es aveugle ?

C'est mon petit cousin. Il roule sur l'or.

Soulageons-le de son fric ensemble.

Le grand cousin, puis le petit.

La dernière fois, ton abruti de grand cousin a failli gagner.

Mate-le. Il est encore plus crétin que l'autre.

Comment tu t'appelles ?

- Ma mère, c'est Wong. - Ton nom à toi.

- Mon grand cousin, c'est Michael. - Ton putain de nom, c'est quoi ?

Michael Jackson.

Il est complètement à la masse.

Vous voulez jouer à quoi ?

Voyons voir.

Une couverture pour le Baccarat ? Pourquoi ?

C'est pas tes oignons !

- Tu veux jouer à quoi ? - Aux cartes.

Quelles tronches !

- Tous de la même famille, tu crois ? - J'en suis sûr.

500 000 pour chacun. Je distribue.

Deux paires !

Quinte Royale !

Merci ! Merci !

Vous êtes si chou. Je peux avoir un peu de tout cet argent ?

Prenez ce que vous voulez.

Frère Tat, qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce que t'as ?

T'es baisé !

Je ne laisse personne me dire que je suis baisé.

T'as fini de les frotter ?

C'est pas comme ça que t'en auras une autre.

- On y va. - Attendez.

Laisse-moi voir d'abord.

- Tu ruisselles. - Essuie-moi, s'il te plaît. Merci.

Grand Frère a crié. La police.

Quoi ?

Rien.

Je me sens faible, d'un coup.

Tu es un disciple du Dieu du Jeu. T'as qu'à faire un 3.

Ça marche pas à tous les coups.

Mais j'ai en réserve un truc plus puissant.

Fais attention.

Voyons voir ça...

Je suis.

Tu suis ? J'ai le meilleur jeu.

Et alors ? Couche-toi.

Et on se coucherait tous en perdant la moitié, hein ?

La moitié, sûr...

Quoi ? Tu veux perdre la moitié avant de regarder les cartes ?

Tout cela est illogique. On joue pas comme ça en Chine.

Vous êtes malades. On est pas en Chine ici, on est à HK.

Ici, on se couche en ne perdant que la moitié de la mise. Pas vrai, hein ?

Votre moitié.

- J'ai des trucs super urgents à régler. - Je t'accompagne.

Pas question que vous partiez. Une autre partie.

La dernière alors.

Quelle chance, aujourd'hui.

- T'en penses quoi ? - À toi de voir.

Génial.

Assez perdu de temps. Tapis.

Je suis.

Moi aussi.

Excellent. Super.

Quelle audace.

On a tous suivi.

Encore ? Tu fais ça à chaque coup. Tu fais chier.

Fais ce que tu as à faire.

- Regardons soigneusement. - Oh oui.

Quelle règle bizarre de se coucher en perdant que la moitié de la mise !

Oui. N'est-ce pas ?

Oui, mais c'est la règle.

Je me couche, je perds que la moitié. Hein ? Pas vrai ?

Se coucher ? Je ne me coucherai pas !

Ça va pas recommencer.

C'est rien que 100 000 $. J'ai les moyens, moi.

Retournez vos cartes.

Oncle ! Soyez généreux. Couchez-vous, c'est mieux pour tous.

J'ai pas envie. Et alors ?

Vous êtes cinglé ou quoi ?

Ouais. Biao le Cinglé, c'est moi.

Allez ! Montrez votre jeu.

Les flics !

Pas un geste. Contre le mur.

Qu'est-ce qui se passe, Sir ?

Je vous soupçonne de jouer.

Jouer ? Mais c'est que du majhong.

Un seul plateau pour autant de joueurs ?

- Hé, que faites-vous ? - Sir, j'ai très froid.

- Sir, aucune carte. - De l'argent ?

La prochaine fois, faites moins de bruit. On y va.

Attendez. J'ai 3 valets.

Et t'as mangé ta carte.

Donc tu n'as qu'une paire d'as.

- Regarde. - Et c'est quoi ? Un as !

Brelan d'as !

Qu'est-ce que t'as ?

Mon pouvoir a totalement disparu.

Comment ça ?

Mon oncle a dû enfreindre les règles.

Merde. La conférence de presse demain. Je ne vais pas pouvoir t'aider.

T'en fais pas. J'y arriverai.

Allons-y.

Pourquoi cette brusque faiblesse ?

C'est rien... Mon pouvoir...

C'est qu'il a perdu tout son pouvoir.

Qu'est-ce que vous voulez ?

J'ai engagé un maître chinois afin de circonvenir l'Archange des Joueurs.

Il a dit que si vous dépensiez l'argent gagné, vous perdriez votre pouvoir.

Je vous ai piégé, ton neveu et toi.

Salaud !

Hussein, pas de meurtre ici.

Tu me plais. À ta guise.

Emporte-le.

J'ai fait tout ce que tu as voulu.

Signe la reconnaissance de dette.

Pas question. Entre prêt et intérêt, tu me dois pas loin de 2 millions.

Ne chiffre pas ta ressemblance avec Joli Rêve à 2 millions.

Tu reviens sur ta parole !

Non. Je veux simplement une petite avance.

Va préparer la baignoire.

Va te faire foutre !

Ne fais pas ta mijaurée.

Quand je veux une femme, je la prends.

Sale pute.

Je n'aime que les femmes dociles.

Salope.

Voilà qui compense ce que tu as fait pour moi.

Rends-moi les 2 millions dans une semaine.

Sinon, je te veux à ma botte pendant 3 jours sur mon bateau.

Réfléchis-y bien.

Je remercie les journalistes d'être venus.

Mon maître Ko Jin m'a demandé de baptiser ce navire d'après son nom.

Nous voulons aider ceux qui sont dans le besoin.

Mais pour ne pas enfreindre les lois sur le jeu,

le bateau ira dans les eaux internationales.

Nous invitons avec chaleur nos nombreux invités

à profiter de cette journée de croisière avant le retour à HK.

Tous les bénéfices seront reversés aux œuvres de bienfaisance.

Maintenant, dévoilons la statue du Dieu du Jeu.

Il n'est pas le Chevalier des Joueurs.

C'est moi, le Chevalier des Joueurs.

Monsieur, ce genre d'accusations me porte sur les nerfs.

Vous avez prétendu être un disciple du Dieu du Jeu.

Savez-vous où il se trouve ? Comment le contacter ?

Il voyage de par le monde et n'est pas joignable.

Vous mentez. Le Dieu du Jeu vit en ce moment au Brésil.

Je peux l'appeler directement devant vous tous.

Et vous verrez ainsi qui est l'authentique Chevalier des Joueurs.

D'accord. Vous croyez m'impressionner ?

Un appel longue distance devant la statue.

Méfie-toi, il prépare un sale coup.

Si vous voulez prouver votre identité, nous n'avons qu'à jouer.

Le véritable Chevalier ne pourra que l'emporter.

Mais oserez-vous ?

Un verre ?

Ne perdons pas de temps. Commençons.

Bien.

Démarre la procédure d'analyse informatique.

33 % de chance pour un 5. 34 % pour un 7.

15 % pour un roi. 18 % pour un valet.

Données insuffisantes.

100 000.

Bien. Je suis.

Anesthésiez-le.

65 % pour un 7. 35 % pour un valet.

7 ou valet.

Une belle suite.

1 $ pour voir.

Puisque vous avez dit que j'avais une belle suite...

je vais relancer.

- Vous êtes sûr ? - Vous avez peur ?

Tapis sur une seule partie. Vous avez peut-être une suite, peut-être pas.

Mais battrez-vous ces deux paires ?

J'aime vivre dangereusement. Je suis.

Bas les masques : 2 paires.

Tu ne retournes pas ton jeu ?

Vous vouliez bluffer avec moi ?

- Il connaissait ton jeu. - Je sais.

C'est parce que je suis le vrai disciple. Et vous, un escroc !

- C'est des conneries ! - Sing !

C'est impossible qu'il ait pu savoir.

Ça doit être bourré de caméras très sophistiquées, ici.

Le téléphone est prêt ?

Vous niez l'évidence. Voyons cet appel.

Allô ? C'est toi, Petit-Couteau ?

Vous l'avez au bout du fil ?

Personne.

Ah oui ? J'ai appelé Frère Gorbatchev, hier.

Et personne n'a répondu non plus.

Les faits parlent d'eux-mêmes.

Vous avez perdu et n'avez pas obtenu cet appel.

Vous êtes tous les deux de vulgaires escrocs.

Tirez-vous.

L'inauguration aura lieu demain.

Vous êtes invité à faire quelques parties.

J'ai le cœur sur la main et je ne suis pas rancunier.

Partons.

Il pleut à verse. Tu devrais rentrer.

Non.

Ça me fait du bien de me faire tremper.

Ça m'aide à comprendre comment on a pu se laisser berner si facilement.

Ne te sens pas coupable.

Tu ne pouvais rien faire contre des caméras.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

Quoi faire ? Je n'ai plus d'argent, plus de maître.

N'importe qui se ferait plein de fric et se casserait dès demain.

Moi, je vais assister impuissant à la ruine de la réputation du Dieu du Jeu.

Aussi longtemps qu'il y a du jeu, il y a de l'espoir. Retournons-y demain.

T'as pas déjà été assez humilié comme ça ?

Tu veux encore qu'il fasse joujou avec toi ?

Maintenant, pour tout le monde, il est le Chevalier des Joueurs,

le disciple du Dieu du Jeu.

Et moi, un imposteur. Tu comprends ça ?

"Chevalier des Joueurs", ce n'est qu'un titre.

Je peux me surnommer la "Bête du Jeu". Et alors, quoi ?

J'en serai pas moins pauvre.

Perdre ton titre t'a fait oublier tes talents de joueur ?

Non. Bien sûr que non.

Mais le casino est bourré de caméras.

Tu avais des pouvoirs.

Tu aurais pu m'aider. Mais tu n'en as plus.

Ils sont forts, c'est vrai. Mais on peut ruser.

Ce n'est qu'un ordinateur.

L'ordinateur n'est pas un problème.

On pourrait s'en tirer. Mais comment jouer sans argent ?

- Moi, j'en ai. - Combien ?

1 dollar et 25 cents.

Maintenant, plus d'espoir de trouver un maître.

Et Oncle est entre leurs mains. Je ne sais plus quoi faire.

Moi non plus.

Ils ont aussi capturé Loong Ng.

Je ne peux pas aller au Brésil pour demander au maître quoi faire.

Dis-moi, toi !

Vous êtes des hommes ou pas ?

De quoi tu parles ?

Nous, les Koweïtiens, on a perdu notre patrie. Mais on n'a pas peur.

Regarde-toi.

Je rentre au Koweït demain pour combattre Saddam Hussein.

Je savais bien que t'étais un tocard. Vous, les Chinois, vous êtes des lâches.

Il a raison.

Il y a des devoirs auxquels on ne peut se soustraire.

Oui. Puisqu'on est plus rien, qu'est-ce qu'on a à perdre ?

Allons-y, il faut y croire. Qu'importe nos moyens dérisoires.

Allons-y.

Pardon.

Vous ?

Petit-Couteau ?

Il m'a assommé.

Une lettre. Peut-être pour vous.

Sing. J'y ai beaucoup réfléchi.

J'ai vais reprendre mon nom, Chan Petit-Couteau.

Et défier Hussein encore une fois.

Tu n'as plus tes pouvoirs, ne viens pas.

C'est trop risqué.

J'ai été heureux de te rencontrer.

On boira un verre si je m'en tire. Prends soin de toi.

Que dit-il ?

Qu'il va se faire le bateau tout seul.

Qu'est-ce que vous faites là ?

Interpol m'a informée

que des escrocs se rassemblaient à HK.

De mèche avec le Chevalier des Joueurs.

À mon arrivée, mon frère et Petit-Couteau s'étaient évaporés.

Je vous cherche depuis 2 jours.

Où est mon frère ?

Retenu en otage avec mon oncle.

Allons-y.

Vous avez gagné presque 200 millions en 2 heures.

Presque 200 millions depuis l'ouverture.

400 aujourd'hui, certainement.

Monsieur, tenu correcte exigée.

C'est quoi, une tenue correcte ?

Au moins une cravate.

J'en ai.

M. Chan Petit-Couteau, bienvenue à vous.

Vous avez tant perdu hier. Votre obstination force le respect.

C'est juste histoire de faire une partie ou deux.

Je vais bientôt ouvrir notre compétition, "la Reine de Cœur".

Mais la mise de départ est de 3 millions de dollars.

20 millions de dollars HK.

C'est ça. Si vous avez cette somme, je vous accueille à bras ouverts.

Je ne l'ai pas.

Alors, je ne peux rien faire pour vous.

Mais si.

Misez 10 $ sur moi.

10 $ ? Vous voulez en gagner 20 millions avec 10 ?

Alors, pari tenu ?

Oui. À qui donne, il sera rendu.

Alors voilà 20 $.

Toutes mes excuses. J'ai mal au dos, impossible de me mettre à genoux.

Merci.

Vous désirez la présence de Tai-Kun ?

Non. Laissons-le s'amuser un peu d'abord.

Merci.

Grand.

Paris terminés.

Ouverture.

Vous êtes futé ! Parier à 150 contre un et gagner !

Un coup de chance. Mes gains.

Le vert n'est pas ma couleur. Tenez.

Jouons à autre chose.

Personne ne parie sur le Croupier ? Je tente ma chance.

Égalité. Intéressant ! Bien, je relance de 4 000.

Voyons voir ça.

55 % pour un 2.

38 % pour une reine. 7 % pour un 9.

- Ouvrez votre jeu. - Regardez.

Le Joueur a une bonne donne.

9 naturel ! Qu'importe, moi aussi !

Le Croupier a 9 points. C'est un Nul.

Quelle chance extraordinaire. Bien sûr, je retente.

Et je parie sur égalité.

Merveilleux.

78 % de chance pour un as. 20 % pour un 4.2 % pour un 2.

Ni 9, 2 ou 8.

Donnez-lui un 6. Laissez-le gagner de 100 $ sur le Croupier.

Donnez-lui un 6.

6 points pour le Joueur.

Excusez-moi.

Mais avec deux 8, j'ai aussi 6 points.

Salopard.

J'ai l'habitude, quand je regarde mon jeu, d'y placer un cure-dent.

Afin de m'y retrouver.

On pourrait penser que c'est un as, n'est-ce pas ?

Tout ça pour moi. Mais ça fait plus de 100 000 $ !

Ces cent dollars-là sont pour vous.

Le fils de pute !

- Où est Petit-Couteau ? - Sûrement dans le casino.

J'y vais.

Qu'il perde ou qu'il gagne, on peut rien pour lui.

Le seul truc à faire, c'est retrouver votre frère et mon oncle.

Séparons-nous.

C'est le seul endroit gardé. Ils doivent être là.

Sing.

Doux Rêve ?

Êtes-vous Joli Rêve ou Doux Rêve ?

Doux Rêve.

Hussein savait que vous étiez passionnément épris de Joli Rêve.

Il s'est servi de notre ressemblance

pour vous piéger et vous faire perdre vos pouvoirs.

Alors, c'était vous.

Pardon. Hussein m'y a forcée.

Est-ce qu'ils ont suspendu Oncle à des crochets ?

Rompus ses tendons ? Arraché ses ongles ?

Jeté du sel sur ses plaies et totalement défiguré ?

Non.

C'est vrai ?

Ils m'ont fait perdre mon pouvoir et ils lui ont rien fait ?

Mais qui c'est, ce type ?

Une fripouille très douée nommée Hussein.

Le fils du Diable des Joueurs, Chan Kam-Sing.

Il vous a piégé pour venger son père.

Pourquoi choisir son camp ?

Je lui dois de l'argent.

Vous auriez dû m'en parler.

Je lui dois plus de 2 millions.

À Petit-Couteau, alors.

Ensuite, il a voulu me...

Il a voulu quoi ?

Je ne peux pas en parler.

Quoi ? Je vais lui trancher les tendons ! Et je répandrai du miel sur ses blessures.

Puis je le ferai dévorer par les fourmis.

Non !

Il a engagé un maître chinois de grands pouvoirs, Tai-Kun, pour vous contrer.

J'ai perdu tous mes pouvoirs.

Sinon, j'en aurais fait qu'une bouchée.

Et vous pouvez les retrouver ?

C'est déjà arrivé.

Quand j'ai vu Joli Rêve.

- C'est tout ? - Non.

- Et puis ? - Et...

Alors ?

Quoi ?

C'est très gênant.

Comme ça ?

Que ressentez-vous ?

C'est supportable.

Ils m'ont obligé, pour la cravate.

Un paquet de cigarettes, s'il vous plaît.

L'océan rugit sans trêve

Et les vagues déferlent sur la grève

Portés par le courant, chérissons l'instant présent.

Sing !

Qu'est-ce que vous faites ? Au Secours ! Au secours !

Qu'est-ce qui se passe ?

Pervers ! Obsédé ! Barbouillé de rouge à lèvres !

Qui ?

Il s'est passé quoi ?

Une rencontre stimulante.

Le borgne ?

Ne bouge pas.

Il a utilisé son pouvoir pour me projeter une illusion.

On dirait qu'il est plus puissant que moi.

Pas de souci, j'ai retrouvé tous mes pouvoirs.

Comment ?

Le pouvoir de l'amour.

Essuie-toi.

Pas encore. J'ai envie d'en savourer l'odeur un peu plus.

1, 2, 3. 6 points, Petit.

Je le sais, tu le sais, le Borgne le sait.

Mais c'est inutile. Il y a un bouton sous la table. Une pression et les dés tournent.

Tout sur Petit.

Tu l'auras voulu !

Les dés sont détruits. Donc, Petit.

Mes gains, s'il vous plaît.

Pourquoi tu pleures ? On a gagné.

- Laisse-moi mourir ! - Qu'est-ce que t'as ?

Allez, laisse-moi voir.

- J'ai tout pris dans le nez. - C'est douloureux ?

À ton avis ?

Sois un grand garçon et souffre en silence.

Attendez. Suite à cet incident, j'annule cette partie.

Reprenez vos mises et rejouez.

La "Reine de Cœur" débute dans 5 minutes.

Tu ne réussiras pas à transformer tes 3 millions en 25.

Quoi ?

On peut pas laisser le borgne utiliser son pouvoir à chaque partie.

Ça a l'air intéressant ici ! Je parie 1 million !

Sur la prochaine partie !

T'es tout essoufflé ! Ton cœur, ça va ?

Laissez-passer ! Commande urgente !

Mais t'es à bout de souffle !

Le temps file. Voici mon pari.

Pas de cigarettes.

- Cigarette pour cigarette ? - Pas autorisé.

Vraiment ? Navré.

13 millions. Encore sur le Croupier.

Le Joueur, 17 points.

J'ai été digne de vous, maître.

8 points pour le Croupier. Le Croupier gagne.

T'avais franchement l'air débile en travelo.

M. Hussein !

Mille excuses. Mais j'ai gagné 25 millions.

Voilà qui m'ouvre les portes de la "Reine de Cœur."

Comme à quiconque muni de 3 millions de dollars.

Regarde en haut.

- Vise ce bouchon de cérumen. - Terrifiant.

- Venez, venez. - Entrée interdite.

T'as peur que je dise la vérité ? Dégage !

- Vous ne pouvez pas entrer ici. Dehors. - C'est un ami.

- Et vous êtes ? - Un ami de ton patron.

- Vous le connaissez ? - C'est un grand ami à moi.

Compris ? Compris ?

Compris ?

Ne dis rien.

Il faut défaire Hussein dans les règles de l'art.

- Et Loong Kau ? - Elle s'occupe de son frère.

Bien.

On veut voir ?

Tiens.

C'est à toi d'ouvrir !

Tapis.

Au premier tour ?

Je ne pense pas que tu aies un bon jeu.

Je ne vais me laisser intimider au premier tour. Je suis.

Bien parlé.

Bien. Je relance de 2 millions.

Et moi, de 5 millions.

Je suis en veine. La fin est proche.

À lui d'être servi.

Brelan de 9.

Désolé, mais j'ai une Couleur.

Et tu espères me vaincre avec un as et un roi ?

T'as jamais envisagé que je puisse gagner, n'est-ce pas ?

Une paire, et je te bats. Possibilité de Quinte Flush.

Je préférerais me coucher que de ne pas montrer mon jeu.

C'est gagné, les doigts dans le nez.

Je veux des nouvelles baskets.

Jouer à deux, quel intérêt ? Tai-Kun.

- Joins-toi à nous. - Bien.

On dirait qu'un autre joueur est indispensable.

J'ai besoin de toi.

Je préfère être pom-pom girl.

Le Borgne reste un problème.

Mais s'il perd ses pouvoirs, c'est la victoire assurée.

- T'as raison. - Une idée ?

Là. Comme ça.

J'ouvre à 3 millions. Vous suivez ?

3 millions.

Je suis.

Je suis.

- Tu as du cran. - Ça va ?

Du gâteau.

À toi de parler.

7 millions, tu suis ?

Je vais suivre.

Je suis.

Je suis.

Je pense que nous avons épuisé nos réserves.

J'ai ici 20 millions. Tu as à peu près la même somme.

Relançons. Tapis.

D'accord. 20 millions.

Ouvre ton jeu.

Brelan de 5 ? Pitoyable.

Pas besoin de déballer l'amour que tu ressens pour moi.

On en revient à nos moutons ?

Sale enculé !

Bon. Et comment comptes-tu gagner ?

Une couleur, ça ne bat pas un full ?

Tu veux battre mon full avec ta couleur ?

T'es dedans.

Et que dirais-tu d'une couleur plus une suite ?

Quinte Flush !

Non seulement je suis pas dedans, mais c'est toi le "sale enculé".

Seul un enculé peut avoir un œil comme le tien.

J'ai changé la carte retournée.

Attendez. Je savais que tu pouvais le faire.

Alors j'ai donné mon 5 à Sing avant de montrer.

Tu as juste modifié la carte cachée de Sing, un roi.

Vous êtes tous les deux des fils de putes.

Il a dit des gros mots après avoir utilisé son pouvoir spécial !

À son tour de perdre ses pouvoirs, hein ?

Tai-Kun, où vas-tu ?

J'ai perdu mes pouvoirs. Je m'en vais.

Messieurs-Dames, veuillez nous laisser seuls.

Une ou deux choses à régler en privé.

Ça tourne au vinaigre.

Tu n'es qu'une grosse merde, sans honneur et sans courage.

Ton exemple corrompt notre jeunesse.

J'ai plus de 20 ans, heureusement.

Hussein, tu te conduis encore plus lâchement que ton père.

Exact. Mais je suis plus futé que lui.

Je vais vous tuer dans les eaux internationales.

Les eaux internationales ?

On y est déjà.

Enfin les mains libres. Abattez-les.

C'est une illusion. Ramassez vos flingues.

Attendez !

Kan, je te couvre. Occupe-toi de Petit-Couteau.

5 tirs.

Putain. Plus qu'une balle.

Cours !

Dans les toilettes des hommes !

- Restez là ! - Pitié ! Pitié !

Pas fatigué ?

Si. Mais une fois lancé...

Fou à lier !

Et n'allez pas penser que je l'ai pas fait exprès !

Égalité.

Pas un geste !

Qu'est-ce que tu veux ?

- C'est la prison si tu me tues. - J'ai eu un bon professeur.

L'impunité est totale dans les eaux internationales.

Seul le pays où ce bateau bat pavillon pourrait me faire enfermer.

Tu es quelqu'un de bien. Pitié, laisse-moi vivre.

On fait moins le malin, pas vrai ?

Dis-leur la vérité !

Mesdames et messieurs.

Je suis un affreux qui s'est fait passer pour le Chevalier des Joueurs.

Je n'ai aucune dignité. Je suis un imposteur.

C'est lui, l'authentique disciple du Dieu du Jeu.

Je vous ai tous manipulés.

Je n'ai rien à voir avec lui.

Et l'argent que te doit Doux Rêve ?

Elle ne me doit plus rien.

- Tu nous prends pour qui ? - C'est comme vous désirez.

Je vais payer pour toi. Tiens.

Quoi ? 1 dollar et 25 cents ?

Alors tu ne vas pas me tuer ?

Je n'avais plus de balles.

Impossible de te tuer.

Petit-Couteau, ça va ?

- Et toi, Frère Ng ? - Ça va.

Loong Kau, appelle la police dès notre arrivée.

Hussein doit être mis sous les verrous.

Attention !

- Il fait encore le malin. Calmez-le ! - À tes ordres !

Quelle bonne surprise !

Pas de malentendus.

Certains hommes d'Hussein courent toujours. J'assure sa protection.

Tu n'étais pas obligée de leur dire.

Eh, attends un peu.

J'aimerais te parler. Viens par là.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu ne peux pas dépenser l'argent gagné grâce à tes pouvoirs.

Et l'argent que je gagne doit aller aux pauvres.

Et si tu me laissais te plumer ?

Je vois.

Tu seras riche et moi, pauvre.

Et tu utilises ton argent pour m'aider.

Exact. Ton argent sera mon argent. Mon argent sera ton argent.

Et nous serons riches !

- En êtes-vous bien certains ? - Ferme-la !

Le maître !

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