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Tu es ponctuel, Leonardo.
Nous avons suivi le soleil.
Tous les tiens sont là ?
- Ils sont tous là. - Bien ! Tu connais le marché.
Il n'y aura plus d'affrontements sur la zone frontalière
au nord de la Sierra Santiago.
Ton peuple peut vivre en paix dans le pueblo de San Antonio.
C'est à 12 miles de Fort Hernandez.
En tant que soldats de l'Union, qui se sont battus contre l'esclavage,
nous sommes ici pour faire respecter ce pacte.
Alors, que ton peuple vive en paix.
Rangez vos armes !
Buvons à la paix !
Merci !
A votre santé !
Des boissons pour tous ! A la santé de tous !
C'est mieux.
Regarde là-bas, mon frère. Il y a quelque chose qui bouge dans le sable.
- Je ne vois rien, Lavinia. - Là-bas !
Oui, mon oncle ! Regarde, c'est un petit garçon.
- Princy a raison. C'est un garçon. - Oui, oui.
Princy!
Allez, on y va !
Bravo! Bravo!
Allons-y.
Désolé, monsieur !
Soyez bons ! Soyez bons !
Bonjour!
Père John !
Bronz boite, Père John.
Il faut qu'il...
Je pense que...
Mais... que s'est-il passé, Père John ?
Tu ne dois pas pleurer, Lavinia.
"N'aie pas de trésors sur Terre, où tout peut être perdu.
"Gardes tes trésors pour le ciel, parce que là se trouve ton trésor,
"Ainsi sera ton cœur".
Votre fille reviendra, ma sœur.
- Princy? - Elle est partie.
Elle l'a toujours dit et maintenant elle l'a fait.
La vanité et le désir égarent toujurs les enfants de Dieu.
Mais où pensez-vous qu'elle soit allée ?
Je parie qu'elle a suivi la troupe qui a traversé le fleuve aujourd'hui,
juste après l'heure du midi.
- Ces salauds ! - Où vas-tu, fiston ?
Je vais la chercher.
Où ? Le Missouri est un grand État.
Et l'Arkansas est encore plus grand.
Et puis il y auran encore plus de villes et de villages.
De ce que j'en sais, tu mourrais avant même d'atteindre la ville suivante.
Mais je la trouverai. Je la trouverai.
Fils !
Prends ça, mon fils. C'est l'Ancien et le Nouveau Testament.
Et souvenez-vous de ce David, avec une fronde et une pierre,
a vaincu Goliath, le Philistin.
Le Seigneur travaille de façon mystérieuse, mon fils.
Si tu souhaites partir, tu peux.
Dès qu'ils sont en position, assurez-vous que vous êtes prêt.
Excusez-moi, Monsieur.
- J'ai une question. - Est-ce que tu me parles ?
Où va cette diligence ?
Je n'ai pas le temps pour ça, mon gars.
Ils vont nous tuer ! Allez ! Allez !
Davidson, que s'est-il passé ?
Un docteur, vite !
Par ici, Docteur !
Est-il mort ?
C'est Stoop et Jack le Couteau. Ils sont morts.
- Ils sont morts ? - Ils étaient avec les frères Brad.
Ceux qui se sont échappés, que le diable les prenne.
"N'ait pas de trésors sur Terre, où tout peut être perdu.
"Garde tes trésors pour le ciel, parce que là se trouve ton trésor,
"Ainsi sera ton cœur".
Repose en paix. Amen.
- Mais qu'est-ce qu'il a dit ? - Tout ce que j'ai compris, c'est
"crescant, ricrescant" ou quelque chose comme ça.
Il a dit, "Requiescant".
Cela signifie : "Qu'ils reposent en paix", en latin.
J'ai jamais vu personne tirer aussi bien que ce gamin.
- Tu dit que tu viens de Springfield ? - Oui.
-Tu as donc parcouru un long chemin. - Oh oui !
Traverser l'Illinois et l'Arkansas n'est pas facile.
Je connais bien ces terres, Je peux le dire.
J'y ai passé presque la moitié de ma vie.
Il y a plus de salopards que d'arbres par là-bas.
Regarde, papa !
Qu'y a-t-il, Tom ?
- Il a une arme. - Une arme ?
C'est une bonne question. Je suis en vie parce que j'ai enterré la mienne.
Mieux vaut manger des grenouilles que du plomb, hein, Bat ?
Requiescant! Viens à l'extérieur!
Nous sommes les frères Brad!
Allez !On a pas beaucoup de temps!
On est venus te tuer !
Sors, espèce de lâche!
Allez ! Sors de là !
Utilise la porte arrière, au moins.
Prenons le par derrière.
Le voilà !
Il est à toi ou à moi ?
- Que voulez-vous ? - Le vôtre.
Pauvre garçon. Il était si jeune.
Pardonnez-moi et pardonnez-leur, Seigneur.
Requiem aeternam dona eis domine et lux perpetua luceat eis.
Requiescant in pace. Amen.
- Amen! - Amen!
Enterrez-les, s'il vous plaît.
Je suis désolé de vous avoir dérangé.
Et merci pour la soupe.
Il nous a dit d'enterrer les corps, pas les armes.
Tu peux garder un œil sur lui ?
Juste quelques minutes.
Merci beaucoup.
- Est-il possible de manger? - Certainement. Demandez aux filles.
Y a-t-il de quoi manger ?
- Hé ! Les bières sont prêtes ? - Désolé, il y a de la nourriture ?
Oui, asseyez-vous à cette table là-bas.
- Salut, Burt. Comme d'habitude ? - Oui, mais faites-en un double.
- Et toi, Light ? - Je vais prendre un double aussi.
Voilà. Deux doubles.
Je vous remercie.
- T'es encore là ? - Mon fils est mourant, señor.
Je vous en prie, docteur, vous devez venir immédiatement.
Vous seul pouvez le sauver, Docteur !
Je suis occupé pour l'instant.
Tu ne vois pas qu'il joue ?
- Je vais attendre. - Mais pas ici ! Pas à côté de nous !
Tu as pollué l'air, espèce d'animal. Va-t'en !
Ou alors, tu auras besoin du médecin aussi.
N'est-ce pas, docteur ?
- Je veux parler au shérif ! - Au shérif !
Je ne partirai pas jusqu'à ce que j'aie parlé au shérif.
Oui, oui !
Le shérif...
Le shérif. Je vais t'en donner du shérif.
Excuse-toi auprès de ces messieurs.
Excuse-toi auprès de ces messieurs, animal !
Lève-toi !
Tu sais que les Mexicains peuvent pas venir ici et donner des ordres ! hein ?
Tu veux voir le shérif ? Burt !
Montre-lui le shérif qu'on a élu à San Antonio !
Regarde !
C'est le shérif.
Et maintenant, fiche le camp! Sors!
Bois ça, petit homme.
tu es à San Antonio depuis longtemps ?
Je viens d'arriver.
C'est un endroit joyeux, petit homme, mais y'a pas d'églises.
C'est pour cela que c'est joyeux.
- Es-tu pasteur ? - Non.
Bien, je vois que tu as une arme.
Mais tu le deviendras. Continue à boire de l'eau à la menthe et tu verras...
Tu le deviendras.
Non, tu ne deviendras jamais pasteur.
Tu aimes les filles, hein ?
Eh bien, il semble que Je te porte chance.
vas t'en! J'ai trop de chance ce soir !
C'est une de mes poulettes. J'aime élever des poules.
- Viens ici, ma belle. - Lâche-moi.
Tu me donnes un avant-goût ?
Ne me touche pas, sale porc !
Comment ça va, financièrement ?
Si tus payes, il n'y a que 40 marches jusqu'à sa chambre.
Deuxième porte à droite !
Même si tu te trompes, tu feras un investissement !
Parce que j'ai trois poulettes !
Hé, petit ! Où vas-tu ?
- A l'étage. - Tu dois d'abord payer.
- Payer ? - Sinon, tu peux pas monter.
- Compris ? - C'est comme ça que ça marche ici !
Allez.
tu peux y aller maintenant.
Après Topeka, Little Rock, Memphis, Saint Louis, Austin...
Et me voilà à San Antonio. Je peux pas dire que c'est très amusant.
Dean Light m'a gagné aux cartes un soir.
Depuis, je suis à lui.
Je compte moins pour lui que son cheval.
Et il s'occupe plus de ses bottes mieux que moi.
Mais je suis à lui.
Dean Light siffle et je dois faire tout ce qu'il veut.
- Tu dois revenir, Princy. - Quoi ?
Après tout ça ?
S'il te plaît...
S'il te plaît, regarde-moi.
Regarde bien !
Tu ne comprends pas ce qui se passe ?
Tu ne comprends pas ? C'est une prison !
Même si je voulais partir...
Light et ses hommes me traqueraient où que je soit à de me cacher !
Tu ne peux pas rester ici.
Je vais t'aider, Princy.
J'ai fait un long chemin à ta recherche.
Tu ne seras pas seule, Princy, Je te le promets.
Que comptes-tu faire ?
Il doit y avoir un moyen, autre que la violence.
La loi. Oui, la loi !
- Tous les hommes naissent libres, Princy. - Libres ?
Tu es tellement naïf !
Désolé, Princy. Tu as de la monnaie ?
Il vient de Louisiane.
Les gars de Louisiane n'ont jamais la monnaie.
Au diable la Louisiane !
Que fais-tu, beau gosse ?
Ta peau est comme la mienne, sous ce manteau.
Tu dois être quelqu'un d'important s'ils te laisse entrer armé.
Au revoir, peau brune !
C'est Lope. On fait le même travail.
Mais on parlait de la loi.
La loi à San Antonio n'a qu'un seul nom.
Ferguson. George Bellow Ferguson.
Tu n'as pas vu le nom ? Il est écrit partout.
Je suis venu t'aider.
Personne ne te fera plus de mal.
Je suis là maintenant.
Je vais parler à Ferguson et il m'écoutera.
La mort de Lincoln aurait pu être une aubaine pour la cause confédérée,
même s'il était évident comment la guerre allait se terminer.
Quoi de neuf, Harryman ? Tu rationnes mon temps ?
J'étais à Appomattox le jour où le général Lee s'est rendu à Grant.
Et je n'oublierai jamais ce général du Sud.
Lee était en uniforme complet.
Ses bottes étaient si brillantes qu'on pouvait se voir dedans.
J'ai appris quelque chose ce jour-là, qui est devenu une partie de moi.
J'ai appris que pour un aristocrate, sa force est sa dignité.
Vous auriez dû les voir, ces deux-là ensemble,
l'aristocrate du sud et le démocrate du Nord,
pour comprendre mes pensées.
C'était son dernier acte officiel.
Tu as tort, Babcock.
Le vieux Lee a encore beaucoup de choses à dire. Beaucoup de choses.
Tout de même, l'abolition de l'esclavage était la bonne chose à faire.
Ne parlons pas de l'abolition de l'esclavage !
Ce n'était qu'un prétexte pour les capitalistes du Nord
pour pouvoir détruire le sud !
Qui s'en sort le mieux, financièrement ?
Le Sudiste qui achète l'esclave et doit le nourrir,
l'habille et l'héberge jusqu'à sa mort,
ou le Nordiste qui paie ses travailleurs, oui,
mais si peu qu'ils sont toujours proche de la famine.
Mais tu dois admettre que la liberté ne peut être contenue.
- Sam! - Oui, monsieur.
Viens ici.
Oui, monsieur.
Sam,
Supposons que tu puisse choisir entre être un homme totalement libre,
qui travaille et doit s'inquiéter de gagner sa croûte,
ou être un esclave, avec un propriétaire qui s'occupera toujours de toi.
Que choisirais-tu?
D'être l'esclave de M. Ferguson, monsieur.
Merci, Sam.
Mais cela ne doit pas te décourager, Dave.
Continue à parler de liberté lors de tes rassemblements.
Les électeurs aiment ce mot.
D'ailleurs, J'aimerais que tu deviennes sénateur.
Eh bien, la guerre a pris fin il y a 10 ans.
Tout est parti en poussiére.
Eh bien, ça se pourrait bien.
- Ai-je raison, Ferguson ? - Bien sûr. Tu marques un point, Babcock.
Et vous savez ce que je veux dire, cher Juge.
Hé, toi! Tu as faim ?
Ici. Mange.
C'est une honte de gaspiller du pain.
C'est une honte de gaspiller de bonnes balles.
Que cherches-tu ?
Je n'aime pas ton visage.
Il semble un peu sombre.
- C'est mon visage, señor. - C'est donc ça !
- Tu dois être mexicain. - Est-ce que ça fait une différence ?
Assez de questions. Qu'attends-tu de nous ?
M. Ferguson.
George Bellow Ferguson, le patron ?
Mon frère.
Votre frère ?
Patron, votre frère est dehors.
Excusez-moi, messieurs, Il se passe quelque chose d'intéressant.
Tu crois que j'ai un frère ?
Edith?
Non, je sais pas.
Très bien, rencontrons ce parent inconnu.
En attendant, profite du brandy.
Alors, tu es mon frère ?
C'est pas un compliment à la mémoire de mon père.
Ou, disons, de notre père.
Dois-je le jeter dehors, patron ?
Un frère dans le Christ. C'est ce que je voulais dire.
Il n'y avait pas d'autre moyen pour vous parler.
Si tu parles du Seigneur, C'est mon devoir de t'écouter.
Bien. Je suis tout ouïe.
Princy souhaite partir, vous voyez, mais elle peut pas.
- Et puisque vous... - Non, attends, jeune homme.
Qui est Princy ?
Au saloon, à San Antonio, Princy a été contrainte de...
Eh bien, monsieur, Je crois que cela s'appelle de la prostitution.
De la prostitution forcée.
Princy est comme une sœur pour moi.
Elle a le droit d'être libre,
de choisir sa propre vie.
Qu'est-ce que c'est que tout ça, Dean Light ?
J'espère que ce que tu as fait à Laredo ne se reproduira plus.
Je ne veux pas de femmes mélangées avec le travail, tu le sais.
Oui, patron.
Laisse la fille partir, immédiatement.
Ai-je été clair ?
Oui.
Dean Light!
Je fais cela pour ton bien.
Alors, mon frère,
ta Princy est libre.
- Es-tu satisfait ? - Oui. Je vous remercie.
Quelle étrange façon de porter une arme.
Oui, cela m'étonne aussi, monsieur.
Et... sais-tu comment l'utiliser ?
Parfois, j'y suis obligé .
Cela semble presque inévitable.
Vous dois être très doué, puisque tu es encore en vie.
Vous enrôlez plus d'hommes, Ferguson ?
Pourquoi pas ?
On n'a jamais trop de tireurs d'élite.
S'ils sont vraiment bons.
On dirait même que les épouvantails portent des armes à San Antonio.
Frère, ces messieurs doutent de vos capacités.
Vous savez ce qu'on va faire ?
Je suggère un concours.
Boire et tirer.
T'en as déjà entendu parler ?
Non.
Tu comprendras vite.
C'est un excellent moyen de mesurer la compétence de quelqu'un.
- Bravo ! Bon tir ! - Magnifique !
- C'est ton tour, mon frère. - 15 pas, ce n'est pas trop, Ferguson ?
Non.
Mais d'abord, tu dois boire, mon frère.
A chaque tir, tu dois boire un verre.
- Très bien ! - Bravo !
Ma fille ! Fais encore 3 pas en arrière.
Le vin français est merveilleux. Bien meilleur que celui-ci.
Messieurs, 43 !
Maintenant, on va voir qui est un vrai homme.
Eh bien, eh bien, il n'y a plus que nous deux.
Allez, bois !
Bois, Bois.
C'est dangereux. C'est très dangereux.
Je pourrais toucher... Je pourrais toucher la fille.
Et alors ? Vas-y, tire.
Ou bien tu as peur ?
Écoutez, même si tu lui enlèves deux de ses doigts,
elle en aura encore assez pour s'épouiller.
Même si elle a plus de poux que de doigts.
Vous allez tous la fermer ?
Regardez-le. Il tient à peine debout.
Mon amour...
C'était plus rapide quand vous utilisiez ceci, Ferguson.
Dégaines. Tu ne peux pas le battre. Dégaines.
Dégagez !
Je vais vous montrer que je suis meilleur! Meilleur que vous tous !
Je suis un aristocrate et je battrais n'importe qui ose me défier !
Pousse-toi, espèce d'animal.
Attention, ma fille !
Excellent ! Encore cinq pas en arrière !
Non ! Non ! Assez ! Assez !
Vous paierez pour vos crimes !
Va-t'en, folle.
Assez de tirs ! Nous serons tous damnés, tous !
Écoute ! Ferme-la, sinon...
- Viens ici, tout de suite ! - Non ! Non ! Non !
Partez ! Allez-vous-en !
Va-t'en, assassin ! Va-t'en !
Si je mets la main sur toi, Je vais t'étrangler !
- Vous êtes un monstre ! Je sais, Ferguson ! - Viens ici !
Vous êtes un monstre, un meurtrier !
- Viens ici, salope ! - Un monstre !
- Tous ces os non enterrés, dehors ! - Si je t'attrape, je te tue !
Je les sens bouger ! Je sais, Ferguson. Je sais !
- Viens ici. Viens ici. - Non ! Non !
Tu ne peux pas me faire taire. Tu ne peux pas. Tu comprends ?
Je ne le permettrai plus !
Partez, vous tous !
Assassins !
Laissez-moi partir !
Espèce de salope !
Non !
A présent...
Prends ça !
Non ! Non !
Sam!
Allez, aide-moi à l'emmener.
Par... Pardonne-moi.
C'était une sacrée scène, hein?
Tu t'es bien amusé ?
On va te sortir ici, dans ta niche.
Et la prochaine fois que tu mettras ton nez dans mes affaires,
Je vais te tordre le cou !
Si tu penses que je plaisante, souviens-toi de ce qui est arrivé à ton père.
Il pensait que je plaisantais aussi,
et il avait tort.
Poussez pas.
Soyez bon. Soyez bons.
Très bien, alors.
Stop. Stop.
Oui, t'as raison.
J'aurais pas dû boire. T'as raison.
J'aurais pas dû.
Mais... Là...
Il n'y a rien dans le livre contre le vin.
Je suis sûr que le Père John m'en aurait parlé.
Arrête. Ecoute.
Je vais te le lire.
"Noé, qui était un fermier..."
Ecoute.
"A planté des vignes,
"a bu le vin et s'est enivré."
C'est ça.
Il n'y a rien contre le vin.
Qu'est-ce que je t'ai dit ? ça ne dit rien.
Mets-lui une autre balle dans le corps, Jack !
Un peu plus de plomb va...
Requiescant in pace.
Requiescant in pace. Amen.
- Amen. - Amen.
Enterrez-les, s'il vous plaît.
Soyez pas nerveux. ça aide pas.
Vous ne m'avez toujours pas dit qui est ce garçon.
Il a pas l'air d'un fermier. Non. Il travaille pas la terre.
Mais il est pas prêtre non plus.
Je te l'ai dit, Lope, c'est un ami.
Le seul ami que j'ai eu.
Attendez. J'ai compris. C'est un révolutionnaire.
J'ai rencontré des révolutionnaires.
J'ai appris à bien les connaître à Morelos,
lorsque je travaillais dans les plantations de sucre.
Sortez.
J'ai dit : Sortez ! Partez !
On dirait que tu déménages.
Où crois-tu aller ?
Ah, oui, j'ai oublié.
J'avais oublié le petit homme.
J'aime pas voir les femmes pleurer.
Tu le sais?
Mais j'ai de mauvaises nouvelles pour toi.
Tu le reverras plus, Princy.
Il reviendra plus.
Lâche-moi !
J'ai jamais scalpé une femme blanche.
Ce sera une nouvelle expérience.
T'es folle. Tu croyais que je tuerais la poule aux oeufs d'or ?
Non ! Non !
Laisse-moi partir. S'il tes plaît, Light !
Je veillerai à ce qu'elle retrouve son sourire.
Non ! Laisse-moi partir ! Non !
Non ! Non !
S'il te plaît, Light ! Non !
Non ! Oh, non !
Non...
Non ! Non !
Avale!
Avale, j'ai dit !
- Non ! - Avale !
Non ! Non !
Non !
Pas ici.
- Bonsoir. - Le patron va pas aimer ça.
Que fais-tu ici ? Monte dans ta chambre.
Deux bières !
Vite!
- Burt, viens aussi. - Burt ! Laisse tomber, Burt !
Oh, Burt ! Burt ! Viens !
- Où allons-nous ? - Bande d'idiots.
Vous avez laissé ce salaud se jouer de vous.
Mais...
Non. Non.
Non. Qui es-tu?
Voilà. Merci, mon ami.
C'est ta maison ?
Je ne connais pas ton nom, mais on va changer ça.
Je t'appelle "Ami".
C'est un jupon, Dean Light.
Et ce sont des bas résille !
Et ce sont des culottes brodées !
Tous ces vêtements ont été inventés pour embrouiller les cerveaux des hommes !
Des hommes faibles ! Parce que vous êtes faibles.
Et parce que tu ne peux pas réfléchir, j'ai perdu 3 hommes !
- Comment aurais-je pu imaginer que... - Tu ne peux rien imaginer !
Tout ce à quoi tu penses c'est de perdre une de tes sales putes !
Mais maintenant, tu vas toutes les perdre !
Ouvrez ! Ouvrez cette porte !
Elle est fermée pour une raison !
- Maintenant, la raison a disparu ! - Que se passe-t-il ?
George Bellow Ferguson en a assez !
Sortez ! Sortez, j'ai dit !
Tout le monde dehors !
Partez ! Allez-vous-en tous !
Et toi ! Viens avec moi !
- Il faut que je te parle. - Mais, patron...
- Tu parlais de moi ? - A propos de quoi ?
Dois-je aussi quitter San Antonio ?
Je ne parlais pas de toi.
Tu es un bon garçon et je sais que tu m'es fidèle.
Je ne voulais pas te mettre en colère. Je voulais juste m'amuser.
Tout le monde s'amuse comme ils peut.
Dean, écoute bien.
Laisse-moi te donner un conseil.
Oublie les femmes.
Elles ne permettent pas aux hommes de penser.
Un homme doit construire, commander, créer.
Il ne peut pas se permettre d'être distrait par des êtres inférieurs.
Les femmes sont des êtres inférieurs, ne vois-tu pas ?
Son seul but est de se reproduire.
C'est pour cela que je me suis marié.
Pour avoir un héritier.
Ma femme...
...ne m'a même pas donné cela.
Eh bien, santé.
You know, Dean,
we've been friends for a long time.
If you do as I say, one day, all this will be yours.
I'm no longer as handsome as I once was.
Anyway...
That boy could cause us problems.
I've an idea that might solve the problem without risking more men.
De quoi s'agit-il ?
Ah ! La cicatrice, oui.
Cela a dû se produire quand j'étais enfant.
Voilà, tu vois?
Juste une tête cassée.
Pourquoi me regarde-tu comme ça ?
Tu as fait la même chose au village, l'autre jour.
C'était comme si tu avais vu un fantôme.
Ah ! Pouvons-nous nous débrouiller seuls ? Bien sûr.
Qu'est-ce que tu cherches ?
Que cherches-tu ?
Je ne comprends pas. Explique!
Dis-moi que tu n'es pas fou.
Ah ! C'est un cadeau pour moi ?
"Leonardo Marqués. La terre et la liberté. "
C'est pour moi aussi ?
"Leonardo Marqués. La terre et la liberté. "
Qui est Leonardo Marqués ?
Mexique.
Oui.
Oh, je suis mexicain ?
Qui est Leonardo Marqués ?
Je ne suis pas mexicain.
Princy! Princy!
Princy!
Princy!
- Où est Princy ? - Certainement pas ici.
Light m'a donné la chambre de Princy quand elle est partie avec toi l'autre soir.
- Quelqu'un doit savoir où elle est? - Je te l'ai déjà dit, gamin,
personne ne l'a vue depuis hier soir.
- Dites-lui, les filles ! - Oui, oui, elle a raison.
Personne a vu Princy depuis hier soir.
- Où vas-tu? - Princy !
- Princy est pas là ! - Princy!
Inutile de la chercher ici ! Il n'y a pas de raison !
- Elle est pas là, je te le dis ! - Écoutez, j'en ai assez.
ça m'a coûté dix dollars et je me suis pas amusé du tout.
Oh, laisse tomber.
Écoutez, je sais pas ce que t'as l'intention de faire avec cette arme,
mais je voudrais pas qu'il te l'enfonce dans la gorge.
- C'est un miracle que tu sois encore en vie. - Martha a raison.
Sors de là, salaud !
Dean Light est à l'extérieur avec toute sa bande.
On a trouvé le corps de la fille, assassin !
Où est Princy ?
Où est Princy ?
Stop!
Il l'a fait, M. le Juge.
Je suppose que vous en avez la preuve?
M. Ferguson mentirait jamais, mais vous êtes le juge.
Si justice doit être faite, Finissons-en.
Pendez-le maintenant.
Je dois être à Laredo demain et j'ai pas de temps à perdre.
Allez, Babcock ! Au revoir, Ferguson !
Meurtrier. Tu as massacré mon peuple !
Et maintenant, tu m'accuses d'un crime que tu as commis !
Mais tous ces morts non enterrés près de Fort Hernéndez t'attendent!
- Allez, tirez. - Attendez !
Je veux savoir de quoi tu parles.
Tu le sais parfaitement.
Dis-moi, quel est ton nom ?
Requiescant. Mais qui se soucie de mon nom ?
- Patron, on va pas le pendre ? - Il a tué la fille !
Dean Light, tu vaux faire face à une révolution mexicaine,
avec nos têtes comme cibles ?
Nous devons découvrir qui lui a dit tout cela.
Je veux le faire parler.
Emmenons-le au ranch.
Lâchez le !
Vas-y, parle, espèce de ver !
Parlez !
Il s'est encore évanoui, patron.
Oh, il parlera.
C'est une question de temps.
Messieurs, j'ai faim. Allons manger un morceau.
Je ne mourrai certainement pas de faim pour lui.
Ulman, monte la garde. Je t'enverrai quelque chose de la cuisine.
Oui, patron.
Hé, toi ! Où vas-tu ?
- J'apporteà bouffer aux campesinos. - Attend.
Montre-moi.
Ces porcs se traitent bien.
Où as-tu volé ça?
C'est du vin français.
Tu es une petite voleuse.
Petite...
...mais en bonne forme.
Vite.
Merci, madame..
Tout est voulu par Dieu. Ce qui est écrit doit s'accomplir.
Votre arme.
Et n'oubliez pas, Light n'est que l'instrument de mon mari.
Ferguson a ordonné le massacre, pour qu'il puisse s'emparer de ces terres.
Ces terres t'appartenaient, Léonardo, et à tous les hommes du pueblo.
Tout est écrit ici.
Je vous remercie. Je ne l'oublierai pas.
Bonne chance.
Madame!
Pourquoi avez-vous fait tout cela pour moi ?
Parce que ce que Ferguson a fait à ton père, il l'a fait au mien.
Si je t'avais laissé mourir, mon dernier espoir serait également mort.
Adieu.
Adieu.
Ave Maria gratia plena, Dominus tecum. Benedicta tua mulieribus.
Benedictus fructus ventre tuo. Santa Maria mater...
Rien ne serait pire pour ta santé qu'une promenade nocturne.
Non ! Non !
Au secours ! Non !
Non ! Non !
- Non ! - Tu sais, Edith,
une chose que j'ai toujours admirée en toi est ta grande dignité.
Ne me déçois pas, maintenant que tu es sur le point de mourir.
Elle est bien morte, Dean.
C'était une façon splendide de partir.
Stop ! Laissez-le partir !
"Alléluia". Réjouissez-vous avec le Seigneur parce que le Seigneur est bon.
"Que sa compassion vive à travers les siècles".
Oui, c'est toi. Le vieux muet avait raison.
Mais... qui es-tu ?
Voici El Doblado, Manuel, Felipe, Alonzo.
El Niño, Pilar, et moi, c'est Juan.
Nous étions avec ton père, d'abord dans la Sierra,
puis dans sa brigade lors de la prise de Torreon, avec le général Villa.
- Mon père ? - C'était un vrai homme !
- N'est-ce pas, muchachos ? - Un vrai homme !
le Gouverneur Cameròs avait mis 50.000 pesos d'argent sur sa tête.
Quand je lui ai montré l'affiche, sais-tu ce qu'il a dit ?
Que c'était trop de pesos pour une seule tête.
Et il a continué à labourer.
Que veux-tu de moi, Juan ?
Je ne suis pas un fermier, mais un prêtre.
Ton père s'est battu pour la liberté comme un cheval sauvage,
comme tous ces hommes.
Je les guide, mais, hélas, pas comme un berger guide son troupeau.
Les villages de Bandera et Sonora, avec San Antonio, sont notre terre.
Nous voulons vivre en paix avec los américains, mais vivre !
Ou alors, finissons-en, donc c'est soit nous, soit eux.
- Que pouvons-nous faire ? - Le seul homme est un homme libre.
Et ton livre parle aux hommes.
Les nouvelles vont vite dans la Sierra.
Tu es très doué avec une arme, même si, excuse-moi, muchacho,
personne ne le croirait, en te regardant.
Ferguson mourra.
Toute personne prenant son parti mourra.
Le bien, comme le mal, coule dans les veines de la terre.
Nous recherchons des armes et des personnes prêtes à les utiliser.
La justice ne peut être obtenue que par les armes.
Et nous voulons ce qui nous appartient.
Mais les champs, les animaux, les villages, ne peuvent que changer de mains,
changer de propriétaire.
Et nouveaux propriétaires signifient nouveaux esclaves.
Ce sont les idées, avant tout, qui doivent changer.
Mais la justice réside dans le cœur de l'homme juste.
Vous pouvez le sentir, amigos.
Quiconque a un sentiment de liberté n'a pas besoin d'explications.
Je sais. Toi seul pouvez faire ce que tu dois faire.
Mais nous serons près de toi, même si vous ne le veux pas.
100 $ pour jouer.
Voici cent de plus, pour intéresser la partie.
J'ai trois reines.
Trois as.
Tu t'en sors bien avec une seule main, hein ?
Il suffit de tirer, de boire et d'empocher l'argent.
Ils sont pour toi, pour t'acheter un bon compagnon.
Ou deux, si nécessaire. Tout ce dont tu as besoin, c'est de l'aide des cartes.
- Que propose-tu ? - Tu m'as très bien compris.
Arrête, tu me fais mal. Jouons !
A qui le tour ?
Bien, jouons. Mais clarifions d'abord ce point.
- Explique-toi, Klein ! - Je ne veux pas utiliser tes cartes.
C'est ce que je voulais dire !
Faites-le et vite.
- Qui ouvre ? - C'est moi. $20.
J'e suis.
Je passe.
Bonsoir ! Souhaitez-vous un peu de musique, monsieur?
- Entrez, entrez. - Allons !
C'est pour toi, tu t'ennuies.
- Allez, animez vous! - Merci ! Merci, Monsieur !
Encore, encore...
Il est de bonne humeur ce soir.
Depuis que ce misérable Mexicain a disparu sous notre nez,
Light a pris la bouteille.
Donnez-moi une tequila, mais qu'elle soit bonne.
T'inquiétes. C'est la meilleure tequila qui existe.
La meilleure.
- Voilà, Light. - Merci, señor !
Amusons-nous les gars ! Amusons-nous !
C'est quoi cette saleté ? J'ai demandé de la tequila mexicaine !
Tu l'apportes ou non ?
Continue à jouer. Je ne veux pas te tuer.
Le mien est un autre jeu.
T'as entendu parler du bourreau ?
Tu peux continuer à jouer.
Je le ferais pas, si j'étais toi.
Il est minuit moins deux.
J'ai dit que c'était un jeu, pas une blague.
Alors, on monte sur les tabourets, on met la tête dans les noeuds coulants,
et on tire sur les pattes du tabouret quand l'horloge sonne.
Il faut avoir les nerfs solides et un cœur fort.
- T'es prêt, Dean Light ? - Tu es fou.
Moi ? Pourquoi ?
Un jeu, tu disais ?
Bien ! Je suis.
Bien joué.
Tu vois, un lâche pourrait tirer sur son adversaire
avant que l'horloge ne sonne.
Mais tu ne ferais pas ça, n'est-ce pas, Light ?
Tu aimes ça, Light ?
Ce jeu n'est-il pas passionnant ?
Quand l'horloge sonne, salaud !
Un jour se termine et un autre commence.
Ce sera dur, mais...
...puisse tu reposer en paix.
Requiescant in pace. Amen.
Combien êtes-vous ?
Nous étions nombreux. Beaucoup.
Aujourd'hui, nous sommes très peu nombreux.
Mais un jour, il y en aura beaucoup.
Et Juan, le prêtre ?
Son père et sa mère étaient de pauvres péones.
Un gentleman a eu pitié de lui et lui a donné une éducation.
Puis il est revenu et nous a appris comment nous battre pour le Seigneur.
Mais il ne sait pas tirer ?
Il ne veut pas tirer.
Il est mort, patron.
Même le jour du Jugement dernier on ne trouvera pas tous les morceaux.
- Ce pou nous a fait transpirer. - Il en a tué deux
et en a blessé une demi-douzaine.
Si tous les Mexicains tirent comme lui, ce sera pas drôle.
Tu aurais dû voir quand Dean Light a chié dans son pantalon.
Assez ! Ne parle pas ainsi de Dean Light !
C'était un bon garçon.
Paquita! Uberto! Où diable êtes-vous allé ?
Fils de pute.
Hé, toi ! Lope ! Où crois-tu aller ?
Vous avez tous perdu l'esprit ?
Vicente! Lola! Pablo!
Que se passe-t-il ?
- Que se passe-t-il ? - Les domestiques mexicains sont partis.
Le patron est furieux. Cherchez-les.
Les voilà !
Bonjour ! Bonjour.!
Señorita ! Ah ! Le voilà !
Ah, quel bel enfant ! Quel bel enfant !
Alors, tu veux venir avec nous.
Comme c'est gentil..
Le voilà, Don Juan ! C'est le plus beau de tous.
Baptisez-le. Baptisez-le, Don Juan !
Ne rie pas, mon garçon. La guerre est mal et ceux qui y participent aussi.
- Liberté ! - Liberté !
J'attendrai à Laredo, Ferguson, mais pas ici.
J'avais trois domestiques mexicains et trois fusils à la maison.
Ils ont tous disparu.
Non, non. Je n'aime pas ça.
Je n'aime pas ça non plus. Vous pouvez comprendre ça, Ferguson.
Donc, vous n'aimez plus cela.
Laissez-moi vous dire ce que je n'aime pas !
Aucun d'entre vous n'a une once d'honneur !
Vous êtes une bande de vers.
Souvenez-vous de l'époque où vous crouliez sous les dettes ?
Quand vous veniez me voir en pleurant ? Qui a payé vos dettes ?
George Bellow Ferguson, voilà qui.
Et vous, Robson, la grand lumière médicale!
Sans l'aide de George Bellow Ferguson
vous auriez été pendu pour meurtre !
Et vous, le juge Harryman, Votre Honneur.
Auriez-vous encore votre soi-disant honneur
si George Bellow Ferguson ne vous avait pas sorti des égouts
pour faire de vous l'homme que vous êtes ?
Ah, oui, vous êtes tous devenus respectables...
...grâce à l'amitié de George Bellow Ferguson !
Mais votre honneur est une question de commodité.
Le mien est un mode de vie.
Vous me rendez malade !
Nous sommes conscients de ce que vous avez fait pour nous.
Mais quelqu'un du bureau du gouverneur ou à Washington pourrait...
Vous avez raison.
S'ils découvrent ce massacre, nous sommes perdus.
J'ai dit "nous",
parce que nous sommes tous dans le même bateau.
Je ne suis pas d'accord, Ferguson.
La corruption politique n'est pas pareille que le massacre de tout un peuple.
Ou l'appropriation de terres qui ne vous ont jamais été vendues légalement.
Vermines, sortez d'ici en rampant et ne revenez pas ou je vous tue !
Allez ! Sortez d'ici, vous, les animaux ! Dehors !
George Bellow Ferguson n'a besoin d'aucun d'entre vous !
Il n'a besoin de personne, compris ? Personne !
Patron, les Mexicains sont tout autour du fort.
Que faites-vous ici ?
Rentrez chez vous, mes amis.
Je ne veux pas que vous ayez des ennuis pour avoir suivi de mauvais conseils.
N'écoutez pas ce qu'ils disent.
George Bellow Ferguson s'occupera de vous.
Rentrez chez vous, je vous dis.
Et dites-moi, qui est votre chef ?
Nous ne recevons d'ordres de personne, señor ! Cette terre est à nous.
Avant de labourer la terre, señor !, nous devons enterrer les morts.
Votre terre ? La vôtre ?
Rien n'est à vous !
Même pas les hardes que vous portez !
C'est moi qui vous ai tout donné !
Mais Ferguson peut faire un don, Ferguson peut le reprendre !
Vous comprenez ?
Quiconque désobéit sera tué.
Vous avez exactement une minute pour vous remettre au travail.
Prêt, Klein ?
Allez-y ! Tirez !
Je ne vous le conseille pas ! ça pourrait être dangereux pour vous !
Je suis là, Ferguson !
Je t'attendais.
Toi ?
Je ne sais pas ce qui t'as fait sortir de l'enfer,
mais tu arrives au bon moment.
Petit ! Tue le !
Ça suffit !
Si un seul d'entre vous tire, vous serez tous morts.
Que veux-tu ?
Je te veux, Ferguson.
Mon père, ma mère, Princy, mon peuple, ils te veulent tous.
Et la liberté que tu leur as pris.
T'as entendu parler des singes ?
Ce sont des animaux qui ne font que te faire rire.
Et vous êtes tous des singes,
qui se baladent en bêlant la liberté !
Et ça me fait rire.
Pour vous, la liberté signifie un peu de terre pour s'asseoir et ne rien faire !
Vous êtes des primitifs !
Vous ne créez pas, vous ne construisez pas ! Vous êtes des sauvages !
Et vous serez toujours des sauvages !
Qu'avez-vous fait de votre côté ?
Jusqu'à présent ?
Il a simplement détruit ce que les George Fergusons de ce monde
ont créé au fil des siècles !
Vous n'êtes que des déchets !
Vous êtes des esclaves ! Vous êtes nés esclaves et vous mourrez en tant que tel,
criant le mot "liberté", dont vous ne connaissez pas le sens !
Prépare-toi à mourir, Ferguson. C'est fini pour toi.
Nous t'avons jugé et condamné.
Je ne serai pas jugé par vous !
Un gentleman ne peut être jugé que par ses pairs, ou par lui-même.
Laissez-moi mourir comme un gentleman !
Je ne sais pas comment un gentleman meurt.
Requiescant, ne me déshonores pas dans la mort.
Laisse-moi me tuer.
Laisse-moi mourir dans la dignité.
La guerre est horrible non pas parce que nous sommes tués, mais parce que nous tuons.
Pas parce que des hommes sont tués, mais parce que la compassion l'est.
Tu as pris plaisir à tuer Ferguson, n'est-ce pas ?
Tu as aimé ça comme un enfant qui tue une mouche.
Mais n'oublie pas, Ferguson n'était pas ton ennemi, mais le nôtre.
Il n'a pas volé ta terre, mais la nôtre.
Mais, hélas, nous avons besoin d'hommes comme toi.
Tues meilleur que nous tous pour tuer.
Ainsi, mes hommes et moi, on te demande de devenir notre chef.
Et je prie Dieu que tu acceptes,
qu'on rejoingne d'autres groupes, pour se battre et tuer,
et que nos pauvres gens auront enfin la justice et la liberté.
Au revoir, Pilar ! Au revoir, mon enfant.!
Au revoir!
Au revoir!
Adeu, Requiescant, et bonne chance.
- Au revoir ! - Hourra !
Au revoir!
- Au revoir, petit ! - Au revoir !
FIN.
Sous titres Picard 60.
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