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...
Gémissements de plaisir
- C'est trop beau !
- T'es belle quand tu t'énerves comme ça.
*- De tout cœur,
je voudrais remercier Madonna.
Rires
- Nora ?
- On joue plus, c'est ça ?
- C'est quoi, votre prénom ? - Gil.
- Mathilde.
- Allison ?
- Marianne.
- Maman ?
- C'est beau, Paris.
- Oui, ça va ? C'est moi.
Je me demandais si ça te dirait de prendre un café.
On a été 10 ans ensemble, on peut boire un café !
Non, je...
Je voulais te remercier pour l'enterrement de ma mère.
Oui.
On peut parler 3 minutes !
Je vais bien, super bien.
Je suis très drôle, en ce moment.
Si tu prends un café, tu vas bien te marrer.
Non, mais je voudrais que tu me voies.
Je suis en train de changer.
Oui, en mieux.
C'est horrible à dire,
mais la mort de ma mère,
d'une certaine façon, m'a libérée.
Je te jure, tu me reconnaîtrais pas.
Ah oui.
Non, mais c'est pas grave !
A bientôt, alors.
- La Cour. Levez-vous.
Sonnerie
- Il est difficile de se retrouver
avec, sur la tempe,
un revolver.
Factice ou non.
Voilà.
Je témoigne, toute ma chair en témoigne,
qu'ils étaient bien 3 à l'oeuvre.
Ce choc
traumatique a malheureusement
impacté,
au-delà de mon cœur,
puisque je me retrouve,
d'après le rapport médical des experts,
en phase de développement d'une sclérose en plaques
qui fait suite à cet acte...
- Je ne peux pas vous laisser dire ça.
Il n'est évidemment absolument pas prouvé
qu'il y ait un quelconque lien entre la sclérose en plaques
et le choc émotionnel.
Je ne peux pas laisser dire ça.
- Maître, vous n'avez pas à intervenir.
- M. le président...
- Attendez d'avoir la parole.
- On parle d'expertise. - S'il vous plaît.
- Vous jurez de dire la vérité.
Levez la main droite et dites "Je le jure".
- Ouais, je le jure.
Je suis le cousin de Milan.
Je le connais depuis gamin.
On a fait les 400 coups. Il est honnête.
Il y a pas plus honnête.
- Vous le fréquentez moins depuis quelques années.
Des questions ? - C'est vrai.
- Bonjour, monsieur.
Je suis l'avocat de votre cousin.
Que savez-vous des difficultés financières
de la famille ? La maman...
- On n'aborde pas ce sujet.
- Répondez à la Cour. - Sa mère s'est endettée.
- Vous pouvez parler de l'histoire familiale ?
Par rapport à son père ?
- Essayez de répondre à la Cour.
- C'est le rêve d'être pris. Tout s'est écroulé.
C'est trop dur, c'est un type tranquille, Milan.
- On a pas eu de chance.
Je sais que c'est mal ce qu'il a fait. C'est très mal !
Comment t'as pu faire ça ? T'as pas été élevé comme ça.
- On reprendra demain matin à 9 h.
- Il y aura pas mon nom sur la couverture.
C'est bien payé. Y a des gens super qui l'ont fait.
- Ouais.
Quand c'est précipité,
j'y arrive pas. Ca me fout la pression.
Je peux pas, sur commande.
- Il y avait pas de commande.
- T'étais pas super excitée, non plus, hein ?
- Je sais. On n'y arrive plus, c'est tout.
- T'es définitive, c'est chiant.
Tu fais quoi ?
- Je fais Mme Delorme.
Je vais faire les courses, aller chercher les enfants,
faire à manger...
- Stop, je te vois pas comme ça.
- Va courir.
- Tu vas me le reprocher ou pas ?
- Je sais pas encore.
- Raconte un truc.
Un truc de l'audience.
- J'ai pas le droit.
- Je peux regarder dans la presse. Les faits sont dessus.
- Les faits sont publics mais pas l'intérieur du tribunal.
J'ai juré.
On était devant le tribunal.
J'ai juré de rien dire avant, pendant, après. C'est interdit.
Il y a tout un texte.
- En tout cas, t'as pu te libérer.
Ils t'ont relâchée.
- Oui, la victime a fait un malaise.
- C'est cool. - Non, elle a fait un malaise.
- C'est cool que tu sois là, pas qu'elle ait fait un malaise.
Un malaise, c'est pas...
C'est pas agréable. - Oui, c'est chouette.
- Ca va, ma chérie ?
- Ca va, Théodore ?
- Allez, je vais courir.
- Et là, tu vois, je suis sûr
que j'aimerais bien une avocate comme toi.
Intransigeante. Je suis sûr d'être acquitté.
Faut que tu reprennes tes études.
- Ouais, peut-être.
J'Y pense.
Ce serait difficile comme je bosse.
Peut-être en cours du soir.
Je sais pas si je me vois faire ça.
- Faut se sentir légitime.
Il faut une plaque d'avocat.
Et là, ça marche.
Non, vraiment.
C'est une petite partie de ce que je fais.
D'habitude, c'est beaucoup plus grand,
en volume spatial.
Et ceux des multiples aussi.
C'est spectaculaire, les Japonais adorent.
Je dois y retourner faire un truc.
- Toutes les chambres sont prises.
Tu peux dormir avec moi, mais c'est tout, OK ?
Non, mais tu dois me jurer.
Non, je rigole pas, tu jures. Sinon, c'est non. Je te préviens.
T'as pas d'amis pour t'aider ?
Mais tu dis que des conneries, t'es chiant !
Tu peux dormir mais en ami.
- T'as aimé qu'on s'embrasse. - On en parle plus.
- Moi, ça m'allait. - Je veux te garder comme ami.
- On respecte juste la "friend zone".
- 131.3 me parle plus.
On serait amies si on n'avait pas couché.
- Elle est tombée amoureuse.
- Tu seras pas amoureux ? - Tu me prends pour qui?
Sonnette
- Mme Bernaud ? - Pourquoi ?
- Julien Volet. Je suis un peu en retard.
- Pour?
- L'expertise commandée par votre mari.
- Ah bon ?
- Il ne vous a pas prévenue ?
- Non, mais entrez, je vous en prie.
- Il va venir ? - Ah, non.
L'expertise, c'est pour quoi ?
- Pour estimer l'appartement pour le mettre sur le marché.
- D'accord, d'accord.
Bah, allez-y, je vous en prie. - Très bien.
- Cuisine dînatoire, bel espace.
C'est un peu rare.
- On a une pièce à vivre.
- Voilà, enfin on peut vivre ailleurs.
- Un salon. - Voilà, le salon.
Il y a un salon plus grand.
- Je me permets, je suis un peu pressé.
Il y a des niveaux différents.
- Salle de bain.
Un toilette. Il y en a un autre ? - Non.
- Ah. Les travaux sont récents.
Une chambre, ouais.
Il y a un petit bébé.
Ce sont vos enfants. Trois ?
C'est un appartement de famille ?
- Ouais.
- Placard...
Ca coince.
Et vous vendez... Enfin, ça me regarde pas.
Oh!
Du Versaillais.
Du Versaillais qui penche. Ah, oui...
Chambre de maître.
Oh là, parquet ancien.
En pointe de Hongrie.
Double direction à lames fines !
Et le motif? J'ai jamais vu ça
dans ce coin de Paris.
En général, c'est plutôt à l'ouest.
Du côté de Saint-Germain...
J'essaie de rendre l'espace.
Il me faudrait une tablette plus grande.
Rires
C'est magnifique.
Vraiment très beau produit.
Et assez rare somme toute.
- Et ça se vend bien ?
- Non.
- Ah bon ? - Non.
Et les huisseries ? - Elles ont été refaites.
- Mal. - C'est pas vrai ?
- C'est pas grave, ça se change.
Qu'est-ce que tu fais là ? C'est qui, ce type ?
- Veuillez déposer ça au 2e, s'il vous plaît.
Je suis désolé. Je veux m'excuser, je suis devenu fou.
Quand je t'ai vue débarquer, j'ai perdu mon sang-froid.
Je regrette vraiment. Faut que je te parle.
- C'est quoi, cette expertise ?
- Je voulais revoir les enfants.
J'ai un rendez-vous urgent à l'hôpital.
- T'as quoi ?
- J'ai plus beaucoup de temps.
Tenez, voilà.
Merci. Gardez la monnaie.
- Merci, bonne journée.
- Viens.
- J'ai comme mon père.
- Et ces moulures, oh là là !
Vous avez de très beaux espaces de rangements.
Ah bah, voilà !
M. Bernaud ?
- Bonjour, monsieur.
- M. Volet, pour l'expertise de l'appartement.
Cet appartement a de très beaux volumes.
Bon, un seul toilette.
Mais de très beaux placards.
- C'est bien, les placards, pour planquer des cadavres.
Il rit.
C'est ton appartement, tu peux le vendre.
Je peux l'acheter pour les enfants.
Ils auront de quoi voir venir. J'ai tout mis en ordre.
- Parle pas comme ça.
- Donne-moi un verre d'eau, s'il te plaît.
"Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard."
- Oh, non, pas Léo Ferré.
- "Et l'on se sent floué par les années perdues."
- Tiens.
Les enfants sont au courant?
- Je vais tout leur expliquer.
Pour l'appartement et pour le reste.
- Tu réponds pas, t'es incognito ?
- T'es malade ?
- Tu réponds plus ?
- Il y avait l'enterrement de ma mère.
- C'est pour ça, les lunettes ?
Tu sais que tu peux compter sur moi.
- Me suis pas, ça m'angoisse.
- Je te suis pas. - Je veux être seule.
Respecte mon deuil.
Ne me complique pas les choses.
- Je veux pas te compliquer les choses.
T'es tellement méprisante.
Tu te la joues femme de gauche,
mais on n'est pas du même monde.
- Pas du tout, je fais pas de différences.
- Bien sûr que si.
T'as juste honte de te montrer avec un type comme moi.
- Mais non ! - Mais si !
Et j'aime pas les fruits de mer. J'ai que des défauts ?
- Mais j'ai jamais dit ça, c'est faux !
Tu es, tu es...
- Merci ! - Tu es gentil!
Tu es très gentil.
C'est important, la gentillesse !
- C'est un truc d'artiste, ça.
- Viens.
- Tu peux à peine marcher.
- Ils sont contents, les gens.
- Bah oui, parce que...
au final, c'est important
de parler de ce qui flotte et de ceux qui flottent.
Nous, on flotte, mais c'est pas très grave.
On nous demande de savoir, de dire qu'on sait ce qu'on veut.
Et nous, on a peur de dire qu'on sait pas.
C'est pas grave, je veux dire,
on sait pas.
On flotte, quoi.
La Terre flotte, tout flotte. C'est comme ça.
Donc eux, au Japon, qui flottent pas beaucoup,
ils ont souvent besoin qu'on le leur rappelle.
J'ai trop parlé, là ?
- D'habitude, c'est moi, ça change.
- Oui, c'est vrai.
- On décolle !
- Allez, on décolle, on décolle !
Rires
On va parler de ta nouvelle école avec la directrice.
- La Terre tourne autour du Soleil.
- Oui.
- Tu savais même pas.
- C'est pas grave. Elle est petite, ta sœur.
Mon cœur, je suis fière de toi.
On va acheter un goûter ? - Des bonbons.
- On achète des bonbons ? - Oui !
Des bonbons, des bonbons ! - Des bonbons !
- On achète des bonbons, Théodore ?
- Viens, j'ai pas que ça à faire, je dois bosser.
Je suis pressée, t'es chiant.
- T'as vu, c'est trop beau.
- Non, mais je vais être à la bourre !
- Il y avait écrit un truc. - Il y a rien d'écrit ! Viens.
- Il y avait écrit un truc.
- Tu la connais comment la fille du bar ?
Celle avec qui t'as rendez-vous.
- C'est Margot, la sœur de Frank.
Tu l'as vue quand tu t'es tapé Frank.
Tu t'es tapé Frank, non ?
Bref, elle a ouvert un bar à vin.
Elle est hyper cool, elle a 30 ans.
C'est à Bastille, trop bien.
- Tu vas faire quoi, là-bas ?
- Tout. La cuisine, la carte, les commandes.
Je suis trop content, elle me fait confiance.
- Bonjour, madame. - Bonjour.
- C'est Sami, un collègue. - Bonjour.
- Il y a quoi, dans ce sac ?
- Mon oreiller.
- T'as ton oreiller ? - Je dors pas sinon.
- C'est ton doudou. - N'importe quoi !
- C'est ton doudou ! - Non, c'est mon oreiller.
- Oh, putain, j'en peux plus !
- Salut, Sami.
- Sortez pas la crème.
- Non.
- Tes affaires, tu les laisses dans les sacs.
Tu peux les poser dans le coin.
Le soir, tu laisses tes chaussures dehors, pour l'odeur.
C'est rangé, ça reste rangé, OK ?
Si ça sent mauvais, t'allumes la bougie,
pareil dans les toilettes.
- Je peux dormir sur le canapé. - Ils répètent, ça va les gêner.
C'est pas ce que vous pensez.
Il a nulle part où aller. je suis pas si égoïste.
Sami va rester le temps de trouver un truc.
- NON.
- Vous êtes dégueulasses.
Il sait pas où aller.
- Ah... Alors, ouais. - Ouais.
- Vous êtes trop cons.
Bon, tu viens ?
Tu dors contre le mur, et...
Non, mais tu vois ?
Regarde, t'as déjà balancé ton manteau.
- Tu sais quoi? J'ai pas envie de dormir là.
- Quoi ?
Bah attends.
C'est à cause d'eux ?
Attends, Sami.
Vous êtes nuls, il part.
- On déconnait.
Tu peux rester.
- C'est pas vous, c'est toi.
T'es trop chiante ! - Quoi ?
Je t'ai aidé. Je suis hyper sympa. Tu sais pas ce que tu veux.
- Je sais pas ce que je veux ?
Salut, je vais me démerder.
- Mais attends...
Téléphone
Oh, putain.
Oui, maman ? Oui.
Non, je peux pas du tout, je t'ai dit.
Il va m'empêcher de bosser, je ne peux pas.
Mais si !
Si, il va falloir s'occuper de lui.
Il va être paumé.
- Merci, pas de malaise.
- Je veux pas qu'il vienne. Bisous.
On parle plus tard.
Non, me la passe pas. La porte claque.
Oui, allô, mamie.
Oui, oui, oui, oui.
Je te raconterai, je t'enverrai des photos.
Je t'enverrai des photos.
Oui, oui, je t'aime.
Je t'aime, mamie. Bisous.
- Oh, putain !Alli, viens voir.
- Tiens.
- Mars, elle est rouge parce qu'elle est rouillée.
- Comment tu sais ça, toi ?
Mes amours !
Je vous aime.
- Il y a déjà du monde !
Questions des journalistes
- Je vais ouvrir!
Il les salue en japonais.
Il parle japonais.
- C'est les médias japonais.
- Un petit commentaire ?
- Mettez-vous là pour l'arrimer sur le terre-plein.
C'est ma dernière installation.
Ca s'appelle "L'Infiniment".
En fait, pour moi, je vous le dis,
c'est une façon d'appeler à considérer
les petites choses.
Rappeler à notre attention
l'infiniment grand et l'infiniment petit.
Ensuite, chacun est libre de l'interpréter comme il veut.
- Cool, il y a pas de vent.
- Moi, je peux pas dire à chacun
quoi ressentir.
Appeler, être conscient
de toutes les choses qui nous entourent.
Et si quelqu'un arrive à lire
le petit message, ce serait sympa.
- Pas par là !
On peut passer en mode zénith ?
Vous êtes prêts, c'est bon ?
Nono, on y va ? - OK, c'est bon.
- Nono, c'est bon ? Go. - C'est bon.
Sur quelle attache ?
Ouais, OK.
A mon top, on lâche la bête.
5,
2,
1...
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