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Regarde
- Ici, elle monte ici comme un araignée - Vour revenez manger?
On s'instruit
Et mais qu'elles lui font? Elle monte sur son dos!
- Elles se reproduisent? - Voilà, se reproduisent
Allez on va être en retard là
Ca t'irait bien, un déguisement au coccinelle
Elles font des bébés
qu'est ce que tu dis? - Allez, mangez, on va être en retard là
C'est un papa et une maman. ils font l'amour.
Elles s'aiment.
- C'est quoi ça? - C'est un champs de...
...de cloza. Jaune.
Est-ce que maman nous attend à la gare?
Vous avez quel âge?
Mais ça suffit maintenant, oh!
- T'es belle quand tu t'énerves comme ça.
*- De tout cœur,
je voudrais remercier Madonna.
Rires
- Nora ?
- On joue plus, c'est ça ?
- C'est quoi, votre prénom ? - Gil.
- Mathilde.
- Allison ?
- Marianne.
- Maman ?
- C'est beau, Paris.
- D'autres gens l'ont vu ?
Des voisins ?
- Votre mari ?
- Je suis pas mariée, je suis séparée.
Il vient que quand je suis seule.
Il ne parle qu'à moi.
- Il dit toujours la même chose ?
- Il dit: "Vous avez quel âge ?"
- Vous avez quel âge ? - C'est ça.
- Non, vous, vous avez quel âge ?
- Pourquoi ?
- Pour le dossier. - Vous avez ma date de naissance.
Calculez. Vous allez pas tous me demander mon âge !
- Il vous importune quand vous rentrez.
Pas de geste déplacé ?
- Non.
- Il demande votre âge.
- Voilà.
- Quand vous êtes seule.
- Oui.
- D'accord...
Vous vous sentez menacée ?
- Pourquoi vous vous regardez ?
- On s'est pas...
- Vous vous êtes regardés bizarrement.
- Non, je vous assure.
- Vous vous êtes regardés d'un air entendu.
- On prend votre déposition
et on va surveiller.
- Vous ne me croyez pas, c'est ça ?
- Un homme qui attend pour demander votre âge,
on plaisante pas avec ça.
- Il te plaît, ce directeur.
- C'est un investissement.
Théodore serait bien dans cette école.
- Pardon ?
Plus fort.
- Il serait bien. T'es content?
- Il serait bien ou mieux ? - Mieux.
- Tu vois que ça marche, le psy.
On s'en fait un 3e ? - Non.
- Allez ! - Tu mélanges tout, Julien.
- On n'a pas de blé.
Ce serait bien de régler nos histoires d'abord.
- Il y a Fred!
- C'est qui, la meuf ?
- Elle te va bien, cette robe. Pourquoi tu la mets pas ?
- Elle fait un peu...
enterrement.
Tu te remettrais tout de suite avec quelqu'un, toi ?
- On apportera tout.
Tout prêt.
Ca fait 150 euros chacun.
Il est rigolo, bizarre.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Pour pas demander trop à mes parents.
- Pourquoi tu me proposes ?
- Te fais pas de films, j'avais personne d'autre.
- Ah, sympa ! Merci.
On sonne.
- Victoria ?
- Y a quelqu'un ?
Oh, putain !
*- France Inter.
Une voiture, des bonbonnes de gaz et des questions.
A-t-on échappé à un attentat?
Les services antiterroristes ont été mobilisés dans la nuit,
après la découverte d'une voiture abandonnée.
On apprend que des bidons de gasoil ont été retrouvés.
Il y a désormais quatre personnes en garde à vue.
*- 2 couples sont en garde à vue, 2 hommes et 2 femmes,
la plus jeune a 26 ans, le plus âgé a 34 ans.
Ce sont 2 couples originaires du Loiret...
- Je vous fais - 50 % pour le petit défaut sur la manche.
- Je la mettrai qu'une fois. - C'est pour une occasion ?
- L'enterrement de ma mère.
- Pardon. - C'est pas votre faute.
- Je pense que ce sera parfait.
- Vous trouvez ?
Je me demande si ça va plutôt
dans la poubelle jaune ou dans la poubelle verte ?
Merci !
- J'ai mis vos vêtements dedans et le ticket.
Bonne journée.
- Bonjour, bébé !
Eustache, patron des petites moustaches.
- Pardon, je suis décalquée de fatigue.
- Tu prends l'apéro ? - j'allaite.
- Oui, c'est vrai.
- Je vis le pire moment de ma vie.
- C'est violent, cette ambiance d'attentat.
T'es responsable de quelqu'un.
- Tu le fais exprès ?
Comment t'es aussi calme ?
Je suis pas venue parce que c'est cool de déjeuner avec toi.
Tu sais comme on est mal avec Léo ? On ira où ?
- Justement. J'aimerais parler à toute la famille avant de partir.
Je vais repartir à Tahiti.
Je vais pas rester à Paris.
C'est trop moche.
Donc j'aimerais que tu m'aides
à réunir la famille, surtout William et Léo.
C'est difficile.
- C'est difficile ?
Léo est désespéré. T'es partie, il avait 16 ans.
C'est pas bon pour la santé.
Et tu reviens après 10 ans ?
Léo est défoncé du matin au soir.
Léo, je le berce, je le rassure.
Léo, il a peur du noir, il est en deuil.
Et Léo a perdu son boulot, OK ?
Et toi, tu repars, comme ça.
Et William, si tu veux savoir, il est mort dedans.
J'ai pas très faim, excuse-moi.
Merci.
- C'est elle.
- Excusez-moi, oh là là.
Je savais pas que c'était si loin.
Ca m'a coûté une fortune.
- Il y a au moins 10 minutes de marche.
- 10 minutes ? J'aurais pu garder ma voiture.
- Personne peut nous amener ?
- On a laissé les places aux invités.
- C'est pas une boum !
Il y a tes copines ?
- C'est comme mes sœurs, elles me soutiennent.
J'ai cassé avec Thomas, d'accord ?
- Je sais pas, elle me dit plus rien.
Il pourrait s'arrêter. Fred !
- Crie pas, il est avec papa. Il est allé le chercher.
- Moi, il m'a pas proposé.
- Il a été gentil.
Il nous a accompagnés aux pompes funèbres.
Il est formidable, Fred. - Oh, Fred !
C'est pas l'enterrement de Fred. On parle que de lui.
- Les Grandin. Ils sont partis de Nice cette nuit.
- Ils pourraient nous amener.
J'ai déjà mal aux pieds.
Faudra faire la même chose dans l'autre sens.
- Tu jettes un œil à mon discours ?
- C'est plus sympa de le découvrir.
- Tu parles après moi ? C'est long ?
- Je vais improviser.
C'est trop long, j'en ai marre.
J'hallucine, Lily, t'as pris ma veste !
- Maman, t'es chiante.
- Tu verras quand je serai morte, si je suis chiante !
- Marianne.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu pleures trop, toi.
Allez, arrête.
Arrête.
Bonjour.
Merci d'être venus.
- Pardon pour ce que je t'ai dit.
- C'est moi qui suis agressive. - Courage.
C'est gentil d'être venu.
- J'ai essayé d'aider comme j'ai pu.
- Ca va ? T'as l'air bizarre. - Je fais une tête d'enterrement.
- Nous sommes recueillis autour d'une femme exceptionnelle.
Une femme hors du commun
qui brille comme un soleil dans le cœur de tous.
Généreuse,
aimée de ses enfants
et de ses petits-enfants
qui faisaient sa joie.
A travers ses voyages autour du monde,
avec son club de femmes seniors, Bridge au-delà des frontières...
- Il a pas les bonnes informations.
- Marie-Chantal a vécu ses dernières années
pour sa passion.
Refusant la maladie qui la rongeait...
Comment?
- C'est pas la bonne personne.
- Pardon.
Je suis désolé.
Je suis désolé, pardon.
C'est la 1re fois que ça m'arrive.
L'émotion.
- Nous sommes recueillis
autour d'une femme exceptionnelle qui brille dans le cœur de tous.
Une femme libre, moderne qui refusa l'ordinaire.
Oui, Nicole Lemans... Lemans ?
- Lemans.
- C'était cette femme hors du commun.
Et qui, je l'espère...
- Bonjour, c'est tellement gentil d'être venu me chercher.
- J'ai terminé.
- C'est à qui ? - Papa.
Papa.
- Je sais pas quoi dire.
- C'est à moi.
Maman,
je t'ai dit: "Descends",
et tu es descendue.
Pourquoi ?
Personne ne le saura jamais.
Pour moi, maman,
tu es montée dans le ciel.
Tu es devenue oiseau.
- Oh, la vache !
- Le ciel devient plus bleu.
Des nuages s'effacent et laissent place
à tes ailes qui battent vite.
Vite, très vite.
Tu danses, tu danses dans le vent.
Tu danses, petite maman.
- Bon.
- Il est mignon, papa.
Il m'a demandé si ça se faisait, les chemises en jean.
J'ai dit que oui, il avait l'air content.
- Il a plus l'autre folle sur le dos. T'imagines l'enfer.
- Tu parles de maman ? - Evidemment.
T'es dure quand même.
On est en train de l'enterrer.
- Tu crois qu'on devient bon quand on est mort?
- C'est notre mère. - Et?
C'est pas une qualité, ça.
Gentillesse, empathie, tendresse, ça, ce sont des qualités.
Je dois l'aimer car elle m'a mise au monde ?
Je préfère les vivants qui en valent le coup.
- Tu m'appelles. - Ouais.
- N'hésite pas.
- J'aime pas quand t'es comme ça. - Moi non plus.
J'en peux plus, je me casse.
- Pour une fois qu'on parle. - Ca va changer quoi?
- Tout.
Discuter, ça change tout.
Tu échanges, tu te confrontes, c'est la base du changement.
- Tu défends bien ton truc.
- Tu veux qu'on change quoi?
- Sois forte. - Ouais.
- Arrête de te méfier de moi.
Je veux que tu m'aimes.
- C'était très beau. - Merci.
- C'est pas des choses qu'on change d'un coup.
- C'est pas le moment? - Non.
- Les pieds sur les cale-pieds. - C'est bon.
- C'est bon ?
En route ! - En route.
- Cramponnez-vous. - Oui, oui.
- Comme ça, c'est pas mal.
- Vous avez pas trop peur ?
- Pas du tout.
C'est là.
Merci.
- C'est Françoise qu'il faut remercier.
- Qui ça ? - Françoise, elle est magique.
Ca ira pour porter les plats ?
- Je vais me faire livrer, je viens juste payer.
Ca me stresse d'organiser.
- Le faites pas. - Je suis obligée.
- Ah bon ?
Désolé, je dois finir mon installation.
J'ai des trucs techniques...
- Pardon, c'est moi, je suis un peu...
- Si c'est pas carré...
- Je suis pressée aussi.
- A une prochaine.
- Oh, je la connais.
Mathilde !
- Ah, Sylvie !
Cava?
Alors, tes résultats ?
- Super!
- C'est bon ? - C'est génial. C'est fini !
Je te présente Pascal, mon fiancé. - Enchantée.
- On va fêter ça. Il me prépare un dîner.
- Bonne soirée. - Merci, toi aussi.
- Salut. - Salut.
- Mathilde ?
- C'est Mathilde qui me massait.
- Franchement, merci.
Bénédicte, pardon pour la dernière fois.
C'est tellement difficile, ça rend dingue.
- Je comprends, mais j'ai rien à te proposer.
- Des traductions ?
Des dossiers de presse, des relectures orthographiques.
Des fiches de lecture.
- J'ai des stagiaires qui le font gratos.
Tu as vu Pôle emploi? - Oui.
Ils ont rien pour mon niveau d'études.
Je suis trop qualifiée.
C'est difficile pour Théodore. - Je sais.
- On n'a pas les moyens pour une école adaptée.
J'accepterai n'importe quoi.
- N'importe quoi?
- C'était bien d'être réunis. - Super occase.
- Tu vois ce que je veux dire.
- Marianne !
Colin pleure.
- Qu'est-ce qui se passe ?
Pourquoi tu pleures ?
On se retrouve ce soir.
- Pourquoi elle s'est suicidée, Mamina ?
- Quoi ?
- Papa a dit qu'elle s'est jetée par la fenêtre.
- Fred ?
- Je dis la vérité.
- Il faut dire la vérité
aux enfants.
- D'accord, on dit la vérité.
Mon chéri, Mamina,
elle était très égoïste.
Elle voulait qu'on fasse attention à elle et qu'on la plaigne.
Elle a sauté par la fenêtre devant tata Mathilde.
En vrai, elle était méchante, Mamina.
T'es content de savoir la vérité ?
- Cava pas ?
Elle est zinzin, votre mère !
- Tout va bien, Mme Palassi.
Vos glandes ont dégonflé.
- Merci, docteur.
Vous me faites penser à mon aîné.
Je vous l'ai dit?
Vous êtes plus féminine. - Bah, j'espère.
Il doit être génial, alors.
- Vous n'avez pas idée. Il est d'une beauté !
Et intelligent, rapide, vif, depuis le 1er jour.
Vous l'avez raté, il vient de partir.
Un homme d'une humanité !
- C'est tout moi.
- Vous l'adoreriez.
Comment vont vos enfants ? - Bien, merci.
- C'est formidable, les enfants.
A chaque grossesse, je me disais :
"Comment vais-je aimer autant le prochain ?"
En vrai, le cœur s'agrandit.
Les enfants, ça vous rend meilleure.
Vous pensez que c'est pour bientôt, ma sortie ?
Je mange bien.
- Dès que je suis sûre que ça va,
vous sortirez.
- Je voudrais sortir
pour l'anniversaire de Daniel, mon grand.
C'est le 12.
- Ca ira.
- Bah, docteur...
- Je suis en colère.
- Qu'est-ce qui vous arrive ?
- C'est ma mère.
Déjà, elle m'avait bousillée, moi.
Bon, mon père... Et là...
Elle se jette par la fenêtre devant ma sœur.
Elle se tue devant ses yeux.
Elle pouvait plus m'avoir, je suis forte.
Mais Mathilde...
Je suis très fâchée.
Ce soir, c'est la veillée funèbre.
Je veux pas y aller. - N'y allez pas.
- C'est impossible. - Mais non.
- Ils m'en voudront à mort.
- Pas à mort !
Regardez dans quel état vous êtes.
Il faut prendre soin de vous.
- J'y Vais pas.
- Mais non.
Je dis que je viens pas ?
- Mais oui.
- Je dis...
Je dis non.
- C'est aussi simple que ça.
- Ils sont courageux, mais c'est la 1re fois...
- Ma chérie.
- Ca va aller.
- Tu es sûre ?
- Tu sais, maman m'a regardée une seconde avant.
Comme s'il elle me disait de pas m'inquiéter,
que ça irait bien.
- Tu t'es changé, toi ?
- Oui...
- Elle est plus avec son fiancé ?
- Il est retourné chez son ex-femme.
- C'est dommage. - Il avait une bonne situation.
- Les hommes, faut savoir les retenir.
- En fait, je suis à côté, là.
Je suis à côté, j'entends.
Merci d'être venu, Fred.
- Courage, ma belle.
Je suis tellement triste pour toi et Marianne.
- Ouais, ciao...
- Il y a des jupes trop belles.
- C'est une autre époque.
- Ouais, mais c'est trop drôle.
- Regardez si quelque chose vous plaît.
Maman aurait adoré que ses vêtements soient portés par des jeunes.
C'est bien qu'il y ait de la vie. Ca t'irait bien.
- Oh, ce manteau !
- C'est génial, ça, regarde.
- Bof. - Arrête, c'est funky !
- C'est "too much". - Arrête, c'est drôle.
J'adore ce côté vintage.
- Fais voir.
Je me souviens de ce tailleur. - Mathilde !
- Je suis là.
Tu t'es fait tout beau.
T'es beau, mon papa.
- C'est vrai que je suis pas mal.
Ta sœur vient ?
- Oui, elle était à l'hôpital. Elle doit être en route.
- Je suis au courant de tout.
Quand même, il y en a que je vois traîner
dans les salles de machines à laver...
- Vous allez pas nous dénoncer ? - Non !
Que voulez-vous que je dénonce ?
Continuez à faire des galipettes !
De nos jours, mon cher,
je vous signale que tout devient interdit !
La liberté, bientôt, ça voudra plus rien dire.
Liberté de rien.
Rires
Elle parle tahitien.
- Tu dois être parti. Nos nuits et nos jours sont inversés.
Je suis sur le chemin du retour.
Je vais juste parler à ma famille.
Je leur dois bien ça.
Tu me manques.
- Tu viens d'où ? Ta famille ?
- Nous ? Du Centre.
- Ferme, ça caille.
Mais d'origine ?
- Clermont-Ferrand.
- Tu vois très bien ce que je veux dire.
- Je m'appelle Baudin.
Ma mère est née à Alger
et elle est venue étudier à Clermont.
Elle a rencontré mon père et elle est partie.
J'étais en pension à Avignon. Lui, il est vétérinaire.
On se parle plus.
- Ca sent tellement bon.
C'est quoi, les petits trucs ?
- Tu l'aides à piquer
et tu dis que les gens sont racistes.
- Je suis con. Léo, c'est un manipulateur.
- C'est une tuerie. C'est quoi ? Du chorizo ?
- T'en as trop mis dedans, ça va pas.
Je couperai ici? - Plus haut.
- Quentin, laisse !
- C'est pour les mecs !
- Euh... Alli ?
Elle date de quand, la chantilly ?
- Je viens de la faire.
- Elle a une odeur bizarre.
- C'est pas possible. - Vas-y, sens.
- Oh!
T'es malade ou quoi?
- Attends, non ! Rires
- Mais viens !
- Tu vas faire quoi?
Sous-titrage TITRAFILM
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