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Original subtitles

Ne me fais pas �a, putain !

- Au chantier naval ! - Avance !

- On l'a cach�e au chantier naval ! - Avance, connard !

Ce n'est pas ma faute, putain !

Pad�n, moi je n'ai rien fait !

On m'a oblig�, crois-moi !

- Ferme-la. - Pad�n !

Je te le jure !

D�tache-moi !

Pad�n ! S'il te pla�t !

D�tache-moi !

La ferme, putain !

Pad�n !

Pad�n ! Sors-moi de l�, putain !

Serrez bien fort.

Plus fort.

Encore...

Tirez mes mains vers vous.

Plus fort.

Vous pouvez vous rhabiller.

Vous pouvez l'aider.

Il est sorti.

C'est Kike.

Tu es o� ?

Dehors, en train de prendre l'air. Il est dr�le !

J'ai un souci l�, comment je t'explique �a...

�coute...

- Pad�n ! - J'ai pu r�cup�rer la came, mais...

Le probl�me maintenant, c'est de savoir ce qu'on fait du tourteau.

Tu m'as compris ?

J'ai compris.

D'accord, et du coup ?

Si notre tourteau a la patte cass�e, � ton avis ?

Ouais, je vois o� tu veux en venir.

On y va.

Papa, t'as carr�ment g�r�.

Santiago dit qu'ils te renverront vite chez toi.

- Je n'irai pas chez moi. - Mais si !

Ils te croient plus mort que vivant.

Au fait, les travaux sont termin�s.

On t'a mis une douche de ouf anti-d�rapage dans la chambre du bas, la grande.

Tu pourras m�me t'asseoir, tu seras comme un coq en p�te !

Si je sors, je vais en maison de retraite.

De quoi tu parles, papa ?

En maison de retraite, pourquoi ?

Parce que je fais ce que je veux.

Ouvrez ! Non !

Non !

Non !

EYE FOR AN EYE

Comme �a ?

Tr�s bien.

- S'il y a quoi que ce soit, tu... - Je te le dis, bien s�r.

Vous avez un sacr� doigt�.

Je le sais.

Mes clients me le disent tous les jours.

Oui...

On pourrait continuer � faire �a apr�s la grossesse aussi, non ?

Mais chez nous et seuls.

- Pardon, d�sol�e. - S'il vous pla�t...

Toujours en douceur.

Surtout pas de mouvements brusques.

La pression n�cessaire qu'on utiliserait pour �taler du beurre.

Mais du beurre tout juste sorti du frigo.

- Donc appuyez sans crainte... - Arr�te !

- Petit � petit... - S'il vous pla�t.

Allez, faites pression.

Voil�, comme �a.

Quoi ?

- Il faut croire que c'est vrai. - Quoi donc ?

Que les femmes enceintes sont tr�s belles.

� toute, je te cherche plus tard.

- C'est bon, je me d�brouillerai. - D'accord.

- Bonjour ! - Bonjour.

Dis, Mario...

- Et Orlando, tu en dis quoi ? - "Orlando" ?

Comme en Floride ?

L'autre jour Mariano, aujourd'hui Orlando. On peut trouver mieux, non ?

Je continue � y r�fl�chir, mais rien ne te pla�t.

- �a viendra, ne t'inqui�te pas. - Juste une.

Juste une.

Marcial, juste une.

- Tu veux me tuer, salope ! - Marcial !

Marcial, du calme, c'est bon.

- Qu'y a-t-il ? - Cette salope veut m'empoisonner.

- Ne dites pas �a. - Mais enfin !

Bon, on va faire un truc.

Laissez Raquel vous donner � manger et on ira fumer une cigarette, d'accord ?

D'accord.

- Bravo ! - Voil�.

C'est du propre, hein ?

Avec la m�moire qu'il a, quand il aura fini il aura d�j� oubli�.

J'ai mauvaise m�moire,

mais je ne suis pas sourd !

- Celui-l� ! - Allez.

- Merci ! - De rien.

Mario, on a peut-�tre une nouvelle admission.

- Bonjour. - Bonjour.

L'homme en question est s�r de lui, mais la famille a des doutes.

- � cause de l'argent ? - Non, pas du tout.

- Mercedes, s'il vous pla�t. - Ils pr�f�rent le garder chez eux.

- C'est un dossier d�licat. - D�licat ?

Il s'agit d'Antonio Pad�n.

- Le trafiquant ? - Oui.

- Il n'�tait pas en taule, ce gars ? - Oui, mais il a une maladie d�g�n�rative.

Il peut rentrer, mais il pr�f�re venir ici.

- �a doit le rassurer. - �a aussi.

D'accord.

Il peut se payer des soins � domicile avec le fric qu'il a.

Il veut peut-�tre le garder.

Beaucoup pr�f�rent �tre ici

plut�t qu'avec des enfants qui leur font signer n'importe quoi.

On n'aura pas d'ennuis avec les familles des r�sidents ?

Je ne crois pas.

Bon, c'est toi qui vois.

Il sera admis quand ?

Mon cul, vous avez tout r�gl�...

Kike et moi, on y croit. Les Colombiens aussi.

- C'est peut-�tre toi qui te trompes. - Pas de Chinois !

Que tu le veuilles ou non, il sont dans le business.

- �a peut �tre avec ou contre nous. - Kike a raison, les temps ont chang�.

C'est eux qui ont l'argent.

Il faut vraiment �tre con pour laisser passer cette occasion !

C'est notre zone et nos contacts !

Il suffit juste d'avancer la thune aux Colombiens.

Si les Chinois merdent, qui paiera ?

Qui ?

- Vous assumerez devant les Colombiens ? - On assumera que dalle.

T'es le seul responsable ici.

- Kike... - Alors, oui ou non ?

- Pas un centime. - "Pas un centime" ?

Putain de vieil encul�...

Kike, tranquille...

- Il me tape sur les nerfs. - Calme-toi, je te dis.

Tu regardes quoi, connasse ?

T'as fini en taule, car ta baraque a plus de salles de bain qu'un palace.

Alors, garde tes le�ons, putain !

Bonjour, �a va ?

Vous allez bien ?

Voici Mario, le responsable des infirmiers.

Enchant�. Qui d'entre vous vient vivre ici ?

Celui-l�, celui � l'humeur de chien.

Eh bien, avec votre permission, on va faire le tour du propri�taire.

Tr�s bien.

Au revoir, papa.

Vous allez voir, Mario sait y faire.

Si vous �tes d'accord, parlons un peu des conditions de l'�tablissement.

Parfait.

On change d'exercice.

On tourne, on fait pivoter l'avant-bras et on rentre le pouce.

Puis, on le sort.

Ext�rieur...

Comme si on retirait un portefeuille de la veste de quelqu'un.

Voil�, l� vous avez l'air plus souple !

Ne vous f�chez pas, c'est une blague !

On recommence avec l'autre main.

Pouce vers l'int�rieur, pouce vers l'ext�rieur.

� l'int�rieur...

� l'ext�rieur...

Bien jou� !

Vous avez vu ?

Votre main redevient flexible !

Et �a fait quoi, deux minutes ?

Vous ne jouerez pas au base-ball, mais de gros progr�s sont possibles.

Dire qu'on vous attendait dans le bureau.

Voil� notre salle de r��ducation, avec le mat�riel n�cessaire aux exercices.

- Mercedes, tu as une minute ? - Bien s�r.

Tu t'occupes d'eux une seconde ?

- Je reviens. - Dis-moi...

Ici nous avons les piscines climatis�es pour la psychomotricit� si vous...

D'accord.

�coute, on va passer � l'�tape suivante, avec ou sans toi.

Tu m'entends ?

Sache qu'� la maison, la porte te sera toujours ouverte.

- On se tient � carreau. - Pardon ?

Au moindre mot de travers ou manque de respect envers mon p�re,

je d�barque et je remets les pendules � l'heure.

On est d'accord ?

Oui ?

- Aujourd'hui j'ai vu Rosa. - Ah oui ?

- Comment elle va ? - Mal.

Ils la virent de la compagnie d'assurance.

- Pourquoi ? - Qu'est-ce que tu crois ?

- Pour avoir fait gr�ve ? - �a, c'est ill�gal.

Ils se contenteront juste de ne pas renouveler son CDD.

- Alors, qu'elle porte plainte. - Je lui ai dit.

S'ils donnent son poste � un autre, elle peut gagner.

Tu sais comment elle est, elle est trop gentille.

... avec les voisins de cet homme connu comme �tant le chef du clan des Pad�n.

Voici les d�clarations qu'ils nous ont faites

quant � la sortie de prison, pour raisons de sant�,

du c�l�bre narcotrafiquant...

C'est un scandale.

Trop de gens sont morts � cause de lui.

Il aurait d� rester en prison jusqu'� la fin de ses jours.

Ce n'est pas normal, il y a des gens qui purgent leur peine en entier.

Pour des d�lits moins...

J'ai les jambes comme les pattes d'un �l�phant.

- Tu regardes quoi ? - Rien, la m�t�o pour demain.

Bonjour, Antonio !

C'est l'heure du petit-d�jeuner.

- Je vous lave et on descend. - Pas maintenant, va-t'en.

- Allez, Antonio, on y va... - Fous le camp, nom de Dieu !

- Bien. - Alors, on veut faire la grasse mat ici ?

Bon, �a ne fait rien. Un pied devant l'autre, comme on dit.

Tout le monde est diff�rent.

Ici, on voit de tout, Antonio.

Les gens d�filent.

Des gens en mauvais �tat, comme vous et pire encore...

J'en ai connu plus d'un qui est rest� comme �a, au lit,

jusqu'au dernier jour...

Non, �a n'a rien de facile.

�a n'a rien de facile de se lever

quand on sait que ce qui nous attend est pire que la veille.

C'est pour �a que certains pr�f�rent �a : vivre ici, entour� d'inconnus...

de personnes pour qui ils ne comptent pas et qui ne les ont jamais connus.

Lorsque la vie leur souriait.

Mieux vaut un peu d'indiff�rence que de la peine ou de la piti�.

Pas vrai ?

Mais tout �a, �a ne veut pas dire...

qu'on ne peut pas encore profiter de certaines choses.

Comme par exemple, d'une promenade dans le jardin un jour ensoleill�.

Vous en pensez quoi, on essaie ?

Regardez, vous n'allez pas me dire qu'on n'a pas un beau jardin...

Vous �tes d'o� vous, Antonio ?

- Et toi ? - Moi ? De Cambados.

Alors, arr�te de jouer les cons.

Tu sais qui je suis.

Quoi, vous �tes le maire ?

Voyons ce qu'on a au menu...

Un d�licieux velout� de courgettes !

Rien de tel pour se requinquer apr�s la promenade.

Je vous montre un truc ?

Bien, on appuie le coude sur la table.

Tout doucement, m�me si on d�roge...

aux normes de bonne �ducation.

Et on y va.

Petit � petit...

C'est �a.

Vous voyez ?

Comme �a, on ne se loupe jamais.

- Elle est bonne ? - Elle est froide.

Un peu froide, oui.

Et voil�.

Merci.

On est l� pour �a.

Julia ?

Salut, ma ch�rie. �coute, c'est mouvement� ce soir.

Comme d'habitude, un patient qui a fait une crise.

J'aurai du retard. Tu me cherches et on y va directement ?

D'accord, bisou.

- Tu m'as fait peur, mec ! - D�sol�.

- T'en as sur toi ? - Pas pour toi.

Non... en fait, c'est pour toi.

Ma r�serve est au bar.

Mais je te connais, toi !

Ouais, mon gars, je me souviens de ta tronche !

T'�tais mort, toi !

T'�tais mort !

Je vais vous traiter par intraveineuse,

histoire de ne pas trop forcer sur la gorge.

Jusqu'� ce que vous alliez mieux.

Bonne nuit, monsieur le maire.

- Ce n'est pas trop t�t... - Excuse-moi, ma ch�rie.

J'�tais d�bord� avec un patient, on vient de finir.

- Tu m'as pris du rechange ? - Oui, sur le si�ge arri�re.

Tu trembles ?

Oui, enfin, ce n'est rien.

- D�marre, tes parents nous attendent. - Dis-moi ce que tu as.

Ce n'est rien, mon amour, �a va passer.

- Ouais. - C'est � cause du boulot.

- � cause du patient dont tu t'occupais ? - Qu'est-ce que tu sais de lui ?

Rien du tout, c'est toi qui viens d'en parler.

Il va aussi mal que �a ?

Oui.

Oui, c'est juste...

C'est juste qu'on croit tout contr�ler et en fait...

En fait, on n'est rien.

Un tas de liquides qui s'�chappent de tous les c�t�s.

Que dalle.

Viens.

Approche.

Tu le sens ?

Oui.

- Tu sens comme il bouge ? - Oui.

Tu te sens mieux ?

Beaucoup mieux.

C'est �a, ouais ! Tu vis comme un marquis, toi !

Je t'�coute.

Ouais.

Non, ouais, c'est parfait.

C'est nickel, mec, parfait !

Bien s�r qu'on peut, carr�ment !

Ouais, pas de souci.

- Bas les pattes, toi ! - Pardon.

Oui.

Merci beaucoup, hein.

D'accord, merci, salut !

To�o !

C'est servi sur un plateau d'argent, mais il faut que ce soit maintenant.

Allez, plus haut, plus haut...

Kike...

Allez, comme �a, voil� !

- Plus haut, plus haut ! - Amparo !

Ne trichez pas, Amparo, je vous vois !

Allez, plus haut, en l'air !

- Les bras en l'air ! - Plus haut !

- Plus haut, oui, allez... - But !

But !

But ! But ! But !

- But ! But ! - Il a trich�...

Alors, ils sont gentils ou il faut mettre de l'ordre ?

- Vous voulez quoi ? - "On veut quoi" ?

� ton avis, papa.

Voir comment tu vas.

En train de mourir.

Autre chose ?

Oui.

Savoir si tu y as r�fl�chi.

- Il est encore temps de le faire. - Oui.

- Oui. - Oui, quoi ?

T'es partant oui ou non ?

Les Colombiens nous avancent.

On paiera avec le fric des Chinois et Rojas lui, nous avance la came.

- Il nous fait confiance. - Il me fait confiance.

� toi et � nous, car il nous conna�t depuis toujours.

Avec qui tu penses qu'il a parl� quand tu �tais enferm� ?

Avec qui ?

Rojas pense que je suis de la partie.

C'est �a ?

Ils ne vous confieraient jamais la marchandise � vous.

Regarde-le se marrer.

Nous on s'inqui�te.

Et toi, tu te fous de notre gueule.

- Va te faire enculer, sale vieux... - Kike !

- Kike ! - Quoi ?

Bon au moins, t'as l'air en forme, non ?

C'est positif.

Je sais que tu ne m'as jamais trop fait confiance.

Mais cette fois, j'ai une bonne main.

En plus, j'ai eu un professeur en or.

T'as appris que dalle.

Regardez, ici c'est la t�te.

L�, on le voit de profil : le front, le nez, la bouche...

- Il en a une grosse t�te ! - Enfin, il ou elle a une grosse t�te.

Je vous dis le sexe ?

- Tu veux ? - Oui.

C'est un gar�on.

Excellent !

- C'est s�r ? - S�r et certain.

Rapprochez-vous de l'�cran, vous verrez mieux.

Voyons...

Regardez, ici on a l'estomac.

La veine ombilicale, la v�sicule...

Et ici, au milieu, entre les jambes, on a le scrotum et le p�nis.

Je vous fais �couter le c�ur ?

- Mario ! - Hein ?

- Tu as eu un blanc ? - C'est rien.

- �a vous a �mu, hein ? - Oui...

C'est �a ?

- Tu as r�alis� que c'�tait pour de vrai ? - Ouais...

Si t'es sous le choc, tu sais, tu peux t'allonger.

Tu aimes te foutre de moi, hein ?

- Tu l'as entendu, tout est sous contr�le. - Oui, j'ai entendu, c'est parfait.

Trois, quatre...

Cinq, six, sept, huit, neuf et dix.

NUM�RO INCONNU

Putain.

- All� ? - Alors, �a donne quoi ?

Tout est au top.

- T'as le riz ? - Je l'ai, pas de probl�me.

- Rapporte-le vite, l'eau bout d�j�. - Je t'appelle d�s que j'arrive.

FRUITS DE MER TABOADA

NUM�RO INCONNU

Les mains sur la t�te !

Quelle odeur, putain !

- Tu es arm� ? - Non, je n'ai rien !

Madame Kong.

Oui...

Confirm�.

Le sujet est en mouvement, allez-y.

Vous avez l'autorisation.

- On y va ! - Allez !

�a va, Sergio ?

On ne bouge plus ! Police !

Allez, les mains en l'air !

- To�o ! - Les mains en l'air !

C'est bon, �a suffit !

To�o !

Allez, les gars, on se bouge !

Quoi ?

Fait chier.

Les encul�s...

Fait chier !

Stop !

Du coup, avec Marcial ?

On fait deux s�ances par semaine de stimulation sensorielle.

�a a l'air de le calmer, il est un peu moins agressif.

On passe � Antonio Pad�n.

Comment �a avance ?

Je crois qu'il a enfin trouv� ses rep�res.

Il a l'air � l'aise, il suit sa routine...

- Reste � savoir s'il tiendra le coup. - Il va si mal que �a ?

On le comprend de moins en moins, il a du mal � bouger, avaler...

C'est rapide, non ?

Cognitivement parlant, �a va, mais il a de plus en plus de mal � parler.

La paralysie affecte d�j� ses cordes vocales

et on lui apprend � utiliser un livre de dessins

pour qu'il puisse s'exprimer.

Hier j'ai fait un point avec le m�decin qui s'occupait de lui � l'h�pital.

�a ne l'a pas surpris.

Il m'a dit plus ou moins de faire en sorte qu'il ne souffre pas.

J'ai vu qu'Antonio �tait en train de d�velopper

une tr�s forte d�pendance envers Mario.

Tu dois �tre crev�, non ?

En plus, Julia en est � quoi ? Sept mois ?

Six mois et demi.

Donc, �a se fera plus ou moins dans ces eaux-l�.

Arr�te, comme si une chose avait � voir avec l'autre !

Allez, on ouvre.

Voil�...

C'est fini.

Op�ration trafic de drogues : arrestation du fils cadet d'Antonio Pad�n.

Tout indique une connexion possible avec un cartel colombien.

Antonio !

- Antonio... - Antonio, vous allez bien ?

- Que s'est-il pass� ? - Voil�, on est l�.

Tout va bien, du calme...

Cette fois, pour �tre franc, vous les avez bien fait chier.

Mais ils n'ont aucune preuve qui ne puisse �tre d�mont�e au tribunal.

- Tout est circonstanciel. - C'est bon �a, putain.

Et la Chinoise, du nouveau ?

Non, rien.

Par contre, on a eu des nouvelles du Colombien.

Il est hors de danger et il va �tre transf�r� en prison.

Fait chier !

Calme-toi, tout ce qu'on a � faire, c'est payer la caution.

Mais pr�pare-toi, elle va �tre �lev�e.

D�s qu'elle sera fix�e, on la paie.

Et Kike pourra sortir.

Je ne sais pas si on pourra la payer.

Je ne sais pas, on a jou� gros, putain !

Je connais ton p�re depuis de nombreuses ann�es

et il a toujours eu de l'argent.

Il n'est pas dans le coup.

- Comment ? - Il a dit non.

Putains de Chinois.

Ils ont tout rafl�.

Ils ont tout pris : la marchandise, l'argent, tout.

Et maintenant, Rojas demande sa part.

Mais l'important, c'est de sortir Kike.

Si le Colombien va dans la m�me taule, il aura des probl�mes.

Il faut payer la caution et vite.

Sur �a on est d'accord, non ?

C'est ton fils !

Dis quelque chose, merde !

Va te faire foutre !

- Tu �coutes quoi ? - Rien.

- Comment �a rien ? - Des trucs � moi.

- Tu �coutes quoi ? - Non, rien...

- Allez, tu �coutes quoi ? - Laisse-moi.

- Tu �coutes quoi ? - J'ai dit non !

- Je t'ai bien eue ! - On ne rigole pas avec Julio, compris ?

Tu vois que �a te pla�t...

Comment tu vas ?

Tu dois me sortir de l�.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Sors-moi de l�.

�a grouille de Colombiens et le directeur leur mange dans la main.

Je vais aller le voir, moi, ce fils de pute.

Comment �a, t'ira le voir ? C'est du fric qu'il veut, tu comprends ?

To�o, je suis foutu, fr�rot.

Sanchez sera transf�r� ici demain.

Sanchez ? T'es s�r ?

Tu captes qu'on est foutus ou pas ?

Si on paie pas Rojas, ils vont me couper les couilles, putain.

Et toi...

Tu crois que t'es plus en s�curit� � l'ext�rieur ?

Tu comprends ?

- D'accord... - Quoi ?

J'irai reparler au vieux.

- Je lui reparlerai, d'accord ? - Lui "reparler" ?

Il est d�j� au courant et il t'a dit non ?

Le vieux veut nous donner une le�on, tu comprends ?

Mais �a peut s'arranger.

Je t'assure.

Hier, je me suis piss� dessus.

Comment ?

Je me suis piss� dessus, je pensais qu'ils venaient me tuer.

- Kike... - Dans ma cellule.

Je me suis fait dessus.

J'ai craqu�.

Eh... Kike.

Interdit de se toucher.

- Quoi ? - Pas de contact physique.

- Vous lui avez donn� quelque chose ? - C'est une blague ?

Montrez-moi vos mains.

Il ne m'a rien donn�...

- Tu sais ce que je voulais lui donner ? - Asseyez-vous.

De l'affection. Mais bizarrement, tu m'en emp�ches.

- To�o, arr�te... - Tout va bien.

- Tu re�ois pas d'affection chez toi ? - Dehors.

- Parfait. - Stop.

Ce ne sont pas des animaux !

Fais gaffe en sortant.

On pourrait te dire tes quatre v�rit�s.

Je vais te sortir de l�, compris ?

Je vais lui parler et te sortir de l�.

- D'accord. - R�siste.

�a suffit.

Bonjour, monsieur.

Je peux vous aider ?

Excusez-moi, monsieur ?

Je m'occupe des courses ?

J'y vais ou je passe te prendre ?

Au pire, tu m'attendras cinq...

Oui, � toute.

Putain, �a caille !

- J'ignore ce que vous voulez, mais... - Regarde devant toi, l'infirmier.

Je vais faire bref : mon p�re doit rentrer � la maison.

Et comme il t'�coute, tu vas devoir l'en convaincre.

Tu m'as compris ?

T'es un infirmier de premi�re classe.

J'ai vu que tous les vieux t'adoraient.

�a les fait peut-�tre r�fl�chir � leur testament.

J'ai tort ?

Rien � foutre qu'ils te l�guent tout pendant qu'ils te taillent une pipe.

Mais de la famille Pad�n, tu ne toucheras pas un centime, pig� ?

- Je ne veux rien, je le jure. - �coute, petit malin.

Tu vas convaincre le vieux de rentrer chez lui.

C'est compris ?

C'est compris, l'infirmier ?

Ou je dois l'expliquer � ta femme ?

Elle est enceinte, non ?

Elle est enceinte, oui ou non ?

Oui, pour l'instant.

Alors, r�ponds ! Je t'ai pos� une question, merde !

On vous a d�j� dit si c'�tait une fille ou un gar�on ?

Bon, l'essentiel, c'est qu'il aille bien.

Vire-moi ce salopard, Xepas.

To�o, je le connais ce gars.

- Ce gars ? - Il venait au bar pour de l'h�ro.

- �a fait un bail, mais j'en suis s�r. - Lui ? Un junkie ?

Il consommait, je te dis.

Salut.

J'esp�re que t'as une bonne excuse pour m'avoir pos� un lapin.

Si tu ne peux pas me chercher, la moindre des choses, c'est de m'appeler,

au lieu de laisser un message.

Vous �tes � l'aise ?

G�nial, parce que je vais vous parler un peu de ma vie, Antonio.

Regardez.

Lui, c'est mon fr�re.

Je n'en ai jamais parl�, non ?

Il s'appelait Sergio.

Il est mort d'une overdose, il y a 25 ans de �a.

Vous avez l'air triste.

�a vous fait de la peine ?

Les junkies vous font de la peine ?

Moi qui pensais que les trafiquants y �taient immunis�s.

26 ans, c'est l'�ge de sa derni�re dose avec cette merde que vous vendez.

Depuis, il en est pass� de l'eau sous les ponts...

Mais je vous jure...

que depuis, il y a un truc en moi qui ne fonctionne plus.

Figurez-vous que c'est seulement derni�rement,

avec mon fils en route,

que je commen�ais � me dire que peut-�tre...

peut-�tre que si, peut-�tre que cette fois-ci...

j'allais enfin pouvoir laisser ce merdier derri�re moi.

Et faire ce que Julia me dit :

tourner la page.

Et me concentrer sur le futur.

C'�tait mon �tat d'esprit...

jusqu'� ce que je vous vois passer cette porte.

Et vlan !

�a a �t� comme un coup de massue.

On dit qu'au d�but, c'est un truc incroyable.

Mais vous devez le savoir mieux que moi.

Il faut faire attention aux doses, �a oui.

Pas d'inqui�tude, je contr�le. Je ne forcerai pas.

Vous savez qui piquait mon fr�re � la fin ?

Quand il ne tenait plus debout ?

Vous devinez ?

Il vous �tait tr�s reconnaissant, vous savez.

Envers vous et votre famille.

"Ne parlez pas mal du patron, hein !"

"Ne parlez pas mal de lui", qu'il disait d�s que quelqu'un pronon�ait votre nom.

Vous aviez un march� en or :

toutes les doses dont il avait besoin

contre la revente de votre came � d'autres malheureux.

Tout roulait jusqu'� ce qu'il devienne une vraie loque.

Et avec le SIDA...

Il ne vous servait presque plus � rien.

Mais voyons les choses du bon c�t�.

Gr�ce � moi, vous mourrez plus t�t.

Vous �chapperez � la douleur de cette maladie.

Parce que je ne vous l'ai pas dit, mais...

Vous n'�tes plus trait� depuis longtemps.

Votre incapacit� � avaler et toutes vos douleurs d'estomac...

C'est l'eau de javel.

Votre nourriture a un go�t horrible, car j'y mets de l'eau de javel.

D�tendez-vous.

Et profitez du voyage.

J'en ai mis un peu plus aujourd'hui pour f�ter son anniversaire.

Bonne nuit, monsieur le maire.

Il faut juste qu'on voie comment l'int�grer.

Salut, Mario.

On en reparle apr�s, d'accord ?

Andr�s t'avait dit qu'il ne viendrait pas ?

Non, il ne m'a rien dit.

On avait une r�union il y a une demi-heure.

- Tu l'as appel� chez lui ? - Oui, mais il ne r�pond pas.

Si tu le vois, tire-lui les oreilles.

Que me voulez-vous ?

Tu te tais et tu �coutes.

Tu n'es pas m�decin ?

Petit, je d�testais les m�decins,

mais ma m�re me disait toujours que vous �tiez l� pour aider.

Je suis l� pour �a, pour que tu m'aides.

- Que voulez-vous ? - Que mon p�re rentre chez nous.

Je veux un papier qui d�clare que mon p�re est s�nile.

Ou le terme scientifique que tu veux, c'est pour �a que t'as un dipl�me.

- Sortez de chez moi ! - Toi, assis.

Xepas, c'est bon, on se calme.

Des fois je m'explique mal,

alors je vais te donner une deuxi�me chance.

Mais � la troisi�me, mon ami te fera comprendre ipso facto.

- Alors ? - Je vais appeler la police.

Tu crois que tu vas o�, hein ?

Putain de bordel de merde, Xepas...

Putain de merde !

Nando, �teins cette putain de musique.

- Mec, �teins cette putain de musique ! - Non, d�sol�, Kike.

Rojas te passe le bonjour.

- Ta gueule. - Arr�te...

- Ta gueule, encul�. - Non...

- Viens, tu vas aller bouffer de la merde. - Non, arr�te, non.

- Allez ! - Non !

- Vas-y ! - Mange, connard !

- Non, non, arr�tez ! - Allez !

Avale-moi cette merde !

Encore !

- C'est bon, hein ? - Qu'est-ce que t'as, Kike ?

- Sanchez, je te jure qu'on va te payer... - Ta gueule, connard !

Par respect pour ton p�re, Rojas va vous donner une semaine

- pour que le remboursiez... - On va te payer, mec !

Tu comprends pas quoi, putain ? On va te payer...

On t'a pas appris � te laver la bouche avec toute la merde qui en sort ?

On te l'a pas appris ? Tu vas me payer, fils de pute !

Tu vas me payer, t'entends ?

Vous me parlez maintenant ?

Qu'est-ce que vous voulez ?

Une seconde...

Je ne comprends pas. Que voulez-vous ?

Une couverture ?

Bon.

Voil�...

Vous ne vouliez pas une couverture ?

- Que voulez-vous ? - Cahier.

Allez, on en a pour une heure...

Ici ?

Ici ?

D'accord, bon...

Lampe, armoire...

- Armoire... Tiens, Mario ! - Qu'y a-t-il ?

Je pensais qu'il voulait une couverture, mais il parle d'armoire...

Je te l'�change contre Marcial.

Je n'y perds pas au change.

Tu me diras ce qu'il voulait.

Allez, je vous laisse.

Au revoir, Antonio !

Vous voulez quoi, hein ?

Vous voulez quoi ?

M'obliger � augmenter la dose, c'est �a ?

Bonjour.

Julia !

- Coucou. - Comme tu es jolie !

- Oui, comme une grosse vache. - Oui, �a va �tre un gros b�b�.

- Tu cherches Mario ? - Je devais le r�cup�rer pour une �cho.

- Tu l'as vu ? - Il est avec Antonio.

- Je le pr�viens ? - Ne t'en fais pas, j'y vais.

- Bonjour. - Salut, Julia.

- �a va ? - Oui.

- Bonjour. - Tu sais o� est Mario ?

Dans le jardin, peut-�tre.

Ils sont toujours ensemble, on dirait un vieux couple.

- Oui, il m'a parl� de lui. Il va si mal ? - C'est peu dire !

Il adore ton mari, c'est incroyable ! Mais moi �a me va tr�s bien.

Moins j'ai affaire � ce genre de patient, mieux c'est.

Enfin finalement, il n'est pas plus probl�matique que �a.

Le pire, ce sont ses fils.

Surtout depuis que le jeune est en prison, je ne te raconte pas.

- Comment �a, en prison ? - Oui, le cadet des Pad�n.

Ils l'ont arr�t�, c'est m�me pass� aux infos.

C'est Antonio Pad�n ?

Julia ! �a ne va pas ?

Mario !

Kike, ils t'ont fait quoi ?

Kike !

Qui t'a fait �a, hein ?

Sanchez ?

Putain d'encul� de Colombien !

Je te jure que je vais lui couper les couilles !

T'entends ? Je vais le tuer !

To�o, trouve la thune, s'il te pla�t.

�a va aller...

�a va aller, on y est presque.

On y est.

Le bloc op�ratoire est presque pr�t.

Vous devrez patienter ici une minute.

Une infirmi�re viendra s'occuper de vous.

Mario, qu'est-ce que tu fais ?

- R�ponds, qu'est-ce que tu fais ? - Rien, mon amour.

- Je ne fais rien, promis... - Ne me mens pas.

Bonjour.

Alors, comment �a va ?

Julia Otero Cebri�n, c'est �a ?

Julia, on a le m�me pr�nom.

Comment vous vous sentez ?

Vous avez mal ?

- Oui, ici. - Oui ?

Faites voir.

On va vous aider, ne vous inqui�tez pas.

Je vais v�rifier les constantes, la tension...

- Oui ? - La temp�rature...

- Mario ? - Oui, c'est moi.

D�sol�e d'appeler dans un tel moment, mais il faut que je v�rifie quelque chose.

Je m'appelle Ana Gonz�lez et je vais remplacer le Dr Lozano.

Il n'a pas r�apparu ?

- Premier b�b� ? - Non.

Oui.

J'�tais en train de consulter la fiche de votre patient, M. Pad�n,

mais je ne comprends pas toutes les donn�es.

- Il prend un m�dicament pour la tension. - Oui, du Nalaplil.

La dose prescrite est forte, mais sa tension est toujours aussi �lev�e.

C'est une erreur, en effet, c'est juste qu'Andr�s...

Enfin, le Dr Lozano, le lui a retir� temporairement

� cause d'un composant qui interf�rait, je crois,

avec le traitement qu'on lui avait donn� � l'h�pital.

C'est s�rement pour �a que sa tension est mont�e en fl�che.

Oui...

C'est ma faute...

comme on �tait dans l'attente des instructions du Dr Lozano.

Mais bon, j'aurais d� mentionner qu'il ne le prenait plus depuis des jours.

- C'est ma faute. - Pas de souci, je m'en occupe.

J'arr�te de vous d�ranger.

- D'accord. - Merci.

Bonjour, Antonio. Je m'appelle Ana.

Je suis le m�decin qui remplace Andr�s. Comment allez-vous ?

Eh bien, on dirait qu'il vous aime bien.

Non, Antonio, je ne vous comprends pas.

Mario dit qu'il se fait comprendre avec �a.

Oui ?

On va vous monitorer un petit peu.

�a va, �a ne vous serre pas trop ?

Non, �a va ?

Ou �a vous fait mal ?

Comme �a c'est mieux, non ?

- Comment �a va, Julia ? - Bien.

Je me suis endormie ?

Vous �tiez tellement �puis�e qu'on a d� vous donner quelque chose.

On laisse comme �a, d'accord ?

�a vous g�ne ?

Et mon mari ?

Il est parti, il avait une urgence au travail

et comme vous vous �tiez endormie...

M.

A.

R.

I.

On a l'habitude de parler...

Hier soir, il ne m'a pas r�pondu.

- Et c'est la derni�re... - Mario ! Pardon.

La police est l�.

- Je vois. - Andr�s a disparu.

- C'est bizarre... - Je ne comprends pas.

- Et ta femme ? - Rien, les contractions sont pass�es.

Si �a continue, ils provoqueront l'accouchement.

- C'est la rempla�ante ? - Attends, je vous pr�sente.

- Ana, venez une minute. - Oui.

Dites-moi.

Mario. On s'est parl� avant.

Oui, c'est vrai ! Il ne fallait pas se d�placer.

Je voulais m'assurer que �a allait avec Antonio.

- Ils ont un lien sp�cial. - Je vois.

Sache qu'ils se sont d�j� li�s d'amiti�.

- Ah oui ? - Oui.

- Mercedes ? - Pardon.

Bien, merci beaucoup.

Il souffrait beaucoup.

- Mais il voulait surtout parler... - Bien s�r, suivez-moi.

- Parler ? - Ana, vous pouvez venir ?

Oui, bien s�r.

- Bonne chance pour l'accouchement. - Enchant�.

Va � l'h�pital.

- Mario ! - Salut !

- Oui, au commissariat. - On verra �a l�-bas.

�a sera plus facile.

C'�tait qui ce type ?

Le type en costume, il faisait quoi ici ?

�a, c'est pour votre fils ?

Vous voulez voir votre ordure de fils ?

Vous voulez me griller ?

Vous voulez m'avoir ?

On verra qui aura l'autre.

Avec �a, vous passerez l'arme � gauche.

� vous de voir...

Vous lui avez dit quoi ?

Vous croyez que �a sera doux ?

Non, Antonio.

Une overdose, c'est une putain d'agonie !

Mario, il faut que tu reviennes, tout de suite.

Tu m'entends ?

Mario, fais ce que je te dis, je t'en prie.

Mario...

Faites de beaux r�ves, M. le maire.

- Il est �puis�. - Il a tout fait pour se faire comprendre.

J'imagine qu'avec vous, �a aurait �t� plus facile.

Oui, le nouveau personnel le rend un peu nerveux.

- Et l'homme, avant, c'�tait qui ? - Qui �a ?

- L'homme qui �tait au chevet d'Antonio. - C'est un notaire.

- Un notaire ? - L�, il est avec Mercedes.

Il veut un rapport qui confirme qu'il n'est pas s�nile.

�videmment, il me l'a demand�, alors que je ne l'ai vu qu'une fois.

Du coup, je devrais commencer �...

- Enfin, ce n'est pas � moi... - Non, �a c'est s�r.

Le Dr Lozano a laiss� un rapport un jour o� le fils d'Antonio est venu fou de rage.

- Oui, je me souviens. - Oui...

Donc tout est en ordre.

En attendant...

Son �tat m'inqui�te, il devrait �tre transf�r� � l'h�pital.

Qu'est-ce que tu fais l� ? Mini-Mario est d�j� n� ?

Il nous fait tourner en bourrique.

On dirait qu'il est bien au chaud.

Encore enchant�e.

Ana, la prise de sang d'Antonio peut �tre envoy�e au labo.

Je leur donne demain � la premi�re heure.

D'accord, merci Sof�a.

Mercedes a raison, t'es drogu� au boulot.

- On peut dire �a. Bon allez, je file. - Bisou � Julia, appelle si tu as besoin.

Je l'embrasse de ta part.

Le jour suivant, on devait se voir pour une r�union...

Je ne vous ai pas encore tout dit, Antonio.

C'est moi qui l'ai tu�.

J'ai tu� mon fr�re.

Quand il pesait 30 kg et qu'il pouvait � peine parler...

Il me suppliait tout le temps d'en finir une bonne fois pour toutes.

Et c'est ce que j'ai fait.

Et ce dernier shoot nous a an�antis.

Tous les deux.

Je croyais que quand ce moment arriverait, je me sentirais soulag�.

Mais �a n'a pas �t� le cas.

Je veux juste en finir avec tout �a.

Bonne nuit, monsieur le maire.

Non !

C'est ton fr�re ! Tu vas le tuer !

Rojas, arr�te, �coute-moi.

�coute-moi, Rojas.

Je te dis que j'ai presque tout, je te le jure.

Arr�te tes conneries !

Je fous quoi moi en deux jours ?

J'en ai d�j�...

J'en ai ras le cul de tes menaces de merde.

Va te faire foutre, enfoir�.

Oui, t'as bien entendu, va te faire foutre.

Alors, tue-nous, putain et arr�te avec �a !

Esp�ce de putain d'encul� de merde !

Esp�ce de fils de pute !

Fait chier !

Regarde-moi ce fils de pute.

Putain.

Tu te caches o�, fils de pute ?

- Non, merde. - Je te tiens !

Il ne r�pond pas.

Tu veux jouer ?

On va jouer, putain !

L'enfoir�...

Stop, enfoir� !

To�o ?

To�o ?

Je tourne. Tr�s bien.

G�nial. Allez, allez, allez !

Prenez de l'air. Allez, on a presque fini.

Allez, comme �a !

Continuez, allez !

Allez, encore un peu !

Allez, encore !

On y est presque !

On se repose.

Allez, respirez !

Respirez !

Encore. Allez, allez, allez !

Poussez !

Allez, continuez !

Allez, poussez !

Poussez, allez !

Voil�, tr�s bien !

Allez, encore un peu !

Poussez !

On y est presque, allez !

Continuez !

On se repose.

Prenez de l'air et poussez.

Encore...

Allez, allez !

Voil�, parfait.

Je le vois, il arrive !

Doucement. Je l'ai, c'est bon.

Il est l� !

Son pr�nom ?

Sergio.

Merci, mon amour.

Ne me touche pas, putain !

Ne me touche pas !

Ne me touche pas, connard !

Vous regardez quoi, putain ?

Vous regardez quoi ?

C'est bon, ne me touche pas. J'y vais tout seul.

J'y vais tout seul !

J'y vais.

- Mario. - Oui ?

On s'est vus � la maison de retraite, mais nous n'avons pas �t� pr�sent�s.

- Vous �tes le notaire. - Alfredo Matas.

Navr� de vous aborder ici,

mais c'�tait l'occasion pour �tablir un premier contact.

Un premier contact ?

Avec moi ?

- Bonjour, Enrique. - Qu'est-ce qui se passe ?

- Qu'est-ce qu'il fout ici ? - Il doit assister � la lecture.

Vous vous foutez de moi ?

Vous le savez, M. Pad�n ne parlait plus, mais il fut tr�s clair durant ma visite.

De sorte que je peux me porter garant de la validit� de ce document.

Au vu des circonstances,

M. Pad�n m'a sugg�r� de filmer notre entrevue.

Voici une cl� USB de l'enregistrement.

De plus dans le dossier vous trouverez un certificat de capacit�,

sign� par le Dr Andr�s Lozano,

attestant que l'�tat de M. Pad�n n'affecte pas ses facult�s mentales.

C'est donc pourquoi ce testament est valide.

TESTAMENT M. Antonio Pad�n Salgado

Proc�dons donc � la lecture du testament que j'ai r�dig�

conform�ment � la volont� exprim�e et approuv�e par M. Pad�n,

comme en t�moigne la vid�o.

Constitu� � la r�sidence Argentos, � 20 h 26, le 23 juin en l'an 2018.

M. Pad�n Salgado compara�t devant moi,

avec son document national d'identit� num�ro 35418971P.

Lisons maintenant uniquement les clauses importantes du testament.

En premier lieu,

M. Pad�n exprime la volont� qu'� son d�c�s les clauses suivantes soient respect�es :

il d�signe en tant qu'h�ritier de tous ses biens

le premier descendant de M. Mario Vilas, responsable des infirmiers � Argentos.

En second lieu, il l�gue � ses fils Antonio et Enrique Pad�n

seulement la r�serve qui leur correspond l�galement.

Vous avez des questions ?

Je te jure que je ne savais rien !

Je peux y renoncer ?

- Fils de pute. - Vous n'�tes pas l'h�ritier.

Seul votre fils peut y renoncer.

Tu devras lui en expliquer des choses.

Xepas.

Et c'est toi qui l'as cherch�, tout seul.

Fils de pute !

Esp�ce d'encul� !

Et pas de rat�.

Tr�s bien, ciao.

Viens me sucer le bout.

Non, non, non...

D�DI� � XAN CEJUDO

Traduction : Alix Gentil Sous-titrage : audioprojects

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