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DU SANG DANS LE D�SERT
Je me faisais la main.
O� est le sh�rif ?
Sh�rif ?
- Oui, M. King ? - Qui est-ce ?
Aucune id�e.
Hickman. Morgan Hickman.
D�sarme-le, il a tu� quelqu'un.
Vous d�rangez pas.
Vous aurez plus besoin de �a.
Luke Jamerson, recherch�. 500 dollars de r�compense.
Un chasseur de primes !
C'est �a.
Je l'ai traqu�, il a voulu m'avoir.
Un duel en r�gle, pas de balle dans le dos.
Un mort vous chiffonne ?
Notre sh�rif ne tue pas.
Mais il n'a pas pris Jamerson.
Je ne repr�sente pas la loi. Je la sers pour en vivre.
Comme vous, si vous travaillez en toute l�galit�.
C'est le cas, je suis banquier.
Et maire. Chacun ici a son affaire,
� part le juge et le Dr McCord.
Prenez-vous-en � la compagnie
qui a mis la t�te de Jamerson � prix.
Il l'a d�valis�e en faisant un mort.
Elle le voulait "mort ou vif". Le message �tait clair.
Soit, Hickman. Mais prenez votre prime et filez.
�a me convient. Je touche la prime quand ?
D�s que possible.
Je ne crois pas sur parole que c'est Jamerson.
Je ne le connais pas.
Il y a quelqu'un qui peut le reconna�tre.
Bart Bogardus est son cousin. Enfin, il l'�tait.
Qu'il l'atteste sous serment.
Il y a une demande � signer.
Ce sera quand ?
Demain matin.
Je vous laisse le colis, sh�rif. Je cherche une piaule.
Je voudrais une chambre.
J'en ai pas.
Cherchez mieux.
J'ai dit que je n'en avais pas.
Il y a un autre h�tel ?
Non.
O� je laisse mes chevaux ?
� la sortie de la ville. En partant, on passe devant.
N'aie pas peur, je te ferai pas de mal.
Je vais t'emmener chez moi, tu y seras bien.
Salut.
Tu fais quoi, l� ?
- Je prends des pigeons. - Fiche le camp !
Je te l'ai d�j� dit.
File, je veux pas voir ceux de ton esp�ce.
Qu'est-ce que tu veux ? - Caser mes chevaux.
- Tu sais qui je suis ? - J'ai pas demand�.
Je m'appelle Bogardus.
Bart Bogardus. Jamerson �tait mon cousin.
Toute famille a une brebis galeuse.
Parfois deux.
Fiche le camp.
T'es le patron chez toi.
Je peux monter sur votre cheval ?
Tu n'es pas trop petit ?
Descends, tu t'�loignes trop.
- J'habite ici. - O� �a ?
- O� tu �tais ? - � l'�curie.
Tu ne devais plus y aller.
- J'ai pas peur. - Mais moi, si.
Merci de le ramener.
O� je pourrais loger ?
Vous dormiriez avec mon fils ?
J'ai rien contre.
Moi non plus. Venez.
Un autre caf� ?
Je veux bien.
Tu peux sortir de table.
- Vous vivez seule ici ? - J'ai mon fils.
Restez. Comme �a, je ferai du cheval.
Kip !
Je resterais bien un peu si ta m�re est d'accord.
Bien s�r. Pas vrai, maman ?
M. Hickman peut rester s'il veut.
Venez voir mes pigeons.
Pas ce soir. Laisse M. Hickman.
Je demandais ! Ils viennent de l'�curie.
- Tu en as assez comme �a. - Non !
Je les �l�ve.
Deux ont pondu des oeufs. Vous voulez voir ?
Kip, �a suffit.
- Je vais voir mes chevaux. - Je vous accompagne.
Il vous emb�te ?
Je vais voir ses pigeons.
Je vous montre mes pigeons ?
Je te suis, chef.
Vous les voyez ?
Que vas-tu en faire ?
Je vais les vendre pour m'acheter un cheval.
Et peut-�tre un chien.
- C'est pas pour demain. - Mais j'y arriverai.
Maman ! - Dors maintenant.
Chouette petit.
Il ne vous casse pas les oreilles ?
- J'aime les enfants. - Et ils vous le rendent.
J'ai eu un fils.
Vous l'avez perdu ?
Lui et ma femme. En m�me temps.
Ces souvenirs me reviennent...
en vous voyant coudre votre robe.
Je la regardais faire �a.
J'aimais bien.
C'est une robe pour une dame de la ville.
Vous vivez de couture ?
Quand je trouve du travail.
C'est tout pour ce soir. Il se fait tard.
Je vous retiens ?
Non ! Je vais dormir dans la couchette.
Allez au lit quand vous voulez.
Si c'�tait moi qui dormais dans la couchette ?
Je me l�verai avant vous.
Tenez, une bougie pour y voir.
Pardon, j'ai oubli� votre nom.
- Nona Mayfield. - Mayfield ?
On vous a parl� de moi en ville ?
Non, mais... Mayfield...
Votre fils a l'air mexicain.
Je n'ai rien contre eux.
Et contre les Indiens ? Le p�re de Kip �tait indien.
Vous pouvez partir demain.
Inutile de discuter, Ben.
Tu devais �tre sh�rif provisoirement.
Millie, faut que je te dise.
Ce que j'esp�re, c'est...
que si je leur montre, si je me distingue...
Oui, pour finir au cimeti�re.
C'est moi que tu veux ou cette �toile ?
Il faudra me mettre dehors.
Alors, au revoir.
Eh, bien ! Bonjour, Millie.
Quoi ?
Elle veut que je rende mon �toile, Doc.
Millie, c'est l'�toile de ton p�re.
Il n'aimerait pas qu'elle perde de son lustre.
Il n'y a que Ben pour pouvoir la porter.
Tu pr�f�res la voir sur Bogardus ?
Je m'en moque !
Je ne veux pas de sh�rif dans ma vie.
Serais-tu l� si ta m�re avait dit �a ?
J'ai vu maman souffrir,
craindre le pire, et c'est arriv�.
Je ne veux pas finir veuve.
Il y a une citation qui m'est rest�e en t�te.
"Dans les orties, se cache la fleur qui sauve."
Ton p�re l'a cueillie pour le bien de la ville.
Les familles ont pu prosp�rer.
Quelqu'un devait traverser les orties.
Que quelqu'un d'autre le fasse.
Personne ne veut, et les canailles l'emporteraient.
En voil� un qui n'a pas peur des orties,
mais qui rafle les fleurs.
Les chasseurs de primes, merci bien.
L�, vous �tes tous d'accord.
Son p�re a �t� notre sh�rif pendant 20 ans.
Si vous sentez un froid, attendez dehors.
Je veux seulement la prime.
� propos, j'ai le certificat de d�c�s.
J'atteste que Jamerson est mort sur le coup
d'une balle tir�e avec maestria.
Bon, je vais voir une nich�e.
Abe Pickett a eu onze filles
et son Annie se pr�pare � accoucher.
En voil� une qui oeuvre pour notre pays.
Reste, tu seras notre t�moin.
Ma demande est pr�te ?
Oui. Signez.
Il faut que vous signiez.
Je connais mon travail. Je dois v�rifier avant.
Bon, j'attendrai votre signature.
Vous avez sign� ? Il a sign� ?
- Bogardus ! Il va te tuer ! - L�che-moi.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je vais t'arr�ter.
Tu te fais des id�es.
C'est la loi.
On a le droit de se d�fendre.
Ce m�tis l'a bien cherch�.
Ne va pas plus loin, �a suffit !
On va discuter.
Je dois te d�sarmer.
Tu vas �couter. Je me d�fendais, j'ai des t�moins.
Un sh�rif ne d�sarme pas un Blanc qui descend un Indien.
Tu d�fends les Indiens ?
- Je dois... - Bouge pas !
Te hasarde pas � refaire �a.
Je t'offre un verre pour discuter entre hommes.
H�, vous �tes t�moins.
Le sh�rif veut me descendre.
Non, je veux seulement ton arme.
Si on d�gaine, c'est pour tuer.
On te voit tous venir.
Calme-toi, je ferai pas d'histoire.
C'�tait une erreur de d�gainer devant moi.
Tu avais aucune raison.
J'aime pas qu'on d�gaine sous mon nez.
Oh, que non.
Fallait pas, Ben.
Pas un homme en ville se permettrait...
D�sol�, sh�rif, mais vous avez oubli� de signer.
Arr�tez-le. - Mon chapeau !
Avance.
Comment te remercier ?
Signe.
Sans toi...
Je veux seulement ma prime.
Bien s�r.
Si j'avais vu le coup du chapeau, j'aurais tir�.
Tu allais te faire tuer.
Tu as fait des bourdes.
- Oui ? - Du d�but � la fin.
Tu l'as laiss� t'arr�ter, te parler.
Tu l'as �cout� et tu as d�gain� au mauvais moment.
Il avait sorti son arme.
Si tu t'�tais approch�, il n'aurait pas tir�.
De pr�s, on risque d'�tre bless� ou tu�,
m�me si on a d�gain� en premier.
En exhibant ton arme, tu le poussais � avoir ta peau.
Enl�ve ton �toile si tu veux rester en vie.
- Tu entends ? - J'abandonnerai pas !
Le grand argument des femmes : claquer la porte.
Mais elle a raison.
Elle sait ce que tu risques.
On s'accroche � cette �toile.
Contre un bel enterrement.
Occupe-toi de ma demande.
Un chasseur de primes ne peut pas comprendre.
J'ai �t� sh�rif plus que tu ne le seras jamais.
- Bonjour, madame. - Entrez.
Je peux voir M. Hickman ?
Entre, Owens.
On peut discuter dehors ?
Pourquoi ?
J'aimerais te voir seul.
Elle peut tout entendre. Qu'y a-t-il ?
J'ai... je t'ai trouv� une chambre.
J'en ai d�j� une.
Je parle d'une chambre � l'h�tel.
J'ai fait jouer la loi, tu auras la meilleure chambre.
Je suis bien ici.
Il y a autre chose ?
Ben, oui.
C'est vrai que tu as �t� sh�rif comme moi ?
Comme toi, non.
Et pourquoi tu as d�missionn� ?
�a me regarde.
Tu veux bien sortir ? �a n'a rien � voir avec elle.
Morg a un probl�me ?
Non.
Alors ?
J'ai des ennuis.
- Bogardus a �t� rel�ch� ? - Oui, il avait des t�moins.
Il a r�cup�r� ses armes ?
Tout ce qu'il a eu, c'est 50 dollars d'amende.
- Depuis quand tu es sh�rif ? - Depuis la mort du sh�rif Parker.
Et personne ne voulait sa place.
Si. Bogardus.
Pour pouvoir tirer impun�ment.
Et il a �t� �cart�. On ne veut pas de captifs morts.
Ils veulent juste un sh�rif mort.
Et on t'a pris ?
C'est temporaire.
Plus que tu ne crois.
J'ai beaucoup � apprendre.
Tu n'en auras pas le temps.
Sauf si tu me montres.
- Rends ton �toile. - Non !
Je pars bient�t.
�a peut suffire pour changer la donne.
N'arme pas du bout du pouce, �a risque de glisser.
Attrape le chien avec tout le pouce
et ton pistolet sortira pr�t � faire feu.
Il ne suffit pas de savoir bien viser.
Il faut �tre d�tendu, confiant. Tu manques de confiance.
Et Bogardus a pu t'arr�ter. - Oui.
Il faut que tu gardes ton sang-froid.
Ne prends pas de risque inutile, attends.
Et finis-en du premier coup.
Attendre ?
C'est le quart de seconde o� se d�cide qui y laissera sa peau.
Je veux pas tuer.
Alors, abandonne.
Tout homme m�rite une chance de se rendre.
Ou de te descendre.
Tant que tu portes l'�toile, dis : "Haut les mains".
Et regarde bien ces mains.
Le type les l�ve ? Tu as ton prisonnier.
Il les baisse ? Un de vous deux y reste.
Un type bien n'aime pas tuer, mais s'il tire, c'est pour �a.
On peut blesser.
Toi, tu feras pas long feu.
Ces armes qu'on fait valser en tirant dessus, c'est du pipeau.
On tire pour tuer. Un bless� peut encore t'avoir.
Tu l'as fait. L'arme de Bogardus a vals�.
C'est toi qui risquais ta peau, pas moi.
Si tu avais rat� ?
Il t'aurait eu, puis je l'aurais eu.
Essaie encore.
Le bois a �t� emport�.
Tu vois ce moignon, l� ?
Oui.
D�gaine vite, mais pense � ce quart de seconde.
L�, tu serais mort. - J'ai d'autres balles.
Tu ne prends pas ton temps.
C'est risqu� d'�tre lent.
Qui a parl� de lenteur ?
Sois rapide en entrant en action, mais soup�se les choses.
Prends ce quart de seconde. C'est le premier coup qui compte.
Apr�s, c'est r�gl�.
Tu pensais pas que je le toucherais ?
Si ?
Essaie voir.
C'est pas tout pr�s.
J'ai eu de la chance.
Qui c'est ?
- Sh�rif. - Salut.
- Vous tirez ? - On s'entra�ne. O� allez-vous ?
En ville, aux provisions.
C'est Zeke et Ed McGaffey.
Ils ont une baraque � Red Canyon.
Ils ont du sang indien, non ?
Tu vois tout, toi.
J'ai vu que tu portais tes armes trop bas.
Comme le sh�rif Parker.
Il est mort.
Qu'est-il arriv� ?
La diligence a �t� attaqu�e.
Il a gard� ses soup�ons pour lui.
Un jour, son cheval est revenu seul.
Et on l'a retrouv� une balle dans la t�te.
- �a va mieux ? - Oui, tu veux voir ?
Demain.
Il n'y a pas que les armes. Il faut aussi tenir la ville.
C'est ton deuxi�me whisky ?
Je tiens l'alcool.
Oui, tu te sens plus s�r de toi.
� tort.
Une bi�re, c'est pas s�rieux.
Je ne suis pas pris au s�rieux ? Fais comme tu veux.
Je dois apprendre quoi encore ?
Arr�te de jouer au gros m�chant.
Tu t'imagines que tu as l'air plus m�r, plus dur.
Plais aux honn�tes gens si tu veux compter sur eux.
Assieds-toi.
- Mais... - Assis !
Tu n'as pas vu qu'ils ne sont pas arm�s ?
Apprends � ne pas t'en m�ler.
� moins d'�tre le plus fort.
T'es d�j� tomb� sur un fort ?
Si tu survis, ce dont je doute, tu peux devenir le plus fort.
Je veux garder cette �toile.
�tudie les hommes, sers-toi de ta t�te.
Une arme est un outil, un truc � ma�triser.
Les hommes, c'est plus dur.
En voil� un qu'il faut dresser.
Bon, on va se coucher.
- � demain. - On dirait bien.
Merci, Morg.
Je te rends bien service ?
Pourquoi Morg rentre pas ?
On attend depuis une heure. Allez, va au lit.
Faut que j'attende son retour. C'est pas poli.
Il comprendra, je crois.
Morg !
Regarde, je suis le sh�rif !
Un peu d�penaill�.
J'ai rien d'un sh�rif ?
Tu l'es plus que celui d'ici.
Sh�rif, au lit !
- Je pourrai faire du cheval ? - Oui !
Je vous ai retenue ? - Non.
Je voulais vous parler.
J'ai eu tort hier soir.
Vous en �tes s�re ?
J'avais peut-�tre raison. Mais plus aujourd'hui.
Ni maintenant.
La col�re a pris le dessus.
Il y a tant de haine envers les Indiens !
On nous a �lev�s comme �a.
Pas moi.
Mon p�re �tait agent indien. Il les respectait, les aimait.
Et moi aussi.
J'en ai connu d'extraordinaires.
Une haine inculqu�e laisse des traces.
Je sais.
"Un bon Indien est un Indien mort."
S'il y en a un assez fier pour dire qu'il est notre �gal,
on le tue.
Et ce n'est pas un meurtre.
C'est seulement devenu un bon Indien.
Et �a ne s'arr�te pas l�.
S'il y a un enfant � honnir,
une femme � accuser...
C'est � Kip que je pense.
Il m�rite cette bataille.
Comment avez-vous fini ici ?
J'ai eu un ami. Un seul.
Kip �tait malade et je n'avais pas un sou.
Le docteur l'a sauv�.
Non seulement il nous a trouv� ce toit,
mais il a convaincu des dames � me confier leur couture.
Le vieux McCord ?
Doc Joe.
Je me fiche de ce qu'on dit.
Plus on m'attaque, plus je d�fends Kip.
Vous comprenez ?
Oui, mais pour moi, c'est pas un gamin.
C'est peut-�tre de l'orgueil.
Si on me chasse, je m'impose.
Vous allez rester ?
Jusqu'� ce qu'on me paie.
Je vais peut-�tre vous causer des ennuis ?
Restez autant que vous voulez.
Kip a de la chance.
Vous avez vu Ben Owens ?
Il arrive avec Morg Hickman.
Je le croyais plus fut�. Il ne l�che plus ce type.
Ne le perdez pas de vue, j'appelle le maire.
Sh�rif ! Ben !
Je veux te voir.
Attends dans mon bureau.
Qu'y a-t-il ? - J'ai � te parler.
Qu'est-ce que tu as ?
Garde �a, Millie.
- Je vous l'ai dit... - Remets �a dans ta bouche.
Elle a de la fi�vre.
- Je me promenais... - Qui c'est, le m�decin ?
Garde �a dans ta bouche !
Quel jour on est demain ?
C'est votre anniversaire, et on va f�ter �a.
Avec toute la ville
et tous ceux que vous avez fait na�tre.
Je m'en moque si je n'ai pas mon cadeau.
Quel cadeau ?
Je veux que vous vous mariiez.
C'est donc �a !
Tu �tais mignonne comme tout � peine n�e.
Reste-le.
Cet empot� de sh�rif, lui, �tait teigneux et braillard.
Il m'a mordu quand je l'ai fess�.
Mais il s'est rattrap�.
Je veux voir ces deux b�b�s avoir d'autres b�b�s,
comme Dieu l'a voulu.
Pourquoi tu ne veux pas ?
Vous le savez !
Il ne peut pas plus se d�filer que toi.
Les femmes !
Elle veut que je d�missionne. Je refuse !
On pourrait t'obliger � le faire.
Personne n'aime que tu passes ton temps avec Hickman.
Jour et nuit, pratiquement.
- Je sais ce que je fais. - Tu es le sh�rif !
Il a �t� sh�rif !
- Qui t'a dit �a ? - Lui !
Et tu le crois ?
Pourquoi il me mentirait ?
L�, il y a 50 ans de m�tier.
Toute l'histoire de la ville.
C'est celui-l�.
Je t'�pargne la date, tu la connais.
"Temp�te de neige. Suis all� chez les Owens � dos de cheval.
Elizabeth Owens a accouch� d'un gar�on de 4 kilos."
Je vais ajouter un post-scriptum :
"Il est devenu un bon sh�rif
avec un gros d�faut : il gobe tout ce qu'on lui dit."
Il m'aurait menti ?
Disons que je suis sceptique.
Le maire n'est pas dupe et je veux que tu gardes ton �toile.
Merci, Doc !
Morg, tu m'as menti ?
Quoi ?
- Tu dis que tu as �t� sh�rif. - Oui.
Pourquoi tu ne l'es plus ?
�a ne te regarde pas.
Il faut que je sache pourquoi.
- J'�tais idiot. - Je le suis aussi ?
Comme tous les sh�rifs !
Tu aimes qu'on te tape dans le dos, te sentir important.
Les gens comme il faut t'admirent.
Je connais la musique.
Il y a eu un sh�rif au Kansas qui y croyait comme toi.
Il �tait tout fier de ne tuer aucun bandit.
Puis sa femme et son b�b� sont tomb�s malades.
Il leur fallait un climat plus sec.
Et mille dollars.
Il est all� voir son ami banquier...
mais l'argent et l'amiti� ne font pas bon m�nage.
L'ami �tait navr�, mais il fallait des garanties.
Il ne pouvait pas en donner.
Il devait gros au m�decin.
Mais ses amis bien �tablis allaient bien le d�panner.
Mais �a a �t� pareil.
Comment il rembourserait s'il partait loin ?
Qu'est-ce qu'il a fait ?
Un homme �tait recherch�.
Pour une belle somme. Mort ou vif. Il l'a traqu�.
�a a pris du temps.
Il a d� partir loin, mais il l'a trouv�.
Il a fallu qu'il le tue pour l'avoir.
Il l'a ramen�.
Il a touch� sa prime.
Mais sa femme et son fils �taient morts.
Il n'a plus voulu entendre parler de l'�toile.
Voil� ces messieurs !
- Vous attendez votre prime ? - Oui.
La compagnie concern�e a autoris� le paiement.
Merci.
Signez. Lisez avant.
Cette fois, j'ai eu des garanties.
Et partez.
Faudrait payer cher pour que je reste.
Sh�rif, le conseil municipal se r�unira demain.
C'est l'anniversaire de McCord.
Alors, apr�s-demain.
Doc avait raison, je vais perdre mon �toile.
Tu es verni.
Je vais pas me laisser faire !
Merci pour tout, Morg.
Oui, t'es bien un sh�rif.
Je regrette de louper ce conseil.
Moi de m�me.
Sh�rif ! Sh�rif !
- Quoi ? - Un hold-up.
Johnny est bless�. Appelez le Doc !
Il est dans la diligence.
- Reculez. - De l'air.
Voil� le Doc.
On le sort ?
Pas encore.
Euh... que s'est-il pass� ?
Pas loin de chez les Pickett. Deux types masqu�s.
Johnny en a touch� un et l'autre l'a eu.
Comment il va ?
Il est mort.
Johnny �tait un type bien.
Si j'�tais sh�rif, j'en buterais deux.
McCall.
Sloan. Hardman.
Trois, �a suffit.
- J'en veux un de plus. - Ce sera moi.
Morg.
Ton comparse t'a l�ch�. La prochaine fois, je commanderai.
Trois, �a suffit. On est quatre avec toi.
Jim, montre-nous o� �a s'est pass�.
La piste commence ici.
Le type touch� � l'�paule par Johnny a perdu son fusil.
On y va.
Morg, o� tu �tais ? Je t'attendais !
Ben... j'ai eu � faire en ville.
Et ce cheval ?
Le cheval pie ? Il s'appelle Dinky.
Il est � toi ?
- C'est le tien. - Il est � moi ?
Dinky !
Maman, j'ai un cheval !
J'ai un vrai cheval !
Tu n'as pas dit merci !
Il s'appelle Dinky ! Il est pas beau, maman ?
Attends !
Kip, tu dois dire merci !
Il ne vous a pas remerci�.
Si, vous avez vu sa joie ?
- Vous �tes trop g�n�reux. - Loin de l�.
Quand on vit seul, on devient �go�ste.
Croyez-moi, on ne donne rien pour rien.
Vous m'offrez un caf� ?
D'accord.
- Salut, Doc. - Ben, �a n'a rien donn� ?
Pas encore. Mais on a trouv� des traces de sang.
�a a l'air grave ?
Aucune id�e. Il a �t� bless� � l'�paule.
- O� allez-vous ? - Vous avez vu Abe Pickett ?
En coup de vent.
Il est arriv� en trombe. Annie avait les douleurs.
Je la connais, elle est solide.
J'ai donn� le jour � ses 11 filles.
Elle a toujours 3 ou 4 heures de douleurs.
La femme id�ale pour un homme qui vit loin de tout.
Soyez de retour demain matin.
Je ne risque pas de rater ma f�te !
� demain !
Abe ?
Abe !
J'ai dormi ?
Deux heures, en gros.
La petite ! Elle est n�e ?
Je te lis mes notes.
"� 2h25, le 16 juillet,
le jour de mes 75 ans.
Annie Pickett a eu un gar�on de 4 kilos."
Un gar�on ?
"Annie veut le nommer Joseph Jefferson McCord,
du nom du ci-pr�sent m�decin."
C'est pas une autre fille ?
Je suis vieux, mais pas g�teux, j'esp�re.
Si tu veux voir toi-m�me.
Oui !
Annie ! Annie ch�rie !
Ch�rie ?
Annie ?
Bessie.
Tu es comme Annie Pickett.
Tu as des tr�sors de patience avec ces bonshommes.
Bon, je vais dormir un peu.
Tu connais le chemin.
Doc !
Je suis Ed McGaffey.
Vous venez chez nous ?
- Qui est malade ? - Mon fr�re Zeke.
Je ne sais pas o� c'est.
Suivez-moi.
File !
Allez !
Allez, ouste !
Eh, ben.
Ce n'est pas joli.
Explique-lui.
On chassait.
Zeke s'est mis devant un daim quand j'ai tir�.
D�sol�, petit.
C'�tait ma faute.
Approche la lampe.
Bon, je vais te faire mal, petit.
Alors, ma vieille ?
Tu t'es repos�e. � moi, maintenant.
�a va �tre une belle journ�e.
La journ�e de McCord !
Que dis-tu de �a ?
La journ�e de McCord !
Zeke va s'en tirer ?
Il aurait fallu le soigner plus t�t.
Il sait, tu crois ?
Il a tout de suite compris.
Non ! Tu peux pas faire �a !
Non ! Ed !
Ed ! Fais pas �a !
Silence !
Doc Joe arrive !
Le clairon du sergent vous dira quand chanter.
Le violon donnera la mesure, suivez-la.
Et chantez fort, qu'il entende !
Il arrive !
Vous �tes pr�ts ? Le voil� !
Dr Joe ?
Doc ?
O� �tait-il ?
Chez les Pickett.
Vous le verrez l�. Il notait toutes ses visites.
�a y est ?
Voil� ce qu'il a �crit en dernier :
"Ed McGaffey m'a arr�t�, car son fr�re allait mal.
Oui, il allait mal.
Une balle dans l'�paule
en chassant le daim."
Ed McGaffey !
L'assassin de Johnny.
Je veux �tre de la traque.
Tous les hommes en seront.
Sh�rif, organisez la traque.
Rentrez chez vous.
Nous savons de source s�re qui a tu� le Dr Joe.
Pour la capture des fr�res McGaffey,
nous offrons une r�compense.
Mille dollars pour chacun d'eux. - Morts ou vifs ?
- Vivants. - C'est des m�tis !
- Quel rapport ? - C'est pas des hommes !
Comme tout m�tis, ils sont sournois.
S'il faut les ramener vivants, on aura peut-�tre des morts.
Bon. Morts ou vifs.
Organise la traque.
Sh�rif ! Faut y aller !
Un bon conseil.
Ce sera dur, ils sont furieux et trop nombreux.
Impose-toi ou �a va chauffer.
Viens.
Je chasse seul.
Tr�s bien. Mais alors, te m�le pas de �a.
Ton maire s'est rang� � mon avis.
Avec une prime pareille, "morts ou vifs",
�a veut dire morts.
Je les prendrai vivants.
Avec cette arm�e, �a ne risque pas. Ils vous entendront de loin.
Sh�rif, on y va ?
Il faut les traquer seul.
- Alors, quoi ? - Tant pis !
On y va !
Que vas-tu faire ?
Te donner une derni�re le�on.
Vous allez les traquer seul ?
C'est plus s�r qu'en bande.
On peut finir sous un cheval.
O� est Kip ? - Dehors.
Je ne l'ai pas vu.
Il y est avec son poney.
Le poney n'est pas l�.
Kip !
- Il a vu passer la bande ? - C'est certain.
Il joue encore au sh�rif.
Il les a suivis.
Il va �tre bless� !
Je vais le trouver.
Son poney est lent, je vais le rattraper.
Personne !
Ici non plus !
On br�le la baraque !
Allez, on va les choper !
Attends-moi !
Et ta bande ?
Je l'ai l�ch�e, elle ob�it � Bogardus.
Je te l'avais dit.
Si le sh�rif ne s'impose pas vite, il se retrouve avec une meute.
C'est ce que c'est.
Tu es l�, toi ?
Je cherche un gamin.
M�me deux, du nom de McGaffey.
- Du nom de Kip. Tu l'as vu ? - Non.
Je t'avertis, je les veux vivants.
Ils auront un proc�s dans les r�gles.
Je ramasserai les primes quand je serai pr�t.
Je me fiche des McGaffey et de toi, je cherche un gosse.
- Un gosse, hein ? - Oui.
Je piste les McGaffey.
Ils sont l� et le gosse aussi. Laisse-moi faire, reste ici.
Ah, oui ?
Le chien est suivi.
Je vais r�gler �a au fusil.
Tout va bien ?
- On m'a tir� dessus ! - Qui �a ?
Je sais pas. Il y a une caverne.
Prends mon cheval et rejoins le sh�rif.
- Le gosse ? - Avec les chevaux.
- Couvre-moi. - Pas de �a.
Tu ne les auras pas vivants.
- Ne t'en m�le pas. - Tu te feras tuer.
Tu auras ton occasion.
Tu vas apprendre � la dure.
Vas-y.
Ed !
C'est Owens. Tu m'entends ?
Ed, ne tire pas.
Je vous promets un proc�s loyal.
Posez vos armes, j'arrive.
Il m'a tir� dessus.
Il t'a fait la raie, c'est tout.
T'as la t�te dure, la balle a rebondi.
Il m'a tir� dessus.
Couvre-moi.
Attends.
Mets-la.
Je n'ai jamais rencontr� une t�te de mule pareille !
Je m'appelle Hickman.
Vos t�tes valent cher et je veux la prime.
Des clous !
Je t'aurai comme le sh�rif.
Tu ne l'as pas eu. Il me couvre plus bas.
Tu parles ! On l'a vu tomber.
Sh�rif, tire deux coups de feu !
Pas par ici.
Tu pourrais tuer un rat ou un chasseur de primes.
Tu tires mal, McGaffey.
T'es bon qu'� tuer un vieil homme d�sarm�.
Balancez vos armes.
Laisse-les passer, Kip les arr�tera !
Vos chevaux sont plus malins. Jetez vos armes et sortez !
Faut que je sorte. Je sors.
Reste ici, Zeke.
Bouge pas. Reste ici.
Jette tes armes.
Tu les as pris vivants.
Oui.
Avancez.
Kip ! Kip !
�a va ? Tu n'as rien ?
Emm�ne-les en ville.
Je pourrai le garder ?
C'est ton chien maintenant.
Quelle journ�e ! On a attrap� deux hors-la-loi !
Ils ont avou� ?
- C'�tait l'a�n�. - Pourvu qu'on les pende.
Le jeune me fait de la peine.
Mais il s'en tirera, il ira en prison.
Vous ne restez pas ?
Non, je repars demain matin.
Vous ne pouvez pas.
Et les primes ?
- Elles reviennent � Kip. - � Kip ?
Il les a trouv�s.
C'�tait le plus dur.
Bien vu, Kip. Tu as travaill� seul.
Non, c'est votre argent. Vous ne pouvez pas !
- Qu'en feras-tu ? - Je le donnerai � maman.
Je pensais bien.
On te reverra ?
Je peux venir ?
Il y a ta maman.
Elle ne veut plus rester.
Bogardus.
Il va y avoir du grabuge.
Ben a mis les McGaffey en prison.
C'est bien le probl�me.
Bart ! H�, Bart !
Bart, le sh�rif a mis les McGaffey en prison.
Vous d�sirez quelque chose ?
Ce soir, grande f�te.
Toute la ville est invit�e.
Les McGaffey auront le proc�s promis.
Oh, que oui.
Les jur�s blancs sont d�j� l�. Ils ont rendu leur verdict.
Bon...
Ed McGaffey sera pendu, mais dans le cadre de la loi.
Si on bafoue la loi, elle n'a plus aucun sens.
Qui est avec moi ?
Allez, je vous offre un verre !
Il est arriv� � rien.
Il a m�me pas essay�.
Sh�rif, qu'est-ce qu'ils ont dit ?
Sh�rif !
Combien de volontaires ?
Pas un seul.
Un juge ne peut pas �tre sh�rif adjoint.
Mais vous, si.
Non !
Vous �tes tr�s respect�s.
Votre soutien permettra d'�viter la violence.
- Que se passe-t-il ? - Ils veulent lyncher les McGaffey.
Tu peux tenir t�te ?
C'est ce que je propose.
Devenez sh�rif adjoint. - �a, non.
Nous, c'est impensable.
Tenir t�te � toute la ville ?
C'est le r�le du sh�rif.
Faisons-les partir.
Oui, par-derri�re.
Il y a une prison � Dry Fork. En attendant le proc�s.
Vous n'iriez pas loin. Autant les tuer.
Exactement.
On a fait notre possible.
R�fl�chis.
Fais-les partir.
Je te laisse, moi aussi.
J'esp�re que tu comprends.
Bien s�r.
Tu es un bon sh�rif.
Je n'y croyais pas au d�but.
Apprends � abandonner.
Pense � toi. On a besoin de toi.
Tu as d�j� connu �a ? Oui ?
Tiens bon.
Prends un fusil, �a fait plus d'effet.
Et maintenant ?
Tu attends.
Il leur faut du temps et leur dose d'alcool pour s'exciter.
Ces meutes suivent le chef.
L'homme � abattre, c'est Bogardus.
C'est quoi, ce silence ?
Ils sont pr�ts.
Sors tes prisonniers, les jur�s attendent.
Ils auront un proc�s loyal.
Et rapide. La corde est pr�te.
Faut qu'on aille les chercher ?
Ta meute te donne du courage !
Viens les chercher tout seul !
Allez !
Vous �tiez une meute, et vous n'avez pris personne.
Tu te d�gonfles ? Qu'est-ce qui te fait peur ?
J'aurai ta peau !
T'as une grande gueule et un chapeau.
Bouge pas.
Un coup pourrait partir.
Prends �a, sh�rif.
J'ai un mot � dire � Bogardus.
J'ai laiss� mon fusil, essaie d'avoir ma peau.
T'es paralys� ? Fais-moi la peau !
Faut un petit coup de pouce ?
Envolez-vous !
Dinky ! On s'en va !
On s'en va, Dinky.
Morg !
Tu ne t'en vas pas ? - Si !
Et le proc�s ?
Il sera dans les r�gles, comme promis.
Mais... la r�compense de Kip ?
Je t'enverrai l'adresse.
Morg, ne t'en va pas.
Deviens le sh�rif, je serai ton adjoint.
Tu as tout appris.
Tu m'as m�me appris qu'on n'�chappe pas � sa vocation.
Une femme non plus. Le Dr Joe me l'a dit.
Il avait raison.
Je serai sh�rif ailleurs, il y en a un ici.
�pousez-le, tranquillisez-vous.
Je ne serai jamais tranquille.
Adieu !
- Au revoir. - Adieu !
Adieu, tout le monde !
Au revoir, Hickman !
Adieu !
Bonne chance !
Adaptation : Anne Bruant
Sous-titrage : Boulevard des Productions
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