All language subtitles for La.Crim.S02E07

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Original subtitles

La réponse est en troisième.

Non mais vraiment t'exagères.

Je te rappelle qu'on est permanente.

Regardez par là.

Alors même si vous couchez ensemble, le minimum, de répondre aux alertes et de

pas me planter.

Ne me prends pas pour une conne, je sais très bien qu'elle est avec toi.

Alors maintenant, tu filmes cueillir le libraire d'hôpital Gino.

Ok, on y va.

Oui, il y a des soins.

La fille a la pub dans sa cuisine.

Oui, oui, tout à l'heure.

Notre vie s'opère en dissimulaire aux deux dernières fois. Il doit s'agir d

'eux-mêmes des draguets.

Allez Caro, dépêche-toi.

Ah, je suis fatiguée.

Tous les soirs, on souffle à 4h, on se lève à 6h.

Comment elle fait ? Attends, Françoise c'est un super

flic. En plus, c'est une copine de 15 ans.

Ça serait inquiétant si elle se doutait de rien.

Ça crève les yeux, non ? C'est qui, Mathieu ? Troisième fille.

On l'a retrouvée à poil.

Le mec n'a pas mégoté. Douze coups de couteau, scotch sur les yeux.

Pareil. Bon, allez.

Arrêtez.

Une trace de sperme, je suppose.

Non, et par contre, des particules de lubrifiant.

Il met des préservatifs.

Le couteau utilisé cette fois-ci semble plus fin que celui utilisé pour les

autres meurtres.

Mais là encore, les plaies situées dans la région génitale des prédécesseurs

indiquent comme pour les deux autres meurtres qu'il s'agit bien d'un crime

sexuel.

Les mutilations ont eu lieu post-mortem et c'est le premier coup frappé dans le

dos à hauteur du cœur qui l'a tué.

Regardez les bras.

Aucune lésion de défense.

Il a été tué par surprise.

Oui, par quelqu'un en qui elle avait confiance ou qu'elle connaissait.

Ah ! Vous avez fait un petit cadeau.

Là, il a certainement planté la lame dans l'os.

Pour avoir un morceau de méthane, il faut d'abord découper le morceau pour le

surveiller.

Je vous en prie, ne vous gênez pas pour moi.

03-08-00, autopsie, Maryse Cousin.

Vous ne l

'avez

pas trouvé ? C'est si on l'a trouvé, mais ce n'est pas lui. Hier matin, notre

coursier s'est fait choper par un camion.

Il est à l'hosto avec les deux guibolles broyées et s'il faut le péter.

À moins que ce soit Robocop, il n'a pas pu se déplacer hier soir.

Merde, pas d'ADN et la dernière piste qui saute.

C'est peut-être pas un coursier.

C'est peut-être quelqu'un qui se déguise, un coursier. Et comment il

aurait les adresses et les codes des victimes, alors ? Je sais pas, il se

planque, il observe, et ensuite il n'a plus qu'à suivre le maquillage.

Non, improbable. Les psychopathes de ce genre aiment côtoyer leurs victimes.

Ils aiment leur rendre visite, les rencontrer, les connaître un peu.

Ensuite, ils fantasment et... Ouais, c'est vrai, les marchands.

Ne vous faites pas mariner, dites-nous que c'est vous. Qu'on puisse enfermer le

dossier et aller se piéter.

Jean-Louis, je te signale qu'on a trois meurtres sur le dos et que la presse

nous traîne dans la boue.

Si t'as envie de dormir, t'as qu'à te piéter plus tôt. Bien.

Moi, je pense qu'il ne faut pas éliminer si vite la piste des coursiers-livreurs.

Alors, je me suis permis de ratisser un peu plus large.

Bah, expliquez-vous.

Oui.

Alors, on a trois victimes, d'accord, qui sont toutes les trois des six

célibataires superbes et qui font appel toutes les trois à des services de

livraison à domicile.

Je regroupe les données.

Et les trois appellent depuis des années la fameuse société Pizzagino.

Simplement, ça se complique un petit peu. C'est que dans ce genre de boîte,

les livreurs vont et viennent.

Je suppose que vous avez pensé à sortir les noms des ex-employés de cette

société. Yes.

Il y a deux personnes qui ont quitté Pizzagino il y a à peu près un an et

demi. Un black et un breton. Et qui ont livré tous les deux nos trois victimes.

Tu as leur adresse ? Oui, je fixe.

l'adresse de leurs nouveaux employeurs, grâce à la PQ.

Alors, le Black travaille dans un bar cubain et le Breton est livreur de

sushi. Sushi ? Pensez à moi quand vous irez le cueillir et rapportez-moi des

sashimi ocho. Pardon ? Sashimi ocho. Vous voulez bouffer japonais ? Non, non,

évidemment, le sashimi ocho est un petit couteau à lame très effilé qui sert

essentiellement à découper le poisson avec délicatesse.

Voilà. Notre dernière victime a été poignardée avec ce genre d'engin. Bon.

Bolo, vous prenez le black.

Et Jean-Louis, tu vas au sushi avec Tessie.

Allez, merci, Cisco.

Enfin, autant quitter le groupe sur une victoire. Tu me regretteras.

Ouais.

Je te fais un dîner à la maison, ce soir ? À la maison, c'est chez toi ou chez

moi ? C'est chez moi, pour l'instant.

Tu sais faire autre chose que des biberons, des petits pots et du jambon

puré ? Allez, je comprends pourquoi elle s'est marrée, ta femme.

Voici comme prévu l'avis favorable de la commission administrative paritaire.

Vous pouvez remercier Galio, vous avez une mise en disponibilité d'un an.

Vous pourrez bien sûr réintégrer le groupe quand vous le voudrez.

Merci.

Vous avez des problèmes d'argent, vous avez tout été partir.

Je fais ce que vous voulez ici ce coup.

Maintenant, vous connaissez mon point de vue.

Pardon.

Galio. Est-ce que vous allez faire dans le privé ? Non. C'est pas le moment. Je

vais diriger le service de sécurité d'une grosse boîte informatique.

Ah oui, je vois, l'appât du gars.

Oui, bien sûr, vous allez gagner deux fois plus.

Vous commencez quand ? Normalement demain.

Enfin non, pas normalement, demain. Je commence demain matin.

Quoi ? Dans une demi-heure, hein ? Au moment où j'ai le plus besoin de vous ?

Mais mon Dieu, c'est le con, on a un tueur en série qui se balade dans les

rues. Ça vous intéresse pas de boucler ce salaud ? Je suis désolé, je me suis

engagé. De toute façon, je vous ai dégoûté du renfort.

Une si bien qu'a déjà fait son chemin.

Pourquoi pas.

Bonjour.

Désolé, on est à Paris.

Votre poste à l'éclair ? On en a déjà eu, comment c'est ? Regarde féminin, on

ne vient pas pour une hépatite. On enquête sur la mort d'une jeune femme.

Elle a perdu ce coup de couteau.

On va embarquer tous vos couteaux. Vous pouvez lui expliquer ? C

'est moi,

ça.

Qui a dit le questionnier, là ? Il est impossible.

Il ne pourra plus travailler.

Alors moi, ça m'a paru un petit peu plus long. Vous êtes sûr que vous n'avez rien

oublié ? Il dit qu'on lui a volé un couteau il y a une semaine.

Ça, c'est une brochure comme ça.

Très bien. Vous allez mettre tous vos couteaux dans ce plastique.

Merci beaucoup.

Vous employez un courtier du nom de Hugo Vanier. Vous savez où on peut le prouver

? Hugo.

Hugo, oi, Hugo.

Qu'est-ce qu'il y a ? Toi, Hugo ? Oui.

Très bien.

Bonne nuit.

Oui, bon, on vient de choper le courtier, là, vous aussi.

Oui.

Pour le

monde.

Elle faisait sa médecine, super brillante, très sérieuse, pas de mec.

Des parents en province qui tentent de casser le cul pour l'envoyer à l

'université. Putain.

Alors, tu l'as stoppé ton bloc ? Non, introuvable.

Il avait déjà quitté son nouveau boulot et il ne crèche plus dans le même squat.

On va le coincer, ton cul, il va morfler.

Gado.

Notre dernière victime.

Vous avez laissé un petit message, Marie, ce cousin a oublié d'emporter ça

dans sa tombe.

La pointe d'un couteau.

Il ne faut pas être vraiment pourri jusqu'à l'os pour faire un truc pareil.

Bon, voilà ce qu'on a récolté.

Il paraît que le cuistot bridé, ça n'a déjà fait chaud rien.

Parfait. Il nous dira qu'il s'agit d'un couteau semblable.

Il ne t'a donné rien pour être sûr de les garder pour que vous les cadeaux ?

Dis-donc les mecs, par les

meurtres, le meurtre en va très vite. Est-ce qu'il fait bander ? Je ne sais

pas moi.

Il viole ? C'est con ça.

Les parents de la victime sont là. Qui peut les recevoir ? Bon, j'y vais.

Cisco, t'oublies pas ton pot ce soir, hein ? C'est rien.

J'ai retrouvé ça.

Vous êtes du temps où Tessie et moi... Son parfum préféré, ses fleurs

préférées, les couleurs qu'elle aime.

Avec son caractère, l'histoire de l'angolade, ça peut servir, quoi.

C'est vachement organisé comme garçon.

Bon, tu leur diras au revoir pour moi ce soir, parce que les effusions, tout

ça... T'es con de te barrer.

T'es un bon flic. Ouais, tu vois, pour moi, c'est plus un bon compliment.

Bon, bonne chance à tous les deux.

À toi aussi.

Bien.

J'y vais, parce que ça se fait pas de faire un tour d'un coursier.

Est-ce qu'on s'en va se perdre ? Allez.

Bonne chance.

Donc là, je vois que le 3 septembre, Saint Grégoire,

et le 28 novembre, vous étiez également en congé.

Je ne me souviens plus.

C'est possible.

Bon.

Hein ?

Claire Escoubet, Laetitia Schmitt et Maryse Cousin.

L'une a été assassinée le 3 septembre, l'autre le 28 novembre et la dernière

hier soir.

Du temps où vous bossiez chez Pizzagino, vous avez plusieurs fois livré ces

jeunes femmes.

Vous ne vous rappelez pas ? Vous savez, j'en vois tellement défiler.

Peut-être.

Et il y a vachement longtemps.

En face de là, elles ont fait la une des journaux.

35 coups de couteau à L3.

Vous n'oubliez pas ça ? Qu'est-ce que vous m'emmerdez.

Je vous vois venir avec vos questions d'ordres.

Je sais que tu me vois venir.

Et à grands pas, même.

Donc, en fait, hier, vous êtes allé au cinéma, aux Bretagnes, et vous avez

chopé la séance de 21h45.

Et vous étiez seul.

Eh oui, ça fait dix fois que je vous le dis.

Tenez, j'ai encore le ticket.

Vous gardez les tickets de cinéma.

Moi, je jette. Toi ? Moi aussi.

Mais nous, on n'a pas besoin d'alibi.

Dis-moi, Hugo, t'aurais pas gardé ceux du 3 septembre et du 28 novembre, par

hasard ? En même temps, on peut sortir quand on veut dans le cinéma.

Oui, c'est vrai. Je suis pas sorti.

Bon, je vous laisse tous les deux.

Tu peux voir, maman ?

Regardez-moi.

Gilles, t'es pas prêt.

Ça arrive.

C'est l'air sur les nerfs.

Gilles.

T'es divorcée. Propisant pour ne plus le voir.

Il est avec sa fille de 5 mois.

Complètement gaga.

Et tu dis bonjour à papa.

Con aura eu tous les tacts.

Je pense que j'ai voulu un enfant de lui.

Si j'étais libre, je t'en ferais un avec plaisir.

C'est gentil Jean-Louis, mais tant qu'à faire, j'aimerais autant qu'il soit

beau.

T'inquiète pas pour moi.

À côté gueule cassée, il y en a qui aiment, si tu vois ce que je veux dire.

Ouais, il y en aura au moins deux heureux dans le groupe.

Comment ça te passe avec le courtier ? Son alibi est pas terrible.

Pour l'instant, on peut rien prouver.

On va faire une partie de C8, puis après on verra.

Je comprends pas, Hugo.

T'es mignon comme garçon.

T'as plutôt l'air sympa.

Pourquoi t'as pas de petite amie ? Y a un problème, c'est ça ?

T'aimes pas les femmes.

Regarde-moi quand je parle.

Je préfère éviter les petits fours.

Les hommes, vous allez être contents.

Pour remplacer Cisco, Bruneschi m'a proposé une femme.

Génial. Comme ça, on va avoir trois couples dans le groupe.

Expliquez-nous comment vous envisagez la distribution des rôles, Capitaine

Moreau. Je me tape la minette.

C'est la femme qui va être contente.

Vous en êtes où avec les coursiers, là ? Moi, le black, je ne l'ai pas retrouvé.

Le petit Hugo, je ne le sens pas très clair.

Il est fiché nulle part, mais...

Ses mains parlent pour lui.

C'est un angoissé de première et il a peur des femmes.

Oui, comme notre assassin. C'est un introverti, timide, prudent. Il va jusqu

'à scotcher les yeux de ses victimes parce qu'il craint leur regard.

Jusque dans la mort.

En tout cas, la perquise chez lui n'a rien donné.

Je ne sais pas s'il attendait notre visite, mais son studio l'a briqué du

sol au plafond.

On a juste retrouvé des fringues passées à la machine avec des taches suspectes.

C'est en cours d'analyse.

Je l'ai arraché.

Bon, à Cisco.

Allez, on y va.

Bon,

on est déjà crevés, là.

On ferme. Mais je compte sur vous demain matin.

Hey, pas de retard.

Non.

Tu viens chez moi ce soir ? Ah non, merde, il faut que j'aille au conseil de

classe, Renate.

Je t'ai promis. Ah, excuse-moi.

C'est quand même la deuxième forme de ma vie.

Ouais, bah, ton ex, c'est la première. Et puis Manon, elle rentre de vacances

demain. Donc ce soir, c'était un peu le dernier soir.

En plus, je peux même pas tuer un double des clés, je les ai paumés aux trois

souris. Ah bon ? Non, bah, tant pis. Si je m'endors... Arrête.

Allez, Caro.

Caro.

Pas le droit de me faire ça.

T'appelles ? U.

U.

Ouais, Caro, décroche, c'est moi.

Allez, merde, fais pas chier.

J'y peux rien, sa prof principale m'a cassé les couilles pendant deux heures.

Après j'ai raccompagné Nathalie et j'avais plus de batterie.

Excuse-moi.

Allez Caro, décroche, merde.

On va avec des fleurs.

Je sais très bien que tu dors pas, il y a de la lumière chez toi.

Allez, tu décroches ? Décroche, merde.

Allez Caro, ouvre, sois sympa.

Je sais pas ce que tu me retiens de défoncer cette putain de porte.

Bon ok, tu veux que je passe aux aveux ? Bon bah toi qui me parles tout le temps

de mon ex, je vais te dire que depuis le divorce,

Je me suis jamais senti aussi bien avec quelqu'un.

Bref... Je me rends compte que... Je me rends compte

que je t'aime.

Voilà.

C'est agréable ? Au

moins, je vois que c'est réciproque.

Je me casse, hein.

Si t'as froid pendant la nuit, t'auras qu'à me sonner.

Je serai assez con pour revenir.

Caroline ? François, c'est vrai.

Tu vois, il est là.

T'es où ? Qu'est-ce que tu fous, cette fille ? Qu'est-ce qu'il se passe, bordel

? Pourquoi elle vient tout de suite ?

Un préparatif dans la poubelle de la salle de bain.

Réflexe de défense, de protection.

Polo, on la recouvre.

Enlevez-moi si c'est par là.

Pas ici.

Vous savez bien, je m'arrête.

Allez, décroche, merde.

J'y peux rien, sa prof principale m'a cassé les couilles pendant deux heures.

Après, j'ai raccompagné Nathalie et j'avais plus de batterie.

Allez, excuse-moi.

Caro, je suis en bas avec des fleurs. Je sais que tu dors pas, il y a de la

lumière chez toi.

Réponds, merde, décroche.

Merde, tu fais chier.

Personne n'a rien entendu.

On est tous d'accord ?

Je

reprends ma plaque.

Et je veux qu'on retrouve ce type.

Je ne dormirai pas tant qu'on ne l'aura pas cloué au mur.

Vous êtes prêts ?

Désolé,

je ne peux pas.

J'ai une modèle en quoi je parle.

Merci, Françoise.

C'est une très bonne idée, c'est moi qui l'ai formée.

Regarde l'enquête, Françoise.

La question ne se pose même pas.

T'es sûre que tu veux pas rentrer chez toi ? Non, Paul.

Qu'est-ce que vous avez ? Je suis passé chez le livreur.

Hugo Vannier. Je n'étais pas chez lui.

Et les mecs au sushi, ils n'arrivent qu'à 11h30, donc dans 10 minutes.

Et comment Testy aurait pu ouvrir la porte à un type qu'elle venait d

'auditionner la veille comme suspect ? Bien sûr que ce n'est pas lui.

Un mec qui prend autant de précautions ne peut pas être assez con pour aller

tuer un jour d'intervalle.

Il y a certes.

Des similitudes, par exemple, l'entrée du tueur sans effraction, et puis la

mort survenue après un dernier coup, frappé dans le dos, indiquant que le

vieux dentiste a dû mourir après que le tueur se soit acharné sur elle.

Soit elle le connaissait, elle était en confiance, elle lui a ouvert, soit il

avait les clés, je ne sais pas pourquoi, il est rentré et, vu sa position,

il a dû attaquer par surprise.

Elle avait perdu son double de clé aux trois souris.

Elle m'avait dit un fou.

Peut-être que le... Celui qui a fait ça l'avait piqué dans son sac.

Il y a au moins deux choses qui ne collent pas.

Le rapport d'envoi dit que le sparadrap n'est pas de la même marque. De plus, l

'auteur a laissé un... Il a laissé un préservatif usagé dans la

campagne, dans la salle de bain.

Ce qui est inhabituel. Il faut attendre 24 heures.

On va voir le résultat du test ADN, mais nous avons déjà l'analyse du groupe

sanguin. A plus.

Hubé négatif.

Pour mes empreintes, vous pouvez les consulter au 36.

Mais putain de merde, j'ai pas besoin de votre pape-là pour vous donner l'heure

de sa mort.

Je suis passé chez elle à 23h, le tuyau y était encore.

Pourquoi j'ai pas défoncé cette putain de porte ? Je prends l'air.

Tiens, Jean-Luc.

Le plus étrange enfin, c'est que le légiste affirme que le lieutenant

Tessier n'a pas été violé.

Ce qui peut laisser supposer que le tueur, qui connaît l'affaire comme tout

le monde par la presse, voudrait nous persuader qu'il s'agit là d'un meurtre.

Sexuel. Alors qu'il n'en est rien.

C'est une mise en scène alors ? C'est pas possible.

Tu fais pas un truc comme ça juste pour... Les résultats du labo.

Je viens de les donner à Scandella et il a foutu le camp.

Merci.

Marie-Claude a été tuée par un sashimi au tour.

Merde, le livreur de sushi.

Où est Jean-Louis ? Il a pris son arme de service.

Mais ne restez pas plantés là, foncez, mon Dieu ! On est des policiers, pas des

justiciers !

Putain, Jean-Louis, on a cru que... J'étais venu voir ça et puis... Lève

-toi, petit con ! Allez, vas-y, tu vas voir. Viens ici ! Pourquoi vous

vous êtes enfui tout à l'heure ? J'en sais rien. J'ai eu peur, c'est tout.

J'aime pas les flics. Hier soir, à 23h, vous étiez où ? Mais je vous l'ai déjà

dit, merde ! Je bossais ! Et après, je suis allée au Dipsy avec mes collègues,

à Kim et Vincent.

C'est une boîte à Nanterre. L'an entier, vous étiez au cinéma ? Mais oui, le team

a déjà interrogé là-dessus. Mais oui, mais vous n'avez pas parlé du petit

incident qui est survenu dans la salle. L'incident ?

Quel incident ? Il y a eu un petit problème au cinéma Le Bretagne ce soir

-là vers 23 heures. Que s'est-il passé ? On n'avait pas pu oublier ça quand même.

Mais non, je ne me souviens plus. Allez, un homme a eu un malaise cardiaque. On a

rallumé la salle, on a appelé le SAMU.

Et bon, vous ne vous souvenez de rien. Je ne sais plus.

À un moment, je me suis endormie. Quoi ? Le film ne vous plaisait pas ? Si, mais

j'étais fatiguée. Vous savez, livreur, c'est stressant comme boulot. Eh oui,

alors pour vous reposer, vous allez de temps en temps tuer quelques jeunes

femmes. Mais ça ne va pas, je n'ai rien fait.

Lista, qu'est-ce que c'est ? Regarde leurs yeux.

Laetitia Schmitt, Maryse Cousin et le lieutenant Tissier.

Regarde tes yeux.

Ces deux yeux sont tes yeux. Je m'entends bien crier dans les femmes de

l'enfer.

Regarde-la.

Regarde comme elle était belle.

Mais où ça ? Mais ce n'est pas vrai qu'il est tout seul là.

Tu l'as pas tuée, ça veut dire que t'as tué les autres, c'est ça ? J'ai rien

fait.

C'est pas moi.

C'est elle.

C'est elle qui m'a forcée.

Toutes les seules putains.

C'est elle qui m'a guichée.

Les seules putains.

Dis donc, le labo a confirmé pour l'état sur les fringues.

Il s'agit bien du sang de Maryse Cousin.

J'ai aussi vérifié son alibi pour hier soir, il a travaillé très tard.

C'est pas lui qui a tué Tessier.

C'est bien toi qui t'as occupé de l'affaire Delvaux avec Tessier ? Oui, en

fin de maison que j'ai été obligé de la reprendre en cours de route.

Delvaux avait tellement la haine contre elle qu'on avait peur qu'il la castagne.

Et pourquoi l'était-il été ?

Papa, tu ne portais pas qu'une gamine, non, Chris ? Surtout une gamine qui sort

d'une famille pleine aux os.

Zalvo est un escroc, mais du genre self-made.

Promis, il était sié, c'était l'ennemi de classe.

Et il est où maintenant, cet enfoiré ? Avec tout ce qu'on lui a confié, les

amendes, il n'a pratiquement plus un rang.

Alors il est parti vivre chez sa vieille maman, deux pièces à Nice, dans une

résidence qu'il avait fait construire.

Ça lui fera les pieds.

Nice, le département, c'est 06, c'est ça ? Oui, pourquoi ? Rien.

Merci.

Je me souviens de tout, Jean-Louis.

T'as jamais eu l'impression d'avoir été tué ? T'es fric, merde. Tu n'as rien

remarqué ? Justement, quand j'étais avec elle, je pensais autre chose.

C'est énorme.

Vous savez que Tessier avait fait tomber Delvaux, vous vous souvenez de ça ?

Delvaux était libéré.

Alors je vous la fais courte, j'ai appris qu'il vivait avec sa mère à Nile,

Alpes-Maritimes, 06, et tout à l'heure on sent les plaques d'immatriculation,

je suis tombé sur une voiture immatriculée 06.

Simplement Delvaux vit à Paris depuis 8 jours, à l'hôtel Bassano, et il avait l

'intention de refaire sa vie, où ? En Argentine, original.

L'avion était prévu pour demain soir à Roisy.

Oula, l'Argentine c'est loin, il faudrait l'auditionner avant qu'il fasse

le camp. Pas de problème, il est dans l'escalier.

Monsieur Delvaux, c'est moi que vous avez eu au téléphone tout à l'heure. Je

suis le lieutenant Siskowski. Je vous présente le commandant Gallio.

Bonsoir.

Bertrand Delvaux.

Sabine, une amie.

Bonsoir. Je vais assurer qu'on n'en arrête pas pour longtemps. Mais il n'y a

aucun problème.

Mademoiselle, vous voudrez bien patienter quelques instants dans le

bureau. Paul.

Suivez-nous.

Monsieur Delvaux, vous savez pourquoi vous êtes ici ? Je ne suis pas stupide.

J'ai vu vos informations, ce qui est arrivé à votre lieutenant Tessier.

Lieutenant Caroline Tessier, de la Ribaudière.

C'est affreux ce qui est arrivé.

Je suppose que vous cherchez l'assassin parmi ceux qui pourraient lui en

vouloir. Donc vous avez pensé à moi. Eh oui.

Je vois que nous sommes sur la même longueur d'onde.

Depuis quand êtes-vous à Paris, monsieur Delvaux ? C'est comme ma mère a dû vous

le dire, depuis une semaine.

J'y ai vécu longtemps, vous savez.

Et puis je souhaitais passer quelques jours avant mon départ pour l'Argentine.

J'avais des choses à faire.

Quel genre de choses ? Visiter, voir les quelques amis qui me restent, entre

autres. La date de votre départ pour l'Argentine, monsieur Delvaux, était

fixée depuis longtemps.

Mais je l'ai fixée aujourd'hui pour ce soir.

Est-ce que vous estimez avoir fait ce que vous aviez à faire ? C'est ça.

J'ai eu des problèmes avec mes affaires.

J'ai été coupable, j'ai payé.

Tout ça, c'est de l'histoire ancienne.

La prison a été très dure.

Alors, si vous voulez connaître mon alibi, c'était donc hier soir avec

Sabine, la jeune personne qui m'attend à côté. Nous sommes allés dîner au Melody,

une boîte située rue de Varennes.

Nous nous sommes rencontrés il y a huit jours.

Et puis nous sommes rentrés vers 5 heures du matin.

Voilà.

Vous pouvez vérifier.

Et après ? Qu'avez-vous fait après ? Après ? Comment ça, après ?

Je suis rentré me coucher.

Seul ? Oui, seul.

La petite Sabine, c'est ta camarade de jeu ?

Oui, alors écoutez, si vous entendez que nous couchons ensemble... Oui.

Nous couchons ensemble.

Pourquoi elle peut rentrer avec toi ? Très gentille, ça.

Une belle fête comme ça.

Ça va plus te faire une petite gâterie, non ? J'étais fatigué. Ce sont des

choses qui arrivent.

Et puis je vois pas ce que ça peut vous faire.

Je peux comprendre que votre lieutenant avait été tué dans la soirée.

Écoutez, si ça vous dérange pas, j'aimerais bien aller dîner maintenant.

Doucement. Monsieur Delvaux, ce matin à 8h, nous avons retrouvé votre voiture

garée rue des Abesses, à deux pas de chez le lieutenant Tepier. Que faisiez

-vous là ? Je connais une très bonne boulangerie, rue Le Pic.

J'adore les croissants chauds.

Les croissants m'ont énormément manqué en prison.

Vous vous couchez à 5h, monsieur Delvaux.

Et vous êtes rue Le Pic à 8h.

Je dors très peu. Monsieur Delvaux,

Il est 21h15.

Et vous êtes en garde à vue.

Il va vous falloir autre chose qu'une voiture en stationnement pour m'empêcher

de prendre mon avion.

Je ne vous crois pas une seconde.

Mais si, je vous dis qu'on est restés jusqu'à 5 heures.

Après, il m'a raccompagnée, puis il est rentré, voilà.

Il va oublier, hein, le patron.

Vous faites quoi comme boulot ? Je suis comédienne.

Comédienne, tu m'étonnes, oui. Mais ça va, connard, je ne te permets pas. Ça

suffit.

Pourquoi Debo n'est pas rentré avec vous ?

Je n'en sais rien. Je ne sais pas ce qu'il avait.

Il avait l'air énervé.

Je serais bien rentrée plus tôt. Je ne voulais même pas y aller au Melody. J

'étais crevée.

Après, je lui ai demandé s'il voulait que je vienne, mais il a préféré

rentrer.

Bon.

Ils ont bien passé la nuit au Melody.

Delvaux a commandé trois bouteilles de champagne. Il a fait venir des gens à sa

table. Ils ont trinqué. Bref, il a tout fait pour se faire remarquer.

Entrez-vous, mademoiselle.

Monsieur Delvaux va passer la nuit ici.

Ça va, allez, casse-toi. Casse-toi ou je te balance aux mœurs. Casse-toi.

Enculé de fils de pute, engage un tueur.

Attends, on n'en sait rien.

Il a raison.

Dans la limite, ça fait huit jours qu'il est au travail.

Il monte à Paris, il trouve cette fille dans une boîte.

Il sort avec elle et le soir où le tueur patalate, il fait le fiestage à quatre

-vingt heures du matin.

Celui qui recompagne la môme et qui se pointe chez Tessier pour être au premier

loge quand on débarque.

Putain. Laisse-le-moi, Françoise.

Je vais me le faire.

Je vais le faire cracher.

Attends, Jean-Bouillet, calme-toi.

Mais putain, comment tu veux que je me calme ? Regarde ce qu'il lui a fait !

Regarde ce qu'il lui a fait ! Arrête ! Il

faut qu'on réfléchisse.

Merci, Charvet. C'est vraiment important.

Eh, c'est un peu de journaler.

Il a suivi Delvaux et puis il paraît qu'il était vraiment sur la paille après

le procès.

Ses potes l'ont lâché et puis sa femme s'est barrée avec les mômes.

Mais il ne lui reste plus rien.

Il reste juste un peu d'argent et une vieille mère à la retraite.

Il aurait trouvé où son tueur ? Je ne sais pas, sur Minitel ? Mais c'est

Antoine qui l'a trouvé, bordel de merde !

Bien, si nous voulons arrêter d'élever, il va falloir nous nourrir.

Prendre des forces.

Ne vous fiez pas aux apparences, ma douleur était si profonde qu'à la vente.

Oui.

Jean-Louis, viens. Jean-Louis.

Le détenu Fromentier, commandant.

Merci, monsieur le directeur.

Monsieur Fromentier, on me dit que vous avez passé ces trois dernières années de

détention en compagnie Bertrand Delvaux.

Vous étiez amis ? On a la télé ici, je sais que vous avez perdu un lieutenant.

Oui, vraiment que c'était nouveau le coupable ? Nous pensons qu'il est le

commanditaire de ce meurtre.

Et nous cherchons l'assassin pour remonter jusqu'à lui.

Est-ce qu'il est possible qu'un nom ait circulé entre ces murs ? Vous

savez qui l'aurait pu contacter ?

D'accord, je donne le type.

Et vous, vous m'obtenez la liberté conditionnelle.

J'ai plus que deux ans à tirer.

Un petit coup de fil au chat, au procureur, un autre à la justice.

Qu'est-ce que c'est pour vous ? Désolée, je ne suis pas en mesure de... On

appelle ça la raison du temps.

Au moins, vous préfériez laisser filer celui qui a torturé.

Qu'est-ce que t'as fait pour être là ? J'ai tourné à mon profit quelques

millions destinés à une cause humanitaire.

Espèce d'enculé.

T'as un femme et des gosses et tu voudrais qu'on te laisse sortir ? C'est

à prendre ou à laisser.

Jean-Louis, passe-moi mon portable.

Permettez.

J'appelle mon avocat.

J'ai passé toute la nuit dans ce bureau.

Je n'ai pas le droit de me traiter comme ça.

Et toi ? Tu avais le droit de buter un flic ? Un connard ! Tu n'as pas eu les

couilles de le faire tout seul ? Tu n'es qu'une tante, Delvaux ! Capitaine

Moreau, vous ne devriez pas vous engager sur ce terrain.

Sensible, délicat. Si la sexualité de M. Delvaux a été mise à mal, c'est sans

doute en raison de...

Ces longues détentions, toute cette promiscuité.

Est-ce vrai, M. Delvaux, ce qu'on raconte sur les prisons ? C'est parce

que j'ai enduré bande de fumiers.

Vous ne savez pas.

Ça fait des années que j'attends ça.

Cette saloperie de crever ! 12-8.

Et c'est pour ça que vous avez décidé d'engager un tueur.

Répond !

Je ne vous dirai rien.

Les documents, je vous prie.

Maître, quelle heure ? Bonjour, monsieur Fromentier.

Bonjour, maître.

Excusez-moi, mais je ne vous sers pas la main.

Il nous reste cinq heures.

Bon, est-ce que tout est en ordre, maître ? Une petite seconde.

C'est parfait. Vous devez signer là.

C'est le leader d'une boîte, Melody.

On peut savoir si Delvaux a vraiment fait appel à ses services.

Je le connais, Wyszynski.

C'est un toxico, un vrai barge.

On le soupçonnait d'avoir buté le dentiste, Garel.

Il habite à la Bastille.

Préviens Nicolas à BRI.

Je vais chercher Paul et Cisco.

Autorité à Nico, vous êtes prêts ? Non, on y va.

On y va, Polo. On y va.

A toi,

Nico.

Arrête-toi, enculé ! C'est

vous, je vous salue.

Arrête. Arrête.

Arrête. Arrête.

C'est bon, là. Arrangez tout ça.

Nous avons retrouvé le double des clés du lieutenant Tessier.

J'ai vu avec vos empreintes dessus.

Tu l'as piqué dans son sac et il se met nos trois souris. C'est comme ça que t

'es rentré par un enculé. Je parlerai qu'en présence de mon avocat. Également

une chemise et un pantalon maculés de sang.

Probablement le sang du lieutenant Tessier.

Je parlerai qu'en présence de mon avocat. L'analyse du sperme retrouvée

sur un préservatif découvert dans la poubelle du lieutenant Tessier ne nous a

pas permis d'identifier son propriétaire, mais ça ne saurait tarder.

Lavez-vous récupéré dans les toilettes du Club Melody, vous officiez comme

videur et déposez intentionnellement dans la poubelle du lieutenant Tessier

afin de nous induire en erreur. Je parlerai qu'en présence... De votre

avocat, nous le savons.

Nous savons également que...

Vous avez rencontré Delvaux à ce même Melody.

Des communications en preuve de cellulaire ont été enregistrées. Vous ne

pouvez nier ce fait.

Alors, écoutez, qu'en présence de votre avocat, nous le savons.

C'est comme vous voulez. De toute façon, vous n'allez pas vous en sortir.

Cet interrogatoire n'est qu'une pure formalité.

Le nombre de preuves à charge et surtout le fait que Delvaux vous ait dénoncé

comme étant l'instigateur de cet horrible meurtre vous permet de clore ce

dossier et de le transmettre.

On partait sans que nous ayons besoin.

Mais c'est pas vrai ! C'est pas moi qui ai eu l'idée, c'est cet enculé ! Quel

mot ! Je connais pas ce qu'il nous a dit. C'est lui qui est venu me trouver !

T'es foutu. Je peux pas payer pour ça ! C'est lui qui m'a dit comment faire !

Notez ça, bordel de merde ! Il va falloir repartir votre voyage en

Argentine.

Dans moins de trente ans. Il m'a filé vingt mille vannes pour faire ça ! C'est

lui qui a tout monté ! Cet enculé qui a fait tout ça ! Je lui ai...

Évoquera ses brillants états de service et qu'on lui expliquera ce que vous lui

avez fait.

On s'étonnera surtout que le capitaine Scandella ne vous ait pas écorché vif.

En pensant à ce qu'elle était pour chacun de nous, en pensant à son courage

et à son exemple, rendons au lieutenant Tessier un dernier hommage.

Je vous propose de vous recueillir quelques instants en silence.

Tu veux que je reste avec toi ? Non, merci. Je préfère rester tout seul.

Papa, je vais aller bosser avec une copine ce soir.

Je vais dormir là-bas.

Merde !

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