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Zulu
Pardon,
écartez-vous s'il vous plaît.
Désolée, l'embouteillage.
Bonjour. Bonjour.
Alors, la victime s'appelle Lisa Munch.
Quoi ? La poule d'Alex Novéa ? Le braqueur du fourgon postal.
Exact. En mai 85, Novéa n'a pas fait dans le détail. Il a massacré le
chauffeur, les deux gardes et un passeport.
La crime à l'époque n'avait pas de preuve. Ils ont donc décidé de
travailler Lisa. Elle a fini par dénoncer Novéa et on l'a pris pour 5 ans
pour complicité.
Novéa vient de sortir de prison.
Lisa Monski a appelé au 36 il y a un mois. Elle avait peur que Novéa ne se
venge. Elle voulait une protection.
15 ans après...
Ça lui a été refusé.
Enfin bref, je vous laisse imaginer la réputation que nous fera la presse si
elle apprend ça.
Le commandant Maton va vous donner les premiers éléments de l'enquête.
Réglez cette affaire au plus vite.
Le procureur compte sur vous.
Eh oui, pardon.
Jean-Jacques Desprez, le voisin de Payer, il a trouvé le corps ce matin à
8h.
Disco, Tétier, vous vous en chargez. On y va.
Victime de texte féminin, le corps repose sur le ventre. Tête tournée à
droite, reposant sur la joue gauche.
Tire-crin, outil de tapissier planté sous la ceinture scapulaire gauche.
La mort résulterait d'un seul coup.
Transfiction, cœur pour vous.
Gros hématome au niveau de la joue gauche.
Réflexe de défense, de violence, affiné lors de l'autopsie.
Un portefeuille vide.
Pas de récipicier de carte bancaire, mais la carte a disparu, alors.
Faites un cambriolage, je ferai ma tournette, simplement.
C'est sérieux, elles sont intactes.
Eh, regardez-moi ça.
Oui, là, par contre, j'ai vomi.
corps peint, cou allongé, yeux en amande, grandes oreilles. C'est un
oriental bleu, beaucoup de classe.
Il vous ressemble un petit peu le marchand, hein ? Comme ça.
Oh ! Il lui manque le nopope, quoi. Bon, allez.
Au revoir.
La porte n'était pas fermée à clé ? Non, c'est ça qui m'a inquiété.
Lise est à pitié.
Elle travaille chez elle.
Des fois, il y a des trucs lourds à transporter ou à livrer chez un client,
alors je devais l'aider avec ma voiture.
Ce matin, on devait livrer un lit.
Je suis entré et... Bon, vous n'avez rien trouvé à l'intérieur ? Vous n'avez
rien trouvé d'étrange ? Non.
Assise ton chat.
Son chat ? Viens.
La voisine Pallier est postière. C'était le meilleur ami de la victime.
Elle m'a parlé de son chat... Ramsès.
Ramsès, qu'elle adorait. Il est mort il y a une semaine.
Et en rentrant dans la chambre, pour appeler la police, il a eu la surprise
de le trouver empaillé.
Elle l'avait posé sur le lit.
Peut-être que...
Un empailleur est passé lui apporter le greffier, dans la journée ou tard le
soir. D'après lui, le chat n'était pas là hier soir quand il est venu chez Lisa
pour réparer sa plomberie, je ne sais pas quoi.
Il affirme qu'elle serait sortie entre 20h et 22h, il ne sait pas où, sinon le
reste de la journée, elle serait restée ici à travailler.
Autre chose, il a aussi vu la locataire du dessus, Jeanne Salmon, frapper à la
porte de Lisa vers 22h30, puis après aller rentrer chez elle.
Jeanne Salmon, c'est la directrice du laboratoire d'analyse médicale qui est
au bout de la rue.
Ils se sont dit bonsoir et après, ils sont allés retrouver des potes dans un
bar.
Bon.
Cisco et Tessier, vous faites le voisinage et vous voyez la directrice du
labo. Paul, vérifiez la clientèle de la tapissière. On sait jamais, il pourrait
y avoir un dingue connu dans le service.
Et cherchez aussi un texte et des remises dans le quartier.
Michel, c'est ce qu'on légiste.
Et Jean-Louis, tu viens avec moi au transpis.
On va voir ceux qui ont suivi l'affaire Nouvea.
Révis pour toutes à 15h.
Tiens, pas elle, là-bas.
Madame Salmon ? Oui ? Bonjour, lieutenant Kovski, brigade criminelle.
Lieutenant Tessier, on peut vous voir un instant, s'il vous plaît ? Voilà, je
vous invite.
Ah, mais non, laissez-moi, laissez-moi.
Oh là là, c'est rien, c'est rien.
Va vite te nettoyer, j'arrive tout de suite.
Il saigne, là, hein ? Non, c'est pas grave.
Mais il saigne, là.
C'est pas grave.
C'est mon petit-fils, Tom.
Madame Salmon, est-ce que vous connaissez Lisa Manski ? Oui.
Il est arrivé quelque chose d'assez grave. On peut vous voir un instant ? Si
vous voulez, oui.
Merci.
Puisqu'on sait qu'il n'y a pas eu d'extraction, il faut réfuter la thèse
du simple cambriolage.
Et maintenant, la question qu'on va se poser, c'est pourquoi Lisa aurait ouvert
sa porte à Novéa si elle en avait peur ? On va lui demander à Novéa.
C'est un mec qui est passé au stade qui m'a rencardé.
Ludo. À l'époque, il était sur l'affaire du fourgon postal.
Ludo, il n'est pas à la retraite, celui-là ? Apollo, à la retraite.
Il a à peine ton âge.
C'est vrai.
Alors, il paraît que Novéa avait un pote qui s'appelle Max, qui tenait un bougie
-monde dans le 18e.
J'ai mis un indique sur le coup, et devinez quoi ? Novéa, il crèche depuis
sa sortie de tôle.
Il ne reste plus qu'à le serrer.
S'il est coupable, le serré sera un jeu d'enfant. On va devoir le confondre.
Je légiste.
Elle a découvert des traces de sperme sur la tapissière.
Il y a eu viol ? Sans échymoses au bas-ventre et sans déchirure d'appareil
génital, le légiste ne peut rien affirmer.
Il se peut bien sûr qu'elle ait eu un rapport sexuel avant la mort.
Les hypothèses du viol, maquillé et tartané, n'oublions pas le coup porté au
visage.
Bon, j'appellerai le procureur pour l'extraction d'ADN.
Il est l'heure du crime ? 23h30.
Le légiste conclut à une mort instantanée.
Le coup porté était extrêmement précis.
Jean-Paul, du côté de l'Empailleur, vous avez quelque chose ? Je l'adresse d'un
type, un certain Fernand Joubert.
Les voisins disent que c'est un taré, il n'a même pas de téléphone, il ne parle à
personne.
Qu'est-ce que c'est de la femme du labo, là ? Jeanne Salmon, 52 ans, elle est
veuve. Elle vit à l'étage au-dessus avec son petit-fils Tom, qu'elle élève.
Elle dirige le laboratoire d'analyse médicale de la rue depuis 15 ans.
Alors hier, elle a dit que Lisa allait faire un bilan sanguin parce qu'elle se
sentait un petit peu fatiguée. Et hier soir, à 22h30, elle lui a rapporté les
résultats pour la rassurer, tout allait bien.
La confiance qu'a dit le postier, ils se sont croisés sur le palier, les heures
correspondent. Elle dit qu'elle est restée 5 minutes chez Lisa et après elle
est remontée chez elle.
N'empêche que pour le moment, la biologiste est la dernière personne à
être rentrée chez elle.
Oui, en même temps, je la vois quand même mal. La biologiste, elle est saluée
le postier. Oh, excusez-moi, il faut que j'aille truchider la tapissière.
Bon, Tessier, vous accompagnez Scandella pour récupérer Novéa en douceur.
Mais faire à moins d'un couple dans un hôtel.
Fico et Paul, vous filez chez l'empayeur.
Bon, le postier et la biologiste, ils ont été convoqués, là ? Ouais.
Parfait.
Méa, à tout à l'heure.
Je vais où, toi ? Au palais de justice.
J'ai la première conciliation à mon divorce.
Aujourd'hui ? On peut divorcer un samedi.
Bah oui.
J'ai dit au juge que c'était mon seul jour de libre.
Bon, bah bon courage.
Ouais. Allez.
À l'hôtel, hein ? Ça me plaît assez cette idée d'aller tous les deux à l
'hôtel. En couple ? En couple, ouais.
Mais ça n'a rien à dire.
C'est pas très aimable.
Ça te plaît pas ? Faut voir.
Je voulais te remercier pour la piole. Tu rigoles, c'est rien.
Il est
sorti, il monte vers toi.
Oui, s'arrêtez-vous.
Pas trop mûr, les mains dans le dos. Hé, mais attends ! Mais... Mais que... Mais
bon ! Hé, mais j'ai rien fait, moi, hein ! Qu'est-ce qui te passe, là
? Tu peux savoir ? C'est expliqué au 36.
Allez, monte.
Il y a de belles gonzesses maintenant au poulailler.
C'est toi qui la saute.
Tu vas prendre mon poing dans la gueule, toi.
Espèce de tête de con, moi. Ah, il m'a insulté, là.
Bon.
Bon.
Hier soir, j'étais avec une pute.
Eh oui, je passe mes journées à ça.
J'ai du retard sur la chose.
Le nom de la fille, l'hôtel.
J'ai fait ça en plein air au bois de Boulogne. J'ai pas demandé son pédigré.
Donne-nous une description.
En haut, elle était blonde.
Écoute-moi bien, Novéa.
Arrête de la ramener.
T'avais toutes les raisons de te venger de Lisa.
Alors, hier soir, t'es passé chez elle.
Peut-être même qu'au départ, tu voulais juste lui parler.
Ça s'est mal passé.
Alors, évidemment, tu l'as violée. Et puis après, tu... Je vous dis que ça
fait 15 piges que je l'ai pas vue, Lisa.
J'en ai rien à branler, moi, de celui qui l'a surinée.
Ah non, mais par contre, si vous retrouvez le monsieur, rappelez-moi de
le remercier.
Ça te dirait une petite analyse de flanc ? Aux frais de l'État, bien entendu.
On a relevé les traces de sperme sur la tapissière.
T'avais la télé en tout, là ? Alors tu sais ce que c'est qu'un test ADN ? Ah
bah tiens, faites-les vos putains de tests et vous verrez.
Je suis innocent.
On s'était rencontrés dans un bar.
Elle sortait de prison.
Elle avait l'air un peu paumée.
On a discuté et on est devenus amis.
Après, j'ai trouvé un stage chez un pote tapetier.
C'est là qu'elle a appris son métier.
Son atelier.
C'est vous aussi qui l'avez trouvé ? Oui, et à un bon prix.
Je l'ai gagné depuis un moment, mais le proprio ne voulait pas le lâcher.
J'ai insisté.
Vous avez fait beaucoup de choses pour elle.
Vous savez, quand on peut aider, à ce point-là, quand même.
Vous êtes célibataire, n'est-ce pas ? Oui.
Avec Lisa, vous étiez juste amis ? Oui, pourquoi ?
Vous n'auriez pas... Vous n'auriez pas souhaité un petit peu plus ?
En récompense, après tous les services que vous lui avez rendus ? Hé, oh, oh,
oh ! J'aurais pas fait de mal, moi, Lisa, hein ! Mais de toute façon, j'ai
un alibi ! C'est vrai que moi, j'ai passé la nuit avec mes collègues de la
poste ! Vous l'avez déjà dit.
On est en train de vérifier.
Est-ce que Lisa avait un...
Un amant.
Un petit ami.
Non, je crois pas.
Je sais pas, moi j'en sais rien.
Vous savez, on est amis, mais... C'était quand même une fille solitaire.
C'est la prison qui l'avait rendue comme ça.
Des fois, quand t'as déprimé, je pouvais rester plusieurs jours sans la voir.
Vous ne saviez pas par hasard ce qu'elle a pu faire hier soir entre 20h et 22h ?
Elle allait souvent toute seule au cinéma.
C'est ce qu'elle a dû faire. Que vous connaissez Alex Novea ?
Non. Non, je le connais pas.
De toute façon, Lisa avait tiré un trait sur son passé, alors.
Le lieutenant n'a pas précisé qu'il s'agissait d'une vieille relation ? Non,
enfin, ce que je veux dire, c'est que je connais son nom.
Enfin oui, comme tout le monde à la poste.
Vous savez, on a tous entendu parler du braquage du fourgon postal.
Enfin...
Je ne le connais pas personnellement, c'est ça ? Oui,
c'est terminé.
Merci.
Quelqu'un va venir vous chercher.
Oui, c'est vrai, le petit a flippé quand on lui a parlé de Novéa. Comme s'il le
connaissait, mais qu'il ne voulait pas l'admettre. En fait, il était tout
simplement peut-être angoissé d'être à la crime. En plus, j'ai vérifié son
alibi.
A 23h, il est picolé dans un bar rue Lepic avec ses collègues de la poste.
Il n'est pas rentré chez lui avant 3h du matin.
Tu m'étonnes que le courrier arrive toujours à la bourre.
Quant à Novéa, le syndic de l'immeuble m'a dit que le digicode était cassé, qu
'il fallait une clé pour entrer dans l'immeuble.
Alors que Lisa lui ouvre la porte parce qu'il passait par là, ça d'accord.
Par contre, qu'elle lui refile sa clé, j'y crois pas. Moi j'ai convoqué l
'empayeur là, Fernand Joubert, il dit qu'il connaît pas Lisa.
Et bon, il est carrément bizarre, c'est le mec chez lui, enfermé avec des
bestiaux morts, il a même vu un caniche noir. Les mecs du coin, ils ont raison,
il est complètement givré, le type.
Qu'est-ce qui pourrait vous faire croire qu'il peut avoir un rapport avec cette
affaire ? Moi ? Ouais, ben c'est pas brillant.
En plus, la journaliste du Canard a appris qu'on avait refusé la protection
à l'examen de ski.
Alors, il va falloir se bouger les fesses.
Tessier, vous avez vu la biologie ? Non, elle viendra demain. Elle va aller avec
l'examen à l'hôpital.
J'ai l'examen.
J'ai l'examen de quoi ? Vous vous foutez de ma gueule, là ? J'ai fait au moins
savoir, c'est pas vrai, merde ! Faut tout vous dire, là !
Bon.
Demain, c'est dimanche.
Grâce matinée. On se revoit à 8h30.
On se revoit à 8h30, demain.
Merci.
D'accord.
C'est ton mari ? C'est Gilles qui te met dans cet état ? Oui.
Les souvenirs qui remontent, tout ça.
Vous n'avez rien remarqué en arrivant chez Lisa Monski ? Non.
Mais qu'est-ce que j'aurais dû voir ? Vous n'avez pas vu le chat empaillé,
Ramsès ?
Je ne me souviens pas.
Je l'ai vu le lendemain matin, ça, oui.
Un policier l'avait mis sur un fauteuil.
Mais la veille... Pourquoi ? C'est important ? Oui.
Un taxidermiste est peut-être passé chez Lisa.
S'il est passé avant vous, ça devrait le disculper. S'il est passé après, des
soupçons pour se poser sur lui.
Ah oui, je comprends.
Mais je suis désolée, je ne me souviens pas.
Cette histoire m'a bouleversée.
Mamie, quand est-ce qu'on s'en va ? Bientôt, mon petit chou, bientôt.
Je suis désolée, commandant, on était là aux toilettes.
Sois gentil, mon ange. J'en ai plus pour longtemps.
Tu restes encore un petit peu dans le couloir avec le policier. Puis on
rentre.
Madame Salmon, hier, vous m'avez parlé d'examen.
Vous êtes malade ? Non.
C'est Tom.
Il est leucémique.
Il suit actuellement un traitement de chimiothérapie.
Ses parents sont morts dans un accident. Depuis, je les laisse seuls.
C'est un enfant fragile.
Il n'est pas vraiment au courant de la gravité de son état.
Depuis l'accident, je sais que Tom retrouve une vie normale.
Alors, si cette conversation pouvait rester entre nous.
Bien sûr. Vous comptez pour nous.
Monsieur Joubert, je veux bien...
que le contact quotidien avec des animaux empaillés, financieux pour
toujours, ait quelque incidence sur votre localité.
Tâchez néanmoins d'être plus coopératifs.
Ceci n'est qu'une audition, vous n'êtes accusé de rien.
Je ne veux pas avoir peur.
Je n'ai pas peur.
Bien.
Avant de vous laisser partir, pouvez-vous nous dire ce que vous
faisiez très exactement le soir du 12 ?
J'étais chez moi, j'avais un chien à finir.
Je suis divorcé sans enfant et je ne vois jamais personne.
Bon programme.
Bien, merci.
Nous allons vous laisser partir.
En ce qui concerne les empreintes, l'IG n'a rien trouvé.
Le chat conserve tout son mystère.
Je viens d'avoir discuté avec Novéa. Il dit que son avocat va le sortir de là et
que ça va nous coûter cher.
Bref, il est remonté à bloc.
Alors, on n'a toujours rien sur le postier, rien sur Joubert, rien sur
personne.
J'étais aux archives.
Vous savez ce que c'est que ça ? C'est une plainte de Jocelyne Gallet.
C'est qui ? Ex-Jocelyne Joubert, la femme de l'empereur.
Figurez-vous que Joubert l'a harcelé, il l'a même menacé de mort deux fois.
Ouais, ben, convoquez-la.
Viens.
Qui y a ?
J
'ai rencontré Joubert dans
un bal à chalet, dans Lyon.
Il vivait dans la ferme familiale.
Et c'est elle qui travaillait avec son père.
Alors on s'est mariés, puis je suis venue m'installer à la ferme.
Au début tout allait bien, mais c'est quand la mère est partie que ça a
commencé à se déglinguer.
C'est-à-dire ? Elle est couchée avec un bouseux du coin, et puis elle a fait sa
maligne.
Le père Joubert, ça l'a rendu dingue, il a mis le feu à la ferme, puis il a voulu
se tuer avec.
Et il est mort ? Non, mais il s'en est pas remis, le vieux.
Alors, pour essayer de lui faire changer un petit peu d'air, on est montés tous
les trois à Paris.
Tiens, tu parles.
Huit jours après, il s'est jeté par la fenêtre.
Et là, il ne s'est pas loupé.
Alors, Fernand, ça lui a foutu un tel coup qu'il s'est refermé comme une
huître. Plus un mot.
Il ne voulait plus voir personne.
C'est là qu'il a commencé à empailler ses bestioles.
Il disait qu'au moins, les bêtes, ça ne trahirait pas.
Alors, vous êtes partis.
Oui, je suis parti. Vous avez la trouille à moi.
Mais vous êtes partis seul.
Oui, non.
Enfin, je me suis mis avec Sylvain, mon coiffeur.
Alors, j'ai divorcé de Fernand, mais il m'a lassé de me tuer.
Il m'appelait la nuit.
Et le jour de mon remariage, il est venu à la réception avec un scalpel à la
main. Une fois, il m'a fait le coup au salon de coiffure.
Un taré, je vous dis.
Bien, bien.
Son ex-femme m'a rajouté son nom un peu, mais apparemment, il a pas m'empêté les
plombs.
Alors imaginons que Lisa rencontre Joubert.
Elle lui demande d'empailler son chat.
Lui finit le boulot vers 22h30. À 23h, il arrive chez elle, le matos sous le
bras. Il sonne chez elle, elle l'invite à entrer.
Il lui propose un verre pour le remettre de son travail.
Et il prend ça pour une bonne invitation.
Elle veut mettre le chat dans ta chambre, lui il la suit, il lui saute
dessus, elle lui repousse, elle veut s'en aller, mais le tir-crin est là.
Il la viole, il la tue, et il maquille ça, vous comprenez ? Je vais ordonner
une perquise chez Joubert.
On verra. Oui, ça se tient.
À moins que Novéa soit coupable.
Parce que maintenant je sais qui aurait pu lui ouvrir la porte de l'immeuble.
Le postier.
En couillant dans la paperasse de la tapissière, vous trouvez ça.
Une jolie petite photo de classe, avec le tiercé dans l'ordre.
Voilà, l'OVA, la tapissière, le postier. Je suis allé à l'école et le directeur m
'a dit que ces trois-là avaient été élevés ensemble dans un foyer de la DAS,
chez une certaine Sidonie Galibert.
Il faut aller la voir.
C'est ici, il y a des gens.
Alors, ils ont été élevés ensemble ? Oui.
Oui. D'accord.
Joubert est arrivé.
Cisco, vous convoquez la biologiste pour un tapissage entre Joubert et Novéa.
Elle a peut-être eu un des deux dans le quartier, on sait jamais.
Monsieur Joubert, le tableau brossé par votre ex-épouse ainsi que les plaintes
enregistrées sur la main courante nous ont quelque peu alarmés.
J'ai pas de compte à me rendre.
Monsieur Joubert.
Il n'y a qu'un seul taxidermiste pour trois arrondissements, et c'est vous.
Alors nous voudrions juste savoir si c'est bien vous qui avez empaillé ce
chat.
Vous avez écouté Jocelyne qui a couché avec tout le monde, et je suis le
coupable idéal.
Il faudrait mieux faire des gorgées, au moins je ferais la pointe quelque chose.
Monsieur Joubert, je vous prie de bien vouloir vous contrôler.
Et puis je vous préviens que si, chez vous, on découvre quelques objets ayant
appartenu à la tapissière, vous êtes cuit.
Et nier les faines ne fera qu'aggraver votre cas.
Mais enfin, si j'avais...
Tuer et voler cette fille et effacer les empreintes, je n'aurais pas laissé chez
elle. Ramsted.
Ramsted, c'est ton nom.
Elle est là.
C'est vrai.
Monsieur Joubert, nous avons trouvé des traces de sperme sur le corps de la
tapissière. Nous possédons ainsi la carte génétique de son assassin.
Puisque vous clamez votre innocence à tout bout de champ, je pense que vous ne
verrez aucune objection à ce que nous fassions pratiquer des analyses pour
nous ôter le moindre doute.
Ça va être égal.
Vous êtes sûr ? Vous ne reconnaissez personne ?
Non.
Regardez bien.
Ne vous inquiétez pas, madame.
Il ne vous voit pas.
Non, non, c'est une erreur.
Vous êtes sûre ? Vous ne reconnaissez aucun de ces hommes ? Oui, j'ai vu. Tout
à fait vu.
Écoutez, madame, je comprends très bien que vous n'ayez pas envie d'être mêlée à
une affaire criminelle.
Beaucoup de gens sont comme vous.
Là, c'est très important.
Évidemment, ce qui a été violé, Il est assassiné.
Alors, si vous reconnaissez quelqu'un, il faut nous le dire.
Je vous jure que je ne le connais pas.
Mais... Je voulais vous dire, j'ai réfléchi.
Le soir du meurtre, j'ai bien vu le chat.
Comme ça.
Oui.
Il était dans un coin de l'atelier, assis dans l'ombre, sur un fauteuil.
Pourquoi vous ne l'avez pas dit la dernière fois ? Je ne me rappelais pas.
Vous savez, j'avais tellement l'habitude de le croiser partout, dehors, dans les
escaliers, depuis des années.
Et puis, je n'ai pas vraiment fait attention car je ne savais pas qu'il
était mort.
Mais oui, Ramsès était bien là.
J'ai libéré Joubert faute de charme. On n'a rien trouvé chez lui et la
biologiste affirme que Ramsès était là le soir du mercredi.
Ce qui veut dire que Joubert n'est pas dans le coup. Mais Tessier a une idée.
Alors j'ai vu Sidonie Galibert au foyer de la DAS et elle m'a dit que quand il
était gosse, le postier était Red Dung de Lisa.
Ça le rendait complètement malade qu'elle lui préfère Novéa qui était un
mec violent, bourru, dur.
Les voies de l'amour tout comme les voies du Seigneur sont impénétrables.
Exactement.
Et d'ailleurs, ce pauvre postier n'a jamais eu de chance avec Lisa.
Pourtant, lui, il a tout fait pour elle. Il lui trouve un boulot, il lui trouve
un appart.
Et elle, que dalle.
Quand on y pense, elle a foutu la vie en l'air de Novéa et du postier.
Alors j'ai bien bergé.
Et si ils avaient commis le crime à deux ? Voulant se venger, Novéa perçoit le
postier de l'emmener chez Lisa.
Après le passage de la biologique.
Le postier la viole, puis il se dépêche d'aller rejoindre ses potes dans un bar.
Novéa attend un moment, le temps suffisant pour forger la libide du
postier, et il tue Lisa.
Après, il fait quand même croire à un cambriolage, et puis tant pis, ça tient
pas, de toute façon, tout le monde va penser que tueur et violeur sont le même
homme. Alors qu'ils sont deux.
Je t'expliquerai pourquoi Novéa ne craint pas les analyses.
Exactement.
Alors espérons que vous avez vu vu.
Parce que demain, il faut libérer Novéa ou l'inculper.
Je vous ai menti, mais c'est à cause de mon boulot.
Vous imaginez, vous à la poste, si on m'avait lié à tout ça ? Mais si j'avais
su qu'on l'avait libéré, c'est moi qui aurait été crevé ! Arrêtez votre numéro,
là ! Vous aimiez Lisa.
Si Denis Calibère nous l'a dit.
Mais elle, elle vous aimait pas.
Alors l'occasion s'est présentée, vous avez fait entrer une OVA chez elle, et
là, vous l'avez violée. Non ! Je l'ai aimée, c'est vrai, oui ! Mais quand on
était gamin ! Après, c'était comme ma sœur.
J'aurais jamais pu lui faire du mal, jamais.
À moins qu'il y ait une OVA sous la menace, il vous ait forcé à le faire,
histoire de brouiller les pieds. Mais ça va pas à la tête, non ! Ça va pas à la
tête ! Jamais j'aurais fait ça, jamais !
L'enfant peut avoir une malformation.
Ça veut dire que la tapissière voulait un gosse ? Et surtout qu'elle avait un
amant.
Depuis le début, on fait fausse route.
Il faut à nouveau vérifier la clientèle.
L'assassin est peut-être quelqu'un pour qui elle travaillait.
En tout cas, c'est une liaison discrète.
C'est peut-être un homme marié qui l'a tué parce qu'il voulait pas d'enfant.
L'autre soir, l'amant passe chez elle, ils font leur petite affaire.
Après, elle lui fait part de ses envies d'enfant.
Et là, il l'a bu.
Oui, allô ?
Oui. Merci.
Merci bien.
C'est la morgue.
Si Denis Galibert est allé voir la tapissière, on lui a dit que le père de
Lisa était passé.
Elle a dit évidemment que c'était pas possible puisque Lisa n'avait pas de
parents.
Et la description du soi-disant père correspond à Zuber.
Bon, testez Cisco, vous filez chez l'Empire. Et s'il n'est pas chez lui,
vous lancez un avis de recherche.
Nous, on va à la morgue.
Je l'ai vue, elle porte une alliance.
Vous pensez qu'il a pu abuser d'elle ? Je vais l'examiner.
Galio ? Oui.
D'accord.
Joubert est au 36.
Ils l'ont retrouvé, c'est lui, prostré sur une chaise.
Le labo a certifié que c'est bien le sperme de l'Empailleur.
Et la biologiste ? Elle a bien vu Ramsès juste avant le crime ? Si elle ment, c
'est qu'elle a peur.
Peut-être qu'elle a vu Joubert ce soir-là.
Peut-être qu'il les menaçait, elle et son petit-fils.
Alors ? Non, il ne l'a pas touché.
Eh bien, il a fait du bon boulot, l'Empereur.
On la reconnaît à peine, Lisa Monski.
Monsieur Joubert, comment avez-vous rencontré Lisa Monski ? Mme Cesse était
malade depuis longtemps.
Elle cherchait un empailleur pour quand il mourrait.
Et vous êtes devenu amant ? Monsieur Joubert,
pourquoi est-ce que vous êtes passé l'amant tout à l'heure ? On allait se
marier et je voulais qu'elle soit belle pour partir.
Pardonnez-moi cette question indélicate, monsieur Joubert.
Mais on peut dire que vous soyez un homme très ouvert à les amener tes
guerres plus.
Aussi, tout le monde explique que vous...
Cette curieuse relation amoureuse.
Elle aimait mon travail, je ne lui posais pas de questions.
Ça ne s'explique pas, ces choses-là.
Précisément, monsieur Joubert, précisément. Mais nous, nous avons une
explication.
Saviez-vous que Lisa était séropositive ? Oui.
Pardon ? Oui.
Non, non.
Moi, je crois que vous n'étiez au courant de rien.
Que Lisa vous avait caché son état.
Je crois aussi que Lisa désirait un enfant à tout prix, et qu'en le
rencontrant, elle avait trouvé le moyen de le faire.
Non, non, vous voulez un bébé, tous les deux.
Lisa ne vous aimait pas, monsieur Joubert.
Elle vous a choisi, vous, un homme plus âgé qu'elle, et trop solitaire pour
élever un enfant.
Une fois enceinte, elle vous aurait quitté.
Vous l'avez compris,
vous ne l'avez pas supporté.
Non, c'est pas vrai, on s'aimait, elle ne m'aurait pas quitté.
Mais si, elle t'aurait quitté.
C'est pour ça que tu l'as tué.
Parce qu'elle s'est foutue de ta gueule.
Comme ton ex-femme. Mais non, elle n'était pas comme Jocelyne.
Au fond de toi, elles sont toutes comme Jocelyne.
Je vais te dire ce qui s'est passé ce soir-là.
Tu as terminé Ramsès.
Tu as essayé de joindre Lisa, mais elle était sortie.
Tu t'es pointé chez elle vers 11h avec le chat.
Elle l'a mis dans la chambre et vous vous êtes engueulé.
Où elle était ? Avec qui ? C'est devenu dingue.
Tu as essayé de te l'envoyer, mais elle n'a pas voulu.
Alors tu l'as forcée.
Tu as pris le terre-crain.
Tu l'as violée. Mais non, ce n'est pas vrai, je n'ai pas fait ça ! Vous ne
vouliez pas là-dessus, Joubert.
Mais Lisa a eu peur.
Alors elle vous a avoué sa séropositivité pour vous la laisser
tranquille.
Vous avez vu Romou, j'ai... Je savais ce qu'elle avait, je le savais.
Pourquoi vous obstinez dans cette version, M. Joubert ? Pourquoi ? Hein ?
Elle vous cachante sa maladie.
Lisa a agi en criminel.
Eh oui, comme une criminelle, elle vous a contaminé.
Votre vie est en danger.
C'est précisément parce que vous n'étiez au courant de rien que vous pourrez plus
ou moins bien justifier votre acte devant un tribunal.
Un bon avocat aura tôt fait de dégager les circonstances à des noms de votre
geste.
Monsieur Joubet, avez-vous tué Lisa Monski ?
Enfin, qu'est-ce qu'il vous faut de plus ? Je ne m'explique toujours pas ce
mariage post-mortem.
Il n'y a rien à expliquer, il est dingue.
Il l'aimait comme il aime ses bestiaux.
Il était l'employé, puis c'est tout.
Alors pourquoi ne pas avouer ? Joubert a accepté la prise de son sang branché,
sachant très bien ce qu'on allait découvrir.
Il s'est rendu à la morgue, au risque de se faire pincer. Non, il a agi comme
quelqu'un qui n'a rien à se reprocher.
Ah oui ? C'est par amour aussi qu'il l'a violé ?
On ne sait toujours pas ce qu'a fait Lisa entre 20h et 22h.
Si ça se trouve, elle a tout simplement passé la soirée chez Joubert.
Ils font l'amour, elle rentre avec Ramsès.
Et là, elle se fait agresser.
Ouais. Ce qui recouperait bien la version de la biologie, c'est qu'il y a
vu Ramsès en arrivant. Voilà.
Enfin, c'est évident, la tapissière s'est foutue de sa gueule.
Ça ne tient pas debout leur histoire d'amour. Pourquoi pas ? Mais c'est qui
alors ? Si personne n'est passé après la biologie, il ne reste plus qu'elle. Ah
oui ? Et le mobile, c'est quoi ? Le vol ?
Après avoir croisé le postier sur le palier ? Connerie.
Alors, cherchons le mobile.
Le marchand, il y a vraiment des moments où vous me foutez les jetons.
Jean-Louis, Joubert n'a rien avoué. On ne peut rien négliger.
Bon, enfin, cette pauvre femme vient calvaire avec son petit-fils.
Vous ne croyez pas qu'elle a autre chose à foutre qu'à débuter des tapissières ?
Ce n'est quand même pas Lisa qui lui a refilé le cancer au petit. Jean-Louis,
ça suffit.
Michel, je vous laisse la nuit avec le dossier conflit. Seulement attention.
Je vais libérer nos V.A. et Brunette qui devient hystérique.
Alors, si demain vous n'avez rien, je défaire Joubert au parquet.
C'est à cause de Toti.
T'as l'air mordu, hein ? Ouais, je sais, c'est bizarre.
C'est venu comme ça, petit à petit.
Maintenant, quand je me couche, je prends Fahel.
Le matin, quand je me réveille, c'est pareil.
Je prends Fahel.
C'est pas réciproque ? Justement, je sais plus.
Au début, je croyais, mais j'ai dû me faire des idées.
De toute façon, c'est mieux comme ça.
Je suis pas une fille pour moi.
C'est vrai, on est pas du même monde.
C'est complètement idiot, ce que tu dis, là.
C'est peut-être idiot, mais je sais ce que je dis.
Je crois connaître les gens, et en fait... Je crois que ta femme t'aime,
que t'as signé pour la vie, et tu t'aperçois qu'elle coche avec ton
meilleur pote.
Polo a coché avec ton ex-femme ? Absolument.
Bien sûr.
Allez, on arrête de parler de moi. De toute façon, ça n'a aucun intérêt.
C'est pas dire qu'on soit la noce tous les deux.
À la CNE.
L'analyse de toxoplasmose dont le commandant Gallio a parlé hier.
C'est le laboratoire de Jeanne Salmon qui l'a faite.
Le résultat date du jour de la mort de la tapissière.
J'ai repensé alors à ce que disait le lieutenant Siskowski le jour du premier
briefing, à savoir que la biologiste Jeanne Salmon avait fait un bilan
sanguin à l'ISA.
J'ai demandé pourquoi à cette occasion.
A-t-elle pas évoqué l'analyse portant sur la toxoplasmose, comme si cet oubli
dissimulait quelque chose ? Pour en avoir le cœur net, j'ai téléphoné ce
matin au laboratoire. Je suis tombé sur la secrétaire qui m'a dit que Jeanne
Salmon était à l'hôpital en compagnie de son petit-fils, qu'elle devait subir une
utérie d'examen un petit peu plus poussée.
J'ai appris aussi que si le petit développe une leucémie, c'est qu'il est
atteint du coudeau.
Son père, le fils de la biologiste, a contracté la maladie avec une ancienne
toxicomane. Ils sont bien morts tous les deux, mais pas d'un accident.
Ils sont morts du sida.
L'enfant a contracté la maladie dès sa conception.
Et qui a fait le test assidu à Lisa ? Jeanne Salmon, il y a dix ans.
Bonjour, je suis Jeanne Salmon. On m'a dit de me dépêcher.
Venez, on vous attend.
Allô ? Oui, d'accord.
Je crois que tu es là.
Oui.
Tout le monde en jeune traitement est là pour vous.
Bonjour madame. Bonjour.
Veuillez nous suivre, s'il vous plaît.
On est le petit.
Barnier, elle est là dans la salle.
Vous avez parlé au groupe d'un bilan sanguin.
Et vous avez omis d'évoquer la recherche concernant la toxoplasmose. Pourquoi ?
Je n'ai pas jugé utile de donner des précisions.
Tous ces détails techniques...
Mais quel est le rapport avec le meurtre ? Madame Salmon, on vous a dit dès le
début que nous recherchions un homme qui avait violé et tué Lisa Mansky.
Vous saviez que Lisa désirait ardemment un enfant.
Vous avez donc supposé qu'elle avait un amant, un amant que personne ne connaît.
Et vous n'avez pas pensé à un instant qu'il pouvait s'agir de son assassin ?
Comme c'est étrange.
À moins que...
Vous n'ayez pas jugé opportun de nous orienter sur une fausse piste sachant
dès le départ que l'assassin n'était pas un homme mais une femme.
Madame Salmon, nous savons de quoi sont morts votre fils et votre belle-fille.
Et nous savons aussi pourquoi Tom est malade.
Le 12 au soir, vous passez chez Lisa pour lui apporter ses résultats d
'analyse.
Vous vouliez seulement lui parler, c'est ça ? Vous le savez qu'elle est
séropositive. Alors vous lui conseillez de ne pas avoir d'enfant. Vous lui
racontez le calvaire de Tom, la mort de ses parents. Mais elle, elle ne vous
écoute pas.
C'est une fille solitaire. Elle déteste qu'on lui parle de sa vie privée.
Alors elle vous chasse et vous vous emportez.
Je trouvais son attitude irresponsable.
Elle ne voulait rien savoir.
Elle s'est mise à crier, à m'insulter, disant que ça ne me regardait pas.
J'ai insisté, elle m'a repoussée.
Alors je l'ai chifflé.
Je l'ai tombé sur la tête.
Elle s'est relevée, elle voulait appeler la police.
Alors je ne sais pas ce qui m'a pris.
Vous avez vu le tir craint, vous avez frappé un seul coup, une transflexion
mortelle, puis vous avez effacé les empreintes et dérobé quelques objets
pour faire croire à un cambriolage.
Madame Calment, est-ce que vous connaissez l'amonida, Fernand Joubert ?
Oui.
Il était venu une fois au labo pour faire un spermogramme.
Comme il n'avait pas eu d'enfant avec son ex-femme, il croyait qu'il était
stérile.
Lisa l'avait accompagné.
Ils s'embrassaient dans la salle d'attente.
Ils avaient l'air de tellement s'aimer.
Fernand, Lisa est rentrée de chez Joubert avec son chat.
Ramsès, la police l'ayant trouvé dans un cagibi, vous ne pouviez pas le voir.
En nous mentant, vous avez essayé de nous empêcher de soupçonner
M. Schubert, c'est ça ?
Mais elle allait contaminer cet homme et son bébé.
Oui, ce bébé aurait pu naître sain, Mme Salmon. Il aurait pu naître en bonne
santé.
Il fallait faire ce choix.
A qui t'aimer ? Et qu'est-ce que va devenir Tom ? Il n'a que moi comme
famille.
Le témoin ? Jeanne Salmon.
Je reconnais avoir... Tu es Lisa Monski.
Bravo, Galio.
Je dois reconnaître que cette fois-ci, vous avez été non seulement efficace,
mais aussi brillante.
Moi ? Je vais aller où, moi ? Hein ? Je vais aller où, moi ? T'inquiète pas, on
va s'occuper de toi.
Bonjour mon bonhomme.
Tu veux bien venir avec moi ? Au revoir Tom.
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