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La tête est charmante.
C'est le cuisine de brichail. Enchanté. Il est assez joli, mais n
'est pas ajusté au dernier goût. Monsieur débarque le tourette. Oui, je
suis à Paris depuis vingt jours, s'appelle. Attention ! Non, précieux, je
prends le place.
Barthénoïde, urimédonte, cassandar.
Urimédonte !
Mon cher, je suis entré pour vous rendre service.
La dame ne vient pas. Je retourne à mon vice. Non ! Vous qui chassonnez et la
ville et la tour, restez ! Vous me direz pour qui je meurs d'amour.
Je n'ose lui parler car je n'ai pas d'esprit.
Le langage aujourd'hui qu'on parle et qu'on écrit me trouble.
Je ne suis qu'un bon soldat timide.
Elle est toujours à droite, au fond.
La loge est vide. Je pars. Oh non, restez. Je ne peux. D'un souci, ma tante
au cabaret. On meurt de soif ici.
Orangeade. Si.
Lait.
Riveaux d'Alpes. Halte. Je reste encore un peu.
Voyons ce Riveaux d'Alpes.
Avez-vous vu M.
Le Cyrano ? Le pâtissier des comédiens et des poètes. Au bonheur. Taisez-vous.
Mais c'est le que vous êtes. Oui, ces messieurs chez moi se servent.
Accrédit.
Poète de talent lui-même. Une maladie. Fou de verre.
Il est vrai que pour une eau de lait, vous donnez une tarte. Oh, une tarte
lait.
Bravo, mais sans excuse.
Et pour un triolet, ne donnez-vous pas des petits pains.
Et...
Le théâtre. Vous l'aimez ? Je lis de l'art.
Vous payez en gâteau, vous payez le théâtre.
Votre place aujourd'hui là, voyons, entre nous, vous a coûté combien ?
Quatre flancs, quinze soupers.
Monsieur le Cyrano n'est pas là, je m'étonne. Pourquoi ? Mon fleurichou.
En effet, c'est ton nom.
On va nous jouer ce soir le rôle de fédon.
Qu'importe à Cyrano.
Et vous signerez donc ? Il fit à Montfleury, messieurs, qu'il prit en
haine des forces pour un mois de reparaître en scène.
Eh bien ? Montfleury joue.
Il n'y peut rien.
Oh, moi, je suis venu. Ouais ! Quel est ce Cyrano ? C'est un garçon versé
dans l'air.
Colichoma. Noble ? Suffisamment. Il est cadet au garde.
Mais son ami Lebrun peut vous dire... Lebrun !
Vous cherchez Bergerac ? Oui.
Je suis un tiers.
Ce n'est pas que cet homme est des moins ordinaires.
Ah, c'est le plus équilibré des êtres sublunaires.
Rimeur, prêteur, fille, musicien. Et quel aspect hétéroclite que le sien.
Certes, je ne crois pas que jamais nous le peigne le solennel monsieur Philippe
de Champagne. Mais bizarre.
Excessif, extravagant, fallot, il lui fournit, je pense, d'un peu Jacques
Calot, le plus folle spadassin à mettre entre ses masques.
Votre panache triple est pourpoint si basque, capte par derrière avec pompe
les soclets, comme une accueillante de coq, plus fière que tous les artabans
dont la Gascogne fut et sera toujours l'alme mère gigogne.
Il promène en safraise à la poutinella.
Ah, mon dieu ! Ah, mes seigneurs ! Quel omni ! Que
ce n'est là ! On ne peut voir passer un pareil nazi gerbe sans s'écrier.
Oh non ! Vraiment ! Il est un gerbe ! On sourit, on dit.
Il va l'enlever. Mais monsieur de Bergerac ne l'enlève jamais !
et pour fanticon que le renard.
Mon glaive est la moitié des ciseaux de la pâte.
Il ne viendra pas.
Si, je parie un poulet à la raguenon, soit.
elle est épouvantablement ravissante.
Une pêche qui sourirait avec une fraîche et si fraîche qu'on pourrait
l'approchant prendre un rhume de cœur.
C'est elle.
Ah, c'est elle. Oui, dites-le vite, j'ai peur.
Magdalen Robin, dites Roxane, fine, précieuse, libre,
orpheline, cousine de Cyrano dont on parlait. Cet homme,
Comte de Guiche, épris d'elle, mais marié à la nièce d'Armand de Richelieu.
Désir fait épouser Rossane à certains tristes tirs. Un monsieur de Valvaire,
vicomte et complaisant. Elle ne nous discerait pas, mais de Guiche est
puissant. Il peut persécuter une simple bourgeoise.
D'ailleurs...
J'ai dévoilé sa manœuvre sournoise dans une chanson qui, oh, ils doivent en
vouloir. La fin était méchante.
Écoutez ! Non ! Bonsoir ! Vous allez ? Chez Monsieur de Valvaire ! On les
garde, c'est lui qui vous tuera.
Restez. On vous regarde.
Je t'aimerai.
C'est moi qui parle ! J'ai soif !
Et on va s'en dans les tavernes.
Pas de Cyrano.
Pourtant. Ah, je vous espérais qu'il n'a pas vu l'affiche.
Commencez, commencez.
Quel cours, je te dis, je suis encore un Gascon.
Le Gascon souple et froid, celui qui réussit, saluons-le, crois-moi.
Bon. Quelle couleur comptez-vous ? Baissez-moi, madame idiote.
Ou bien, ventre de biche. C'est couleur espagnole, madame. La couleur ne ment
pas. Car bientôt, grâce à votre valeur, l'espagnol ira mal dans les flancs.
Je monte sur scène. Venez-vous.
Viens.
Mais dis-donc. Non.
Je vais les jeter à la face, mon.
Je cherchais un gant.
Vous trouvez une main.
Lâchez-moi.
Je vous livre un secret.
Quelle ? L'inière qui vous quitte. Eh bien ? Touche à son œuvre dernière.
Une chanson qu'il fit blessa quelqu'un de grand.
Et cent hommes, j'en suis.
Ce soir, j'en posterai. Cent ? Par qui ? Discrétion.
Professionnel. Où seront-ils postés ? À la porte de Nell.
Sur son chemin.
Prévenez-le. Mais où le voir ? Allez courir, tous les camarades.
Le pressoir d'or. La pomme de pain.
la ceinture qui craque, les deux torches, les trois entonnoirs, et
dans chaque laissé, un petit mot d'écrit, la bêtise.
Je tourne à les deux contre ce homme
sans pas.
Elle a quitté.
Elle.
Et lui.
perdu mon pari.
prescrit à soi-même.
De toute façon, monarque des drôles, une implante et un sillon de bois sur vos
épaules. Heureux qu'il m'en découre, l'entité.
Heureux qu'il m'en découre. Je vais me fâcher.
Venez à mon secours, messieurs.
Mais, jouez donc.
Gros homme,
si tu joues, je vais être obligé de te fesser les joues.
Je les bâtisse de taise sur leur banc.
Ou bien je fais tâter ma canne à leur ruban.
Eh bien, je ne les saurai et ne les désenterai pas.
Mais, qu'ils sortent pourtant.
Ce n'est pas encore fait. Bon, je vais sur la scène, en guise de buffet,
découper cette mortadelle d'Italie.
En m'insultant, monsieur.
Vous insultez Talie.
Et cette muse.
À qui, monsieur, vous n'êtes rien.
Avez l'honneur de vous connaître.
Croyez bien qu'en vous voyant si gros et bête comme une urne, elle vous
flanquerait quelque part son couture.
Mon fleuri, mon fleuri, la pièce de barreau. Je vous en prie, ayez pitié de
mon fourreau.
Si vous continuez, il va rendre sa larme. Et il le sait.
J'exclame, j'inscris le nom.
Approchez-vous, jeunes héros.
Chacun son tour.
Alors, quel est celui qui veut t'ouvrir la liste ? Vous, monsieur ? Non.
Vous ? Non.
Le premier duéliste, je l'expédie avec les honneurs qu'on lui doit.
De tous ceux qui veulent mourir, lèvent le doigt.
La pudeur vous défend de voir ma larme nue.
C'est bien, je continue.
Bon, je désire voir le théâtre guéri de cette flexion.
Sinon, je suis sourire. Les mains vont frapper trois claques. Vous vous
éclipserez à la troisième.
oiseau. J'ai deux raisons dont chaque est suffisant de seul.
Primo, c'est un acteur déplorable qui gueule et qui soulève avec des ondes
porteurs d'eau le verre qu'il faut laisser s'envoler.
Secondo est mon secret. Mais vous nous privez sans scrupule de la chlorise.
Faire des jeux par aux ballons moins que zéro. J'interromps sans remords.
Par aux autres paroles. La joue qu'il va se la rendre.
Belle Rose, vous avez dit la seule intelligente chose.
Au manteau de tes fils, je ne fais pas de trop.
Attrapez cette bourse au vol et taisez-vous. À ce prix-là, monsieur.
Je t'autorise à venir chaque jour empêcher la glorie.
Jusquions nous-mêmes ensemble être hués.
Il faut évacuer la salle ! Évacuez ! C'est fou ! Le comédien m'en
fleurit. Quel scandale ! Mais il est protégé par le duc de Candale.
Avez-vous un patron ? Non.
Vous n'avez pas ? Non.
Quoi, pas un grand seigneur pour couvrir de sang ? Non, et je dis deux fois.
Faut-il donc que je trahisse ? Non, pas de protecteur, mais une
protectrice. Mais vous allez quitter la ville. C'est cela.
Le duc de Corneuil a le bras le nom. Moi, l'on me connaît le mien quand je
lui mets cette rallonge.
Mais vous ne changez pas à prétendre. J'y change.
Mais... Tournez les talons maintenant.
Mais...
Je... Votre grâce se trompe.
Je n'ai pas... Je... Mais... Qu
'a-t-il d'hétéroclite ? Oh ! Est-ce
un phénomène ? Mais d'y porter les yeux, j'avais su me garder. Et pourquoi, s'il
vous plaît, ne pas le regarder ? J'avais...
Il vous dégoûte alors ? Monsieur ! Malsaine, où semble sa couleur ?
Monsieur ! Sa forme ? Obsèque ! Mais pas du tout. Pourquoi donc prendre un air
dénigrant ? Peut-être que monsieur le trouve un peu trop grand.
Je le trouve petit, tout petit, minuscule. Comment ? M'accuser d
'impareil d'étude ? Petit, mon nez ! Oh là !
son camarade, tête pleine.
Apprenez que je m'en orgueille d'un pareil appendice, attendu par un grand
mythe, et proprement l'indice d'un homme affable, bon, courtois, spirituel,
libéral, courageux, tel que je suis, et tel qu'il vous est interdit à jamais de
vous croire, déplorable maraud.
Car la face de son gloire, que va chercher ma main en haut de votre col,
est aussi dénuée de fierté, d'envol, de lyrisme, de pittoresque, des trincelles,
de son piosité.
Donnez, enfin, que celle que va chercher ma botte au bas de votre dos.
Ah, c'est donc au bateau qui trouverait plaisant mon milieu de visage.
Et si la plaisantin est noble, mon usage est de lui mettre, avant de le laisser s
'enfuir, par devant et plus haut, du fer et non du cuir.
Mais alors, quand il nous ennuie, il fanfaronne.
Personne ne va en lui répondre.
Personne. Attendez.
Je vais lui lancer un de ses traits.
pariant le temps.
Par exemple, tenez, à la fille.
Moi, monsieur, je lui avais un tel nez. Il faudrait sur le champ que je me l
'emputasse. Amical.
Mais il doit tremper dans votre tasse pour vous, en fait, vous fabriquer un
ananas.
Descrétif. C'est un roc.
C'est un pi.
C'est un coq. Que dis-je, c'est un coq. C'est une pénalité.
Curieux. De quoi sert cette oblongue capsule ? Décrétoire, monsieur, ou de
boîte à ciseaux ? Gracieux. Eh oui, mais à ce point, les oiseaux, que
paternellement vous vous préoccupiez de tendre ce perchoir à leur petite patte.
Très culot.
Ça, monsieur, lorsque vous pétunez, la vapeur du tabac vous sortait le dunez
sans qu'un voisin ne cueille.
Ponce !
Bref, non.
Gardez-vous votre tête entraînée par ce toit de tomber en avant
sur le sol.
Tendre, faites-lui faire un petit parasol de peur que sa couleur au soleil
ne se fasse.
Bédant.
L'animal seul, monsieur, car il s'en fait un appel.
Hippocampe et les pantons, Camillos.
Dites avoir sur le front tant de chair sur tant de...
Cavalier. Poil ami.
Ce gros est à la mode.
Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode.
En fatigue.
Aucun vin ne peut ni magistral tourner tout un pied.
Excepté le mistral.
Dramatique. Je l'amène en rouge quand il saigne.
Un miracle.
Pour un parfumeur.
qu'elle enseigne les rites.
Et si le conque est à vous attendre, est-on naïf ?
Ce monument, qu'on le visite autant,
arrête mes dieux, souffrez, messieurs, qu'on vous salue.
C'est là ce qu'ils appellent avoir pignon sur rue.
Compréhens. C'est ça que j'ai dit.
Qu'est-ce qu'il y en a ? Non, non.
C'est que de la vie géante.
Au bac de melon. Non.
Militeur. Moitié contre cavalerie.
Pratique. Vous voulez me mettre en autorité ? Assurez-moi, monsieur, ce
sera le gros lot.
Enfin, parodie en pyramme, en un sanglot.
Le choix de l'ordre.
Je l'ai.
Et des traits de son maître a détruit l'Arménie.
Il en rougit, le traître.
Voilà. Ce qu'à peu près, mon cher, vous m'eussiez dit si vous aviez un peu de
lettres et d'esprit. Mais d'esprit, oh, le plus lamentable des êtres.
Vous n'en êtes jamais un atome, et de lettres, vous n'avez que les trois qui
forment le mot saut.
Et chez vous-y, d'ailleurs.
L'invention qu'il faut pour pouvoir là, devant ces nobles galeries, me servir
toutes ces folles plaisanteries que vous n'en eussiez pas articulées le quart de
la moitié du commencement d'une.
Car je me les sers moi-même avec assez de verve, mais je ne permets pas qu'un
autre me les serve.
qui n'a même pas de gants, mais qui sort sans ruban, sans bouffette, sans gants.
Moi, c'est moralement que j'ai mes élégants.
Je ne me dis pas d'assez qu'un proluté, mais je suis plus poigné si je suis
moins coquet.
Je ne sortirai pas avec l'air négligente, à la fronte pas très bien
lavée. La conscience, les jours n'ont encore de sommeil dans le coin de son
oeil. Rien d'honneur chiffonné, des scrupules en deuil.
Mais je marche sans rien sur moi qui ne reluit, empanaché d'indépendance et de
franchise. Ce n'est pas une taille avantageuse.
C'est mon âme que je cambre ainsi qu'en un corset. J'ai tout couvert d'exploits.
Quand, en revanche, je m'attache, en troussant mon esprit ainsi qu'une
moustache, je fais, en traversant les groupes et les ronds, sonner les vérités
comme des écarts.
Mais monsieur ! Je n'ai pas de gants !
La belle affaire.
Il m'en restait un seul d'une très belle paix.
Lequel m'était d'ailleurs encore fort important.
Je l'ai laissé dans la figure de quelqu'un.
Marron. Fakir.
Buteur de pieds plats ridicules. Ah.
Et moi Cyrano.
Savignin.
Hercule de Bergerac.
Couchon.
Il faut la remuer car elle s'engourdit.
J'essaie de la laisser inoccupée. J'ai été fourmi dans mon épée.
Soit je vais vous donner un petit coup charmant.
Et tellement qu'en ferraillant je vais, hop à l'improvisade, vous
composer une balade.
Vous ne vous doutez pas de ce que c'est, je crois. Mais... La balade d'or se
compose de trois couplets de huit vers et d'un envoi de quatre. J'avais tout
ensemble à faire une et me battre.
Et vous touchez, monsieur, au dernier vers.
Non. Non.
Balade du duel qu'en hôtel bourguignon.
Monsieur de Bergeracu avec un appellitre.
Qu'est-ce que c'est que ça, s'il vous plaît?
C'est le titre.
Place, très jeunes gens, rangez-vous par le bruit.
Attendez, je choisis mes rimes.
Là,
j'y suis.
Je jette avec grâce mon feutre. Je fais
lentement l'abandon du grand manteau qui me gale feutre.
Et je tire mon espadon.
Et les gants que vous faites là-dedans, assis comme ce caramouche, je vous
préviens, cher Myrmidon, qu'à la fin de l'envoi, je tourne.
Vous auriez bien dû rester neutre, mais je vous l'arrête d'un don.
Dans le flanc, c'est votre maître, au cœur, c'est votre bleu cordon.
Les coquines peintes, dites donc ! Ma femme petite, je me touche ! Décidément,
c'est au prétend que la fin de l'envoi, je touche ! Il me manque une oreille,
mon oeuf, et ça, pour en paix ! Plus blanc qu'un mignon, c'est pour me
fournir le mot plus ultra ! Tac ! Je pars à la pointe dont vous espériez me
faire bon ! J'ouvre la ligne !
Je touche ! Enfoiré ! Prince ! Demande à Dieu pardon ! Je casse les
clés, les carreaux, la coupe, la pointe, et l'annonce ! À la fin de l'enfoiré, je
touche ! Monsieur ! Voulez-vous me permettre ? C'est tout à fait très bien,
et je crois m'y connaître. J'ai du reste à exprimer ma joie ! Très bien !
Comment s'appelle donc ce monsieur ?
que je n'ai pas d'argent.
Comment ? Le sac d'écus ? Pension paternelle.
On a un jour du vécu. Pour vivre tout un mois, alors ? Rien ne me reste.
Jetez ce sac et le sottise. Mais quel geste ! Eh, monsieur ! Vous savoir
jeûner, le cœur me fend.
J'ai là tout ce qu'il faut. Prenez.
Ma chère enfant, encore que mon orgueil de gascon...
m'interdisent d'accepter de vos doigts la moindre friandise.
J'ai trop peur qu'un refus ne vous soit un chagrin.
Et j'accepterai donc, au point de chose, un grain de ce raisin, un seul,
ce verre d'eau, la vie et la moitié d'un maca.
Mais c'est stupide. Ou quelque chose encore.
Oui, la main à baiser.
Merci, monsieur.
Bonsoir. Je le fais coûte posée.
Dîner, boisson, dessert.
Là, je me mets à table.
Ah,
j'avais une fin.
Tu disais ? Que ces fins engrangées et belliqueuses te fausseront l'esprit si
tu n'écoutes que eux. Va consulter des gens de bon sens.
est informe de l'effet qu'a produit ton algarab.
Énorme ! Tu te mets sur les bras vraiment trop d'ennemis.
Mais je te mènerai la façon dont tu vis.
Quel système est le tien ? J'irai dans un méandre.
J'avais trop de parties trop compliquées à prendre.
J'ai pris... Lequel ? Mais le plus simple de beaucoup.
J'ai décidé d'être admirable en tout.
pour tout.
Soit, mais enfin, moi, le motif de ta haine pour mon fleuri, le vrai, dis-le
-moi. Ce filet, si ventreux que son doigt n'atteint pas son ombri.
Pour les femmes encore, ce crotin a tout péri.
Il leur fait cependant qu'en jouant, il bradoule des yeux de carpe avec ses gros
yeux de grenouille.
Je le hais.
Depuis qu'il se permit un soir,
de poser son regard sur scène.
Oh, j'ai cru voir glisser sur une fleur une longue limace.
Comment serait-il possible que j'aibasse ? J'aime.
Que peut-on savoir ? Tu ne m'as jamais dit qui j'aime.
Réfléchis, voyant.
Il m'interdit le rêve d'être aimé, même par une lettre sur le nez.
qui d'un quart d'heure en tout lieu me pressait.
Alors moi, j'aime qui ? Mais cela va de soi. J'aime, mais c'est forcé, la plus
belle qui soit.
La plus belle ? Tout simplement, qui soit au monde, la plus coréante, la plus
fine, la plus blonde.
Mon Dieu, quel est donc cette femme ? Un danger mortel sans le vouloir. Et qui
sans y songer ?
un piège de nature, une rose muscade dans laquelle l'amour
se tient en embuscade.
Qui connaît son sourire a connu le parfait.
Elle fait de la grâce avec rien.
Elle fait tenir tout le divin dans un geste quelconque.
Et tu ne serais pas Vénus en tes rencontres, ni toi, Diane, marcher dans
les grands bois fleuris.
comme le monte en chaise et marche dans Paris.
C'est pour ce qui je comprends, c'est clair.
C'est Diaphane.
Magdalen Robin, ta cousine. Oui.
Roxane. Eh bien, mais c'est ton mieux.
Tu l'aimes, dis-le lui.
Tu t'es couvert de gloire à ses yeux aujourd'hui.
Regarde-moi, mon cher, et dis quelle espérance pourrait bien me laisser cette
protubérance.
Je ne me fais pas d'illusions par bleu.
Quelquefois je m'attendris dans le soir bleu.
J'entre en quelques jardins, couleurs sous parfum.
Avec mon pauvre grand diable de nez, je hume la brise.
Je suis des yeux sous un rayon d'argent.
au bras d'un cavalier et quelques femmes, en songeant que pour marcher à
petits pas dans de la lune, aussi moi, au bras j'aimerais en avoir une, je m
'expale, j'oublie.
Et j'aperçois soudain l'ombre de mon profil dans le mur du jardin.
Mon ami, mon ami, j'ai de mauvaises heures.
De me sentir si laid, parfois tout seul, je pleure. Ah non,
cela jamais, non.
Ce serait trop laid si le long de ce dé, une larme coulait.
Je ne laisserai pas tant que j'en serai maître.
La divine beauté des larmes se commettre avec tant de laideur grossière.
Vois-tu bien, les larmes, il n'est rien de plus sublime, rien.
Et je ne voudrais pas qu'excitant la risée, une seule par mois fût
ridiculisée.
Va, ne t'attriste pas.
L'amour n'est que hasard.
Non, mais j'aime Cléopâtre. Ai-je l'air d'un César ? J'adore Bérélix.
Ai-je l'aspect d'un type ? Mais ton courage, ton esprit, c'est au petit qui
t'offre la tantôt ce modeste repas.
Ces yeux, tu l'as bien vu, ne te détestaient pas. C'est vrai.
Eh bien alors ! Mais Roxane elle-même, toute blême a suivi ton duel.
Toute blême ? Son cœur et son esprit déjà sont étonnés.
Osez lui parler afin... Qu'elle me rie au nez. Non.
C'est la seule chose au monde que je craigne.
Monsieur ! On vous demande... Oh, mon Dieu sacré ! De son vaillant cousin, on
désire savoir.
Où l'on peut en secret le voir.
Le voir ? Vous voir. On a des choses à vous dire. Oui. Des choses. Oh, mon
Dieu. L'on ira demain au primorose d'Aurore. Où ir la messe atteindra. Oh,
mon Dieu.
En sortant. Où peut-on entrer causer un peu ? Où ? Je... Mais...
Oh, mon Dieu.
Dites-lui. Je cherche... Où ? C'est... C'est...
Ragnon, le bâtissier. Il perd.
Dans la rue.
Oh, mon Dieu, mon Dieu.
Sainte-Honorée. On ira.
Soyez-y. Sept heures.
Six heures.
Moi, dès la rendez-vous.
Eh bien, tu n'es plus triste.
Pourquoi que ce soit, elle sait que j'existe.
Maintenant, tu vas être calme. Maintenant ? Mais je vais être
frénétique et fulminant. Il me faut une armée entière à déconfier.
J'ai deux, j'ai vingt et vingt. Il ne peut me suffire de pourfendre des nains.
Il me faut des géants.
Allez, chute, là-bas, silence.
On répète le théant. Nous, pardon.
Qu'est-ce ? Une énorme griffe qu'on t'apporte.
L'hiver est ici d'arrivé. Il te cherche. Il ne peut rentrer chez lui.
Donc quoi ? Ce billet m'avertit. Cent hommes contre moi. À cause de chansons.
Grand danger me menace.
Porte de l'aile. Il faut pour rentrer que j'y passe.
Permets-moi donc d'aller coucher sous ton toit.
Cent hommes, m'as-tu dit ? Tu coucheras chez toi.
Prends cette lanterne, les marchands.
Je te jure que c'est moi qui ferai ce soir ta couverture.
Vous, suivez à distance et vous serez témoin. Mais cent ans ! Ce soir, il ne m
'en faut pas moins.
Mais pourquoi protéger ? Voilà le vrai ivrogne. Cet ivrogne banal.
Parce que cet ivrogne, ce tonneau de muscat, ce fût de rossoli, c'est
quelque chose un jour de tout à fait joli.
Au sortir d'une messe, ayant selon le rite, Vu celle qu'il aimait prendre de l
'eau bénie, lui que l'eau fait sauver, courut au bénitier, se pencha sur sa
conque et le but tout entier.
Marchant, et vous, messieurs, en me voyant chargé, ne me secondez pas, quel
que soit le danger.
Ah ! Paris fuit, nocturne et quasi nébuleux.
Le clair de lune coule aux pentes des toits bleus.
Cotard se prépare, exquis pour cette scène.
Là-bas, sous des vapeurs en écharpe, la scène, comme un mystérieux et magique
miroir, tremble. Et vous allez voir, chacun vous allez voir, à la porte de l
'air ! À la porte de l'air ! Ne demandiez-vous pas pourquoi,
mesdemoiselles, contre ce seul rimeur, Santa me fut remis.
C'est parce qu'on savait !
Qu'il ait donné sa vie !
Là
! Oui, dans nos gars ! Oh ! Pour un seul !
Depends d'aube. Sur les cuivres des jacques glisse l'argent de l'aube.
Étouffe en toi le dieu qui chante Raguenau.
L'heure du lutte viendra.
C'est l'heure du fourneau.
Vous, veuillez mélanger cette sauce.
Elle est courte. De combien ? De trois billets.
La part.
La toute.
Manu, éloigne-toi pour que tes yeux charmants n'ayant pas se rougir au feu
de ses seins.
Vous avez mal placé la fente de ses miches au milieu de la cisure entre les
hémispiches. À ce paléocoute, il faut, vous, mettre un toit.
Et toi, sur cette broche interminable, toi, le modeste poulet, la dinde
superbe, alterne-les, mon fils.
Comme le clé malherbe alternait les grands verres avec les plus petits et
fait tourner au feu des strophes d'orotes.
Mère, en pensant à vous, dans le four, j'ai écrit ceci qui vous plaira, je l
'espère. Une lyre. En pâte de brioche. Avec des fruits confits. Et les cordes,
vous voyez, en sucre je les fis. Pas boire à ma santé.
Ma femme, circule et cache cet argent.
Tiens.
C'est beau.
C'est ridicule !
Des sacs ?
Bon.
Merci.
Ciel ! Mes livres vénérés !
Sous-titrage MFP.
de beurre.
Fini. Quelle heure est-il?
Six heures.
Dans une heure.
Bravo.
J'ai vu.
Quoi donc?
Votre combat.
Lequel? Celui de cette Bourgogne. Ah, le duel. Oui, le duel en verre. Il en
a plein la bouche. Ah non, tant mieux. À la fin de l'envoi. Je tousse. À la fin
de l'envoi.
Je tousse. On va faire une balade.
Qu'avez-vous à la main ? Rien, une estapilla.
Qu'auriez-vous quelques périls ? Aucun péril. Je crois que vous mentez.
Mon nez remuerait-il.
Il faudrait que ce fût pour un mensonge énorme.
J'attends ici quelqu'un. Si ce n'est pas sous l'orme, vous nous laisserez seuls.
C'est que... Je ne peux pas. Mes rimeurs vont venir.
Pour leur premier repas.
Télé...
Un ami de ma femme.
Un guerrier terrible, à ce qu'il dit.
sauver, me lâche, mais que je meure. Si j'ose lui parler, lui dire un seul mot.
Un seul mot de tous ceux que j'ai là.
Tandis qu'en écrivant, eh bien, écrivons-la cette lettre d'amour.
En moi-même, j'ai fait et refait de cent fois, de sorte qu'elle est prête et que,
mettant mon âme à côté du papier, je n'ai tout simplement qu'à la recopier.
avec eux. Nous fûmes retardés par la foule, attroupés à la porte de Nel.
Ouverts à tout épais, huit malandrins sanglants illustraient les
pavés. Huit ? Tiens, je croyais sept.
Est-ce que vous savez le héros du combat ? Moi, non. Et vous ?
Peut-être.
Je vous aime.
Un seul homme, assurait-on ?
su mettre toute une bande en fuite. Oh, c'était curieux ! Des piques, des bâtons
ont fait le sol. Vos yeux ont trouvé des chapeaux jusqu'au quai des Orfèvres.
Sapristi se dut être un féroce.
Vos lèvres... Un terrible géant, l'auteur de ses exploits. Et je m
'évanouis de peur quand je vous vois.
Qu'as-tu rimé ?
Vous êtes.
Pas besoin de finir sur la tonne moi-même. J'ai mis une recette en verre.
Voyons, c'est vert ! Cette brioche a mis son bonnet de travers. Une recette en
verre. Tu déjeunes ? Tu dis ! Comment on fait les
tartelettes amandines ? Battez
pour qu'ils soient mous.
Ceux, quelques œufs.
Accomporez à leur mousse un jus de ces draps choisis.
Versez-y un bon lait d'amande douce.
Mettez de la pâte à flan dans le flan de moules à tartelettes.
D'un doigt presse, abricotez les côtés.
Versez, goutte à gouttelette, votre mousse.
en ces puits, puits, que ces puits
passent au four et blondissent.
Dans ton tanguay, troupe-lait, ce sont les tartelettes amandines.
Oh,
est-ce que c'est l'histoire percée par ta voix?
Ne vois-tu pas comme ils sont pires ? Je le vois sans regarder, de peur que cela
ne les trouble.
Et dire ainsi mes vers me donne un plaisir double, puisque je satisfais un
doux faible que j'ai, tout en laissant manger ce qu'ils n'ont pas mangé.
Toi, tu me plais.
Hé, la luce ! Ce capitaine vous assiège.
Mais... Mais...
Mais...
Je tire ma lettre si je sens seulement qu'il y a le moindre espoir.
Sous-titrage MFP.
Je dépose un fragment moins lourd.
De pou-peu-lac.
Ah ! Vous aimez les gâteaux frais.
J'en suis férue.
Veuillez aller manger tout ceci dans la rue et ne revenez qu'après avoir bu.
Que la centre de tous les enfants soit bénie.
Où c'est temps d'oublier qu'humblement je respire.
Vous venez jusqu'ici pour me dire.
Me dis.
Mais tout d'abord, merci.
Car ce drôle, ce fat, qu'au brave jeu d'épée hier vous avez fait mat, c'est
lui qu'un grand seigneur ait pris de moi.
Dédiche. Cherchait à m'imposer comme Marie.
Postiche.
Je me suis donc battu, madame, et c'est tant mieux.
Non pour mon vilain nez, mais bien pour vos beaux yeux.
Puis je voulais...
Mais pour l'aveugle que je viens faire, il faut que je revoie en vous le presque
frère avec qui je jouais dans le parc près du lac. Oui, vous veniez tous les
étés à Bergerac. Les roseaux fournissaient le bois pour vos épées. Et
les maïs, les cheveux blancs pour vos poupées. C'était le temps des jeux. Des
murs ronds et grelets. Le temps où vous faisiez tout ce que je voulais.
Roxane en jupon court s'appelait Magdelaine.
J'étais jolie alors.
Vous n'étiez pas vilaine.
Parfois, la main au sang de quelques grimpements vous accouriez.
Alors, jouant à la maman, je disais d'une voix qui tâchait d'être dure, qu
'est-ce que c'est encore que cette égratignure ? Oh, c'est trop fort ! Et
celle-ci ? Non, montrez-la.
Hein ? À votre âge encore, où t'as-tu fait cela ? En jouant du côté de la
porte de Nel.
Donnez. Si gentiment, si gaiement, maternelle. Dites-moi, pendant que j'ôte
un peu le sang, ils étaient contre vous ? Oh, pas tout à fait ça. Racontez. Non,
laissez. Mais vous, dites la chose que vous n'osiez
tantôt me dire.
Présent, j'ose.
Car le passé m'encouragea de son parfum. Oui, j'ose maintenant.
Voilà.
J'aime quelqu'un qui ne le sait pas d'ailleurs.
Pas encore.
Et qui va bientôt le savoir s'il l'ignore. Un pauvre garçon qui jusqu'ici
m'aima timidement de loin sans oser le dire. Laissez-moi votre main, voyons.
Elle a la fièvre.
Et moi, j'ai vu trembler les aveux sur sa lèvre. Et figurez, vous tenez que
justement, oui, mon cousin, il sert dans votre régiment.
Ah ! Puisqu'il est cadet dans votre compagnie.
Ah ! Il a sur son front de l'esprit du génie. Il est fier, noble, jeune,
intrépide, bon.
Bon ? Quoi qu'avez-vous ? Moi ?
Rien.
Fille.
Fille.
C'est ce boubou.
Ah ben, je l'aime.
Il faut d'ailleurs que je vous dise que je ne l'ai jamais vu qu'à la comédie.
Vous ne vous êtes donc pas parlé.
Nos yeux seuls.
Mais comment savez-vous alors ? Sous les tilleuls de la place royale, on cause
des bavards de Montraignier. Il est cadet. Cadet au garde.
Non, non. Baron Christian de Neuvillette. Il n'est pas au cadet.
Depuis ce matin.
Capitaine Carbon de Casteljalou.
Lisez ton lance, ton cœur, mes ma pauvres troupines. J'ai fini les
garçons, monsieur de Bergerac.
Eh bien, lisez les verres imprimés sur le sac.
Ma pauvre enfant, vous qui n'aimez que Beaulangas, bel esprit, si c
'était un profane, un sauvage.
Tous les mots qu'il dit sont fins, je le devine. Oui, tous les mots sont fins
quand la moustache est fine.
Mais il était un saut.
Eh bien, j'en mourrais.
Non.
Vous m'avez fait venir pour me dire cela ? Je n'en sens pas
très bien l'utilité, madame. C'est que quelqu'un hier m'a mis la mort dans l
'âme.
me disant que tous, vous êtes tous gascons dans votre compagnie. Et que
nous provoquons tous les blancs, mais qui, par faveur, se font admettre parmi
les purs gascons que nous sommes, sans l'air.
C'est ce qu'on vous a dit. Vous pensez que j'ai tremblé pour lui ? Non, sans
raison. Mais j'ai songé.
Lorsqu'un mal ciblé grand hier nous a paru, chatillant ses coquins, tenant
tête à ses brutes, j'ai songé.
S'il voulait, lui.
Que tous, ils craindront.
C'est bien.
Je défendrai votre petit parent.
N'est-ce pas que vous allez me le défendre ? J'ai toujours eu pour vous
une amitié si tendre. Oui, oui. Vous serez son ami.
Je le serai. Et jamais il n'aura de duel.
Faites jurer. Je vous aime bien.
Oui, oui.
Il faut que je m'en aille.
Mais vous ne m'avez pas raconté la bataille de cette nuit. Vraiment, c'est
d'être inouï.
Dites-lui qu'il m'écrive. Oh, je vous aime.
Oui. Cent hommes contre vous.
Allons, adieu. Nous sommes de grands amis.
Oui, oui. Il m'écrive.
Cent hommes.
Vous me direz plus tard. Maintenant, je ne puis.
Cent hommes.
Quel courage.
J'ai fait mieux depuis.
Non. Le voilà, mon capitaine. Notre héros, nous savons tout.
Une dizaine de mes cadets sont là. Mais... Viens, on veut te voir. Non. Ils
doivent être en face, à la croix du Traouard.
On te cherche, une foule en délire, conduite par ceux qui cette nuit
marcheront tête à suite. Tu ne leur as pas dit où je me trouve.
Si. Monsieur,
tout le marais se fait porter ici.
Eroxane, tais-toi.
M.
De Viche vient de la part du maréchal de Gation. Qui vient à demander son
admiration pour le nouvel exploit dont le bruit vient de court.
Bravo ! Le maréchal s'y connaît en bravo.
Il n'aurait jamais cru le fait si ces messieurs n'avaient pu lui jurer d'avoir
vu. De nos yeux ! Mais, tais-toi. Tu parais souffrir.
Devant ce monde, moi souffrir ?
Tu vas voir.
Votre carrière abonde de vos exploits, déjà.
Vous servez chez ces fous de casse-cons, n'est-ce pas ? Au cabine.
Chez nous.
Tous ces messieurs à la mine hautaine, ce sont dans les fameux... Cyrano,
capitaine, puisque ma compagnie est, je crois, au complet, veuillez la présenter
au comte, s'il vous plaît.
... ...
...
... ... ...
Vaché d'un vieux bigogne dont la plume cache les trous.
Voyez, chambre de cigogne, moustache de chat, tantôt.
Percevetez, les castrognes sont leurs œuvriques les plus doux. De gloire, leur
âme est ivogne.
Percevetez, les castrognes, dans tous les endroits où l'on
cogne, ils se donnent des rendez-vous.
... ... ...
...
... ...
...
aujourd'hui qu'on se donne, voulez-vous être à moi ? Non, monsieur, à personne.
Votre verve amusant mon oncle Richelieu hier, je veux vous servir auprès de lui.
Grand Dieu ! Vous avez bien rimé cinq actes, j'imagine.
Tu vas faire jouer, mon cher, ton agrippine.
Portez-les lui.
Vraiment ? Il est le plus expert.
Il vous corrigera seulement quelques verres.
Impossible, monsieur. Mon sang se coagule en pensant qu'on y peut changer
une virgule.
Mais quand un verre lui plaît, En revanche, mon cher, il le paye très
cher. Il le paye moins cher que moi lorsque j'ai fait un verre et que je l
'aime.
Je me le paye en me le chantant à moi-même.
Vous êtes fier.
Vraiment, vous l'avez remarqué.
Regarde, c'est l'anneau. Sur la terre. Sur le cœur.
C'est bizarre.
Si bien plus.
Que l'oubli.
C'est moi ! Je les avais chargés de chatier. Besogne qu'on ne fait pas soi
-même un rimailleur ivrogne. Ils sont là ! Messieurs, qui vous voulez
les rendre à Suisse Famille ? Moi ! Les porteurs de
Mgr Lecomte de Guiche.
Avez-vous lu ton quichotte ? Je l'ai lu.
Et me découvre-t-on que c'est un numéru ? Veuillez donc méditer alors.
Voici la chaîne. Sur le chapitre du moulin.
Chapitre 13.
Car lorsqu'on les attaque, ils arrivent souvent.
J'attaque donc des gens qui tournent à tout vent.
Un moulinet de leurs grands bras chargés de toile vous lance dans la boue.
Reviens dans les étoiles.
Messieurs, messieurs, messieurs.
Ah, dans quel joli drap. Oh, toi, tu vas grogner.
Enfin, tu conviendras.
Qu'assassiner toujours la chance passagère devient exagérer. Eh bien,
oui, j'exagère. Mais, pour le principe et pour l'exemple aussi, je trouve
qu'il est bon d'exagérer ainsi.
Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire, la fortune et la gloire...
Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant ? Prendre un patron
? Et comme un lierre obscur ?
Qui sert combien à un tronc et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce ?
Grimper par ruse, au lieu de s'élever par force ? Non.
Merci.
Dédié comme tous ils le font, des verres aux financiers, ceux changés en
bouchons.
Tant l'espoir vit de voir aux lèvres d'un ministre naître un sourire enfin
qui ne soit pas sinistre. Non.
Merci.
Déjeuner chaque jour d'un crapaud ? Avoir un vent rusé par la marche ? Une
peau qui, plus vite, à l'endroit des genoux devient sale ? Exécuter des
tours de souplesse dorsale ? Non, merci d'une main.
Flatter la chèvre au cou, cependant que de l'autre on arrose le chou, est
honneur de s'aimer par désir de rivage.
Avoir son encensoir toujours dans quelques barres. Non.
Merci. Se pousser de Chiron en Chiron.
Devenir un petit grand homme dans un rond.
Et naviguer avec des madrigons pour Rome. Et dans ses voiles.
Des soupirs de vieille dame.
Non.
Merci.
Chez le bon éditeur de Cercy. Faire éditer ses verres.
En payant ? Non.
Merci.
Ça allait faire de mes papes par les conciles que dans les cabarets qu'il y a
une des imbéciles ? Non.
Merci.
Travailler à se construire un nom sur un sommet au lieu d'en faire d'autres ?
Non.
Merci.
Ne découvrir du talent qu'aux mains faites.
Être terrorisé par de vagues gazettes et se dire sans cesse « Ah ! Pourvu que je
sois dans les papiers du petit Mercure François ! » Non !
Merci ! Calculer ! Avoir peur ! Des problèmes
? Aimer mieux faire une vie vive qu'un bohème ? Rédiger des placés ? Se faire
présenter ? Non ! Merci ! Non ! Merci ! Non !
Merci, mais chanter, rêver, rire,
passer, être seul, être lui, avoir l'œil qui regarde bien,
la joie qui vit, mais que quand il vous plaît, son feutre de travers, pour un
oui, pour un non, se battre, ou faire un verre, travailler sans souci de gloire
ou de fortune.
à tel voyage auquel on pense dans la lune, n'écrire jamais rien qui de soi ne
sortit. Et modeste, d'ailleurs, c'est dire, mon petit,
soit ça te fait des fleurs, des fruits, même des feux, si c'est dans ton jardin
à toi que tu les cueilles.
Et s'il advient d'un peu triompher par hasard, ne pas être obligé d'en rien
rendre à César.
vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, bref, dédaignant d'être le
lierre parasite, lors même qu'on est par le chêne ou le tigueul, ne pas monter
bien haut, peut-être, mais tout seul.
Tout seul soit, mais non pas contre tous.
Comment, diable, as-tu donc contracté la manie effroyable de te faire toujours
partout des ennemis ? À force de vous voir vous faire des amis.
Et rire à ces amis dont vous avez des foules.
D'une bouche envahie au derrière des poules.
J'aime arrêter sur mes pas les saluts et maigrir avec joie un ennemi de
bleu.
Quelle aberration ! Eh bien oui, c'est mon vice qui plaire et mon plaisir.
J'aime qu'on me reste.
Mon cher, c'est du temps des hommes l'on marche mieux sous la pistoletade
excitante des yeux comme sur les pourpoings.
font d'amusantes tâches le ciel des envieux et la barbe des larges.
Vous, la molle amitié dont vous vous entourez, ressemble à ces grands cols d
'Italie assurés et flottants dans lesquels votre cou s'est émis.
On y est plus à l'aise et de moins haut mis, car le vent n'ayant pas de maintien
ni de loi, sera prendreur à pencher dans tous les sens. Mais moi, la haine !
Chaque jour me tuyaut et m'apprête la fraise dont l'on doit force à lever la
terre. Chaque ennemi de plus est un nouveau gaudron qui m'ajoute une chaîne
et m'ajoute un rayon.
Car pareil en tous points, la fraise espagnole, la haie, est un carcan, mais
c'est une oreille.
Fais tout, l'orgueilleuse et la mère, mais tout bas.
Dis-moi tout simplement,
Qu'elle ne t'aime pas.
Dis-toi.
Hé, Cyrano.
Le récit.
Du galère.
Le récit du combat.
Ce sera la meilleure chance pour cet immeuble apprenti.
Apprenti ? Oui.
C'est tant le mal-aider. Mal-aider ? Monsieur de la Villette apprenait
quelque chose.
C'est qu'il est un objet chez nous dont on le cause.
Pas plus que de cordons dans l'hôtel de Banu.
Regarde, c'est moi.
Mal vous attendez.
Jamais ce mot ne se profère.
Cet homme-là, qu'est-ce qu'on aurait à faire ? Tenacillard, par lui je veux t
'exterminer. C'est ce qui lui déplut qu'il parle à celui-là.
On ne peut faire sans défeinter avant l'âge.
La moindre allusion.
Oh, fatal calculage. Un mot suffit.
Que disent un mot, un geste, un seul ? Étirer son mouchoir, c'est étirer sur un
seul. Capitaine. Monsieur.
Que fait-on quand on trouve des méridionaux trop ventables ? On leur
prouve qu'on peut être du nord et courageux. Merci.
Maintenant, le récit.
Le récit.
Mon récit.
Eh bien donc, je marchais tout seul à leur rencontre, la lune dans
lequel luisait comme une montre, quand soudain, je ne sais quel soigneux
horloge s'étant mis à passer un coton nuagé sur le boîtier d'argent de cette
montre ronde, il se fit une nuit la plus noire du monde.
Il est quête, n'étant pas du tout illuminé par chose.
On n'y voyait pas en plus loin. À son nez ! Qu'est-ce
que c'est que cet homme-là ? C'est un homme arrivé ce matin.
Ce matin.
Il se nomme le Baron de Neuf.
C'est bien.
Je...
Très
bien.
Je disais donc, mon Dieu, que l'on n'y voyait rien.
Et je marchais, songeant que pour un cul fort mince, j'allais m'écontenter
quelques gars, quelques princes.
Tu m'aurais sûrement... Sur le nez ! Plus de temps ! Il m'aurait plus de
temps ! Et quand on m'a appris donc, j'allais fourrer... Sur le nez ! Entre
les corses et là ! Qu'un second
pouvait être de force à me faire donner... Sur le nez ! Sur les doigts !
Mais...
J'ajoutais, marche quelqu'un au pays ce que doit, va, Cyrano.
Et ce disant, je me assis.
Quand dans l'ombre quelqu'un me porte, je la barre et soudain me trouve.
Avec son braillard aviné, qui plaît à plein nez, le mignon et la litare, je...
Je bondis, vrombissé, né au ventre, et je sors, je... J'en ai seulement deux,
j'en emballe un tomé. Quelqu'un m'agisse, paf, et je repose. Pif !
Tonnerre, santé, tôt !
Je sens que je blanchis et que je m'amolis comme une serviette.
Chantons ! Il n'en a pas laissé une mienne ! Ce qui va se passer ici, j'en
me déploie ! Quelque chose d'épouvantable !
À sa mère.
Très brave.
Je préfère... Que direz-vous ? Embrasse-moi.
Je suis son frère.
De qui ? Mais d'elle.
Hein ? Mais de Roxane.
Je suis son frère.
Vous, tout comme un cousin fraternel.
Elle vous a... Doudi.
Même telle.
Peut-être.
Comme je suis heureux, monsieur, de vous connaître.
Voilà ce qui s'appelle un sentiment soudain.
Pardonnez-moi.
C'est vrai qu'il est beau, le gordin.
Si vous saviez, monsieur, comme je vous admis. Mais tous ces nés que vous m
'avez... Je les retire.
Roxane attend ce soir une lettre.
Et là... Quoi ?
Et me perdre que de cesser de rester quoi ? Comment ? Là, je suis tso à m'en
tuer de honte.
Mais non, tu ne l'es pas, puisque tu t'en rends con.
D'ailleurs, tu ne m'as pas attaqué comme un sot. On trouve des mots quand on
monte à la foule.
Oui, j'ai certains esprits faciles et militaires.
Mais je ne sais devant les femmes que me taire.
Ah, leurs yeux ! Quand je passe, sont pour moi des bontés.
Leur cœur n'en ont-ils plus quand vous vous arrêtez ? Non.
Car je suis de ceux, je le sais, je tremble, qui ne savent parler d'amour.
Bien. Il me semble que s'il en eût pris soin de mieux me modeler, j'aurais été
de ceux qui savent en parler.
Pouvoir exprimer les choses avec grâce. Un joli petit mousquetaire qui parle.
Roxane est précieuse et sûrement je vais désillusionner Roxane. Si j'avais pour
exprimer mon âme un pareil interprète... Il me faudrait de l'éloquence. Je t'en
prête.
Toi, du charme physique et vainqueur.
Prêtement. Ils faisons à nous deux un héros de roman. Quoi ? Tu sens-tu de
force à répéter les choses que chaque jour je t'apprendrai ? Tu me proposes ?
Roxane n'aura pas de désillusion.
Dis, veux-tu qu'à nous deux nous la séduisions ? Veux-tu sentir passer de
mon pourcoing de buffle dans ton pourcoing brodé l'âme que je te rassure
? Mais Cyrano ! Christian, veux-tu ? Tu me fais poche.
Puisque tu crains tout seul de refroidir son cœur, veux-tu que nous fassions, et
bientôt tu l'en vas, collaborer un peu tes lèvres et mes phrases ? Jésus, prie
! Quoi ? Cela te ferait tant de plaisir ? Cela ! Et
cela m'amuserait.
C'est une expérience à tenter, un poète.
Veux-tu me compléter, et que je te complète ? Tu marcheras !
J'irai dans l'ombre à ton côté.
Je serai ton esprit.
Tu seras ma beauté.
Mais la lettre ! Qu'est-ce qu'on peut t'en lui remettre ? Je ne pourrai
jamais. Tiens.
La voilà, ta lettre.
Comment ? Hormis l'adresse, il n'y manque plus rien.
Je... Tu veux l'envoyer, sois tranquille.
Elle est bien ? Vous aviez... Nous avons toujours nous dans nos poches.
des épîtres à des chloristes de nos caboches.
Car nous sommes ceux-là qui pour amante n'ont que du rêve soufflé dans
la bulle d'un nom.
Et tu songeras en vérité ces feintes, je lancerai le hasard si ça veut, et ces
plaintes, tu verras se poser, je suis oiseau errant, tu verras que je fuis
dans cette lettre, que pour un, que d'autant plus éloquent,
Que j'étais moins sincère.
Prends donc.
Et finissons.
N'est-il pas nécessaire de changer quelques mots ? Écrite en divagant, ira
-t-elle à Roxane ? Elle ira comme un gant. Mais ! La crédulité de l'amour
propre est telle que Roxane croira que c'est écrit pour elle.
Oh, mon ami ! Tu y es ! Et si l'âge de mort se lance, regardez !
C'est trop fort !
tout comme un apôtre qu'un sur une narine. On le frappe. On peut donc lui
parler de son nez maintenant.
Élise, tu vas voir.
Oh, c'est surprenant. Quelle odeur. Mais monsieur doit la voir renifler.
Qu'est-ce que cela sent ici ?
Elle est partie avec un mousquetaire.
Seule, ruinée, je me prends. J'avais quitté la terre.
M. de Bergerac entre et, modépendant, me vient à sa cousine offrir comme
attendant. Mais comment expliquer cette ruine où vous êtes ? Lise aimait les
guerriers et j'aimais les poètes.
Mars mangeait les gâteaux que laissait Apollon. Alors, vous comprenez, cela ne
fut pas long.
Roxane, êtes-vous prête ? On nous attend.
Je passe, il demande.
C'est là qu'on nous attend. En face, chez Clomire.
Elle tient bureau dans son répui.
On y lit un discours sur le tendre aujourd'hui.
Sur le tendre ? Mais oui.
Roxane !
Il faut descendre, ou nous allons manquer le discours sur le tordre. Je
viens ! Oh,
le jour mortel ! Je vous dis que la croche est
triple, triple saut.
Allez, nom de papa, je verrai la pavane à Montfleury.
Je viens demander à Roxane, ainsi que chaque soir.
Jouer longtemps est faux.
Si l'ami de son âme est toujours en défaut. Qu'il est beau, qu'il a d'esprit
et que je l'aime.
Christian a tant d'esprit.
Mon cher, plus que vous-même.
J'y consens.
Il ne peut exister à mon goût plus fin dix heures de ces jolis riens qui sont
tous.
Parfois, il est distrait.
Ses muses sont absentes.
Puis tout à coup, il dit des choses ravissantes. Non.
C'est trop fort.
Voilà comment les hommes sont.
Il n'aura pas d'esprit puisqu'il est beau garçon. Il s'est barré du cœur d
'une façon externe. Mais il n'en parle pas, monsieur.
Il en dit certes. Il écrit.
Mieux encore.
Écoutez donc un peu.
Plus tu me prends de cœur,
Plus j'en ai.
Ah, c'est bien.
Et ceci.
Pour t'offrir, puisqu'il m'en faut un autre, si vous
gardez mon cœur, envoyez-moi le vôtre.
Tantôt il en a trop et tantôt pas assez.
Qu'est-ce au juste qu'il veut de cœur? Ne m'agacez, c'est la jalousie d'auteur.
qui vous dévore. Et ceci n'est-il pas du dernier tendre encore ? Croyez
que devers vous mon cœur ne fait qu'un cri et que si les baisers
s'envoyaient par écrit, madame, vous liriez ma lettre avec les
lèvres. Ah, ah, c'est l'ignorance.
Mais bien, lèvre.
Et ceci ? Vous savez donc ces lettres par cœur ? Toutes.
Il n'y a pas à dire ses traiteurs. Un maître. Oh, un maître. Un maître. Soit
un maître.
Monsieur de Guiche, entrez.
Car il vaut mieux peut-être qu'il ne vous trouve pas ici.
Cela pourrait le mettre sur la piste. Oui, de mon cher secret.
Il m'aime. Il est puissant.
Il ne faut pas qu'il sache. Il peut dans mes amours donner un coup de lâche.
Bien.
Bien.
Bien.
sortais. Je viens prendre congé.
Vous partez ? Pour la guerre.
Ah.
Ce soir même. Ah.
J'ai des ordres en assiège à rafle. Ah, en assiège.
Oui.
Mon départ a l'air de vous laisser de neige. Oh.
Moi, je suis navré. Vous reverrai-je. Prends.
Vous savez que je suis nommé maître de camp. Bravo.
Le régiment des gardes. Des gardes ? C'est votre cousin.
Non, mon frère, je vais en sarde.
Je saurais me venger de lui là-bas. Comment ? Les gardes vont là-bas ?
Tiens, c'est mon régiment.
Christian ! Calme-vous.
Ce n'est pas votre effet.
Quand on tient à quelqu'un, le savoir à la guerre.
Pour la première fois, me dire un mot si doux.
Le jour de mon départ.
Alors, vous allez vous venger de mon cousin ? On est pour lui ? Non, con.
Vous les voyez ? Partout, on le rencontre avec un des cadets. C'est un
vilain, vilaire... Un grand ? Blanc. Roux.
Beau.
Mais belle ! Il en a l'air. Votre vengeance envers Cyrano.
C'est peut-être de l'exposer au feu.
Qu'il adore.
Elle est piètre.
Je sais bien, moi, ce qui lui serait sanglant.
Ça, hein ? Mais... Si le régiment...
En partant, le laissait avec ses chers cadets pendant toute la guerre à Paris.
Bras croisés.
C'est la seule manière à un homme comme lui de le faire enrager.
Vous voulez le punir.
Privez-le de danger.
Une femme.
Une femme. Il n'y a qu'une femme.
pour inventer ce tour.
Il se rongera l'âme et ses amis les poings de n'être pas au feu et vous
serez vengé. Vous m'aimez donc un peu.
Je veux voir dans ce fait d'épouser ma rancune une preuve d'amour, Roxane.
C'en est une.
J'ai les ordres sur moi qui vont être transmis à chaque compagnie à l'instant
même, hormis celui-ci.
C'est celui des cadets.
Je le garde.
Ah, ah, ah, Cyrano, son humeur bataillarde.
Vous jouez donc des tours aux gens, vous ? Quelquefois. Vous m
'affolez. Ce soir, écoutez, oui, je dois être parti, mais fuir quand je vous sens
ému. Écoutez, il y a près d'ici, dans la rue d'Orléans, un couvent fondé par le
syndic des Capucins, le père Athanase. Un laïc n'y peut entrer, mais...
Les bons pères, je m'en charge. Ils peuvent me cacher dans leurs manches,
elle est large. Ce sont les capucins qui servent Richelieu chez lui.
Redoutant l'oncle, ils craignent le neveu. On me croira parti.
Je viendrai sous le masque. Laissez-moi retarder d'un jour, chère Fantas. Si
cela s'apprend votre gloire, le siège arrache. Tant pis, permettez. Non, je
dois vous le défendre.
Partez, Christian reste.
Je vous veux héroïque, Antoine.
Mon céleste ! Vous aimez donc celui... Pour lequel je serai mis.
Ah ! Je pars.
Êtes-vous content ? Oui, mon ami.
Oui, mon ami.
Faisons ce que je viens de faire.
qui ralement voudrait de lui voler sa guerre.
Cousin, si Christian vient, comme je le présume, qu'il m'attende.
Ah ! Sur quoi, selon votre coutume, comptez-vous aujourd'hui l'interroger
? Sûr ? Mais vous serez muet là-dessus. Comme celui.
Sûr ? Rien. Je vais lui dire allé.
Partez sans bride, improvisez, parlez d'amour. Soyez splendides. Bon.
Pas d'amour.
En vous remerciant.
Je se préparerai.
Diable, non.
Christian, je sais tout ce qu'il faut.
Prépare ta mémoire, voici l'occasion de se couvrir de gloire.
Ne perdons pas de temps.
Ne prends pas l'air grognon.
Vite, rentrons chez toi, je vais t'apprendre. Non.
Hein ? Non.
J'attends Roxane ici.
De quel vertige es-tu frappé ? Viens, je vais t'apprendre.
Non. Je suis là d'emprunter mes lettres, mes discours, et de jouer ce rôle,
et de trembler toujours. C'était bon au début.
Mais je sens qu'elle le mène.
Merci, je n'ai plus peur, je vais parler moi-même.
Ah ouais ! Et qui te dit que je ne saurais pas ?
Je ne suis pas si bête à la fin, tu verras.
Mais mon cher, tes leçons m'ont été profitables. Je saurais parler seul.
Et de partout les diables, je saurais bien toujours l'apprendre dans mes bras.
C'est elle ! Non, ne me quitte pas ! Parlez tout seul, monsieur !
Très mignonne.
On a manqué le discours sur le tendre. Une rimédante.
Adieu.
Le soir descend.
Attendez.
Ils sont loin.
L'air est doux.
Nul passant.
Seyez-vous.
Parlez.
J'écoute.
Je vous aime. Oui, parlez-moi d'amour.
Je t'aime.
C'est le thème. Broder, broder.
Je... Vous...
Broder.
Je t'aime.
Tant.
Sans doute, et puis... Et puis, je serais si content si vous m'aimiez.
Dis-moi, Roxane, que tu m'aimes.
Vous m'offrez du brouet quand j'espérais des crèmes.
Dites-moi un peu comment vous m'aimez.
Mais... Dans tout.
Des labyrinthes et vos sentiments.
Ton cou, j'avouerais l'embrasser. Christian, encore. Je t'aime.
Non, je ne t'aime pas.
C'est heureux. Je t'adore.
Oui,
je deviens sourd.
Et cela me déplait.
Comme il me déplairait que vous devassiez laid.
Allez rassembler votre éloquence en fuite. Je... Vous m'aimez, je t'aime.
Adieu. Adieu de suite, je vous dirai. Que vous m'adorez. Oui, je sais.
Non, non, allez-vous-en. Mais je... C
'est un succès.
Au secours.
Non, monsieur.
Si je ne rentre en grâce à l'instant même. Et comment puis-je, diantre, vous
faire à l'instant même apprendre ? Oh là, tiens la voix.
Ça prenait. Je vais mourir. Piquez la voix.
Mourir. La nuit est noire. Eh bien ? C'est réparable.
Vous ne méritez pas.
Dites-moi là, misérable. Là, devant le balcon.
Je me mettrai dessous et je te soufflerai t'aimer.
Piquez-vous.
Nous venons de donner la tiranade.
Allez-vous mettre un embuscade.
L'un à ce coin de rue et l'autre à celui-ci.
Et si quelque passant gênant vient par ici, jouez plein d'air.
Quel air ? Monsieur le cataclysme. Soit-il pour une femme et pour un homme.
Rappelle-la.
Roxane. Attends.
Quelques cailloux.
Qui d'eux m'appelle ? Moi.
Qui, moi ? Christian.
C'est vous ? Je voudrais vous parler.
Bien, bien.
Presque à voix bas.
Non, vous parlez trop mal. Allez-vous-en. C'est de grâce. Non, vous
ne m'aimez plus.
Vous m'accusez juste Dieu.
Vous n'aimez plus
quand j'aime plus ? Tiens, mais c'est mieux.
L'amour grandit versé dans mon âme inquiète.
Que ce cruel marmot prie pour Barcelonette. C'est mieux.
Mais puisqu'il est cruel, vous fûtes chaud de ne pas, cet amour, l'étouffer
au berceau ? Aussi.
Aussi l'ai-je tenté.
Mes tentatives nulles se nouveau-naient, Madame et ta petite Hercule. C'est
mieux.
De sorte qu'il triangula comme rien.
Les deux serpents.
Orgueil et doute.
Ah, c'est très bien.
Mais pourquoi parlez-vous de façon peu hâtive ?
Auriez-vous dans la goutte à l'imaginative ? Cela devient trop
difficile. Aujourd'hui, vos mots sont hésitants. Pourquoi ? C'est qu'il fait
nuit. Dans cette ombre, à tâtons, il cherche votre oreille.
Les miens ne trouvent pas difficulté pareille ? Ils trouvent tout de
suite. Ah, cela va de soi.
puisque c'est en mon cœur que je les reçois.
Or, moi, j'ai le cœur grand, vous l'oreille petite.
D'ailleurs, vos mots à vous descendent, ils vont vite.
Les miens montent, madame, il leur faut plus de temps.
Mais ils montent bien mieux depuis quelques instants.
De cette gymnastique, ils ont pris l'habitude.
Je vous parle en effet d'une vraie altitude.
Certes, et vous me tueriez.
Si de cette hauteur vous me laissiez tomber un mot dur sur le cœur... Je
descends. Non ! Trapez sur le vent, alors, vite ! Non ! Comment non ?
Connaissez-en un peu.
Que l'on profite de cette occasion qui s'offre et de pouvoir se parler
doucement sans se voir.
Sans se voir ? Mais oui ! Que je t'adorerai pour ce que vit la
paix.
Vous voyez la noirceur d'un long manteau qui traîne.
J'aperçois la blancheur d'une robe d'été.
Moi, je ne suis qu'une ombre et vous qu'une clarté.
Vous ignorez pour moi ce que sont ces minutes.
Si quelquefois je puis éloquer mon langage, jamais jusqu'ici n'est
sorti de mon vrai cœur.
Pourquoi ? Parce que...
Jusqu'ici, je parlais à travers... Quoi ? Le vertige ou
tremble quiconque est sous vos yeux.
Mais tu crois, il me semble, que je vais vous parler pour la première fois.
C'est vrai que vous avez une toute autre voix.
Oui, toute autre.
Car dans la nuit qui me protège, j'ose être enfin moi-même.
Des choses ! Où en étais-je ? Je ne sais que
tout ce qui parvenait mon émoi.
C'est si nouveau, c'est si délicieux pour moi.
Si nouveau ? Si nouveau, mais oui.
D'être sincère, la peur d'être raillé toujours au cœur, me seul. Raillé de
quoi ? Mais de... d'un élan.
Oui.
Mon cœur, toujours de mon esprit, s'habille par pudeur.
Je pars pour décrocher l'étoile.
Et je m'arrête par peur du ridicule à cueillir la fleurette. La fleurette a du
beau. Ce soir, dédaignons-la.
Vous ne m'aviez jamais parlé comme cela.
Mais l'esprit... Je le hais dans l'amour.
C'est un crime lorsqu'on aime de trop prolonger cet escrime.
Le moment vient d'ailleurs inévitablement.
Et je plains ceux pour qui ne vient pas ce moment où nous sentons qu'en nous, qu
'un amour noble existe, que chaque joli mot que nous disons te rend triste.
Eh bien, si ce moment est venu pour nous deux, quel mot me direz-vous ? Tous
ceux, tous ceux, tous ceux qui reviendront.
Je vais vous les jeter en touffe dans les maîtres en bouquet.
Je vous aime.
J'ai tout.
Je t'aime.
Je suis fou.
Je n'en peux plus.
Je tombe.
Ton nom est dans mon cœur comme dans un grelot.
Et comme tout le temps, Rothman, je frissonne, tout le temps le grelot s
'agite et le nom sonne.
Oh, mais vraiment, ce soir,
C'est trop beau, c'est trop doux.
Je vous dis tout cela.
Vous m'écoutez, moi, vous.
C'est trop.
Dans mon espoir même le moins modeste, je n'ai jamais espéré tant.
Il ne me reste plus qu'à mourir maintenant.
C'est à cause des mots que je dis qu'elles tremblent entre les bleus
rameaux, qu'elles tremblent comme une feuille entre les feuilles.
Car tu trembles, car j'ai senti que tu le veuilles ou non, le tremblement
adoré de ta main défendre tout le long des branches du jasmin. Oui, je
tremble, et je pleure, et je t'aime, et je t'aime, et tu m'as enivré.
Alors, que la mort vienne, c'est ivré.
C'est moi, moi qui m'y suis causé.
Je ne demande plus qu'une chose.
Un baiser ! Hein ? Oh ! Vous demandez ? Oui, je...
Tu vas trop vite ! Est-ce qu'elle est si troublée ? Il faut que j'en profite.
Oui.
Je... J'ai demandé, c'est vrai.
Mais juste qu'il y eut... Je comprends que je suis bien trop prodigieux.
Vous n'insistez pas plus que cela ?
Si j'insiste, sans insister, que me mette toute
votre pudeur, cette triste, que me mette ce bébé.
Ne me l'accordez pas.
Pourquoi ? Tais-toi, Christian.
Que dites-vous, tout bas ? Mais d'être allé trop loin moi-même, je me gronde.
Je me disais, tais-toi, Christian.
Une seconde.
On vient.
Hergé.
Hergé. Elle est dans leur pays fin.
Est-ce un homme ? Une femme ? Oh ! C'est un capuchin.
Quel est ce jeu renouvelé des diogènes ? Cherche la maison de madame...
Marc-Dolaine Robart-Betis.
Par ici.
Tout droit.
Toujours tout droit. Je vais pour vous.
Merci. Dire mon chapelet jusqu'au grand majuscule.
Bonne chance.
Mes voeux suivent votre véhicule.
Faut que tiens-moi à te baiser.
Non.
C'est tout tard.
C'est vrai.
Il viendra ce moment de perpige enivré où vos prouches se diront l'une vers l
'autre.
Ta cause est de ta moustache blonde et de sa lèvre rose.
J'aime mieux que ce soit ta cause.
C'est vous.
Nous parlions de... de... d'un... Bébé.
Le mot est doux.
Je ne vois pas pourquoi votre lèvre ne l'ose.
S'il la brûle déjà, que sera-t-il sur la chose ? Ne vous en faites pas un
épouvantement.
N'avez-vous pas tantôt presque insensiblement quitté le badinage et
glissé sans alarme du sourire au soupir et du soupir aux larmes ?
Glissez encore un peu d'insensible façon des
larmes aux baisers.
Il n'y a qu'un frisson, qu'un baiser, mais à tout prendre caisse.
Le serment fait un peu plus près, une promesse plus précise, un aveu qui veut
se confirmer, un coin rose qu'on met sur le lit du
verbe aimer.
C'est un secret qui prend la bouche pour oreille, un instant d'infini
qui fait un bruit d'abeille, une communion ayant un bout de
fleur.
C'est une façon d'un peu se respirer le cœur et d'un peu se
goûter au bord des lèvres l'âme.
Un baiser.
C'est si noble, madame, que la reine de France au plus heureux des lords en a
laissé prendre un.
Que la reine m'aime.
J'ai, comme Buckingham, des souffrances muettes.
J'adore, comme lui, la reine que vous êtes.
Comme lui, je suis triste et fidèle. Et tu es beau
comme lui.
C'est vrai, je suis beau, j'oubliais.
C'est bien honteux que dire que tu pleures tant pareil.
Non. Ce goût de cœur.
Non. Ce bruit d'abeille. Non. Il me semble à présent que c'est mal. C'est un
temps d'infini.
Mande donc, animal.
Au cœur, quel pincement bizarre.
Bébé, chrétien d'amour dont je suis le Lazare, Il
me vient de cette ombre une miette de toi.
Oui, oui, j'étendre un peu mon cœur qui te reçoit.
Puisque sur cette lèvre, ton repas me fleure, Elle
baise les mots que j'ai dits tout à l'heure.
Alerter. Alerter le capuchin. Voilà.
Qu'est-ce? Moi, je ne sais pas. La question est encore là.
Tiens, Cyrano.
Bonjour, cousin.
Bonjour, petit.
Je descends.
Encore. Mais ici, je m'obstine.
Magdalen Robin.
Je vous avais dit Robin.
Non. Robin.
B-I-N.
Mais il ne
va pas m'importuner toujours.
Je t'aime.
Et si... Mesdemoiselles.
Les tambours battent.
Mon régiment boucle sa soubre veste. Il part.
Moi, l'on me croit déjà partie.
Je reste.
Je vous désobéis.
Je suis dans ce pouvant.
Je vais venir et vous le mande auparavant par un religieux simple comme
une chèvre qui ne peut rien comprendre à ceci.
Votre lèvre m'a trop sourie tantôt. J'ai voulu la revoir.
L'audacieux, déjà pardonné, je l'espère, qui signe votre trait au secrétariat.
Mon père, voici ce que me dit cette lettre.
Écoutez.
Mademoiselle, il faut souscrire aux volontés du cardinal...
Si dur que cela vous puisse être, c'est la raison pourquoi j'ai fait choix, pour
remettre ces lignes en vos mains charmantes, d'un très sain, d'un très
intelligent et discret capucin.
Nous voulons qu'il vous donne, et dans votre demeure, la bénédiction
neuxilia sur l'air.
Christian doit en ce trait devenir votre époux, je vous l'envoie.
Il vous déplaît.
Résignez-vous.
Songez bien que le ciel bénira votre âne. Et tenez pour tout assuré,
mademoiselle, le respect de celui qui fut et qui sera toujours votre très
humble et très... etc.
Digne Seigneur ! Je l'avais dit.
J'étais en crainte.
Il ne pouvait s'agir que d'une chose simple.
Ce n'est pas que je lui préviens les lettres.
C'est pas vous.
C'est vous. C'est moi.
Mais... Pas crypto.
Donnez pour le couvent qu'on va pistol.
Digne, digne, seigneur.
Voisinez-vous.
Je me résis.
Vous, retenez ce qui je dis. Il va venir.
Qu'il n'entre pas tant que... Grand prix.
Pour les bénir, il vous faut un quart d'heure.
Allez, moi je demeure.
Comment faire perdre un petit chat ? Un quart d'heure.
Là, graton, j'ai mon plan.
Oh,
c'est un art.
Oh, cette fois, c'en est un.
Non, je n'ai pas trop.
Je vais légèrement troubler cette atmosphère. Qu'est-ce que ce maudit
Capustin peut bien faire ? Diable est ma foi s'il l'a reconnissé.
Gréga et Cialo, reprenez l'accent de Bergeron.
Oui, c'est là qu'il voit mal ce masque d'impossible.
À quoi vous tombez dans cette arme ? Dans la lune ! De là ! Calamité !
Mais c'est tout ça raison.
Quelle heure, quel pays, quel jour, qu'est-ce que c'est ça ? Je suis étendu.
Monsieur. Comme une bombe.
Je tombe dans la lune. Ah ça, monsieur.
J'en tombe. Soit, soit, vous en tombez.
C'est peut-être un démon.
Mais je n'en tombe pas, métaphoriquement.
Il y a cent heures.
Oh, bien, une minute.
J'ignore tout à fait ce que dura ma chute.
J'étais dans cette boule couleur de safra.
Oui. Laissez-moi passer. Où suis-je ? Soyez francs.
Ne me déguisez rien.
En quel lieu ? Dans quel site ? Viens-je te joindre, monsieur, comme un aéronyme
? Tout en s'ayant.
Je n'ai plus perçoit de mon point d'arrivée et j'ignore où je sois.
Est-ce dans une lune ou bien dans une terre que vient de m'entraîner le poids
de mon postère ? Mais je vous dis, monsieur... Ah !
Grand Dieu ! Je crois voir qu'on a dans ce pays le visage tout noir.
Comment ? Je suis journaliste.
Et vous arrêtez de chier.
Ce masque ! Je suis d'autant venu tout danser.
Une dame m'attend.
Je suis donc à Paris.
Le drôle est assez drôle. Ah, vous riez.
Je ris mes feux passés. C'est à Paris que je retends.
J'arrive, excusez-moi, par l'interne et à retour.
Je suis un peu couvert d'éther, j'ai voyagé. J'ai les yeux tout remplis de
poudre d'astre.
J'ai, en ce moment, encore quelques poils de planète.
Tenez,
j'en vends pour moi un cheveu de commerce.
Si vous seriez mon nez, monsieur, entre vos doigts, il jaillirait du lait.
Ah, du lait!
De la voie lactée. En parlant, père.
C'est le ciel qui m'envoie.
Non, parlez-vous.
Je viens de le voir au tombeau. Que Sirius Vanus affuble d'un tourbant l
'autre.
Et pour un petit temps encore, pour qu'elle meure, j'ai traversé la lyre en
cassant une corde. Ah, parfait. Je vous vois venir.
Vous voudriez de ma bouche se tenir comme en allure des fêtes?
Et si quelqu'un vit dans la rotondité de cet étui purvé ? Mais non, je veux...
Savoir comment j'y suis monté, ça fut par un moyen que j'avais inventé.
J'ai inventé six moyens de violer la survie.
Si, je pouvais.
Mettons mon corps nu comme un cierge, le cap a rassuré de fjords et de cristals,
toutes frêles des fleurs d'un ciel matutinat.
Et ma personne, alors, au soleil explosé, l'astre l'aurait humée
en humant la rosée.
Tiens, oui, cela fait un.
Et je pouvais encore faire engouffrer du vent pour prendre mon essor en raréfiant
l'air dans un coffre de cèdre par des miroirs ardents.
Mais on y causait. Deux. Me faire.
par des feux successifs de salpêtres, lancés dans les braies bleues où les
astres vont perdre.
Trois, huit que la fumée, attendant à monter, ont soufflé
dans un globe assez pour m'emporter. Car, puisque c'est bien,
quand son arc est moindre, et me suis-je au but de votre moelle, M'emboindre.
Enfin, me plaçant sur un plateau de fer,
prendre un morceau d'aimant et le lancer
en l'air. Ça, c'est un bon moyen.
Le fer se précipite aussitôt que l'aimant s'envole à sa poursuite.
On relance l'aimant bien vite et, cas de bise, on peut monter ainsi.
Dé-fi-ni-ment. Si.
Mais voilà six moyens excellents.
Quel système choisissez-vous des six, monsieur ?
Un
septième.
Par exemple, lequel ? Je vous le donne en cent.
C'est que ce matin-là devient intéressant.
Eh bien, vous devinez ? Non.
La mer ! À l'heure où l'eau de par la lune est attirée, je me mis sur le sable
après un bain de mer, et la tête partant la première, mon cher,
je montais, je montais,
doucement, sans plus peur, quand...
Alors, le quart d'heure est passé, monsieur.
Je vous délivre.
Le mariage est fait.
Voyons, je suis ivre. Cette voix, il se naît. Cyrano. Cyrano.
Ils viennent à l'instant d'échanger leur anneau. Qui cela ? C'est vous.
Lui, vous êtes des plus fines.
Mes compliments, monsieur l'inventeur de machines.
Votre récit lui fait s'arrêter au portail du paradis.
Notez-en le détail, car vraiment, cela peut resservir dans un livre.
C'est un conseil, monsieur, que je m'engage à suivre. Un beau couple, mon
fils, réuni là par vous. Oui, veuillez dire adieu, madame, à votre époux.
Le régiment déjà se met en route, joignez-le.
Pour aller à la guerre ? Sans doute. Mais monsieur, les casernes n'y vont
pas. Ils iront.
Voici l'ordre.
Courez le porter, vous, parents.
Christian ! La nuit de noces est encore lointaine.
Dire qui quoi me faire énormément de peine.
Elle lève son corps.
Allons, voyons, c'est... C'est dur de la quitter, tu ne sais pas.
Je sais.
Je vous le confie.
Promettez-moi que rien ne va mettre sa vie en danger.
J'ai serré, mais ne peut cependant promettre. Promettez qu'il sera très
prudent. Oui, je tâcherai, mais... Il a ce siège terrible, il n'aura jamais
froid. Oui, je ferai mon possible, mais... Il sera fidèle.
Oui, sans doute, mais... Il m'écrira souvent.
Ça, je vous le promets.
Sous-sur, insourdine, tu vas les réveiller.
Dormez.
Qui dort, dîne.
Quand on a l'insomnie, on trouve que c'est peu.
Quelle famine.
Un autre épice de coup de feu et vous me réveillez, mes enfants.
Dormez.
Diable, encore.
Ça n'est rien.
C'est Cyrano qui rentre. Votre dieu qui va là ! Merchera !
Votre dieu qui va là ! Merchera Capetine ! Ah,
grand dieu ! Laissez. Tu sais bien qu'ils ont pris l'habitude de me manquer
tous les matins.
C'est un peu rude pour porter une lettre à chaque jour levant, te risquer.
J'ai promis qu'ils écriraient souvent.
Il dort.
Il est pas à lit.
Si la pauvre petite savait qu'il meurt de faim, mais toujours beau.
Va vite dormir.
Ne gagne pas, le vrai.
Sache ceci.
Pour traverser les rangs espagnols, j'ai choisi un endroit où je sais chaque nuit
qu'ils sont-ils.
Tu devrais bien un jour nous rapporter des vivres. Il faut être léger pour
passer.
Mais j'espère que ce soir, il y aura de nouveau.
Les Français mangeront ou mourront, si j'ai bien vu.
Raconte.
Non, je ne suis pas sûr, vous verrez. De le honteux, lorsqu'on est assiégeant, d
'être affamé.
Hélas, rien de plus compliqué que ce siège d'Arras.
Nous assiégeons Arras, nous-mêmes pris au piège, le cardinal infant d'Espagne
nous assiége. Quelqu'un devrait venir l'assiéger à son tour. Je ne ris pas.
Pensez que chaque jour, vous risquez une vie ingrat comme la vôtre pour porter.
Où vas-tu ? J'ai envie d'écrire une autre.
La Diane, hélas, sommeil succulent, tu prends faim.
Je sais trop quel sera leur premier cri. J'ai ça ! Oui, Dupin ! Cyrano ! Non ! Au
secours, toi qui sais si gaiement le répliquer toujours.
Viens, les regaillardires ! Qu'est-ce que tu grignotes ? Ce n'est tout, Pacano
! Que dans les bourguignottes, on fait frire à la graisse à graisser les
moyeux. Les environs d'Arras sont très peu chiboyeux.
Quoi ?
Je viens de se casser. J'ai pissé dans la carte. Que rapportez-vous ? Une
carte. Vite, vite, montrez.
Êtes-vous jeune ? Un moineau.
Un seul.
Un moineau.
Monsefou. Cyrano.
Pourquoi t'en vas-tu, toi, de ce bas qui traîne
? J'ai quelque chose dans les talons qui me gêne. Et quoi donc ? L'estomac.
Qu'est-ce qu'on pourrait bien devoir...
Le ministre de Paris fait ses quatre repas. Il devrait envoyer du verre d
'eau. Pourquoi pas ? Et du vin.
Richelieu. Du bourgogne, if you please.
Les minots, ce qu'ils gagnent.
J'ai des veines d'ordre.
Eh bien, tu comptes que le marmot.
Toujours le mot. La pointe. Oui, la pointe, le mot.
Et je voudrais mourir un soir sous un ciel rose.
En faisant un bon mot pour une belle gosse. J'aime pas ça.
Mais vous ne pensez qu'à manger.
Sauf les jours vers 32, le fil.
Ancien berger.
Écoutez, les Gascons, ce n'est plus sous ses doigts le fiffre aigu des cornes,
c'est la flûte des bois.
Ce n'est plus le sifflet du combat sous ses lèvres, c'est le langue allouée de
nos meneurs de chair.
Écoutez, c'est le val, la langue, la forêt, le petit pâtre
brun sous son rouge béret.
C'est la verte douceur du soir dans la Dordogne.
Écoutez, les Gascons, c'est tout à la Gascogne. Mais tu les fais pleurer. De
nostalgie.
Un mal plus noble que la faim, pas physique, mort.
J'aime que leur souffrance ait changé de viscère et que ce soit leur cœur
maintenant qui se ferme. Je vais les affaiblir en les attendrissant.
Laisse donc.
Les héros qu'ils portent dans leur sang sont vite réveillés.
Il suffit.
Tu vois,
il a suffi d'un roulement de caire.
Adieu rêve, regret, vieille province, amour.
Ce qui du fil provient s'en va par le tambour.
Ah ! Voici ma fiote de guiche ! Cours ! Cours ! Cours ! Cours !
Cours ! Cours ! Cours
! Cours
!
Béfiez-vous, parce que les gascons doivent être franchis. Rien de plus
dangereux qu'un gascon raisonnable. Elle parle, la faim, autant qu'un pauvre
diable. Mais comme sa puissance a des clous de merveille, sa croque d'estomac
est dans un chalet.
Il est vert, il n'a plus que les yeux.
C'est donc les mauvaises têtes.
Oui, messieurs, il me revient de tous côtés qu'on me brocarde chez vous, que
les cadets et noblesse montagnards de Borobéarné, barons périgourdins, n'ont
pour leur colonel pas assez de dédain, m'appellent intrigants, courtisans, qu
'ils les gênent de voir sur ma cuirasse un col au point de gêne, et qu'ils ne
cessent pas de s'indigner entre eux qu'on puisse être un garçon et ne pas
être gueux.
Vous ferais-je punir par votre capitaine ?
Non. D'ailleurs, je suis libre et n'inflige de peine.
Ah ! J'ai payé ma compagnie.
Elle est à moi.
Je n'obéis aux ordres de guerre.
Ah ! Ma foi, cela suffit.
Je peux mépriser vos bravades.
On connaît ma façon d'aller aux mousquetades. Guerre à ma paume. On vit
la furie avec quoi. J'ai fait lâcher le pied au compte depuis quoi.
Ramenant sur ses jambes les miens en avalanche. J'ai chargé par trois fois.
Et votre écharpe blanche ? Vous savez ce détail.
En effet, il advint durant que je posais ma caracole afin de rassembler les gens
pour la troisième charge qu'un remous de fuyard m'entraîna sur la marge des
ennemis. J'étais en danger qu'on me priait qu'on marque Buza quand j'ai eu
le bon esprit de dénouer et de laisser couler à terre l'écharpe qui vivait mon
grade militaire en sorte que je pus sans attirer les yeux.
quitter les Espagnols, et revenant sur eux, suivi de tous les miens
réconfortés, les battre.
Eh bien, que dites-vous de ce trait ? Quand Henri IV n'eut jamais consenti le
nombre lacun blanc, assez diminué de son panache blanc.
L'adresse a réussi, cependant ? C'est possible.
Mais on n'abdique pas l'honneur d'être une fille.
Si j'eusse été présent quand l'écharpe coula, Nos courages, monsieur, diffèrent
en cela.
Je l'aurai ramassée et me la serrerai mise.
Oui. Vos tardis encore de Gascon. Vos tardis.
Prêtez-la moi.
Je m'offre à monter dès ce soir à l'assaut.
Le premier.
Avec elle en sautoir.
Offre encore de Gascon. Vous savez que l'échappe resta chez l'ennemi sur les
bords de la scarpe.
On a lieu que depuis la mitraille au Cribla où nul ne peut aller la chercher.
L'âge, voilà ! Merci.
Je vais, avec ce bout d'étanque clair, pouvoir faire un signal que j'hésitais à
faire.
C'est l'homme à la mort qui se trouve en courant ! C
'est un faux espion espagnol.
Il nous rend de grands services.
Les renseignements qu'il porte aux ennemis sont ceux que je lui donne. En
sorte... que l'on peut influer sur leurs décisions. C'est un crotin.
C'est très commode.
Nous disions... Ah, je ne vous apprendrai rien à faire.
Cette nuit, même pour nous ravitailler, tentant un coup suprême, les maréchals
sont plus vers Durlance, sont en gour.
Les vivants entiers du roi sont là.
Par les labours, il les joindra, même pour revenir sans encombre.
Il a pris avec lui des troupes en tel nombre que l'on aurait beau jeu, certes,
en nous attaquant, la moitié de l'armée est absente du camp. Si les Espagnols
savaient, ce serait grave.
Mais ils ne savent pas ce départ.
Ils le savent, ils vont nous attaquer.
Mon faux espion m'est venu prévenir de leur agression.
Il ajouta, j'en peux déterminer la place.
Sur quel point voulez-vous que l'attaque se fasse ? Je dirais que de tous, c'est
le moins défendu et l'effort portera sur lui.
J'ai répondu, c'est bon, sortez du camp.
Suivez des yeux la ligne.
Ce sera sur le point d'où je vous ferai signe.
Messieurs ! Préparez-vous ! C
'est dans une heure ! Il
faut gagner du temps, le maréchal revient.
Et pour gagner du temps ? Vous aurez l'obligation.
de vous faire tuer. Ah ! Voilà la vengeance ! Je ne prétendrai pas que si
je vous aimais, je vous eusse choisi vous et les vôtres, mais comme à votre
bravoure on n'en croit pas aucune, c'est mon roi que je sers en servant ma
rancune. Je vous fais que je vous sois monsieur reconnaissant.
Je sais que vous aimez vous battre un contre cent.
Vous ne vous plaindrez pas de me manquer de besogne.
Et bien donc, nous allons au blason de Gaston, qui porte le petit chevron des
pieds d'Ajur et d'Or, joindre un chevron de tout temps qui lui manquait encore.
Oui ! Très bien.
Très bien.
Il est là.
Au moins, je voudrais mettre tout l'adieu de mon cœur dans une belle
lettre. Je doutais que ce serait pour aujourd'hui.
Et j'ai fait tes adieux. Non.
Tu veux ?
C'est une larme.
Oui.
Où est-on se prend à son jeu ? C'est le charme.
Tu comprends ? Ce billet était très émouvant.
Je me suis fait pleurer moi-même en l'écrivant. Pleurer ? Oui.
Parce que mourir n'est pas terrible.
Mais ne plus la revoir jamais, voilà l'horrible.
Car enfin, je ne... Nous ne...
Tu, voilà.
Donne-moi ce billet.
Votre vieux tyran ! Qu'est-ce ? Un galop ! Quoi ? Dans le camp ? Il est en train
! Il a l'air de venir de chez l'ennemi ! Il est en train de tirer ! Non !
Le cocher a crié ! Crier quoi ? Il a crié, service
du roi ! Hein, du roi ? Battez au chat, dans les cadets à l'art !
Mais c'est du roi, vous. Mais du seul roi.
L'amour.
Vous ne pouvez rester ici.
Mais si, mais si.
Voulez-vous m'avancer un tambour ? Ah, merci.
Savez-vous que c'est loin, Aras ? Coudin, charmé.
Ah, ça, comment ? Comment j'ai retrouvé l'armée ? Oh, mon Dieu, mon ami, mais c
'est tout simple.
J'ai marché tant que j'ai vu le pays ravagé.
Ah, ces horreurs ! Il a fallu que je les visse pour y croire.
Messieurs, si c'est là le service de votre roi, le mien vaut mieux. Voyons, c
'est fou ! Par où diable avez-vous bien pu passer ? Par où ? Par chez les
Espagnols. Ah, que je sauve ma ligne ! Comment avez-vous fait pour traverser
leur ligne ? Cela dut être très difficile.
Pas trop.
J'ai simplement passé dans mon carrosse. Oh, trop ! Si quelques hidalgos
montraient sa mine à le pierre.
Je mettais mon plus beau sourire à la portière et ces messieurs étant, n'en
déplaise aux Français, les plus galantes gens du monde, je passais. Oui, c'est un
passeport, certes, que ce sourire.
Mais on a fréquemment dû vous sommer de dire que vous alliez ainsi, madame.
Fréquemment.
Alors je répondais.
Je vais voir mon amant. J'ai dit mon amant. Oui, pardon.
Tu comprends, si j'avais dit mon mari, personne ne m'y laissait passer.
Qu'avez-vous ? Il faut vous en aller d'ici.
Moi ? Bien vite, au plus tôt. Oui. Mais comment ? C'est que... Dans trois quarts
d'heure. Quatre. Il vaut mieux que vous pourriez... Je reste. On va se battre.
Comment es-tu avec toi ? Mais quels yeux vous avez ? Je te dirai pourquoi.
C'est un poste terrible. Un poste terrible. Et la preuve, c'est qu'il nous
l'a donné.
Vous me vouliez veuve. Moi, je vous suis. Non, je ne suis pas la présente.
Et je ne m'en vais plus. D'ailleurs, c'est amusant.
Mais quoi ? La prestigieuse était une héroïne. Monsieur de Bergerac, je suis
votre cousine. Nous vous descendrons bien.
Je le crois, mes amis.
Tout le camp s'enlire.
J'ai justement mis un chapeau qui fera très bien dans la bataille.
Mais peut-être est-il temps que le comte s'en aille. On pourrait commencer.
C'en est trop.
Je vais inspecter mes canons et reviens. Vous avez le temps encore. Changez d
'avis. Jamais.
Non.
Elle est... Je mourrai sans regret, Yervis le minois, si j'avais
seulement dans le ventre une noix.
Et parler de manger lorsqu'une ex-fouise... Malheur du corps et vie, c
'est moi-même, ma femme.
Pâté. Chaud, froid, vin fin, mon menu, le voilà.
Voulez-vous m'apporter tout cela ? Tout cela ? Où le prendrions-nous, grand Dieu
? Dans mon carotte.
Mais il faut conserver des coupes et des os.
Regardez mon cocher d'un peu plus près, messieurs, et vous reconnaîtrez un homme
précieux. Chaque sauce sera, si l'on veut, réchauffée.
ces flacons pleins de périls pourris. Hop ! N'ayez l'air de rien.
Toi, remonte d'un pont sur ton siège.
Tout est caché.
Cela sent bon.
Qu'avez-vous? Vous êtes tout rouge.
Moi, rien.
C'est le sang. On va se battre, il bouge.
Qu'est-ce que c'est?
Rien. C'est une chaleur.
Une petite chaleur.
Vous êtes gai, mon garçon.
L'approche du danger.
Capitaine, je peste. Vous avez de bonnes lignes aussi.
que j'ai déporté là, dans ce coin, et vos hommes pourront s'en servir au
besoin.
Cette grille de quoi ? De la poudre ! Vite à quoi daignez-vous, madame, vous
résoudre ? Je reste.
Fuyez.
Non.
Puisqu'il en est ainsi,
vous me donnez vos sièges. Je reste aussi.
Enfin, monsieur, voilà de la bravoure pure.
Seriez-vous un gaspot ?
Malgré votre le guipu.
Je ne quitte pas une femme endossée. Dites-le, je crois qu'on peut lui donner
à manger.
Oui, la somme de Soutoutolémestre.
Est-ce que vous croyez que je mange vos rêves ? Vous faites des progrès. Je vais
me battre à jeûne. À jeûne ! Il vient d'avoir l'accent !
Acceptez-vous ma main pour passer leur revue ?
Dites,
quel était ce secret ? Dans le cas où Roxane... Eh bien
? ...te parlerait des lettres.
Oui, je sais.
Ne fais pas la sottise de t'étonner.
De quoi ? Il faut que je te dise.
J'écrivais quelques fois sans te dire j'écris.
Ah.
C'est tout simple.
Et comment t'y es-tu pris depuis qu'on est bloqué pour... Ah, avant l'aurore,
je pouvais y traverser. Ah, c'est tout simple encore.
Et qu'ai-je écrit deux fois par semaine ?
Deux. Trois.
Quatre.
Plus.
Tous les jours ? Oui, tous les jours.
Deux fois.
Mais cela t'enivrait les voies de tes têtes que tu bravais la mort ? Tais-toi
! Pas de venteur !
Maintenant, Christian... Et maintenant, dis-moi,
pourquoi par ces chemins effroyables, pourquoi à travers tous ces
champs de soudards et de raîtres, tu m'as rejoint ici ? C'est à
cause des lettres.
Tu dis ? Tant pis pour vous si je cours ces dangers.
Ce sont vos lettres qui m'ont grisé.
Songez combien depuis un mois vous m'en avez écrite.
Et plus belle toujours.
Pour quelques petites lettres d'amour ? Et toi ? Tu ne peux
pas savoir ? Mon Dieu, je t'adorais, c'est vrai.
Depuis qu'un soir, d'une voix que je t'ignorais, sous ma fenêtre, ton âme
commençait de se faire connaître.
Eh bien, tes lettres s'évoient-tu depuis un mois, comme si tout le temps je l
'entendais, ta voix.
Oh, je lisais, je relisais, je défaillais.
J'étais à toi.
Chacun de ces petits feuillets était comme un pétale envolé de ton âme.
Je sens à chaque mot de tes lettres de flamme.
L'amour puissant, sincère. Ah, sincère.
C'est puissant.
Cela se sent, Roxane. Oh, si cela se sent.
Et vous venez ? Je viens.
Oh, mon Christian.
Mon maître.
Vous me relèveriez si je voulais me mettre à vos genoux.
C'est dans mon âme que j'y mets.
Et vous ne pourrez plus la relever jamais.
Je viens te demander pardon.
Et c'est bien l'heure de demander pardon puisqu'il se peut qu'on meure.
De t'avoir fait d'abord dans ma frivolité.
L'insulte de t'aimer pour ta seule beauté.
Sois donc heureux.
Car n'être aimé que pour ce dont on est un instant costumé doit mettre un cœur
avide et noble à la torture.
Mais ta chère pensée efface ta figure et la beauté par quoi tout d
'abord tu me plus.
Maintenant, j'y vois mieux et je ne la vois plus. Non, c
'était mieux avant.
Oh, tu n'y entends rien.
C'est maintenant que j'aime mieux, que j'aime bien.
C'est ce qui te fait toi.
Tu m'entends ?
Que j'adore.
Et moi, brillante, tu t'aimerais encore.
Fais toute ta beauté, tout d'un coup, sans moi l'être. Ne dis pas cela. Oui,
je le dis.
Quoi ? Lait ? Lait.
Je le jure.
Et ta joie est profonde.
Oui.
Qu'as-tu ?
Deux mots à dire, une seconde. Passez, pauvre Jean.
Mon amour, t'enleva.
Va leur sourire un peu, puisqu'ils vont mourir.
Va.
Cher Christian.
Cyrano !
Elle ne m'aime plus.
Comment?
C'est toi qu'elle aime.
Non.
Elle n'aime plus que mon âme.
Non. Si.
C'est donc bien toi qu'elle aime.
Et tu la aimes aussi.
Moi ? Je le sais.
C'est vrai ? Comme un fou.
D'avantage.
Dis-le lui.
Non. Pourquoi ? Regarde mon visage. Elle m'aimerait !
Elle te l'a dit.
Je suis bien content qu'elle t'ait dit cela.
Mais va.
Va, ne crois pas à cette chose insensée.
Monsieur, je suis content qu'elle ait eu la pensée de la dire.
Mais va.
Ne la prends pas au mot.
Va, ne deviens pas aller.
Elle m'en voudrait trop.
C'est ce que je veux, moi. Non, non.
T'es choisi.
Tu vas lui dire tout. Non, pas si je plais. Je tuerai ton bonheur parce que
je suis beau ? C'est trop injuste. Moi, je mettrai à ton beau le tien.
Parce que grâce au hasard qui fait naître, j'ai le don d'exprimer ce que tu
sens, peut-être. Dis-lui tout.
Qu'il s'obtienne à me tenter, c'est mal.
Je suis là de porter en moi-même un rival. Très bien. Notre union, sans
témoin clandestine, passeront.
Oui. Je vais être aimé pour moi-même.
Ou pas du tout.
Je vais voir ce qu'on fait. Tiens, je vais jusqu'au bout du poste. Je ne
reviens pas !
Tu le préfères l'un de nous deux.
Je sors à toi.
Je l
'espère.
Roxane ! Non !
Il vous dira une chose importante.
Importante ? Qui s'en va ? Rien.
Il attache.
Ah, Dieu, vous devez le connaître.
De l'importance à rien.
Il a douté peut-être de ce que j'ai dit là.
J'ai vu qu'il a douté.
Mais avez-vous bien dit d'ailleurs la vérité ? Oui, oui, je l'aimerais même.
Le mot vous gêne devant moi ? Mais... Il ne me fera pas de peine.
M'aime-les.
M'aime-les.
Tiens, on a tiré.
Affreux.
Défigurée.
Défigurée.
Grotesque. Rien ne peut me le rendre grotesque.
Vous l'aimeriez encore ? D'avantage, presque.
Mon Dieu, c'est vrai, peut-être. Quel bonheur est là ? Je... Roxane,
écoutez.
Cyrano.
Hein ?
Qu'avez-vous ? C'est fini.
Qu'est-ce qu'on va dire ? C'est fini.
Jamais plus je ne pourrai le dire.
C'est parti ! C'est parti ! C'est parti ! Qu'alliez-vous me dire avant ?
Ce que j'allais vous dire.
Pas rien, je le jure, madame.
Je jure que l'esprit de Christian, que son âme était, sont les plus grands.
C'est fini.
Le premier coup de feu de l'ennemi.
Elle atteint.
Mais Roxane, on se bat. C'était encore un peu.
Il est mort.
Vous étiez le seul à le connaître.
N'est-ce pas que c'était un être exquis, un être merveilleux ? Oui, Roxane.
Un poète inouï, adorable.
Oui, Roxane.
Roxane. Le cœur profond, inconnue du profane, une âme magnifique et
charmante.
Oui, Roxane.
Il est mort.
Je n'ai qu'à mourir aujourd'hui, puisque sans le savoir, elle me pleure en lui.
Ce sont les cadets de Gascogne, de Carbon, de Casteljaloux,
braiteurs et menteurs sans vergogne.
Ce sont les cadets de Gascogne, parlant blason, lambelle, bastogne,
tous plus nobles que des filous.
Ce sont les cadets de Gascogne, de Carbon, de Casteljaloux.
Oeils d'aigle, jambes de cigogne, moustaches de chat,
dents de loup.
Fendant la canaille qui grogne, œil d'aigle,
jambe de cigogne, ils vont
coiffer d'un vieux vigogne dont la plume
cache les trous.
Oeil d'aigle, jambe de cigogne.
Moustache de chat, dents de loup,
voici les cadets de Gascoy
qui font cocu.
Sous-titrage
Société Radio-Canada
Un obéga de toile mêla le deuil mondain de sa coiffe de voile, qui chez nous
vint s'abattre il y a quatorze ans, comme un grand oiseau noir parmi les
oiseaux blancs.
Lui seul, depuis qu'elle a pris chambre dans ce cloître, s'est distraire un
chagrin qui ne veut pas décroître.
Mais chaque samedi, quand il vient d'un air fier, il me dit en entrant, ma
soeur. J'ai fait gras hier.
Ah, il vous dit cela ? Eh bien, la fois dernière, il n'avait pas
mangé depuis deux jours.
Ma mère ! Il est pauvre.
Qui vous l'a dit ? Monsieur le vrai.
On ne le se court pas ? Non, il se fâcherait.
Allons, il faut rentrer.
Madame Magdelaine, avec un visiteur dans le parc se promène.
Vous demeurerez ici vainement blonde, toujours en deuil ? Toujours.
Aussi fidèle ? Aussi.
Vous m'avez pardonné ? Puisque je suis ici.
Vraiment, c'était un être... Il fallait le connaître.
Ah,
il fallait.
Je l'ai trop peu connu, peut-être.
Et son dernier billet sur votre cœur, toujours.
Comme un doux scapulaire, il pente un peu velours.
Même mort, vous l'aimez.
Quelquefois, il me semble qu'il n'est mort qu'à demi, que nos cœurs sont
ensemble.
Et que son amour flotte autour de moi, vivant.
Est-ce que Cyrano vient vous voir ? Oui, souvent.
Ce vieil ami, pour moi, remplace les gazettes.
Il vient, c'est régulier.
Sous cet arbre où vous levez, son place, son couteuil, s'il fait beau, je l
'attends en brodant.
L'heure sonne.
Au dernier coup, j'entends, car je ne tourne plus même le front, sa canne
descendre le perron.
Il s'assied, il ricane de ma tapisserie éternelle.
Il me fait la chronique de la semaine et... Tiens, le vrai, comment va notre
ami ? Mal.
Il exagère.
Tout ce que j'ai prédit, l'abandon, la misère, ces épîtres lui font des ennemis
nouveaux.
Il attaque les faux nobles, les faux dévots, les faux braves, les plagières,
tout le monde. Et son épée inspire une terreur profonde. On ne viendra jamais à
bout de lui.
Qui sait ? Ce que je crains, ce n'est pas les attaques.
C'est la solitude, la famille.
C'est des cendres entrantes à pas de loup dans son obscure chambre.
Voilà les spadassins qui plutôt le tueront.
Il serre chaque jour d'un cran son ceinturon.
Son pauvre nez a pris des tons de vieille ivoire.
Il n'a plus qu'un petit habit de cerge noir.
Ah, celui-là n'est pas parvenu.
Cet égal ne le plaignait pas trop.
Monsieur le maréchal. Ne le plaignait pas trop.
Il a vécu son pacte libre dans sa pensée autant que dans ses actes.
Monsieur le duc. Oui, je sais, j'ai tout, il n'a rien.
Mais je lui serrerai bien volontiers la main.
Adieu.
Je vous conduis.
Oui, parfois je l'envie.
Voyez-vous, lorsqu'on a trop réussi sa vie, on sent, n'ayant rien fait,
mon Dieu, de vraiment mal, mille petits dégoûts de soi.
dont le total ne fait pas un remord, mais une gêne obscure.
Et les manteaux de ducs traînent dans leur fourrure pendant que des grandeurs
remontent les degrés, un bruit d'illusions sèches et de regrets,
comme quand vous montez lentement vers ces portes, votre robe de deuil
traîne des feuilles mortes.
Vous voilà bien rêveux.
Eh oui.
Monsieur Lebray, vous permettez un mot ? C'est vrai, nul n'oserait attaquer votre
ami, mais beaucoup l'ont en haine.
Et quelqu'un me disait hier au jeu chez la reine, ce Cyrano pourrait mourir d'un
accident. Ah. Oui.
Qu'il sorte peu, qu'il soit prudent.
Prudent. Il va venir, je vais l'avertir.
Oui, mais...
Qu'est-ce ? Raguenau veut vous voir, madame. Qu'on le laisse entrer.
Il vient crier misère.
Étant un jour parti pour être auteur, il devint tour à tour chanteur, étuviste,
acteur, bedeau, perruquier, maître de théorbes. Aujourd'hui, que pourrait-il
bien être ? Madame, monsieur... Racontez vos malheurs à Lebray, je reviens.
Mais... Madame...
D'ailleurs, puisque vous êtes là,
j'aimerais mieux qu'elle ignore.
J'allais voir votre ami tantôt. J'étais encore à ma part de chez lui quand je le
vois de loin qui sort.
Je veux le joindre. Il m'a tourné le coin de la rue et je cours.
Lorsque d'une fenêtre sous laquelle il passait, est-ce un hasard ? Peut-être.
À laquelle est ce choix ? Il me pince de moi.
Les lâches.
Cyrano. J'arrive.
Et je le vois.
C'est affreux. Notre ami, monsieur, notre poète. Je le vois là, par terre.
Un grand trou dans la tête.
Il est mort.
Non, mais... Dieu.
Je l'ai porté chez lui, dans sa chambre.
Dans sa chambre, il peut voir se réduire.
Il souffre. Non, mais... Son connaissance.
Son médecin.
Il le retient par complaisance.
Pauvre Cyrano.
Ne disons pas cela tout d'un coup à Roxane.
Ce docteur... Il a parlé, je ne sais plus, de fièvre, de ménage.
Ah, si vous le voyiez, la tête dans des linge.
Comment vite il n'y a personne à son chevet.
C'est qu'il pourrait mourir.
Monsieur, s'il se levait... Passons par là.
Viens.
C'est plus court par la chapelle.
Le vrai s'en va quand on l'appelle.
C'est quelque histoire encore de ce bon ragueneau.
Ah, que ce dernier jour de septembre est donc beau.
Ah,
voici le fauteuil plastique où vient tatouer mon vieil ami.
Mais c'est le meilleur du parloir.
Merci, ma soeur.
Il
va
venir.
La fleur sonne.
Mes échevaux.
Le rassonner, ceci m'étonne.
Serait-il en retard pour la première fois ? La sœur Tourière doit m'aider, là
je le vois.
L'exhorter à la pénitence.
Elle l'exhorte.
Il ne peut plus tarder.
Tiens, une feuille morte.
D'ailleurs, rien ne pourrait.
Mes ciseaux dans mon sac.
N'empêchez de venir.
Monsieur le bergeron. Qu'est-ce que je disais ? Cette teinte fanée, comment l
'ira sortir ?
Depuis quatorze
années, pour la première fois en retard.
Oui, c'est fou.
J'enrage.
Je suis mis en retard vers toujours.
Par ? Par une visite assez inopportune.
Ah oui ? Quelques fâcheux ? Cousine, c'était une fâcheuse. Vous l'avez
renvoyée ? Oui.
J'ai dit excusez-moi, mais c'est aujourd'hui samedi, jour où je dois me
rendre en certaines demeures.
Rien ne m'y fait manquer.
Repassez dans une heure.
Eh bien ?
Cette personne attendra pour vous voir. Je ne vous laisse pas partir avant ce
soir.
Peut-être un peu plus tôt, il faudra triste que je parte.
Ne taquinez pas, Sœur Marthe. Si, Sœur Marthe.
Approchez.
Ah ah,
beaux yeux toujours baissés.
Mais...
Je n'ai rien.
Hier, j'ai fait gras.
Je sais.
C'est pour cela qu'il est si pâle.
Au réfectoire, vous viendrez tout à l'heure. Et je vous ferai boire un grand
bol de bouillon. Vous viendrez ? Oui.
Oui, oui.
Ah, vous êtes un peu raisonnable aujourd'hui.
Elle essaie de vous convertir. Je m'en garde.
Bien, c'est vrai.
Vous, toujours si saintement bavardes, vous ne me prêchez pas.
C'est étonnant, ceci.
Sabre de voix, je vais vous étonner aussi.
Tenez, je vous permets, à la chose nouvelle, de
prier pour moi ce soir à la chapelle.
Sœur Marthe est dans la stupéfaction.
Je n'ai pas attendu votre permission.
Tu diable, si je peux jamais tapisserie voir ta fin. J'attendais cette
plaisanterie.
Les feuilles ? Elles sont d'un blond vénitien.
Regardez-les tomber.
Comme elles tombent bien.
Dans ce trajet si court de la branche à la terre, comme elles savent mettre
une beauté dernière, et malgré leur terreur de pourrir sur le sol,
veulent que cette chute ait la grâce d'un vol.
Mélancolique, vous ? Mais pas du tout, Roxane. Nous allons laisser tomber les
feuilles de platane et raconter un peu ce qu'il y a de neuf. Ma gazette.
Voici. Samedi 19, ayant mangé huit fois du résiné de sept,
le roi fut pris de fièvre.
À deux coups de lancette, son mâle fut condamné pour lèse-majesté.
Et cet Auguste Boune a plus fébricité.
Au grand bal chez la reine, on a brûlé dimanche.
763 flambeaux de fire blanche.
Nos troupes ont battu, dit-on, Jean le Trétien.
On a pendu quatre sorciers.
Le petit chien de Madame d'Attit a dû prendre un clister.
Que de bergerac ! Voulez-vous bien vous taire ? Ça dit, rien.
L'idamire a changé d'amour.
Pardi, toute la cour est à Fontainebleau.
Mercredi, la Mongla dit au comte de Fiesque, non.
Jeudi, Mancini, reine de France,
ou presque, le 25, la
Mongla, à deux fiesques, dit oui.
Et samedi 26.
Il est évanoui.
C'est un an.
Qu'est-ce ?
Quoi ? Non, non.
Je vous assure, ce n'est rien.
Laissez-moi.
Pourtant... C'est ma blessure d'Ara qui quelquefois, vous savez... Pauvre ami.
Mais ce n'est rien.
Cela va finir.
C'est fini.
Chacun de nous a sa blessure.
J'ai la mienne, toujours vive.
Elle est là, cette blessure ancienne.
Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant.
On peut voir encore des larmes et du sang.
Sa lettre, n'aviez-vous pas dit qu'un jour peut-être vous me la feriez lire ?
Vous voulez sa lettre ? Oui, je veux.
Aujourd'hui.
Tenez.
Je peux ouvrir ? Ouvrez.
Lisez.
Roxane, adieu, je vais mourir.
Tout ? C'est pour ce soir, je crois, ma bien-aimée.
J'ai l'âme lourde encore d'amour inexprimé.
Et je meurs.
Jamais plus.
Jamais mes yeux grivés.
Mes regards dont c'était... Comme vous la lisez, sa lettre. Dont c'était les
frémissantes frères.
Ne briseront au vol les gestes que vous faites.
J'en revois un petit qui vous est familier pour toucher votre front.
Et je voudrais crier... Comme vous la lisez, cette lettre.
Et je crie... Adieu.
Vous la lisez ? Ma chère, ma chérie, mon
amour. D'une voix, d'une
voix que je n'entends pas pour la première fois.
Mon cœur ne vous quitta jamais une seconde.
Et je suis et serai jusque dans l'autre monde.
Celui qui vous aime à sans mesure, c'est...
Comment
pouvez-vous lire à présent qu'il fait nuit ?
Et
pendant quatorze ans...
Il a joué ce rôle d'être le vieil ami qui vient pour être drôle. Roxane. C
'était vous.
Non, non, Roxane, non. J'aurais dû deviner quand il disait mon nom. Non, ce
n'était pas moi. C'était vous. Je vous jure. J'aperçois toute la généreuse
imposture. Les lettres, c'était vous. Non. Les mots chers, les fous, c'était
vous. Non.
La voix dans la nuit, c'était vous. Je vous jure que non. L'âme, c'était l
'avant. Je ne vous aimais pas. Vous m'aimiez.
C'était l'autre. Vous m'aimiez.
Non. Déjà vous le dites, plus bas.
Non.
Non, mon cher amour, je ne vous aimais pas.
Ah, que de choses qui sont mortes.
Pourquoi vous êtes-tu pendant quatorze années, puisque sur cette lettre où lui
n'était pour rien, ses pleurs étaient de vous ? Ce sang était le sien.
Alors, pourquoi laisser ce sublime silence se
briser aujourd'hui ? Pourquoi ? Quelle imprudence.
J'en étais bien sûr. Il est là.
Tiens.
Parle. Il s'est tué, madame, en se levant.
Oh, Dieu.
Mais tout à l'heure, alors, cette faiblesse. C'est vrai.
Je n'avais pas terminé ma gazette.
Et samedi 26, une heure avant dîner, monsieur
de Bergerac est mort.
assassiné. C'est une pire honneur, sa tête enveloppée. Que vous a-t-on fait
pour... D'un coup d'épée frappé par un héros.
Tomber la pointe au cœur.
Oui, je disais cela.
Le destin est ailleurs.
Et voilà que je suis tué dans une embûche, par derrière, par un laqué, d
'un coup de bûche.
C'est très bien.
J'aurais tout manqué, même ma mort.
Oh, monsieur.
Ragnon, ne pleure pas si fort.
Qu'est-ce que tu deviens maintenant, mon confrère ? Je suis
moucheur de chandelles chez Molière.
Molière ? Mais je vais le quitter dès demain.
Oui, je suis un vigné.
Hier, on jouait le capin et j'ai vu qu'il vous a pris une scène.
Entière. Oui, monsieur.
Le fameux que diable allait-il faire ? Molière te l'a pris.
Il a bien fait.
La scène, n'est-ce pas, produit beaucoup d'effets.
Oh, monsieur.
Aurillet.
Aurillet.
Oui.
Ma vie, ce fut d'être celui qui souffle et qu'on oublie.
Vous vous souvient-il du soir où Christian vous parla sous le balcon ? Eh
bien, toute ma vie est là.
Pendant que je restais en bas dans l'ombre noire, d'autres m'ont écueillir
le baiser de la gloire.
C'est utile.
Et j'approuve au seuil de mon tombeau.
Molière a du génie.
Et Christian était beau. Je vous aime.
Vivez. Non.
Car c'est dans le conte que lorsqu'on dit je t'aime au prince plein de honte,
il sent sa laideur fondre à ses mots de soleil.
Mais tu t'apercevrais que je reste pareil.
J'ai fait votre malheur, moi.
Mais vous,
au contraire, j'ignorais la douceur féminine.
Ma mère ne m'a pas trouvé beau.
Je n'ai pas eu de soeur.
Plus tard, j'ai redouté l'amante à l'œil moqueur.
Je vous dois d'avoir eu tout au moins une amie.
Grâce à vous.
Une robe a passé dans ma vie.
Ton autre ami est là, qui vient te voir.
Je vois.
Je n'aimais qu'un seul être, et je le perds deux fois.
Le vrai.
Je vais monter dans la lune opaline, sans qu'il faille inventer aujourd'hui
de machines.
Dites-le. Mais oui.
C'est là, je vous le dis, que l'on va m'envoyer faire mon paradis.
J'ai une âme que j'aime, il doit être exilé.
Et je retrouverai Socrate et Galilée.
Non, non, c'est trop stupide à la fin.
C'est trop injuste.
Un tel poète, un cœur si grand, si haut.
Mourir ainsi, mourir. Et voilà, le vrai qui creuse.
Mon cher Amélie.
Ce sont les cadets de la peau.
La masse médimentaire.
Et oui, voilà lui, sa science dans son délire, Copernic a dit.
Mais aussi, que diable allait-il faire ? Mais que
diable allait-il faire en cette galère ? Philosophes,
physiciens, rimeurs, braiteurs, musiciens et voyageurs aériens, grands
riposteurs du tac au tac.
Amant aussi, pas pour son bien, Sigi,
Hercule, Savignin, de Cyrano, de Bergerac,
qui fut tout et qui ne fut rien.
Mais je m'en vais.
Pardon, je ne peux faire attendre.
Vous voyez, le rayon de lune vient me prendre.
Je ne veux pas que vous pleuriez moins ce charmant, ce bon, ce beau Christian.
Mais je veux seulement que lorsque le grand froid aura pris mes vertèbres,
vous teniez un sens double à ces voiles funèbres.
Et que son deuil sur vous devienne un peu mon deuil. Je vous jure.
Sarah.
Non. Pas dans ce fauteuil. Ne me soutenez pas.
Personne.
Rien.
Que là.
Je me sens déjà beauté de mâle.
gantée de plomb.
Voilà.
Et puisqu'elle est en chemin, je la tendrai debout et
l'épée à la main sur un ombre.
Je crois
qu'elle le regarde.
Qu'elle ose regarder mon nez, cette camarade.
Que dites-vous ? C'est inutile.
Je le fais.
Mais on ne se bat pas dans l'histoire du succès. Non, non.
C'est bien plus beau lorsque c'est inutile.
Je suis tout cela.
Vous êtes mis.
Je vous reconnais, tous mes vieux ennemis.
Ce mensonge, c'est un compromis, un
préjugé. Et là, je sais que je ne bâtis jamais,
jamais.
Ah,
te voilà.
Toi, leur fauteuil.
Je sais bien qu'à la fin, vous me mettrez à bas.
N'importe.
Je ne veux pas.
Je ne veux pas.
Je ne veux pas.
Vous m'arrachez tout, le laurier, la rose.
Arrachez.
Il y a malgré vous quelque chose que j'emporte.
Et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu,
mon salut balayera
largement le feuille bleue.
tâche, j'emporte malgré vous.
Et c'est... C'est...
Mon
fanage !
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