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Musique générique
Sonnerie électronique
Il souffle.
La sonnerie retentit à nouveau.
Echec et mat, pauvre con.
L'ordinateur re-sonne.
Merde.
Oh putain...
Bonsai d'Asie ?
C'est Richard Levitski.
J'ai un de vos "sujets", ici,
c'était le plus cher, mais il crève.
Alors je fais quoi ?
J'ai bien bassiné, amandé, ligaturé,
mais rien n'y fait.
On sonne.
Envoyez moi quelqu'un,
Bip
sinon c'est la réanimation...
Oui, en réanimation.
Parfait.
Je compte sur vous.
Madame se croit toujours chez elle ?
C'est mon bonsaï, et il va très bien.
Mon pauvre, je te ramène avec moi.
Ne le touche pas !
Tu as la petite, je garde le nain.
C'est toi le nain.
Ton harem ne fait pas le ménage ?
Elles ont autre chose à faire.
Je t'écoute.
Elle verse du café.
Richard, je... (Moqueur) Oui, tu...
Je veux divorcer.
Je voulais te le dire en face...
Tu rêves ? C'est moi qui divorce !
C'est moi !
Ah oui ?
Très bien.
Ca m'étonne de toi.
Ah, oui, pourquoi ?
Parce que, là, c'est toi qui va payer.
Musique douce
Elle claque la porte.
Il soupire.
Il souffle.
Un téléphone sonne.
Vous attendez ? Oui.
Chacun son tour, vous connaissez ?
Monsieur ?
Brouhaha d'hôpital.
Ca va monsieur ?
Ca pourrait être mieux.
Il vaut mieux le laisser passer.
Ben voyons.
Appuyez-vous sur moi.
Appuyez-vous sur moi.
Ca va aller.
Portez-vous bien. Ah, docteur.
- T'es encore là toi ?
Vite, il fait un malaise.
Merci.
Ne t'inquiète pas
Colombe, je m'en occupe.
Excusez-moi, je fais vite.
Pas tout de suite, attends.
Tu fais chier.
Tu aurais pu attendre, comme tout le monde.
Pour la jeune fille, c'est du sérieux.
Même très sérieux.
Allez, pédale !
- Comment sérieux ?
Elle n'a même pas 25 ans.
Tu les prends au berceau ?
Si je ne lui trouve pas un coeur.
Elle ira du berceau au cercueil.
Ca, c'est la merde.
Un canon pareil ? - Et oui.
C'est pas juste.
Pas facile pour toi. Non.
Plus vite.
Doucement.
Je vais mieux.
C'est de t'avoir vu.
Je me sens mieux.
Alors, ça donne quoi ?
Tu connais les hypocondriaques ?
Tu en fais toujours trop.
Reste zen.
- Décathlon a sorti un bracelet
qui calcule les pulsations, faudrait que je me surveille.
C'est à la mondaine de te surveiller.
Ca va mieux là.
Discussions inaudibles
Maud, pour le test.
Oui.
- Avance un peu.
Ok, parfait.
Maud, peux-tu enlever ton sweat ?
Et elle, tu la trouves comment ?
Nulle. Tu exagères.
Elle est correcte.
Elle a un joli minois.
Et son nez !
Il suinte en plus.
Qui m'a envoyé ce ragondin ?
(Il marmonne) Oh, putain.
- Vous êtes
de Clermont-Ferrand ?
Serge Lambon ?
Euh, je...
En tout cas c'est dur.
Votre truc là.
- Mais regarde sa gueule.
On dirait ma belle-mère.
Mike
On avait une femme "femme", pas "baby-doll".
Mais pas "vieille". T'es chiant.
-Je sais, oui.
Merci
Maud ça ira.
Vous les avez vues vos gueules ?
Au revoir, merci !
Il y a une erreur.
Une telle note, c'est déprimant.
Le Q.I. n'est qu'un indicateur.
Sorti de son contexte
c'est peu de chose.
C'est vite dit...
Apprendre à 40 ans qu'on est stupide.
Mais non, monsieur...
Lambon.
Monsieur Lambon.
Vous êtes peu performant au test, c'est tout.
Heureusement que j'ai mon physique.
Monsieur.
Il claque la porte.
Discussions
C'était comment ?
Très sympa !
Elle crie.
Excusez-moi.
Je suis stupide !
Quand on est stupide, il arrive de ces trucs.
Quand on est moche aussi.
La preuve, je me cogne partout.
Etre con, c'est pire !
Pardon, mais vous êtes correcte.
Je suis "femme", pas "baby-doll".
Avec un nez.
En gros, naze.
Pour moi, vous êtes du genre mannequin.
Mais comme je suis bête...
Non, c'est moi.
Et arrêtez de dire ça.
Il faut être malin, pour admettre qu'on est bête.
Jusqu'ici, j'étais un imbécile heureux.
Et je viens d'apprendre que je suis un thon.
Ca fait un choc.
Croyez-moi.
Moi, ça m'arrange.
Un type malin, n'inviterait pas un thon à boire.
C'est juste.
Et un canon, ne boirait pas avec un con.
Pas vrai ?
C'est là.
Non, là. Ah oui.
Pour un imbécile
vous vous en sortez bien.
C'est la vôtre ?
- Je suis la preuve
que la connerie mène le monde.
On dit ça du cul.
Nous sommes complémentaires.
Très classe : un con et un cul.
Ca démarre bien.
Je ne voulais pas dire ça. - Ne vous excusez pas.
Après tout, je vends mon cul.
Mais pas aujourd'hui.
Vous ne vendez que la forme, pas le fond.
Klaxon
Que faites-vous ?
Je tente ma chance, comme les thons.
Arrêtez !
Je suis un boudin.
Un mannequin frigide.
Un ragondin, ça vit, ça rêve, ça désire.
C'est facile, avec vos mensurations.
Moi j'ai des preuves, noir sur blanc.
Voilà le résultat.
Elle rit.
Vous êtes la preuve que ça ne vaut rien.
Vous ne seriez pas un escroc ?
Une belle femme peut être laide à l'intérieur.
J'aime les types intelligents.
Une conne vous appréciera !
Oui Maud, mais un type intelligent peut s'apercevoir
que vous êtes laide à l'intérieur.
Vous me jugez ?
Je vous trouve magnifique.
L'amour, ça rend beau, noble,
intelligent...
Je m'en fous, l'amour rend con
et vous l'êtes vraiment.
Vous êtes vraiment moche.
Dans 2 jours c'est la Toussaint.
Ca en fait, des morts sur la route.
Pour les dons d'organes ? Oui.
Discussion inaudible.
Bonjour Colombe.
Faites-moi voir ça.
Ah oui, c'est pas mal.
(En riant) Ca vous plait ?
Tu me piques mon boulot ?
Et que fais-tu là, toi ?
Antoine et moi on est copains.
Grâce à lui
je ne suis pas seule pendant mon test.
T'en fais trop !
Ca va.
- Evite les mouvements brusques.
J'en connais pas d'autres.
- Salut Colombe. Salut Antoine.
Allo ?
Qu'est-ce qu'il y a Richard ?
Rachid. - Quoi ?
Embrasse-moi.
Tu m'as promis. Non !
Si ! J'ai dit non.
Pas moi, je peux pas.
Je ne veux pas .
- Quoi ?
Mes notes du bac ?
(Riant) Je m'en souviens pas.
(En murmurant) Arrête, il va voir.
Arrête.
Je suis en consultation, au revoir.
Vous êtes beau docteur aujourd'hui.
(En soupirant) Oui...
Bonjour, M. Levitski.
Bonjour monsieur.
Bonjour monsieur. Bonjour Marie.
Bonjour Cécile.
La vache !
Musique nostalgique
Hauteur, 1.76 m.
"Shoes", 41, quand même.
Poitrine, 95 B.
Chiffre du bonheur...
Et moi, Q.I., 103...
Ca va ensemble tout ça !
- Bonjour monsieur.
Votre réunion générale vous attend depuis longtemps.
Les Coréens sont après.
Très bien.
Joëlle, quand nous aurons fini
avec la société Testimonia.
Vous checherez le test
de Serge Lambon dans la division Q.I. adulte.
Dites-moi, Joëlle.
Vous me trouvez astucieux ?
Ou moyen, sur un plan intellectuel ?
Pardon ?
Vous me trouvez plutôt malin, ou pas ?
Oui, plutôt malin...
Malin, intelligent ...
Ou pas ? Mais monsieur, bien sur.
Intelligent.
Même très intelligent.
Vous êtes sincère ?
Vous voulez rester là ?
Mais enfin, monsieur.
Ca fait rien, laissez tomber.
Musique branchée
Flash
- Merci !
Ils m'ont jetée comme une malpropre.
J'ai l'air si vieille ? Et ton piston ?
Dommage, c'était un super coup. Quoi ?
Inès, il y avait des filles de 15 ans, tu es sadique ou quoi ?
Je t'aide depuis des années !
Non, tu m'enfonces depuis des années !
J'ai fait mon possible, Maud.
Mais tu résistes, tu es négative.
C'est ça, je débloque !
Et toi, la célèbre, Inès Van Dries !
Alors que tu t'appelles Gruyer, comme moi !
Là aussi, tu m'effaces.
Sur le bouquin de Steven, c'est plus moi.
Arrête.
Ca c'est l'éditeur.
Steven aime les nouvelles têtes.
C'est ma faute ? Je suis moche...
Mon métier, c'est être belle, c'est un échec.
Ce qui est moche, c'est la compétition.
Il faut se battre !
- "Ready" ?
C'est Steven ?
Oui.
All right !
Elle soupire.
Tu dois tirer un trait sur lui.
Il est là tous les jours, alors aide moi.
Vire-le !
Tu mélanges tout. Je suis son agent.
Tu ne tires pas un trait sur le fric.
Excuse-moi du retard Caroline.
Comme d'hab !
J'avais ma réunion de développement, "Intelligence & Beauté".
Bref...on-y-va ?
- Monsieur, vos dates pour le casting.
Mettez ça en priorité.
Je fais une copie ? Oui, euh, non. Allez !
Livrez-lui 2 douzaines de baccaras rouges chez elle.
25 c'est mieux. Très bien.
Pourquoi refuses-tu le tournoi d'Ile de France.
Papa, j'ai 16 ans
si tu voyais les champions.
Bravo, pour votre nouveau concept didactique.
Intelligence & Beauté
avec ça, on va gagner des marchés.
Moi, les tournois d'échec...
Encore bravo.
- Félicitations. Tu disais ?
Je t'écoute. Oui, c'est ça.
Bonjour.
C'est quoi les baccaras ?
Ce sont des roses magnifiques.
Oui, c'est ringard.
Comment ?
Ringard et pas "didactique".
On va au chinois ? Le nem ? Oui, oui...
Son téléphone sonne.
Allo ?
Je n'ai pas le temps, mais allez-y.
Oui.
Bien sur.
Chinois ?
* Maud, c'est Karl, ton booker préféré.
* Demain 15 h précise au défilé de Dumontel.
Musique nostalgique
Bip de répondeur
* - Allo, c'est le mec un peu con...
* pour la fille pas si moche.
* je ne croyais plus au coup de foudre.
* Merci de m'avoir remis sur la voie.
* A bientôt.
* J'en suis sur.
Le Nespavi Flora.
Est sensible aux vibrations.
Ma femme dit ça.
Je veux juste qu'il soit requinqué.
Vous le prenez ? Pas aujourd'hui.
Je suis en consultation.
Quelqu'un le prendra le 6.
A la lune descendante.
La quoi ?
Mais il y a urgence, là.
L'esprit du bonsaï...
C'est le Wabi et le Sabi.
Le Wabi
est un sentiment de simplicité
de calme et de dignité.
Alors que le Sabi, monsieur...
C'est le temps qui passe.
La marque de ceux qui ont créé
et possédé un être.
Aimer et soigner ceux qu'on aime, c'est tout ça.
L'art du bonsaï.
Monsieur.
Au plaisir.
Musique nostalgique
J'ai rien compris.
Ils sont rapides. Oui.
C'est pas un casting, c'est un défilé.
Une prochaine fois. - Elle se fait jeter.
- Tant mieux !
Mademoiselle.
Bonjour. Allez-y.
Maud...
Quelle coïncidence !
- Oui, je fais un casting.
Et j'ai pensé à vous.
Vous correspondez bien.
Regardez Joëlle, c'est le concept.
Quel est ce concept ?
C'est...un visage, un slogan, une affiche.
"L'intelligence a sa beauté".
Tout simplement.
C'est à dire ?
Un slogan est un slogan.
Bravo pour votre slogan, mais...
Vous êtes l'incarnation du concept.
- Vraiment ?
Et les autres dans le couloir ?
Elles sont venues pour rien ?
Contrairement au concept, c'est bête.
Objectivement, vous êtes la meilleure.
Vous voulez me dépanner, me consoler,me sauter
ou les trois à la fois ?
C'est pas efficace, la pitié.
Merci quand même.
Musique rythmée
* (GPS) Vous êtes en sens interdit.
J'aime les sens interdits.
Merde !
Il freine brusquement.
Bong !
Bon...
Je suis flattée.
C'est gentil de vous intéresser.
Mais vous perdez votre temps.
Je dis ça pour vous.
Maud... De toute façon
Vous avez mes coordonnées.
Vous n'allez pas bien.
Et je peux vous aider.
En tout cas j'en ai envie.
Je suis capable de tout.
Jurez-moi de me rappeler.
Promis ?
Promis.
Musique douce
Ca tombe bien, je voulais marcher.
Plus con, tu meurs.
Tir
On sonne.
Mademoiselle Gruyer. Oui.
Au revoir. Merci.
Elle claque la porte.
Ils rient.
Je te cherchais, imbécile.
Moi je te cherchais pas !
Messieurs dames
s'il vous plaît. On ne prête qu'aux riches.
Il faut l'aider.
S'il vous plaît.
Je le connais à peine.
Aidons-le. Je le connais pas !
Pièces de monnaie
Faut que je passe au coffre.
Et ma part ?
T'es gonflé.
Tu l'as gagné sur mon dos.
C'est incroyable.
Je pensais à toi et paf !
Je tombe sur toi par hasard.
C'est le destin, non ? Le destin ?
Ca va pas ?
Pourquoi ?
Le bistro en journée.
Le destin. Tu me cherches ?
Il m'arrive des trucs vraiment incroyables.
Par exemple ?
Par exemple...
Ma Porsche est à la fourrière et je m'en fous.
Très fort.
Il y a mieux.
Je suis con.
Ah bon ? Mais c'est pas un scoop.
J'ai passé un test de Q.I..
Le truc imparable.
C'est pas bon... Pas bon, combien ?
Voilà.
Merci Damien.
- De rien.
Alors, combien ?
103...
Joli, mais c'est impossible.
C'est marqué
noir sur blanc. Tu es trop con.
Oui.
Avec 103, tu n'aurais
même pas eu le bac. Enfoiré
tu sais que je l'ai pas.
J'avais oublié.
Et ta boîte, avec ses employés
ses 10 millions de bénéfice.
Attends.
112 millions, et en Euros.
Alors quoi ? Tu gobes n'importe quoi ?
C'est pas toi ça.
Et puis, il y a le divorce.
Tu pourrais me l'offrir.
J'ai pas de monnaie.
Tu n'as jamais vu mon spectacle !
Parce que je suis con.
Pas tant que ça.
Mon univers est très glamour.
Chômage, hôpitaux, enfants malades, morgues...
Tu devrais venir faire un stage, pour ton bien.
Mais moi, c'est pas mieux.
C'est quoi le plus important ?
Le wabi ? Le Sabi ?
L'amour ? L'argent ?
T'as de l'argent, mon salaud.
Suzanne t'aime peut-être encore.
Tu serais pas amoureux ? Comment tu sais ?
Ca sent mauvais ton truc.
C'est un mannequin ?
Comment tu fais ?
Je te connais depuis la terminale.
Je parie qu'elle ne veut pas.
Alors tu flippes...
Tu l'auras à l'usure.
Aucune ne te résiste.
Evite juste les baccaras.
C'est vraiment nul.
Ma fille dit pareil !
Merde ! Caroline !
Je voulais la surprendre.
Je te dépose ?
Ca existe encore ces choses ?
Ca peut m'arrêter devant une Fnac ?
C'est un des derniers Rascal GLX de General Motors.
Discussions inaudibles
Oh, mon père, attends.
Tu fais quoi ? Je viens te chercher, pourquoi ?
C'est une première !
Oh, Rachid !
Ca faisait longtemps.
On va fêter ça, tu viens ?
Non, je vais chez Quick, avec mes copines.
J'ai un cadeau, regarde :
C'est un Ipode ! Ah, l'iPod ! Non, non.
Pas chez Quick, plus tard.
Tu n'aimes pas ? - Si, si..
Mais plus tard, ok ?
Salut.
Les jeunes !
Tu sais combien coûte un Ipode ?
Un iPod !
J'y vais, tu fais quoi ?
Je sais pas.
Je vais pas au bureau.
Moi j'y vais.
Musique nostalgique
- Je peux venir ?
Ca va mal toi.
Doigts sur une vitre
Rires d'enfants
Les enfants rient de joie.
Non, elle n'y était pas ! - Si elle y était !
- Colombe te cherche.
Elle respire mal, mais c'est normal.
On va lui donner de l'oxygène.
Mais le moral est important.
Ca serait bien que... Ok, ok.
A tout à l'heure, les enfants.
- Qui c'est ? Je l'ai rencontrée ici.
J'essaie de l'aider.
L'aider ou la sauter ?
Les St Bernard ont des besoins.
Tu es très fin.
C'est moi le goret
Elle a besoin de tendresse, mais pas avec un goret.
Je la connais. Ah bon ?
Elle va si mal que ça ?
- Son coeur est abîmé, il lui en faut un neuf.
Attends, je vais voir si elle dort.
Elle ne dort pas là.
Salut.
- Qu'est-ce qui se passe ?
Ca va, ne t'inquiète pas.
De la visite ? Sympa.
Bonjour monsieur.
Pas monsieur, Richard.
On se connait.
Et ce malaise ?
T'as eu un malaise ?
Non, c'était rien. Ca y ressemblait.
Vous êtes en forme.
Ca va mieux.
Et vous ?
A part ma semaine à l'hôpital, ça va.
C'est pour toi.
Rachid ?
Si c'était lui, la promesse ?
Je repasserai.
Tu viens, elle est fatiguée.
J'ai du travail.
Quelle promesse ?
Un truc entre elle et moi.
Occupe-toi de tes mannequins.
C'est un truc de cul ? Ta gueule.
C'est ça ?
Tu n'as aucune limite.
Tout le monde n'est pas comme toi.
Tu l'auras pas, elle se fout de l'argent et du pouvoir.
Colombe, elle n'est pas pour toi.
(Moqueur) Elle n'est pas pour toi.
C'est ta chasse gardée, ok.
Demande lui son avis.
Tu as tout faux.
Je l'ai vu dans ses yeux. - Tu fais chier.
La "promesse"...
Clients du bar
Elle vomît.
Son portable sonne.
* Vous avez un nouveau message.
* - C'est Richard, je vous invite à dîner.
C'est mon 3 ieme message.
Rappelez-moi.
Vous aviez promis.
Chose promise...
Musique de la soirée
...détends toi et profite de la soirée.
Salut Vidal !
Richard.
Ca a donné de l'espace à l'appartement, non ?
Il faut toujours aider un cardiologue.
On sait jamais...
Dans 4 mois, j'aurai remboursé.
C'était quoi cette histoire de note du bac ?
Laisse tomber.
Rachid pourrait te dire, il se souvient de tout.
Ah oui ?
On s'est rapprochés ces temps-ci.
Ah oui ? Oui.
Ca fait un coup , de le revoir.
C'est nouveau, ça.
Alice, qu'est-ce qui t'attire chez un homme ?
- Physiquement ?
Oui, ou moralement.
Ce qui m'attire, c'est le charisme.
- Quelqu'un de stupide, peut-il avoir du charisme ?
Oui, si il a de l'argent.
Pourquoi ces questions, Richard ?
Douterais-tu de ton charisme ?
Je voudrais savoir ce qu'est le charisme.
On s'en fiche.
Du moment qu'on en a.
Et tu en as à revendre.
- Si ça se vendait, je serai grossiste.
Mais c'est une notion abstraite.
Arrête Richard.
Il y a du monde.
Elle soupire de plaisir.
Je comprends pourquoi elle t'a quitté.
Elle a raison, il n'y a aucun
amour en toi.
Tu utilises les gens.
Tu n'as pas d'amis.
Tu baises leur femme, devant eux si possible.
- Tu n'en t'en plaindras pas.
Quel con !
Bien vu !
Musique brésilienne Ambiance de fête
Hé !
Mais où tu vas ?
Il compose un numéro.
On va voir, si j'ai pas d'amis.
Rachid, viens, j'ai besoin de toi.
Oh ! Il klaxonne.
Richard rit.
Sympa, le Saint Bernard.
Qui vient au secours du naufragé de l'amour.
Tu vas pas conduire comme ça.
Quoi ?
Quel état ?
Ca va ? Ouais, ça va.
Ca fait drôle de te voir avec tous ces gosses.
Vraiment.
Ca doit être bien d'être bon.
Ne dis pas que tu m'envies.
Et pourquoi pas.
- Toi aussi tu es un thérapeute. Moi ?
Il rit.
Moi, le capitaliste, l'exploiteur !
Le patron, le "richard" !
- C'est ça, le "richard".
Tu emploies 200 personnes.
Ca fait de toi un sacré thérapeute.
Il siffle. T'es fort Rachid.
Il faut être fort pour me trouver des excuses.
Il urine.
Tu veux une feuille de soin ?
* - Ici le D. Grangier
laissez un message.
Tir
Musique triste
Je suis amoureux.
C'est mon horizon actuel.
Après je verrai.
Tiens prends à droite.
Ton horizon, c'est des fesses.
Tu es spécialisé.
Franchement, je t'envie.
J'ai rencontré la dernière...
L'ultime.
Je suis fatigué, Rachid.
Fatigué...
Une fille ne veut pas de moi.
C'est bon signe ?
Ca t'excite, c'est tout.
Qu'est-ce qu'elle a de plus que les autres ?
Elle est paumée.
Ce n'est pas un plus. Et c'est courant.
C'est là que tu interviens.
Mon Saint Bernard.
Mon thérapeute... je te jure.
Tiens. Prends ça.
Vas-y, c'est le moment.
Tu m'appelles après. Tu fais quoi ?
Je l'ai pas fait pour ça ! Accepte, s'il te plaît.
Tiens, c'est la cliente.
Tu as l'adresse et tout.
A toi de jouer, je compte sur toi.
On frappe.
Chocs sur le toit
Il crie.
Il imite un japonais.
(En japonais) Sigmund San.
Il pousse un râle d'agonie.
Je suis Rachid Beneddi.
Expert en humour.
A votre service.
Cette prestation
est offerte par M. Levitski.
"Avec tout mon amour", je cite.
Ecoutez, Rachid.
Oui. Je suis occupée.
Prenez vos clics et vos clacs.
C'est sans espoir.
J'accepte le défi.
Je suis sans humour, ni espoir et je n'aime pas Woody Allen.
C'est clair ?
Vous êtes limitée ?
J'y ai pensé.
Mais au contraire.
Petite, j'avais les encouragements.
Je suis intelligente et c'est encore plus dur.
Je me vois comme je suis : c'est pas beau.
Vous allez me donner le blues.
Les experts du rire ne font pas le poids.
En effet.
Jouons franc-jeu, on vous a plaquée ?
Bon, allez, tirez-vous.
- J'insiste.
Pour faire rire, il me faut 2 ou 3 indices.
Soyez sympa !
Laissez-moi bosser.
Si vous ne vous aimez pas.
N'en dégoûtez pas les autres.
Je vous trouve digne d'être aimée.
D'ailleurs.
On dirait ma mère.
- Vous n'avez pas eu de bol !
Non.
J'étais très heureux.
Pourtant, j'ai eu droit aux "découragements".
Ne buvez pas ça. Pourquoi ?
Si vous voulez vivre.
Vous ne voulez pas, vous ?
Bof...
J'aimerais être à votre place.
Ma place ?
Celle qui voit la beauté dans le miroir.
Musique triste
Ne gâchez
pas un chef d'oeuvre.
Un chef d'oeuvre en péril.
Pas mal.
Vous avez
le sens de l'humour.
Alors, ça s'est bien passé ?
Elle est belle, hein ?
Oui, enfin...
Pas mal, c'est sur.
Tu as l'air bizarre.
Et bien, disons que...
Plutôt, positif.
Bon, j'appelle et on se retrouve au bureau.
Salut.
Le réveil sonne.
Tu t'en vas ?
J'ai déconné...
Coucher avec le client, c'est pas déontologique.
Tu prends tout ça au sérieux.
Thé ou café ?
Disons que c'est une bavure.
Une bavure ?
Alors, je suis une bavure épanouie.
Tu m'as sauvée la vie.
Vraiment ?
- Lui ou toi.
Les deux peut-être.
Son téléphone sonne.
Je sais des choses sur vous, Maud.
La principale, c'est que
tu peux me faire du mal.
En dehors du travail.
C'est à moi que je fais du mal.
C'est ça qui me ferait mal.
La porte claque.
- Pssst ! Rachid !
Discussions des employés
Super tes bureaux !
Tu as vraiment réussi.
Tu n'étais jamais venu ? Non.
Alors, ce premier contact ?
Plutôt positif.
Elle est intéressante.
Plutôt dépressive, non ?
Ah, oui...
Elle est dure.
J'ai sorti le grand jeu.
Comment ça ?
Oui, enfin, j'ai ramé.
C'était un moment
délicat. Ah ?
Elle n'a plus goût à la vie.
Merde. Un, on lui sauve la vie.
Ca compte. Deux, on...enfin tu
lui redonne le goût de vivre.
Non, c'est à double tranchant, ça.
Elle a cru que j'avais pitié d'elle.
Elle est trop orgueilleuse. - Non, névrosée.
C'est une emmerdeuse.
Pas ce qu'il te faut.
Elle est égoïste et insatisfaite.
Elle a tout.
Elle est comme moi, j'ai pas assez.
Non, vous êtes différents.
Mais l'argent, va à l'argent.
Je veux l'adresse de son psy.
Il faut être sincère et aller mal pour ça.
Mais je vais mal, très mal.
Je te trouve l'adresse et j'arrête.
Non, j'ai encore besoin de toi.
Merci de m'avoir remis sur la voie.
A moi de t'aider.
Tu déconnes ?
Tu fais ton délicat ?
Tu me connais pas, t'es aux congés spectacle.
Intermittent chronique, c'est fini tout ça .
Fiche de paie !
La voilà, l'idée !
Mais t'es encore saoul ?
Joëlle, venez.
Au contraire, je suis "clean".
J'ai du "pif", de l'intuition.
Je sens les gens de confiance.
Je sens les "planches pourries".
Assieds-toi.
C'est mon job.
Voici notre nouveau DRH, M. Beneddi.
Il commence demain.
Vous lui montrerez son bureau.
M. Muselier est toujours là.
Son préavis finit
dans trois jours.
Mettez le vite dehors.
Bien monsieur.
Tu me vois en DRH ?
Et c'est quoi DRH ?
Celui qui embauche.
Qui gère les salaires.
Le mec de la paie.
Des augmentations et autres enculades.
C'est ton truc.
Celui qui licencie.
Qui dit licenciement, dit embauche.
N'importe quoi !
Pour 4000 euros par moi ?
Avec les primes, le 13 ieme mois.
Tickets restaurant.
Quand bien même.
J'ai mon métier, ma vie...
Tu auras un jour par semaine.
Arrête, mais t'es malade !
C'est pourquoi je suis là : je suis fou.
Et je saisis ma chance.
Tu ne peux pas en dire autant.
- C'est sur je peux pas en dire autant.
Je suis un charlot.
Mais non...
Bon, un petit peu quand même.
C'est pas ton truc les tickets restaurant.
Mon truc, c'est le mensonge.
La trahison. Mais c'est pas sa femme.
C'est un fantasme.
Justement.
C'est précieux. L'amour c'est ça pour lui.
Dis lui tout.
La vérité c'est bien.
La vérité, c'est que je l'aime.
Du moins, je crois.
Tu sais, cette Maud.
Elle m'a touché.
Toi aussi .
Elle rit.
Rien n'est perdu.
Richard et toi êtes à égalité.
Tu as même de l'avance.
En trichant.
Il en faut plus pour le battre.
Bon, je vais en pneumo,
il y a des nouveaux.
Au fait, tu sors quand ?
Dans une semaine, ma mère vient me chercher.
Si tout va bien.
Elle rit.
Parfois j'en ai marre de faire le clown.
J'ai failli faire une bêtise.
Je jouais avec une arme
et je me suis dit : " tiens..."
"si je me flinguais ?"
C'était un pistolet à peinture, dommage.
Oui ? - Les barbituriques, c'est moins
radical, la preuve.
(Il lit) "opération de dénégation..."
"qui régit la compulsion"
"qui assiège l'autre, chez qui il guette le manque"
"une dénégation pour suppléer"
"a une carence signifiant..."
Euh... Son téléphone sonne.
Oui Joëlle ?
Là je ne peux pas...
Je suis sur un gros dossier.
Oui...à ce propos, est-ce que Mlle Gruyer a...
Elle accepte ?
Parfait.
Faites le "shooting" au plus tôt, à ce soir.
Très bien.
Yes !
Que s'est-il passé ? - Un type est venu.
De la part d'un autre.
Qui voulait me sauter, enfin, me sauver.
Qu'avez-vous éprouvé ?
- Bizarrement, oui.
On était trois dans le lit.
Un absent, un fantôme et un prestataire.
Après, j'ai dit merci, j'allais mieux.
- Maud ?
Que faites-vous ici ? Vous avez l'air en forme.
J'étais chez une amie. Et vous ?
Je vais voir mon psy, Grangier au 2 ieme, euh, 3 ieme.
- Pardon monsieur.
Je suis en analyse.
Depuis 9 mois.
Ca avance, et vous ça va ?
Grangier ! C'est incroyable.
Je suis heureux que vous soyez mon égérie.
- Vous ne le regretterez pas. Merci pour votre contrat.
Au revoir.
- On prend un café ? Je passais juste pour le payer.
Là j'ai un casting, plutôt demain,
Je vois Joëlle pour le contrat.
D'accord. A demain.
Musique mélancolique
M. Levitski va vous recevoir.
Merci.
Allo, Rachid ? C'est Maud.
Je t'appelle pour qu'on se voit.
Bonne idée, mais je suis assez occupé.
- Oh pardon.
Rachid ?
Tu travailles ici ?
Oui, enfin, non...
Richard m'a offert un rôle de DRH.
On répète, c'est un rôle de composition.
Tu es son employé ? Je te croyais acteur.
Ah, d'accord...
Il décide et vous partagez.
Arrête, je suis comédien à l'hôpital.
Je rends service. Avec moi ?
Tu lui as raconté ? Non, pas encore.
Il est amoureux.
Et moi aussi, alors c'est délicat.
Tu vas rester DRH ?
Pourquoi pas ?
Tu vaux mieux que ça .
Oui, mais j'aimerais bien partir au ski.
Et séduire des femmes riches.
Tu parles de moi ? Tu connais ma vie ?
Je n'habite pas sur une péniche.
En me lamentant.
C'est toi qui m'intéresse, pas Richard.
Ca c'est pas sur.
La galère, c'est chiant et humiliant.
Et mentir c'est mieux ?
Dis lui la vérité, que c'était bien.
Là, je te croirais peut-être.
Ne me juge pas.
Ne te fous pas de moi.
Vous venez ?
Oui.
Les contrats sont prêts monsieur.
Merci Joëlle.
Bonjour.
Vous êtes pâle.
Ca va ?
Ca va et vous ? - Bien merci.
Je voulais vous remercier, c'est génial.
C'est le contrat ou Rachid qui vous a décidée ?
Quelle importance ?
L'idée était originale.
Je veux dire, Rachid...
Ravi qu'il vous ai touchée.
Vous aussi vous m'avez touchée.
Non, pas encore, asseyez-vous.
L'essentiel, c'est de réaliser quelque chose.
Alors, Maud...
Sans remords ?
Pour vous.
Merci.
- Bien.
A très vite.
A bientôt.
Messieurs dames...
Ils se saluent en japonais.
Bonjour.
Rachid, il faut que je...
La vie ne vaut rien. (Alain Souchon)
Il a vu manqu' d'amour, manqu' d'argent
Comm' la vie c'est détergent
Et comm' ça nettoie les gens
Il a joué jeux interdits
Son téléphone sonne. Oui, maman.
Je vais réagir, j'ai de bons avocats.
Ce n'est qu'un divorce.
Tu me connais, je gagne souvent.
Je ne peux pas parler.
Je te rappelle.
* - Une des conséquences de la diminution des accidents de la route
* c'est qu'il y a moins "d'offre".
* En effet, moins d'accidents = moins d'organes.
* N'oublions pas que le coeur est un organe unique.
* Une mort donne la vie.
* La mort doit être particulière.
* Il faut une mort "cérébrale".
Jingle de France Info.
Il respire péniblement.
Rires d'enfants
- C'est quoi ?
- Peut-être un cerf-volant.
Il est drôle.
- Il est vraiment touchant.
- Les enfants l'adorent.
- Moi aussi.
Il vous aime. Comment ça ?
Il me l'a dit, Maud. Ah...
- Vous croyez toujours les hommes ?
Mais qui êtes-vous ?
T'es pas dans ton milieu, ici Maud.
Je voulais de tes nouvelles. J'ai suivi tes conseils.
Fini DRH, bonjour CHU.
Ca te va ?
Je ne voulais pas te blesser.
Tu ne m'as pas blessé.
Nous ne sommes pas du même monde, c'est tout.
Tu es trop riche.
Je suis de trop.
Ou moi pas assez.
Tu l'as dit à Richard ? Il ne me répond plus.
Je n'ai pas de nouvelle du bourreau des coeurs.
Il est généreux, un contrat et pas de reproches.
Tout va bien alors.
Si on veut.
Tu es bête ?
Cours-lui après !
Elle aime l'autre, dans 6 mois ce sera fini.
Il est comme ça Richard.
Récapitulons, M. Levitski, accepte donc
toutes les requêtes de madame.
Vous avez 3 mois pour changer d'avis.
C'est tout réfléchi.
Tiens Suzanne, c'est un "cadeau de divorce".
Enfin, c'était à toi... enfin à nous.
Il va mieux tu vois.
J'ai peur de mal m'en occuper.
Moi tu sais, le "Wabi et le Sabi"...
Tenez.
Ce serait con qu'il crève.
Il a déjà coûté cher.
Tu sauras mieux que moi, comme toujours.
T'es dingue, j'imagine la gueule de J.P..
Elle rit. - Je m'envoie en l'air.
Il te faut un coeur, pas un sexe.
Tu en sais quoi ?
Tu n'es pas en moi.
Enfin, pas encore. Elle rit.
Tu penses qu'à ça !
Je suis à l'hosto, pas au couvent.
J'ai envie.
Tu comprends ça ?
J'ai envie.
Elle crie. J'ai envie !
J'ai envie ! J'ai envie !
Merde, tu me fais peur !
Vive la vie. (Armelle Deutsch)
Viens faire un tour sur ma planète.
Viens faire un p'tit tour ou deux.
Viens te placer, sur mon orbite.
Dans mon attraction fatidique.
En voyant passer les comètes.
Je fais un voeu.
Tu seras ma première conquête.
Pardon, où puis-je trouver le clown, le comique ?
L'animation, c'est dans la journée.
...au fond des yeux, tous les deux.
Que vive la vie
que vive la vie, à l'infini.
Il frappe.
Pardon, je cherche Rachid.
Et comme vous êtes inséparables.
Bonsoir.
Bonsoir. - Entrez.
On a été inséparables, mais il n'est pas ici.
Vous sauriez où il est ?
Entrez. Je vous fais peur ?
Non, au contraire.
Asseyez-vous.
Calmez-vous donc.
Vous êtes toujours aussi tendu ?
Pas du tout.
Il m'a tout raconté.
C'est pas grave. Il culpabilise.
Il voulait vous le dire... Le salaud.
J'ai été ridicule.
Je me suis roulé dans ma bêtise.
Il y a des choses plus graves.
Votre orgueil...
Votre nombril.
Je suis con et ridicule.
Je les accumule en ce moment.
J'ai honte. - Mais non.
Vous êtes humain : beau et dégueulasse.
Asseyez-vous, je vous en prie.
Venez.
Vous n'êtes pas mal vous savez.
Rachid est un mec bien.
Et il a tenu sa promesse.
La première fois que je vous ai vu.
J'ai compris que c'était vous.
Vous étiez si fragile.
J'ai l'âge de l'infarctus.
On m'a dit que j'ai un coeur de boeuf.
Un cul de babouin et un coeur de boeuf.
Et je vous ai plu ! - Ce n'est pas le cas.
Mais j'ai de l'instinct.
Je n'ai pas le temps de me tromper.
Il parait que vous êtes un pro.
Vous voulez parler de ...
De cul, Richard, la baise, quoi.
Il bafouille.
Bravo, c'est direct.
Vous partez ?
Ca vaut mieux, non ?
Musique mélancolique
Vous êtes sur que ça va bien ?
Je n'ai jamais été aussi bien.
Ce n'est pas raisonnable.
En plus on n'a pas de préservatifs.
Pour se préserver de quoi ?
Et la différence d'âge.
Et vous êtes trop...
Trop quoi ?
Vous avez peur de l'avenir ? Pas moi.
Elle soupire de plaisir.
Pas trop vite.
Pas trop vite.
Max ? C'est Rachid.
J'ai un souci pour la répèt de ce soir.
Non, juste un peu de retard.
C''est à l'hôpital, je t'expliquerais.
Ok, excuse-moi, ciao !
C'était bien pour vous ?
Elle soupire.
La première fois c'est jamais parfait.
Et je n'aime pas faire semblant.
C'est bizarre, je n'arrive pas à sortir de vous.
C'est pas grave, on est bien.
- Je ne sais pas ce qu'il se passe, je suis coincé.
Coincé...
Coincé ?
Ca n'arrive pas qu'aux chiens ?
Ne dites pas ça, vous avez mal ?
Quand je bouge, oui. Alors restons calmes.
Comment ça restons calmes.
Richard, votre organe est conséquent et je suis peut-être
contractée.
Vous le prenez bien
mais je suis terrifié. Ca va passer.
Si ça se trouve, je suis en train de me nécroser.
Elle pouffe de rire.
Et on va m'amputer. Ce n'est pas drôle.
Tu me fais rire, et je me crispe.
C'est pas drôle.
On jette de l'eau sur les chiens ?
Oui. Bon.
C'est pas le moment.
Ca va ? Oui, oui.
Je ne veux pas vous mettre en danger, vous êtes si...
Chut...
C'est vous qui êtes fragile.
A ce stade, c'est le bloc.
On est à l'hôpital, on est vernis.
Appelons le D. Bergeron.
Ah non ! Il saurait quoi faire.
Pas lui, pas J.P. !
Imaginez les infirmières ricanant.
J'aurais trop honte.
N'ayez pas honte.
Au contraire soyez fier.
C'est moi qui n'ai pas fait l'amour depuis 2 ans.
Essayons de nous détendre, d'être ensembles.
On ne peut pas mieux faire.
Je suis heureuse de vous avoir en moi.
Je vous retiens peut-être.
Il y a peut-être un moyen. Lequel ?
Pour moi, c'est facile.
Le désir que j'ai de vous, monsieur.
Est si fort.
Oui ?
Je crois que je pourrais sortir.
Je suis libre de sortir, ou de rester.
Reste.
Reste.
Mais où est M. Levitski, il était si impatient ?
Il n'est pas disponible, il est surmené ces temps-ci.
Je n'arrive pas à l'avoir. Moi non plus.
Ne vous en faites pas.
- Génial, regardez, les photos sont supers.
Si le fils de Bill Gates veut un coeur, il attend ?
Arrête, J.P., pas à moi.
Si même à toi.
Combien pour être en tête ?
Pourquoi tu t'intéresses à elle, tu es amoureux ?
Je te parle de survie, pas d'amour.
Dans la bible il est dit : "Qui sauve une vie, sauve le monde".
Tu cites la bible ?
C'est le retour aux sources en vieillissant.
J'ai du boulot, à plus.
- En fait, je ne sais pas ce que je fais là. Je n'ai pas le profil.
Pour moi un névrosé ne sait pas gérer sa vie.
Moi, je sais comment vivre.
Mais, je ne sais plus pourquoi.
Ou pour qui ?
Vous parlez d'amour ?
Vous êtes très fort.
Je le crois, oui.
Pourtant vous êtes là.
Quel est votre symptôme ?
D'être trop fort...
Choisir, décider, c'est facile pour moi.
Enfin, ça l'était.
Oui ?
Je dois choisir entre une fille qui ne veut pas vivre.
Et une qui ne veut pas mourir.
Son coeur est épuisé comme après un marathon.
- Dis-lui comment, c'est important.
Dis-lui quoi ?
Je veux Richard. Je te le ramène.
Richard et Colombe ?
Il l'a fait ? Elle le voulait.
C'est fou !
Et tu les défends !
Tu te rends compte ?
C'est pas pire que monter deux étages, docteur ?
Je les défends pas, mais j'ai pas pu les empêcher.
Elle a besoin de lui. Elle est à moi !
Je veux dire, c'est ma patiente.
Je ne veux plus voir ce taré ici.
Au contraire, il m'a fait du bien.
Qu'est-ce qui t'as pris ?
Comment ça ? Vous n'êtes pas jaloux ?
- Il est introuvable. Tant mieux.
Il lui fait du bien.
Je ne sais pas.
Vu son état, je ne sais plus.
Je vais le trouver.
On peut changer à mon âge, donner un sens à tout ça ?
C'est le but de la psychanalyse.
Ca et le prix des séances.
C'est combien ? 100 euros les 30 mn.
Quand même.
On commence quand ?
Sans symptômes, je ne vois pas l'utilité de commencer.
500 euros, vous acceptez ?
C'est votre dernier mot ?
Non.
Je peux plus. Combien ?
1000 euros. 5000.
Voilà le début d'un symptôme.
M. Levitski.
Il déchire le chèque.
La séance est finie.
Rendez-vous lundi prochain.
Même heure.
Ce sera, 100 euros
en liquide.
Je vois que tu refuses encore le bonheur.
Maud, c'est la chance de ta vie !
Il est libre ?
Il divorce.
Il est riche, il t'aime et te sauve la vie.
En plus il est libre ! Fonce !
J'ai couché avec son meilleur ami, j'ai tout gâché.
Son meilleur ami. Oui, Rachid...
Rachid !
- Oui Madame ?
Non, pas vous, pardon.
Et il fait quoi ?
- Animateur.
Animateur ? Mais tu es folle ?
Entre lui, et Charles !
Richard ! Pas dur de deviner qui tu choisirais.
Mais moi, je suis pas une salope, compris ?
Moi une salope ? Je ne dis pas ça pour toi.
Quoique...
On peut aimer un riche.
Les riches aussi ont besoin d'amour.
Faut être ni salope ni conne.
Son téléphone sonne.
C'est lui, je fais quoi ?
Allo, M. Levitski ?
Maud !
L'eau s'écoule.
Elle est sous la douche, un moment.
Lequel tu préfères ?
Je sais plus. Prends le riche !
Elle est sortie, je vous la passe, au revoir.
Sois positive, merde !
Pour une fois. En plus, il a une belle voix.
Oui, Richard...oui...
Oui.
Je vous trouve changé.
Votre regard est peut-être différent.
Et il m'arrive des choses.
Des bonnes choses ?
Très bonnes je crois.
Je ne suis pas sure d'être une si bonne chose.
Vous avez lu "La haine du désir" de Daniel Sibony ?
Non, c'est un psychanalyste connu, je crois.
Il explique dans son livre que
la transmission du féminin, n'est pas si facile.
En fait, la féminité se définit toujours
comme l'apanage d'une autre.
La rivale, détentrice du mystère de l'origine.
Vous voyez ? Bravo Richard.
Vous qui vous disiez limité, quelle connaissance des femmes.
En parlant de rivale, je crois que j'en ai une.
Détentrice du mystère des origines.
Oui, mais peut-être plus pour longtemps.
Votre divorce ?
Très bon ce Chambolle-Musigny.
Ma soeur dit que les salopes ne font pas d'analyses.
Votre soeur n'en fait donc pas ?
Vous croyez ?
Les salopes n'ont pas besoin de psys.
Pourquoi ?
Car les hommes les aiment.
C'est bien loin de Daniel Sibony.
Je n'ai lu que la page de garde.
- Messieurs dames.
La carte des desserts ?
Dessert ou salope ?
Pas de dessert.
Son téléphone sonne.
Oh m... C'est pas grave.
Je suis désolé. Ca doit être ces foutus portables.
Ou alors le psy. Il parait que ça arrive en analyse.
C'est rien, c'est ma faute.
Vous n'aviez pas envie de moi.
C'est fou, c'est la première fois que ça m'arrive.
C'est peut-être bon signe.
Ca va Richard ?
Musique triste
Ca va ?
Oui, pardon, je vous appelle vite.
* Richard Levitski, laissez un message après le bip.
* Leave your message, after the tone.
* - M. Levitski, c'est Joëlle
* rappelez-moi au bureau absolument.
* Les Coréens s'impatientent, je ne sais plus quoi leur dire.
Tirs
Son téléphone sonne.
Rachid, quelle surprise !
Je veux pas t'emmerder, dis moi juste où est Richard.
Il n'est pas là. Il a peut-être trouvé une autre cible ?
Je dois vraiment lui parler.
Je me fous de lui.
Tu connais Colombe.
Qui ?
La fille de l'hôpital, elle est malade, elle veut voir Richard.
Mais c'est qui pour vous deux ?
Merde, merde !
C'est rien, j'ai fini.
C'est un faux portable.
La ceinture aussi ?
* Vous avez les papiers du véhicule ?
Là, vous allez voir que je suis un vrai Arabe.
Elle frappe.
Je peux ?
Oui .
Vous cherchez Rachid ?
Il joue à Bobigny ce soir.
Je voulais vous voir.
Vous m'en voulez ?
De quoi ? - Pour Richard.
J'ai de l'avance.
Plus que ça .
- Asseyez-vous.
C'est joli Colombe.
C'est bête de mourir avec un si beau prénom.
C'est grave ? - Je ne vais pas mourir.
J'ai pas envie.
Richard me laissera pas.
J'y crois très fort.
Quel courage.
Donnez-moi des leçons.
Comptez sur moi.
1 iere leçon, prenez un taxi en bas.
Merci.
Discussions inaudibles.
Que fais-tu ici ?
Bobigny, pour un top-model, chapeau !
Comment tu as trouvé ? Par Colombe.
Tu y es allée. Tu as vu son état ?
Oui, j'ai vu.
Bravo Richard, toujours pas de nouvelles je parie.
Quel salaud, il disparaît.
Tu te trompes sur lui, Colombe te le dirait.
Et toi, tu n'arrêtes pas de fuir.
Il y a quoi derrière ton maquillage ?
Pas grand chose, un pauvre type, nommé Rachid Beneddi.
Oui, un vrai Arabe, avec une fausse ceinture
un faux portable et 3 points en moins.
Tu lui veux quoi ?
Ben...
Ca fait longtemps que j'avais pas eu autant de plaisir avec quelqu'un.
Alors il peut arrêter de fuir.
Ou m'appeler avec son vrai portable.
Avec mon vrai numéro.
Musique romantique
Il émet des cris bizarres.
Elle rit.
Moteur d'hélicoptère.
Le téléphone sonne.
Richard, où étais-tu ?
Quoi ? De quoi tu parles ?
D'accord, j'arrive.
Qu'est-ce qui se passe ?
Il revient de Moscou et il va à l'hôpital.
Je dois y aller. Oh nooon.
Préparez tampon.
Bip électronique.
Fil.
On frappe.
Cris étouffés.
Viens !
Vous n'avez pas le droit !
J'en ai un ! Vous êtes dingues !
J'ai un coeur. Vite dans mon bureau.
- J'ai voulu le retenir.
Ca va pas Richard !
Attends.
C'est quoi ça ?
Ca vient de Russie, je l'ai eu ce matin.
J'hallucine !
Avec du fric, tu as tout là-bas.
- Tu viens me fourrer ce truc sous le nez !
Tu l'as mise en danger de mort.
Je me bats pour elle !
C'est pas tes affaires ! Si tu l'avais laissée.
Elle aurait pu tenir, jusqu'à une opération normale.
Par des gens qualifiés. Tout ne s'achète pas !
Avoir sans rien donner ! On en crève !
Je m'en fous des conditions normales !
Je bouge mon cul moi !
Pour ceux que j'aime !
Ca c'est un coeur !
C'est du veau.
Quoi ?
- Oui, c'est du veau.
J'ai travaillé avec mon cousin Kamel.
Boucher à Saint-Ouen.
C'est du veau.
Bref, c'est pas humain.
Arrête de jouer avec mes patients !
Je vais le buter ce Tchétchène.
Je vais me tuer. - Non Richard.
D'accord ?
Retourne dans ton bureau.
Va fabriquer tes jeux.
Tu as assez fait de mal.
Va voir Colombe, elle t'attend.
Vous connaissez mon groupe sanguin ?
Il arme le pistolet.
O+, donneur universel, pas mal pour un égoïste !
Vous ne me connaissez pas.
Je veux la sauver. Tu peux pas refuser mon coeur.
C'est pas du veau !
Arrête maintenant.
T'es plus drôle. - Je veux qu'elle vive.
Qu'elle m'aime pour toujours.
Elle te veut vivant ducon !
Ca suffit Richard.
Revient à la réalité.
La réalité ?
C'est la MJC de Bobigny ?
C'est ton bloc, c'est mes jeux didactiques de merde !
Colombe a le droit de vieillir aussi.
Vous savez quoi de la réalité ?
Je la construis moi !
J'attends pas qu'elle me baise !
Richard ! Arrête !
Ils luttent.
Coup de feu
Battements de coeur lents
Ventilateur
L'hôpital, va te remettre les idées en place.
Le doute s'est insinué en moi.
T'es plus un con alors.
Sois heureux et bienvenue chez les humains.
Je suis un con qui doute, la pire espèce.
Le téléphone sonne.
Ma mère.
Ta mère ? Elle doit s'inquiéter.
Tu la connais celle-là ?
Une mère juive offre 2 cravates à son fils.
Le lendemain le fils, porte une des 2
pour lui faire plaisir.
Tu sais ce que lui dit sa mère ?
(Accent yddisch) J'étais sir que l'autre té plairait pas.
Tu vois, ma vie, c'est ça.
Musique triste
Ventilateur
Elle est comment ? Pas terrible.
Tu peux y aller.
Gaëlle, s'il-te plaît.
Bip des appareils
J'étais sure que...
Le bip s'accélère.
On frappe.
Monsieur.
Une personne de Testimonia veut vous parler d'un test.
Elle insiste beaucoup pour vous voir.
- Gisèle Fitoussi.
J'ai mauvaise conscience, monsieur Lambon.
J'ai falsifiés
les résultats de votre test de Q.I..
J'ai mis 103 au lieu de 130.
Votre Q.I. est plus que normal.
J'avais un plombier qui s'appelait comme vous.
- J'ai voulu me venger.
Te punir, tu ne m'as pas reconnue.
Ca fait un choc, même 20 ans après.
Je n'ai pas oublié notre histoire et ton silence.
Non, il s'appelait Fitussi le plombier.
Richard, même avec 130, t'es un con !
Gisèle...
Elle claque la porte.
Oh, putain.
Oui, Gisèle.
Papa, j'ai gagné !
Tu es fier ? Je les ai déchirés !
Ouhou ! Je suis championne d'Ile de France.
Si tu veux, je fais la finale.
Tu veux ?
Le téléphone sonne.
Réponds papa !
Non, je m'en fous.
J'en ai marre du boulot si tu savais.
Toujours plus de fric...
Toujours plus de galère, oui.
Les Coréens veulent me racheter.
Sonnerie
Bon...
Allo ?
C'est J.P., ils ont un coeur.
C'est Colombe.
Allo ? J'arrive.
Musique triste
(Accent sud-américain) - Stop !
Mettez-y du votre, ma petite Maud !
Concentrez-vous !
Vous êtes pourtant gâtée au départ.
On répète les 3 principes fondamentaux.
Après, ce sera la gestuelle.
- Oui, alors...
Il y a 3 types de salopes.
La belle, la grande
Et la... - Oui...la ?
La petite salope !
La mieux étant la petite.
Bon, ça va aller.
Maintenant, la différence
entre une salope et une cochonne. Très important.
Je vous écoute.
- La cochonne baise pour le plaisir.
Et la salope, est exigeante.
Non Maud, elle baise "utile", c'est simple, non ?
Spinoza, lui-même a dit
"Le bonheur, c'est de trouver ce qui vous est utile"
Rires
Comment le savoir, je me trouve inutile.
Une salope ne pleure jamais, Maud !
Sauf, Maud, sauf quand ?
Quand c'est utile ? Voilà !
Vous voyez, ça rentre, espèce de salope !
Rire du public Merci.
Discussions animées
Bravo. Oh, Richard, où étais-tu ?
Bravo à vous deux. (Les deux) Merci.
T'as l'air en forme.
Salut J.P.. Et ton bras, ça va ?
Oui, ça va.
Colombe a adoré.
Je l'appelle ?
Comme on est tous là.
J'ai eu des ses nouvelles, ça va.
Depuis qu'elle est guérie, Richard ne m'appelle plus.
T'es dur à suivre.
J'ai réservé au Cambodgia pour tous.
Super.
(Accent asiatique) J'adore la nourriture cambodgienne !
Merde j'ai oublié la caméra. Tu l'oublies tout le temps.
Richard, tu vas la chercher ?
Première à droite.
Pendant que j'enlève ma gaine.
D'accord ma chérie !
Il rit.
A droite ?
Colombe.
Ah, d'accord.
C'est un piège ? - C'est gentil.
Ca fait plaisir.
Tu es magnifique.
Tu sais, c'est simple.
J'ai beau être con.
Mais j'ai compris que je détruis ce que je touche.
Alors si je peux éviter...
J'ai eu la force de ne pas t'appeler.
Depuis 3 mois.
Non, 3 mois, 4 jours
Et 2 heures.
Tu es plutôt lâche je trouve.
Ecoute.
Moi aussi j'ai compris. Tu vas recommencer.
Les mannequins, un coup par-là...
C'est dommage.
J'aurais pu demander qu'on me refasse les seins.
Et les jambes.
Colombe, je n'ai pas envie de ...
de...de...
J'ai peur de te faire du mal.
Non, c'est toi qui a peur de souffrir.
Bien vu.
Que dois-je faire ?
J'ai une mauvaise nouvelle.
Je crois qu'on m'a greffé un coeur de salope, pas de veau.
Ca m'intéresse.
Tu sais, j'ai réfléchi...
Ta gueule Richard.
On applaudit.
Ils rient.
La vie ne vaut rien. (Alain Souchon)
Il a traversé les vapeurs des derviches tourneurs
Des haschich fumeurs et il a dit
La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies, Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie,
Il a vu manque d'amour, manque d'argent
Comme la vie c'est détergeant
Et comme ça nettoie les gens,
Il a joué jeux interdit pour des amis endormis, Et il a dit
La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie.
rien, rien, rien ne vaut la vie.
rien, rien, rien ne vaut la vie.
Vive la vie. (Armelle Deutsch)
Viens faire un tour sur ma planète.
C'est la sphère des gens heureux.
Dans l'infini, elle pirouette.
Entourée de son beau ciel bleu.
En voyant passer les comètes.
Je fais un voeu.
Tu seras ma plus belle conquête.
Avec moi, tu seras heureux.
Et nous irons au fond des cieux.
Tous les deux.
Que vive la vie.
Que vive la vie.
A l'infini.
Pour toi, j'inventerai des songes.
Plus fort que la gravitation.
Que les lois de l'attraction.
En voyant passer les comètes.
Je fais un voeu.
Tu seras ma dernière conquête.
Tous les deux on deviendra vieux.
Et nous vivrons au fond des cieux.
Amoureux.
Pour que vive la vie,
à l'infini.
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