All language subtitles for Thrill Of A Romance (1945) Z1

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Original subtitles

FRISSON D'AMOUR

Nous sommes � Hollywood,

le pays des stars et des histoires.

Notre histoire n'a pas lieu ici.

Nous quittons donc Hollywood,

pour aller � Beverly Hills, o� habitent les stars.

Mais notre histoire n'a pas lieu ici non plus.

Nos personnages n'habitent pas loin,

dans une petite ville appel�e Los Angeles.

C'est un bel endroit,

au climat plaisant,

et o� il y a de nombreux parcs,

avec des aires de jeux et des piscines.

Dans un de ces parcs,

il y a une piscine avec une tr�s jolie professeur.

- Vous �tes pr�ts ? - Oui, Mlle Glenn.

Tr�s bien. Allez-y.

Tu ne veux pas plonger, Julio ?

Non, je n'aime pas �a. Mais pour vous, je le fais.

Ne riez pas. Il a fait de son mieux.

Viens, Julio.

D�sol�. Je veux �tre bon comme vous,

mais je ne suis que moi.

Un jour, tu pourras plonger du grand plongeoir.

Je ne pense pas.

Je serais ravie si tu apprenais.

Alors, je vais essayer.

Ce n'est pas difficile si tu t'entra�nes.

Regarde-moi.

Je peux regarder aussi ?

Bien s�r.

J'aimerais voir un saut de l'ange.

D'accord.

Alors, Julio. Tu vois comme c'est facile ?

Merci.

Que faites-vous ?

Je rentre � la maison. La le�on est finie.

Julio.

Viens voir.

Aimerais-tu avoir un dollar ?

Je ne sais pas. Je n'en ai jamais eu.

�coute, je veux savoir des choses sur ton professeur.

Elle est tr�s jolie et tr�s gentille.

On a pique-niqu� chez elle. On a eu des glaces.

Elle nous a montr� ses coupes � aimer.

� aimer ?

Des coupes en argent avec des oreilles.

Elle les a gagn�es en plongeant.

Quel est son nom ?

Mme Cynthia Glenn.

Cynthia ? Sais-tu o� elle habite ?

Oui, chez son oncle et sa tante.

O� habitent-ils ?

- Vous �tes un policier ? - Non.

Vous �tes un m�chant ?

Je suis un homme d'affaire. O� habite Mlle Glenn ?

Allez-vous lui faire du mal ?

Alors, je vous le dirai.

14422 Mariposa Avenue.

- Bonjour, tante Nona. - Bonjour.

Je n'ai pas vu qu'il �tait si tard.

J'ai jou� du Chopin, d'abord un morceau...

Le d�ner va �tre vite pr�t.

Merci, ma ch�rie.

Que s'est-il pass� ?

Je voulais te servir un d�ner bien chaud.

Tu en as besoin apr�s ta journ�e.

Mais la cuisini�re ne fonctionne pas.

Le gaz n'arrive plus.

Il y en avait, puis il s'est �teint.

Avez-vous pay� les factures ?

Bien s�r que oui...

Peut-�tre pas ?

Je suis s�re que oui.

Enfin, presque s�re.

J'ai d�pos� le ch�que de mes rentes.

J'ai donc de l'argent � la banque.

Sinon, ils me pr�viennent toujours.

C'�tait l�, �a !

J'ai fait des ch�ques pour toutes les factures,

et je les ai envoy�s.

Je me souviens d'avoir coll� les timbres.

Je m'occupe du d�ner. Il sera froid.

�a ira.

J'ai trouv� un titre pour la collection d'oncle Hoby.

Il est ici ?

Dans le bureau. Il colle et encolle.

Bonjour, sir�ne. Et ta journ�e ?

Formidable. J'ai un gros titre pour toi.

"L'homme aux trois femmes demande pourquoi pas ?"

Bonne question.

Je le mets dans mon cahier.

Dans ces unes, on trouve toute la sagesse et la b�tise

de l'esp�ce pr�sum�e humaine.

Je collectionne la b�tise, plus abondante.

Qu'est-ce que c'est ?

On dirait des lettres.

Pour le gaz, le t�l�phone, l'�lectricit�...

Je n'ai pas trouv� de bo�te pour les poster.

En plus d'un mois ?

Remets-les dans ma poche. Je les posterai demain.

Non, je les posterai moi-m�me.

N'oublie pas !

L'�lectricit� fonctionne.

Nous allons avoir un bon d�ner.

Du th�, des toasts, haricots et salade...

Perce bien ces bo�tes, elles risquent d'exploser.

Je sais. Comme le ma�s en conserve, tu te souviens ?

O� est l'ouvre-bo�te ?

Merci, ch�rie.

Qu'est-ce que c'est ?

- Tes fleurs. - Mes fleurs ?

Je ne te l'ai pas dit ?

Pauvre de moi. Je dois perdre la t�te.

Elles ont �t� livr�es.

Ai-je invit� quelqu'un � d�ner ?

Qui a envoy� ces jolies fleurs ?

- Je ne sais pas. - Et sur la carte ?

Non. "Merci pour le saut de l'ange."

Tu as un soupirant ! Qui est-ce ?

Je ne sais pas qui il est, ni rien de lui,

sauf qu'il est charmant, et a l'air important.

Nous recevons Fortune ?

Fortune ? Je ne pense pas.

Ce num�ro a �t� livr� par coursier.

Il t'est adress�, Cynthia.

Je ne suis pas abonn�e.

Ils le voudraient bien...

Il y a une note.

"Ch�re Mlle Glenn, voyez page 98."

Regarde pour moi, oncle Hoby.

"La naissance d'un magnat."

"Il y a 5 ans, Robert G. Delbar poss�dait une affaire riquiqui."

Riquiqui ? Je ne connais pas cette marque.

"Il est devenu un g�ant de l'industrie. La croissance

de la soci�t� Delbar, qui manufacture

les nouveaux produits plastiques,

Praktikon,

est due � la perspicacit�

de son jeune pr�sident, Bob Delbar."

C'est cela. Faites-lui envoyer des fleurs tous les jours.

Il faut annuler toutes mes obligations sociales.

Pr�parez-moi une liste d'endroits o� l'emmener.

Je vois, M. Delbar. C'est une campagne de premier ordre.

Exactement. O� puis-je aller avec elle aujourd'hui ?

Pourquoi pas aux courses ?

Allez, Papoose !

Je parie sur Whirlabout.

Allez, Papoose !

Et le patinage artistique ? J'ai 4 tickets pour vous.

Pourquoi 4 ?

Il faut aussi vous vendre � sa famille.

Il faudra me rappeler de d�givrer le frigo.

Votre oncle n'a jamais travaill� ?

Non, c'est son choix.

Il est heureux, tante Nona aussi.

Et vous ?

Oui. Nous menons une vie agr�able.

Ma tata et mon oncle ont assez pour vivre � leur fa�on.

Je sais, 300 $, et ils r�glent leurs factures � l'occasion.

Ce sont de bons payeurs.

Je sais tout de vous.

Vous �tes n�e � Los Angeles. Votre p�re �tait docteur.

Vous �tes orpheline. Vous �tes all�e � l'universit�.

Vous �tiez bonne �l�ve, et populaire.

Comment savez-vous tout �a ?

C'est mon affaire de d�couvrir.

Tout ce que je d�couvre de vous me pla�t.

Merci.

C'est J.P. Bancroft.

Vraiment ?

Excusez-moi.

M. Carker, gaz et p�trole. M. Delbar, Praktikon.

Je connais ce nom.

Assieds-toi.

On pourra se voir demain ?

J'ai peur que non. Je prends l'avion demain matin.

On ne peut rien faire avant notre r�union � Washington.

Ce sera quand ?

D�s que je peux organiser cet entretien. Tu as int�r�t � venir.

Je serai l�. Rien ne pourra m'en emp�cher.

Elle est tr�s jolie.

Je le pense.

On se verra � Washington. Au revoir.

Ravi de vous avoir rencontr�.

C'est un jeune talent.

Il ira loin.

Un grand homme. � ce jour, il doit �tre le plus riche du pays.

- Du vin ? - Non, merci.

Nous sommes en affaire.

Un accord signifiera beaucoup pour moi.

Que disiez-vous de moi avec M. Bancroft ?

Il a demand� qui vous �tiez.

Je lui ai dit que vous �tes ma future �pouse.

Parents de la mari�e.

Bob avait raison de faire le mariage chez lui.

C'est mieux que chez nous.

C'est plus grand.

Il a vraiment insist� et insist�.

Il est du genre � insister.

J'esp�re que Cynthia sera heureuse.

Je l'esp�re aussi.

Je pense que je n'aimerais pas �tre mari�e � Bob.

Et toi ?

Je n'y avais jamais song�. Mais comme �a, je dirais non.

Je voudrais voir Mlle Glenn.

Elle est occup�e, elle se marie.

Je sais. Mais pouvez-vous lui dire que Julio est l� ?

Julio ? O� �a ?

Ici.

Cynthia. Julio est ici.

- O� ? - L�, dehors.

- O� vas-tu, ch�rie ? - Voir quelqu'un.

Mais nous devrions commencer.

C'est un vieil ami, un gentleman.

Qui est-ce ?

Inutile d'�tre jaloux. C'est un de mes �l�ves.

Mais tu n'as pas le temps.

Si, je le prends.

Bonjour, Julio.

Bonjour, Mlle Glenn.

Je suis Mme Delbar maintenant.

Oui, Mlle Glenn. J'ai un cadeau pour vous.

Merci. O� est-il ?

Il n'est pas tr�s beau.

Je ne pouvais pas acheter grand-chose.

Je vais vous montrer.

C'�tait parfait ! Tu as appris !

Pour vous, c'est mon cadeau.

Tu vas ab�mer ta robe.

Je ne la remettrai pas.

Bonsoir, M. Delbar.

Vous utilisez mon stylo.

- Votre stylo ? - Un des miens.

Tu vois, Praktikon.

Les stylos sont un �-c�t�, on en vend beaucoup.

Suite 44.

Ch�ri, il y a du monde.

- Comment ? - Du monde.

Ah oui, enchant�.

Au revoir. Nous partions.

D�sol�s. Nous voulions partir plus t�t...

Nous comprenons.

Vous aussi... vous l'�tes ?

Nous venons de nous marier.

N'est-ce pas merveilleux ?

- Ne sont-ils pas mignons ? - Tr�s.

Je vais me pr�parer pour le d�ner.

Voil� pour vous.

Merci beaucoup.

Je suis Mme Fenway. Puis-je entrer ?

Je suis navr�e que votre suite ne soit pas rang�e.

Peut-on s'en occuper ?

Allez-y, les filles, et en cadence.

Nous n'avons pas pu avant, l'autre couple s'est �ternis�.

J'esp�re qu'on ne vous d�range pas.

Ce n'est pas grave, nous allons d�ner.

� votre retour, tout sera en ordre.

Les affaires marchent fort, ici ?

Tr�s fort. On est complet.

On a m�me eu une offre pour la table de billard.

Avez-vous des personnalit�s ?

Il y a le commandant Milvaine,

le pilote qui a descendu tous ces Japs.

Il y a aussi la fille de J.P. Bancroft.

Vraiment ?

Vous la connaissez ?

Non, je connais son p�re.

Et puis, qui d'autre ? Voyons...

Mais bien s�r, le c�l�bre Danois, Nils Knudsen,

du Metropolitan Opera.

Il est un de nos habitu�s.

Il vient ici pour maigrir, de 40 kg.

Il devient difficile quand il est au r�gime.

Je dois �tre s�v�re avec lui.

Voici ma femme.

J'esp�re que vous vous plairez ici.

J'y compte bien.

Regarde. Tommy Dorsey, le m�me orchestre.

Le m�me que quoi ?

Tu ne te souviens pas de notre premi�re soir�e ?

Bien s�r, je me souviens de tout.

Mais je ne regardais pas l'orchestre.

Bonsoir. Votre nom ?

M. Delbar. Par ici, s'il vous pla�t.

Bob, j'ai d�j� vu cet homme.

Probablement � l'op�ra. C'est Nils Knudsen.

Bien s�r.

C'est tout ?

Oui, c'est tout.

Pas de dessert ?

Je peux vous donner une autre carotte.

Oscar, me prendrais-tu pour un lapin ?

Non. Votre r�gime n'autorise que des l�gumes.

Les seuls l�gumes que j'aime,

ce sont les steaks et la bi�re.

Apporte-moi �a de suite.

- Non, monsieur. - Tu m'as entendu.

Vous m'avez dit de toujours dire "non".

Oscar, juste un petit steak. Une petite bi�re.

Non.

Regarde-moi. Je suis si vide, si maigre.

Je peux demander � Mme Fenway.

Inutile. Elle dira non.

- C'est dr�le. - Quoi ?

- D'�tre mari�s. - Tu regrettes d�j� ?

Non, j'ai dit "oui" du fond du c�ur.

Mais on ne se conna�t pas tr�s bien.

On devrait. On a eu le temps de s'observer.

Un mois entier. Et quel mois.

Tu m'as fait une cour effr�n�e.

Bonsoir, Nils.

Comment allez-vous ?

Comme hier soir, Sara. Un corps sain, mais affam�.

Oscar, je prendrai une soupe,

le canard r�ti arros� de jus, des asperges, avec sauce,

des pommes de terre, et une glace au chocolat.

D�barrassez.

Oscar ?

Peux-tu me dire qui est cette superbe...

Ce couple l�-bas ?

Non, ils viennent d'arriver.

La prochaine fois, essayez le pot-au-feu.

Un appel pour vous.

Excuse-moi, ch�rie.

All�, J.P.

C'est Bancroft.

C'est fait ? C'est bien.

Je vois.

Reste en ligne.

C'est pour nos affaires. Il me veut � Washington ce soir.

Ils m'ont r�serv� une place dans l'avion.

Je ne veux pas, mais...

Attends.

Peut-on reporter la r�union de quelques jours ?

C'est tr�s inconvenant pour moi de partir maintenant.

Je suis en voyage de noces.

Il ne peut pas attendre.

Je vais devoir partir.

D'accord, Bob.

O.K., je vais prendre l'avion. � demain matin.

Je suis d�sol�, c'est une grosse affaire.

Je vais faire mon sac.

Tu ne l'as pas d�fait.

Quelle chance.

Ils sont en voyage de noces.

Enfin quelqu'un d'heureux.

Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur,

afin de pr�server la paix chez moi,

de vous pr�senter

une jeune fille qui m'est ch�re, Mlle Susan Dorsey.

Tu as le trac ?

Alors je vais y aller.

J'y vais.

D'accord. Essaye de ne pas trop en faire.

Il y a bien longtemps Vivait un prince sans argent

La princesse �tait sa super meuf Mais sans oseille, il n'y avait pas de teuf

Il jouait du trombone d'enfer Et avait une voix super douce � plaire

Le royaume s'�croulait D�s qu'il commen�ait

Il en jouait bas, il en jouait haut On l'entendait par monts et par vaux

Le peuple aimait entendre le type Qui jouait du trombone

Et un jour beau et ensoleill� Il prit son instrument et s'en allait

Il lan�a un groupe sans se presser On les appelait la bande � Dorsey

Il a eu la fille et ce qui est fort C'est que le roi et la reine adorent

Comme il danse royalement

- Il en jouait bas - Il en jouait haut

- On l'entendait - Par monts et par vaux

Le peuple aimait entendre le type

Qui jouait du trombone

�pargnez-moi ce spectacle.

Nous ne faisons qu'ob�ir � vos ordres.

Vous pouvez changer d'avis.

Je veux changer ma ligne.

Alors ne faites pas le grognon.

J'aime faire le grognon,

j'en oublie mon estomac.

Je dois partir d'urgence pour mes affaires.

Je serai bient�t de retour.

Oui, M. Delbar.

Vous disiez ?

Pardon ?

Et l'amour ?

Il va faire de l'argent, quand il pourrait faire la cour.

Je suis content d'�tre un vieux romantique.

Mon c�ur, �veille-toi

L'amour t'appelle

M'entends-tu murmurer

C�de � mon appel

Rejoins-moi, les �toiles brillent

Sois toute � moi

L'ombre de la nuit s'avance

Le jour prend fin

�coute le chant de mon c�ur

Rien que nous et l'amour

Pour nous

Et l'amour

Je peux faire quelque chose ?

Non merci. D�sol�e de vous avoir d�rang�. Je vais rentrer.

Mais ne pleurez pas.

Vous ne m'entendrez pas.

Une mauvaise nouvelle ?

Des ennuis ?

Un chagrin d'amour ?

Quelle importance ?

Non, mais j'aimerais savoir.

Mon mari est parti.

Il vous a quitt�e ?

- Pour de bon ? - Non.

Il avait des affaires � Washington.

Ce n'est pas si terrible.

Il vous a bien d�j� laiss�e seule ?

Jamais une seconde.

Vous �tes mari�s depuis quand ?

Peu de temps.

Combien ?

Vous �tes tr�s curieux.

Oui, j'aimerais savoir. Depuis quand ?

Depuis midi, aujourd'hui.

Comment ?

Midi tapant.

Et il est parti en vous laissant l� ?

Il a d� partir. C'est pour un tr�s gros march�.

Il va gagner 20 milliards de dollars ?

Bien s�r que non.

Alors je ne comprends pas.

Merci.

Bonne nuit.

Vous n'allez pas pleurer ?

Alors, bonne nuit.

Mets-le ici, � c�t� de la chaise, Lyonel.

Parfait. Merci.

C'en est un, n'est-ce pas ?

Un quoi ?

Un h�ros.

C'est le commandant Milvaine ?

S�rement. Vous ne pensez pas ?

Possible. Il para�t qu'il est ici.

Je ne sais pas � quoi il ressemble.

� �a. Il doit ressembler � �a.

Il a l'air un brin pr�tentieux, non ?

Il peut l'�tre. Avec ce qu'il a fait.

Il a abattu 16 avions japonais, ou bien �tait-ce 26 ?

Son avion a �t� abattu en mer.

Il a pagay� 130 ou 1 300 km dans un radeau de survie.

Il est rest� un mois sur �le d�serte.

C'est si triste.

Il est revenu sain et sauf. Est-ce si triste ?

Sur l'�le, il �tait tout seul.

Il ne restera pas tout seul par ici.

�coutez, je vais vous le pr�senter.

Je n'en veux pas. Il est � vous.

Merci.

Cynthia. Cynthia Delbar.

Je m'appelle Maude Bancroft.

Vraiment ? Je voulais vous rencontrer.

Bob conna�t votre p�re.

Oui, mon mari.

D'accord. Il y a un mari.

Oui, il y a.

C'est un bel endroit pour une lune de miel ?

Oui, tout � fait.

O� est votre Bob ?

Bob n'est pas l�. Il est � Washington.

Et c'est votre lune de miel ?

�a ne deviendra jamais une mode.

Je suis d�sol�e.

Pas de probl�me, poup�e. Pas mal, ce coin ?

En effet.

Vous allez rester longtemps ?

Je resterai tant que je m'amuserai. Et vous ?

Deux semaines. Ensuite, je dois aller me battre.

Je sais.

T'inqui�te pas. Je vais gagner.

Je suis un bon.

J'ai gagn� 22 matches d'affil�e, dont 9 par K.-O.

Voil� une autre athl�te.

Bonjour.

Vous ne savez pas nager.

Non, je ne sais pas.

Moi, je sais.

Pouvez-vous vous tapoter la t�te en vous frottant le ventre ?

"Pff" bien s�r que oui.

"Pff" moi aussi.

Bien, voyons �a.

Vous voyez.

"Pff" vous-m�mes, mesdemoiselles.

J'ai vraiment tout faux.

Vous ne savez pas nager ?

Pouvez-vous vous tapoter la t�te et vous frotter le ventre ?

En m�me temps ?

Voil�. Vous voyez ? Inutile de vous vanter.

Tous les poissons savent nager.

Je ne me vante pas.

Je pourrais vous apprendre � nager en peu de temps.

Prenez le temps, je suis l� pour deux semaines.

Nous allons d'abord flotter.

L'un de nous deux.

Vous flottez. C'est facile. C'est naturel.

Pas chez moi. Je coule � pic.

Allez, d�tendez-vous.

Faites comme si vous alliez dormir.

Inspirez doucement. Allez-y.

Quand vos pieds descendent...

Maintenant, agitez doucement vos orteils.

Agiter ses orteils.

Regardez. Je flotte.

�a recommence. Je ne tiens pas.

Allez. On recommence.

Belle journ�e, non ?

- Ne parlez pas. - Pourquoi pas ?

Allez, encore une fois.

Voil�. Vous y arrivez. C'est facile, non ?

C'est du g�teau.

Asseyez-vous ici, commandant.

Merci, M. Knudsen. Vous avez d�jeun� ?

Si une pomme constitue un repas, alors oui.

Maintenant je dois aller marcher.

Vous viendrez peut-�tre avec moi ?

Avec plaisir.

Dites, commandant,

pourriez-vous m'organiser des le�ons de natation ?

Vous nagez tr�s bien, je vous ai vu.

Je nagerais encore mieux avec un tel professeur.

Bonjour, professeur.

Prenez ma place.

Si, j'ai termin�.

D�sol�, je ne connais pas votre nom.

Mme Delbar, M. Knudsen.

Enchant�e. Vous chantez tr�s bien.

Et vous nagez tr�s bien.

� plus tard.

Ce type cogne dur, mais il ne m'aurait pas.

Essayez. Allez-y, Maude. Ici.

Au fait, je suis Milvaine. Thomas.

Je m'en doutais.

Que d�sirez-vous ?

- Comment �tait-ce ? - Quand ?

Quand vous �tiez sur votre radeau au milieu de l'oc�an ?

C'�tait inconfortable.

Une salade de poulet ?

Nous avons un excellent pot-au-feu.

Mais nous n'aimons pas �a.

C'est comme si votre m�re l'avait fait.

Ma m�re ne faisait jamais de pot-au-feu.

Salade de poulet ?

Oui, s'il vous pla�t.

N'aviez-vous pas peur ?

Pas du tout.

Bien s�r que si. Vous n'auriez pas eu peur ?

Si, et je sais nager.

Je suis en train d'apprendre.

Un caf� glac�, avec un g�teau � la myrtille ?

D'accord.

Vous auriez d� commander le pot-au-feu.

� quoi pensiez-vous ?

� du caf� glac� avec du g�teau.

Et � la femme de mes r�ves.

Parlez-moi d'elle.

Je ne peux pas.

Pourquoi pas ? Qui est-ce ?

Je ne sais pas. Je ne l'ai pas encore rencontr�e.

Mais savez-vous ce qui m'inqui�tait le plus alors ?

Quoi ?

C'�tait de ne jamais la rencontrer.

Par une nuit sans �toiles,

j'ai eu l'impression qu'elle allait �tre veuve.

Cela m'a rendu triste.

Vous avez pri� ?

J'ai pri� et ram�.

J'ai lev� les yeux au ciel, et George �tait l�.

J'ai su alors que tout irait bien.

Qui est George ?

Mon �toile. Vous savez qu'on en a tous une ?

Ma m�re me l'a dit quand j'�tais haut comme �a.

Peut-�tre comme �a.

On a tous une �toile qui veille sur nous,

et que nous pouvons appeler � l'aide.

Elle m'a montr� la mienne, je l'ai appel�e George.

Cette nuit-l�, je lui ai demand� de l'aide.

Et elle �tait l�.

Vous y croyez vraiment ?

Tout ce que je sais, c'est que je suis ici.

Vous me rappelez quelqu'un.

Qui ? Votre mari ?

Non, pas du tout.

Un appel pour vous.

- De Washington ? - Je ne sais pas.

C'est toi, Bob ?

Non, c'est moi, ton oncle.

Bob n'est pas avec toi ?

Si, bien s�r, il est l�.

Nous prenons la piscine pr�s du d�jeuner.

Le bonheur la fait divaguer.

Cynthia ch�rie.

D�sol� de te d�ranger,

mais ta tante est boulevers�e.

Ce n'est pas vrai, Cynthia...

Elle a perdu ses lunettes, et pense que tu sais o� elles sont.

J'ai peur que non. Elle a regard� dans ses poches ?

Oui, dans toutes mes poches.

Et dans le frigo ?

Non. Tu penses qu'elles y sont ?

Elles y �taient la derni�re fois.

Merci, je vais aller voir.

Au revoir. Embrasse oncle Hoby pour moi.

De vrais enfants.

Vous disiez que je vous rappelle quelqu'un.

Justement, oncle Hoby.

Vous aimez votre oncle Hoby ?

Oui, je l'adore.

Mes jeunes amis, je vais m'asseoir un peu ici.

Vous vous arr�tez d�j� ?

Le sport, c'est pour les athl�tes.

Continuez votre promenade,

et r�veillez-moi en revenant.

Prenez votre temps.

Il est adorable.

Oui. Nous sommes devenus des amis.

C'est une fleur de jardin chez moi.

O� est-ce, chez vous ?

Omira dans le Nebraska.

Que faisiez-vous � Omira ?

Je dirigeais l'Express. Pas un train.

Ah, un journal.

Le plus important, et le seul d'Omira, Nebraska.

Publi� chaque vendredi, ou presque.

Vous y retournerez ?

Je l'esp�re, un jour.

Vous ne voulez pas un plus grand journal ?

- Et gagner plus ? - Je m'amuserais moins.

Vous vous entendriez tr�s bien avec mon oncle Hoby.

Que fait-il ?

Il collectionne les gros titres.

C'est vrai.

Les titres dr�les ? Je lui enverrai les miens.

J'en ai un au sujet d'un troupeau de vaches :

"Un colonel mis � pied par une vache."

Cela lui plairait ?

Il adorerait.

On galope ?

Toi

Tu es venue � moi

Durant une nuit o� j'�tais seul

O� je ne voyais pas

Sans la lumi�re de l'amour magique

Radieuse et belle

Les �toiles dans tes cheveux

Tu m'as montr� la voie

Vers les cieux

Les beaux cieux

De tes bras

Et c'est l� que je vais rester

Radieuse et belle Les �toiles dans tes cheveux

Tu m'as montr� la voie

Vers les cieux

Seigneur, les beaux cieux

De tes bras

Et c'est l� que je vais rester

Merci, M. Knudsen.

Pourquoi n'ai-je pas votre voix ?

� votre �ge, vous n'en avez pas besoin.

Regardez-moi. C'est facile.

C'est facile de vous regarder.

D'abord, il ne faut pas avoir peur.

Tendez les bras avant de plonger.

Prenez un peu d'�lan, avant d'aller � l'eau,

et laissez-vous tomber.

Comme ceci. Vous voyez ?

Levez bien les coudes,

les mains p�n�trent l'eau en premier,

avant le coude.

Les paumes vers le bas.

Puis vous vous retournez...

tout en battant des pieds.

Les coudes toujours en haut.

Il faut surtout �tre d�tendu.

D�tendu.

� vous maintenant.

Je devrais me soucier

Je devrais �tre contrari�

Je devrais me soucier

Mais je n'arrive pas � comprendre

Peut-�tre ne trouverai-je personne

Aussi belle que toi

Mais je devrais me soucier

Et c'est ce que je fais

Bonsoir, M. Knudsen.

Bonsoir, M. Dorsey.

Je savoure votre musique, s�rement.

Nous vous �couterions aussi avec joie.

Je me sens trop faible pour chanter.

M�me une seule chanson ?

M�me une seule note.

Je pourrais chanter contre une r�compense.

Nous n'en avons pas les moyens.

Mme Fenway est-elle ici ?

Je crois qu'elle est couch�e.

Alors, je chanterai pour un steak.

Comme celui-ci. Plus gros encore.

Je respecterai vos conditions.

Avec de la pur�e, des oignons, et de la bi�re.

March� conclu.

Qu'allez-vous nous chanter ?

Jeg Elsker Dig, de Grieg.

Et saignant, s'il vous pla�t.

Mesdames et messieurs, M. Knudsen consent � chanter.

Jeg Elsker Dig, messieurs.

Susan, Jeg Elsker Dig de Grieg.

- Quelle cl� ? - Do majeur, s'il vous pla�t.

C'est ce que vous appelez "Je vous aime".

Vers toi seule, mes pens�es vont

Je serais heureux d'�tre � tes c�t�s

Que Dieu le veuille Et mon chemin changera

Je n'aime que toi

Je n'aime que toi Jusqu'� l'�ternit�

Je n'aime

Que toi

Jusqu'� l'�ternit�

Nils, c'est vous qui avez command� ?

C'est tr�s gentil � vous. Merci.

Je voulais justement un steak.

Excusez-moi.

En voici un autre.

Je m'�veille de r�ves de toi

Dans le premier et doux sommeil

Dans la caresse l�g�re des vents Et la lumi�re vive des �toiles

Je m'�veille de r�ves de toi

Et un esprit a guid� mes pas - Qui sait comment -

Vers la fen�tre de ta chambre, ma douce

- Vous connaissez ? - Shelley.

Vous �tes formidable.

Merci. Vous en connaissez d'autres ?

Oui. Celui-ci par exemple.

La lune est aux cieux Les flots � l'oc�an

Mais peu m'importe en v�rit� S'ils se sont �chapp�s

Si tu es pr�s de moi

Je ne connais pas. Qui l'a �crit ?

- Milvaine. - Qui ?

T. Milvaine.

- Vous ? - Moi.

- Quand ? - � l'instant.

�a se rafra�chit.

Je vais rentrer.

Bonne nuit, Tommy.

Bonsoir, M. Knudsen.

Bonsoir, commandant. Je sais ce que vous ressentez.

La v�tre �tait belle aussi ?

La plus belle chose que j'aie jamais vue.

Avec un mari ?

Avec des oignons et de la pur�e.

M. Knudsen.

Vous avez bien chant� l'autre soir.

Merci.

Je chante moi aussi.

Vraiment ? J'aimerais t'entendre.

Vas-y.

Maintenant ?

Ici ?

Devant vous ?

Excusez-moi.

� quelle heure Bob revient-il demain ?

Il devrait �tre ici pour le d�ner.

Je vous remercie pour cette belle semaine.

Je m'ennuyais, vous �tes arriv�e,

et vous avez �t� si sympathique.

Vous m'avez aid�e aussi.

Heureusement que je vous ai accost� dans la piscine.

Mais je vous ai accost�e.

Alors, nous nous sommes accost�s.

Et nous devons nous s�parer.

Bien s�r.

Nous avons pass� une excellente semaine ?

Une semaine formidable.

Elle n'est pas finie. Il reste une soir�e.

C'est l'heure de votre le�on.

Mon examen final.

- Vous �tes pr�t ? - � peu pr�s.

Il frappe, et j'esquive, puis je...

Tu ne m'�coutes pas.

J'ai d�j� tout entendu deux fois.

Va-t'en.

Tr�s loin.

Tu as un probl�me ?

C'est toi le probl�me.

C'est lui ton probl�me. Tu as des regrets, voil� tout.

Va-t'en, et va te faire assommer.

C'est beau d'�tre amoureux.

- Parfois. - Toujours.

Vous parlez en expert.

Je parle en expert et j'en suis un.

Vous avez souvent �t� amoureux.

Pas assez, mais le plus souvent possible.

Et je me souviens de toutes comme si c'�tait hier.

Quelle m�moire. Et il y en avait...

Des douzaines.

J'ai fait de longs tours de chant.

Je ne pouvais pas chanter tout le temps.

J'aimais tomber amoureux. C'est bon pour la voix.

Et �a me fait des souvenirs.

Cessez d'�tre envieux.

Vous n'aurez pas de bi�re.

On peut d�sirer ce qu'on ne peut avoir.

On ne devrait pas. Et ne faites pas la comm�re.

J'ai juste fait une remarque.

� quelle heure partez-vous demain ?

Le matin. T�t. Tr�s t�t.

O� allez-vous ?

Je vais aller terminer mes cong�s au bord de la mer.

Je veux voir si je sais nager dans l'eau sal�e.

Un t�l�gramme pour vous, Mme Delbar.

Excusez-moi.

D�sol�, je dois diff�rer mon retour d'une semaine.

Avec toute mon affection. Bob.

Pas de mauvaises nouvelles ?

Non, pas du tout.

Vraiment ?

Oui.

Vous avez l'air troubl�e.

Non, pas du tout. Pourquoi devrais-je l'�tre ?

Je ne sais pas. Je n'ai pas vu le t�l�gramme.

Vous ne le verrez pas.

Quel t�l�gramme enverriez-vous � votre �pouse ?

Aucun. Pas pendant notre lune de miel.

Pardon. Je sais qu'il devait partir.

Pauvre K.-O. Des muscles partout, sauf dans la t�te.

- Qu'est-il arriv� ? - Je l'ai pouss�.

Vous connaissez le commandant Milvaine ?

Oui, pour le peu que je l'ai vu.

Allons prendre un verre, petit, mais fort.

Non merci. J'allais monter me coucher.

Bonne nuit.

Nous nous verrons demain.

Je pars tr�s t�t.

Je me l�verai tr�s t�t. Bonne nuit.

Vous devez partir demain ?

Oui.

Pour de bon ?

Oui.

Pour le bien de qui ?

Vous l'�tes, n'est-ce pas ?

Quoi ?

Amoureux d'elle.

Non.

- Un whisky-soda. - La m�me chose.

Elle est tr�s s�duisante.

Elle est tr�s mari�e.

Je parle d'amour.

�coutez-moi. Je ne suis pas amoureux de Mme Delbar.

Je vous crois. Non pas parce que vous le dites,

mais parce que vous pourriez rester avec elle,

une semaine, voire plus.

Mon p�re ne sait pas quand il pourra venir ici.

Quel rapport avec votre p�re ?

Bob Delbar l'attend pour venir ici, n'est-ce pas ?

Oui, bien s�r.

Non, ne dites pas non

Dites peut-�tre

Ou bien revenez au printemps

Dites ce que vous voulez Mais ne dites pas non

Non, ne dites pas non

Car, ch�rie

J'ai tant d'amour � donner

Mon c�ur va se briser

Soyez douce et bienveillante

Et souvenez-vous

Quand vous r�fl�chirez

Je pensais bien que c'�tait toi.

Viens ici.

Que vas-tu nous chanter, Lyonel ?

"Parce que"

- Cela vous va ? - Oui. On le suit.

Parce que tu viens � moi

Sans un amour cach�

Prends-moi la main

Et montre-moi

Un monde d'espoir et de joie

Parce que

Tu viens � moi

Parce que tu me parles Avec des mots doux

Je vois les roses S'ouvrir � mes pieds

Et je pleure

De la joie que tu as

Parce que

Tu me parles

Parce que Dieu t'a donn�e � moi

Je te ch�rirai

� travers lumi�re ou obscurit�

� travers les �ges

Et que Son amour Rende le n�tre divin

Parce que

Dieu t'a donn�e

� moi

Cynthia.

Vous sortez, ou je viens chez vous.

Disons-nous au revoir demain matin.

Je peux venir ?

Il est interdit d'enjamber les haies.

Restez o� vous �tes, et parlez moins fort.

Vous m'entendez de l�-bas ?

Parfaitement. Donc ?

Donc je ne pars pas demain.

Je reste encore une semaine, ou plus.

Aussi longtemps que je le peux, en fait.

Dites que vous �tes contente ou d�sol�e.

Je suis contente ou d�sol�e.

Nous nous verrons demain.

Non, maintenant.

Vous savez que Bob ne sera pas l� ?

Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit ?

Je savais que vous resteriez.

Vous ne voulez pas ?

Si, je veux que vous restiez...

de votre c�t� de la haie.

Pour toujours ?

Pour toujours.

Vous voyez, il vaut mieux que vous partiez.

Je ne suis pas de cet avis.

Peu importe quand mon mari reviendra,

vous ne me ferez pas la cour.

Je vous aime trop pour cela.

Souvenez-vous de ce que j'ai dit.

D'accord, mais je reste.

D'accord, mais n'oubliez pas la haie.

Je voudrais appeler Washington.

M. Delbar, � l'h�tel Grandview.

Cynthia. Bonjour, ch�rie.

Bob, peux-tu revenir maintenant ?

Quelque chose ne va pas ?

Non, tout va bien. Je vais bien.

Je me sens si seule, Bob.

Moi aussi, ch�rie.

Mais tu dois patienter encore un peu.

Je ne peux pas partir en pleines n�gociations.

Tu devrais rencontrer du monde, faire des choses,

et je reviendrai d�s que possible.

D'accord, Bob. Bonne nuit.

Bonsoir. Je suis ravie de vous trouver ici.

Je suis aussi content d'�tre ici.

Vous d�sirez boire quelque chose ?

Oui, s'il vous pla�t.

Tenez-moi la main. Ne la l�chez pas jusqu'� demain.

C'est mignon. C'est triste.

Quoi ?

Qu'une femme superbe me choisisse comme chaperon.

Allons, ma ch�re.

Ma ch�re, voici les gar�ons.

Mes gar�ons, voici Mme Delbar.

Madame Delbar.

Joignez-vous � nous.

� la v�tre.

Ne faites pas cette t�te-ci.

Faites cette t�te-l�.

Je vais vous rendre gaie.

Portons un toast Soyons joyeux

Je vais vous chanter une chanson Et en musique

Amusons-nous Allons, chantons

Qui sait de quoi demain sera fait

Noyons tous nos chagrins R�jouissons-nous

Peu importe que ce soit Du vin ou de la bi�re

Cette nuit, nous devons Tous faire la f�te

Levez vos verres Et j'�l�ve ma voix

Buvez si vous avez soif

Allez, cul sec, � la bonne v�tre

Bonjour, M. Knudsen.

Bonjour.

- Quelle belle soir�e. - Tr�s belle.

Et quelle belle journ�e.

Tr�s belle.

- Bonjour, Maude. - Bonjour.

Bonjour, Oscar.

Quelle belle journ�e.

Il va peut-�tre pleuvoir.

Le commandant Milvaine a d�jeun� ?

Je ne l'ai pas vu aujourd'hui.

Le commandant Milvaine, s'il vous pla�t.

Il est parti ?

Hier soir ?

Merci.

Il ne viendra pas ?

Non. Vous d�jeunerez avec moi, M. Knudsen ?

J'ai d�j� d�jeun�.

Un verre de jus d'orange.

Un petit verre.

Un �uf. Un petit �uf.

Il est parti ?

Devez-vous vraiment faire un r�gime ?

Un m�decin a dit que ce serait mieux.

Apportez-moi un caf�, Oscar.

Vous voyez cet homme l�-bas ?

Qui ne le verrait pas.

Demandez-lui conseil. C'est un sp�cialiste de l'estomac.

Je vois �a.

C'est un tr�s bon m�decin.

Il a l'air d'un homme qui pourrait me comprendre.

Je peux peut-�tre vous aider. Peut-�tre.

Je ne veux pas me m�ler de ce qui ne me regarde pas,

mais vous aussi avez des ennuis.

Non.

Si, je le sais.

J'ai beaucoup v�cu, beaucoup observ�, beaucoup ressenti,

et je sais.

Demandez-moi quelque chose.

�a ira. J'ai r�fl�chi.

R�fl�chi ? Avec votre cerveau ?

C'est avec �a qu'il faut r�fl�chir. Avez-vous �cout� votre c�ur ?

Ma petite Mme Delbar,

dans ma vie, j'ai fait diverses choses.

Je regrette un peu ce que j'ai fait.

Je regrette surtout ce que je n'ai pas fait.

Je n'en dirai pas plus.

Vous me pardonnez d'avoir dit tout �a ?

Bien s�r. Excusez-moi.

� votre bonne sant�.

� la v�tre. Je vous adore.

Nils. Que faites-vous ?

Ordres du m�decin.

Un peu plus de bi�re

De la bi�re maintenant

Car je veux ce que je veux Quand je le veux

C'est ce qui fait Que la vie vaut d'�tre v�cue

Car le vin qui me remplit de joie, ce soir

Peut demain me sembler vilain

Je ne me refuse aucun plaisir Sur cette terre

Personne ne peut me demander Comment et pour quoi faire

Je mange quand j'ai faim

Et je bois quand j'ai soif

Car je veux ce que je veux Quand je le veux

Je veux ce que je veux

Quand je le veux

Commandant Milvaine, vous revenez parmi nous ?

Quelque temps, je l'esp�re.

Ordres du m�decin.

- Vous vous joignez � nous ? - Non merci.

Excusez-moi.

Commandant Tommy.

Vous devriez aller sur le sentier du soleil couchant.

Merci.

Je mange quand j'ai faim

Un peu de votre pot-au-feu.

Pot-au-feu et pommes de terre ?

En avant pour un pot-au-feu.

D�sol�, monsieur, Mme Delbar n'est pas � l'h�tel.

Elle est sortie. Je peux prendre un message ?

Vous arrivez demain matin ?

Oui, M. Delbar. Je lui fais passer le message.

Cynthia.

Il fallait que je revienne. Laissez-moi rester.

Je n'enjamberai pas la haie, rien du tout.

Laissez-moi juste �tre pr�s de vous, marcher avec vous.

Je ne parlerai pas.

Vous pouvez dire un mot ou deux.

Comment �tait l'oc�an ?

Immense et solitaire.

Attention, Tommy.

Vous me l'avez demand�.

Quel joli ruisseau.

Il se prend pour une cascade.

Peut-�tre l'avons-nous d�couvert.

Peut-�tre.

Je ne reconnais pas la for�t.

Nous ne sommes jamais all�s aussi loin.

Nous devrions faire demi-tour.

Oui, tant qu'il fait jour.

Quelqu'un est venu ici.

A aime E

C'est l'histoire du monde.

Adam aime Eve. Albert aime Emily.

Alice aime Eddie.

Oui, �a arrive aussi.

C'est ici depuis des ann�es.

Je me demande o� ils sont.

Sont-ils mari�s et heureux ?

S'aiment-ils encore ?

Ou se sont-ils s�par�s ?

Vous m'aimez.

- Non. - Si.

Oui. Non, je ne sais pas.

Vous savez que je vous aime.

Tommy, que faire ?

Le dire � Bob.

Non, je ne peux pas.

Alors je le ferai.

- Non, vous ne pouvez pas. - Pourquoi pas ?

Parce que je n'en suis pas s�re. Je ne suis s�re de rien.

Moi, je le suis.

Tu es celle que j'attends depuis toujours.

Je dois �tre juste avec Bob,

lui donner une chance.

Et je le ferai.

Mais Cynthia, ch�rie.

Non, Tommy.

Il n'y a qu'une solution.

Nous dire au revoir pour de bon.

Je ne le pourrais pas.

Je le peux.

Parce que c'est mon devoir.

Rentrons � l'h�tel. Et d�s que nous y serons,

je veux que vous partiez,

et que vous ne reveniez plus jamais.

Non, s'il vous pla�t.

Ramenez-moi maintenant.

D'accord.

Nous sommes pass�s ici. C'est � gauche maintenant.

Non, � droite.

� gauche.

Ce n'est pas la bonne direction.

Non, nous sommes bien venus par l'est ?

Alors nous devons aller vers l'est.

Mais allons-nous vers l'est ?

Bien s�r.

Essayons votre chemin.

Attendez.

Reposons-nous un peu.

Vous savez ?

Je pense que nous sommes perdus.

Mais non.

Nous ne sommes plus tr�s loin. Nous y serons bient�t.

J'�tais s�re que si nous tournions � droite...

Oui. Encore ce bon vieil arbre.

Nous ma�trisons la situation.

Vous avez r�ussi � sortir de la jungle ?

J'ai mis un mois.

Allons-y.

Je suis d�sol�e. Je n'en peux plus.

Nous allons camper ici.

Nous n'avons pas le choix.

Non, gardez-la.

Non, prenez-la.

� quelle heure, le r�veil ?

Au lever du jour.

Bonne nuit, Tommy.

Bonne nuit.

Regardez, c'est George.

Bonjour, M. Bancroft.

- Je suis Robert Delbar. - Oui, M. Delbar.

Regarde, J.P., Praktikon.

Bonjour, p�re.

Bonjour, Maude. Tu te l�ves t�t ou tu te couches tard ?

Les deux.

Voici M. Delbar. Bob, ma fille.

J'ai rencontr� votre s�duisante �pouse.

Merci. Je ne voulais pas qu'elle se sente seule.

Elle ne s'est pas sentie trop seule.

Pourquoi ne pas prendre le d�jeuner avec nous ?

Ce serait avec plaisir.

Je vais chercher Cynthia.

Cynthia ?

M. Delbar a appel�. Il arrivera demain matin.

Entre, Bob. O� est la jeune �pouse ?

Je ne sais pas. Je ne l'ai pas trouv�e.

Elle est quelque part dans l'h�tel.

Non. J'ai cherch� partout. Personne ne l'a vue.

Et dans sa chambre ?

Non. Il semble qu'elle n'y ait pas pass� la nuit.

Vraiment ?

Tu en es s�r ?

Elle n'a pas d�fait son lit, ni lu mon message. Donc ?

Ne va pas imaginer des choses. Assieds-toi.

Je suis s�r qu'il y a une explication tr�s simple.

Oui, j'en suis s�re.

Si je dois savoir quelque chose, dites-le-moi.

Je ne sais rien, vraiment.

Quand l'avez-vous vue ?

T�t hier soir. Elle partait se promener en for�t.

Elle �tait seule ?

Elle est partie seule.

Elle y est peut-�tre encore.

Tout ce temps ? C'est peu probable.

C'est possible. Tu devrais lancer des recherches.

Tu ne crois pas, Maude ?

Non, je ne crois pas. Regardez.

- Bob. - Bonjour.

Je ne savais pas que tu �tais revenu.

Manifestement.

Voici le commandant Milvaine.

Nous nous sommes perdus.

Dans la for�t.

La nuit est tomb�e, et nous nous sommes perdus.

Vraiment perdus.

Nous avons march�...

Toute la nuit ?

Non, pas toute la nuit.

Nous nous sommes repos�s.

Je suis d�sol� de ce qui est arriv�.

Mme Delbar est partie se promener, je suis parti me promener.

On s'est rencontr�s dans les bois.

On a march� ensemble, on a bavard�,

et on n'a pas vu l'heure, ni notre chemin.

Au retour, il faisait encore jour,

mais nous ne savions plus o� �tait l'h�tel.

Selon elle, c'�tait de ce c�t�,

selon moi, de l'autre. C'�tait ni l'un ni l'autre.

Puis il a fait nuit. Vous savez, il fait si sombre en for�t.

Que pouvions-nous faire ?

�coutez, Delbar. Je me fous de ce que vous pensez.

C'�tait un accident, et vous ne devriez rien y voir de plus.

C'est la pure v�rit�, croyez-moi.

Et croyez votre femme. Je vous assure que...

C'est inutile.

Viens, Cynthia.

Au revoir, commandant Milvaine.

Au revoir, Mme Delbar.

Votre veste.

Bob, je suis d�sol�e.

Moi aussi.

Je vais me rendre plus pr�sentable.

Ce commandant Milvaine,

c'est celui qui a eu des m�saventures dans le Pacifique sud ?

Il s'�tait perdu dans la jungle ?

Et il a r�ussi � en sortir ?

Il a mis un mois.

Quelle exp�rience. Il t'en a parl� ?

Non, pas beaucoup.

Tommy ne parle pas beaucoup de lui.

Ce Tommy est un vieil ami � toi ?

Non, je l'ai rencontr� le soir o� tu es parti.

Qui te l'a pr�sent� ?

Personne, en fait.

J'�tais dehors, sur le balcon, et il m'a parl�.

Voisins alors.

Je dois vraiment me changer.

Il est tomb� amoureux de toi ?

N'est-ce pas ?

Arr�te cet interrogatoire. Tu dois me faire confiance.

Tu ne penses pas que je vais croire que...

- Si. - Tu me prends pour un idiot ?

Non, mais je commence � penser que tu es un pr�tentieux.

- Je pourrais t'insulter. - Il vaudrait mieux pas.

Je d�couvre que tu te moques de notre mariage.

Je tenais beaucoup � notre mariage.

Je voulais qu'il soit un succ�s.

En tombant amoureuse d'un autre homme ?

Pourquoi ne me dis-tu pas la v�rit� ?

Oui, c'est vrai.

Je vais te la dire et me la dire. J'aime Tommy.

Je vais demander l'annulation. Tu auras une pension.

Je ne veux aucune pension.

- Tu ne veux pas ? - Non.

Mais je veux bien l'annulation, merci.

Bob ?

N'oublie pas ta mallette.

Lyonel, peux-tu prendre mes bagages ?

Commandant Milvaine ? Votre veste est sale. Je la brosse ?

Non, merci. Je me suis d�j� fait brosser.

Bonjour, Tommy.

Bonjour, M. Knudsen, et au revoir.

O� allez-vous ?

� Darwin Field. Je vais enseigner.

Mon jeune ami, vous allez �tre malheureux pendant un temps.

Mais que �a ne dure pas, il faudra tomber amoureux � nouveau.

Et cela arrivera. Vous essaierez, en tout cas.

Oui, j'essaierai.

- Au revoir. - Au revoir. Et bonne chance.

M. Delbar, entrez.

- Puis-je t�l�phoner ? - Bien s�r.

Passez-moi A. Demmering, � Los Angeles. Kimball 2-8-9-8.

Merci.

Tu as r�gl� l'autre petit probl�me ?

Je demande l'annulation du mariage.

Je m'en doutais. Combien �a va te co�ter ?

Rien.

C'est convenable.

Bonjour, Austin. Que dois-je faire pour annuler mon mariage ?

Tu t'es remari� ?

Tu ne peux pas, tu n'as pas divorc�.

�a a �t� jug� il y a un an et demi.

Mais je n'ai jamais retir� la d�cision finale, et...

Non, ce n'est pas aussi grave que tu le penses.

Occupe-toi de �a imm�diatement.

Les deux. Le divorce et l'annulation.

Vous en avez besoin.

Plus de chance pour la prochaine fois.

Merci.

Peux-tu m'appeler une voiture ?

Je vais dire au revoir � M. Knudsen.

Il va me payer des cours de chant. N'est-il pas le meilleur ?

Au revoir. Vous avez �t� tr�s gentil.

Vous partez ?

Seule ?

Tout est fini.

Mme Delbar.

Pardonnez ma curiosit�, mais o� allez-vous ?

Chez moi.

Darwin Field est sur votre route ?

Oui.

Vous vous y arr�terez, peut-�tre ?

Non, je ne pense pas.

Je vais attendre un peu.

Un jour, quand tout sera rentr� dans l'ordre,

peut-�tre que Darwin Field viendra � moi.

C'est � toi.

Passez-moi Darwin Field.

Je veux parler au commandant Milvaine.

Je me mets o� ?

Devant le portillon.

N'oublie pas d'ouvrir la bouche, et de bouger les bras.

- Pr�t ? - C'est parti.

Allez-y.

Hoby, �teins la radio.

La radio.

Oui, ch�rie.

Elle est �teinte.

Je l'entends encore.

Moi aussi.

C'est dr�le.

Dr�le ? C'est plut�t bizarre.

Non, ne dites pas non

Dites peut-�tre

Ou bien revenez au printemps

Dites ce que vous voulez Mais ne dites pas non

Non, ne dites pas non Car, ch�rie

J'ai tant d'amour � donner

Mon c�ur va

Se briser

Sois douce et bienveillante

Et souviens-toi Quand tu r�fl�chiras

De grands amours naissent De petites amiti�s

Non, ne dis pas non Dis peut-�tre

- Il y a un homme qui chante. - Le pauvre fou.

Non. C'est Tommy.

Tu n'as pas dit qu'il savait aussi chanter.

Car, ch�rie

Il a un accent.

Qu'importe s'ils s'aiment ?

Comment fait-il pour chanter et embrasser en m�me temps ?

Aucune id�e.

Allons, ch�rie

Ne dis pas non, ni peut-�tre

D�cide-toi

Et dis-moi oui

Aux proches des hommes et des femmes en service :

Le film pr�sent� est d�di� aux forces arm�es

pour �tre montr� dans toutes les zones de combat au monde.

Commission des affaires militaires

[FRENCH]

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