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VENT CHAUD
JE PEUX À 17H30 AUJOURD'HUI.
OÙ ?
Nous vous avions prévenu que ça ne marcherait pas.
CIEL DÉGAGÉ PROBABILITÉ DE PLUIE 0% - HUMIDITÉ 18%
Je vous avais prévenu. Silvano, le mécanicien, aussi.
Même Daniel Floresta l'avait dit.
Tout le monde savait qu'élire des gens dépourvus de sens de la réalité
à la mairie était une mauvaise idée.
C'était un fiasco annoncé.
- T'étais pas à la réunion du syndicat. - Bonjour, d'abord.
J'avais des choses plus importantes à faire.
Je vois.
J'ai assez fumé ce matin.
On va encore essayer de changer l'EPI. Ça peut pas continuer comme ça.
- Toutes les semaines, on a un accident. - C'est pas assez.
L'équipement est bon.
Alors, c'est quoi le problème ?
C'est le rythme de travail, Paula.
Le conseil ne le changera jamais.
Mais ils sont obligés.
Intégration des nouveaux employés à 10h.
OK.
Fertigrãos Fertilizantes est une société qui propose des services de mélange,
stockage de produit et revente.
Ce sont des engrais solides.
La santé et la sécurité professionnelle sont des actions
qui visent à réduire les accidents, les maladies contractées au travail,
et à protéger l'intégrité des travailleurs.
Je vais maintenant vous présenter vos meilleurs collègues de travail :
l'Équipement de Protection Individuelle.
L'EPI. Leur utilisation est obligatoire.
Je veillerai à ce qu'elle soit appliquée.
Faites attention en permanence.
Bienvenue.
Prenez votre équipement. Et bon travail.
J'ai parlé à Zé da Lena de ce que tu m'as dit.
On a eu une idée.
Ça commence la semaine prochaine ?
- Je crois. - Qu'est-ce qu'il y aura d'autre ?
Tu dois signer, c'est important. J'ai faim.
- Tu as signé ? - Quoi ?
La pétition.
Le syndicat rassemble des signatures
pour que le conseil réagisse réellement aux problèmes de sécurité.
OK, fais voir.
- C'est une perte de temps. - Non.
Surtout si tout le monde signe.
Je signe où ?
Zé da Lena a dit que la production avait tellement augmenté
qu'ils vont engager 30 employés de plus.
Sergio nous a autorisé à aller à la ferme de Renato dos Martírios tout à l'heure.
Tu vas même pas signer ?
Il est contrarié ?
Non.
Mets du beurre de cacao.
C'est trop tard pour le jeter.
C'est quoi le problème ?
Les vieux trucs finissent par se casser, Cezar.
Un des engins est rouillé, il faut le changer.
Ça vaut pas le coup de le réparer.
Tu as vu qui va chanter au Livestock Festival ?
Non.
Jorge & Mateus.
Tu vas y aller ?
ON PEUT SE RETROUVER DANS LA FORÊT DU QUARTIER.
- Tu t'en vas ? - Pas encore.
CATALÃO DEMI-TOUR
- C'est quoi ça, Maria Alice ? - Pour jouer, maman.
Tu as déjà assez de jouets.
Prends-le. C'est pas cher. Je le lui offre.
C'est facile pour toi d'être le tonton cool.
- Tu peux y aller, je m'en occupe. - Je finis ça d'abord.
Non, je le fais.
Tu vas pas faire des heures sup' ton premier jour, OK ?
- Ciao Rita, à demain. - Ciao.
85,38 réaux. Vous avez la carte ?
Tu détruis
mon amour.
Tu le réduis en pièces
dans le couloir,
dans l'appartement et par terre.
Je me demande :
et maintenant quoi ?
Je pense à toi tout le temps.
Il est quatre heures et demie
et le soleil s'étend.
Ton odeur est partout et moi je suis dans la misère.
Partout dans ma chambre.
Dans mon lit, dans mon tabac.
Je te garde.
Je t'attends.
Tu ne vas pas...
Vous écoutez "Love Songs".
Je suis JB,
en votre compagnie jusqu'à 2h du matin, ici sur Liberdade FM,
la radio numéro un.
NUAGEUX PROBABILITÉ DE PLUIE 0% - HUMIDITÉ 14%
Putain !
Quelle idée stupide, Laby !
Laby a des idées stupides.
J'étais en train de bronzer et elle est venue me tremper.
Quel drame.
Tiens.
Merci.
Tu tardes comme d'habitude.
Je veux pas travailler dur et rien gagner.
Ça fait même pas deux semaines qu'on est là, Davi. Détends-toi.
Hé Maicon, je paierai pas pour que tu vives ici.
TU VEUX FAIRE QUELQUE CHOSE CE SOIR ?
OK. TU PENSES...
Perds pas la balle.
Je suis là !
Bien joué !
Où est notre défense ?
Il est trop lent.
Bloque-le.
Vas-y.
Doucement.
Où était la putain de défense ?
Tous les samedis, elle veut aller aux soirées seniors.
Y'a pas un âge minimum ?
Si. 40 ans.
- C'est vieux 40 ans maintenant ? - Pour eux, oui.
C'est sympa là-bas.
Mais tous les samedis, c'est trop.
Dis-lui que tu veux pas y aller.
Ça va ?
Ça va.
Assieds-toi.
Tu veux pas venir ? Je passe te chercher.
Je vais au Livestock Festival avec Paula.
Aller où ?
La soirée seniors.
Trop chiant. Y'a que des vieux.
À plus.
Il l'a mal pris.
Mais non.
Tu fais quoi dimanche ?
Je sais pas.
On va à la ferme de mes parents. Tu veux venir ?
Je pense pas.
Margot est gentille, elle va te plaire.
Une autre fois.
Je pensais aller à Uberlândia. Ça fait un bail que j'y ai pas été.
La dernière fois, le centre commercial était encore petit.
Je pense pas que tu ailles là-bas pour le centre commercial.
On peut se voir au Livestock Festival. On y va aussi.
Je pense pas.
Reviens, Sandro.
Personne nous voit.
Tu sais qui c'est ?
Margot.
La sœur qui vivait à la ferme et vient d'emménager en ville.
J'adore ses bottes.
J'ai pas fait gaffe à ses vêtements.
Elle parle de ses bottes à lui.
Venez au stand d'Os Vaqueiros. La meilleure marque de mode country.
Chapeaux, bottes, pantalons, chemises et plus.
Os Vaqueiros est ici au Livestock Festival 2019 de Catalão.
Retrouvez-nous en face de la fête foraine.
Bonjour festivaliers.
Je m'appelle Flavia et je suis l'un des 180 employés
du réseau de traitement des eaux et des égouts, le SAE.
Je vais filmer.
Ma famille !
Bienvenue tout le monde
au parc d'exposition.
C'est une soirée très attendue.
Un concert très attendu.
Qui veut entendre Jorge & Mateus ?
Préparez-vous.
Mais d'abord, nous devons remercier nos partenaires.
Au nom
de Nova Liberdade Radio.
Au nom de Catalão Banheiros Químicos.
59 ans de tradition et qualité.
Au nom de la préfecture municipale.
Au nom de la mairie.
Au nom du gouvernement fédéral.
j'espère que vous avez le cœur solide, habitants de Catalão !
Veuillez accueillir
Jorge & Mateus !
Bonsoir tout le monde !
Vous êtes prêts ?
Messages de l'Heure du cœur.
Benedita envoie un message à Flavio du quartier de Muriaé.
"Peut-être que la raison de l'échec de notre relation, c'est toi."
"Prends un moment et réfléchis-y."
Oh, Flavio.
On dirait qu'elle n'est pas très contente de toi.
- Sandro ! - Quoi ?
T'as toujours pas signé.
Tiens.
T'ES LIBRE TOUT À L'HEURE À 17H30 ?
CIEL NUAGEUX PROBABILITÉ DE PLUIE 0% - HUMIDITÉ 12%
Ça va ?
T'as reçu mes messages ?
Oui.
Pourquoi t'es pas venu ?
Je t'ai attendu longtemps. Je t'ai appelé et tu répondais pas.
J'ai pas pu.
Tu aurais pu me le dire.
Et aujourd'hui ?
Après le changement de quart ?
Sandro.
- Quoi ? - Aujourd'hui ?
Oui.
Désolé.
La forêt d'eucalyptus ?
Personne travaillera là-bas.
OK.
Quand j'étais petit, j'étais terrorisé par les araignées.
J'avais peur à chaque fois que j'en voyais une.
J'en tremblais.
Plus elle était grande, pire c'était.
Il va faire très froid ce soir.
Lazaro a lu dans un magazine
qu'on guérissait des phobies en les affrontant.
Alors, il a voulu m'aider.
Un jour après l'école, il m'a amené dans les bois chasser les araignées.
Vous en avez trouvé ?
Dieu merci, non.
Mais il m'a offert une tarentule en jouet.
Il m'a dit de la mettre à côté de mon lit pour que je m'y habitue.
Mais je tremblais à chaque fois que je la touchais.
Sandro.
Bouge pas, y'a une araignée à côté de toi.
Où ça ?
Idiot.
C'était pas drôle.
Si, c'était drôle.
C'est qui Lazaro ?
Il est mort y'a longtemps.
C'était un professeur à la fac.
Il aimait approcher les garçons dans la rue le soir.
Puis il les ramenait chez lui, etc.
On l'appelait "Lazinho de l'arrêt de bus".
Il rencontrait toujours les garçons là-bas.
Tout le monde en parlait.
Il avait la vie sexuelle la plus connue de la ville.
Un jour, son neveu l'a retrouvé mort chez lui.
Poignardé 40 fois.
Mais il est pas mort de ça.
Celui qui l'a poignardé l'a ensuite attaché dans la baignoire.
Il est mort en s'étouffant dans son propre sang.
Mince.
C'était quand ?
Y'a 10 ans. Peut-être plus.
Tout le monde disait qu'il l'avait cherché.
Parce qu'il voulait tout le monde.
Des trucs du genre.
On disait que pour savoir qui était gay à Catalão,
il fallait aller à son enterrement.
Parce qu'il y aurait que des pédés.
Tu y es allé ?
Seules cinq personnes y sont allées.
Ses amis avaient peur.
Moi, j'avais peur.
Des doigts de vieille femme.
Dans pas longtemps, ils seront comme ça.
Je suis toujours jeune.
40 ans.
10 ans de plus et tu en auras 50.
Les cinquantenaires sont les nouveaux trentenaires.
Tu viens, hein ?
Augusto est en train de tout préparer.
- À quelle heure tu dois pointer ? - 11h et toi ?
Moi aussi.
Bon. J'y vais.
Je vais rester un petit peu.
Les gars.
Les gars.
Votre attention s'il vous plaît.
Le 12,
c'est mon anniversaire.
Et comme on a 40 ans qu'une fois dans une vie,
je vais faire une fête.
Ça sera dans la ville de Três Ranchos
et vous êtes tous invités.
- Pour toi, Maicon. - Merci.
- Pour toi, Ricardo. - Merci, Paula.
Oh !
- Pour toi, Cezar. - J'aiderai pour le barbecue.
C'est pour ça que je t'invite.
- Zé, c'est pour toi. - Merci.
T'es obligée de venir.
Le 12, hein ?
Salut.
Salut.
Y'a que le beurre de cacao qui peut guérir ça.
Tu vas aller à la fête de Paula ?
Oui.
Je pensais y amener Margot aussi.
Ça sera l'occasion...
de vous présenter.
Elle me connaît.
Comme mon collègue, pas comme mon...
Ton quoi ?
Ça n'arrivera pas.
Je t'avais prévenu.
Ça fait mal ?
Oublie ça.
Oublie ça, d'accord ?
Monsieur, posez votre sac sur le comptoir pour que je l'inspecte.
Non, vous y toucherez pas.
Si vous n'aviez rien volé, il n'y a aucune raison.
Y'a rien dans mon sac !
Un instant.
- Qu'est-ce qu'il y a, Ramon ? - Il veut lui ouvrir son sac.
Il dit qu'il a volé une bouteille.
- Elle est dans son sac. - Tu en es sûr ? Tu l'as vue ?
- On m'a dit... - Est-ce que tu l'as vue ?
- Non. - Ramon, retourne travailler.
Oui mais...
C'est fini, Ramon. Retourne travailler.
Désolé, il est nouveau ici.
Le temps sec n'est pas terminé.
La journée va être chaude et la nuit fraîche.
CIEL NUAGEUX PROBABILITÉ DE PLUIE 0% - HUMIDITÉ 10%
La température atteindra les 5°C à l'aube.
Conrado dédie cette prochaine chanson, avec toute son affection,
à la chère Renata.
- Bienvenue, contente de te voir. - Merci. Tiens, c'est pour toi.
- T'aurais pas dû. - Si, je devais.
- Moi, c'est Maicon. Enchanté. - Augusto, enchanté. Bienvenue.
Hé.
Tu t'es fait beau.
- Margot, ma sœur. - Salut, enchanté.
Maicon.
- Larissa, ma sœur. - Salut.
Ça va ?
Davi, mon frère.
- Salut. - Salut, ça va ?
- Ricardo. - Enchanté.
Rita, presque un membre de la famille.
Allons faire la fête, allons boire. Allez.
J'ai déjà commencé à boire.
- Personne d'autre vient ? - Non, juste nous.
Tu sais vraiment conduire ça ?
Je suis née à côté de la rivière. Je fais ça depuis que je suis gamine.
Attendez, on vient aussi.
Pour toi.
- Merci. - De rien.
- On est obligés de le mettre ? - Oui, Monsieur.
Avant qu'ils le remplissent,
tout ça, c'était une zone verte.
Puis le barrage a tout recouvert d'eau.
C'était bien pour la ville.
C'était une forêt avant ici.
Maintenant, c'est un lac qui se remplit et se sèche selon la volonté de l'usine.
Dit l'écologiste qui travaille dans l'agro-industrie.
Plusieurs habitants de Catalão ont construit des maisons au bord du lac.
C'est un bon endroit pour se baigner.
Combien a coûté la déco ?
Pas cher.
Augusto a tout fait.
On a juste acheté le matériel.
Heureusement.
Pourquoi ?
Ça te plaît pas ?
Si c'était pour les enfants.
- Qui a eu l'idée de la déco ? - Moi.
J'adore. Je veux la même.
Je te présenterai le décorateur.
Depuis toute petite, j'adore les films de superhéros.
Je lisais les comics, tu sais ?
Moi aussi.
J'adorais Hulk gamine. Je ratais jamais la série.
Et toi, tu aimais qui ?
Personne, il dit que c'est pour les enfants.
Oh, n'importe quoi.
- Salut. - Salut.
J'adore le thème de la fête.
Je veux en faire une pareille.
- Selon certains, c'est pour les enfants. - N'importe quoi.
Paula, j'ai une question.
Ricardo m'a dit que tu faisais partie du syndicat de Fertigrãos.
Sandro !
Je suis enfin parti du barbecue.
Tu dois faire quelque chose.
- Le temps sec va continuer un moment. - Comme tous les ans.
Je devrais aller dans un endroit humide.
Le Sud, c'est pas pour moi.
Il faut que tu t'y fasses.
Tous les ans sont secs et l'humidité diminue.
Fais-moi voir.
Regarde.
C'est pour les peaux grasses, ta peau est super sèche.
Ça sert à rien, c'est une perte de temps.
Toute ma peau est sèche.
Mes mains ressemblent à des éponges.
Tu devrais acheter une bonne crème,
ne pas prendre de douches chaudes.
Si tu prenais soin de toi, le mauvais temps te ferait pas mal.
Mon problème, c'est les nuits fraîches.
J'ai mal aux jambes quand il fait froid.
Ici, près du tibia.
Ça me fait un mal de chien.
- Elles viennent d'où tes cicatrices ? - On m'a tiré dessus.
Quand j'ai commencé à sortir avec Suzana,
j'étais un ado,
et son père m'aimait pas.
L'histoire classique :
elle venait d'une famille riche et j'étais un moins que rien.
Son père pensait qu'elle cherchait juste à l'énerver.
On est sortis ensemble deux ans de plus.
Un jour, on était chez son père.
Je m'en souviens très bien.
Il était assis sur le canapé et on était en face.
Suzana lui a dit :
"Papa, il faut qu'on se marie d'urgence. Il s'est passé quelque chose."
L'expression de son visage a changé.
Elle a continué :
"Tu sais, Papa. Je suis enceinte."
"Si on se marie pas rapidement, mon ventre..."
Sandro.
Le vieux s'est levé du canapé et il est parti dans une autre pièce.
Suzi m'a dit :
"Cours, il va chercher le fusil !" J'ai couru comme un fou.
Puis j'ai entendu les coups de fusil et je suis tombé.
Trois balles.
Deux m'ont touché.
- Et ? - Et c'est tout.
J'ai été à l'hôpital.
On s'est marié trois semaines plus tard.
Je suis entré dans l'église en béquilles.
Quelle histoire stupide.
Je croyais que tu la connaissais.
J'ai eu de la chance que le vieux ait jamais été un bon tireur.
C'est une belle fête.
Les fêtes de Paula sont toujours comme ça.
Les gens dansent jusqu'à l'aube.
Pas vous ?
Et vous ?
Moi non plus. Je suis pas une fêtarde.
Moi non plus.
Venez vous baigner.
Je pense pas.
Venez, l'eau est bonne.
Je vous vois toujours faire vos courses à Primavera.
J'ai travaillé là-bas.
Vraiment ?
Ouais.
Mais ça s'appelait pas Primavera. C'était Machadinho.
Je croyais que ça avait toujours été Primavera.
Non, Machadinho a fait faillite,
et les dirigeants de Primavera l'ont racheté.
Ils sont de Davinópolis.
Je comprends pas comment un supermarché peut faire faillite.
On y travaille dur et on gagne peu.
J'aimais bien travailler là-bas.
Mais pas autant qu'à Fertigrãos.
Ouais.
C'est différent.
Vous travaillez là-bas depuis quand ?
11...
Non, 12 ans.
J'aimerais pas travailler aussi longtemps au même endroit.
Vous êtes jeune.
12 ans, c'est pas beaucoup.
Ouais.
Même si c'est nul de travailler à Primavera,
j'aime bien y aller.
Mon frère aussi.
Il est plus léger, vous savez ?
Vous venez d'où ?
Porangatu, vous connaissez ?
De nom.
Davi est venu en premier.
Il habite ici depuis longtemps.
Il a dit à Maicon de venir, donc j'en ai profité et je suis venue
pour équilibrer les choses, vous voyez ?
Je vois.
Les grands frères aiment contrôler les autres.
David veut contrôler Maicon.
Avec qui il sort, où il va.
David n'acceptera jamais Maicon comme il est.
Donc il continue de le traiter comme un enfant.
Vous avez senti ?
Quoi ?
L'eau qui nous enfonce.
Le lac est artificiel.
Donc le sol continue d'absorber l'eau.
Du coup, on s'enfonce.
Vous le sentez ?
Peut-être.
- Tu veux danser ? - Je suis crevée.
Je peux plus faire un pas.
Quand la nuit tombe, je me souviens
du temps où nous étions deux enfants
qui pensaient que le monde était un gâteau au miel.
Oh, cet amour innocent était pour toute la vie.
Jamais nous ne nous sommes dit au revoir, jamais nous ne sommes partis.
Notre passion avait un goût de paradis.
C'est comme si notre premier baiser datait d'hier.
Quand je ferme les yeux, je te vois toujours.
Et je sens toujours le battement de ton cœur.
Oh, que l'amour pur est beau.
On dirait un mensonge du futur
que nous rêvions d'être juste une illusion.
Le train du destin est arrivé sur les rails du temps,
qui t'entraînait dans d'autres directions.
m'abandonnant à la gare de la Solitude.
Et dans les allers et retours de mon désir,
j'ai perdu l'adresse du bonheur.
- Calme-toi. - Putain, il fait encore le con.
Laisse tomber.
Joyeux anniversaire !
Joyeux anniversaire !
Joyeux anniversaire, Paula !
Joyeux anniversaire !
Vive Paula !
Fais un vœu.
Peut-être celui-ci.
Suivez-moi.
67 réaux.
Suis-moi.
Ils sont là-bas.
Sandro Karnas ?
Oui.
Vous habitez au 301, rue du 20 de Agosto ?
Pouvez-vous m'expliquer ce que vous faisiez à 6h du matin,
arrêté à côté de la voie ferrée ?
C'est un endroit dangereux.
J'ai été voir le lever de soleil,
et je me suis endormi.
Vous connaissez un homme qui s'appelle...
Ricardo Cardoso ?
Non.
Vous en êtes sûr ?
Oui.
Lui, il vous connaît.
Ça doit être un malentendu.
Il était ici hier,
et il m'a raconté une histoire.
Une longue histoire.
Il m'a dit où vous trouver.
Vous avez déjà vu une arme comme ça ?
Non.
Vous voulez la toucher ?
Ricardo n'est pas une personne fiable.
Et vous ?
Je l'étais.
Vous ne vous sentez pas sec ?
CIEL DÉGAGÉ PROBABILITÉ DE PLUIE 0 - HUMIDITÉ 0%
Tu dis rien ?
Je veux être ton Orphée.
Tu croyais quoi ?
Chanter dans tes bras
mon poème athée,
et faire de ton sexe
mon vers controversé.
Mon désir est une fête païenne
quand je t'ai embrassé au Copan.
- Tu crois qu'on avait une chance ? - Non.
Si le syndicat pouvait rien faire avant, imagine maintenant.
- T'es contrarié ? - Non.
J'ai jamais cru qu'on gagnerait.
Mais t'es bien silencieux ce matin.
Salut.
Vous savez ce qui est arrivé à Ricardo hier ?
Quoi ?
Apparemment, il s'est fait tabasser par le frère de Maicon.
Pourquoi ?
Les gens disent qu'il les a surpris ensemble
et qu'il a décidé de régler le problème.
Ça doit être pour ça qu'il a raté la réunion.
Bon, c'est mon heure. Je dois y aller. À plus.
- T'étais au courant ? - Non.
Il est vraiment blessé ?
Ça s'est mieux passé que prévu.
Tu sais pour Ricardo ?
Juste ce que Zé da Lena a raconté à tout le monde.
C'est une vraie commère.
- Qu'est-ce qui s'est vraiment passé ? - C'est pas notre problème.
- Ça n'a rien à voir avec notre travail. - Mais il doit y avoir une raison.
- On tabasse pas quelqu'un pour rien. - Je sais pas.
Mais la violence,
ça a déjà été une solution ?
À plus, Cezar.
Tu as parlé à Ricardo aujourd'hui ?
Ça va ?
J'ai pas son numéro.
Arrête.
On a son numéro dans les archives du bureau.
Je vais le chercher.
Attention.
À cause d'un accident,
l'accès 4 est provisoirement fermé.
Ne vous approchez pas
pour ne pas déranger le travail des pompiers.
Je répète.
À cause d'un accident,
l'accès 4 est provisoirement fermé.
Nous attirons votre attention sur le port de l'EPI.
- Salut. - Salut.
Nos rendez-vous dans la forêt me manquent.
Je t'ai vu avec Maicon, dans la voiture, près de la voie ferrée.
Oui, je sais.
Je l'ai dit à Davi.
Je sais.
J'ai été jaloux.
De qui ?
De moi ou de lui ?
Tu as dit que je te manquais.
C'est vrai.
J'ai attendu,
attendu,
attendu.
Mais ça dépend pas que de moi.
Tu m'as dit d'oublier.
C'est mon heure, j'y vais.
Ne doutez jamais de l'amour.
Voici un autre message du cœur.
Daniel de São João l'envoie à Gil, de Progresso.
"Quand je t'ai vu pour la première fois,
je savais que tu avais les clefs de mon cœur."
"Au lever du soleil, on s'enfuit."
"Vers un paradis brisé où le temps s'arrête."
"J'ai creusé un puits profond."
"J'ai embrassé la terre rouge."
"Tu as tenu la lune et porté les étoiles."
"Comme si la vie était un souvenir et la mort qu'une possibilité."
"Tu es le ciel sans lumière, toujours à fuir le soleil."
"Tu fuis constamment le soleil."
Je fais le même rêve bizarre en boucle.
C'est la nuit et il fait très froid.
Je suis seul et je commence à entendre un chien grogner.
Je suis le bruit et je trouve un homme habillé en noir.
Il a une tête de mort tatouée sur son cou,
et il tient un autre homme prisonnier comme un chien,
à genoux,
avec un collier.
Il me grogne comme un chien enragé.
Et quand il arrive vers moi,
je me rends compte que cet homme-chien, c'est moi, jeune.
Ça fait longtemps que tu fais ce rêve ?
Depuis le début de l'hiver.
C'est sûrement rien.
Ou t'es un de ceux qui sentent quand le temps va changer.
N'importe quoi.
Je suis sérieuse.
C'est pas bizarre ?
Tu te réveilles le matin.
Tu vas travailler.
Tu vois toujours les mêmes personnes.
Tu fais les mêmes choses tous les jours.
Puis tu vas à la machine sur laquelle tu as travaillé pendant plus de 10 ans.
Et tu meurs.
Tout est trop court.
Tout est trop fragile, Sandro.
Il devrait pas y avoir plus que ça ?
La vie, ça devrait pas être plus que ça ?
- Plus que quoi ? - Merde, je sais pas.
On a été les derniers à parler à Cezar, et maintenant il est mort.
J'espère que ma dernière conversation
sera pas à propos d'une réunion du syndicat ratée.
- Ça va ? - Ouais, ça va.
Ricardo m'a dit que tu étais ami avec Cezar depuis longtemps.
Oui,
10 ans.
On a toujours travaillé ensemble.
Quoi ?
Rien.
Édition spéciale de Rádio Cidade.
À mon avis, cette lutte à la mairie ne se terminera pas de sitôt.
Et c'est la population qui souffre.
- Bordeaux ou grise ? - Quoi ?
Je pense à changer de voiture.
Tu as l'argent pour changer de voiture ?
Bien sûr que non.
Mais...
ça m'empêche pas de faire des plans.
Bordeaux ou grise ?
- Bordeaux. - Je le savais.
Comment ?
Comme ça.
Ce choix en dit beaucoup sur toi.
Je vois.
Et ce rêve sur l'homme-chien ?
Quoi donc ?
Tu le fais toujours ?
Oui.
Mais j'ai réalisé que c'était un bon rêve.
Nie-moi
ton amour
ou ton affection.
Dis-moi
que tu
m'as oublié.
Marche
en douceur
sur
mon cœur,
qui est toujours à toi.
Dis-moi
que mes pleurs
sont une faiblesse.
Mais n'oublie pas
que tu
étais à moi un jour.
Dis-moi que tu ne veux plus de moi.
Nie que tu étais à moi.
Et je te montrerai
mes lèvres mouillées
qui ressemblent toujours
à tes baisers.
CIEL NUAGEUX PROBABILITÉ DE PLUIE 37% - HUMIDITÉ - 22%
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