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Quand j'étais petite, j'étais une brave.
J'aimais pas quand ma mère et Lola se disputaient.
J'avais l'impression qu'il fallait toujours choisir un camp, que je n'avais
pas ma place.
Alors,
je m'inventais une fille en parallèle.
Une vie où je n'avais jamais rien à choisir.
Mais il a bien fallu grandir un jour.
À ma droite, c'est Marie, ma meilleure amie.
Elle ment tellement à ses parents qu'ils la prennent pour la réincarnation de la
Vierge.
Et pourtant... De la Vierge, j'ai que le prénom.
Je vais faire un flash news.
Même si elle le fait beaucoup...
Elle croit plus trop en l'amour.
Ah oui, et puis faut pas trop la bousculer non plus.
Mange tes morts, fils de chien. Attention, t'as la brioche qui débarque
sa baguette.
Et lui, c'est Lorenzo, mon meilleur ami que je partage un peu trop avec son
nouveau meilleur ami. Non, mais si un hétéro me drague et m'appelle frérot, ça
veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il assume pas Lorenzo.
Non, je veux avoir l'air mystérieux.
Intriguant, mais sans avoir l'air bizarre.
Tu m'en demandes beaucoup, Lorenzo. Est-ce que tu trouves que je surréagis,
mon petit cœur ? Non, mais je m'en fous de te voir demain. Moi, je veux le voir
ce soir.
Et après, tu me dis que tu surréagis pas, toi.
Et moi, c'est Louise.
C'est toujours pas choisir, mais à 25 ans, j'ai appris à faire semblant d
'assumer ma vie.
Mais la question, c'est quelle vie ? Celle qui fait rêver ? Celle qu'on vend
? Celle qu'on doit gagner ?
Celle qu'on doit sauver, celle qui fait flipper, halluciner, militer, danser,
aimer.
Voilà, c'est une contradiction entre un hétéro et un centraal, et elle est
volontaire ou inconsciente. Dans tous les cas, ça veut dire quelque chose de
même.
Et les deux beaux gosses là, c'est Noam et Joseph, les tombeurs de la bande.
Ça fait 4 ans qu'ils vivent ensemble.
Inséparables, comme Aurel Sané et son frère.
L'un filme, l'autre chante.
L'autotune, ça va pas du tout. Je me casse les couilles.
Je t'ai mis 18 autotunes. Tu crois que t'es booba ou quoi ? On a voulu filmer
un clip sur un toit et puis... Le tombeur est tombé.
Depuis, Noam s'occupe de Joseph.
Faisant de ses amitiés banales un petit lier pour la vie.
Ah ouais, et lui, c'est Marco.
L'amour de ma vie.
Salut. Celui grâce à qui je peux avancer sur cette boule au ventre.
Ça va tout le monde ? Ça va.
Désolé, je suis en retard.
On fait tout à deux.
On a fait nos études ensemble, on a créé une start-up ensemble, on vit ensemble.
Bref, un vrai couple, quoi. Ce que j'essaie de dire, c'est qu'on n'est plus
un vrai couple, Louise. Quoi ? Se quitter, ça on l'a pas fait ensemble. Je
suis désolé, ça marche pas.
Tu t'accroches à un truc qui n'existe pas.
Je sais ce que vous vous dites.
J'aurais sûrement dû pleurer, crier, faire quelque chose, mais non. Ça, c
'était clé, OK ? Merci, mon amour.
Je suis restée figée.
Je crois qu'on appelle ça la dissociation.
Il n'y a pas de « on », il n'y a pas de « on ». C'est comme votre boîte. Tu ne
veux même pas faire de la tech. Si j'avais voulu ouvrir une boucherie, tu
serais en train de couper du jambon.
Tu veux quelque chose ? À part toi ? Non.
Tu n'as pas soif, toi ? Tu n'as pas soif ?
Julie, tu me fais votre carnaté. Je n'ai pas soif, je suis esquintée, esquintée.
Merde, ces chaussures-là. Non, mais tu as vu ce que j'ai mis ? Je ne comprends
pas. Tu ne m'écoutes pas.
Il s'appelle comment, là, Tintin ? Je ne sais pas.
Merci. C'est vrai que ça doit envoyer du poids, ça.
Il est craquant, non ? Il jeûne quand même, non ? Major est contentant,
absolument. Il veut une femme like me.
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,
aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,
aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,
aïe, aïe, aïe,
aïe,
aïe,
aïe, aïe,
aïe,
Anne, je te présente JP. JP, Anne.
Bonsoir.
Avec Anne, on va rester dans le salon.
Parce qu'on a envie d'être que avec Anne.
Vous avez Ken ? C'est JP, il est marrant.
Il est marrant et il va nous laisser, Jean-Paul.
Ne m'appelle pas Jean-Paul, on dirait qu'on est fâchés.
Je suis désolé.
Il est bête, mais il est gentil.
Et toi, t'es magnifique.
Il est là, il est là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là,
là, là, là,
là,
là Salut.
Bonne soirée, madame.
Je t'apprendrai à m'appeler madame.
Elle m'a voulu mon joint.
Elle est partie de son conjoint.
Ah, je... Pardon.
Oui ? Oui.
Vous avez cliqué sur trajet partagé.
Quelle soirée de merde.
Je peux descendre si vous voulez.
Non, ça va.
Je suis désolée, normalement je suis plus agréable.
Là, j'ai passé de très mauvaises lois.
Tu peux faire quelque chose ? Je sais pas, qu'est-ce qu'on peut faire quand on
vient de se faire briser le cœur ? Bah, souvent des bêtises.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Qu'est-ce que tu m'as fait pleurer ? Toi aussi, tu m'as fait pleurer.
Qu'est-ce que tu fais là, ma puce ? Je me
suis engueulée avec Marco.
Je ne savais pas où aller. Je suis désolée.
Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Il est tard.
J'étais à un séminaire, un truc.
Tu sens l'alcool et le pétard.
Bah, c'est vrai, j'ai un peu pris l'habitude d'être libre. C'est sûr qu
'avec nous, t'étais en prison.
Je vais me coucher, bisous.
Euh... Je t'ai pas dit, en fait, j'ai... Je t'ai pas prévenu que j'avais fait
quelques petits aménagements. C'est-à-dire des aménagements ? Bah là,
tu vas certainement trouver ta chambre un tout petit peu... Vos enfants
quittent la maison ? 7 conseils pour aménager une chambre en salle de sport.
Mais c'est quoi, ce bordel ?
Et pourquoi pas la chambre de Lola ? C'est elle qui s'est barrée vivre à l
'autre bout du monde.
C'est plus pratique, elle est plus grande, ta chambre.
Non, c'est juste que Lola, elle te manque tellement qu'elle, tu lui gardes
sa chambre comme un petit musée. Mais non, j'avais besoin de rangement. Je me
suis réappropriée un petit peu d'espace.
J'ai le droit, non ? Oui, t'as le droit.
Sauf que là, c'est ma chambre.
Écoute, ta chambre, tu n'y es plus, tu n'y dors plus depuis, je ne sais pas,
moi, deux ans. Je ne pouvais pas prévoir que... Que mon couple allait foirer ?
Moi non plus.
Sauf que là, c'est ma chambre avec mes souvenirs. Et c'est tout ce qui me
reste, mes souvenirs, vu que j'ai cramé mon avenir.
Welcome back.
Sous-titrage ST' 501
Sous-titrage ST' 501
Ma petite soeur, je sais que tu vas finir par ouvrir ce journal.
Ce jour-là, rappelle-toi que je t'aime et que tout passe.
Grandir, ça fait peur, mais c'est aussi être libre de devenir qui on veut.
Je t'aime pour toujours.
Ta Lola.
Ça sera toujours ta maison ici, tu sais, ma puce.
Tu sais.
Mais il faut que je devienne indépendante quand même.
Indépendante ? Quelle connerie.
Tout ça pour finir seule dans un EHPAD.
Et enfin, c'est toi qui disais que les femmes devaient être indépendantes, non
?
Oui, mais je pensais pas qu'elles finiraient toutes accros devant leur
TikTok, devant des tutos make-up ou fashion.
Parce que t'as TikTok maintenant, toi.
Non, j'ai pas TikTok.
Je connais comment.
C'est ma maman qui est jeune.
Ouais.
Je t'aime. Moi aussi.
Oh chéri, qu'est-ce que tu fais là ? J'étais pas prêt à récupérer.
Toi, qu'est-ce que tu fous là, frérot ? On s'est disputé avec Marco.
Pourquoi t'appelles ta sœur, frérot ? Parce que c'est ma sœur.
Ah.
Ça va ? Et toi, pourquoi t'es habillé comme un vigile de supermarché, là ?
Parce que je vais à la banque.
Pour ? Je vais faire un emprunt.
Pour ? Eh ben, on va déménager avec Eva.
Ah bon ? Mais il est pourtant mignon, votre appartement.
Ouais, mais il est un peu petit.
Pour vous deux, ça va. Pas besoin de... Ben, justement, on va plus être deux,
là.
Bon, maman.
Là, je fais en téléphone.
C'est-à-dire que vous allez plus être deux ? Eva, elle est enceinte.
C'est trop bien, ça ! Mais de qui ?
À deux mois, je crois, maman.
Ah bon ? Mais comment ? Comment ? Je sais pas, je vais pas t'apprendre
comment on fait un bébé, quoi.
Tiens, regarde.
Regarde-moi la beauté.
T'as vu, avec le cœur qui bat et tout ? Tiens, mets le son, c'est mieux.
Tiens.
Ah oui, c'est... Fascinant.
Et vous allez le garder ? Bah oui.
Enfin... Maman, t'es bizarre, là. On dirait que t'es pas contente.
Maman voulait être libre.
Je cite. Oh, arrête, Louis. J'ai jamais dit ça.
Pas plus tard qu'hier.
Attends, mais t'es contente ou pas ? Oui.
Ah oui, oui, je suis ravie.
Ravi, ravi, ravi. C'est fou comme ça au petit déjeuner, là.
Et du coup ? Tu vas être mamie, maman.
C'est... C'est merveilleux.
Oui, c'est merveilleux, voilà, j'allais te dire.
Allô, maman, accroche-toi, j'ai une nouvelle.
Ça y est, il t'a dit Théo ? Quoi, t'étais au courant ? Bien sûr, avant
moi. Ça sert à ça, les grand-mères.
Tu verras, tu verras.
Ah ben, super.
Je t'embrasse.
Ah, t'es là ! Tu vas où ? Je m'en vais, parce qu'il y a le petit qui est tombé à
l'école.
Il vient de m'appeler, il faut que j'aille le chercher.
Mais attends, ton fils, il peut pas y aller, là ? Mais il travaille, mon fils,
enfin ! Toi aussi, t'as encore un travail, je te rappelle.
Nous, c'est pas pareil, on est proche de la retraite.
Déjà, tu dis pas nous. Est-ce que par hasard, t'allais calculer tes points de
retraite sur ma-retraite.com ? Tu devrais, hein ! Au fait... Quoi ? Alors,
hier soir ? Tintin au pays de la PlayStation.
Ah bon ?
Non, les jeunes, ils sont trop jeunes.
Alors les vieux... Trop vieux, non ? Voilà.
Bisous, bisous.
À plus tard.
Pour le coffee shop, il y a un petit changement. Ils veulent du blanc à la
place du beige, c'est ça ? Non.
Ils veulent Alice pour ce contrat.
Alice, la stagiaire ? Oui, je sais, mais les proprios la trouvent moderne.
Tout le monde aime son travail, si tu veux que je te dise.
Voilà, et moi, je suis vintage, c'est ça ? Mais non, mais tu vois ça, c'est
juste, elle est très suivie sur son compte d'archi. Tu sais à quel point ça
compte aujourd'hui ? Coucou tout le monde, c'est encore moi. Aujourd'hui, je
vais vous montrer comment on aménage un petit dressing, même quand on a
beaucoup, beaucoup d'affaires, comme tout bordel.
C'est parti ! C'est une gamine, elle a zéro expérience. Ça fait pas deux mois
qu'elle est là que ça y est, elle est déjà... Ah ! Coucou Alice.
Coucou.
Ça, c'est les dossiers que tu m'as demandé ? Merci.
Merci Alice.
J'ai expliqué à Anne que vous alliez faire équipe sur le coffee shop.
Je suis trop contente.
Attends, Anne.
Il faut accepter ce qui se passe dans la vie.
Tu sais, à la ménopause, on s'adapte.
Avant, on me demandait si j'avais mes règles.
Maintenant, c'est la ménopause.
Ça va s'arrêter quand, ces conneries ? Ça s'appelle du réglo-spanning.
Je vous laisse.
Fais un petit effort.
Cette génération, ils ne sont pas que nuls.
Il doit être passionnant.
Vas-y, allume-le, toi.
T'es prêt ? Quoi ? Tu parles du bébé ? Ben oui.
Non.
Et ça t'angoisse pas ? Ben non, tu sais très bien, je suis un mec, moi.
On fait les trucs, on réfléchit après, voilà. C'est comme ça.
Le pire, c'est que c'est vrai.
Tu y vas, toi, au mariage de papa ? Bah oui.
Bah quoi oui ? Ça te dérange pas ? De quoi ? Tu dirais quoi, toi, si maman,
elle sortait avec un de tes potes ? Pire, si elle se mariait avec un de tes
potes. Bah le mec, c'est pas pareil. Tu sais très bien.
Bah si, c'est pareil. C'est pas comme si leur bite avait un statut diplomatique.
Je te jure, j'ai l'impression qu'ils n'ont qu'une seule répite dans la
bouche. Nous, on valorise leur expérience et eux, ils utilisent la
nôtre pour nous traiter de putes. Ils veulent faire du sale dans une meuf
propre, en fait.
Deux secondes ! Mec.
Tu veux une meuf épilée comme une actrice porno qui sent la tisane au
teint ? Mais frère, va donner une bougie en fait.
Et Marco qui ose me parler de mon kilométrage s'il te plaît. Et qu'ils
apprennent à faire des cunnières avant d'avoir peur d'être comparés là.
Je te jure, je peux plus me les voir. Tu leur montres, ils vexent, tu leur
montres pas, ils trouvent pas. Dis pas bonjour à ma cerise, je te nettoie pas
le casque, t'es mort.
C'est quoi qui est mort ? Pas de cunni, pas de pipe.
Moi, perdre tout un bas, j'aime ça. Ah bah c'est quand tu veux mon frère.
Oui, bien sûr, et tu vas nous dire que le body count d'une meuf ça compte pas ?
C'est sûr que si on devait s'intéresser au tir, on serait pas dé
Moi, ça me saoule ce que tu dis 15 fois. Arrête avec les applis. Oui, oui, oui,
bien sûr. Et puis, dans la vraie vie, il arrive au ralenti, il me sourit, je lui
souris. On tombe amoureux.
Il me passe la base aux doigts. Il me doit. C'est incroyable. Dans la vraie
vie, c'est des sacs de merde et pas au ralenti. Sors dehors, dans la vraie vie,
rencontre des vrais gens. Attends, attends, attends.
M. Grinder, là, il va nous faire une leçon de morale. Grinder, c'est parce
que j'ai pas le choix.
D'accord ? Bah oui, t'as pas le choix.
Qu'est-ce que je réponds pour qu'il se sente désiré, mais pas trop non plus ?
Trouvez-moi un PD, un brin sympa, un peu joli et qui a envie d'une relation.
Au milieu de tous ces hétéros dans le placard, là.
Regarde comment tu la trouves.
Elle est fraîche.
C'est ma kiné sur Doctolib. Montre.
Ah ouais, Doctolib is the new Tinder.
Arrêtez les gars avec ça. Regarde si elle est bonne déjà.
Elle est super bonne.
Non mais bonne kiné.
Ah, kiné, ok.
On dit rééducation.
Toi, les jambes. Et toi, global.
Rééducation globale pour toi.
Globale, c'est pas mal, ouais. Toi, rééduque ta chatte.
Toi, rééduque ta bouche, ouais. Oui, mère.
Je vous... Je vous la porte tout à l'heure.
19h pile.
Je vous embrasse.
Mais tes parents, ils savent pas quitter, en fait.
Ben, sinon, ils me saoulent plus leur chambre de bonne. Attends, parce qu'ils
te la saoulent encore, là ? Les cochons de bourgeois. Elle est rare.
Et encore, c'est parce qu'ils me croient toujours à la fac.
Alors, tu te retournes ou pas ? Pourquoi tu m'étais pas retrouvée ? Comment ça va
? C'était elle, ma meilleure amie.
Victoria.
Pour la vie, mes amours.
On se quitte plus jamais.
Putain, j'arrive pas à croire qu'on l'a eue.
Ça va, Marie ? Je l'avais présentée à mon père pour qu'elle fasse un stage
dans sa galerie d'art. Merci beaucoup pour le stage.
C'est génial que je tombe sur toi. T'es dispo la semaine prochaine pour qu'on se
fasse un petit dîner avec ton père ? En tout cas, vous êtes beaucoup plus jeune
que votre âge.
Qui ça ? Disons qu'ils se sont un peu trop kiffés. T'as dit mon âge, toi ? Tu
sais qu'on part habiter à la campagne ?
Attends, quoi ? Mais pourquoi il ne me l'a pas dit ? Et parce que tu ne l
'appelles jamais ? Voilà pourquoi.
Enfin, peut-être parce qu'il sort avec une meuf de l'âge de sa fille. Tu
comprends que c'est violent ou pas ? Ouais, d'accord.
Vous n'avez rien à dire ? Non.
Ok, donc je vois que personne n'a changé dans cette équipe.
Eh ben non.
Allez, bonne année.
La prochaine fois, je vais... La prochaine fois, je vais... C'est une
conne, c'est une conne.
Ah, putain ! Il y a le mec de Grindr qui me harcèle.
Je suis à deux doigts de le bloquer.
Quelle pauvre fille.
et qu'évidemment ils prennent pas la vie.
Voilà, donc je vais t'envoyer les documents que tu dois signer, et aussi
pour qu'on s'organise pour que tu me... Mande des clés.
Mande des clés.
Mande des clés. Mande des clés.
Mande des clés. Mande des clés. Mande des clés.
Mande des clés. Mande des clés. Mande des clés. Mande des clés.
Mande des clés.
Tu sais, il y a des moments dans la vie où tout semble s'écrouler, tu te
demandes si t'es pas juste en train de tout foirer.
Si t'es en couple, il faut absolument que tu testes ça. J'ai eu trois habits.
Vous voyez ces petits couples parfaits et d'un coup ils se séparent, personne
ne comprend pourquoi.
Tu continueras de chialer, tu continueras d'être énervé avec du recul.
... ...
...
... ... ... ... ... ...
... ... ... ...
Madame ! Oh, oh, oh !
Madame, non ! Madame, stop.
Désolé, je ne sais pas ce qui lui a pris.
Ça va aller ? Oui.
Non, je ne sais pas.
Je ne sais pas pourquoi tout m'agresse en ce moment.
Je ne pense pas qu'il ait envie de vous agresser.
J'ai l'impression qu'au contraire, qu'il vous aime bien.
Ah ben oui.
On dirait même un coup de foudre là.
Hé, arrête d'embêter... Anne.
Vincent, enchanté.
Bon, ben, je vais y aller, moi, de toute façon.
Ben alors, qu'est-ce qui te prend, toi ? Ça va pas ou quoi ? Je suis désolé, je
crois qu'il a envie de vous accompagner.
Et moi, j'ai pas tellement envie de me contrarier.
On va pas aller loin, j'habite à des murs. Viens là, viens.
Là, t'as les grands voyages, t'as commencé par des petits pas.
Oh là là, t'as vu ce que je viens de dire ?
Ça se fait plus, ce genre de truc.
D'accord.
La drague, la drague lourde.
Ah bon ? Dommage.
C'est par là.
Ah, c'est tout près de là où vit ma fille.
Ah ? Ouais, je garde son bébé des fois l'après-midi.
Ah bon ? Ah oui, grand-père. Je sais, non, c'est pas très sexy. Même moi, en
le disant, ça me... Non, non, pas du tout, pas du tout. C'est pas ce que je
voulais dire.
J'ai pris le chien, c'était pour ne pas me sentir seul.
Et puis, ça m'est tombé dessus un vendredi après-midi.
C'est ma fille, elle a ressurgi en pleine nuit.
Moi qui rêvais d'être calme.
Calme ? C'est un vilain mot, toi.
Ah bon ? Pourquoi c'est un vilain mot ? Parce que la vie seule, c'est pas de la
vie.
Je suis là. C'est de la survie.
C'est pas marrant, quoi.
Bon, bah, à bientôt, peut-être. Allez.
Ah oui, à bientôt, oui.
Au revoir.
Et... Bah, on a son adresse, mais
on n'a pas pris son numéro.
C'est con, hein ?
J'ai au moins les cendriers, là. Ça pue.
Non, mais en fait, j'ai plus de 17 ans, maman.
Et puis, j'ai encore le droit de me sentir chez moi, ici, ou plus du tout ?
Tu veux sortir chez toi ? Tu payes un bout du loyer, alors.
Ah, OK.
Pas de souci. Il faut instaurer des règles. C'est pas possible. Toi, là,
dans le salon, c'est... Si tu veux, je peux me terrer dans ma chambre. Comme
ça, tu seras pas dérangée.
Non, c'est pas... Je vais... T'inquiète.
Je vais gagner de l'argent et me dégager d'ici. C'est super, je suis contente
pour toi, ma chérie.
Mais là, je suis un petit peu déboussolée. Tu peux comprendre, j'ai le
droit.
Parce que c'est sûr que moi, ça m'amuse de revenir vivre chez ma mère.
D'avoir gâché 5 ans d'études et 2 ans de ma vie à créer une start-up pour changer
le monde, tout ça pour que ça se pète la gueule. Le discours de Miss, je veux
sauver le monde, du coup tu fumes des pétards devant ton ordi toute la
journée.
C'est pas la vraie vie, ça.
En fait, si je peux le déjouer en maman, c'est juste pour calmer mes crises d
'anxiété. Je sais pas si ça t'intéresse, mais je suis TDAH. Ah, la nouvelle mode,
là. Tout le monde a un pet de travers, maintenant.
TDAH, HPI. Non, mais lol, quoi ! En tout cas, c'est sûr que c'est pas avec des
gens comme toi qui va changer le monde.
Louise, tu me parles sur un autre tournoi.
En fait, tu sais quoi ? J'ai plus envie d'être la bonniche de personne.
J'ai pas envie de m'occuper de ton linge, de faire les courses, de passer l
'aspirateur lors d'un attachant, mais dégueulasse ! Mais personne... Je te
demande de la ranger, ma chambre. Mais ça me fait flipper, moi, de te voir, là,
régresser, là, comme une ado qui squatte chez moi.
On te redirait comme ta sœur, là, il y a 15 ans. Non, mais t'es un cauchemar.
Moi aussi, hein, j'ai eu des traumas.
Mais je me suis battue, je me suis sortie les doigts du cul.
Maintenant, j'ai besoin d'un temps.
Pour moi.
Voilà, moi.
Moi, moi, moi.
Moi, moi, moi.
La seule qui régresse et qui a peur de grandir ici, c'est toi.
Mais de quoi tu parles ? Je suis une adulte, moi, madame. Une adulte ? Qui a
peur à l'idée d'avoir un petit fils et quelques rides au front ?
Madame ! Ok, j'avoue, ça a été un peu un choc pour moi.
Et désolée si j'ai du mal à m'y faire.
Bah moi aussi j'ai du mal à m'y faire.
Et bah comme ça on a du mal ensemble.
Super, voilà, super.
Ça va mieux mon bébé d'amour ? Pof, je t'avoue.
C'est à cause de Marco ?
Je sais pas si je devrais le rappeler.
Bah moi je t'ai dit non, mais attends, je demande quand même.
Non mais si je te demande à toi, c'est pas pour que tu demandes à JJPT en fait.
Quels sont les erreurs à ne pas commettre quand on rappelle son ex ?
Voilà, c'est exactement ce que tu fais. Ne pas rappeler, pour raviver la flamme,
ce que tu sais de faire.
Oui, en gros, ne pas rappeler, sauf si tu veux recréer une histoire avec lui,
ce que tu veux pas faire.
Eh bah écoute, c'est super.
Je vais me noyer et je te rappelle.
Non, non, mais attends.
Qui tu veux être ? Je sais pas, bébé.
Je sais plus qui je veux être, je t'avoue.
Bon, alors toi, c'est l'enfant.
Et moi, je suis le mort et le cheval.
J'ai plus envie de jouer au figurine, bébé.
Ça, c'est pas facile, la vie d'adulte.
Je sais que si ça te fait trop, je peux l'apprendre un peu avec moi.
T'as qu'une seule chambre.
Sauf si t'as décidé de la faire dormir entre toi et ta future femme, son ex
-mailleur ami, là, tu sais.
Bon, alors, déjà, t'es pas obligé de me parler sur ce ton, et on va déménager.
Ah ouais ? Vous allez où ? À la campagne.
Acheter une petite longère dans la Beauce.
Tu détestes la campagne ? Oui, ben, ça prouve que j'ai vieilli.
Ben déjà, tu vas être grand-père.
Quoi ?
Quoi, quoi ? Lola est enceinte ? Non, ton fils.
Enfin, sa femme.
Mais pourquoi il ne m'a rien dit ? Pardon, je ne savais pas que tu ne
savais pas.
Cela dit, il me paraît qu'ils font des doubles peut-être pour Jumeau.
Comme tu vas aussi faire un enfant à mademoiselle 25 ans.
Ce n'est pas impossible, mais on n'est pas là pour parler de moi, si ? Alors ?
Ah, mais j'adore.
J'adore la capacité que vous avez, vous les hommes, à tout recommencer.
Voilà, comme dans le Roi Lion, tu sais, le grand cercle de la vie.
Parce que toi, tu couches pas du tout avec des petits jeunes, par exemple.
Oui, mais moi, je suis pas le grand lion de la savane, hein. Moi, je suis la
cougar.
Et toi ? T'es content ? De ? T'es de papy.
La nouvelle est récente, déjà.
Et puis moi, bon, le projet, c'était de me remarier, de refaire ma vie, mais...
Ça rajoute un peu de bordel, mais... Mais quand est-ce qu'on est plein d
'heures, quoi ? Dans la tombe.
Papi, mamie.
Voilà.
C'est pas beau, ça ? Si, c'est beau.
Ça te va bien ? Mieux qu'à moi ? Ben, voyons. Ben, bien sûr.
En tout cas, merci, tu me sauves avec ce taf.
Normal, t'inquiète.
Je te dis juste, le gars qui gère ici, son père est mort il y a six mois, il
vient de récupérer le resto, il a une pression de fou, donc nous, il faut qu
'on file droit.
Attends, je vous rappelle, maman, je suis en cours de droit fiscal.
Je sais même pas comment ils t'ont pas encore cramé, je te jure. Meuf, deux ans
de cours de théâtre, je suis pas Monica Bellucci, mais...
Je veux que tu me construises un palais. Trois mois.
Trois mois, c'est trop.
Ça va, je ne dérange pas. Ah oui, Jules, je te présente Louise.
C'est elle qui va nous aider.
Première adresse.
Non, mais on va continuer chez monsieur, finalement.
Non, non, non.
Monsieur Bostow.
Et surtout, monsieur ne voudrait pas que mademoiselle fasse des bêtises. Il
regretterait le lendemain matin.
Au revoir.
Et on ne dit plus mademoiselle.
Bonjour mademoiselle.
Enchantée.
T'as déjà servi ? Oui, bien sûr.
L'été à la quinguette de l'île de Ré.
Ici, c'est pas l'île de Ré.
Je peux te former si tu veux, mais si tu t'en sors pas, je pourrais pas te
garder.
Ok.
Ok ?
Pas rien.
Voilà ce qu'il s'est passé, quoi, là.
Le hyper.
Il faut commencer à commander, s
'il vous plaît. On est pressés, là.
C'est vraiment ce qu'on attend, là. Pardon.
Et voilà pour vous.
Ah, pardon !
Je suis désolée.
Donnez-moi la saucisse.
Je vous rapporte ça tout de suite.
Vous pouvez me ramener une pervette, quand même ?
Vas
-y,
essaye, mais fais gaffe. Lâche pas la manivelle. T'as vu, je peux le faire.
Ça va ?
Magnifique ! Seigneur, la cote de bœuf, on est d'accord ? Oui, très bien.
Tu peux leur filer ça ?
Oui, bien sûr.
Tu donnes ça à la table, là-bas, au fond, à gauche.
Et voilà pour vous, madame.
De rien.
Ça va être bon, ça.
Tout se passe bien pour vous ? Je peux vous proposer un dessert, une petite
glace ? De rien.
Putain, Marco, il m'a bloquée ! T'as de la merde dans les yeux ou quoi ?
D'après mon Apple Watch, j'ai eu un coup de foudre cette semaine.
She was Sunday !
Le contact visuel, c'est souvent le premier déclencheur du fameux coup de
foudre. Alors qu'on ne s'y attend pas, on a l'impression de subir un
électrochrome.
Bonjour.
Je suis Madeleine Schneider, votre kinésithérapeute.
Oui, je vous ai reconnu.
Enfin, je veux dire, je me doute.
Vous me suivez ? Bien sûr.
T'es moi, t'es moi.
Il est trop chaud.
Tu veux lui dire quoi ? De quoi tu parles ? Quoi ? T'as été pris dans ton
école de cinéma à Londres.
Je sais pas, je... J'arrive pas à lui dire.
Ça va pas être facile sans toi.
Ouais. Moi je voulais te... Allô ? Ouais.
Oui, t'as pris l'adoucissant ?
Oh putain, l'adoucissant, j'ai oublié. Je suis désolé. Déjà que tu devais t
'occuper des lessives et que je me tape tout, ça va ? Vas-y, allez, faut que j'y
aille. À plus mon amour, bisous.
Pas simple le couple, hein ? Pas mon mec.
Allez, envoie une lavette.
Il y avait quand même pas mal de mots clés, genre c'est pas l'adoucissant, mon
amour, ça faisait quand même très couple.
C'est pour mon ami Joseph, il est en fauteuil, du coup il peut pas vraiment
faire ses lessives.
Ok, donc en fait j'ai juste été hyper indiscret.
Tu peux te poser une question ? Dis-moi tout.
T'as pas vraiment l'air d'avoir besoin d'argent, donc je comprends pas trop
pourquoi t'es là.
Je suis là parce que mon mec, qui était aussi mon associé, a décidé de fermer la
boîte avant de me quitter, et que ma mère veut que je lui paye un loyer. Du
coup...
Ok, je comprends.
Et tu sais quoi ? Je suis en train de me rendre compte que c'était pas fait pour
moi, la tête.
Au moins, là, je peux parler à des vrais gens.
En tout cas, moi, je te trouve très courageuse.
Ah bon ? Ah ouais, ça doit pas être simple d'être sérieuse quand t'as fait
autant d'études.
Putain, mais ça me rend dingue, ces tables-là, bancales à chaque fois.
Putain de trottoir, hein.
Et je voulais te dire, je suis désolée pour le Hubert.
J'étais très mal et ça m'a fait déraper.
C'est pas le dérapage que je regrette.
T'as toujours des cales comme ça sur toi ? Toujours.
Ça me rend ouf quand c'est bancal.
Du coup, j'en ai partout, dans toutes les poches.
Ah oui, il faut vraiment pas être bancal avec moi.
Tiens, tu ferais bien de ne pas la ramener, toi.
Mais c'est pas la honte, tu sais ça.
Bienvenue au Columbus Café, qu'est-ce que je vous sers ? Un café.
Café ? Deux cafés, s'il vous plaît.
Espresso, Longo, Latte, Cappuccino, Mocha, Frappé.
Euh, tu veux comment ? Bah, au lait.
Au lait.
Latte, d'accord.
Allô ? Comment ça, il a pas son bonnet ? Quel lait ? Bah, du lait.
Avoine, amande ?
Demi-écrémé, entier, coco ? Ouais, normal, entier.
Voilà, je vous dois combien ? Ça dépend, on n'a pas fini.
Quelle taille ? Oh, merde !
Quoi ? Je me suis plantée. J'ai mis le bonnet de laine à la place du bonnet de
piscine, dans le cartable. C'est embêtant. Ouais.
Je retourne à l'école.
Ah quoi, tu restes pas à la réunion ? Non.
Allez, les filles, vous êtes prêtes ? On a des prénoms, Anne.
Les filles, c'est très jambé, quand même.
Ah oui, papa.
Cathy, elle vient ? Elle vient pas ? Non, elle fait pas.
Alors... Quoi, il y a quelque chose qui vous fait rire ? C'est le
podcast que j'écoute.
Quoi, t'écoutes un podcast pendant la réunion ? Bah oui, ça s'appelle le
multitasking.
Et c'est un podcast, c'est hyper important en plus. C'est hyper
important. Ça parle de racisme systémique et de comment on peut faire
pour le déconstruire. Je comprends, mais notre réunion aussi, elle est très
importante. Alors avant de déconstruire, on pourrait construire, non ? Plus
importante que le racisme ? Non, pas du tout. Non, non, c'est pas ce que je
voulais dire. Mais je pense que c'est important de se concentrer aussi sur
notre projet, quoi.
OK, en fait, c'est exactement ce que les podcasts expliquent.
Tu vois, les boomers qui ont porté des pins ne touchent pas à mon pote.
Ils disaient que ça y est, il avait fait le taf.
Tout va bien.
Voilà, c'est exactement ça.
J'ai jamais porté de pin.
Des badges alors, peut-être.
Bon, tu peux enlever tes écouteurs pendant qu'on se parle, s'il te plaît.
Mes écouteurs ? Oui, tes pins.
Ah, mes Airpods.
Des Airpods.
Bonjour le bruit.
La vie, la ville, les humains.
Alors ?
Mais c'est chiant, quoi. C'est chiant.
Allô ? Allô, allô ? Pourquoi tu cries comme ça, maman ? Ah, pardon, excuse
-moi. Ça va, mon chéri ? Oui, ça va super.
Avec Eva, là, on te disait qu'il serait pas mal d'organiser un dîner entre toi
et ses parents, non ? Mais je les ai déjà rencontrés, ses parents, moi.
Oui, mais pas depuis la nouvelle.
Ça change quoi ? Ça change que vous allez être grands-parents du même bébé.
C'est important, quoi.
Je sais pas, faut officialiser.
Ok, si tu veux.
On fera ça à la maison ? À la maison ? Mais quelle maison ? Bah chez toi, chez
nous. Je sais pas, c'est mieux si c'est le futur papa qui reçoit, non ? Bah c
'est quand même toi le futur papa, non ? Enfin maman, c'est pas parce que j
'habite plus à la maison que c'est plus la maison.
Si ? Ah voyons. Bisous.
Bonjour, quoi.
Attends, je parlais au chien, je ne me serais pas fermée. Je plaisante.
Vous êtes venu voir votre petite fille, là, dans le coin ? Non, pas aujourd'hui,
non. Non, à vrai dire, je voulais vous demander, enfin, si vous êtes d'accord
avec ça, de me donner votre numéro.
Ça m'évitera de le promener dans le quartier en espérant vous croiser.
Je ne sais pas si c'est mignon, flippant ou... C'est surtout très con parce que
je vis à côté d'une forêt.
En plus.
Donc vous voulez bien me donner votre numéro ? Pour ? Pour vous inviter à
dîner par exemple ? J'ai pas de stylo.
Alors on n'est quand même pas boomer à ce point là, on peut faire avec le
portable direct ? Ah mais oui, je me fatigue.
Alors, ça ? Ah oui comme ça. Voilà.
Ah.
Bon.
Appelez-moi.
Promis.
Non, appelez-moi maintenant, parce que je... Je réponds pas aux appels
inconnus.
Pardon, oui.
Voilà. Eh ben voilà, ça marche.
Alors, à bientôt.
À bientôt.
Oh là, papa, il va tomber très, très amoureux.
Coucou.
Coucou, ma puce.
Ça va ?
J'ai rencontré un homme, là, dans la rue.
Trop bien.
Raconte. Ben, il était avec son chien, là.
Très beau, hein.
Qui ça, le chien ou le mec ? Ah ben, les deux, en fait.
Eh ben, tu sais quoi ? Il m'a dit qu'il était grand-père aussi.
Eh ben, ça a dû vous rapprocher.
Ah non, non, non, non, non, non. Je lui ai pas dit que... Que ? Ben, que j
'allais être comme lui, là.
Grand-mère, tu veux dire ? Voilà, c'est ça.
Tu l'as trouvé vieux ?
Non. Bon, c'est pareil pour toi, maman.
Ah non, c'est pas pareil pour les femmes, ma chérie.
Pas que les hommes vieillissent mieux, mais peut-être qu'ils sont regardés avec
plus de tendresse par nous. Mais t'as pas regardé avec tendresse, lui ? Si,
si, un peu.
Il a même pris mon numéro.
Mais c'est super ! Ouais, ouais, bon, mais je fais quoi, moi ? Après, on va
dîner, on va coucher ensemble.
Bah oui !
Et après, on va passer nos week-ends à garder nos petits-enfants. Tu sais c'est
quoi ton problème ? Tu t'es tellement habitué à te battre seul que t'es
incapable de voir que la vie te fait un cadeau.
Profite.
Je profite.
Allez, je t'aime. Ah oui.
3600 euros les charges.
C'est bon, j'ai terminé, je peux y aller ? Ça va ?
Arrête avec tes mouh-mouh, on dirait ma psy, là.
T'as le temps d'aller chez la psy, toi ? Une question de temps, c'est que si j'y
vais pas, je... Bah si, tu vois, moi j'ai les fournisseurs sur le dos, un
retard de loyer et les marchands nuls, donc je t'avoue que j'ai un peu tout à
foutre d'aller chez la psy.
Oui, mais il faut que tu te détendes aussi.
Mon père est mort et je dois gérer tout son bordel, donc je trouve que c'est un
peu compliqué d'être détendu.
T'es au courant qu'un resto, c'est pas juste des chiffres sur un ordinateur.
C'est aussi une ambiance.
Une vibe.
Une vibe.
Oui, une vibe.
C'est un peu un truc de bobo, ça, non ? En attendant, la bobo, elle se demande
si t'as mangé.
Bah non, j'ai pas le temps.
Allez, bouge.
Qu'est-ce que tu fous ? T'occupes !
Et voilà pour monsieur.
Tu m'as fait des pâtes comme dans la belle et le clochard.
Et du coup, c'est qui le clochard ? Tenez.
C'est une petite recette que ma mère m'a apprise quand rien ne va plus.
Goûte.
Ah ouais, c'est bon.
Donc en plus, tu cuisines.
En plus de quoi ?
Tu devrais servir des trucs comme ça aussi dans ton restaurant.
J'aurais la gueule de mon père.
Il commence à servir des plats pour enfants dans son restaurant.
C'est ton restaurant, maintenant.
Non, ce sera toujours le sien.
Tu veux pas y aller, toi ? Si, mais j'avais un patron à psychanalyser.
Y a-tu boulot ?
Ça, je te le fais pas dire.
T'écoutes quoi ? Coucou. Ça va ? Attends.
Pas mal, j'aime bien.
Sous-titrage
MFP.
Sous-titrage ST' 501
Regarde, on peut même faire coucou, là.
Moi,
j'aime bien. Maman, t'es avec nous, là ? Oui.
C'est pas un peu trop tôt, là, pour choisir ? Non, c'est pas trop tôt. Je
vais juste voir si t'arrives à la plier, à la déplier. Oui, bien sûr.
Tu comptes t'en occuper aussi, de cet enfant, non ? C'est pas que pour ma
pomme. Tu peux essayer, s'il te plaît ? Ça va, je sais ce que c'est qu'une
épicette.
Prête le truc derrière.
Quoi, ça ? Voilà.
Bon.
C'est pas compliqué. T'as deux boutons, tu fais ça, ça.
Non, mais ça marche pas. Un peu de patience, non ? Vas-y. Alors, toi, est
-ce que tu sais tourner ? J'ai mis du temps.
Tu sais, pour moi aussi, ça a pas été facile au début.
Ah bon ? Bah non.
Toi, t'es une mamie géniale, toi. Bah, elle aussi.
Mais elle le sait pas encore.
Ah bah je m'attire.
Ouais.
Qui a mon fire ? On y va.
Faut que je fasse un vin sans casser ? Tu vois, le poker, c'est un truc... Faut
le sentir, quoi. Là, tu vois, je sens qu'il faut que je me coûte.
Donc je me coûte.
À toi de parler, mon amour.
C'est mort, je me couche. Je vais
te
foutre à poil dans tes rêves.
Non, en vrai, mon amour, t'as bien fait de la jouette.
Vraiment, t'as bien fait. Bon, moi, je vais faire un petit bout, là.
Tu veux un petit bout ? C'est quoi ? C'est des petits chocolats.
Ah, mais le mec, il a un menu carrément pop.
C'est du lait de lait. C'est du chocolat.
Avec des petits champignons hallucinogènes dedans. Tu veux un petit
bout ?
Non, merci, t'inquiète. Tu fais un petit bout ? Après, moi, je suis chaud. Tu
peux me relever avec ça ? Non, mais tu vas décoller, bébé. Fais un petit bout
avec moi.
Non, moi, je travaille demain.
Bon, on se le fait une partie encore.
D'ailleurs, toi, raconte avec ta kiné.
Gênant de ouf.
Elle me met sur la table, là, et qui me met debout.
Madeleine. J'adore votre prénom. Donc, je tente une approche.
C'était la femme de Jésus, non ? Marie-Madeleine.
Et je ne suis pas sûre qu'ils étaient mariés, c'est la vie.
Alors... On se concentre bien le regard sur l'horizon.
Je la vois qui se baisse.
Et là, bam, énorme tricasse en dessous de son nez.
Ça peut arriver avec le verticalisateur. Je pense que ça n'a plus à voir avec
vous, Madeleine.
Joseph. Madeleine.
Au moins, elle sait que ça marche.
Cochon. Mais il y a un monde après ça, peut-être.
J'ai envie de boire un verre, peut-être. C'est clairement ma carme.
40 ans, des gosses, petite milf. Ça me fait penser un peu à la mère de Louise,
d'ailleurs.
Toi, commence même pas avec madame. C'est pas de ma faute si ta mère, c'est
la première milf qui m'est fait morder.
Bonsoir, Anne. Bonsoir, maman.
Bonsoir, tout le monde.
Bonsoir, Tatane, ça va ? Ça va, Marie, ça va, les gars ? Bonsoir.
Bonsoir. Je suis Jules.
Ah, enchantée. Jules, vous êtes le restaurateur.
Ah, super.
Elle est très contente. Je ne vous imaginais pas aussi jeune.
Pardon,
excusez-moi, je vous laisse.
Un petit verre.
Non, j'y vais, j'y vais.
C'est sûr ? Non, allez, Anne.
Je vais aller me coucher.
Mes amis, mes amours, mes emmerdes.
L'abstrait, en sacrifiant ses narres, je m'en accuse
à présent.
Mes amis, mes amours, mes emmerdes.
Mes amis, c'était tout en partage, mes amours faisaient très bien l'amour.
Mes emmerdes étaient ceux de notre âge, où l'argent s'est dommagé.
Je suis désolé pour tout à l'heure.
C'est plutôt flatteur en vérité.
Bien que je ne sois pas passionnée par le mot MILF.
Cela dit, je vais être grande MILF.
Félicitations d'ailleurs.
Merci.
Ça va ? Ça va et toi ? Je suis trop contente que tu sois venue. Mais oui,
trop cool, vraiment, ça m'a fait trop plaisir. Quoi, ça t'a fait trop plaisir
? Oui, c'est trop bien.
Il faut que j'y aille là.
Mais attends, non.
Je vais le restaurer à 9h.
Salut les gars.
Salut le boss.
Salut Jules.
Attends, t'es sûr que tu veux partir ? Il y a deux types de gens qui ne sont
pas très compatibles.
Quoi ? Les hommes et les femmes ? Non, les gens du jour et les gens de la nuit.
Alors parfois ils se croisent le petit matin comme ça, mais en général, ceux du
jour sont mieux que ceux de la nuit.
Et moi j'ai envie d'en faire partie.
Oui, moi aussi j'ai envie d'en faire partie.
Donc demain 9h.
C'est sûr ? Vraiment ?
Je peux trouver quelqu'un pour t'emplacer encore, vraiment.
Hé, je t'ai dit que je serais là, je serai là.
À demain ? Neuf heures.
Garde à vous.
Bonsoir.
Qu'est-ce qu'on prend ? De l'eau pour moi, s'il vous plaît.
Je veux bien quatre shots de Jet 27.
Merci.
Qu'est-ce qu'il y a ? Oh non, la paix ! Mon cœur ne regarde pas.
Il y a la meuf que j'ai envie de finir qui est là.
Oh putain, pourquoi il est là, lui ? Ça va ?
Ouais, ouais, ouais, ça va.
Très bien.
Je peux y aller ? Oui ! Si ça va pas, t'inquiète, volcans.
Si ça va pas, tu m'envoies un volcan. Oui, allez ! Vas-y, va-t'y, mon enfant.
Mon amour, comme elle est belle.
Ça va ? Ça va, et toi ? C'est que j'aurai.
Non, t'inquiète.
Vous voulez ? Ça fait plaisir de te voir.
Ouais. T'es belle.
Merci.
Quoi ? Tu m'as manqué un peu.
Toi aussi, tu m'as manqué.
Beaucoup.
Mais là, ça va mieux. Voilà, elle va mieux, elle va mieux. Merci Marco, au
revoir Marco.
Attends, je vais me la faire.
Qu'est-ce que tu fais là toi ? T'as pas des vaches à traire ? Eh ben, Louise,
Carla, salut.
Regarde, regarde, regarde.
Je peux avoir un truc là.
Attends, attends, mais j'ai l'impression qu'elle va lui arracher les cheveux, là.
C'est ce que je t'arracherais bien, moi.
Oula, toi, t'es bourré, toi.
Non, c'est juste que quand je bois, ça me donne envie de t'embrasser.
Tu sais qu'il y a beaucoup de monde qui a envie de m'embrasser quand ils sont
bourrés.
Recule, recule, parce que là, je suis très, très sensible, OK ? Ça va à un...
Un ? Non.
Même pas à un et demi, ce que tu veux, non.
Dans tous les cas, moi, je me tire. Demain, c'est fini, tu me verras plus.
Mais le seul truc que je te demande, viens à notre mariage. Fais-le pour lui,
ne le fais pas pour moi. Même pas en rêve.
J'ai envie d'un grec, là.
Ça fait deux ans que j'ai pas mangé un grec.
Ça dépend quel grec.
Je crois qu'il faut que j'aille bosser, ça y est, là.
C'est un chiffre, là ? Bah oui, j'ai un chiffre. T'as ton avis ? Pourquoi tu
voulais pas boire ? Tu vas pas bosser comme ça, t'es stérile.
J'ai pas le choix, Julie. Il va me tuer si je bosse pas.
Elle va aller bosser, cette folle.
Au travail.
C'est reparti pour le resto. C'est un étranglement, c'est pas un câlin. Je
vous aime, mes amours.
Elle va vraiment bosser. Bonne chance.
Elle est déchirée.
Jules, il va la tuer.
Quelle roue de merde ! Putain !
Merde ! Qu'est-ce qui se passe ?
Tu peux m'aider ? Tu pues l'alcool.
Non, mais détente.
Détente, Jules.
Je savais que t'allais me planter.
Je suis là et à l'heure.
Tu crois que tu peux travailler comme ça ? Je peux laisser une pochtrone servir
mes clients ? Une pochtrone ? Oui, une pochtrone.
Comme mon père, en fait.
Putain, tu fais chier.
J'ai pas envie de revivre ça.
Et c'est pas la peine de revenir.
Moi, j'ai pas la place pour les gens bancales dans mon restaurant ou dans ma
vie, en fait.
Mais là, il vaut mieux mettre du verre. Ça sera flash quand même.
C'est quoi ça ? Quoi ça ? C'est les trés, là.
C'est les murs.
Les murs. Tu sais, les trucs qui tiennent les maisons, tu vois.
Mais c'est triste, quoi.
Trop triste comme ça.
Les Américains détestent les espaces fermés.
Open space.
Open space.
Je crains néanmoins que la plupart de ces murs ne soient porteurs et nous n
'avons pas le budget pour les IPM.
Détrompe-toi parce que j'ai appelé l'ingénieur et ça fonctionne.
Sans m'en parler avant.
Je suis désolée, j'ai ma grand-mère qui m'appelle, il faut que je réponde.
Une minute, pardon.
Allô ? Ma vie, ça va et toi ? Là, je suis au travail, mais je termine à 2-3
heures. Je passe à la pharmacie et je viens te voir.
C'est mignon.
Bah quoi ?
Tu verras.
Je t'aime.
Bisous, mamie.
Je suis vraiment désolée, c'est ma grand-mère. Elle se sent un peu seule en
ce moment.
Non, mais ça va.
On disait quoi, déjà ? Je pense que tu as peut-être raison. On va réfléchir
pour ces histoires du PN.
Merci.
Je voulais être écrivain.
Mais mon père voulait que j'aie un vrai métier, donc je suis devenue archi.
Quand j'étais petite, je voulais pas choisir mon métier.
J'avais une boîte dans laquelle je mettais tous les métiers que je rêvais
de faire.
Mais c'est pas pareil. Pour notre génération, c'était différent, non ? On
n'avait pas le temps de réfléchir à tout ça, à ce qu'on voulait être, faire.
Et je m'étais toujours dit qu'un jour...
Piocherai celui qui fera mon métier.
Allez-vous penser à vous y remettre ? À quoi ? À écrire, faire ce que vous avez
vraiment envie de faire.
Je rêvais de tomber sur la petite sirène, d'avoir le cran comme elle de
tout quitter pour aller vivre une nouvelle vie. Et après, bien sûr, j'ai
fait des études et j'ai oublié ma boîte à métiers.
Qui a envie de lire les problèmes d'une quinquagénaire ? Il serait temps de
passer à la prochaine étape, non ? Mais vous parlez de moi ou de ma fille, là ?
Vous parlez de moi ou de ma mère, là ?
Je crois que je vais lancer un petit poker en attendant le rendez-vous.
Non mais mec, faut que t'arrêtes le jeu là. Tu sais combien tu me dois ou pas ?
Mais bien sûr, je sais combien je te dois. Ça va, je vais me refaire.
Comment tu vas te refaire ? En jouant.
Mais t'es un ouf en fait.
C'est en jouant que tu perds tout.
T'es devenu complètement accro quoi toi.
Moi je suis complètement accro ? Moi je suis devenu complètement accro ? Ok.
Tiens, prends le téléphone, on va voir si je suis accro.
Voilà.
Et puis tu sais très bien, c'est pas facile pour moi. J'ai pas l'argent de la
maïf qui tombe comme toi. Si tu l'en échanges.
En vrai je suis chaud.
T'es sérieux là ?
Vas-y, tous les jours, j'échange pour tes vieilles jambes, là.
Putain, t'es vraiment trop con.
Quoi ? Ok, il y a Madeleine qui arrive.
Vas-y, casse-toi.
Je parle mal.
Madeleine ? Monsieur Boischenko ? Qu'est-ce que vous faites ici, toute
seule ? Madeleine, on peut s'appeler par nos petits noms en dehors du service,
non ? Joseph, la déontologie m'interdit. Déontologie ? Bon, bah, je vais choisir
un autre thérapeute, s'il y a que ça.
Qu'on puisse aller boire un verre.
Je bois pas.
Si je n'étais pas bel patient, j'aurais une chance.
Ce n'est pas le cas, Joseph.
Et si j'avais mes jambes ? Ça n'a rien à voir.
Il faut que j'aille.
J'ai écrit une chanson pour vous, Madeleine. Vous le savez, ça ? Vous êtes
musicien ? Je préfère poète.
Je fais du rap.
Je fais un concert bientôt.
Vous viendrez écouter la chanson ? J'ai hâte d'entendre.
Alors, ma biche d'amour, c'était comment le rendez-vous ? T'es ouf.
Je l'ai invitée à venir me voir au concert.
Et en plus, j'ai eu un petit bisou.
Attends, de quel concert tu parles, là ? Frère, ça fait cinq ans qu'on fait de la
musique. J'ai jamais fait de concert.
J'ai envie de sortir de l'ombre, là, ça y est.
Putain, mais c'est bien. Enfin, tu perds tes coups, frérot. C'est bien, ça. Ça va
le faire.
Ouais, ça va le faire. Mais par contre, je sais pas quand, je sais pas où, je
sais pas avec qui on va faire ce concert.
Mais on va le faire, ce concert. Je vous le dis, on va faire le concert. On va le
regarder. On va se démerder.
Louise, je peux te parler une minute ? Qu'est-ce que tu fais là ? Tu me suis ou
quoi ? C'est Victoria qui m'a dit. En plus pour me parler d'elle ? Louise,
je veux juste te parler deux minutes.
T'as pas compris que moi je veux pas te parler ?
que je veux pas venir en week-end chez toi et surtout qu'il n'y a pas un monde
où je fous un pied à ton mariage avec elle. Je comprends que ce soit difficile
pour toi.
Pour tout te dire, moi non plus je m'attendais pas à devenir le cliché du
vieux mec de 50 ans qui sort avec une fille de la moitié de son âge.
Mais c'est trop bête de passer à côté de l'amour.
Tout ça pour pas être une caricature.
L'amour, carrément ? L'amour, oui, carrément.
Je veux profiter du moindre rayon de soleil que la vie va m'offrir.
Et je vais te dire un truc, je pense que tu devrais en faire autant.
Je crois qu'il y a pas mal de nuages qui cachent mon soleil en ce moment.
J'imagine que tu ne veux pas en parler.
Bonjour Anne, c'est Vincent.
Bonjour Vincent.
Je me disais que vous pouviez boire un café tous les deux, je ne suis pas loin
de chez vous.
J'essaie de ralentir sur le café, mais je peux vous en offrir un quand même.
Oui, enfin je ne vous propose pas une dégustation des grands crus arabicains
non plus, mais un verre d'eau ça suffira.
J'ai toute la belle famille à Brunswick, j'ai plein de trucs à préparer. Je peux
aider moi si vous voulez, je peux faire le commis ? C'est parfait, vous
connaissez l'adresse ? Super, super, ok, j'arrive.
Pourquoi
ça
vous angoisse comme ça, ce brunch ? C'est le côté formel, adulte. Je sais
pas, je me sens envahie, là, tout d'un coup.
J'en rajoute, c'est ça ? Non, mais je... Vous disiez pas ça pour vous ?
Bon chocolat.
Ça m'a fait chier, ce brunch.
Je crois que ça va aller, la carotte.
On a mieux à faire, non ?
Vincent.
Moi aussi.
Moi aussi, quoi ? Moi aussi, je vais être grand-mère.
Ça ne vous dérange pas ? Non, mais ça, c'est sexy.
C'est sexy.
C'est très sexy.
Ça fait comme... Regarde.
Comme une danse.
Oh là là.
C'est doux, là. C'est doux.
C'est beau, là.
Voilà, voilà que t'es.
Putain, putain, c'est mon fils. J'ai tellement zappé. Ah ouais ? Allô ?
Maman, j'ai oublié mes clés. T'es où ? J'arrive, là. Tu peux m'ouvrir, s'il te
plaît ? Ok, ok, ok, j'arrive.
Faut y aller, là. Faut y aller, il y a mon fils. Il est à quel âge, ton fils ?
28 ans. 28 ans ? Ah, c'est cool, ça ! Ah, j'aime bien être avec toi.
Moi aussi, j'aime bien m'être avec toi. J'adore.
Ah,
je sens le bois, le parquet.
Ah, je sens l'arbre qui a été...
Maman, tu nous joues ? Sors par le jardin, par le jardin.
Non, pas du tout tendu. Eva, ma chérie.
Qu'est-ce que t'as fait ? Elle est ronde, elle est belle.
Une planète.
Enfin, je roule, plutôt que je plane.
Je sens tellement d'amour entre vous.
Et entre nous aussi, non ? En tout cas, c'est super ce brunch, maman.
Bonjour.
C'est qui ? C'est mes beaux-parents, on a été défoncés.
Ça va, Fabienne ?
Bonjour. Bonjour.
Ah, une grand-mère.
Oui. Je crois que je vois un cheveu blanc.
Arrête avec tes blagues. Ça va, c'est bon.
T'as une naissance et pas un enterrement, donc on peut rigoler.
Champagne ? Champagne.
Allez-y, Fabienne.
Tiens, maman, t'es là aussi. Pas trop fatiguée ? Non, maman.
Ça va, ma chérie ? Je vais voir un peu.
Très bien, je vais très bien, maman. Tout va très bien.
Ça va être chouette. C'est chouette, ça. Je sais pas si c'est bizarre, ça. T'es
douce. Je vais me changer. J'arrive.
Maman, t'as fait quoi à manger ? J'ai commandé thaïlandais. C'est formidable.
Allez.
Louise est revenue vivre à la maison.
C'est drôle, moi qui ai failli avorter, elle revient comme un boomerang dans la
maison qu'elle aurait pu ne jamais connaître.
Il n'y a pas de hasard.
Non mais moi, le thé, ça me va très bien. Je suis végée, tout va bien.
Papa, d'ailleurs, pourquoi tu m'as servi du champagne ?
Ça va, t'es pas en retard, toi. Vas-y, désolé.
T'es pas obligée de le boire.
Je peux trinquer avec de l'eau.
Elle est bien douce, votre barbiche.
C'est une vraie barbiche de grand-père.
Oui.
En tout cas, merci de
nous avoir invités ici.
C'est vraiment sympa d'organiser ça chez vous.
Tiens, je crois que t'as un message, maman.
Vous êtes une femme très moderne, Anne.
Oui, très moderne.
En même temps, attention, pas trop.
Parce qu'une mamie, ça doit aussi savoir faire des bons petits plats. Non mais
papa, il faut que t'arrêtes là.
Et c'est important qu'on ait tous un nom différent pour l'enfant.
Mamie, qu'est-ce que tu fais là ? C'est pas du chocolat, ça, faut pas manger.
Maminou, Maminette, Mamouna.
Qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que tu fais avec le chocolat ? Mamie, donne.
Nous, c'est fait, on a choisi. Ça sera Pépé et Mémé. On assume.
Et vous ? La vieille.
Maman, c'est un sujet sérieux, là.
S'il te plaît.
Oui, c'est que c'est sérieux.
Ton enfant, il m'appellera comme il voudra, non ?
Ça va pas, mamie ? Continuez, continuez, ça va.
Et Anne, il va falloir vous préparer aussi.
Peut-être protéger les meubles pour pas blesser le petit.
Mais elle a élevé trois enfants, ça va très bien se passer.
Ouais, enfin de peu.
Comment ça, de peu ? Je sais pas, demande à maman.
Bah quoi, qu'est-ce que j'ai fait encore ? T'as pas voulu m'avorter ?
Mais pas du tout.
Pas du tout.
Je l'ai lu dans ton journal intime, en fait. Arrête. Non, mais t'es pas censée
lire, c'est mon journal intime.
Bon, on reparlera de ça plus tard, maman, ok ? Toi, ça va, t'es contente,
là ? T'as bien niqué l'ambiance, tout va bien ? T'as fait quoi ? De toute façon,
j'ai bien compris que j'avais pas ma place ici, donc bon déjeuner.
En tout cas, c'est très très bon, ce chinois.
Michel, c'est du taille.
Oui, le taille.
Mais elle est bien partie, là.
On a une vraie solution pour sauver les tortues marines, mais pour ça, j'ai
besoin. Le monde est littéralement en train de perdre ses couleurs.
Je suis désolée, ma puce.
Vraiment, je ne pensais pas que ça changerait quelque chose pour toi. Si tu
avais su, je t'en aurais parlé, mais...
Je sais pas si c'est ça qui change quelque chose, mais j'ai juste l
'impression de passer à côté de ma vie tout le temps.
Mais non, on passe pas à côté de sa vie.
Moi j'ai 25 ans quand même, le temps passe maman.
C'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons.
Enfin en attendant, il y a des gens de mon âge qui ont vendu leur start-up des
millions d'euros, qui ont voyagé partout dans le monde, qui se marient, qui font
des enfants, qui... Et moi je suis là comme une merde, retour à la caisse
départ. C'est moi la caisse départ.
Bah oui, c'est toi.
Moi, je suis bien.
Ça, à ton époque, nous, on cherchait à construire une vie.
Et déjà, c'était difficile.
Vous, vous voulez en vivre mille.
Vous comparez tout le temps sur vos réseaux à des milliardaires qui n'ont
même pas 20 ans.
C'est la comparaison qui vous tue.
Qui vous donne l'impression de passer à côté de votre vie.
Ouais.
Même Jules, j'ai tout foutu en l'heure.
Je pense que rien n'arrive par hasard, en fait.
On avait peut-être besoin de ce petit temps-là, toutes les deux.
Retour au nid, pour mieux reprendre notre enfole.
Ça va être
le
concert de notre vie.
Enfin, bête de truc.
Il y a mon ancien lycée qui est
OK pour le concert, donc j'espère que vous êtes prêts et interdiction de
planter.
Bonsoir, Anne.
On n'a toujours pas dîné ensemble avec tout ça. On fait ça quand ?
Je suis que des poussettes maintenant.
J'enlève ça.
Ça va ? Ouais, ça va.
Tu veux qu'on en parle ? De ?
Mais toi, frère, on va quand même en parler.
Ça me dégoûte, votre histoire.
Moi aussi, ça me dégoûte.
Non, mais moi, ça me dégue plus, plus.
Moi, je suis là, je galère à trouver quelqu'un.
Quelqu'un avec qui je m'entendrai bien, quelqu'un avec qui ça serait plus qu'un
pauvre comité d'un soir.
Et vous, vous êtes là, vous êtes comme les doigts de la main, ça s'imbrique, le
destin, c'est-à-dire moi, en d'autres termes, vous a réunis, et vous arrivez à
passer à côté.
Bah ouais, mais elle est trop bancaire, ta pote.
Je vais prendre le risque de... De ? Bah putain, tu vois pas que je galère ? Tu
vois pas que c'est l'enfer avec le resto de mon père ? Moi j'ai toute ma famille
qui compte sur moi, ok ? J'ai pas comme vous des backups de partout, je dois me
démerder tout seul.
J'ai rien à foutre avec une meuf sur qui je peux pas compter.
Une fois frère.
Une fois elle s'est mis une race.
J'ai pas les moyens de prendre le risque de... Vas-y, je préfère même pas que tu
la termines cette phrase, on dirait une phrase de vieux.
Quoi ? On fera tout sur la fête de la musique, Louise sera là, t'auras les
infos sur le groupe, t'en fais ce que tu veux.
Tu crois que j'ai les moyens de fermer le sort de la fête de la musique ? C'est
quoi, t'allais faire un petit concert de pipo ? C
'est bon, vas-y, casse-toi, c'est bon, allez, c'est bon. Je t'aime, viens.
Ouais, ouais, c'est ça.
Ciao. Ciao, ma couille.
OK, OK.
Ciao. Ciao, ma couille.
Noël ? Oui.
Mais oui ! Comment t'as changé ? Waouh !
Trop cool de te voir.
Mais qu'est-ce que tu fous là ? Mais toi, qu'est-ce que tu fous là ? Moi, ils
m'ont demandé de faire un concert ce soir. Donc je joue avec mon groupe, là.
Écoute, moi, je cherchais un lieu pour organiser le concert de mon pote et... T
'as notre bon vieux Bayu, quoi.
Incroyable. T'as des nouvelles de Lola ? J'arrive pas à la joindre depuis... Bah,
Lola, toujours au Costa Rica en train de planter des arbres.
Elle est douée pour planter, celle-là.
Pas que des armes, d'ailleurs.
Non, je rigole. En vrai, elle me manque.
Tu l'embrasseras de ma part. Moi aussi, elle me manque.
T'imagines.
Bon, et toi ? Raconte.
Pour être honnête, je suis bien paumée en ce moment.
Qu'est-ce qui t'arrive ? Je sais toujours pas quoi faire de ma vie. À mon
âge, c'est grave.
Si, si. T'as l'âge pour être paumée.
Parce que sinon, quoi ? Tu traces ta vie, tu te poses pas de questions et tu
restes un con toute ta vie.
Ça va bien se passer, je te jure.
Mais Louise, tu branles quoi ? Je
suis tombée sur Maëlle qui organise un concert ce soir aussi.
Enchanté.
Maëlle. Marie.
Ça fait deux M.
M&M's.
Bon, je vous laisse. Je vais m'installer avec mes musiciens. On te voit tout à l
'heure. Attention le poteau.
C'est qui lui ? Une longue histoire.
Il était au ralenti, t'as vu ? Quoi ? Melto would be the perfect
marriage between French culture and American rituals.
Excusez-moi.
Qu'est-ce que tu fais ?
Non, t'inquiète, t'inquiète. Ça va aller, ça va aller.
Je peux pas te parler, là, je suis en pleine réunion.
Maman, faut que tu m'aides, là, j'ai une galère, là.
Qu'est-ce qui se passe ? C'est Eva, elle a des contractions.
Anne, on est en réunion, là.
C'est-à-dire ? Mais quoi c'est-à-dire ? Enfin, à la couche, quoi. Maman, je suis
en galère, là, je suis à Rouen, y a pas de train, c'est la grève. Je suis
bloqué, là, c'est la fête de la musique.
Mais ils sont où, là, ces parents modèles ? J'en sais rien, ils sont en
Antarctique, je sais pas où, là, sur le Ponant. C'est leur noce de porcelaine ou
je sais pas quoi, là. C'est quoi
Ils sont vraiment ringards jusqu'au bout, hein, ceux-là. C'est 20 ans de
mariage, mais on s'en fout de ça. J'ai pas un bon feeling, je t'en supplie, vas
-y. Est-ce que tu peux prendre un maillot de bain avec toi, s'il te plaît
? Mais pourquoi un maillot de bain ? Bah, on a cousu dans une piscine.
Voilà.
J'arrive, maman, je bombarderai, vraiment.
Mais... Bon.
Ça va, là, Anne, t'es avec nous ? On peut continuer ? Euh... Ouais.
So, um, as I said, um...
Je vais devenir grand-mère.
Comment t'es une grand-mère ? Ah oui, une grand-mère.
C'est incroyable.
C'est fou, mais t'es super jeune pour être grand-mère.
Ça serait gentil, merci.
Attends, qu'est-ce que tu fais là ? Tu t'en vas ? Qu'est-ce que tu fais là ? Tu
vas où ? Avec ma famille, quoi.
Elles ont besoin de moi.
Mais nous aussi, on a besoin de toi. Écoute, Sylvie.
On se connaît depuis suffisamment longtemps.
Alice est une architecte plus que douée. Même si elle écoute des podcasts en
réunion, elle est tout à fait capable de présenter ce projet sans moi.
Et puis tu sais quoi, il y a un moment donné, il faut savoir passer le relais.
Voilà.
Allô ? C'est Vincent, je voulais... J'ai mon fil de ta couche là.
Je pars à l'hosto, je fais la panique.
Tu veux que je t'accompagne ? Ah oui, ah oui, ah oui.
Je te rejoins là-bas, je te rejoins là-bas. A toute, à toute.
C'est à toi dans 5 minutes.
Merci.
Putain, elle est pas là.
Elle est pas encore là.
J'ai peur qu'elle vienne, j'ai peur qu'elle vienne pas.
J'ai peur de me foirer.
Arrête, ça va très bien se passer.
Elle a dû avoir un empêchement.
Je crois que c'est moi l'empêchement.
Arrête.
Bon, Jojo.
Regarde-moi quand je te parle.
Tu vois tout ça là ? On s'est fait chier à le faire.
On s'est cassé les couilles à la ferrée. Pourquoi ? Parce que c'est ton rêve.
Et là, ton rêve, on va le réaliser.
C'est bon ? Donc tu vas nous faire plaisir ? Tu vas te détendre, tu vas
oublier cette main, puis on va y aller.
Ouais, on va gérer.
On va tuer ça.
Je le fais, je le fais.
T'es con, toi, il va chanter, là. C'est vrai, c'est vrai.
Allez.
premier date dans un hôpital.
Tu fais vraiment la tête.
Bah, si, techniquement.
Bonjour. Bonjour.
Vous êtes le papa ? Le papa ? Du bébé ? Ah non, non, non, il est coincé là, mais
il arrive, il arrive tout de suite.
D'accord. Et vous êtes... La... La grand-mère.
Le travail a déjà commencé, vous voulez assister à l'accouchement ? Oui, vas-y.
Oui, elle veut.
Vas-y.
Et maintenant, je veux un tonnerre d'applaudissements pour Joseph Dittiro !
Avant
de commenter...
Je voulais rendre hommage à mes amis.
C'est grâce à eux que je suis là ce soir, en train de faire ce que j'aime.
Je n'imaginais même pas que je pouvais recevoir autant d'amour dans ma vie.
Ils ne m'ont jamais laissé tomber, et encore moins le jour où je suis tombé.
Noam, ça fait maintenant 4 ans qu'on vit ensemble.
Tu peux partir à Londres, dans ton école de ciné.
Tu le mérites tellement.
Wake up, frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up ! Wake up ! Frérot, je
crois bien qu'elle m'a... Wake up !
Elle a un bête de charme, la classe à la Marilyn.
J'ai vu des photos d'elle jeune dans les magazines.
Quand elle pose son regard sur moi, je crois presque aux ABN. J'oublie mes
douleurs et mes peines, la vie devient si belle.
20 ans d'écart, mon cœur sourit. Je sens ses bras autour de moi et tous mes
doutes s'enfuient.
20 ans d'écart, c'est la folie.
À tes côtés, je veux bien que ce voyage dure toute la vie.
Wake up, frérot, je crois bien qu'il m'a wake up. Wake up, frérot, je crois bien
qu'il m'a wake up.
Wake up.
Frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up.
Wake up.
Frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up.
Wake up.
Frérot, je crois bien qu'elle m'a... Wake up.
Allez, on respire ensemble.
On respire.
Réveille-toi, Théo, ça arrive. Je suis là, ma puce.
que tu portes, que tu vas pas arriver, que t'es épuisée, que tu voudrais que ce
soit fini, mais je te le dis, moi, c'est le plus grand jour de ta vie.
Et puis de la nôtre aussi.
Merci.
Prends ma force dans ta main et puis on y va.
On respire ensemble.
C'est bien, bravo.
Vas-y, vas-y, c'est bien.
Continuez, continuez, bravo.
C'est bien, c'est bien.
Ça va aller, ça va aller, ça va aller. Pousse, pousse, pousse, pousse, pousse,
pousse.
Vas-y, vas-y, vas-y. Je suis là.
Vas-y.
Vas-y.
Vas-y. Vas-y.
Vas-y.
Je suis pas trop bancaire.
T'inquiète, tu vas m'équiper. T'inquiète pas.
Tu m'as manqué.
Toi aussi, tu m'as manqué.
J'avais peur que tu sois parti.
Moi ? Jamais.
Alors ?
pris la main.
Donc, comme des enfants.
Oui, comme des enfants.
Coucou Lola.
Coucou Lola.
Avec tout le monde, je te passe tout le monde.
Coucou ma grande sœur, on est à ta place. Bonjour bébé, on a une belle
surprise.
Bonjour Lola chérie, bonjour.
Mais on ne va pas se filmer, ce n'est pas nous les stars.
Regarde Lola, quand tu te réveilleras, tu auras une petite surprise.
Malola, j'espère que tu vas bien.
Comme tu l'avais deviné, j'ai trouvé ton journal intime.
Et tu m'en voudras pas, mais je me suis permis de te laisser une petite réponse.
Oui, grandir, ça fait peur.
Mais en voyant l'harmonie que cette toute petite vie peut apporter à notre
famille, j'ai compris beaucoup de choses.
Coucou ! C'est Pépé ! Et Mémé ! Et Mémé !
On a vraiment hâte de rentrer.
Ce n'est pas à nous de choisir la vie.
C'est la vie qui nous choisit.
Et il faut savoir lui faire confiance, je crois.
On peut être rejoint, même dans ses rêves les plus fous.
Après la petite sirène, la belle et les clochards, vous pouvez arrêter ça ? J'ai
arrêté de penser qu'il fallait que je sauve la planète entière pour y mériter
ma place.
Attumer mes envies sans avoir peur d'être jugée.
C'est ça le plus important.
Et je ne suis pas la seule.
Marie a enfin décidé de mettre sa prose mère
au service de la vérité. Puisque je suis sortie de votre chasse, il serait peut
-être temps qu'on se tutoie.
Et de l'amour.
Le plus dur, c'est de réussir à se quitter, surtout quand on s'aime.
C'est le moment.
Je t'aime. Je t'aime les frères.
Bisous.
Tous ces petits moments qui n'ont l'air de
rien.
toutes ces petites attentions qui parfois nous échappent, eh bien c'est
ça, changer le monde.
C'est transformer le chaos en amour.
J'ai même encouragé maman à écrire. Oui, bah ça c'est parce que t'es une
bombeuse, maman.
Tu ne crois pas que c'est bien dire, ma fille.
Et c'est de ça dont parle son livre.
De la peur de grandir, de changer.
Et de la joie d'accepter la vie telle qu'elle se présente.
Avec les enfants qui grandissent, qui partent, qui reviennent et qui naissent.
Et qui sait ? Peut-être qu'un
jour, ils en feront un film.
Ah au fait, je t'envoie la vidéo du concert de Maël.
Ça devrait te rappeler des bons souvenirs. Ce concert, je voudrais le
dédier à tous ceux et toutes celles qui ont connu leur premier amour, comme moi,
dans ce lycée.
Et je vois qu'on est nombreux.
Sous-titrage MFP.
Sous-titrage
Société
Radio-Canada
1, 2, 3, 0, 1, 2, 3, 0, maintenant.
C'est
beau.
Moi, t'as fumé.
Arrête de pleurer.
C'est super, il paraît.
J'en fais une, c'est moi qui mets Sophie.
J'ai pas.
Un peu.
Sous-titrage ST' 501
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