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Voilà. 1,80.
Ça me rate, c'est affreux.
À gauche ! À gauche !
Qui va encore payer ce que tu casses ?
Tu sais, Ove et Gisela vont sortir. Ils vont aller au restaurant.
Combien de temps tu vas le laisser mijoter ? T'attends qu'ils choisissent
une autre femme ou quoi ?
C'est peut-être moi qui choisirai un autre homme.
C'est au bord de l'Elbe.
Dans un lotissement moderne avec des petites maisons individuelles.
Bientôt, j'aurai la mienne. Et voilà le filet de harangue. Merci. J'ai un
deuxième boulot. Je fais le taxi.
Je peux mettre de l'argent de côté.
On aura un beau jardin, une machine à laver. Tu n'auras plus jamais à t
'occuper du linge.
On achètera aussi une télévision, si tu veux.
Et un mini-bar.
T'as pas envie de fabriquer du papier peint toute ta vie ? Et de rester seul
chez toi ? Et avec ton deuxième boulot ? Est-ce qu'on peut aller plus loin ? Plus
loin ? Tu veux aller où ? À Capri.
À Capri ? En voilà une idée.
Capri.
Merci.
Réfléchis, Guillaume.
Tu as plus de 30 ans. À cet âge, il y en a déjà qui ont 5 enfants.
Allez, viens.
Embrasse-moi.
Viens aider ton père, il a besoin... Bonsoir, Madame Verlaine.
Vous êtes là.
C'est gentil d'être passé. Je ne vous ai pas encore dit bonjour, désolé.
Vous partez déjà ? Oui, il est 23h passé.
A demain.
Bonsoir, Gisela.
Bonsoir, charmante de Moinelle.
Je te présente Peter.
Bonsoir, monsieur.
Peter ! Si ça ne vous dérange pas.
Ça vous dérange ? Superbe.
Génial. Je la connais, elle va revenir.
C'est toi qui le dis, ça.
Vous
avez
une arrière-cour ravissante.
On peut entrer ? Oui, mais pas de bruit.
Excusez-moi.
C'est plutôt à nous de nous excuser de débarquer comme ça, à l'improviste, chez
une belle jeune fille.
Oh, d'un métier.
Allez, ne soyez pas si timide, je ne mords pas.
Dépendez-vous, un petit soupleuse dans les hanches, voilà.
C'est là, c'est là que vous vous sentez bon.
Bon. Vous voulez boire un verre ? Avec plaisir, ma jolie. Du rouge, peut-être ?
Une bonne bouteille de rouge ? Du rouge.
Si ça ne pose pas de problème.
Sinon, on peut s'en aller ? Non, je dois juste descendre à la cave.
Je reviens. D'accord.
Elle est un peu coincée, ta copine.
C'est Gisela, elle est... Elle est quoi ? C'est l'innocence et la pureté
incarnées. Tu veux plutôt dire qu'elle est naïve.
Retiens bien ce mot.
Salut, beauté ! Non, s'il vous plaît !
Je t'avais dit de ne pas penser avec ta braguette, ouveux.
Si cette valise a disparu, on est dans la merde.
Pas si naïf que ça.
Viens, on se bat.
Quoi ? T'es divisé là ? Pauvre imbécile, elle est allée chercher le poulet.
Elle est tout au fond de l'étagère.
Je pourrais mourir pour une bouteille de sova.
Dis-moi, ma belle, t'as fait les yeux doux à Ouveu ces jours-ci. Et tu l'as
rendu tellement fou qu'il a oublié quelque chose ici.
Tu l'as encore.
T'es vraiment une petite chutée, toi.
Et moi, j'ai quoi ? Je sais pas, tu veux combien ?
Deux pour cent ?
J
'en veux cinq.
Cinq pour cent ? De quoi ? De tout ce qu'il y a dans cette valise.
T'entends, on veut, elle n'est pas si maïs que ça.
Tu manques pas d'air, ma belle.
Bon, d'accord, 20%. Mais ce sera à déduire de ta part.
Alors, ta machine a encore un problème ? Non, je voulais juste... Tu es sûre que
tout va bien, chérie ? Tu es blanche comme un linge.
C'est rien, ça va aller.
Pas de problème.
Qu'est
-ce qu'il y a avec vous là ?
C'était Peter.
Laisse-moi faire.
J'ai encore une bouteille de rouge dans ma cave.
Je suis libre demain soir.
Et Peter ? Oublie-le, Peter.
Jamais tu le reverras.
Alors, tu es bon pour demain soir ?
J'arrive à t'en mettre.
Viens, viens.
Où veux ? C'est quoi ces conneries ? Oh, c'est pas vrai.
Désolé. Je croyais que ce serait plus facile la deuxième fois.
Ouais, ça c'est ce que disent les plus saines. Allez, viens.
Je te dis que j'y arriverai pas.
Je peux plus faire ça.
Combien veut mademoiselle aujourd'hui ? 10% ? Je voudrais être un homme.
Un homme comme toi.
Voilà ce que je voudrais.
Pas moi.
Je ferai entrer dans la banque.
Sans me dégonfler.
T'aurais pissé dans ta petite culotte, tu veux dire.
Allez,
sois raisonnable. Va rejoindre ton mec. Où venez pas mon mec ? De toute façon,
tu vaux mieux que ça.
Tu ne sais absolument rien de moi.
Oui.
Un essai.
Mais tu braques la banque toute seule et tu me donnes le butin.
Peter, mais t'es où ? Et tu gardes ça pour toi, tu dis pas un mot à Oveux.
En voiture, mademoiselle.
Passe-moi la pince coupante.
Oh, la pince coupante, j'ai dit, pas ce truc-là.
Regarde, ça, c'est une pince coupante.
Tiens, si jamais ça tourne mal, on se connaît pas, figé ? Tu m'as jamais vu.
Arrête !
Ça va, c'est rien.
Bon, t'es prête ? Tu trembles de peur.
J'ai pas peur, tais-toi.
Encore une fois, c'est qu'un test.
On n'en a rien à cirer de ce que tu ramènes.
Du moment que tu ressors.
T'as pas vérifié qu'elle était ouverte ? On a qu'à attendre un peu. J'ai dit un
essai, c'est tout.
J'ai pas de temps à perdre avec des enfantillages.
Et pas la peine de chialer.
Ça devait pas se faire, c'est tout.
Tu peux encore y retourner.
Mais si tu te décides d'entrer, tu ressortiras complètement différente.
Bonjour madame, que puis-je faire pour vous ? Vous
désirez quelque chose ? Vous va bien ?
Je veux de l'argent.
Vous souhaitez faire un retrait en liquide ou un virement ? Donnez-moi tout
ce que vous avez.
C'est un hold-up.
Ce n'est pas possible.
C'est bien toi.
Et vous, là, levez les mains bien haut !
Ces doutes nous restent.
Nos quêtes sont presque vides aujourd'hui. C'est jour de paie.
Bonne fin de journée.
T'es dingue de me balancer un flingue armée sur les genoux. Si tu butes ton
chauffeur, comment tu vas t'enfuir ? La récolte a été bonne ? Eh bien, mon
vieux. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Regarde ça.
Il y a un souci. Aucun souci, mademoiselle. Au contraire.
Il me faut un meilleur déguisement.
Tout ce que tu voudras, mademoiselle.
Tout ce que tu voudras.
Mais comment vous pouvez être sûre que ce n'était pas un homme ?
Avec des jambes pareilles. Ah, d'accord, je comprends. C'est un connaisseur qui
parle.
Ah, Fischer.
Vous allez pouvoir nous montrer ce que vous avez appris à l'école.
Alors, on vous écoute.
Faites-nous part de vos observations.
On n'a pas toute la journée.
Pas de recours à la violence.
Pas d'effraction.
Le braqueur qui a présenté... Erreur ! Ce n'était pas un braqueur.
C'était une braqueuse.
Avec son petit sac.
Je vous confie votre première enquête criminelle.
Félicitations, détective.
Vous venez de dire que c'était une femme ? Oui, vous l'avez bien dit.
J'ai un coup.
Tu me l'auras perdu au titre.
C'est dingue cette histoire.
Combien de banques se font braquer chaque semaine à Hambourg ? 10, 15 ? Et
puis un beau jour, il y en a une qui se ramène en jupette et qui remue un peu
des fesses et pouf, elle fait les gros titres.
Il paraît qu'elle est jolie et qu'elle a de belles jambes élancées. Tu parles,
elle est fringuée comme une mourue.
J'aimerais pas que ma femme se balade comme ça, moi.
Tu fais quoi ce soir ? Je croyais que tu faisais le taxi.
En ce moment, il n'y a pas beaucoup de boulot.
Une autre fois aussi.
On n
'est
pas aussi noche.
Tiens toujours ton flingue des deux mains. Et tends bien les bras, sinon
personne ne croira que tu sais t'en servir.
Désolé, ma chérie, pas de place pour la romance.
L'amour et le business, ça fait pas bon ménage. J'irai en taule pour personne.
Si jamais tu te sens le roussi, je dégage l'hélico.
Adieu pour toujours, pigé.
C'est peut-être moi qui me taillerai.
La prochaine fois, il te faudra quelque chose de plus petit.
Un calibre de femme.
C'est quand, la prochaine fois ? Eh, chaque chose en son temps.
Où est-ce qu'on va trouver ça ? Allez, chérie, on prend combien pour une demi
-heure ?
C'est pas
la
peine d'assister, je te dis que j'ai rien pour toi.
Les réservés, apprécie. Trouve-en une autre.
C'est du vrai champagne ? Oui, toujours le vendredi.
Du vrai champagne, avec de vraies bulles.
S'il vous plaît, madame.
Il ne faut pas mettre le nez dans les bulles.
Regarde ces beaux yeux.
C'est juste du bon temps, ma jolie.
Une petite soirée relax.
Rien qui n'avait pas de place pour l'arme.
Gisela ! Gisela !
Vous pouvez me faire de la monnaie ? Oui, monsieur.
Vous
fermez
à quelle heure le vendredi ? À 19h, madame.
Bonjour, Madame.
Trois minutes trente.
Oui, quatre minutes avant d'avoir les flics aux trousses.
Il y a trois guichets. Si on avait un chauffeur, tu pourrais venir avec moi
dans la banque ? Tu y arriveras très bien toute seule.
Regarde dans la boîte à gants.
Je ne sors pas ici.
Elle ne travaille pas en solitaire.
Le repérage autour de la banque, la voiture pour prendre la fuite.
Elle a besoin de complices.
Vous croyez que c'est une pro ? C'est une amatrice, oui.
Une pute qui a voulu prendre une revanche sur la vie et gagner un peu d
'argent. Il y a un connu dans le milieu. On a interrogé tous nos contacts.
En sortant, elle a dit merci, bonne fin de journée. Ça l'a amusé.
Elle va recommencer. Le tout, c'est de savoir où.
Autrement dit, vous comptez vous asseoir et attendre.
C'est ce que vous faites déjà depuis une semaine.
Si j'étais à votre place, je me dépêcherais de trouver une idée.
Ficheur ! Ce serait malheureux que votre première enquête soit aussi la dernière.
J'adore, c'est super. Ça aussi, on a...
Super.
Retourne-toi.
Prends vers ça.
Voilà,
madame. 10, 20, 30, 40 et 50 marques. Bonne journée.
Bonjour, madame. Je vais prendre les salades de bonité.
Et en décès, hors de prix.
Vous voulez quelque chose ? Non.
Alors, madame, je vous écoute.
L'argent.
Quoi ? Je veux l'argent.
Tout ce qu'il y a dans votre tête.
S'il vous plaît.
Et vous mettez les mains et la tête sur votre bureau, allez.
Et vous faites quoi ? Raccrochez !
Allez, raccrochez ! Vous raccrochez ! Tout de suite
! Retenez ! Lâche ça immédiatement ! Je ne dirai pas deux fois
! Lâchez-le, s'il vous plaît.
2 minutes 30, allez ! On accélère !
Il
y a combien ? Il y a 43 000 marques.
Ça représente combien d'années de votre salaire de banquier ? 6 ans.
Sorgez une reconversion !
Et voilà ce que j'avais dit.
Vous pensiez qu'elle resterait là à vous attendre ?
Bravo,
ma jolie.
Tu as été parfaite. Une vraie professionnelle.
Félicitations, on veut.
Ça, c'est de la conduite.
Hé, c'est bon.
Allez, redémarre.
Viens, laisse-moi ici.
Vous croyez qu'on allait faire quelque chose ? C'est trop dangereux avec un
ingot pareil.
Il vaut mieux se faire discrète. Pas question de commencer à flamber.
Je vous recontacterai.
Ah, si on se pose par hasard dans la rue, on ne se connaît pas.
Comment je fais pour te joindre ? Je n'ai même pas ton numéro. Laisse-le-moi.
Tu n'as pas compris ? Silence radio.
Je vous recontacterai.
Plus longue est l'attente, meilleure sont les retrouvailles.
Au fait, on n'est plus copains, nous deux ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Peter m'a demandé de me taire. Ah, Peter ! C'est un génie, hein ? Plus que toi,
en tout cas.
Tu sais, avec lui, tu vas déchanter. Attends-toi à avoir une mauvaise
surprise, et dans pas longtemps !
Elle avait une coupe au carré, un peu plus longue, avec un petit chapeau.
Oui, décollant.
Pas les plus luxueux. C'est en couture, c'est ça ? C'est bien plus élégant.
Vous en pensez quoi ?
Aïe
! Mais vous faites quoi, là, hein ? C'est pour comparer.
Excusez-moi, commissaire.
J'ai dit que je ne voulais pas être dérangé. Bon, et maintenant, une
question cruciale.
Laquelle vous plaît le plus ? Celle-là, ou plutôt celle-là ?
Qui est là ? Où est-ce que tu étais passé ? Maintenant, je dois tout faire
toute seule.
Désolée, je fais des heures supplémentaires.
Qu'est-ce que c'est ? Du cervelat.
La charcuterie préférée.
Mais comment t'as acheté ça ? Ça coûte une fortune.
Je viens de te le dire.
Je fais des heures supplémentaires.
Tu sirves là, non ? J'adore ça, moi.
Tu filtres toi ou quoi ? Tu vas pas me faire croire que tu l'as gagné au loto,
quand même.
J'ai repéré Bank Lady au Safari Club.
Oui, la femme qui est dans le journal.
Police ! Personne ne quitte les lieux !
Alors chérie, pourquoi tu cours ? T'es pressée mon lapin ?
Comme par hasard, t'es là quand les flics débarquent. T'es qu'un gros porc.
Qu'est-ce qui te prend ? T'es sacré ou quoi ?
Embrasse-moi. T'es complètement folle.
Folle de toi, oui.
On va finir en taux à cause de toi.
Oui.
Il n'y aura rien entre toi et moi.
Jamais rien.
T'as pillé ? Quand est-ce qu'on se fait une autre banque ?
Tu
veux un oreiller ? Il y a des palettes à emballer en bas. Allez debout.
Regarde, elle n'est pas bien. Elle n'a pas le moral.
Et moi, on me demande si j'ai le moral ? Bon, maintenant, écoute-moi, princesse.
Si tu ne bouges pas tes fesses immédiatement... T'inquiète, j'ai du
temps. Je peux m'en charger.
Allez.
Tu viens ce soir ? Oui, bien fait.
C'est qui, celle-là ? C'est qui, celle
-là
?
C'est du naturel ? C'est du naturel. Non, non, non, qu'on touche pas à ma
périgue blonde.
C'est pas que ces gens qui sont là.
Tu veux pas danser avec moi ? Tu
peux pas tenir comme ça.
Oui. On peut pas tarder à tous se retrouver en taule.
Ça t'inquiète ? Quel coup de sort tu fais ?
Viens avec moi.
Ça va pas. T'es complètement salguée.
Avance.
Si, ça va très bien.
Aïe ! Elle débarque déguisée en banque lady.
Pourquoi tu l'as ramenée ici ? Tout le monde va la reconnaître. Mais calme-toi.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a sorti un
pistolet. À la soirée déguisée de l'usine. Non, mais tu te rends compte ?
Elle fait n'importe quoi. Il faut vraiment que tu lui parles.
Ouais.
Ma belle, tu commences à devenir fatigante.
Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié, je devais patienter jusqu'à ce que tu me
recontactes.
Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Je t'ai dit qu'il n'y aurait pas d'histoire
d'amour.
Qui te parle d'amour ? Je veux me faire une banque.
Eh ben... En plus, elle est bourrée comme un coin !
À quoi tu penses ? T'écoutes, explique-moi.
Je peux pas deviner ce que t'as en tête.
C'est quoi ton projet ? T'as l'intention d'aller jusqu'où ? Je comptais ramasser
un demi-million, c'est suffisant.
Et ensuite, chacun de son côté ? Oui, chacun de son côté.
J'ai repéré la banque d'Eidelstedt. On peut faire un gros coup.
Cette cahute appelle-t-elle une banque ? L'avantage, c'est que le poste de police
le plus proche est à dix minutes.
Bien. Monte dans mon taxi. Je vais te montrer quelque chose.
La banque de dépôt de Bad Segeberg.
Chaque vendredi, l'argent pardifie et alimente les caisses d'épargne du coin.
Pour payer les salaires.
C'est bien trop gros pour nous.
C'est pas à notre portée. Trop de personnel et trois entrées.
À deux, c'est impossible.
Alors, pourquoi tu m'en parles ? C
'est le rêve de ma vie.
Braquer cette banque et disparaître.
Je veux partir dans le sud.
À Munich, par exemple, ou au-delà des Alpes, en Sicile, à Naples, à Capri.
Je veux m'en aller, partir très loin, et me sentir libre.
Et qu'est-ce que ça coûte, la liberté ?
Un très gros coût.
On n'a qu'à s'en faire une dizaine de petites, comme à Heidelstedt.
Visite la !
Bon crédit, bon crédit, bon crédit.
Huit attaques à main armée et 23-1 dans la presse.
Une femme braqueuse de banque, c'est inédit.
C'est un profil totalement nouveau.
Foutez-le.
Il s'agit d'une prostituée.
Pourquoi y a-t-il autant de hold-up en ce moment ? Parce qu'on facilite la
tâche au braqueur. On a des voitures lentes et du matériel hors d'âge. Il
faut les devancer, les prendre en flagrant délit.
Au flagrant délit.
S'il y avait des alarmes dans les banques... Ce sont les banques qui sont
en train.
Si on avait des radios dans toutes les voitures... Mais les radios, on en a...
Dans trois voitures pour tout Hambourg.
Jusqu'ici, ça s'est avéré suffisant. Des appareils photos dans les banques. Et un
ordinateur pour comparer les modes opératoires. Vous avez oublié une
navette spatiale.
On va faire une descente dans le quartier.
Ensuite, confrontation et paf ! On envoie la putain en cabane.
Ce n'est pas une putain. D'ici une semaine, je veux que cette blondinette
ait les menottes au poignet. Dans le cas contraire, vous vous retrouverez à la
circulation. Et elle n'est pas blonde.
Elle a perdu ça pendant le dernier braquage. C'est de la fibre synthétique.
Fabriquée par une marque parisienne de perruques.
Une marque qui n'est distribuée que par quatre boutiques à Hambourg.
Bonjour, mesdames et messieurs.
L'argent.
Donnez-moi tous les billets en vitesse.
Je veux le silence.
Je vous trouve un peu trop lent.
Silence ! Allongez-vous ! Tout le monde à terre ! Tout le monde !
Baissez
les yeux !
C'est quoi ça ?
Alors ? Elle est morte.
Quoi ? Qui ça ? Vous avez tué quelqu'un ? N'importe quoi.
Cette fois, c'est terminé. On est tous foutus, c'est terminé. Arrête de chier
dans ton franque.
Qu'est-ce qu'on va devenir ? Allume la radio.
La radio au portail ? Oui ! Contrôlez aussi les brunes. Elle n'est pas
toujours en blonde.
Je l'ai toujours dit, il faut installer des alarmes.
On est à deux fois satisfait.
On étalonne, on va les avoir.
Arrête-toi.
Maintenant, tu t'arrêtes.
Tout de suite.
Descends.
Dehors. Allez, fous-moi d'un grand.
Qu'est-ce qui te prend ? C'est toujours pareil. On ne peut jamais compter sur
toi. Dégage, connard.
Arrête, tu ne dois pas me laisser là.
Je suis vraiment désolé.
Mais dites-moi, votre chien avait quel âge ? 13 ans. Ah, 13 ans. Au moins, il
aura eu une belle élan.
Toutes mes condoléances.
Tenez, vous y allez.
Vous n'avez rien remarqué de particulier ?
Quoi ? C'est ridicule, mais elle avait
exactement la même perruque que Gisela.
Gisela comment ? Gisela Perler.
Alors, vous l'avez eue ? On n'a retrouvé que leur coccinelle volée.
À toutes les unités, ils nous ont encore échappé.
Je vous paie en nature, docteur.
Tu permets ?
Charmante
demoiselle, vous voilà encore plus belle.
C'est du corail de Capri.
On fait quoi maintenant ? Maintenant, on va danser.
Payer 20 000 marques au propriétaire du terrain ? Oui.
Non.
C'est pas vrai. Je vais devoir mettre mon hôtel en vente.
En pays, la chance finira bien par tourner.
Attends, tu me dois encore 50 000. Je t'ai tout payé. Non, non, non, non, non.
Je t'ai vendu tous mes titres de propriété.
Bon, je te donne ma gare et c'est fini.
Prends tout ce qu'il me reste. Je vous laisse prendre. J'ai perdu.
Tiens.
Qu'est-ce que tu fais ? C'est ton argent.
Garde-le.
Ça va faire une bataille des billets.
En voilà d'autres.
Un telex du ministère de l'Intérieur.
Il vous accorde vos alarmes. Combien ? Quinze.
On vous recompte plus d'une centaine de bancs. Ben, faut tirer au sort.
Heidelstedt ? Ça ne colle pas à leur profil, Cruz.
Pas de grosses banques, que des petites agences. Et jamais deux fois la même.
Et comment les alarmes seront déclenchées ?
Ça
fait toujours aussi mal ? Juste la première fois.
C'était pas...
Fais bien attention à ne pas trop t'attacher.
Parce que, si jamais ça sent le roussi... Tu dégages l'hélico, je sais.
Je crois que maintenant, tu peux passer par la porte.
Je suis habitué aux fenêtres.
T'es encore là ? Je dégage l'hélico.
Il y a une couteau.
pour moi.
C
'est
Peter, il a oublié quelque chose.
Au lit, commissaire Fischer.
Pardon, je vous laisse vous coudrer.
Vous n'auriez pas une perruque, par hasard ? Vous
voulez bien me la montrer ?
Ce sont de vrais cheveux ? Vous en avez une autre en synthétique
? Non, désolée.
Ce n'est pas exactement ce que votre collègue nous a dit.
Parce qu'elle m'a vue déguisée en banque lady à la soirée.
Mais elle fait erreur, commissaire.
C'est bien cette perruque que je portais.
Maintenant, si vous voulez bien me laisser, qu'est-ce que ma mère va penser
de moi ?
Et ça, qu'est-ce que votre mère en pense ? On me l'a offert.
Un cadeau luxueux ? Ah.
Alors, vous êtes comme ça.
Vous savez quoi ? Vu vos méthodes, ce n'est pas étonnant que Bank Lady n'ait
toujours pas été arrêtée.
Ces criminels s'imaginent qu'ils sont beaucoup plus malins que tout le monde.
Le problème, c'est que tôt ou tard, ils finissent par faire une erreur.
Désolé pour le dérangement.
Seigneur Jésus, bénis-nous et bénis cette nourriture que tu nous as donnée.
Amen. Bon appétit.
Mon père m'a appelé tout à l'heure.
Il a encore refusé une offre intéressante.
Quelqu'un voulait sa licence, Amélie. Je lui ai déjà versé plein de fric,
Catherine.
J'aurai bientôt de quoi le payer.
J'ai accroché un très gros client.
Merci à vous.
Commissaire Fisher ? Commissaire Fisher ?
J'ai reçu un appel du ministre en personne.
Il faut qu'il offre une récompense. Quoi ? Vous voudriez qu'il offre un million
peut-être ? C'est ridicule Fischer.
Oh, c'est toi.
Tu t'attendais à trouver qui ?
À
tout à l'heure.
Qu'est-ce que tu fais là ? Et toi, tu m'espionnes ou quoi ? Non, je me suis
acheté une voiture au coin de la rue.
Evite de claquer ton nez comme ça, c'est pas discret.
Je te dépose ? Allez,
roule.
Je sais dans quelle banque il y a des alarmes.
Et il n'y en a pas à Bad Segeberg, c'est la cible idéale.
Sois raisonnable, ma belle, on n'a pas les épaules pour un coup pareil.
Personne ne nous attendra là-bas, justement.
C'est trop sécurisé et il y a beaucoup trop de personnel à surveiller. Un
flingue ne suffira pas. Il faut une Thompson ou un truc de ce genre. J'en ai
vu une en vitrine au commissariat.
Puisqu'on est en plein rêve, je vais te montrer un truc.
Regarde, une petite chambre sympa, directement sur la plage.
Capri ? Non, la mer Baltique.
Mais c'est bien pour se reposer quelques jours.
Qu'est-ce que tu en penses ?
J'ai
rêvé de toi.
Ça ne m'était jamais arrivé.
Qu'est-ce que tu dirais d'un mariage ?
Jeudi, tout le pays sera devant la télé pour regarder la cérémonie.
Gisela, c'est une idée géniale.
On va braquer la même banque que la dernière fois.
Personne ne s'y attendra.
D'accord, je passe te prendre.
Oh, je croyais l'avoir perdue.
Tu me portes chance.
Tout l'argent que vous avez, s'il vous plaît.
C'est pas encore nous.
Allez, on se dépêche.
Doucement, on garde son calme. Ce serait dommage de troubler ce beau mariage.
Remplissez ça.
à l'aimer et à la chérir dans le bonheur et dans le malheur, à lui jurer fidélité
et à la protéger pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort
vous sépare ? Oui.
Béatrice Vilhelmina a en garde Orange Nassau.
Tu regardes quoi ? Continue et vous regardez la télé. Retournez-vous.
On s'active.
Remplissez les sacs.
À lui jurer fidélité et à le protéger.
Pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
Oui. Que Dieu vous entende et vous bénisse.
Je vous invite maintenant à échanger vos alliances pour céder votre union devant
le Seigneur.
Puisque vous avez consenti d'un commun accord à la vie conjugale, je vous
déclare unis par les liens sacrés du mariage.
Tu n'as rien oublié.
Tu es déjà marié, Peter.
Ou devrais-je peut-être dire Herman ? Amen.
Nom de Dieu, donne-moi ça ! Allez ! Donne-moi cet appareil photo ! Putain !
Donne-le-moi ! Il faut qu'on parte ! La clé d'attente d'entrée ! Regardez la
télé ! Donne-moi la clé de la porte ! Regardez la télé ! Retournez-vous !
Et tapez dans vos mains !
Un taxi.
Je vais le contrôler.
Il tournait à gauche.
Je l'ai vu au dernier moment.
Le constat est signé ? Non, pas encore.
Tu vas où ? J'étais là, qu'est-ce que tu fous ? Je reviens. Oui.
Merde !
Bonjour.
Bonjour, monsieur l'agent. Je peux voir vos papiers ? Oui.
On est pressé, c'est urgent.
C'est vraiment urgent.
Oui, oui. À notre époque, tout le monde est pressé et tout est urgent.
Oui, mais vous voyez, il faut l'emmener à l'hôpital.
D'accord, vous pouvez y aller. Oui, merci.
On dirait qu'il vous donne du fil à retordre. À mon avis, c'est sûrement un
garçon. J'ai bien cru que c'était la fin.
Dans quelles circonstances avez-vous pris cette photo ? Elle attendait que
son complice lui répande.
Et c'est à ce moment-là que j'ai appuyé sur le déclencheur.
Bon alors, vous allez enfin la compter ?
Excusez-moi.
Elle regardait son complice ? Oui, c'était... c'était presque romantique.
Alors, nous deux, c'est fini ?
Voilà, il y a 30 000.
Pour s'installer à Capri, c'est un peu juste.
En ce qui me concerne, rien n'a changé.
Directement sur la plage ? C'est tentant.
On va y aller séparément. Tu pars la première, et je te rejoins.
Elle n'est pas bien chaude aujourd'hui.
Vous avez réussi à avoir un fauteuil de plage ? Ils étaient déjà tous loués ce
matin.
Restez ! Oh
!
Non, non, non !
Votre mari ne va pas danser avec vous ? Vous n'êtes pas mariée ? Ça se voit.
Alors il faut danser avec lui.
Sinon il dansera avec une autre.
Vous savez comment sont les hommes.
Bonjour.
Bonjour.
Merci beaucoup.
Il faut que j'y aille. Vous ne voulez pas passer nous voir dans notre bungalow
ce soir ? Ce soir j'attends mon fiancé, mais peut-être une prochaine fois.
Bonne journée.
Malgré la récompense, on n'a reçu aucun appel. Des centaines.
Mais aucune piste sérieuse.
Alors il faut faire une affiche plus explicite.
Envoyez-moi Monica, je vais lui dicter un nouveau texte.
Vous devriez peut-être faire une pause, chef.
Allô, j'ai une cliente qui ressemble à Bank Lady. Au début, je n'étais pas sûr
que ce soit elle, mais son mec vient de passer.
J'ai aperçu une grosse bosse sous sa veste. Et il a une coccinelle
immatriculée en bourre.
Ça se passe comment pour la récompense ? Le signalement correspond ? Oui,
parfaitement. Allô, j'ai encore une plaque à vérifier.
En bourre, CV 64.
D'accord, merci.
C'est bon, plein dans le mille. La coccinelle est volée. Si vous voulez la
récompense, retenez-la. On arrive immédiatement. Aucun souci.
Ne t'approche plus de ma famille, tu es claire. Ne t'invite plus de me mentir.
C'est toi qui as commencé avec tes sentiments. Pourquoi tu n'as pas voulu m
'écouter ? Regarde maintenant, c'est la merde, c'est la merde.
Et toi, tu as passé ton temps à rouler des mécaniques. Tu n'as pas arrêté de me
dire que tu étais libre alors qu'en réalité, tu étais enchaîné comme un
pauvre chien.
Mignonne, hein ? C'est ma mère.
Elle m'a eu par accident.
Ils se sont rencontrés, ils ont flirté et paf, je suis né.
Mon père était artiste embouché. Chaque jour, il dépestait deux vaches.
Il avait un pistolet d'abattage.
Mais pour ma mère, il a pris un vrai pistolet.
Elle était tombée amoureuse d'un autre homme.
Il filait le parfait amour, comme il disait.
C'était une belle connerie, d'après moi.
Mon père n'a pas apprécié non plus.
Pam, pam.
Ma mère est partie au ciel, mon père en prison, et moi chez mes grands-parents.
J'avais cinq ans.
Ensuite, la guerre a éclaté.
Voilà, mes jolies.
Son père m'a vendu la société de taxi qu'il possède à Munich.
Là-bas, ça vaut très cher. Qu'est-ce que tu fais à Hambourg si t'as acheté une
société à Munich ? Il la lâchera qu'une fois que j'aurai fini de le payer.
Alors, chaque jour, je lui rembourse ma dette.
Au volant de ma caisse.
Et jusque dans mon lit.
Voilà. Cette fois, tu sais tout.
C'est une femme. On est obligé d'attendre le collègue de Hambourg ?
Attention, elle a un complice et ils sont certainement armés.
Ils ne sont pas du genre à plaisanter.
On tire à vue.
Tout de suite.
Reviens, c'est rien.
Je ne le sens pas, le taulier.
Viens.
Police ! Rendez-vous ! Vous êtes fermés !
Et là, on est ici, c'est super.
Tu vois, il n'y a rien. J'ai entendu quelque chose.
Mais non, t'es calme.
Alors, viens.
Vous avez tiré sur des policiers.
Dommage qu'on les ait ratés. Attention ! Tu peux y aller.
Après les dernières informations dont nous disposons, le complice de la
braqueuse surnommée Bank Lady a été abattu par la police.
Les témoins évoquent une fusillade de plusieurs minutes.
Abattu comme un chien.
Ils n'avaient pas le droit.
Quand je faisais le taxi, avant ma première banque, je lisais le journal
régulièrement et je me foutais de tous ces imbéciles.
Les erreurs qu'ils faisaient.
La plus grosse erreur, c'est de ne pas savoir s'arrêter.
J'ai vécu de bons moments avec toi.
Aïdi, Seigneur.
Recherchez pour douze vols et plusieurs cambriolages.
Mais aucun hold-up.
Et son mari ? Son mari ? Il y a une semaine, il était en prison.
Vous avez buté le mauvais client.
Pour une première fois, ça fait mal.
Après une enquête approfondie, le Barquet a annoncé aujourd'hui que Heidi
Hess, la jeune femme interpellée il y a deux semaines, n'est manifestement pas
la braqueuse de vente connue sous le nom de Banque Heidi.
Eh bien, mon Dieu, je n'aurais jamais cru que ce serait si rapide.
Maintenant, plus rien ne vous empêche de déménager.
Je suis content de vous.
À vous.
Santé.
À vous. À la famille.
Guisez-la la Sainte Vierge.
Bien sûr, t'as le droit d'y croire.
Alors, ça y est, on veut enfin réussir à rentrer ton gros camion dans ton garage.
Ne te laisse pas en grosse paix avant d'avoir la bague au doigt, chérie.
Fischer. Le commissaire Fischer. Il est parti.
Il y a de la lumière dans son bureau. Il est là. Il ne veut pas être dérangé. Il
travaille. Je comprends, mais là, c'est une urgence. C'est sa mère qui monte.
Elle est à l'hôpital. Elle l'attend.
Fischer.
Ma mère est morte il y a cinq ans.
Le type vous poursuit ? Il peut lui casser la gueule.
Arrêtez ! Arrêtez !
Madame
Vitor ?
Oui ? Un colis pour votre mari.
C'est pour toi. Qu'est-ce que ça peut être ?
Alors, c'est quoi ? Une pièce de rechange.
Je retourne au garage. Maintenant ? Oui.
T'es complètement folle.
Je croyais que t'étais finie, nous deux. Je suis là ou je suis pas là ? Bad
Segeberg.
Banque de dépôt. Guisella, celle de la folie.
C'est ton rêve ou pas ?
Ensuite, tu pourras aller où tu veux, à Munich ou avec moi à Capri.
Tu seras libre de choisir.
Je sais comment ils prennent la fuite.
Ils abandonnent leur voiture et montent dans un taxi. C'est plus discret. Il y
en a des centaines.
Le ministre de l'Intérieur en a assez.
D'abord, vous vous plantez de suspect. Et maintenant, Banklady réussit à vous
voler une arme. Il veut des sanctions.
Vous lui avez expliqué qu'on était à deux doigts de les avoir.
Je vous retire l'affaire.
Sans moi, vous les comptez comment ?
C'est une question de jour. On connaît leur mode opératoire.
Ils vont certainement frapper au même endroit.
Alors pourquoi ils auraient volé une Thompson ? Ce n'est plus votre enquête.
Je vous le demande gentiment.
S'il vous plaît, laissez-moi terminer cette enquête. Par pitié.
Schmitt va s'en occuper.
Il prépare un autre coup.
Celui auquel personne ne s'attend. Le braquage du siècle !
Rendez-moi votre carte de police et votre arme.
Écoutez ça.
L'année dernière, 14 chauffeurs de taxis indépendants ont acheté des nouveaux
taxis.
Et trois d'entre eux les ont payés en liquide.
Fischer !
Viens
trop lourde. Attends. Voilà.
On va alléger tout ça.
Digger, revenez immédiatement au commissariat.
Quel tour on a eu cette fois ? Où est-ce qu'elle est ? C'est quoi ce cirque ?
Il n'est plus qu'un pauvre.
Val Segeberg.
Mais vous êtes suspendu. C'est Schmitt qui reprend l'enquête.
Écoutez, il faut que je rejoigne les collègues. On doit aller surveiller les
banques qui ont été attaquées.
C'est de la folie.
Maintenant, on y est.
J'ai toujours un mauvais pressentiment. Il y a 200 000 marques qui nous
attendent à l'intérieur.
Tu veux te planquer sans argent ? Autant aller directement en cabane.
Caprice est dans cette direction.
Bonjour. Bonjour.
J'ai un chèque à encaisser.
Le plat, s'il vous plaît.
Vous manquez pas de culot ? Fischer, si vous voulez ruiner
votre carrière, ne vous gênez pas. Mais ce sera sans moi.
Vous avez compris ?
Est-ce qu'une coccinelle a été volée hier ? Si oui, de quelle couleur est
-elle ?
Ça
va pas, t'es dingue ? Les billets déchirés aussi, et la monnaie. Je veux
tout.
Donne-moi ça, bordel ! Allez, donne-moi l'argent !
J'ai fait Stalingrad, moi. Je me suis battu contre les chiens russes.
Stingray ! Herman !
Merde, et voilà, je l'avais dit
! On recherche une coccinelle blanche avec de fausses plaques.
Fermez tous les passages à niveau et dressez des barrages. Si quelqu'un
refuse de s'arrêter, vous le poursuivez et vous l'arrêtez. Attendez, vous êtes
le commissaire Fischer ? Cette fois, évitez de buter de mauvais suspects.
Vite, l'argent !
Vous, putain ! C'est des balles à blanc, risque rien ! Non !
Tenez bon.
Accrochez-vous.
Allez, viens ! Mets-toi à bordel ! Merde ! Faut que t'étonnuies ! J'ai la robe
cramée ! Mais mets-toi !
C'est fini, terminé.
Mais non, c'est pas terminé.
Plus vite, accélère.
Tu as tué la jeune fille de la banque.
N'importe quoi.
La balle est ressortie.
Elle survivra.
On est des meurtriers, tu comprends ? Des meurtriers ! Je t'avais bien dit que
je ne le sentais pas !
On vient de recevoir un appel. Une coccinelle blanche.
Ça n'aurait jamais dû se passer comme ça. Tu croyais que c'était un jeu, peut
-être ? Qu'on jouait aux gendarmes et aux voleurs ? T'aurais pas dû tirer,
abruti ! Qui m'a produit cette chaîne, hein ? Je ne voulais pas d'un bon sang !
Alors, qu'est-ce que tu voulais ? Jouer à force, c'est lisse, et ça fait comme
une starlette, et vos yeux sont ticus partout ? C'est ça, ton problème ? Tu
dis dans un putain de compte au fait !
Allez, Herman.
C'est le moment de foutre le camp.
Allez,
sortez de la voiture.
Sortez ou je vous blague.
Ne tirez pas.
Pour caprice, rappel.
Ici, personne ne me dit rien.
Mademoiselle Todd ? Ça va, elle
se rétablit.
Pardon.
C'est impoli.
Je veux t'éviter le pire.
Tu es amoureuse et tu crois qu'il t'aime aussi.
Mais pour lui, c'était juste un moyen de se faire du fric, de s'amuser, de se
donner des frissons.
Et là, il va se passer quoi ? Chacun dans votre prison, silence radio, sa
femme... Jamais elle pourra accepter ça.
Elle est bien trop distinguée pour rester avec un gangster.
Le temps guérit toutes les blessures.
Le gosse demandera tout le temps où son père est passé. Papa, papa, papa, papa,
papa.
Elle finira par revenir, je te le garantis. Et pendant ce temps, qui est
-ce qui viendra te voir, toi ? Tu sais à quel point la prison abîme les femmes ?
Elles se rident, elles perdent leurs cheveux.
Sa femme, elle se fera belle.
Elle mettra un parfum qui lui fera perdre la tête.
Et ensuite, quand il aura purgé sa peine, ils iront s'installer à Munich.
Parce que le véritable amour, il est dans les romans de gare.
Qu'on peut acheter pour quelques cents.
Tu vois, ça, c'est ça, la vérité.
Quand tu seras sorti de prison, je ferai tout pour t'aider.
Tu auras une nouvelle identité, un boulot dans la fonction publique, on s
'arrangera, tu pourras recommencer ta vie à zéro.
Le procureur veut des aveux.
Dis que tu es bien banclédier et que tu étais le cerveau de la bande.
Au revoir.
Monsieur le Président, ma cliente souhaite faire une déclaration.
Je vous en prie.
Puisque tout le monde ici veut savoir qui a la plus grande part de
responsabilité dans... Monsieur le Président, ma co-accusée m'a l'air bien
confuse.
Je l'ai connue plus brillante que ça.
Je demande la parole.
Je suis censée accepter ça ? Silence dans la salle. On se tait.
Monsieur, on vous écoute.
Poursuivez, je vous prie.
On a surnommé Gisela Bank Lady comme si elle dirigeait tout.
C'est une jolie histoire, mais c'est n'importe quoi.
Attendez, je n'ai pas encore tout dit.
Avant les hold-up, c'est moi qui m'occupais des préparatifs et j'étais
seul. Cette petite était amoureuse de moi.
Elle aurait fait n'importe quoi pour moi.
Elle est innocente. Et c'est moi seul qui ai tiré sur tous les employés de la
banque.
Menteur ! Ce ne sont que des mensonges ! Salaud, elle ne pouvait pas tomber sur
pièce que toi.
Innocent ! C'est ce qu'il me demandait ! C'était son idée ! Lâche-moi ! J'ai fait
copier un césar ! Arrêtez ! Venez par là.
Allez.
Lâche-moi ! Menteur ! Ne me touche pas, sale flic !
Guisela ! Silence, s'il vous plaît ! L'audience est suspendue.
Guisela ! Est
-ce que tu veux bien m'attendre
? Pourquoi ? Parce que je sais où est caché l'argent ? Non, j'ai décidé de te
demander en mariage.
Ça veut dire oui ? Oui.
Oui, oui.
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