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Qui ne serait pas sceptique quand un homme prétend
avoir passé un week-end entier avec Dieu ?
dans une cabane, en plus.
Et pas n'importe quelle cabane. C'était cette cabane.
Ce que je m'apprĂȘte Ă vous raconter est un peu...
Eh bien, c'est un peu plus du cÎté fantastique.
Mais, ça ne veut pas dire forcément que c'est pas vrai.
Mack est né dans le Midwest.
Un garçon de ferme dans une famille irlando-américaine.
Orienté vers des mains calleuses et des rÚgles strictes.
- Non ! - Regarde-moi !
- Regarde-moi ! - Tu me fais mal !
Ăcoute.
Son pÚre était un ancien de l'église.
Qu'est ce que tu regardes, petit ?
- Buveur en cachette. - Laisse-le tranquille.
notamment quand il ne pleuvait pas, ou pleuvait trop tĂŽt...
Ouais.
La plupart du temps entre ces deux extrĂȘmes.
Mack!
Je viens de sortir une tarte aux pommes du four.
Viens prendre un morceau.
Non, merci.
Ce n'était pas une question.
Et voilĂ .
Merci.
Regarde-moi, chéri.
Les papas ne sont pas censés infliger ça à leurs enfants.
Ce n'est pas de l'amour. Tu comprends ?
Que dois-je faire ?
Parle Ă Dieu.
Il écoute toujours.
Chantez avec moi,
Comme ceux, qui se sentent guidés, frayent leur chemin vers l'autel.
Ce dimanche-là , quand le pasteur a appelé...
...Il savait qu'il ne pouvait plus garder le silence.
# Rien que le Sang de Jésus #
# Qu'est-ce qui peut me faire tout Ă nouveau ? #
Je regrette.
C'est pas grave.
Dis-lui juste ce que tu regrettes.
Je ne peux pas l'arrĂȘter.
J'essaie, mais quand il est ivre...
Il frappe ma mĂšre.
J'essaie de la protéger.
Mais je n'arrive pas !
Pourquoi tu me fais subir ça, petit ?
Pourquoi tu me fais la honte devant mes confrĂšres ?
Récite-le.
Récite-le !
"Obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur."
Plus fort !
Colossiens 3:20 !
"Obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur" !
Les coups se sont poursuivis durant la nuit.
Mack n'avait pas envie de parler de ce qui s'est passé aprÚs.
Disons que la douleur a une façon de nous tortiller de l'intérieur...
et nous forcer Ă faire l'impensable.
Treize ans, c'est trop jeune pour devenir adulte.
Les secrets qu'on garde, finissent par frayer un chemin vers la surface.
Tout va bien.
Mack et Nan étaient mariés depuis 18 années pour la plupart heureuses.
Elle est la colle qui maintient la famille unie.
Si on sort ici dans les prochaines trois minutes, nous pourrions ĂȘtre Ă l'heure.
Les enfants ?
Missy, tiens-toi tranquille une seconde. Pause! Pause!
- OK. C'est bon, laisse tomber. - Josh!
Jo...
- T'es prĂȘt ? - Oui. Pourquoi ?
Nan, quelque chose ne va pas avec Josh.
- Il s'est coupé les cheveux et il sent bon. - Il essaye d'impressionner Ally Taylor.
- Non, c'est faux ! - Si, c'est vrai !
- Qui est Ally ? - Je me fiche de savoir qui c'est.
Si elle nous emmÚne là -bas à temps, Elle a ma bénédiction.
Mais si Dieu est toujours avec nous,
pourquoi il s'intéresse à notre retard pour la messe ?
- Elle marque un point. - Ouais.
Dieu s'intéresse parce que maman s'intéresse.
D'accord, allons-y.
Bien tenté, petite canaille.
Bonjour.
- Salut, les amis. - Salut.
Mack, tu as regardé le match hier soir?
Depuis quand je contrÎle la télécommande ?
Un jour tu vas la récupérer.
Ce qui est dingue, c'est que je commence à aimer ses émissions.
J'ai rencontré Mack à l'église il y a 10 ans.
# Saint, saint, saint ! #
# Seigneur Dieu tout-puissant ! #
# TĂŽt le matin #
# Notre chanson s'élÚvera à toi #
# Saint, saint, saint... #
à cette époque, il ne connaissait pas Dieu comme Nan.
Si sa relation avec Dieu était vaste...
celle de Nan était profonde.
Elle appelait Dieu "Papa" et lui parlait comme si c'était un vieil ami...
Chose que Mack ne pouvait pas comprendre.
Mais ils arrivent quand mĂȘme Ă mener ce que la plupart appelleraient une belle vie.
Mais tout ça a changé en un instant...
quand le Grand Chagrin est venu Ă l'improviste.
LA CABANE
Non, tu ne peux pas conduire, c'est trop dangereux.
Non, je n'ai rien vu de pareil.
Oui, bien sûr, tout ira bien.
Je vais préparer ce truc de riz.
Juste un peu fatigué, j'imagine.
J'allais déneiger l'allée avant la tombée de la nuit.
Appelle-moi demain matin.
Toi aussi.
Je n'ai jamais vu une telle tempĂȘte depuis 30 ans.
Heureusement que Nan et les enfants ne sont pas sur la route.
Tu veux un coup de main ?
J'amÚne une pelle, et je termine ça en moins de deux.
C'est bon.
Ăa ne devrait pas prendre trop de temps.
Merci pour le gaz.
Et si on dĂźnait ce soir ?
Maggie a préparé une tourte au poulet.
C'est bon, Nan m'a laissé de quoi manger.
- Une prochaine fois peut-ĂȘtre. - D'accord.
Merci.
De rien.
Papa, papa !
Papa, attrape.
Il n'y a plus de place.
Tu devrais mettre ça quelque part oĂč tu peux la trouver.
Premiers secours.
Si on se fait piquer par les abeilles, on plongera dans la boue, pas vrai, Josh?
Ouais.
Maman, t'es sûr que tu ne peux pas sortir de ton séminaire ?
Allons, vous allez passer un bon moment.
J'ai foi aux talents maternels de ton Papa.
- Vraiment ? - Attends.
Attends, jeune demoiselle, Qu'est ce que t'as lĂ ?
- Ma collection d'insectes. - Ta quoi ?
Tu veux apporter tes bestioles ?
- Non, Papa. - Non ?
Ăa, c'est Dixie et Donna, les deux scarabĂ©es.
Wanda, le phasme.
Et voilĂ Carl, le Caterpillar.
"Carl, le Caterpillar." J'adore ça.
Est-ce que je peux les apporter? S'il te plaĂźt ?
On peut pas laisser Carl, le Caterpillar, tout seul.
Mauvaise idée.
Pas question.
Désolé. J'ai essayé.
DerniÚre échappée de l'été ?
Ăa va ĂȘtre un week-end ennuyeux par ici.
Je te ramĂšnerai une truite de 3 kilos.
D'accord. Mais pas du supermarché. Je peux faire la différence.
Willie, tu as une minute ?
- Bien sûr. - Super.
On doit partir.
Un peu de patience, s'il vous plaĂźt. Les enfants.
OK, allez.
- Sourire ? - OK.
- Belle photo. - Sûr ?
Câest bon ! Tirez-vous ! Au revoir !
LES CHUTES D'EAU DE MULTNOMAH SORTIE Ă 1,6 KM
Les enfants, regardez ça. Vous vous souvenez ?
Les chutes. Papa, on doit s'arrĂȘter.
- Allons voir la chute d'eau. - Pas d'arrĂȘt.
On doit arriver au camping avant la nuit.
Tu as raconté à Missy l'histoire de la princesse indienne ?
Quelle princesse ?
Allez, Papa, il le faut ! Tu dois lui raconter l'histoire.
- On doit y retourner. - S'il te plaĂźt !
On ne peut faire demi-tour.
- On ne peut pas s'arrĂȘter Ă chaque sortie. - Allez.
La réponse est non.
Il était une fois, une princesse indienne.
Ă quoi elle ressemblait ?
Eh bien, elle était trÚs belle.
Ses cheveux étaient de quelle couleur ?
Comme celle-ci.
Tu veux que je raconte l'histoire ? D'accord.
La princesse était la seule fille du chef le plus ùgé.
Et il était le chef d'une grande tribu.
Jusqu'Ă un Ă©tĂ©, oĂč une maladie terrible se rĂ©pandit parmi les hommes.
C'Ă©tait si horrible que mĂȘme les guerriers les plus forts ont Ă©tĂ© touchĂ©s.
Ils étaient au seuil de la mort.
Alors, les chefs se sont réunis pour discuter des mesures à prendre.
Le pÚre de la princesse raconta une prophétie.
La maladie ne pourrait s'arrĂȘter
que si la fille d'un chef sacrifia sa vie pour son peuple.
AprÚs un long débat, ils savaient qu'ils ne pouvaient pas exiger un tel sacrifice.
Et quand la princesse a entendu parler de la prophétie,
Elle savait ce qu'elle devait faire, parce qu'elle aimait beaucoup son peuple.
Un matin, elle a escaladé ces rochers.
Et sans hésitation, elle se jeta.
Le lendemain matin, une grande guérison a parcouru la tribu.
Les malades se levÚrent de leurs lits. Tout le monde se réjouissait.
Mais le chef savait que sa fille a disparu.
Il savait ce qu'elle avait fait.
Son coeur brisé.
Ses larmes coulĂšrent le long de ses joues.
Il cria, en demandant que le sacrifice de sa file soit gravé dans les mémoires.
Le Grand Esprit était tellement ému par ses larmes
qu'il exauça ses priÚres.
L'eau se mit à dévaler. Juste là .
C'est ainsi que les chutes de Multnomah ont vu le jour.
- PrĂȘts Ă partir ? - Je m'assois devant.
Un peu de patience, s'il vous plaĂźt.
Tu tiens ça de ta maman, n'est-ce pas ?
PARC LOCAL DU LAC WALLOWA
Attention, prĂšs de l'eau.
D'accord, Papa, bien sûr.
Laissez-moi vous aider avec ça.
Et voilĂ .
- Je suis Mack. - Emil.
Elle, c'est ma femme Vicki.
- Ces deux sont les vÎtres ? - C'est ça.
On dirait qu'elles s'entendent bien.
Ouais, je suppose qu'on doit l'ĂȘtre nous aussi, sinon ça va ĂȘtre bizarre.
Ăcoute, on campe juste lĂ -haut si vous voulez nous rejoindre plus tard,
pour nous aider Ă rĂŽtir des chamallows sur le feu.
- Bonne idée. - Bien ! Alors à plus tard.
- # L'autre jour # - # L'autre jour #
- # J'ai vu un ours # - # J'ai vu un ours #
- # Tout lĂ -haut # - # Tout lĂ -haut #
# L'autre jour, j'ai vu un ours #
# Un grand gros ours tout lĂ -haut #
- # Il m'a regardé # - # Il m'a regardé #
- # Je l'ai regardé # - # Je l'ai regardé #
- # Il m'a jaugé # - # Il m'a jaugé #
Vous avez une belle famille.
Merci. Vous aussi.
Papa, on doit dire nos priĂšres Ă Papa.
J'arrive tout de suite.
" Papa" ?
Ouais, c'est le surnom que ma femme donne Ă Dieu.
J'aime ça.
C'est un peu trop familier à mon goût, mais les enfants l'adorent.
- Papa. - Je reviens.
Tu sais ce que ma mĂšre me disait ?
Elle disait quand une étoile scintille, une priÚre est entendue au paradis.
Papa est bien occupé.
- Ouais. - Pourquoi elle était obligée de mourir?
- Qui ? - La princesse indienne.
Eh bien, je ne crois pas qu'elle était obligée à le faire.
Je crois qu'elle a choisi de le faire.
Ce qu'elle a fait a sauvé son peuple.
C'est une histoire vraie ?
Ăa peut l'ĂȘtre.
Parfois les légendes proviennent d'histoires vraies.
Mais la mort de Jésus n'est pas une légende.
C'est dans la Bible, alors, ça doit ĂȘtre vraie.
Est-ce que le Grand Esprit est un autre nom pour Papa ?
Il est un Esprit.
Et il est grand. Pas vrai ?
Alors, pourquoi il est si méchant ?
Pourquoi tu dis ça ?
Le Grand Esprit a forcé la princesse à sauter de la falaise.
Et il a forcé Jésus à mourir sur la croix.
Tu ne crois pas que c'est méchant ?
Je vais te dire.
Quand on rentrera à la maison, ta maman aura une bonne réponse.
Papa, est-ce qu'un jour je devrai me jeter du haut d'une falaise ?
Non.
Non, chérie.
Tu n'auras jamais Ă te jeter d'une falaise.
Est-ce que Dieu va me le demander ?
Non.
Il ne te demandera jamais ça, non plus.
D'accord.
Bonne nuit, Papa.
Bonne nuit.
Elle pose de bonnes questions, pas vrai ?
Ouais, ça tu peux le dire.
C'est une fille bien spéciale.
Vous l'ĂȘtes tous les deux.
Merci. Je t'aime, Papa.
Je t'aime.
Dors un peu.
Missy, c'est l'heure d'emballer tes affaires.
Ă ton avis , la princesse devrait avoir des bottes rouges ou bleues ?
Il est temps de rentrer !
Papa, rouge ou bleu ?
Qu'est ce qu'elle porte d'autre ?
Elle porte une robe rouge comme la mienne.
Alors, c'est le rouge.
C'est magnifique, chérie.
Papa ! Regarde-moi !
- ArrĂȘte ! - Papa !
Josh ! Josh ! Papa !
Josh ! Papa !
Il est coincé ! Je ne peux pas l'atteindre !
Josh! Josh!
Papa !
Josh ! Papa, il est coincé ! Papa !
Josh! Papa, oĂč est Josh?
- Hé, hé, tu n'as rien ? - Je ne peux pas l'atteindre !
- Besoin d'aide ? Il va bien ? - Il le tient.
Vas-y, Papa !
Tiens bon.
Allez, allez. Prends son cÎté droit !
- Allez, Josh. - Allez, allez.
Allez, fiston. Allez, fiston.
Allez! Allez, fiston.
Allez, Josh ! Et voilĂ !
VoilĂ . C'est bien.
Missy!
Tu peux sortir, chérie. Tout le monde va bien maintenant.
Emil, tu as vu Missy?
- Non. - Tu peux vérifier dans ton campement ?
Ouais. Elle est probablement avec mes filles.
- Ăa va aller ? - OĂč est-elle, Papa ?
Elle doit ĂȘtre quelque part. On va la trouver. D'accord ?
Elle n'est pas ici. Mes filles ne sont pas lĂ , non plus.
Vérifie dans ces toilettes et ces douches, et moi, je vérifie ceux-là .
D'accord.
Missy!
Emily!
- Pardon , vous avez vu une petite fille? - Je n'ai vu personne.
Missy?
Vicki! Je les ai trouvées.
OĂč est Missy ?
Désolé, Mack, elles ne l'ont pas vue.
Missy!
Oh, mon Dieu. Missy !
Oh, mon Dieu. Je vous en prie, Dieu.
On doit savoir s'il y a quelque chose de différent
de ce que vous vous rappelez, une chose qui n'est pas Ă sa place.
- Vous avez dit qu'elle était là . - Ouais.
C'est quoi ça ?
Cette coccinelle, cette épingle.
Elle n'appartient pas Ă Missy?
Non. Certainement pas.
Je pense que c'est probablement l'un des deux endroits, les gars.
C'est soit le lac ou la montagne.
- Ouais. Laisse-moi vérifier cette clairiÚre... - Ouais.
S'il vous plait, quelqu'un peut me dire ce qui se passe ?
Je suis vraiment désolé, M. Phillips.
Apparemment, il y a un type dont les fédéraux le poursuivaient pendant des années.
Ils pensent qu'il est responsable de l'enlĂšvement de cinq filles en moins.
Vous croyez qu'il a enlevé Missy?
On est sûrs de rien.
On a un signalement possible d'un suspect.
Un homme dans un camion prĂšs du barrage routier de Imnaha.
Le FBI installe un camp de base Ă Joseph. Ă vous.
Dis-lui qu'on sera lĂ -bas dans une heure.
M. Phillips, allez chercher vos enfants.
DISPARUE MISSY PHILLIPS
M. Phillips, il n'y a pas une seule personne dans cette salle
qui ne se préoccupe pas de Missy.
Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour la ramener Ă vous saine et sauve.
Maman !
Ăa va aller. Ăa va aller, je suis lĂ .
Je suis vraiment désolée.
- Je suis là . - je suis vraiment désolée.
Je l'ai quitté des yeux juste une seconde.
- Ils ont renversé le canot. - Je sais.
Mack. Chéri, ce n'est pas ta faute.
M. Phillips ?
Monsieur ?
Les équipes du terrain ont trouvé le camion dans la montagne.
D'accord.
L'hélicoptÚre vous attend, monsieur.
Mack, tu vas bien ?
- Tu vas bien ? - Oui.
- D'accord. - On doit partir.
Bien. Bien.
Salut, Mack. On allait s'asseoir pour dĂźner.
- C'est quoi ça ? - Quoi ?
Une blague de mauvais goût ?
Tu crois que j'ai écrit ça ?
Ăa mentionne la cabane. SignĂ© "Papa".
Qui d'autre est au courant de ça ?
Mack, je ne plaisanterais jamais à propos de ça.
OĂč tu l'as trouvĂ© ?
Elle était dans ma boßte aux lettres. Quelqu'un l'a mis là -dedans.
Qui pourrait s'abaisser Ă ce niveau ?
On appelle la police ?
Appeler la police ? Oui, et leur dire quoi ?
"Une lettre est apparue dans ma boitte aux lettres sans qu'il ait de traces dans la neige.
Et qu'elle Ă©tait peut-ĂȘtre signĂ©e par Dieu" ?
Il n'y avait pas de traces ?
Oublie ça.
Mack...
Mack!
Mack!
Salut !
On est rentrés !
- Salut, Papa. - Salut, champion.
Ăa va ?
Ouais, j'ai juste glissé sur la glace hier soir.
Montre-moi.
C'est rien. Juste une petite bosse.
C'est quoi ça ?
C'est juste du travail.
- OĂč est Kate? - Elle va ĂȘtre lĂ dans une minute.
- J'ai essayé de t'appeler ce matin. - Vraiment ?
Je devais ĂȘtre vraiment sonnĂ©.
Papa. Papa ?
Je peux aller finir mes devoirs chez Ally ?
T'as vu le temps qui fait dehors, n'est-ce pas?
- C'est juste Ă deux rues d'ici. - Une autre fois.
HĂ©, toi.
Quoi ?
Je voulais juste dire salut.
Salut.
Je peux aller ?
Ouais.
Comment elle était chez Arlene?
Euh... comme d'habitude.
Elle est sortie de sa coquille pour une minute, puis elle s'est repliée.
Alors, je vais l'emmener ce week-end chez mon frĂšre.
Il connaĂźt un psychologue qu'on pourrait essayer, et...
Je pensais que tu pourrais nous joindre Ă nous.
Je suis sûr que c'est la derniÚre chose qu'elle voudrait.
Je pense qu'il vaut mieux que ça soit juste vous.
Je dois me changer et aller faire des courses en ville.
- Mack. - Ouais ?
N'oublie pas qu'on s'aime.
Et vous ne savez rien à propos de ça ?
- Eh bien, il n'y a pas de timbre. - Non.
Eh bien, si elle n'est pas timbrée, elle n'a pas été livrée.
Alors, vous voulez votre courrier tant que vous ĂȘtes lĂ ?
Pourquoi tu as besoin d'une 4x4 ?
Mack... Allez.
Nous sommes amis depuis longtemps. Sois franc avec moi.
C'est Ă propos de cette lettre ?
Tu ne comptes pas retourner lĂ -bas, n'est-ce pas ?
Eh bien...
Tu as parlé à Nan à propos de tout ça ?
Non, je ne veux pas la contrarier.
Elle arrive Ă peine Ă tenir le coup en ce moment.
Est-ce que tu as prié pour ça ?
Je veux juste ton 4x4.
Mais tu sais que ce n'est pas une bonne idée, pas vrai ?
Je veux dire, et si c'était ce type ?
Et qu'il essaie de te ramener lĂ -bas pour Dieu sait quelle raison.
On n'en sait rien pour le moment.
Tu penses déjà à l'autre possibilité ?
Quoi ?
Tu penses que c'est Dieu ?
Tu es le seul Ă dire qu'il n'y avait pas de traces dans la neige.
Peut-ĂȘtre qu'ils Ă©taient lĂ pendant quelques jours sans que je m'en aperçoive.
Je ne sais pas.
C'est complĂštement dingue.
Mais je dois faire quelque chose, et c'est tout ce que j'ai.
D'accord.
Mais je dois aller avec toi.
Bien sûr, pas de problÚme.
J'espĂšre que tout se passe bien pour elle.
Ouais. J'espĂšre que tout se passe bien pour toi, aussi.
- Trésor, tu peux prendre ça ? - Ouais.
Merci.
Envoie-moi un texto quand tu seras lĂ .
Ăcoute, je sais que tu te dĂ©bats avec quelque chose.
Et ce n'est rien, si tu ne sais pas comment en parler.
C'est juste qu'on a déjà perdu beaucoup.
Je ne veux pas te perdre, toi aussi.
D'accord ?
Une tente. Des sacs. De la nourriture. Lanterne Coleman. Des raquettes.
Au cas oĂč.
OĂč est ta canne Ă pĂȘche ?
Je ne savais pas qu'on allait pĂȘcher.
On aura peut-ĂȘtre quelque chose Ă faire
si on dĂ©couvre finalement que j'ai perdu la tĂȘte.
D'accord. Je vais chercher mes affaires.
Tu ne comptes pas retourner lĂ -bas, n'est-ce pas ?
Je ne veux pas te perdre, toi aussi.
OĂč es-tu ?
Je suis lĂ .
Sors de lĂ .
Tu nous as mĂȘme pas laissĂ©s enterrer son corps comme il se doit.
EspĂšce de lĂąche.
Pourquoi ?
Dieu ! Dieu !
Je suis désolé. Je suis vraiment désolé.
Désolé.
Tu m'as conduit ici.
Maintenant, tu n'as pas le cran de te montrer.
Le Papa que tu es.
Il fait un froid de canard. Pas vrai ?
Il y a du feu à l'intérieur, si tu veux te réchauffer.
Allez, Mack.
Je connais quelqu'un qui serait content de te voir.
Non.
Je te l'avais dit.
Mackenzie Allen Phillips.
Mon Dieu.
Regarde-toi.
Je vous connais ?
Pas beaucoup. Mais on peut travailler lĂ -dessus.
J'attendais avec impatience ce moment,
de pouvoir finalement te regarder de prĂšs.
Tu veux que je prenne ton manteau ?
Et ce pistolet.
On ne voudrait pas que quelqu'un se blesse, n'est-ce pas ?
Je comprends. C'est déroutant.
Comme nous tous.
Tu feras ça selon tes conditions et ton rythme.
Et si on faisait les présentations ?
Je m'appelle Elousia.
J'ai beaucoup de noms, mais celui-lĂ est l'un de mes favoris.
Ou, si tu veux, tu peux m'appeler ce que Nan m'appelle.
Vous connaissez Nan?
Oh que oui. Parfaitement.
Vous ĂȘtes en train de dire que vous ĂȘtes...
Je suis.
Le " je suis " ?
Je suis celui qui suis.
Regardez-moi ça. DĂ©jĂ en train de citer les Ăcritures saintes.
Et tu as rencontré mon fils.
Content de te voir, Mack.
Ton fils ? Bien sûr.
Et moi je m'appelle Sarayu.
Sarah qui ?
Sarayu. Ăa veut dire " un souffle de vent."
C'est vrai.
Alors...
Qui d'entre vous...
Je suis.
Et tu n'as pas idée combien je t'aime.
C'est pas grave, mon enfant.
Laisse-toi aller.
Nous collectons tous des choses qu'on chérisse, n'est-ce pas?
Je collecte les larmes.
C'est vrai.
C'est un plaisir de vous rencontrer.
Je reviens tout de suite.
Pourquoi je dois me réveiller ?
Je crois que tu as laissé tomber ça.
C'est toi qui l'as écrit ?
Nous sommes trÚs heureux que tu aies accepté notre invitation.
C'est de la folie.
Qu'est-ce que je fais ici ?
Qu'est ce que je suis censé faire ?
Tu n'es pas censé faire quoi que ce soit.
Tu es libre de faire ce que tu veux.
Tu peux aller pĂȘcher.
Ou faire une randonnée.
Aider Sarayu dans le jardin.
Ou aller parler Ă Papa dans la cuisine.
C'est ton choix.
Je sais que c'est bouleversant, mais...
Tout ira bien, Mack.
Je serai en train de finir un projet dans l'atelier, si tu veux passer.
D'accord.
Tu te souviens de cette odeur ?
Ma Griffe.
Le parfum de ta mĂšre.
Elle t'aime plus que tu ne peux l'imaginer.
- Suis-je mort ? - Tu te sens mort ?
Tu savais que je viendrais, n'est-ce pas ?
Bien sûr que je le savais.
Est-ce que j'étais libre de ne pas venir ?
Je ne suis pas intéressée par les prisonniers.
Tu es libre de franchir cette porte maintenant.
Pourquoi tu m'as ramené ici ?
Parce que c'est ici que tu t'es coincé.
Tu portes une robe.
Pardon ?
Je t'ai toujours imaginé avec une barbe blanche.
Je crois que c'est le PÚre Noël.
AprÚs tout ce que tu as traversé, je ne pensais pas
que tu pourrais devenir pĂšre maintenant.
Tiens. Rends-toi utile.
Appuie sur les cÎtés...
Replie vers l'arriĂšre
Fais tourner.
C'est tout.
je sais qu'il y a un énorme gouffre entre nous, Mack.
Tu ne vas pas le croire,
Mais je suis particuliÚrement attachée à toi.
J'aimerais guérir cette plaie qui grandit en toi et entre nous.
Il n'y a aucune réponse facile qui soulagerait ta souffrance.
Aucun remÚde instantané qui dure.
La vie est faite dâun peu de temps et de beaucoup de relations.
"Relations"?
Tu es le Dieu tout puissant, n'est-ce pas?
Tu sais tout.
Tu es partout, en mĂȘme temps.
Et tu as un pouvoir illimité.
Pourtant, d'une certaine façon...
tu as laissé ma fille mourir.
Quand elle avait besoin de toi...
Tu l'as abandonnée.
Je ne l'ai jamais quittée.
Si tu es ce que tu prétends...
OĂč t'Ă©tais quand j'avais besoin de toi ?
Mon enfant,...
Quand tu ne perçois que ta détresse, tu me perds de vue.
ArrĂȘte de parler par Ă©nigmes.
Comment peux-tu dire que tu vas m'aider
alors que tu ne pouvais pas l'aider elle ?
Ă cause de toi... elle est partie.
à moins que tu changes ça,
je ne serai jamais libre.
La vérité libÚre tout le monde, Mackenzie.
Et la vérité a un nom.
Il est lĂ , dans sa remise en ce moment, couvert de bran de scie.
" La vérité " ?
Je connais cette histoire.
Tu l'as quitté aussi.
On dirait que tu as la mauvaise habitude
de tourner le dos à ceux que tu es supposé aimer.
Je ne suis pas ce que tu crois.
Il l'a dit lui-mĂȘme.
" Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi mâas-tu abandonnĂ© ? "
Non, Mack.
Tu as mal compris le mystĂšre.
Ne va pas croire que la décision de mon fils
ne nous a pas coûté cher.
L'amour laisse toujours une empreinte.
Nous étions là ensemble.
Je ne l'ai jamais quitté, je ne t'ai jamais quitté. Je n'ai jamais quitté Missy.
Il est beau, n'est-ce pas ? Créé pour voler.
Toi, en revanche, tu as Ă©tĂ© créé pour ĂȘtre aimĂ©.
Vivre sans ĂȘtre aimĂ©, c'est comme...
un oiseau aux ailes coupées.
La souffrance a un moyen de nous faire ça
Si ça reste sans remÚde, tu oublies ce pour quoi tu as été créÚ.
Ce n'est pas quelque chose que je te souhaite.
C'est pourquoi tu es lĂ , Mackenzie.
Ceci est ta leçon de vol.
Le dĂźner est presque prĂȘt.
Alors, Josh a une petite amie maintenant ?
Tu parles d'Ally ?
Je l'aime bien.
Moi, aussi. Je suis attachée particuliÚrement à son rire.
- C'est mignon. - Ouais.
Il a toujours du mal à croire que tout ça est vrai.
Tu crois ?
Comment va Kate ?
Nous...
Nous étions proches, mais...
Oh, mon Dieu.
Je suis désolé, je ne voulais pas...
Non. C'est pas grave.
Je ne l'ai pas fait.
C'est bon.
C'est le meilleur repas que j'ai jamais eu.
De toute ma vie.
Que ça soit un rĂȘve ou autre.
Merci.
J'ai une question.
Je vous ai dit tout Ă propos de Josh et Kate et Nan.
Mais, si vous ĂȘtes rĂ©els...
alors, vous savez tout ce que j'ai Ă dire avant mĂȘme que je le dise, n'est-ce pas ?
Oui, mais nous choisissons d'écouter tout ce que tu as à dire,
comme si c'était pour la premiÚre fois.
On aimerait apprendre Ă connaĂźtre tes enfants Ă travers tes yeux.
Je laverai, et toi tu essuies ?
Je m'en occupe.
Et si tu montrais Ă Mack ton ouvrage ?
Tu veux jeter un oeil ?
D'accord.
Regarde celle-lĂ .
Incroyable.
Je comprends que vous ĂȘtes tous connectĂ©s.
Mais je me sens plus Ă l'aise prĂšs de vous.
Probablement parce que je suis humain.
Mais tu es Dieu aussi, n'est-ce pas ?
Je suis le meilleur moyen pour chaque humain d'entrer en relation avec Papa et Sarayu.
Me voir, c'est les voir, eux.
Vous ĂȘtes tous trĂšs diffĂ©rents.
Elousia n'est pas celle Ă quoi je m'attendais du tout.
Et Sarayu, oh, mon dieu.
Sarayu est Créativité.
Action.
Le souffle de Vie.
Elle est mon Esprit.
L'amour est censé exister dans le cadre d'une relation, Mack.
C'est tout ce qu'on aimerait avoir avec toi.
MĂȘme si tu ne peux pas le voir.
Tu es au coeur de notre amour et notre dessein.
Aussi beau que ce soit tout ça,
ce n'est rien comparé à la façon dont nous te voyons.
La derniÚre fois que j'ai observé les étoiles comme ça,
Elle était allongée à cÎté de moi.
Je sais.
Oui !
LA SAINTE BIBLE
Bonne nuit, Mack !
Papa !
Papa !
Missy !
Papa !
Papa !
# Ton coeur #
# Essaie d'ĂȘtre confiante #
Bonjour, Mack.
Tu aimes Neil Young ?
Je suis trÚs attachée à lui.
T'as bien dormi, chéri ?
Bien.
Tu sais, les rĂȘves sont importants.
ils nous permettent dâouvrir la fenĂȘtre,
et d'aérer.
Y en a-t-il quelqu'un auquel tu nâes pas particuliĂšrement attachĂ©e ?
Non.
Je n'ai pu trouvé aucun.
J'imagine que je suis faite ainsi.
Tu ne te fĂąches pas contre eux ?
Bien sûr. Quel parent ne se fùche pas ?
Et c'est lĂ que tout ton courroux arrive, n'est-ce pas ?
Mon quoi ?
Ton courroux.
Tu ne me suis plus, lĂ .
Allez.
Tout le monde sait que tu punis ceux qui te déçoivent.
Non.
Je n'ai pas besoin de punir les gens. Le péché porte sa propre punition.
Aussi difficile que cela puisse ĂȘtre pour toi Ă comprendre,
je suis au milieu de tout ce que tu perçois comme désordre,
travaillant pour ton bien.
C'est ce que je fais.
Comment tu peux dire ça ?
AprĂšs toute cette peine et cette souffrance dans le monde,
Quel bien pourrait ressortir d'une petite fille assassinée par un monstre tordu ?
Peut-ĂȘtre que tu ne causes pas ces choses, mais tu ne peux certainement pas les arrĂȘter.
Mackenzie, tu essaies de donner sens Ă ton monde,
basé sur ton image incomplÚte.
C'est comme regarder Ă travers le trou de ta souffrance.
La principale lacune dans ta vie,
c'est que tu ne penses pas que je suis bonne.
Je suis !
Et si tu me connais, et Ă quel point je t'aime,
alors, mĂȘme si tu ne comprends pas,
tu saurais que je travaille dans ta vie pour le bien.
Et puis tu me ferais confiance.
Te faire confiance ? Pourquoi je le ferais ?
Ma fille est morte.
Et rien de ce que tu peux dire, ne peut justifier ce qui lui est arrivée.
Tu cherches la sortie ?
Si tu cherches ton 4x4, c'est en haut par lĂ , juste derriĂšre les arbres.
Cependant, vous auriez besoin de ça.
Merci.
Juste pour ĂȘtre clair, nous ne justifions rien.
On aimerait la guérir, si vous le permettez.
Avant que tu partes,
J'ai des choses dans le jardin, j'espérais que vous m'aidiez,
avant la fĂȘte de demain.
Quelle fĂȘte ?
Si tu veux savoir, tu vas devoir rester dans les parages.
Eh bien, c'est plutĂŽt sauvage.
Ce n'est pas le monde que tu imaginais.
- OK, c'est un fouillis. - Ăa l'est, n'est-ce pas ?
TrĂšs beau.
Il y a quelque chose de trĂšs particulier que je veux planter ici, demain.
Pour préparer le terrain, on doit couper toutes les racines,
ou elles vont se propager et nuire Ă la nouvelle pousse.
Mais, c'est magnifique.
Tu peux commencer par lĂ .
D'accord.
Attention.
Celle-lĂ est mortelle.
Qu'est ce qu'elle fait ici, si elle est venimeuse ?
Tu présumes que le poison est mauvais.
Ă elle seule,
la sĂšve de cette brindille pourrait te tuer.
Mais combinée au nectar de cette fleur,
soudainement, ça contient d'incroyables propriétés curatives.
Dis-moi,
Dans quelle mesure tu as confiance en ta capacité à discerner le bien du mal ?
Généralement, assez évident.
Et quels sont tes fondements pour qualifier quelque chose de bien ?
Eh bien, si ça m'aide...
ou les gens que j'aime.
Et le mal ?
C'est nuisible.
Si ça blesse quelqu'un à qui je tiens.
Alors, plus ou moins, tu es le juge ?
Ouais, j'imagine.
Tu t'es déjà trompé ?
Ou changé d'opinion au fil du temps ?
Bien sûr.
Et il y a des milliards comme toi...
chacun d'eux détermine,
ce que tu penses ĂȘtre bien ou mal.
Et quand ton bien entre en conflit avec le mal de ton prochain,
les disputes s'ensuivent.
Les guerres éclatent.
Parce que tout le monde persiste Ă jouer le rĂŽle de Dieu.
Tu n'étais censé rien faire de tout ça...
Tout seul.
C'Ă©tait toujours censĂ© ĂȘtre une conversation entre amis.
Qu'est ce que t'en dis ?
C'est toujours un fouillis.
Oui, c'est vrai, Mack.
Sauvage, beau, et se développe à la perfection.
Ce fouillis, c'est toi.
Alors,
Tu as décidé de rester.
J'y réfléchis.
Sarayu peut ĂȘtre trĂšs persuasive.
Si seulement j'étais assez intelligent pour comprendre un mot de ce qu'elle a dit.
Alors, si tu es partant pour une balade,
Il y a quelque chose dans l'autre cÎté du lac que j'aimerais te montrer.
Je dois juste finir dans la remise, et je te rejoins lĂ -bas.
Tu peux faire un tour en canot, si tu veux.
J'ai laissĂ© ma canne Ă pĂȘche dedans, si tu te sens chanceux.
Papa ! Papa !
- Non, non, non. - Mack!
Mack, ce n'est rien.
Pourquoi tu me fais subir ça ?
Ce n'est pas moi.
Tu m'as demandé de venir ici.
Mack, ça se passe à l'intérieur de toi.
Tu la laisses te consumer, et tu n'es pas obligé.
Non, non, non.
Respire profondément, et écoute ma voix.
Ne le regarde pas, Mack. Regarde ici.
Missy!
Ne pense pas au passé. Ne pense pas à la souffrance.
Regarde-moi.
Tout se passera bien.
Regarde-moi !
Fais-moi confiance, rien ne peut te faire du mal.
Garde tes yeux sur moi.
Respire.
C'est bien, Mack.
Je ne vais nulle part.
Maintenant, on va te sortir de ce canot.
- Quoi ? - Tu m'as entendu.
Ce n'est pas drĂŽle.
Je ne plaisante pas.
Tu peux le faire.
- Je ne peux pas. - Tu ne le peux pas tout seul.
- Je coulerai. - Non, Mack.
Tu imagines un futur sans moi, et ce futur n'existe pas.
Je t'ai promis de t'accompagner toujours, pas vrai ?
Et je suis juste lĂ .
Allez.
D'accord.
C'est parti.
C'est fou.
Et maintenant ?
Commence Ă marcher.
Ouais, d'accord.
Bien.
Comment ça va ?
J'ai toujours peur.
On dirait qu'on a de la compagnie.
Regarde ça.
Regarde ! Tu le vois ?
Que c'est beau !
Il doit faire plus de 60 cm de long.
J'ai essayé de l'attraper pendant des semaines.
Pourquoi ne pas juste l'appùter pour qu'il morde à l'hameçon ?
OĂč est le plaisir dans ça ?
Tu sais, tu ne corresponds pas Ă tous les trucs religieux que je croyais.
Religion.
La religion requiert trop de travail.
Je ne veux pas des esclaves.
Je veux des amis, une famille avec qui partager la vie.
Et qu'en est-il du respect des rĂšgles et travailler pour ĂȘtre un bon chrĂ©tien ?
Réfléchis à ça, Mack.
Je ne suis pas exactement ce que tu appelles un chrétien, pas vrai ?
Non, je suppose que non.
Peu importe comment tu les appelles.
Je veux juste voir les gens changer en connaissant Papa.
De ressentir ce que ça fait d'ĂȘtre vraiment aimĂ©.
Je crois que je n'ai jamais ressenti ça.
Remets tes chaussures. Je te montrerai comment y arriver.
Suis le chemin jusqu'au bout, et puis continue.
Tu ne viens pas ?
C'est un chemin que seul toi, tu peux l'emprunter.
Je croyais que tu m'as dit que tu ne me quitteras jamais.
Et je le pensais.
Fais-moi confiance.
N'oublie pas ce que tu as appris.
Je t'attendrai juste ici.
"Continue."
Bonjour ?
Il y a quelqu'un ?
Désolé, je...
Vous ĂȘtes ?
Je suis la sagesse.
Tu comprends pourquoi tu es lĂ ?
Pas vraiment. Mais je commence Ă m'y habituer.
Aujourd'hui est un jour fatidique, avec de lourdes conséquences.
Tu es lĂ pour le jugement.
"Jugement" ? Ils disent que je ne suis pas mort.
Tu ne l'es pas.
Alors c'est quoi ça ?
Tu ne crois pas que Dieu est bon ?
Missy est-elle son enfant ?
Bien sûr.
Alors, non.
Je ne crois pas que Dieu aime ses enfants assez bien.
Si c'est ce que tu crois...
Viens. Assieds-toi.
Tu peux bien me juger de lĂ .
Te juger ?
Tu as quelque chose Ă confesser ?
Oh, tu sais ce que j'ai fait.
Oui. Mais ce n'est pas toi qui es jugé.
Aujourd'hui, c'est toi le juge.
- Quoi ? - Pourquoi tu es surpris ?
Tu as passé toute ta vie à juger presque tout le monde et tout,
Leurs actions et motivations.
Comme si tu les connaissais intimement.
Tu as fait des jugements hĂątifs juste Ă partir de la couleur de peau de quelqu'un.
Leurs vĂȘtements. Leurs langages corporels.
Au dire de tous, tu es un expert dans ce métier, Mackenzie.
Assieds-toi.
D'accord.
Alors, je suis censé juger qui ?
Il doit y avoir en moins quelques-uns Ă blĂąmer,
pour toute la peine et la souffrance dans le monde. Pas vrai ?
C'est vrai.
Qu'en est-il de l'égoïste ?
Du cupide ? De ceux qui font du tort aux autres ?
Des assassins ?
Des trafiquants de drogue ? Des terroristes ?
Ils sont coupables ?
Oui.
Qu'en est-il des hommes qui battent leurs femmes ?
Laisse-moi tranquille.
Viens-lĂ . Qu'est ce que t'as dis ?
Ou les pĂšres qui battent leurs enfants pour soulager leurs propres souffrances ?
Ăvitons de rentrer lĂ -dedans.
Cet homme devrait-il ĂȘtre jugĂ© ?
Oui.
Et tu vas la fermer !
Qu'en est-il de ce garçon ?
- Qu'en est-il de lui ? - Pourrais-tu le juger ?
C'est un enfant.
Mais tu en as déjà .
Ce garçon est ton pÚre.
Oui, monsieur.
Dis-moi,
Qu'en est-il de l'homme qui s'attaque Ă d'innocentes petites filles ?
Papa !
Papa !
Bon, ça suffit.
Cet homme est-il coupable ?
- Je le condamnerais Ă l'enfer. - Et qu'en est-il de son pĂšre,
L'homme qui a fait de lui un monstre pervers ?
Je le condamnerais, également.
JusquâoĂč faut-il s'arrĂȘter ?
L'héritage de ces vies brisées ne remonte-t-il pas jusqu'à Adam ?
Et qu'en est-il de Dieu ? Ne faut-il pas le blĂąmer ?
Il est à l'origine de tout ça.
Surtout, s'il connaissait les conséquences.
Tu veux que je le dise ?
Absolument.
Dieu est Ă blĂąmer.
Eh bien, si c'est aussi facile pour toi de juger Dieu...
Tu dois choisir lequel de tes enfants, va passer l'éternité au paradis.
L'autre va aller en enfer.
Je ne peux pas faire...
Tu ne peux pas faire quoi ?
Je te demande juste de faire quelque chose que tu crois que Dieu le fasse.
Alors, qui va aller en enfer ?
Tu peux choisir Kate.
Elle a dit des choses assez blessantes.
Elle t'a ignoré.
Tu n'es mĂȘme pas sĂ»r si elle t'aime encore.
Ou... tu peux choisir Josh.
Il était désobéissant.
En train de sortir en cachette, de te mentir.
Tu n'étais pas au courant ?
Mackenzie, fais ton choix.
Je n'ai plus envie de faire ça.
- Je ne peux pas le faire. - Faire quoi ?
Je ne peux pas. Je ne le ferai pas.
Il le faut.
Ce n'est pas un jeu.
Tu dois le faire.
Tu sais quoi ? Ce n'est pas juste.
Il le faut.
Ce n'est pas juste.
Je ne peux pas.
Prends-moi.
Je vais aller Ă leur place.
Je prendrai leur place.
Prends-moi.
Je vais aller Ă leur place.
Tu laisses mes enfants tranquilles, et tu me prends !
Mackenzie...
Tu as jugé tes enfants dignes d'amour...
mĂȘme si ça doit te coĂ»ter tout.
à présent, tu connais le coeur de Papa.
Tu sais, ce que je ne comprends pas, c'est comment Dieu peut aimer Missy
et lui faire vivre une telle horreur.
Elle était innocente.
Je sais.
Est-ce qu'il se sert d'elle pour me punir ?
Parce que ce n'est pas juste.
Et elle ne le méritait pas.
Ma femme et mes enfants ne le méritaient pas.
Moi, je le mĂ©ritais peut-ĂȘtre. Parce que tu sais que je suis...
Est-ce lĂ ton Dieu, Mackenzie?
Pas étonnant que tu te noies dans un grand chagrin.
Dieu n'est pas comme ça.
Ce n'est pas lui qui a fait ça.
Il n'a pas empĂȘchĂ© que ça arrive.
Il ne peut pas empĂȘcher plusieurs choses qui lui font souffrir.
Ce qui est arrivé à Missy était l'oeuvre du mal.
Et personne dans ton monde n'est à l'abri de ça.
Tu veux la promesse d'une vie sans souffrance.
Oui. Oui.
Il n'y en a pas.
Tant qu'il y a une autre volonté dans cet univers,
libre de ne pas suivre Dieu,
le mal trouve un moyen d'enter.
Il doit y avoir une meilleure solution.
Et il y en a.
Mais cette solution implique la confiance.
Je ne veux plus ĂȘtre le juge.
Missy...
Elle ne peut pas t'entendre.
Elle ne peut pas me voir ?
Non.
Mais elle sait que tu es ici.
Est-ce qu'elle va bien ?
Beaucoup mieux que tu ne penses.
Missy!
Est-ce qu'elle me pardonne ?
Pardonner quoi ?
Je ne l'ai pas pu sauvée. Je n'ai pas pu l'aider à temps.
Missy n'est pas de ton avis.
Ni Nan ou Papa.
Il est temps d'en finir avec ça.
- Comment c'était ? - Terrible.
Et merveilleux.
Je suis trĂšs fier de toi, mon ami.
Merci. De m'avoir permis de la voir.
Oh. Ce n'était pas mon idée.
Ăa marche toujours mieux quand on le fait ensemble, n'est-ce pas ?
Dieu a le temps de profiter du soleil ?
Chéri, tu n'as aucune idée à quel point je suis occupée, en ce moment.
Papa...
Oui, Mackenzie?
J'étais trÚs dur avec toi.
Désolé.
- Je n'avais aucune idée. - C'est pas grave.
Maintenant, ça fait partie du passé.
Peut-ĂȘtre qu'on doit grandir ensemble en oubliant ça.
J'aimerais ça.
Merci de m'avoir laissé voir Missy.
Ăa me fait plaisir.
Je ne peux pas décrire la joie de vous voir réunis tous les deux.
Et Missy est une fille spéciale.
Oh, oui.
Tu comprends maintenant.
Je peux tirer un bien incroyable à partir d'insoutenables tragédies.
Mais ça ne signifie pas que j'orchestre ces drames.
AprĂšs tout ce que j'ai ressenti dans mon coeur envers toi...
Pourquoi t'acharnerais-tu Ă me faire entendre raison ?
Parce que câest ce que fait lâamour.
Je ne comprends pas vraiment les relations, pas vrai ?
Mais tu m'aimes encore quand mĂȘme.
Les hommes ! Câest fou ce quâils peuvent ĂȘtre stupides.
Ai-je bien entendu ? Dieu vient de me traiter dâidiot ?
Si le chapeau te fait. Oui, monsieur.
Si le chapeau te fait.
Fais un brin de toilette, Mack. Tu as une grosse soirée devant toi.
Quelqu'un va me dire oĂč on va ?
Regarde autour de toi, Mackenzie.
N'oublie pas de profiter du voyage.
Nous voilĂ .
C'est tout ?
Pour tes yeux.
Juste pour ce soir...
Nous aimerions que tu aies un aperçu de ce que nous voyons.
D'accord.
C'est quoi ça ?
Pas "Quoi".
Qui.
Les enfants de Papa de chaque langue, chaque tribu et chaque nation.
Ce que tu appelles personnalité et émotion,
nous les percevons comme coloris et lumiĂšre.
Qu'est-ce qui se passe avec celui-lĂ ?
Pourquoi il nous fixe du regard ?
C'est toi qu'il fixe du regard.
Est-ce que c'est...
Papa.
Mack, je suis vraiment désolé.
Pour tout.
J'étais aveugle, et je ne pouvais pas te voir.
Je ne pouvais voir personne.
Oui, je sais.
Je sais.
J'étais effrayé.
Je ne savais pas quoi faire.
Fiston, je te pardonne.
Tu es devenu le pĂšre que je ne pourrais jamais l'ĂȘtre.
Et je suis trĂšs fier de toi.
Est-ce que tu peux me pardonner ?
Je te reverrai, fiston.
Ouais...
Rentrons Ă la maison.
Mack. Réveille-toi.
Il est temps pour nous de partir.
Papa ?
Bonjour, fiston.
Tu te moques encore de moi, n'est-ce pas ?
Oh, toujours.
Pour ce qui nous attend aujourd'hui, tu auras besoin d'un pĂšre.
- OĂč on va ? - On y est presque.
Nous sommes lĂ pour faire quelque chose qui te fera beaucoup de peine.
S'il te plaĂźt, non.
Fiston,
Nous sommes sur la voie de guérison pour apporter la résolution à cette partie de ton voyage.
Tu veux que je le pardonne ?
Il a tué ma fille.
Je veux le faire souffrir.
Je veux qu'il souffre...
autant qu'il m'a fait souffrir.
Je veux que tu le fais souffrir.
Je le sais.
Mais, il est aussi mon fils. Et je veux racheter sa faute.
" Racheter sa faute " ? Il doit brûler en enfer.
Alors, on en revient Ă toi en tant que juge ?
Alors, tu le laisses tout simplement s'en tirer Ă bon compte ?
Personne ne s'en tire Ă bon compte.
Chaque chose amÚne des conséquences.
- Ce qu'il a fait... - Est horrible.
Je ne te demande pas de pardonner ce qu'il a fait.
Je te demande de me faire confiance, de faire ce qui est juste,
et de savoir ce qui est mieux.
Et ensuite ?
Le pardon n'établit pas une relation.
Câest cesser de saisir quelquâun Ă la gorge.
Mack, la souffrance te dévore de l'intérieur,
dérobe ta joie, et entrave ta capacité à aimer.
Je ne peux pas.
Tu ne t'es pas planté parce que tu ne peux pas.
Tu t'es planté parce que tu ne veux pas.
Tu n'as pas à faire ça tout seul.
Je suis ici avec toi.
Je ne sais pas comment.
Dis-le Ă haute voix.
Je...
Je te pardon...
Je te pardonne.
Mackenzie, tu me rends si heureux.
Je suis toujours en colĂšre.
Bien sûr que tu l'es. Personne ne peut laisser aller tout d'un seul coup.
Tu vas devoir le faire 1,000 fois avant que ça soit plus facile.
Mais ça le sera.
Allons-y.
Allons ramener Missy Ă la maison.
Je te pardonne.
Je te pardonne.
Je te pardonne.
Je t'en prie, je t'en prie !
Ăa fait du bien au corps de laisser les eaux curatives couler.
Ce sont tes larmes, Mackenzie.
Nous les avions collectionnés pendant longtemps.
- Et voilĂ . - Merci.
Mackenzie, on a quelque chose pour toi auquel tu dois y réfléchir.
Tu peux rester prĂšs de nous, ou rentrer chez toi auprĂšs de Nan et tes enfants.
Dans tous les cas, on te promet d'ĂȘtre avec toi pour toujours.
Et Missy ?
SI tu restes, on sera avec elle cet aprĂšs-midi.
Si tu pars, tu vas la laisser derriĂšre toi, mais juste pour le moment.
Alors, qu'est ce qu'elle veut ?
Elle aimerait bien te voir aujourd'hui.
Mais elle vit dans un endroit oĂč il n'y a pas d'impatience,
alors, ça ne lui fait rien d'attendre.
Le fait d'ĂȘtre ici Ă©tait vraiment remarquable.
Chez moi, je pars travailler,
j'essaie d'ĂȘtre une bonne personne,
J'aime ma famille.
Je ne sais pas.
Ce que je fais est-il vraiment important ?
Absolument.
Mack, tu es important. Ainsi que tout ce que tu fais.
Chaque fois, tu aimes ou tu pardonnes, Mack,
avec chaque acte de bonté,
L'univers change. Pour le mieux.
Si chaque chose est importante, alors tout est important.
Alors, je vais rentrer chez moi.
Eh bien,
Peut-on te demander de faire quelque chose pour nous quand tu pars ?
Tout ce que tu veux.
Kate a besoin de toi.
Elle s'en veut pour la mort de Missy.
Tu as ta propre culpabilité à gérer.
Mais, le temps des blùmes est révolu.
Quand je rentre...
Je vous veux toujours dans ma vie.
Je l'ai toujours été.
Je le suis toujours.
Je le serai toujours.
Tant mieux.
Parce que je deviens particuliÚrement attaché à vous.
Je t'aime, Mack.
Mack?
Mack?
HĂ©.
Mack.
Salut, mon vieux.
Tu es réveillé.
OĂč suis-je ?
Tu es Ă l'hĂŽpital.
OĂč est Papa ?
- Je vais chercher le docteur et la famille. - D'accord.
Willie...
Elle était là .
Qui, Mack, Ă©tait oĂč ?
Je dois parler Ă Kate.
- HĂ©, calme-toi. - Et Nan. Et Josh.
- Je dois leur parler. - Ils sont lĂ .
L'infirmiÚre est allée les chercher. Ils sont dans la cafétéria.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Eh bien, mon pote, tu as été renversé par une semi-remorque.
Hier soir ?
Non, vendredi. Juste aprĂšs que tu t'es enfui avec mon 4x4.
C'est impossible.
J'ai passé le week-end dans la cabane.
Mack, tu n'y es jamais arrivé.
Si, je l'ai fait. Si, j'y suis arrivé.
- J'étais là . - D'accord.
Mon vieux, ça fait beaucoup à encaisser, d'accord ?
J'ai rencontré Dieu.
Papa veut que tu saches qu'il est particuliÚrement attaché à toi.
- Mack? - Repose-toi.
Salut.
Oh.
Oh, tu as l'air bien.
Je suis désolé. Pour tout.
Ce n'est rien.
Ce n'est rien, on pourra en parler plus tard.
Tu dois juste te reposer pour le moment.
J'ai plein de choses Ă te raconter sur...
le lac, et Papa.
Et Missy.
Elle était là . Je l'ai vue.
Tout va bien.
Elle va beaucoup mieux.
Elle est heureuse.
Elle est jolie.
Elle est trĂšs jolie.
Salut, champion.
Hé, trésor.
Tu es fort.
Merci.
Laisse-moi une minute avec Kate.
- D'accord. - Merci.
Salut, toi.
Je sais que les choses n'étaient pas aussi bien entre nous, récemment.
Tu voix, j'étais perdu dans mon propre chagrin que...
je n'étais pas capable de t'aider à surmonter le tien.
je suis vraiment désolé.
Kate...
Ce n'est pas ta faute.
Je...
Je n'aurais jamais dĂ» me mettre debout sur ce canot.
Regarde-moi.
Ne pense pas au passé.
Tout ira bien.
Je sais ce que ça fait de supporter ce que tu portais sur toi,
Je commence Ă peine Ă apprendre...
comment lĂącher prise.
Et jâespĂšre qu'on peut apprendre Ă faire ça ensemble.
Peu importe ce que t'es en train de surmonter.
Tu n'as plus jamais Ă le faire toute seule.
Je t'aime beaucoup.
Je t'aime, aussi, Papa.
Je t'aime beaucoup, Kate.
Cet aprÚs-midi-là , Mack a raconté tout à Nan.
Je te crois.
Au cours des prochaines semaines, Mack a récupéré rapidement.
# Notre Dieu est un Dieu formidable #
# Il rĂšgne des cieux lĂ -haut #
# Avec sagesse, puissance et amour #
# Notre Dieu est un Dieu formidable #
Je suis sûr qu'il y en a certains qui se demanderont,
si tout a vraiment eu lieu tel que Mack sâen est souvenu?
Ou si rien de ça n'a eu lieu.
je suppose que vous devrez vous dĂ©cider par vous-mĂȘme.
Mais les changements que je remarque chaque jour chez mon ami,
sont pour moi une preuve suffisante.
Willie a dit que les bars mordent.
Il me donnera 10 dollars si j'arrive Ă battre son 2 kilos.
C'est de l'argent facile.
- Tu amĂšnes une canne Ă pĂȘche pour moi ? - Prends ta photo.
J'en ai une pour toi, aussi, si tu te sens chanceuse.
Oh, je relÚve le défi.
Le Grand Chagrin est disparu.
Mack vit la plupart des jours avec un sentiment profond de joie.
Il aime plus que la plupart...
Il pardonne vite,
et demande le pardon plus vite.
Papa.
Il est redevenu un enfant.
C'est bon ! Whoo!
Ou peut-ĂȘtre l'enfant qui n'avait jamais le droit de l'ĂȘtre,
vivant avec une confiance simple et émerveillement.
Et ça ne m'étonnerait pas, de temps en temps,
que Mack enlĂšve ses chaussures...
juste pour voir si...
Eh bien, vous savez.
Traduction: Hitman47
LA CABANE
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