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25 FPS
www.calorifix.net Printemps dans une petite ville (v.01)
Contribution : Sblourg Correction : Seka
Par ce film, les producteurs d�sirent rendre hommage
aux pionniers du cin�ma chinois.
PRINTEMPS DANS UNE PETITE VILLE
Monsieur ?
Monsieur ?
Il faut veiller sur lui.
Il est sorti sans son �charpe.
Il va prendre froid.
Monsieur, vous allez prendre froid.
Mettez votre �charpe.
C'est le printemps !
Le printemps est changeant comme l'humeur d'un enfant.
Votre m�re n'aurait pas encore rang� les v�tements d'hiver.
Votre p�re voyagerait avec un manteau dans sa malle.
Le ma�tre du ciel est toujours changeant.
On passe du chaud au froid.
J'entends le train. Madame est rentr�e ?
Elle est toujours au march�.
Prends cette �charpe. Il fait trop chaud.
C'est vraiment le printemps.
Un temps chaud est meilleur pour votre sant�.
Ma sant�, comme cette maison, tombe en ruine.
Monsieur, nous sommes � nouveau en paix.
On arrangera cette maison peu � peu. Vous devriez vous d�tendre.
Vous avez l'air mieux ces derniers jours.
Je me sens un peu plus en forme.
Vous avez demand� une nouvelle ordonnance ?
Non, je suis encore l'ancienne.
Yuwen ?
Tu es rentr�e.
Oui... Tu voulais quelque chose ?
Non.
Tu as bien dormi ?
Pas trop mal.
C'est bien si tu dors.
C'est gr�ce aux somnif�res.
Tu devrais laisser Huang faire les courses.
Je peux le faire.
Et les plantes m�dicinales ?
Il manquait la racine de lupin.
C'est pas tr�s grave. Je ne veux plus en prendre.
Tout est l�.
�a doit �tre bon si tu n'as pas chang� l'ordonnance.
Petite S�ur rentre d�jeuner.
Pourquoi te f�ches-tu ?
Je n'en sais rien. Je ne sais pas ce qui m'arrive.
Yuwen, nous devons parler.
Tu es malade.
Donne-moi mes m�dicaments.
Huang !
Huang !
Je crois qu'on frappe.
Je vais voir.
Huang !
Huang !
Dai Liyan !
C'est moi ! Liyan, c'est moi !
Zhang Zhichen !
C'est vraiment toi ? Zhichen ?
Oui, Liyan.
C'est toi !
C'est moi !
J'ai beaucoup chang�.
Non, mais jamais je n'aurais cru te voir ici.
C'est fabuleux, quelle surprise !
Quel bon vent t'am�ne ?
�a fait combien ? Dix ans ?
Oui.
Tu �tais o� tout ce temps ?
Hankou, Chongqing, Changsha...
Hengyang, Guilin, Kunming, Guiyang.
L'itin�raire de la R�sistance ?
C'est cela.
Madame ?
Je pensais vous trouver chez Petite S�ur.
J'ai regard�. Il n'y a personne.
S'il en est ainsi...
C'est s�rement une farce d'enfant.
L'�cole est finie. Petite S�ur va bient�t rentrer.
Oui, d'ici une minute. Le riz est cuit.
Je cuisine dans un instant. Ce sera vite pr�t.
� notre derni�re rencontre, tu allais �tudier la m�decine.
Je suis m�decin maintenant.
Tu es docteur ! F�licitations !
Et toi ?
Je me suis r�fugi� � Chongqing. Puis, je suis rentr�.
En tant qu'a�n�, cette maison est sous ma responsabilit�.
Tu vois dans quel �tat elle est.
Oui.
J'ai senti une odeur de m�dicaments en entrant.
Ah bon ? Ma sant� est un d�sastre.
� part cela, je suis mari� !
C'est � mon tour de te f�liciter. F�licitations !
Monsieur, nous avons un invit� ?
C'est Vieux Huang ?
Oui.
Vieux Huang !
Mon Dieu ! C'est le jeune Zhang.
Monsieur Zhang !
Oui. Tu m'as l'air en bonne sant�.
Vieux Huang, on se conna�t depuis toujours.
Vous �tes tr�s gentil.
D'o� viens-tu ?
De Shanghai.
Shanghai ! Quelle ville immense !
J'y suis d�j� all� avec le p�re de Monsieur.
C'est toi qui viens de frapper � la porte ?
Oui. Mais je suis rentr� par derri�re.
Vous connaissez bien les lieux.
Monsieur Zhang, vos bagages...
C'est vrai ! Quel �tourdi !
Monsieur Zhang, je m'en charge.
Mais non, ne t'inqui�te pas. J'ai toujours port� mes bagages.
Huang, va nettoyer la maison d'amis pour Monsieur Zhang.
Pr�viens aussi Madame.
Et tue un poulet pour le d�jeuner.
D'accord.
Ce n'est pas la peine.
Il faut f�ter ton retour.
Monsieur Zhang, restez quelques jours.
Vous avez vraiment manqu� � Monsieur.
Tr�s bien. Je reste.
Je suis venu pour le voir.
Madame est en train de broder.
Je lui demande de venir saluer notre invit�.
O� est ta petite s�ur ?
� l'�cole. Elle va rentrer.
Ce doit �tre une jeune fille.
Tu ne vas pas la reconna�tre.
Madame.
S�ur est rentr�e ?
Non, mais votre mari a un invit�.
Il va rester quelques jours. Nous aurons du poulet.
Tr�s bien.
Il dormira dans la maison d'amis. Je vais la nettoyer.
Il a beaucoup de bagages ?
Non. Il y a suffisamment de place.
Bien. Comment s'appelle-t-il ?
Monsieur Zhang.
Un camarade d'�cole de Monsieur. Un m�decin.
Madame,
Monsieur vous demande d'aller voir Monsieur Zhang.
Je viens tout de suite.
Voici ma femme, Yuwen.
Voici Monsieur Zhang, Zhang Zhichen, un vieil ami.
Yuwen ? Que fais-tu l� ?
Je suis l'�pouse de Liyan.
Vous vous connaissez ?
Nous sommes du m�me coin. Nous avons grandi ensemble.
C'est bien. Rentrons tous et bavardons.
- Ce sont tes bagages ? - Laisse Yuwen, je m'en occupe.
Non. Je suis l'�pouse de ton ami, et donc ton h�tesse.
Non, non, s'il te pla�t, laisse-moi faire.
Laisse faire Zhichen. Pas de c�r�monie entre nous.
Huang a nettoy� la maison pour toi.
Tr�s bien !
Cette cour a bien r�sist� � la guerre.
Depuis la mort de mes parents, c'est inhabit�.
Heureusement, apr�s le bombardement japonais, il a beaucoup plu...
Sinon, la maison aurait br�l�...
Comment m'aurais-tu trouv� ?
Tu as encore �a !
� l'�cole, tu �tais le meilleur aux anneaux.
Les choses ont chang�.
Je ne peux pas regarder �a. �a me d�prime.
Tu passais toutes les vacances avec nous.
Mes parents t'appr�ciaient.
M�re a parl� de toi avant de mourir.
Tu es mari� depuis combien de temps ?
Huit ans ?
Oui, huit ans.
Tu es l'a�n�. Pourquoi n'as-tu pas d'enfants ?
Je sais. J'ai trente ans. Mais regarde mon �tat de sant�.
En plus, on fait chambre � part depuis des ann�es.
Mais... tu la connaissais auparavant ?
Connaissais qui ?
Yuwen. Avant le mariage.
Non, bien s�r que non.
C'�tait arrang� par la marieuse.
Il y a quelque chose de d�rangeant dans son pass� ?
Non, je ne voulais pas dire �a. Elle est tr�s bien, vraiment bien.
Fr�re !
Fr�re !
Fr�re !
Belle-s�ur !
Belle-s�ur !
Mademoiselle !
O� sont-ils, vieux Huang ?
Dans la maison de derri�re, avec...
Tu es rentr�e.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Nous avons un...
Pas d'�cole aujourd'hui et demain. Je suis libre !
Combien de fois t'ai-je dit de te comporter comme une �tudiante ?
Fofolle.
D'accord.
Fr�re, avons-nous un invit� ?
Qui est-ce ?
Devine.
Tu es vraiment pleine d'�nergie.
Tu ne te souviens pas de moi ?
Des caramels au s�same ? J'en volerai � grand-m�re.
Fr�re Zhang ! Comme tu m'as manqu� ?
Du calme. Avec cette poussi�re...
S�ur, on ne re�oit pas un invit� comme �a.
Je fais quoi ? On se serre la main ? Serrons-nous la main.
D'accord.
On est grand maintenant.
Ma�tre Zhang.
Vieux Huang.
J'arrive. Entre.
Madame m'a demand� d'apporter ceci.
Elle s'inqui�te de l'odeur de moisi.
Mets-le ici.
Elle est pleine d'attentions.
J'ai bien a�r� la pi�ce,
mais elle est rest�e longtemps ferm�e
et l'odeur est toujours l�.
Elle a dit : "remplace une odeur par une autre"
et m'a donn� l'orchid�e de sa chambre.
Cette orchid�e, Madame la soigne depuis des ann�es.
Monsieur Zhang, j'apporte de l'eau chaude pour le th�.
Non, merci. Le th� m'emp�che de dormir.
Je ne vais pas me laver.
Vous vous laverez demain ?
Oui.
Bon, je vais vous laisser.
Je vais faire ma ronde. Apr�s, si tout va bien, j'irai me coucher.
Merci, Vieux Huang.
Reposez-vous. Appelez-moi si vous voulez quelque chose.
D'accord. � demain.
Yuwen ? Entre.
Tu ne devrais pas faire �a toi-m�me.
Huang a oubli� l'eau chaude ?
Non, j'ai dit que je ne voulais pas de th�.
Oui. Il dit que tu crains de ne pas dormir.
Je ne bois pas de th� le soir.
D�sol�e de t'offrir une chambre aussi miteuse.
C'est tr�s bien !
Tu n'as besoin de rien ?
�a fait dix ans qu'on ne s'est pas vu.
Il y a des bougies. Le courant est coup� � minuit.
Je n'en ai pas besoin. Je... Je vais dormir.
J'ignorais que tu viendrais.
Yuwen.
Il manque quelque chose.
Non, c'est bon.
Une couverture. J'y vais.
Non.
Ce n'est pas la peine.
Il fait froid la nuit.
Je ne suis pas frileux.
Je reviens imm�diatement.
Yuwen.
Je reviens imm�diatement.
Parle-moi de sa sant�.
Il... Il dort ?
- Est-il en danger ? - Non.
Il va s'en sortir ?
Bien s�r.
Dis-moi la v�rit�.
Sa poitrine va bien. Pas de tuberculose.
D'accord...
Il s'affaiblit et son caract�re empire.
Il n'�tait pas comme �a avant.
Sa maladie doit le rendre de mauvaise humeur.
D'o� les chambres s�par�es.
C'�tait ma d�cision.
� demain.
Ah.
Oui ?
Rien. Il a besoin de soleil.
Il a fait beau aujourd'hui.
Oui, tr�s ensoleill�.
Demain, �a devrait �tre pareil.
Normalement oui.
� demain.
� demain.
On dirait une sir�ne !
Ils vont couper le courant.
Pourquoi allumes-tu la lumi�re ?
�a s'�teindra de toute fa�on.
Reste un peu.
Ton orchid�e sent tr�s bon.
� demain.
- Fr�re Zhang ! - Bonjour. Entre.
Tu n'es pas � l'�cole ?
On n'a pas cours.
Ah bon ?
Pourquoi ces cernes sous tes yeux ?
S�rement parce que j'ai lu tr�s tard.
Quel genre de livres peut t'int�resser autant ?
Tu ne comprendrais pas.
Ah bon ? Alors, c'est un livre de m�decine.
Oui, exactement.
Fr�re Zhang, je...
Tu es malade ? Laisse-moi voir �a.
Fr�re Zhang, j'ai un cadeau pour toi.
C'est ravissant. Il y a m�me un tronc !
C'est un sapin chinois.
L'herbe est si d�licate. Tu as des mains de chirurgien.
Je ne veux pas �tre docteur.
Tu veux faire quoi ?
Je ne sais pas. Tant que ce n'est pas comme Belle-s�ur.
�a veut dire quoi ?
Faire les courses, broder, ce genre de choses.
Et s'occuper des fleurs. Elle m'a donn� cette orchid�e.
J'ai vu �a en entrant. C'est pas bien.
Pourquoi ?
Elle sent trop fort.
Les fleurs doivent sentir.
Elle enterre ses rognures d'ongles dans le pot. C'est d�go�tant.
Elle est m�chante avec toi ?
Non, elle est tr�s gentille.
C'est la personne la plus gentille au monde.
J'ai de la peine pour elle.
Ton fr�re est r�veill� ?
Il prend le soleil.
Je devrais l'ausculter.
Il n'a rien de grave, hein ?
Comment te dire...
Je crois que c'est dans sa t�te. Il est lunatique.
D�sol�. Tu es une jeune fille maintenant.
Allons-y.
Tousse encore.
Bien. Inspire.
Expire.
Bien. Tu peux te rhabiller.
Alors... C'est comment par rapport � hier ?
Tu vas bien. Reste encore au soleil.
C'est pour �a que Yuwen m'a dit d'aller au soleil ?
C'est toi qui lui as dit ?
Oui, c'est moi.
Je tousse depuis si longtemps.
Mes poumons ne vont s�rement pas bien.
Une toux a de multiples causes.
Un �tat �motionnel, par exemple, ou une allergie.
Des examens te permettraient de savoir.
En tout cas, tu devrais sortir plus.
Ne prends plus de m�dicaments, �a ira comme �a.
Du moins pour commencer.
Avec le soleil, ton humeur s'am�liorera.
C'est un bon conseil. L'humeur de Fr�re est terrible.
Un enfant n'interrompt pas les adultes.
Il me gronde tout le temps.
Tu en as termin� avec lui ?
Pour aujourd'hui.
Sortons nous amuser.
Tu as fini tes devoirs ?
Je veux me promener avec Fr�re Zhang.
Tu devrais faire un tour. �a fait dix ans.
D'accord. Allons-y.
Magnifique ! Belle-s�ur peut venir avec nous ?
Bien s�r.
Belle-s�ur, viens avec nous !
Fr�re a dit que tu pouvais.
Tu veux venir aussi ?
Moi ? Je peux vraiment ?
Bien s�r.
Bien. Yuwen, on y va tous !
Je dois me changer.
On va se promener !
Attention, Zhichen.
Toi aussi.
Oui, oui moi aussi !
Allez, Petite S�ur.
Allez !
Fr�re, regarde ! Un mouchoir !
Accroch� � une branche.
C'est s�rement le vent.
Allons-y.
Plus vite, Belle-s�ur.
Le printemps est l�...
et la terre est heureuse.
Les abeilles bourdonnent...
et le vent joue dans les arbres.
Ah, le printemps est l�...
et la terre est heureuse.
Les abeilles bourdonnent...
et le vent joue dans les arbres. Quelle merveille.
Les fleurs s'�panouissent...
Le printemps est l�, le printemps est l� !
Les violettes embaument et brillent...
Le printemps est l�, quelle beaut�.
Le printemps est l�...
et la terre est heureuse.
Les abeilles bourdonnent...
et le vent joue dans les arbres.
Ah, le printemps est l�...
et la terre est heureuse.
Les abeilles bourdonnent...
et le vent joue dans les arbres. Quelle merveille.
Aujourd'hui, j'ai transpir�. Je suis tr�s content.
J'ai m�me bien d�n�.
Je ne pensais pas que le c�dre fleurirait si t�t.
Yuwen, tu dois �tre fatigu�e.
Je vais bien.
On n'a pas �t� aussi heureux depuis longtemps.
Notre derni�re sortie est loin. C'�tait dr�le.
Zhichen aurait d� venir plus t�t.
Bois �a tant que c'est chaud.
Je devrais essayer autre chose.
Belle-s�ur !
Entre.
Belle-s�ur, je peux utiliser ton miroir ?
Quand aurai-je un miroir aussi grand, Belle-s�ur ?
Je me souviens � peine de Zhang Zhichen.
J'�tais toute petite.
Mais il est juste comme il doit �tre. Il est vraiment chic.
Et tellement...
Aide-moi, c'est quoi le mot ?
Que veux-tu dire ?
Je veux dire qu'il a l'air de, d'un...
Tu vois ce que je veux dire ?
Il habite une grande ville. Il a vu le monde.
Je ne sais pas trop comment dire.
Si mes copines savaient, elles mourraient d'envie.
Aucun de mes profs ne peut rivaliser avec lui.
Elles sont toutes amoureuses de ce mufle de Monsieur Liu.
Toi-m�me, tu m'as dit...
qu'il �tait fantastique.
C'�tait avant l'arriv�e de Fr�re Zhang.
Bonjour.
Bonjour.
Tu vas au march� ?
Que veux-tu pour d�jeuner ?
Ce que vous prenez d'habitude.
Trouve une excuse...
pour que nous puissions nous voir... pour parler.
O� ?
Le vieux mur o� nous sommes all�s hier ?
- Tu t'es fait mal ? - Non, �a va.
O� allons-nous ?
Comme tu veux.
Pourquoi n'as-tu jamais d'avis ?
C'�tait ton id�e.
J'irai o� tu voudras.
Avant la guerre, je t'ai demand� si tu me suivrais.
Tu m'as dit : "comme tu veux."
Si je ne le voulais pas, c'�tait bien aussi.
Et si je te demandais de me suivre aujourd'hui ?
Tu es s�rieux ?
Je ne t'ai pas attendu. J'ai fait un choix.
C'est mon mouchoir.
Vraiment ?
Le jour de ta venue, le vent l'a emport� ici.
C'est arriv� quand je me suis endormie.
C'est idiot, non ?
Je passe des jours entiers ici, comme �a.
Les bains de soleil, c'est bien, mais je suis un peu �tourdi.
Je me suis sans doute trop expos�.
Les docteurs occidentaux prennent aussi le pouls ?
Je v�rifie ton c�ur.
Tu n'es pas habitu� au soleil, c'est pour �a.
Tu t'y feras.
Je vais gu�rir ?
Bien s�r. Il faut juste te reposer.
Quels m�dicaments dois-je prendre ?
Aucun. Fais juste attention � toi.
Essaie de ne pas te mettre en col�re, de ne pas t'�nerver.
Contre elle, tu veux dire ?
Je parlais en g�n�ral.
Je ne sais pas pourquoi j'ai si mauvais caract�re.
Pas si mauvais que �a.
Ma femme est merveilleuse, mais...
� cause de ma sant�, nous n'avons pas une relation normale.
Il n'y a rien d'anormal.
Tu n'en as aucune id�e.
Elle fait tout ce qu'elle doit. Tu l'as remarqu�.
Je lui suis si reconnaissant et si plein de regrets.
Je ne peux ni pleurer ni sourire.
Elle pleure, toute seule, dans sa chambre...
et elle ne rit jamais. Elle remplit son devoir envers moi...
mais elle est froide.
Plus elle en fait, plus elle devient froide.
Tu vois ce que je veux dire ?
Elle n'a pas toujours �t� comme �a ?
Zhichen, nous sommes amis depuis longtemps.
Parle-lui, s'il te pla�t.
J'ignorais que vous vous connaissiez.
Si elle t'avait �pous�, elle irait bien mieux.
Liyan...
Je lui parlerai. Je ferai de mon mieux.
Ce n'est pas seulement ta pr�sence.
Liyan est bon avec moi, je le sais.
Apr�s notre mariage...
je me suis forc�e � l'aimer.
Puis, il est tomb� malade. Il est devenu �trange.
� l'�poque, j'�tais afflig�e...
et vide � l'int�rieur.
Je ne savais pas quoi faire.
Un jour, tu m'es apparu en r�ve.
Ces derni�res ann�es, Liyan est devenu un devoir.
C'est mon mari. Je dois m'en occuper.
Mais mon c�ur ne pense qu'� toi.
Je me sens coupable.
Que puis-je y faire ?
Tu n'as pas toujours �t� bon avec moi.
Plus tard, bon ou pas, tout avait l'air merveilleux.
Tout se confondait.
Maintenant tu es l� et je pense...
voici l'homme qui m'a tant troubl�e...
Ne dis rien.
Si je ne peux pas t'en parler,
� qui pourrais-je me confier ?
Que pouvons-nous faire ?
� moins que...
Nous partions ?
� moins que je ne parte.
Ou... qu'il ne meure.
Fr�re Zhang !
Fr�re Zhang !
Fr�re Zhang !
Liyan.
Zhichen, tu n'as pas entendu ma s�ur t'appeler ?
Non, pourquoi ?
La ville enti�re l'a entendue.
Tu te souviens quand on chahutait
et que P�re m'a puni ici m�me.
Juste ici.
Tu as pris un bateau et tu criais � tue-t�te :
"Je resterai debout jusqu'� arquer mes jambes !"
Tu as cri� jusqu'� faire c�der ton p�re.
Je relis La Floraison. �a fait des ann�es.
C'est magnifique.
- Liyan. - Oui ?
Je dois partir.
Partir ? Pourquoi ? Tu viens juste d'arriver, reste encore.
Je voulais parler avec toi.
Nous avons beaucoup de chambres vides.
Nous pourrions ouvrir une clinique. Ce serait bien.
C'est vrai. Je travaille dans une clinique � Shanghai.
Tu pourrais avoir la tienne.
Yuwen pourrait t'aider. Elle s'ennuierait moins.
Penses-y, tranquillement. Je viens juste d'y songer.
Mais ne pars pas ainsi.
Tu te rappelles m'avoir donn� ce livre ?
Je pensais le contraire.
C'est vrai ?
Un deux trois, deux deux trois !
Bien. Tu danses pas mal. D�tends-toi.
C'est difficile si tu parles.
Bon, on fait une pause.
Qui veut essayer ? Toi ?
Non, pas moi !
Qui, des gar�ons veut essayer ?
Toi ?
Monsieur Zhang.
J'aimerais apprendre.
Bien. Pr�t, on y va. Un, deux, trois. Deux, deux, trois...
Tu as du talent. Tr�s bien.
Bon, maintenant invite une fille � danser.
Qui d'autre veut essayer ?
J'aimerais bien.
Fr�re Zhang, encore !
Mettons de la musique, c'est plus facile.
Allez, tout le monde essaie !
Promets-moi...
Ne me vois pas en cachette.
Tu m'entends ?
Je voudrais te demander quelque chose.
Pourquoi Petite S�ur a-t-elle tant travaill� ?
Je l'ai accompagn�e en classe.
Tu t'es bien amus� ?
C'�tait dr�le.
J'ai l'impression que... vous �tes devenus tr�s proches.
Je l'ai vue grandir.
Pas pendant dix ans.
C'est une enfant.
Tu aimes flirter avec une enfant ?
Tu me mens.
De quoi parles-tu ?
C'est la s�ur de Liyan. Je suis sa belle-s�ur.
Je suis responsable d'elle.
Je ferai plus attention.
Tr�s bien. Je dirai � Liyan que je suis venue te voir.
Je ne lui mentirai pas.
� demain.
Ne sois pas en col�re. Je m'amuse un peu, c'est tout.
Huang a pr�par� des nouilles.
- Prends �a. - D'accord.
J'ai tellement bien dormi.
Zhichen a raison � propos des bains de soleil.
Vraiment ?
Oui.
Je pensais que son arriv�e...
t'emp�cherait de dormir.
Que penses-tu de Zhichen ?
Que veux-tu dire ?
Tu le trouves comment ?
C'est ton ami. Il est tr�s gentil.
Petite S�ur va avoir seize ans cette ann�e.
J'aimerais qu'elle attende deux ans pour lui.
En fait, tu veux qu'il l'attende elle.
Oui, c'est vrai.
Elle est d'accord ?
J'aimerais justement que tu lui parles.
Je suis son fr�re. Elle sera g�n�e de me parler.
Donc, je dois jouer les marieuses.
Juste lui en toucher un mot.
Monsieur Zhang ?
- Je dois aussi lui parler ? - Non, �a, je m'en charge.
Il ne sera peut-�tre pas d'accord.
Mais il n'a personne d'autre et ils s'entendent bien.
Ils feraient un beau couple.
Tu le crois ?
Oui.
Je ne veux pas le faire.
Elle est jeune et va encore � l'�cole.
Il ne faut pas lui donner de telles id�es.
Pourquoi pas ?
Allons-y doucement.
Tu as peut-�tre raison.
Plus de somnif�res, d�sormais ?
Non.
Yuwen...
Tu pars ? Reste encore.
� demain.
Alors, tu vas te marier ?
C'est ridicule. Arr�te de me faire peur.
Tu as 30 ans. Ce serait risible que tu restes seul.
Liyan veut que je joue les marieuses.
Les marieuses ?
Tu dis n'importe quoi.
Avec qui ?
C'est ridicule, mais tu veux savoir avec qui ?
Tu le sais bien.
Toi ?
Tu t'entends bien avec S�ur.
Ne dis pas n'importe quoi. De quoi s'agit-il ?
C'est vrai. Liyan veut que je t'en parle.
C'est absurde !
J'ai fait ce qu'il m'a demand�.
� toi de jouer, maintenant. Tiens-moi inform�e.
Tu te moques de moi.
Je suis s�rieuse.
C'est une blague !
Il ne se rend pas compte de son jeune �ge ?
Elle a seize ans aujourd'hui.
Quand je suis parti, tu avais 16 ans.
Nous n'avions pas de marieur.
Tu veux dire...
On peut demander la main d'une enfant de seize ans ?
�a veut dire oui ?
Non. Je ne veux pas. �a te satisfait ?
Ne me torture plus. J'ai assez souffert.
Pourquoi n'ai-je pas cherch� un marieur pour nous deux ?
Va savoir... Tu ne le voulais peut-�tre pas.
Bien s�r que je le voulais.
Alors, pourquoi ?
Ta m�re s'y opposait.
Elle est morte maintenant.
Mais...
maintenant, tu as un mari.
Alors, c'est une bonne id�e d'�pouser la s�ur de Liyan ?
Je ne veux pas que tu partes...
mais je ne peux pas partir avec toi.
Yuwen !
Petite S�ur, c'est ton seizi�me anniversaire. Prends un verre.
Vous devez porter un toast.
Tr�s bien. Un toast pour toi !
Je ne peux pas boire.
Essaie. Liyan, c'est quoi un anniversaire o� l'on ne boit pas ?
Le courant est encore coup�. Pourquoi ?
C'est bien comme �a. Il y a plus d'ambiance.
O� est Yuwen ?
Belle-s�ur, tu es ravissante !
Un toast pour Yuwen !
Fr�re Zhang, c'est mon anniversaire. Un toast !
Tu n'as pas voulu boire avec moi. Bon, � toi !
Tu vois ?
Tu bois, je mange.
Belle-s�ur a cuisin� pour moi.
D'accord, je bois.
S�ur, tu te souviens de ce jeu ?
"Chance et longue vie, succ�s � la cour, mari et femme !"
Tu le connais ? Alors, jouons.
Je ne le connais pas bien.
Essaie.
D'accord. Allons-y.
Chance et longue vie !
Trois, trois, cinq savants !
Un, un, huit, huit !
C'est huit ? Oui !
Encore une fois !
Chance et longue vie !
Trois �toiles !
- Un, un ! Non, recommence ! - Si tu perds, tu bois. Allez !
Fr�re !
Je t'ai mal appris ce jeu. Je bois.
Liyan, tu ne devrais pas.
Je boirai pour Liyan et Petite S�ur.
Merci, Belle-s�ur !
Fr�re Zhang, jouons � "ciseaux, feuille, pierre".
Tr�s bien.
Ciseaux ! Feuille ! Pierre !
Tu as perdu !
Encore !
Encore !
Ciseaux ! Feuille ! Pierre !
Encore perdu !
Tu es redoutable !
Bois tout, Fr�re Zhang !
Doucement !
Encore ! Fr�re Zhang, encore !
Non, non, je me rends !
Fr�re Zhang a encore perdu.
Il n'ira nulle part. Laisse-le manger.
Liyan, jouons au jeu de Sichuan.
Celui du Crabe � huit pattes ?
C'est �a !
Je vais essayer.
Un crabe, huit pattes, deux yeux...
T�te dedans, t�te dehors, qui peut le dire ?
Cinq crabes... qui boit ?
Sept crabes... qui boit ?
�a fait des ann�es !
Liyan, laisse-moi faire.
Je le ferai.
Vieux Huang !
Bois pour moi !
Oui, Vieux Huang boit.
Il boira pour toi.
Monsieur ne boit pas.
Mais Madame, elle, oui.
�a va, c'est s�r ?
Elle est imbattable � ce jeu.
Vieux Huang, joue un jeu � boire.
Je ne pourrai pas.
Allez, joue !
Bon, mais pas de triche, le perdant boit !
Vieux Huang, en avant !
Chance et longue vie ! Cinq t�tes d'or !
Vieux Huang a gagn� !
D�sol�, Monsieur Zhang.
Merci, Belle-s�ur.
Tu es toute rouge !
C'est ton anniversaire, je devrais boire.
Belle-s�ur, j'en veux, maintenant.
Que c'est mauvais !
Donne-moi un verre.
Je bois avec toi.
D'accord.
Allez ! Zhichen ! S�ur !
Je joue avec vous.
Tr�s bien, jouons !
Non, pas "chance et longue vie". Je veux dire celui-ci...
Je le connais.
On y jouait souvent. Tu perdais toujours.
Belle-s�ur a gagn�. Fr�re Zhang, bois !
Encore !
Attendez. Sortons les grandes tasses.
Pourquoi pas !
Vieux Huang.
Sors les tasses.
Allez, Vieux Huang, les grandes tasses.
On y va. Je verse.
On fait le jeu � boire.
Tu ne l'as jamais gagn�.
Deux fois sur trois. Le perdant boit trois grandes tasses.
�a marche.
Chance et longue vie !
Huit chevaux, mari et femme !
Sept pruniers, succ�s !
Chance et longue vie !
Sept pruniers, trois �toiles !
Huit chevaux, mari et femme !
Chance et longue vie !
Tous ensemble maintenant !
Belle-s�ur a gagn� !
J'en bois une avec toi.
D'accord.
Encore une fois !
Encore une ?
Oui !
Fr�re Zhang, tu es ivre !
Je...
Petite S�ur, n'oublie pas...
On n'a pas tous les jours 16 ans.
Tu es ivre. J'accompagne Belle-s�ur � sa chambre.
Fr�re Zhang !
Tu sors ?
Va-t'en !
Je veux entrer.
Va-t'en !
Je veux entrer.
Va-t'en, Yuwen !
Qui est l� ?
C'est moi. Zhichen.
Entre. C'est ouvert.
Que se passe-t-il ?
J'ai besoin d'un cachet. J'ai mal � la t�te.
Ils sont dans le tiroir.
Je les ai.
Je devrais en prendre un autre.
Il ne faut pas en abuser.
On peut �teindre la lumi�re ?
Le cordon est pr�s de la porte.
C'est Zhichen ?
Oui.
Que t'arrive-t-il ?
Je voudrais un cachet.
Toi aussi ?
C'est curieux.
Personne ne dort ce soir.
Dors bien.
Yuwen, tu ne devrais pas boire autant. C'est mauvais pour toi.
Reste un moment.
Depuis l'arriv�e de Zhichen...
c'est plus anim� ici. J'ai �t� d'excellente humeur.
Tu portes ta robe de mari�e.
Je l'avais presque oubli�e.
J'avais peut-�tre oubli� notre mariage aussi.
Tu avais beaucoup bu. Je t'avais rarement vue si heureuse.
Aujourd'hui, j'en ai compris l'importance.
Tu es encore jeune et magnifique.
Je pensais que...
je devrais vraiment aller mieux.
On pourrait � nouveau vivre dans l'espoir.
J'y ai beaucoup pens�.
Des fois, je pense...
que je ne devrais pas �tre ton mari.
Dis-moi, es-tu amoureuse de Zhichen ?
Dis-moi la v�rit�.
Qu'as-tu � la main ?
Je me suis bless�e.
Comment est-ce arriv� ?
Tu as mis de la pommade ?
J'ai du baume de Yunnan.
C'est profond ? Veille � ce que �a ne s'infecte pas.
Pourquoi fais-tu tout �a pour moi ?
Il fait de plus en plus chaud.
Comment va ta t�te ? Tu tiens vraiment l'alcool !
Liyan, je dois rentrer � Shanghai.
Assieds-toi.
Je voulais partir en te laissant un mot...
mais je n'ai pas pu le faire.
Tu ne dois pas partir. Nous avons besoin de toi ici.
Ta maladie n'est pas grave.
Viens me voir. Je t'examinerai.
Mon s�jour ici ne sert � rien.
Ta pr�sence rend Yuwen tr�s heureuse.
J'ai failli mal agir. Fais-lui confiance. C'�tait de ma faute.
Reste encore au moins un jour.
La voir si heureuse...
me rend heureux aussi.
Monsieur, tu veux go�ter ces boulettes ?
Madame vient de les acheter.
Monsieur ? Monsieur ?
Monsieur ?
Monsieur ?
Madame !
Madame ! Madame !
Quoi ?
Monsieur est... C'est terrible ! Vite !
Liyan !
Laissez-le respirer !
Vite, appelle Monsieur Zhang...
et va chercher Petite S�ur.
Tr�s bien.
Qu'il emm�ne sa trousse !
Je lui dirai.
On peut le sauver ?
Essayons !
Doucement !
Sors un gant de ma trousse.
Ne le laisse pas mourir.
Non, pas lui, surtout pas lui !
Fr�re !
Que se passe-t-il ?
Belle-s�ur, qu'est-ce qu'il a ?
Il allait bien. Comment c'est arriv� ?
Vous �tes toujours ensemble. Tu dois savoir.
Petite S�ur !
Mon fr�re ne mourra pas, n'est-ce pas ?
Non, il ira bien.
Fr�re !
Mademoiselle ?
Mademoiselle ?
Monsieur Zhang ?
Fr�re !
Fr�re !
Liyan, nous sommes tous l�.
Que s'est-il pass� ?
Pourquoi as-tu fait �a ?
Je... je pensais juste que...
Fr�re Zhang doit partir bient�t.
Liyan lui a demand� de te trouver une universit� � Shanghai.
Je ne veux pas partir.
Attends l'�t� et tu verras.
Non.
Est-ce qu'il se passe quelque chose entre Fr�re Zhang et toi ?
Pas la peine de continuer.
Tu devrais rentrer.
Non, je dois aller � la gare.
Ce n'est pas la peine.
J'ob�is � mon fr�re.
Ne le contrarie pas.
Ce n'est pas moi qui le contrarie.
Fr�re Zhang, il survivra ?
Oui, bien s�r qu'il survivra.
Tu...
Tu n'as pas accompagn� Zhichen ?
Mince.
Quoi qu'il se soit pass�, tu aurais d� l'accompagner.
Sauf s'il t'avait dit de ne pas y aller,
alors tu aurais pu ne pas y aller.
Ne te fatigue pas trop.
D'accord.
Adaptation : Patricia Betat, Anne-H�l�ne Suarez
Sous-titrage vid�o : �clair - Paris
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