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SirĂšne de police
Voix lointaines
Discussions mĂȘlĂ©es
Marteau-piqueur
On frappe.
Entrez.
Bonjour.
Merci de me recevoir et de m'accorder un peu de votre temps.
Je sais qu'il est précieux, je n'en abuserai pas. Je serai direct.
Je... je pense que votre responsable d'achats
serait intéressé par nos offres et services.
PlutĂŽt que d'envoyer notre nouveau catalogue,
j'ai préféré me déplacer pour lui présenter et répondre aux questions.
Inutile, on a trop de stock
et des problÚmes de trésorerie.
Désolé de prendre votre temps... - Non, ne vous excusez pas.
Ne jamais s'excuser.
Exister.
Répétez l'objection et construisez.
C'est un problĂšme qui, malheureusement, arrive souvent.
L'attention que vous portez au problĂšme
montre que vous cherchez une solution.
C'est ça.
Tout ça est légitime. - Voilà .
C'est légitime.
Oui, voilà . Vous voyez la différence, Ahmed ?
Vous avez confiance, vous ĂȘtes fort.
Vous ĂȘtes professionnel.
Vous avez de l'estime pour vous.
D'accord.
Vous le sentez ?
Oui, je sens une différence.
Continuez.
Peut-ĂȘtre pourrions-nous discuter
de ce qui a causé ce stock trop important.
Ăa y est, vous avez le rendez-vous.
Et voilĂ .
Il a tout bon.
N'empĂȘche que ce type,
en attendant, il a décroché un CDI.
A l'heure oĂč je vous parle, il est au travail.
A vous.
Moi ?
Oui, vous dormiez. - Ah non.
Alors, Ă vous.
M. Moreau.
Eddie.
On va regarder Eddie dans l'exercice qu'on a vu.
Euh... Brenda.
Faites la secrétaire de direction.
Je commence derriĂšre ? - Oui.
Allez.
Il frappe.
Bonjour.
Non, on ne vous a pas dit d'entrer.
Vous entrez chez les gens comme ça ? - Non.
Nous non plus.
Allez, de la conviction.
Il frappe.
Entrez.
Bonjour.
Bonjour.
Je suis Moreau Eddie.
Bonjour, M. Moreau. - Je... Je voulais
un rendez-vous avec le directeur commercial.
Oui, M. Godinot ?
Pour ne pas abuser de votre temps, je serai direct.
Et...
Restez sur la cliente.
Ne me regardez pas. Restez sur la cliente.
J'aurais voulu un rendez-vous avec le directeur.
Oui, M. Godinot. - Tout Ă fait.
Là , c'est pas possible, il est en réunion.
AprĂšs, il est en rendez-vous.
Détonations
Claquement des cibles
Ăa fait un bail.
Faut que je m'y remette. Ăa me manque.
Tu me laisserais tirer ?
Tu payes ta licence, tu tires.
Détonations
Allez, déconne pas, je te laisse.
Détonations
Tu me remets un Ricard ?
Un petit Ricard ? - Ouais.
Merci.
Sonnerie des véhicules
Marteau-piqueur
Sonnerie de l'école
Brouhaha
Ăa a Ă©tĂ© ? Bien ou quoi ?
Allez, s'il te plaĂźt !
Non. On va pas au cinéma à 6 heures.
DĂ©pĂȘche.
Quand je dis non, c'est non.
T'avais dit qu'on irait !
Il est trop tard.
Mais t'avais dit !
C'était le dentiste et retour chez maman.
Tu promets et tu fais jamais. - C'est ça.
Tu te dĂ©pĂȘches, s'il te plaĂźt ? - Non.
Je suis ton pĂšre, je suis pas ton pote.
Tu vas baisser d'un ton.
Musique palpitante
Eddie rit. - Tricheur !
Noam !
Noam !
Il toussote.
Noam court.
Ciao, bonhomme.
T'es sage, hein ?
Travaille bien.
Je t'ai Ă l'Ćil.
Tu me laisses faire, pour le cinéma, OK ?
Il sonne.
Oui ? - C'est moi.
T'as vu l'heure ?
Je voulais t'appeler, j'avais plus de batterie.
Il est pas trĂšs tard, quand mĂȘme.
Ouais, t'aurais pu rappeler.
Bon, merci pour Noam.
Pas de souci. Demande si t'as besoin.
Ăa va, sinon ?
Bon, au revoir.
Quoi ?
Salut.
Au revoir.
Vrombissement
Rires
Bonsoir. - Bonsoir.
Salut. Eddie. - Jeanne.
Jeanne ? OK, Eddie...
Raphaëlle. - Raphaëlle.
Bianca. - Bianca, enchanté.
A la vĂŽtre. - A la tienne.
A la tienne.
C'est vide, vous voulez un autre verre ?
Ăa va, merci.
Allez ! - Ăa va.
Tu fais quoi dans la vie ?
Ben moi, je travaille... c'est moins glamour.
Dans une banque.
Je suis conseiller financier.
J'étais à la Société Générale pendant 6 ans.
Et là , la BNP m'a débauché.
Cool. - Ouais, c'est cool.
De quoi ? - On se demandait pour les chaises.
Moi, je dis la blanche. - La blanche.
Bips
Rires
J'arrive pas Ă retirer d'argent.
Quoi ? - J'arrive pas à retirer. Désolé.
Pas grave, je t'invite.
Non, non... - C'est bon, ça me fait plaisir.
Non, c'est pas ça et... - Bon, salut.
Ah ouais ? - Ouais.
Je vais par lĂ -bas.
On se fait la bise au moins ? - Non.
Ah ouais.
Euh... Tu veux prendre mon numéro ?
On se verra au bar. - Ăa n'engage Ă rien.
Laisser le hasard. Bris de verre
Vrombissement
Un numéro, ça n'engage à rien.
Finalement, tu me raccompagnes ?
Je veux bien.
Je te l'ai proposé. OK.
J'ai trop tiré d'argent, cette semaine.
Bon, aucun sou...
Voix d'enfants
Vous faites quoi ?
Tu veux quoi ? Casse-toi !
Quoi ? Attends... - C'est ta caisse ?
Non. - Alors, casse-toi.
Tu me parles... - Casse-toi avec ta pute.
Tu veux quoi, casse-toi !
Oh ! Ăa va, lĂ .
Pourquoi tu parles comme ça ? - Casse-toi.
Tu crois quoi ? - Je t'en mets une ?
Ils se disputent.
Je t'en mets une ? - Laisse-moi deux secondes.
HĂ© ! T'es fou, toi ?
Viens ici, toi.
Viens. Va t'excuser.
Je vais t'en remettre une. - A moi ?
Ferme ta gueule. M'en mettre une autre ?
Dispute violente
OK, OK. Tu gardes tes petits.
Eddie, viens, on y va !
Va te faire enculer par ta pute.
Quoi ?
Attends deux secondes. - T'as un problĂšme ?
Non, vous me parlez comment ?
T'as retrouvé tes couilles ?
Ils se disputent.
Putain, arrĂȘtez !
Cris de douleur
C'est plus les petits.
Tu ressembles Ă quoi, lĂ , hein ?
Salope, va. Petite pute !
Pédé, espÚce de merde !
Hein ?
Il lui crache dessus.
Il crie.
Ils rient.
Alors ?
La pute se casse, lĂ .
Non, non, ça va, ça va.
OK, OK, OK.
Il se relĂšve, en plus.
HĂ©, regarde !
Il fait quoi, lĂ ? - C'est un marrant.
Je suis un marrant ?
Rires
Je te fais rigoler ?
Cris
EspÚce d'enculé !
Laisse-le, enculé !
Cris
Lùche-le, enculé !
Cri - Putain, Mehda !
Qu'est-ce que t'as fait ?
Viens, Mehda !
Ils crient.
Bips
Bips réguliers
On peut faire avancer la 10 pour l'obs 4.
M. Moreau ?
M. Moreau, vous m'entendez ?
Je suis inspecteur de police.
Vous avez été agressé, vous vous souvenez ?
Vous pensez pouvoir faire une déposition ?
M. Moreau.
Vous voulez qu'on prévienne quelqu'un ?
Vous avez une femme ?
Je suis désolé.
Pardon ? Vous m'avez parlé, M. Moreau ?
Je suis désolé.
Qu'est-ce que vous avez dit ?
Vous inquiétez pas, c'est fini.
On s'occupe de vous.
Visite d'observation 4 et soins 3, merci.
On frappe Ă la porte.
Bonjour, c'est l'équipe du matin.
Attention Ă la lumiĂšre.
Bonjour, messieurs !
Oh là , le réveil est difficile.
Alors...
Bonjour, je suis l'infirmiĂšre. - Bonjour.
On va prendre votre tension.
Attention le bras.
Oh ! Il y a du soleil, ce matin.
Vous pouvez poser.
Comment s'est passée la nuit ?
Il gémit. - Bof.
Mettez-vous bien. Attention, vous inquiétez pas.
C'est parfait, ça n'a pas taché. Il y a une ecchymose, mais ça va partir.
D'accord ?
Et la douleur ?
Vous diriez combien, sur une échelle entre 1 et 10 ?
On frappe Ă la porte.
Bonjour, docteur. - Alors, Robocop ?
Comment ça va ? - Ăa va.
Un nouveau héros parmi nous ?
Bon, qu'est-ce que ça donne ?
J'ai envie de vomir. - C'est pas grave, ça va passer.
AprĂšs tout ce que vous avez eu, vous avez beaucoup de chance.
Parce que c'est quand mĂȘme sĂ©rieux.
Que donne le pansement ?
Impeccable.
Le bilan aussi ?
Oui, tout est normal.
C'est bien. On va se lever et se raser.
Et pas rester dans son lit.
Et faudra penser Ă son foie.
On a un peu abusé, faudra y faire attention.
Hein ? Bon, allez.
Si c'est pas malheureux d'abßmer un joli garçon comme ça.
N'est-ce pas ?
Et ici ? On sort demain ?
La perf, ça va bien ?
La perfusion ne vous fait pas mal ? - Non.
Merci, au revoir. - AU REVOIR, MESSIEURS.
Cliquetis
SirĂšne
C'est la fin de cette 1re partie.
Cette émission vous aura été fatale.
On vous applaudit trĂšs fort. Applaudissements
La porte s'ouvre.
Noam !
Ne touche pas.
Musique de jeux vidéo
Ăa va, bonhomme ?
Ăa va ? Ăa me fait plaisir que tu sois lĂ .
MĂȘme pas un bisou ? Alors ?
Hein ?
Je suis content que tu sois lĂ .
Alors ?
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Tu vois.
C'est pas grand, mais c'est profond. - T'as mal ?
Ben, ça tire.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il soupire.
J'Ă©tais lĂ oĂč j'aurais pas dĂ» ĂȘtre.
Des petits merdeux, de la racaille.
Tu les as pas butés, ces bùtards ?
Comment tu parles, toi ?
Hein ?
T'entends ton pĂšre ?
T'as l'air fatigué.
Mes parents l'ont couché tard.
Ah, ben bravo !
Pourquoi t'as pas appelé tout de suite ?
Ăa aurait servi Ă quoi ?
Tiens.
C'est quoi ?
Il a eu un 16, en dessin !
Ah, en dessin !
J'ai cru Ă un 16 en maths, j'ai eu peur.
Bien ! C'est qui, c'est moi ?
Et ça ? C'est qui tout ça ?
C'est qui ? - Les personnes que t'as fait mal.
Ah, que j'ai éclatées ?
Oui ? - Bonjour.
Madame. - BONJOUR.
Bonjour. - Vous vous rappelez de moi ?
Je suis venu l'autre soir, quand vous étiez au sous-sol.
Vous ĂȘtes son Ă©pouse ?
Oui. - Bonjour.
Bonjour.
Tu peux ĂȘtre fier de ton pĂšre.
Il a été courageux.
Prends ton manteau, on y va.
Attendez deux minutes.
Non, on va y aller. - Tu viens d'arriver !
J'ai des trucs Ă faire.
Ăa ne va pas durer longtemps.
Non, mais...
Salut.
Tu m'appelles ? - Ouais.
Sûre ? - Au revoir.
On a quelques questions pour compléter votre déposition.
Vous avez dit avoir entendu "Mehda" au moment de l'agression.
Entre Mehda et Ahmed, y a pas loin, on cherche de ce cÎté.
Pauvre chien.
Dialogues du film
Non, c'est juste que t'oublies toujours quelque chose.
J'oublie pas. - Tu reportes toujours tout ça.
Vas-y, viens.
Non ! - Si, j'y vais.
Reste un peu...
Vas-y, bonne nuit. - Bonne nuit.
On se voit demain.
Salut, maman.
Ăa va ?
T'as vu l'heure ? - Je suis allé au cinéma.
Tu peux pas téléphoner ? - Plus de batterie.
Je mange pas, j'ai pas faim. Téléphone
Ăa sent la cigarette. Tu peux pas arrĂȘter ?
C'est pas moi, c'est mes potes.
Téléphone
AllĂŽ ? - AllĂŽ.
Oui. - Ouais.
Ăa va ? - Tu me vois ?
Ouais, je te vois.
Tu m'aimes ?
Dis-le-moi.
Laisse tomber, je suis fatigué. Demain, je me lÚve tÎt.
Oublie pas la visite de l'appartement.
J'ai pris rendez-vous.
Non, j'oublie pas, mais on a le temps.
Non. On n'a pas le temps.
Tu bouges pas, t'es lĂ ...
Si, mais lĂ , j'ai pas envie d'en parler.
Ils se chamaillent.
Bips du micro-ondes
Allez, mon chéri, c'est l'heure.
Ăa fait mal aux yeux.
Ăa va ? T'as bien dormi ?
Tu te lĂšves ?
Viens, je vais préparer ton petit-déjeuner. Debout !
Allez.
Son réveil sonne.
Le réveil sonne.
Allez, debout !
Bonjour. - Bonjour.
Tu te lĂšves ?
Il faut que je file, je suis en retard.
Je t'ai sorti tes clés.
Ouais.
LĂšve-toi, t'as un rendez-vous important, aujourd'hui.
Je sais.
Allez, magne-toi.
J'ai fait des pieds et des mains pour que tu l'aies.
Ah ? Des pieds ou des mains ?
Bonjour, papa. - Bisous.
Bon, bah j'y vais.
Tu diras bonjour Ă mon patron, hein ?
Salut, chéri, à ce soir. - Au revoir.
Sois bon.
T'inquiĂšte.
A ce soir. - A ce soir.
Vrombissement
Annonce au haut-parleur
Bonjour. - Bonjour.
J'ai rendez-vous avec Régis Labrecque.
Excusez-moi. - Je vous en prie.
Eddie, bonjour. - Bonjour.
Asseyez-vous.
C'est un poste de cariste au réapprovisionnement.
Mais j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
Vous n'aurez pas les mĂȘmes horaires que Karine.
Mais je vous ai obtenu un CDD de 3 mois.
Reconductible, bien sûr,
sur une courte période d'essai.
Vous n'avez rien dans la vente ?
Pour vendre des lits, des canapés, des cuisines...
C'est ma formation.
Vous ne vous rendez pas compte, Eddie.
Normalement,
le processus de recrutement se fait en plusieurs étapes.
Là , si j'ai accepté de vous recevoir vite,
c'est parce que Karine est trÚs appréciée par l'équipe.
Elle nous a raconté.
Bonjour. - Bonjour.
Je me suis dit qu'il était normal de faire quelque chose.
Si ça vous rassure, il y a des perspectives d'évolution.
Si tout se passe bien, on envisagera autre chose.
Et ça gagne combien ?
Le poste de cariste ? Isa ?
Oui ?
Le salaire pour le poste de cariste ?
Un cariste ? - Oui.
C'est un peu plus d'un SMIC.
VoilĂ , c'est ce que j'aurais dit.
Ăa vous convient ? - Oui.
Vous acceptez ? - Oui, oui.
Ah bon ! - Bien sûr.
Bienvenue chez Homea. - Merci.
Marteau-piqueur
Radar de recul
AllĂŽ ? Rappelle-moi, je suis perdu.
Euh... Je sais pas oĂč je vais.
Je sais pas... A tout de suite.
Marteau-piqueur
T'Ă©tais oĂč ? - Je sors du boulot. OĂč on est ?
Je t'attends et tout. - C'est quoi cet endroit ?
Viens.
Bonjour. - Bonjour.
Tu vois, c'est bien fait. J'aime assez.
Bonjour. - Bonjour, madame.
Coucou, toi.
J'aime beaucoup.
Qu'est-ce que t'en penses ? C'est sympa ?
Alors ? - Alors, quoi ?
T'aimes ? - Oui, mais alors ?
Je sais pas, mets du cĆur...
Bonjour.
Discussions mĂȘlĂ©es des visiteurs
Quoi, t'as plus envie qu'on habite ensemble ?
T'en veux pas, de cet enfant.
Comment ça ?
Quoi, tu fais quoi ? Tu vas oĂč ?
Estelle. - LĂąche.
Remets ta ceinture. - LĂąche-moi !
Tu me casses les couilles.
Tiens, c'est pour toi.
Vas-y, ouvre-le.
Tu l'ouvres pas ? Sifflet
Putain.
Il ouvre sa fenĂȘtre.
Bonjour, contrĂŽle de police.
Coupez le moteur et présentez les papiers.
Ils font chier.
VoilĂ . - Merci.
Vérifie ça.
Vous n'ĂȘtes pas le propriĂ©taire du vĂ©hicule ?
Un ami me l'a prĂȘtĂ©.
...Pour un individu et un véhicule,
il se prénomme Ahmed Lunes.
Fiche positive.
Sortez du véhicule. - Un problÚme ?
On va voir.
Vous pouvez me suivre ?
Les policiers parlent.
LĂąchez-moi ! Vous n'avez pas le droit !
Me touchez pas ! Vous n'avez pas le droit !
Ahmed !
Mademoiselle...
Ahmed ! - Estelle ! LĂąche-moi !
Pourquoi vous l'embarquez ? - Vérification au commissariat.
Calme-toi !
Estelle ! Lùche-moi, enculé. - Il a ses papiers.
Monsieur...
Estelle !
Regagnez votre véhicule,
s'il vous plaĂźt.
Allez-y, mademoiselle. Calmez-vous un peu.
On avance, monsieur.
L'escalier Ă gauche.
L'escalier sur votre gauche.
Attention la marche.
Brouhaha
On va oĂč ? - Vous verrez bien, monsieur.
On est lĂ pour quoi ?
Avancez et taisez-vous.
Regardez devant.
Par ici, Ă droite.
Pourquoi on est lĂ ?
Ici, monsieur.
Je crois qu'ils ont arrĂȘtĂ© tous les Ahmed de la citĂ©.
Ăa fait chier, pourquoi on est lĂ ?
En silence, s'il vous plaĂźt.
Monsieur, pourquoi on est lĂ ?
Je le dirai pas deux fois. Silence.
On se tait.
Patientez lĂ .
C'est un truc de malades.
Peut-on savoir pourquoi on est lĂ ?
Vous allez le savoir.
Restez calme.
Mettez-vous contre le mur. Regardez face Ă vous.
Installez-vous avec les autres.
Vous tenez ça.
On garde le silence. - Décalez-vous à gauche.
Pourquoi on est lĂ ?
Décalez-vous.
Taisez-vous et regardez en face de vous.
Bien, on ne bouge plus.
Parfait.
Numéro 2, avancez.
Vous levez la tĂȘte, regardez devant vous. Levez la tĂȘte.
Le 3.
Le gars qui vous a mis un coup de tournevis, c'est lui.
C'est important pour votre plainte de vous concentrer.
Il me dit quelque chose. - Il faut plus.
Il s'agit pas de dire n'importe quoi.
Il avait une capuche.
Une capuche ? Harissa, va leur mettre une capuche.
La porte s'ouvre et se ferme.
Maxime, fais avancer le 3.
Vous l'avez ramassĂ© oĂč ?
Ăa n'a pas Ă entrer en ligne de compte.
Il n'est pas lĂ par hasard.
D'accord.
Vous l'avez reconnu, mais vous n'ĂȘtes plus certain ?
Vous diriez le contraire ?
Non, j'ai pas dit le contraire.
Profond soupir
Vous avez bu, M. Moreau ?
Non, pas spécialement.
A table, quoi. Normal.
C'est lui. - Faut ĂȘtre sĂ»r.
Je suis sûr.
OK. C'est lui, une fois, deux fois.
On y est ?
TrĂšs bien.
Harissa, on a terminé. Le 3. Allez, go.
Vous venez, M. Moreau ?
Noam, tu viens te coucher ?
Il est en taule, celui qui t'a planté ?
Hein ?
Moi, je l'aurais buté.
Dis pas de bĂȘtise. Va te coucher.
T'embrasses pas ton pĂšre ? - Non.
Tu m'étonnes que tu dormes en classe !
Ăa va ?
Ăa va ? - C'est Ă moi que tu parles, hein ?
Tu te sens comment ?
Il soupire.
Ăa va.
Je suis contente que tu sois lĂ .
Je vais me coucher.
Tu veux pas rester un peu ?
Je vais lire un peu.
OK. - J'éteins ?
Si tu veux.
Bonne nuit. - Bonne nuit.
SirĂšne de police
Chanson rap US
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Qu'est-ce qui nous est arrivé ?
J'étais un gros con, j'ai déconné.
Soupir
Excuse-moi.
Excuse-moi, excuse-moi.
Pleure pas.
Elle sanglote.
Excuse-moi.
Tu m'as manqué.
Sifflement - Juste 2 cartons.
C'est bon ?
Y en a un autre. - Non, c'est bon.
C'est cool ? - Oui, ça va.
C'est toujours ça le 1er jour. - Ouais.
Ouais, ouais.
Grondement de la nacelle
Ăa va ? - Ăa va ?
Ouais.
Soupir
J'y vais, je suis à la bourre. Ils m'ont entubée.
Déjà ?
Je vais chercher Noam. Il finit tĂŽt.
OK.
A ce soir. - Oui.
A tout Ă l'heure.
Annonce au haut-parleur
J'arrive, j'arrive.
Venez, je vais vous montrer.
Annonce au haut-parleur
Chers clients, profitez
de notre 10 fois sans frais dĂšs 500 euros d'achats.
Voilà , mettez ça là . Videz les cartons ici.
Quelqu'un peut m'allumer la lumiĂšre, s'il vous plaĂźt ?
Allez, faut pas qu'on traßne. On a encore le rez-de-chaussée.
Eric, vous savez monter la table ?
Moi, c'est Eddie. - Pardon.
Vous pouvez monter la table "New Smile" ? Merci.
Détonations
Détonation
Noam rit.
Je suis lĂ .
Petits cris
Ah ! C'est pas possible !
Je te jure, toi... - Salut.
Bonjour.
Oublie pas de demander les dommages et intĂ©rĂȘts.
Et si t'as besoin d'un avocat...
Oui.
VoilĂ ...
T'es beau.
On frappe Ă la porte.
Bonjour, monsieur. - Bonjour.
Bonjour, M. Moreau. - Bonjour.
Asseyez-vous.
Je me mets oĂč ? - Mettez-vous lĂ .
Vous avez terminé votre ITT. - Oui.
Vous vous sentez mieux ? - Ăa va.
Votre médecin vous a permis de reprendre le travail ?
J'aurais aimé vous épargner cette confrontation, mais M. Lunes,
que vous avez désigné comme votre agresseur, nie toujours
avoir participé à l'agression et avoir été présent.
C'est souvent le cas.
Avez-vous un avocat pour vous représenter ?
Je ne savais pas qu'il en fallait un.
La personne que vous avez désignée sera accompagnée de son avocat.
Ce serait bien que vous fassiez de mĂȘme,
si vous voulez faire valoir vos droits.
D'accord.
Comment va votre fils ?
TrĂšs bien.
Il n'est pas choqué ? On frappe à la porte.
Mme le juge, nous sommes prĂȘts.
Allez-y, entrez.
Vous pouvez désentraver le prévenu.
MaĂźtre, asseyez-vous.
Merci.
Cliquetis des menottes
J'ai sollicité la confrontation pour que les choses soient claires.
M. Lunes...
Vous niez toujours avoir agressé M. Moreau et avoir été présent ?
Mme le juge, j'ai jamais vu ce monsieur.
Je suis pour rien dans cette affaire. C'est une histoire de fous.
Je l'ai jamais vu !
Faut arrĂȘter. Je vous ai jamais vu.
M. Lunes, adressez-vous Ă moi.
Rappelez Ă votre client de garder son calme.
Ce sera mieux.
Je me permettrai de rappeler une chose. Le jour de l'agression,
mon client venait de signer un CDI.
Quel intĂ©rĂȘt aurait-il eu Ă participer Ă un vol d'autoradio ?
La succession des faits relatés est claire.
Ce sont 2 affaires distinctes.
Il peut n'ĂȘtre pour rien dans le vol
et avoir frappé M. Moreau.
Il raconte n'importe quoi.
Je n'étais pas là .
J'ai pas pu frapper monsieur. - On a compris.
J'ai jamais eu de problĂšme.
C'est pas tout Ă fait exact.
J'ai votre dossier sous les yeux. Avril 2003...
Avril 2003, j'étais mineur !
Détention de stupéfiants.
Pas condamnĂ©, mais vous n'ĂȘtes pas inconnu de la maison.
Mme le juge, il n'a pas été condamné.
Son casier judiciaire est vierge.
Vous ferez vos observations aprĂšs.
J'ai un travail.
Une femme, on va s'installer.
Calmez-vous.
Il n'est pas question de mettre en doute
la bonne foi de la partie civile,
mais d'une part, il faisait nuit,
M. Moreau le dit, je cite.
C'est la cote D-32.
"Il faisait sombre. Je ne sais pas d'oĂč venaient les coups."
Par ailleurs, vu la gravité de l'altercation,
le doute a pu s'installer.
M. Moreau.
Vous entendez ce que dit M. Lunes.
Vous en pensez quoi ?
Ăa dĂ©pend de vous, lĂ . Regardez M. Lunes.
Dites-nous si vous le reconnaissez comme votre agresseur.
Ben, 3 mois aprĂšs, c'est...
compliquĂ©, mais c'est la mĂȘme impression qu'au commissariat.
Vous n'aviez qu'une impression ?
C'est un dĂ©lire, arrĂȘtez ça.
ArrĂȘte ce jeu, maintenant.
Tu sais que tu t'es trompé. Je t'ai rien fait, tu le sais.
Dis-lui !
C'est ma gueule qui te revient pas ?
Parce que je suis un Arabe ?
N'amenez pas le débat sur ce terrain.
Ăa ne servira ni ici ni au tribunal.
La séance est difficile pour M. Moreau,
qui est la victime dans l'affaire. M. Moreau...
Que les choses soient claires. Au commissariat,
vous n'aviez qu'une impression ? - J'ai dit que j'étais sûr, non ?
Je raconte pas n'importe quoi. Je l'ai dit, c'est que c'est ça.
Je raconte pas n'importe quoi.
Aujourd'hui, vous nous dites quoi ?
Je vous dis pareil qu'au commissariat.
Regardez M. Lunes.
Regardez-le attentivement et dites-nous si vous le reconnaissez.
Regardez-le.
Pas besoin de le regarder 15 heures.
Regardez-le.
Vous ĂȘtes sĂ»r de vous ? - Oui, je suis sĂ»r.
Je vais le faire sortir. Il faut persuader les juges...
Bonjour, monsieur. - Bonjour.
Un cognac, s'il vous plaĂźt.
VoilĂ , monsieur.
Un deuxiĂšme.
Merci.
Eddie ?
Vous allez bien ? - Ăa va ?
Ăa va. - C'est gentil d'ĂȘtre venu.
Merci de m'avoir invité. - Tu vas te faire piquer ta femme.
Bon, welcome. T'as le bar, lĂ .
VoilĂ , fais comme chez toi.
Regarde, notre rayon de soleil.
Toujours aussi souriante.
Tu connais Marc ? - Non.
Marc, je te présente Eddie.
Bonsoir. - Enchanté.
Marc est directeur de l'Homea Ă Aubagne.
Eddie est le mari de Karine. On lui file un coup de pouce.
Il en avait besoin.
Bonne soirée. - Vous aussi.
A tout Ă l'heure, amuse-toi bien.
Je t'ai dit, tu fais comme chez toi.
Tiens, la voilĂ . Ăa va ? - Oui.
Tu t'amuses ? - Oui, je te remercie.
Je suis ravi, ça me fait plaisir.
Je vous laisse, Ă tout Ă l'heure.
T'en as mis, du temps !
Comme t'es belle !
Yeah... Pas mal, pas mal.
Tu le tutoies, maintenant ?
Oui, mais je suis pas la seule.
C'est quelqu'un de simple. - Vachement, oui.
Pourquoi il nous a invités ? - Parce qu'on est simples.
VoilĂ pourquoi. - Hein ?
On est des gens simples, il nous aime bien.
Il t'aime bien, tu veux dire.
Comment ça s'est passé ?
Pas grand-chose Ă dire.
T'as vu le mec ?
Et alors ? - Quoi ? Je prends une assiette.
Tu veux pas enlever ta cravate ?
Elle est bien, non ?
Je te plais pas ?
Si, mais c'est coincé.
Ringard ? - Non, juste coincé.
Je suis pas assez classe pour tes amis ?
ArrĂȘte tes conneries.
Ăa va ? Tu danses pas ?
Ton petit problÚme d'alcool... Karine m'en a parlé.
C'est pas grave.
Regarde, pour le coup... A la tienne.
A la tienne.
Ăa va, le boulot ? Ăa te plaĂźt ?
Tu sais bien que non. - J'ai pas compris.
Non, rien. - REGIS, REGIS !
Attends, excuse-moi, c'est pour moi.
REGIS, REGIS, REGIS !
JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE REGIS
JOYEUX ANNIVERSAIRE
Acclamations
Applaudissements
REGIS,
REGIS, REGIS !
Cris de joie
Ăa va ?
Et toi, ça va comment ?
Ăa va.
Mounir, il fait quoi ?
Il devait enquĂȘter dans la citĂ©.
Il a enquĂȘtĂ©, il en a serrĂ© deux.
Deux petits cons de l'autoradio.
Il leur a foutu un coup de pression.
Bonello, il en dit quoi ?
Ta mĂšre a dit qu'il voyait avec le juge.
Vas-y, laisse tomber la juge.
Elle marche dans le délire de l'autre cave.
Elle me regarde comme une merde.
Et l'autre empaffé...
Il osait pas me regarder.
Tu sais que Mounir a son adresse ?
Ils ont envoyé ton frÚre, ils savent...
C'est des malades ou quoi ? Faut pas qu'ils le touchent !
Ăa va retomber sur moi. - Calme-toi, Ahmed.
Calme-toi, j'y suis pour rien.
Je leur dirai, t'inquiĂšte.
On fait ce qu'on peut pour t'aider.
Sinon, toi, ça va ?
T'as toujours mal au cĆur ?
Tu l'as dit Ă tes parents ?
Quelqu'un approche.
Tu reviens me voir ?
Ouais, ouais.
Tu reviens me voir. - Ouais.
Noam,
qu'est-ce que tu fais ?
Noam.
T'es pas réveillé, toi.
Ăa va, j'ai rien fait.
Le téléphone sonne.
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
Vous n'avez rien d'autre Ă foutre ?
Pfff...
C'est qui ? - Je sais pas, personne.
Déjà hier, avant que tu rentres.
Juste un mec qui respire.
Pas grave.
Pour une fois qu'on est tous les trois.
On va passer un bon dimanche.
J'aimerais refaire la chambre de Noam.
Je me suis dit, comme on travaille tous les deux...
Je te cause, Eddie. Tu m'écoutes ? - D'acc, avant de déménager.
On n'a pas les moyens.
Et c'est pas avec ce que tu gagnes...
Ăa va Ă©voluer, fais-moi confiance.
Le 1er truc à changer, c'est ta télé.
Qu'est-ce qu'elle a ? - Elle est toute pourrie.
Elle est bien ! - Mais non.
T'étais content quand on l'a achetée.
Trop bien, le plasma. - Oui, un plasma.
On regardera des purs films.
Pas des vieux films français. - T'as quoi ?
Rien.
Rien ?
RelĂšve la manche.
EnlĂšve ton pyjama.
Eddie rit.
Fais voir ?
C'est du joli.
Comme papa ? Pas mal.
Allez, Ă la douche !
Il est bien fait.
Le téléphone sonne.
T'es con...
A la douche.
Le téléphone continue de sonner.
Allez !
Le téléphone sonne toujours. Oh, fait chier !
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
T'as pas autre chose Ă foutre ?
Connard !
On va se calmer et on va sortir, il fait beau.
C'est qui, ce con ?
C'est pas grave, on s'en fiche.
Oh, ça va ! Détends-toi !
Ăa me soĂ»le, tous ces blaireaux...
On est ensemble, ça va. Ăa fait plaisir.
Sourire.
T'es pas content qu'on soit ensemble ?
Si.
Alors ? T'es pas heureux ?
Si, je suis heureux.
Annonce au haut-parleur
Alors ?
C'est reuch. C'est super cher.
Messieurs dames, bonjour. - Bonjour.
Je peux vous renseigner ? - Nous recherchons une télé,
mais pas du tout dans ce budget.
Oui. Le plus que vous avez, c'est le paiement en 10 fois sans frais.
On jette un coup d'Ćil et on revient.
Oui, pas de souci. - Merci.
Noam rit.
Oh, putain !
Il soupire.
Klaxon
Le monde qu'il y avait, maintenant, les embouteillages...
Il roupille, le petit.
Qu'est-ce qu'il fait...
Bonne tĂȘte de con, celui-lĂ .
Ouais... T'es un champion.
T'as la haine, hein ?
Je dis, t'as la haine.
C'est pas des gros beaufs, ça ?
Ils sont venus faire leurs courses...
Courses de merde pour leur maison de merde.
T'es qui, toi ? T'as fait quoi ?
Hein ?
T'es jaloux Ă cause de leur bagnole. - Jaloux de quoi ?
De leurs tĂȘtes de cons ? Merci.
Y a un autre standing, lĂ .
Klaxons
Oh, putain... Ils avancent pas...
Avance, putain ! - Tu vas réveiller le petit.
Qu'est-ce que tu fais ?
C'est bon, je sors.
Comme ça, ça va.
Klaxons
Discussions mĂȘlĂ©es
Excusez-moi, je peux vous parler ?
Bien sûr, assieds-toi.
Vous vous rappelez ce que vous m'avez dit en m'embauchant ?
Que je pourrais demander une mutation dans un autre service.
J'ai dit, Ă la fin du CDD.
J'ai fait mes preuves, non ?
Vous avez vu mes notes de service ? Vous avez dit que c'était bon.
Oui, absolument, mais la question n'est pas lĂ .
Je peux pas vous changer de service.
On a besoin de vous lĂ oĂč vous ĂȘtes. Ils sont contents de vous.
On aurait pu me faire faire un essai comme vendeur.
Je porte des cartons.
C'est ma formation.
Je suis plus Ă l'aise.
Eddie, j'ai beaucoup d'amitié pour Karine,
je vous estime beaucoup, en plus.
J'étais le premier à vous aider, mais je ne peux pas faire n'importe quoi.
Je vais quand mĂȘme pas virer un type pour vous filer sa place ? Si ?
En plus, j'ai une équipe béton. C'est des cadors.
Maintenant... je vais vous mettre Ă l'aise.
Si ça vous plaßt pas, vous pouvez partir.
J'ai toujours dit qu'il fallait ĂȘtre heureux, sinon, Ă quoi bon ?
Hein ?
Allez... Bon app.
Annonce au haut-parleur
Je comprends pas. Vous voulez quoi ?
C'est quoi, lĂ , votre problĂšme ?
Vous n'en avez pas marre ?
Vous jouez Ă quoi ?
Oui, c'est ça, espÚce d'enfoiré ! - C'est qui ?
Vous voulez quoi ? - Passe-le-moi.
AllĂŽ ? AllĂŽ, c'est qui ?
C'est vous qui appelez depuis une semaine ?
ArrĂȘtez vos conneries ou je vais appeler les flics.
Encore un appel, une insulte et je porte plainte.
Vous touchez pas Ă ma famille !
Petits merdeux...
C'est fou...
Tu sais qui c'est ?
Comment tu veux que je le sache ? - Lui, il te connaĂźt.
Quoi ?
Il a dit : "Demande à ton mari si c'est pas un enfoiré."
Tu me caches quelque chose. T'as des problĂšmes ?
Je te parle. - Putain de merde !
Je sais pas qui c'est ! Tu vas pas me faire chier !
Putain !
Ăa a Ă voir avec ton agression ? - Mais non ! N'importe quoi !
Encore un appel... une insulte... Je le bute, ce fils de pute.
T'as raison, ça me concerne pas.
Il urine.
Tiens, t'as reçu ça en recommandé. - C'est quoi ?
T'as rendez-vous avec le juge mardi en huit.
C'est pas fini, ça ? - Ăa n'a pas l'air.
J'ai prévenu Régis que tu travaillerais pas.
Tu l'appelles Régis ?
Tu lui téléphones comme ça ?
T'as un problÚme avec ça ?
Accouche, il est oĂč le problĂšme ? - Putain ! Mais lĂąche-moi, merde !
Il soupire.
Vas-y, casse tout.
Il soupire.
On sonne.
Excuse-moi.
Pardon.
Pardon.
Tu m'as déjà brisée.
Tu m'as brisée une fois, t'avise pas de recommencer.
On sonne.
Pardon. Regarde-moi. Regarde-moi. On sonne Ă nouveau.
Mme Moreau ? - Oui ?
Vous avez vu ce qui s'est passé en bas ?
Non, quoi ?
M. Moreau... Le mieux serait que vous veniez voir.
Regardez-moi ça. J'ai jamais vu ça dans la résidence.
Ăa vient d'ĂȘtre fait, ça.
Qu'est-ce qui se passe ? - Rien, va avec ta mĂšre.
Qu'est-ce qui se passe ?
C'est une mauvaise blague. - Remontez.
Une porte claque.
Détonations
M. Moreau ?
Bonjour, M. Moreau. - Bonjour.
Installez-vous.
Je vais aller Ă l'essentiel.
M. Lunes, le Parquet m'a communiqué une plainte déposée par M. Moreau
suite Ă des tentatives d'intimidation
assorties de harcÚlement téléphonique, de menaces verbales
notamment faites Ă sa femme et d'actes de vandalisme.
Vous avez une explication ?
Vous allez m'accuser de ça aussi ? - Mme le juge...
Mon client est incapable de commettre quoi que ce soit.
Je ne suis pas née d'hier. - J'ai rien fait !
M. Lunes, apparemment, vous ne faites jamais rien.
Pouvez-vous expliquer Ă votre client...
Dites que vous avez donné des instructions pour me harceler.
C'est pour que je revienne sur ce que j'ai dit ?
Tu regardes trop de films. - Parlez-moi autrement.
Je parle comme je veux. - Non, autrement !
Oh, on se calme, s'il vous plaĂźt.
Quelle que soit votre implication, M. Lunes,
il vaudrait mieux que ça s'arrĂȘte. Et vite.
C'est stupide,
car la police a arrĂȘtĂ© 2 hommes prĂ©sents lors de l'agression.
Leur déclaration pourrait vous mettre hors de cause.
Comment ça, hors de cause ?
Vous étiez au courant ?
Non, je ne savais pas.
La police a retrouvé les auteurs du vol de l'autoradio.
Ils sont formels, M. Lunes ne fait pas partie de leur bande.
C'est ce que je dis depuis le début.
J'ai rien à voir avec ça. - Oui, c'est ça...
C'est pourquoi je vous demande de réfléchir avant de répondre.
Les conséquences de vos paroles... - Pardon ? Les conséquences de quoi ?
C'est moi, la victime. Je comprends pas.
Et moi ? - J'ai pris des coups de tournevis.
Je suis formel lĂ -dessus.
Il me pourrit la vie. Il harcĂšle ma femme, mon gosse.
Pas de conclusions hùtives. - Tout est lié.
Tout est lié, vous comprenez ?
EspÚce d'enfoiré. - C'est ça.
S'il vous plaßt, on se calme, ça suffit.
Si je comprends bien, M. Moreau, vous maintenez votre déclaration ?
Pourquoi, je devrais pas ?
Bien sûr que je maintiens.
Bon... Vous en reparlerez Ă l'audience.
Je transmets le dossier au tribunal correctionnel.
Cris
T'as vu, plus de coups de fil. Plus rien.
Je les ai calmés.
Qu'est-ce que t'as fait ?
Ce qu'il fallait faire.
Je m'occupe de ma famille.
Je vais chercher des clopes.
Tu peux pas attendre demain ? - Je reviens.
Maman, je peux aller avec papa ?
Allez !
Un réveil sonne.
T'es fatiguée ?
Non, non, ça va.
Ăa va.
On met ça là ...
BoĂźte Ă musique
Tu fais quoi de beau ce week-end ? - Je sais pas.
La porte claque.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu m'avais promis.
Je t'avais promis quoi ?
Tu recommences à déconner, Eddie.
Je te connais, je le sens.
Tu sais que tu peux me parler ?
Te parler ?
Te parler de quoi ?
Vrombissement
Klaxon
Oui, allĂŽ ?
Je voudrais parler Ă Mme Caylat, s'il vous plaĂźt.
Oui, le juge Caylat.
OK, je patiente.
Eddie, tu fais quoi ?
Ferme bien ta grande gueule. OK ?
C'est trop chargé...
Qu'est-ce que t'en penses ?
Qu'est-ce qu'il fout ? Il est déjà parti ?
Je sais pas ce qu'il fait... - Que ça fasse pas chargé...
Mme Caylat ?
1er étage, prenez le portique.
Vous allez oĂč ? - J'ai rendez-vous avec la juge.
Tournez-vous.
Vous pouvez y aller.
Il frappe Ă la porte.
M. Moreau ?
Pardon, que faites-vous ? - Je veux voir la juge.
Mme Caylat n'est pas lĂ . - Faut que je lui parle.
Vous ne pouvez pas. - Pourquoi ?
Le dossier est clos, l'instruction est finie.
J'ai des trucs Ă dire sur le dossier.
Je comprends.
Mais elle n'est plus en charge du dossier.
Personne peut me recevoir ? - Non, personne.
Votre collĂšgue...
Le tribunal a été saisi, c'est terminé.
C'est ridicule.
Je comprends. Vous vous expliquerez devant le tribunal.
C'est n'importe quoi.
Je suis désolée. Je comprends.
Quelqu'un approche.
Fais tes devoirs, Noam.
Je suis désolée !
Mme Moreau.
Il attendait sous la pluie. Je l'ai fait rentrer.
Pourquoi t'es pas rentré à la maison ?
Tu m'as fait peur, dis...
J'attends papa, on avait rendez-vous.
Papa t'a dit qu'il viendrait ? - Il n'a que "papa" Ă la bouche.
Je suis désolée. On n'a pas dû se comprendre avec son pÚre...
Je sais pas ce qui s'est passé.
J'ai pris ton K-Way. Il pleut des cordes.
Allez, mon grand. Un peu de nerfs.
Tiens. - Il est oĂč, papa ?
Détonation
Elle sanglote.
Ăa va, il s'est rien passĂ©.
Comment ça ? OĂč t'as trouvĂ© ça ?
Dans l'armoire de papa.
T'aurais pu te tuer !
C'est parti tout seul.
Parti tout seul... T'es débile ?
Non, c'est parti tout seul ! - Tu me parles pas comme ça.
C'est pas de ma faute... - Tais-toi.
Viens lĂ ...
Pluie battante
Oh...
Karine !
Karine, ouvre, je suis fatigué.
Karine.
Je sais que t'es lĂ , Karine, ouvre-moi.
Je vois ton portable.
Je suis crevé, je dors sur le canapé.
C'est quoi ce flingue, Ă la maison ?
C'est juste au cas oĂč.
Au cas oĂč ? - Oui.
Tu préfÚres qu'on se laisse faire ?
Tu sais dans les mains de qui je l'ai trouvé ?
Il était pas chargé, c'est mon arme d'entraßnement.
Il était chargé, Eddie. Il a tiré. - Il est pas blessé ?
Il est blessé ?
Non. - Alors, ça va.
Promis, je le ramĂšnerai au club. Ouvre-moi.
Allez !
Je veux pas que ça recommence.
Quoi, comme avant ? Qu'est-ce que tu dis ?
ArrĂȘte. EnlĂšve-moi cette chaĂźne. - Chut !
Allez !
Putain...
EnlĂšve la chaĂźne.
C'est la derniĂšre fois.
Tu me laisses lĂ , trois heures sur le palier comme un chien.
Elle soupire.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu déconnes, Eddie, je te jure.
Tu quittes le boulot en insultant Labrecque.
Rien Ă foutre de Labrecque. Hein ?
Mange-merde, lĂ . Je m'en fous de ce mec.
A me filer des coups de pouce...
Je vais me coucher. - Attends, attends.
Attends, j'ai plein de trucs Ă te dire.
Sur nous...
Sur Noam, la baraque... On va ĂȘtre bien.
ArrĂȘte.
J'en ai marre.
Putain !
Regarde-toi... Tu tiens mĂȘme pas debout.
T'es pas foutu de garder un boulot.
Et ce que tu fais Ă ce type. Il y est pour rien.
Qu'est-ce que tu racontes ? Ăa n'a aucun rapport.
Aucun rapport avec nous.
Tu mens, mon pauvre Eddie. - Je suis pas ton pauvre Eddie !
T'entends ? Je suis le pauvre Eddie de personne !
D'accord...
J'irai m'excuser auprĂšs de Labrecque demain. T'es contente ?
Tu m'écoutes quand je parle ?
T'es viré.
C'est trop tard, il te vire. Il en a marre.
Tu veux que je fasse quoi ? - C'est plus mon problĂšme.
Karine...
Si mĂȘme toi, t'as plus confiance...
Si tu crois plus en moi, comment j'y arrive ?
C'est mort, Eddie.
Tu comprends ça ?
Tu sais pourquoi ? T'en vaux pas la peine.
T'en vaux pas la peine.
Putain ! Putain ! Ferme ta gueule !
Pourquoi tu dis ça ? - Casse-toi !
Pousse-toi. - Non.
Te mĂȘle pas de ça. - Sale bĂątard.
Comment tu parles Ă ton pĂšre ? Excuse-toi.
Non. - Excuse-toi !
Non. - Putain, je te dis de t'excuser !
Non. - Tu vas t'excuser.
Demande-moi pardon, putain de merde ! - ArrĂȘte !
Mais t'es fou ? - Dis pardon.
ArrĂȘte ! - Dis "pardon, papa" !
Pardon ! - Pardon.
Pardon qui ? Dis pardon qui ? - Pardon, papa.
Papa, putain ! - ArrĂȘte...
Viens lĂ , toi...
Elle sanglote.
Viens mettre tes chaussures.
Je voulais pas faire ça.
Mets tes affaires. - On va oĂč ?
Je voulais pas... - Ton sac.
Va chercher ton sac.
Allez, magne-toi !
Il sanglote.
Toi, je veux plus jamais revoir ta gueule.
Plus jamais.
La porte claque.
Sonnerie des cours
Cris d'enfants
Bonjour. - Bonjour.
Bonjour. Ăa va ?
Bonjour. - Bonjour.
Bonjour.
Vous allez vous ranger.
Bonjour, maĂźtresse.
Bonjour.
Excusez-moi, je suis le pĂšre de Noam Moreau.
Vous savez s'il est entré aujourd'hui ?
Je crois pas, je l'ai pas vu.
Rentre, dĂ©pĂȘche-toi.
Ăa fait 2 ou 3 jours que je l'ai pas vu. Voyez au secrĂ©tariat.
Non, c'est bon.
Je vous remercie.
Ah, le voilĂ !
M. le président, si vous le permettez,
j'aimerais apporter des témoignages qui en disent long
sur la personnalité troublée de M. Moreau.
Toutes décrivent
une instabilité professionnelle en lien avec une addiction à l'alcool.
Si vous le permettez...
Vous les avez communiquées au parquet ?
Absolument.
Si vous le permettez, j'ai trois questions.
ExtrĂȘmement simples.
Attendez juste une seconde... Bien.
Je vous écoute.
J'aimerais savoir si M. Moreau
avait bu
le 7 octobre
avant d'entrer au commissariat,
avant la parade d'identification
au cours de laquelle il a reconnu mon client, M. Lunes.
Vous avez compris la question ? Aviez-vous bu
le 7 octobre avant la parade d'identification ?
Oui.
Alors...
Combien aviez-vous bu ?
J'ai bu un peu.
C'est quoi, "boire un peu" ?
Deux verres.
Deux verres de quoi ?
Essayez d'ĂȘtre plus... - Pastis.
...complet dans vos réponses.
2 verres de pastis.
Le 3 novembre, M. Moreau, quand vous avez franchi
le seuil de la porte du juge d'instruction, vous aviez bu ?
Non.
Vous ĂȘtes sĂ»r, vous n'aviez pas bu ?
Oui, je suis sûr.
Donc, vous étiez sobre.
DerniĂšre question.
Revenons sur l'agression, puisqu'il a déclaré, en cote D-333,
que le soir de l'agression... - Attendez.
D-333, oui, le soir de l'agression ?
Il a déclaré qu'il faisait sombre. Je voudrais savoir,
s'il faisait sombre, comment avez-vous pu reconnaĂźtre...
Je veux faire une déclaration. - Répondez.
Que dites-vous ? Vous ne parlez pas assez fort.
Je veux faire une déclaration.
Une déclaration ? - Oui.
Une déclaration... Le tribunal vous écoute.
Je pense que M. Lunes n'est pas responsable.
La défense est heureuse de l'entendre enfin !
Attendez...
Je ne sais pas si M. le procureur vous a entendu, mais...
vous venez de dire :
"Je pense que M. Lunes
"n'était pas responsable." C'est ça ?
Je pense qu'il n'est pas coupable.
Vous pensez qu'il n'est pas coupable. Silence !
Cris Silence. Attendez, monsieur.
La prochaine fois, vous serez expulsé.
Alors, M. Moreau, expliquez au tribunal.
Vous nous dites : "Je suis sûr que M. Lunes n'est pas coupable."
Alors que vous le reconnaissez
lors de la parade d'identification.
Alors que
chez le magistrat instructeur,
vous le désignez comme l'auteur des faits
dont vous avez été victime.
Expliquez au tribunal pourquoi ce revirement.
Avez-vous fait l'objet de pressions ?
Parlez sans crainte.
Non. - Avez-vous été menacé ?
Non.
Ce que vous dites lĂ est vrai ? - Oui.
En revanche, ce que vous avez dit avant n'était pas vrai.
Non, je voudrais revenir dessus. - Pardon, monsieur ?
Je voudrais revenir dessus.
Donc, ça veut dire que c'était un mensonge ?
Pas un mensonge... - Alors c'est quoi, monsieur ?
C'est-Ă -dire qu'au moment des faits...
Pour M. Lunes, qui est lĂ , c'est un mensonge.
Oui. - M. le procureur, je ne sais pas.
Cris dans l'assistance Silence !
Vous évacuez monsieur. Il avait été averti, ça suffit.
M. le procureur, vous avez la parole à la suite de cette déclaration.
M. le président, je suis atterré par ce que je viens d'entendre.
Bien sûr, je vais requérir la relaxe de M. Lunes, qui est innocent.
Applaudissements - Silence !
Ce n'est pas un spectacle.
Mais pour vous, M. Moreau.
Vous avez trompé l'institution judiciaire. Vous avez menti.
Sachez-le, ces faits sont répréhensibles.
En ce qui vous concerne, je n'en resterai pas lĂ .
La défense ?
M. le président.
Je vais vous demander de tirer les conséquences de cette attitude
qui a valu à mon client plusieurs mois de détention.
Je vais vous demander de le relaxer.
Je tiendrai Ă m'adresser Ă M. Moreau.
Pour lui dire que la défense n'en restera pas là .
M. Moreau.
Vous avez entendu M. le procureur
et l'avocat de la défense. - Oui.
Vous rendez-vous compte des conséquences de vos actes ?
C'est un malentendu. - Pardon, M. Moreau ?
C'est un malentendu.
Un malentendu, M. Moreau ? - Oui.
Je crois que M. Moreau...
si j'avais entendu au moins...
que vous présentiez vos excuses à l'institution judiciaire
et à M. Lunes... J'aurais pu, éventuellement...
Je suis désolé.
Veuillez m'excuser auprĂšs de M. Lunes et de sa famille.
M. Moreau, vous savez, hein,
euh...
je crois que tant pour M. Lunes que pour nous,
vos excuses interviennent un peu tardivement.
Dans ces conditions, j'ordonne une suspension de séance.
Donc, l'audience est suspendue.
T'es un salaud !
Taisez-vous, s'il vous plaĂźt.
Cliquetis des clés
C'est moi, encore.
Soupir Pourquoi tu décroches pas, Karine ?
Il renifle.
C'est pour te dire, je suis allé au procÚs.
Je voulais te raconter, j'ai tout arrangé.
J'ai tout arrangé, Karine.
Je voulais te dire que Noam me manque.
Donne des nouvelles.
Tu peux pas me laisser sans nouvelles du petit.
T'as pas le droit de me faire ça.
Je veux que tu me rappelles, OK ?
Pour avoir des nouvelles de mon fils.
Il lance son téléphone au sol.
La télévision est allumée.
Le téléphone sonne.
Le téléphone sonne toujours.
Bonjour,
vous ĂȘtes chez la famille Moreau. Laissez un message.
AllÎ, Karine ? C'est Régis.
Dis-moi, je suis un peu inquiet. J'arrive pas Ă te joindre.
Je me suis dit que t'Ă©tais peut-ĂȘtre passĂ©e dans ton appartement.
Je sais que tu reprends le travail demain matin...
Rappelle-moi quand mĂȘme
quand tu as le message. MĂȘme tard.
Je t'embrasse.
Vrombissement du bus
Bips des caisses
Sonnerie stridente
Claquement
Discussions mĂȘlĂ©es dans le magasin
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Chers clients, vous souhaitez faire des économies ?
Homea pense Ă vous. Profitez de 25 % de bienvenue
en bon d'achat Ă l'ouverture de la carte Homea.
Alors, profitez-en !
Rires dans le magasin
Discussions mĂȘlĂ©es
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Chers clients, profitez de notre 10 fois sans frais
dĂšs 500 euros d'achats avec la carte Homea.
Détonations
Cris
Un objet tombe au sol.
Un bébé pleure.
Hurlements
Bris de verre
Cri
Détonations
Bris de verre
Cliquetis
Eddie ?
Qu'est-ce qui te prend ?
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Tu as perdu la tĂȘte, Eddie.
Tu m'as pris pour un autre.
Eddie, arrĂȘte.
Eddie, fais pas le con, baisse cette arme.
Eddie, merde...
Pense Ă ton fils, Eddie.
Pense Ă Ka...
Respiration haletante
Elle s'enfuit.
Une porte claque.
Profond soupir
Respiration haletante
SirĂšnes de police
Détonation
SirĂšnes de police
Elle soupire.
Oh, Eddie...
Eddie, qu'est-ce que t'as fait ?
Voix d'homme
Discussions mĂȘlĂ©es
Monsieur, comment allez-vous ?
Michel Lorrain, du service Fibrocable.
Avez-vous quelques secondes ?
Je vous propose un week-end...
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Michelle Lorrain du service commercial de Fibrocable.
Etes-vous satisfait...
Voix mĂȘlĂ©es
Bonjour, je me présente, Michel Lorrain...
A votre service.
Je vous propose d'effectuer le comparatif en ligne.
Je vous garantis que vous nous rejoindrez.
Bonjour, Michelle Lorrain de Fibrocable.
Je vous appelle pour savoir si vous avez deux minutes...
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