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Original subtitles

Les Silences de Riyad

Bonjour, tout le monde, préparons-nous ensemble.

On va parler d'affaires criminelles du monde entier.

Quelqu'un semblait avoir essayé de nettoyer la scène de crime,

mais il restait du sang partout.

Le meurtrier avait donc dû commencer à nettoyer

puis s'est ravisé et a arrêté.

Quelle feignasse, j'en reviens pas.

Évidemment, la police britannique a tout passé au peigne fin.

J'applique un peu de fard à paupières.

N'oubliez pas de suivre ce podcast,

"Les crimes non résolus des quatre coins du globe".

Je mettrai le lien en description.

Vous n'imaginez pas à quel point j'adore ce gloss.

Bonjour.

Bonjour, Arif.

Tu ne fais pas entrer ton frère ?

Tu n'as pas défait tes cartons ?

J'ai pas le temps, je suis occupée.

Alors, qu'est-ce que tu vas faire ?

Comment ça ?

Tu devrais rentrer à Al Khardj.

Pourquoi j'y retournerais ?

Je n'y vis plus depuis cinq ans.

Tu étais mariée, tu avais un époux et ta propre vie.

J'ai toujours une vie. Elle est nouvelle.

Tu appelles ça une vie ?

COMMISSARIAT DE RIYAD NORD

Bonjour, tout le monde.

Regardez ce que donne le contouring sur chaque côté de votre visage.

La famille n'était pas censée être dans la maison,

mais les sœurs sont rentrées tôt.

Vous voyez le résultat sur votre joue ?

C'était leur maison, après tout.

Bonjour.

Bonjour.

Bonjour.

Désolée, chef. C'est le nouvel épisode.

Du podcast de crimes ?

Ses astuces maquillage sont top. Elle est géniale.

Ses conseils maquillage ne m'intéressent pas vraiment,

mais j'adore son approche scientifique de la scène de crime.

Je viens de finir l'épisode "Le voleur de bébé".

- Quelle affaire horrible. - J'aurais tué ce type.

La peine de mort était-elle nécessaire ?

Évidemment !

- Ça me gêne un peu. - Pas moi.

C'est ça, la justice.

J'ai une histoire à te raconter.

Petit, je suis allé à la mosquée avec mon père.

Une foule s'était amassée devant.

J'étais trop jeune pour comprendre ce qui se passait,

mais quand on a levé les yeux...

Comment pouvez-vous diriger une brigade criminelle

en ayant si peu de tripes ?

Les petits délits du coin n'ont pas de quoi donner la nausée.

- Le scan des archives, encore moins. - Tout doit être en ligne.

Qui sait ?

Si tu t'inscris à l'académie de police et que tu as ton diplôme,

tu auras un uniforme comme Bushra.

Ensuite, on vous prendra votre travail.

Pourquoi t'arrêter là ? Vise la tête du département.

Je suis prête. Ça ne saurait tarder.

Il y avait une empreinte de main ensanglantée sur le mur.

Il y a eu une recherche sur l'ADN et les empreintes digitales,

mais ça n'a rien donné, c'est étrange, non ?

Plus tard, ils ont trouvé une tache de sang.

Où ça, demandez-vous ? Dans le lave-linge.

C'est incroyable, non ?

Ils ont trouvé des serviettes ensanglantées ainsi qu'une caméra.

Merci à tous mes abonnés. Cette histoire fait froid dans le dos,

surtout pour une petite bourgade d'Irlande.

Le 19 juillet, la carte mémoire a été retrouvée.

La première photo à apparaître, vous l'aurez deviné,

c'était une photo du tueur dans la maison de la victime.

Ça donne la chair de poule, non ?

Et il y avait plusieurs photos.

HABITS DE BÉBÉ

Comme s'il consignait le détail des évènements.

Il y avait des photos d'elle par terre, recouvertes de sang.

Nawal, Bushra est là ?

Elle est en formation à Djeddah.

On a besoin d'une femme.

Est-ce que tu pourrais... nous aider ?

Ne me dites pas

que c'est une petite bagarre ou un délit mineur

pour quelqu'un sans tripes.

Non, pas cette fois.

Tu es peut-être celle qu'il nous faut.

Fauchée en pleine jeunesse.

Sa famille est au courant ?

Pas encore. Le corps est difficile à identifier.

Et les empreintes ? L'ADN ?

Pour l'instant, rien.

Les empreintes des jeunes femmes sont souvent absentes du système.

Au vu de son abaya, elle venait d'une famille aisée.

Regardez le "S" sur sa tenue.

Elle l'a ajouté elle-même.

- Quelqu'un la cherche ? - Pas d'avis pour l'instant.

On a très peu d'éléments.

Comme ils disent dans le podcast, pour l'instant, c'est une "Madame X".

Si personne ne la réclame d'ici deux semaines,

elle sera enterrée anonymement,

mais l'enquête restera ouverte jusqu'à ce qu'on puisse l'identifier

et trouver le coupable.

Je le jure,

je trouverai le coupable et je lui ferai payer.

NOUS APPARTENONS À DIEU ET C'EST VERS LUI QUE NOUS RETOURNERONS

On a du nouveau sur la victime ?

Le décès est dû à un traumatisme contondant.

Le relevé des empreintes digitales n'a rien donné.

Pas de correspondance ADN.

On n'a aucun élément.

Des avis de disparition au niveau local ?

Aucun.

Notre déclaration officielle a déjà été publiée ?

Oui, avec très peu de détails.

Il faudrait mieux éviter

d'énerver la population.

Donc, aucune piste ?

Il y a beaucoup de suppositions sur Internet.

Ce ne sont que des rumeurs,

rien de bien concret qui pourrait nous aider.

Qu'en pensez-vous ?

Un accident de voiture, peut-être ?

Les gamins du coin font la course comme des fous du volant.

Il y a peut-être eu un accident

et le conducteur a jeté la pauvre fille là où on l'a trouvée.

- Des empreintes de véhicule ? - Pas la moindre trace.

Des accidents signalés ?

Non.

Comment peut-il n'y avoir aucune trace de voiture ?

C'est malheureusement la réalité.

Elle est là depuis un moment. Le vent a emporté les traces.

Très bien.

Cherchez les véhicules abandonnés dans la zone.

Essayez les garages.

Voyez si quelqu'un a apporté une voiture abîmée

ou signalé des dommages accidentels pendant le week-end.

- Très bien. - D'accord.

D'autres idées ?

Il s'agit peut-être aussi d'une affaire de violence conjugale

ou d'un crime d'honneur.

La victime entretenait peut-être une relation suspecte ou inappropriée.

Son père ou ses frères auraient pu intervenir pour l'arrêter.

Bien.

- Ali ? - Chef.

Tu prends la tête de l'enquête.

Renseignez-vous, trouvez un témoin. Quelqu'un a dû voir quelque chose.

L'affaire restera ouverte jusqu'à ce qu'on puisse l'identifier.

Bonne chance.

Je vous remercie.

Encore merci pour hier.

Est-ce que tout va bien ?

Je repense sans cesse à cette fille.

Comment peut-on l'enterrer sans même savoir qui elle est ?

L'enquête restera ouverte jusqu'à ce qu'on réclame son corps,

mais on doit l'enterrer.

Elle ne peut pas être enterrée anonymement.

Elle mérite la dignité.

On doit rester prudents pour ne pas semer la pagaille.

J'aimerais tant avoir plus d'éléments.

Il y a des indices, ses vêtements, son maquillage, ses ongles !

Tu parles de son vernis ?

Elle n'en portait pas.

Ce sont de faux ongles. J'en mettais au lycée.

On peut les fixer rapidement et les enlever avant de rentrer.

Et les retouches sur ses manches et ses poches, qui les a faites ?

Tout cela a bien été noté.

Ali est en charge de l'enquête, partage ça avec lui.

Mais la discrétion est la clé pour maintenir la paix.

Et si c'était votre fille ?

Bonjour, tout le monde.

Du coup, il roulait tout simplement,

ne me demandez pas comment,

en tenant sa tête décapitée après l'avoir coupée.

Ça ne vous donne pas la chair de poule ?

Ensuite, il a jeté sa tête par la fenêtre.

C'est tellement flippant !

Il espérait que des charognards s'en occupent

et dévorent sa chair pour dissimuler son identité,

mais quelqu'un a vu la tête et l'a dénoncé.

Désolée.

LYCÉES POUR FILLES DE RIYAD

Je ne comprends pas, qu'attendez-vous de moi ?

Je veux simplement savoir si des élèves ont disparu.

Sérieusement ?

Vous savez combien de nos filles disparaissent chaque semaine ?

Elles décrochent constamment.

Elles se marient ou se désintéressent du lycée.

D'accord, me donneriez-vous une liste de leurs noms ?

Vous voulez que je lâche tout ce que je fais ?

Tout ça pour vous dresser une liste ?

J'ai à faire.

D'accord.

D'accord, merci.

De rien.

C'est la Saint-Valentin,

cet épisode parlera donc d'amour et de rouge à lèvres.

Cette couleur est incroyable.

Donc, un garçon et une fille étaient amoureux,

mais elle le trompait.

Soyez honnêtes, les filles,

comment réagiriez-vous en cas de tromperie ?

J'implore le pardon de Dieu et me repens à Lui.

Es-tu obligée de vivre seule ?

Ne devrais-tu pas vivre ici avec ta famille ?

Ne t'avais-je pas dit que c'est dangereux, là-bas ?

Tes frères ont lu sur Internet qu'une fille avait été tuée.

J'aide sur cette affaire. Elle sera bientôt résolue.

Qui aides-tu ?

La police. C'est mon travail.

Ce n'est pas ça, ton travail.

Ton travail, c'est de scanner et de numériser des fichiers.

Pourquoi t'en mêles-tu ? Tu fais comme si c'était ton affaire.

Tu es jeune, pense à toi et remarie-toi.

J'ai l'impression d'avoir pris 20 ans d'un coup.

C'est ridicule, tu n'as pas pris une ride. Regarde Mohammed.

Dès qu'il a divorcé de toi, il s'est fiancé.

Je sais.

Montre-lui que tu peux avancer, toi aussi.

Montre-lui qu'il ne peut pas te faire ça.

Je lui ai déjà montré.

Tu es complètement folle, tu le sais, ça ?

Les enfants mort-nés, c'est hyper fréquent.

Elle n'est pas mort-née.

Elle a vécu pendant deux jours.

On me l'a enlevée !

Qu'attends-tu de moi ?

Je veux que tu te comportes en épouse,

que tu t'occupes de moi et du foyer.

L'épouse du grand Mohammed Bin Abdulla.

Je lui obéirai au doigt et à l'œil.

Inutile de parler avec toi.

Nous deux, ça ne va nulle part.

Il paraît que tu es malade. J'espère que tout va bien.

Tu t'es trop investie dans cette affaire.

Repose-toi bien, on se voit demain.

LYCÉES POUR FILLES DE RIYAD

La loi, ça vous parle ?

Quelle autorité avez-vous ?

J'espérais simplement...

L'espoir est insensé, ici.

Mademoiselle Nawal, vous n'en êtes peut-être pas consciente,

mais votre question est une accusation cachée.

Ici, nous n'éduquons pas les filles de manière immorale.

Quoi que vous insinuiez, j'en prends ombrage.

Je ne vous accuse pas, ni...

Bien sûr que si. J'ai un conseil pour vous.

Préparez vos documents et revenez avec une requête écrite.

Si nous jugeons acceptable de coopérer avec vous,

croyez-moi,

je serai la première à vous aider à parler aux familles.

Ce sera tout, Mlle Nawal ?

Merci.

Avec plaisir.

Vous l'avez mise de mauvaise humeur ?

C'est possible.

C'est donc vous que je blâmerai pour la punition que j'aurai.

Quoi que tu aies fait, c'est ta faute.

Je n'ai rien fait.

Celle qui a dit que je fumais dans les toilettes

est une menteuse.

Bizarrement, je ne te crois pas.

Vous m'avez bien eue.

Ne le dites à personne.

Tu pourrais peut-être m'aider.

Arrêtez de parler.

T'occupe, Jude.

Je parle à qui je veux,

quand je veux.

C'est pas à toi que je parle, Dania.

- Pourquoi devrais-je arrêter de parler ? - Vous êtes ici pour la morte.

Tout à fait. Je veux savoir ce qui est arrivé.

Pourquoi ? Qui était-elle à vos yeux ?

- Une membre de votre famille ? - Non.

Quand je l'ai vue, je me suis dit

qu'elle aurait pu avoir une vie comme la mienne.

Qu'est-ce que vous nous voulez ? Laissez-nous.

Mlle Nawal.

Voulez-vous me dire pour quelle raison

vous allez parler à mes élèves ?

Je m'excuse.

On faisait juste la conversation.

Dania, ma chérie,

pourquoi gaspiller le temps des gens avec tes ragots idiots ?

Désolée, madame.

Quel plaisir de te revoir à ma porte.

Ce sera intéressant.

ENVOYER LE CONTACT À DANIA VIA AIRDROP

Mlle Nawal ?

Dois-je appeler quelqu'un pour vous raccompagner ?

Non, merci.

Je connais le chemin.

Comme vous voulez.

Cette fille ne restera pas dans l'oubli.

Elle mérite d'enfin reposer en paix,

et je ferai tout pour que ce soit le cas.

Entre.

Les filles, un conseil,

ne riez et ne vous moquez jamais d'un homme devant lui.

Il existe certains hommes

qui, à la moindre suspicion d'un affront venant d'une femme,

perdront la boule et feront tout pour qu'elle regrette.

J'ai des cernes sous les yeux comme un panda,

alors j'utilise ce formidable correcteur...

Donc, cette pauvre femme s'est moquée de lui et en est morte.

Imaginez un peu, il lui a ôté la vie

juste parce qu'il était aveuglé par sa colère...

Qui t'a envoyé ça ?

Je ne sais pas.

- Cherche ce numéro. - Oui, chef.

0-5-3,

2-4-7,

9-3-2.

Il n'est pas attribué.

Ça vient d'un téléphone jetable. Tiens.

J'ai parlé de la victime hier avec des filles, elles ont mon numéro.

On devrait contacter leurs familles.

Non, on ne peut pas faire ça.

Je ne peux pas partager cette vidéo, ce serait trahir les filles.

C'est le bar à chicha près du supermarché Panda.

Veuillez m'excuser, chef.

- Envoyez-moi la vidéo. - Oui, chef.

Alors, tu es tombée par hasard sur des filles

qui connaîtraient la victime ?

Je me suis renseignée un peu partout.

Je suis prête à tout pour aider.

Prudence, c'est un sujet très sensible.

Tu vas faire grincer des dents.

C'est mon problème.

On se met ici ?

Merci beaucoup.

Tiens, vous revoilà.

Vous ne harcelez pas les filles qu'au lycée.

Et tu ne fumes pas qu'aux toilettes.

Je serai brève, pour ne pas casser l'ambiance.

Je veux savoir une chose.

Qui m'a envoyé cette vidéo ?

- Sans doute un harceleur. - Vous savez qui ?

Vous êtes la seule que je connaisse.

Comment s'appelait-elle ?

Ne lui dis rien.

Je ne fais qu'aider.

Je veux juste savoir

ce qui lui est arrivé.

Est-ce qu'elle avait des ennemis ?

Des ennemis ? Sérieusement ?

On est lycéennes, pas mafieuses.

- Alors, pourquoi elle est morte ? - La police ne mène pas l'enquête ?

Avec mon aide, et potentiellement la vôtre.

Beaucoup de filles ont très peu de liberté.

Leurs familles contrôlent tout.

Elles sont surveillées en permanence et ne peuvent rien faire.

Je connais ça, j'ai été mariée à votre âge.

Je n'en doute pas.

Quand ta famille prend une décision, c'est que ta fin est proche.

Tu veux dire qu'elle a été mariée de force ?

De nombreuses filles l'acceptent.

La plupart s'en fichent.

Qu'est-ce qu'elles y peuvent ?

Mais d'autres mettent le paquet

pour s'amuser et vivre une dernière aventure.

Mais ça peut mener à des drames, si vous voyez ce que je veux dire.

C'est ce qui s'est passé ?

Je vais jouer cartes sur table avec vous.

Je ne suis même pas censée parler de cette affaire.

Mais je suis allée sur la scène de crime.

Dès que j'ai vu son corps, elle m'a obsédée.

J'espère que vous pourrez m'aider d'une manière ou d'une autre.

Pour faire honneur à sa mémoire.

Si je ne résous pas cette affaire,

elle restera non identifiée pour toujours.

On ne veut pas ça non plus.

Elle s'appelait Amal.

Nawal.

Tu as des fichiers à scanner ?

Non.

Je voulais voir si tu avais la moindre piste.

Sur la mort de la fille ?

On y travaille.

- Je peux vous aider. - Nawal !

Merci de t'inquiéter.

Tu ne fais pas partie de cette enquête.

J'ai un fichier pour toi.

Scanne-le pour l'archivage, si tu veux bien.

Les filles, à vos voitures.

Dépêchez-vous.

Bonjour.

Bonjour.

- Puis-je voir la directrice ? - Pas pour l'instant.

Elle vous demande de revenir avec les documents nécessaires.

C'est vous qui enquêtez sur la fille ?

Oui, c'est moi.

Que Dieu ait pitié d'elle. Elle était dans ma classe.

- J'ignore ce qui lui est arrivé. - Tu sais où vit sa famille ?

Souleimaniye.

Allez-y.

D'accord, merci.

J'IMPLORE LE PARDON DE DIEU

MOSQUÉE AL-KASHI, SOULEIMANIYE

Bonjour.

Comment allez-vous ?

J'ai vu votre travail en ville. Il est très reconnaissable.

Désolé, je ne parle pas à des inconnues.

Vous devriez faire une exception.

Je me renseigne sur une fille qui a été assassinée.

Elle s'appelle Amal. Personne n'a signalé sa disparition.

Mais je suis sûre qu'elle venait d'ici.

Cette communauté semble très unie.

Quelqu'un désapprouvait peut-être son comportement.

Que se passe-t-il ?

Nawal, tu fais quoi ?

Tu ne peux pas enquêter sans autorisation.

Le corps de la fille sera enterré anonymement

parce que personne ne fait l'effort d'exiger des réponses.

- Que crois-tu que je fais ? - Laisse-moi t'aider.

Non ! Tu n'as pas l'autorisation.

Je n'y croyais pas jusqu'à ce qu'Ali me le dise.

Personne dans ce commissariat n'oserait faire ça.

La directrice a porté plainte.

Elle devrait plutôt s'inquiéter pour son élève.

Je suis d'accord.

Il y a des suspects, je dois juste...

Ce n'est pas ton travail. On a déjà un suspect.

Si tu as la moindre information, transmets-la à Ali.

Compris ?

Parfaitement.

Il est fâché que j'aie enquêté dans son dos.

- Vous y croyez ? - Oui.

Je veux mettre fin à tout ça, aidez-moi.

Les gens parlent.

Donnez-moi son adresse, je vais parler à la famille

et convaincre la mère de la réclamer.

Ça suffit. Tu les as contrariés.

Pourquoi tant d'imprudence ? Tu as perdu la tête ?

Tu n'auras pas de deuxième épouse.

Je ne te laisserai pas faire !

Essaie de m'en empêcher, alors.

- Tu as les fichiers de Majid ? - Quels fichiers ?

Je vais les chercher à la morgue. Préviens-les que j'arrive.

D'accord.

- Des marques de viol ? - Elle est morte vierge.

L'agression sexuelle est exclue. Et elle n'a pas souffert.

La force de l'impact l'a tuée sur le coup.

Qu'est-ce qui l'a tuée ?

Elle a été renversée par une voiture.

- Intentionnellement ? - On l'ignore.

Tu sais comment sont les ados avec leurs courses de voiture.

Excuse-moi, je reviens.

Je peux voir le dossier ?

Allô ?

Bonjour.

Maintenant ?

Bien sûr, chef.

Au revoir.

Majid veut te voir dans son bureau tout de suite.

- Bien sûr. - Très bien.

Merci.

Allez-y, on se verra plus tard.

La morgue ?

Ne vous méprenez pas, regardez un peu ça.

Des messages entre Amal et un certain Noah.

Des captures d'écran.

- Qui t'a envoyé ça ? - La même source que la vidéo.

Les filles doivent vouloir aider, mais elles ont peur.

Reste en dehors de cette affaire.

Je ne peux pas, ces filles me font confiance.

Plus de morgue, plus rien du tout.

J'ai fini avec ce fichier.

- Tu peux le vérifier ? - Un instant.

C'est clairement un crime d'honneur.

Trouvez le proche qui l'a tuée et l'affaire sera close.

On y est presque.

C'est bon.

ABAYAS SEÑORITA

Allô, ici Malak des Abayas Señorita. Que puis-je pour vous ?

Bonjour, avez-vous une commande pour Amal ?

C'était pour une confection ?

Honnêtement, je ne sais plus.

Attendez, je vais vérifier.

D'accord.

Oui, votre abaya est prête.

Nous vous avons appelée et écrit pour vous prévenir.

Vraiment ? Je n'ai rien reçu.

Quel numéro avez-vous appelé ?

Un instant.

053-749-1166.

Je viendrai demain, d'accord ?

- On ne la gardera pas plus longtemps. - Je serai là demain.

- Très bien, merci beaucoup. - Au revoir.

Allô ?

Bonjour, ici Nora des Abayas Señorita.

J'ai une abaya pour Amal.

Désolée, on n'en a plus besoin.

Comment ça ? Elle a été taillée sur mesure.

Vous devez la récupérer demain après-midi.

Si vous ne payez pas, je préviendrai la police.

Pardon ? La police ?

Je me ferai une joie de les appeler.

Inutile, on viendra demain à 16 heures.

Mettez-la de côté.

On vous attendra.

Merci.

Entrez, je vous en prie.

Besoin d'aide ?

Non, merci.

Vous êtes sûre ?

Je ne fais que regarder.

Bonjour.

Bonjour, bienvenue. Que puis-je pour vous ?

On vient récupérer l'abaya pour laquelle vous avez appelé.

- Pardon ? - L'abaya d'Amal.

Un instant.

Vous devez parler de celle-là.

Elle est prête depuis un moment, vous venez enfin la récupérer.

Vous avez beaucoup insisté, ce n'est qu'une abaya.

Mes collègues se faisaient peut-être du souci.

D'habitude, Amal vient dans les temps, mais là, on ne l'a pas vue.

La famille est très occupée. Vous savez comment sont les filles.

- Combien je vous dois ? - Attendez, je vous l'emballe.

Elle est très belle.

- Revenez quand vous voulez. - Merci.

D'ici un mois,

il y aura une nouvelle collection et de grandes soldes.

Et voilà pour vous.

À bientôt.

DOMICILE DE FEU NASIR AL ABDULALHALIM

Que puis-je pour vous ?

Où est Madame ?

Madame Amina ?

Oui, Amina.

Bonjour.

Bonjour.

Je vous souhaite la bienvenue.

Je vous ferais bien entrer, mais c'est en travaux.

Ne vous en faites pas.

Désolée de m'immiscer.

- Je m'appelle Nawal. - Enchantée.

Je viens d'emménager en face et je voulais vous dire bonjour.

Depuis quand ? D'où venez-vous ?

J'étais avec mon mari, ou plutôt mon ex-mari,

et je suis venue pour le travail.

Dieu soit avec vous.

Je sais ce que c'est d'être une femme dans ce quartier.

J'ai vu le panneau à l'entrée. Toutes mes condoléances.

Pardon, mais quand votre mari est-il décédé ?

Mon mari, paix à son âme, était bien plus vieux que moi.

La mort est toujours un malheur,

mais tout va bien mieux maintenant, et sa famille n'habite pas loin,

à deux pâtés de maisons.

Ils sont toujours là pour nous.

Ma famille vit juste à côté de Riyad,

ce qui est déjà trop près pour moi.

Mon frère déteste me savoir divorcée et seule.

Il vient tout le temps me questionner sur ma vie.

Une belle-famille si près, ça ne doit pas être facile.

Je n'ai jamais vu les choses de cette manière.

Et vos filles ? Ce n'est pas trop dur pour elles ?

Vous savez que j'ai des filles ?

Amina.

J'aimerais parler à votre fille. Elle a dû être témoin.

Désolée, je suis occupée. Merci d'être passée.

Si vous le permettez, j'aimerais vous aider.

J'aimerais être plus arrangeante, mais je suis débordée.

Bonne continuation.

IL N'Y A PAS DE DIEU EN DEHORS DE DIEU

LE BONHEUR NE DÉPEND QUE DE NOUS

NOUS APPARTENONS À DIEU ET C'EST VERS LUI QUE NOUS RETOURNERONS

AVEC LE COEUR LOURD, NOUS PLEURONS LE DÉCÈS DE MON MARI

MISHALSIGNS1 : QUE L'ONCLE NASIR SOIT REÇU AU CIEL

MISHAL ABDULRAHMAN

UNIVERSITÉ DE L'IMAM MOHAMMED IBN SAOUD MOSQUÉE AL KHASKY

AU NOM DE DIEU

DIEU SOIT LOUÉ

GLOIRE À DIEU

L'un des employés a dit à la police

qu'il avait vu sa voiture près de la scène de crime.

Voir la voiture près de la scène de crime,

c'est attraper un renard par la queue, comme disent les Égyptiens.

- Colonel Majid. - Je ne veux rien savoir.

J'ai trouvé un élément crucial.

Je ne t'avais pas dit de ne pas t'en mêler ?

Tu dois lâcher l'affaire.

J'ai la preuve que son cousin l'a tuée.

Tenez, regardez cette photo.

Sa banquette arrière éclaboussée de sang.

Dans le podcast,

la police inspecte toujours la voiture du suspect

et trouve toujours des preuves.

- C'est sa voiture ? - Oui.

Reste ici.

Pourquoi je resterais ici ?

C'est grâce à moi que vous êtes là.

Tu veux que je te donne une arme pour le traquer ?

- Attendez ! - Hors de mon chemin !

Pose ton arme.

Mishal.

Pose ton arme par terre.

Je l'ai abandonnée.

Abandonnée.

Mais vous le savez déjà.

Je ne sais rien.

Mais je t'en prie, pose ton arme et parlons calmement.

Je lui ai dit

que c'était une mauvaise idée.

Il ne faut pas aller voir des hommes étranges.

Tu ne voulais pas que ta cousine sorte avec un garçon inconnu ?

Je ne voulais pas qu'on lui fasse du mal, vous comprenez ?

Je comprends.

Ça, je le comprends.

Je savais... que je ne pouvais rien faire pour elle

à part recouvrir son corps

et le laisser dans le désert.

C'est insupportable.

Je n'en peux plus.

Qu'imagines-tu

qu'Amal penserait

en te voyant ainsi ?

Ça lui ferait plaisir ?

Tu vois l'état dans lequel tu es ?

Lamentable, apeuré et pleurnichant.

Tu veux t'ôter la vie ? Vas-y, fais-le.

Tire.

Tu t'anéantiras toi-même,

mais aussi sa mémoire.

Je suis prêt à aller en prison.

Bonjour.

Bonjour.

C'est quoi, tout ça ?

Prie pour que je finisse vite.

Dieu soit avec toi.

- Allô ? - Libérez-le.

Laissez-le rentrer. Vous savez qu'il est innocent.

Qui est-ce ?

Vous savez très bien qui c'est.

- Jude ? - Mishal n'a rien à voir avec tout ça.

Et le sang dans sa voiture ?

Mishal a de nombreux soutiens derrière lui

qui ne s'arrêteront devant rien pour l'aider.

- C'est une menace ? - Oui, c'en est une.

Une odeur émanait de la maison du suspect.

La police, prévenue par des voisins, l'a tout de suite reconnue.

Je savais que la famille riposterait,

mais je ne pensais pas qu'ils iraient si loin.

Du moins, pas si vite.

Ils agissent comme si j'étais leur ennemie.

DIEU EST GRAND

Chef, sa voiture est la preuve la plus accablante.

On doit établir son lien avec les évènements.

On ne peut pas laisser Mishal partir.

Lieutenant Ali.

Que s'est-il passé ?

Quoi encore ?

Je te rends des comptes, maintenant ?

Il va être libéré.

Mais je suis sûre que c'était lui. Sa voiture est pleine de sang.

Je t'avais dit que la famille ne la réclamerait pas.

Ils lui ont dégoté un avocat et ont trouvé un témoin surprise.

Qui ça ?

Sans doute un ami qui essaie de l'aider.

Laissez-moi lui parler. Il se compromettra.

Sérieusement ?

Il a droit à de la visite, non ?

De toute façon, il ne parle pas, alors laissez-le ne pas me parler.

Ça ne fera pas de mal.

"J'implore le pardon de Dieu."

Ton esprit est dévoué à Dieu. Puisse-t-il te récompenser.

À force de penser à Amal, tu sais ce que j'ai réalisé ?

La plupart des gens penseront que tu as eu raison d'agir ainsi.

Alors qu'Amal a eu tort.

Elle l'a mérité.

Tu sortiras de prison

et rentreras chez toi en héros,

en vrai bonhomme ayant préservé la réputation familiale

et ayant fait ce qu'il fallait.

Quant à elle,

elle sera oubliée.

Complètement.

Comme si elle n'avait jamais foulé cette terre.

Évaporée.

Elle aurait pu avoir ma vie.

Une vie comme la mienne.

Je suis censée croire à un accident ?

Et ton soi-disant témoin,

on sait tous qu'il ment.

Je suis la seule à connaître le sort de cette pauvre fille.

Je l'ai portée comme elle m'a porté.

Vous voulez connaître Amal ?

On avait le même âge, à deux semaines d'écart,

comme des jumeaux davantage que des cousins.

Je l'appelais ma sœur.

Elle m'était plus chère que mes véritables sœurs.

Enfant, on était inséparables, on s'attirait toujours des ennuis.

On jouait dans une maison en chantier dans notre rue.

C'était comme un château où on laissait parler notre imagination.

Un jour, je suis tombé violemment sur un clou à découvert

qui m'a lacéré l'avant-bras.

Tenez, regardez.

Elle m'a porté sur ses épaules sur trois pâtés de maisons

jusqu'à l'hôpital.

Je hurlais de douleur, et elle est restée près de moi.

Elle savait qu'on aurait des ennuis, mais elle est restée.

Elle m'a dit

"Personne ne te criera dessus personne ne te fera de mal."

Et je l'ai portée, moi aussi.

J'ai porté son corps, son sang sur mes mains.

AFFAIRE 1743

Il sera libéré après la prière de Maghrib.

Je n'ai pas assez de preuves pour le garder.

Et je le crois.

Moi aussi.

Toi, son bourreau ? Tu le crois ?

Il n'est pas comme je l'imaginais.

J'ai senti qu'il tenait vraiment à elle.

Tenir à quelqu'un et lui faire du mal, ça n'a rien de rare.

J'ai récupéré les images de vidéosurveillance du quartier.

Grâce à tes voisins, on a de bonnes photos.

Tout n'est pas clair.

Mais on sait que c'est une femme.

Merci de me conduire. Désolée du dérangement.

Je n'ai pas vraiment le choix.

Comment le bureau fonctionnerait-il sans son bourreau ?

Tu vas reprendre une Hyundai grise ou quelque chose de plus coloré ?

Je ne sais pas encore.

Je dois économiser d'abord.

Ne vous en faites pas. Demain, un voisin me conduira.

Dieu soit avec toi.

Au revoir.

J'ai réparé la voiture de maman.

Merci, tu tombes à pic.

Personne n'embête ma sœur.

Comment je vais te remercier ?

Tu n'as qu'à continuer ton travail.

Avant de voir la vidéo, je pensais que c'était toi.

On m'a devancé.

- Bonjour. - Bonjour.

Vous vouliez me voir ?

Oui, Jude. Entre, je t'en prie.

Veuillez m'excuser, Mlle Nawal.

Vous avez cinq minutes.

Si Dieu le veut.

Que faites-vous ici ?

La directrice ne veut pas que le linge sale

de cette triste histoire

soit lavé en public.

Quelle histoire ?

L'histoire d'une fille de ce lycée qui est morte

lors d'un rendez-vous suspect avec un inconnu

et d'une autre fille qui a mis le feu à ma voiture

lorsqu'elle a découvert que j'enquêtais.

Assieds-toi.

Je suis venue mettre fin à cette histoire.

Comment ?

Je ne comprends pas.

Je veux que tu signes une déclaration

qui précise ce qui est arrivé à Amal ce soir-là.

Comment ça ?

Ça n'a pas à figurer dans la déclaration,

mais elle voyait un garçon, non ?

Mishal n'a rien à voir avec ça, si ?

Très bien. Dis-moi exactement ce qui s'est passé.

Amal parlait à ce type.

Ils s'échangeaient des messages, des trucs du genre.

On ne l'avait jamais rencontré.

Il vivait en dehors de Riyad, il me semble.

Noah ?

Oui.

Oui, Noah.

Il a dit qu'il montait en ville

et qu'il voulait la voir.

Elle m'a fait venir avec elle pour s'assurer que ça ne risquait rien.

C'était le cas ?

Oui. Enfin, c'est ce que je pensais.

On est allées à cet endroit bizarre,

un camping abandonné,

dans le désert, il faisait sombre.

Elle m'a dit de l'attendre dans la voiture,

qu'elle ferait l'aller-retour en un rien de temps.

Et d'un coup, j'ai entendu...

Quoi ?

Qu'as-tu entendu ?

J'ai entendu un crissement de pneus,

puis un énorme choc.

Je ne savais pas quoi faire.

J'ai appelé Mishal pour qu'il amène Amal à l'hôpital,

pour éviter la police,

mais la famille de mon père lui a dit de se débarrasser du corps.

Je veux que tu signes cette déclaration.

C'est écrit qu'il y a eu un accident mais que tu n'as pas vu la voiture.

Pour clore cette affaire

sans embarrasser ta famille.

- Allô ? - Un délit de fuite ?

Tout ça pour un accident ?

Ils ne voulaient pas que l'on sache qu'elle voulait voir un garçon.

Un garçon qui pourrait ne pas exister ?

Peut-être.

C'était peut-être juste un manque de chance.

C'est tout ?

Il me reste un arrêt à faire.

Cette déclaration ne vaut rien à mes yeux.

Pour être honnête, je ne veux pas vous aider.

Même pour sa dépouille ?

Je vous ai fait entrer chez moi et j'ai écouté ce que vous aviez à dire.

Vous avez forcé ma fille mineure à signer sans mon accord, c'est inacceptable.

Restons-en là, vous le voulez bien ?

Non.

Les gens doivent vous dire qu'ils savent ce que vous ressentez.

J'ai perdu ma fille il y a quelques mois.

Il y a presque un an, en fait.

Mon Dieu, déjà tout ce temps ?

Je sais que c'est différent, mais ça a été très dur.

Même mon mari me disait que j'agissais comme une folle.

Qui parle ainsi ?

Qu'attendait-il de moi ?

Tout ce que je voulais,

c'était rester auprès d'elle,

ne pas me séparer de son corps

à l'hôpital.

C'est comme si j'avais failli à mon rôle de mère.

Elle s'appelait Dima.

Après cette nuit, des cauchemars m'ont hantée.

Durant des mois, j'ai rêvé d'elle...

seule entre ces murs,

criant et hurlant.

Je savais que je devais la ramener à la maison.

Quand j'ai vu la dépouille d'Amal, les cauchemars ont repris.

L'affaire reste ouverte jusqu'à réclamation du corps.

Je sais que la famille de son père ne vous laissera pas.

Je ne peux pas.

J'ai organisé des funérailles pour ma fille.

J'étais réticente, j'avais peur de ne pas le supporter,

mais l'inverse s'est produit.

J'étais soulagée.

Au moins, je savais où elle était.

Je ne veux pas que vous viviez les mêmes cauchemars.

Je vous en prie, mère d'Amal, réfléchissez à réclamer son corps.

Certes, le cœur est triste,

l'œil pleure

et nous sommes très tristes de nous séparer de toi.

Seigneur, sois miséricordieux et aie pitié de son âme.

Bénis-la et pardonne-la.

Honore son chemin dans l'au-delà.

Ouvre-lui Tes portes en grand.

Purifie-la avec de l'eau, de la neige et de la grêle.

Seigneur, sois miséricordieux et aie pitié de son âme.

Seigneur, fais-la entrer au Paradis.

Seigneur, fais-la entrer au Paradis.

Seigneur, envoie Ta bénédiction, Ta paix

et Ta grâce sur notre prophète Mahomet

et toute sa famille et ses proches.

Ceci est la prière funéraire pour l'âme bénie

d'Amal Bint Nassir Al Abddulhalim.

Dieu est plus grand que tout.

Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur toi.

Il n'y a pas de dieu en dehors de Dieu.

Alors, c'est tout ?

Tu nous abandonnes après tout ce qu'on a vécu ?

Je veux rejoindre la police.

Je me suis inscrite à l'académie.

Je ne scannerai pas des fichiers toute ma vie.

Écoute, quand tu auras ton diplôme,

tu auras du travail ici, on a besoin de toi.

Pas pour des petits délits

qui nécessitent peu de tripes.

C'est justement pour ses tripes qu'on a besoin du bourreau.

S'il faut un bourreau, je suis prête.

Je n'en doute pas une seconde.

J'allais oublier.

C'est arrivé pour toi.

Qu'est-ce que ça dit ?

"À la mère de Dima.

Vous aviez raison pour les cauchemars.

Si Amal était en vie, elle voudrait qu'elle vous revienne."

NOUS APPARTENONS À DIEU ET C'EST VERS LUI QUE NOUS RETOURNERONS

J'IMPLORE LE PARDON DE DIEU

Personne n'a parlé au fiancé de cette fille.

Ça ne fait aucun sens. Pourquoi personne ne l'a appelé ?

Où était-il tout ce temps ?

Il rêvait tellement d'une vie avec elle.

Pourquoi disparaître sans laisser de traces ?

Je suis la seule à trouver ça un peu suspect ?

Ne serait-il pas le suspect principal ?

Mishal, je suis désolé d'évoquer le sujet à nouveau.

Comment s'appelait le fiancé d'Amal ?

Mohammed. Mohammed Bin Abdulla.

- Il a assisté aux funérailles ? - Non.

Mohammed et Amal ne se connaissaient pas très bien.

Les fiançailles ont été arrangées par mon père.

Ils ne parlaient que par message.

Quelle voiture a-t-il ?

C'est une grande américaine, une voiture sportive rouge.

Une Charger, je crois.

Tu peux trouver des photos sur ses réseaux sociaux.

J'ai un dernier service à te demander.

Ta cousine Jude, j'aimerais qu'elle m'appelle.

J'ai déjà arrêté le mauvais type

et j'aimerais éviter de le refaire.

Bonjour.

Avant que j'oublie, demande à Ali d'apporter le dossier de la mort d'Amal.

Je m'en occupe.

- Allô ? - Ici Jude, la sœur d'Amal.

Mishal m'a dit de vous appeler. Que voulez-vous ?

J'ai quelques questions à te poser

concernant des détails que tu aurais pu oublier.

J'ai signé la déclaration, elle a dit que ce serait fini après.

Je sais, mais...

Un instant.

- Le dossier ? - Vous ne l'avez pas ?

Pourquoi je l'aurais ? Il est aux archives.

Non, je ne l'ai pas vu. Ils sont tous là, sauf le 1743.

J'ai appelé Nawal, son téléphone est éteint.

Appelle l'académie et demande à Nawal où il est.

Très bien.

Peut-être que tu as omis certains détails.

Elle m'a dit de signer le papier disant que je n'ai pas vu la voiture.

Tu as mal compris Nawal.

Elle voulait que tu le signes

pour que ta mère réclame la dépouille d'Amal.

Je devais dire que je n'ai pas vu la voiture.

C'est exactement ce qu'elle m'a dit.

Attends, tu as vu la voiture ?

Elle m'a dit de ne pas le dire.

C'était une voiture sportive rouge ? Une grande américaine ?

C'était une Charger ?

Non.

C'était une Hyundai grise.

Alors ?

Personne à l'académie ne connaît Nawal.

Comment ça ?

Elle ne s'y est pas inscrite.

Et...

tu as vu qui était au volant ?

Je crois que c'était une femme.

Dans le podcast, la police inspecte toujours la voiture du suspect

et trouve toujours des preuves !

Comment s'appelait le fiancé d'Amal ?

Mohammed. Mohammed Bin Abdulla.

Je veux que tu te comportes en épouse.

L'épouse du grand Mohammed Bin Abdulla.

Tu n'auras pas de deuxième épouse.

Je ne te laisserai pas faire !

Essaie de m'en empêcher, alors.

Amal, j'ai parlé à ton oncle. Tout est en ordre pour notre mariage.

Au revoir.

APPEL RÉCENT : AMAL

Regardez un peu ça.

Des messages entre Amal et un certain Noah.

IL FAUT QUE JE TE PARLE.

Qui t'a envoyé ça ?

La même source que la vidéo.

Ces filles me font confiance, je dois continuer.

- Sans doute un harceleur. - Vous savez qui ?

Vous êtes la seule que je connaisse.

C'EST QUI ?

C'EST...

C'EST NOAH

J'ai parlé avec des filles hier.

Elles ont mon numéro.

Alors, tu es tombée par hasard sur des filles

qui connaîtraient la victime ?

Le numéro n'est pas attribué.

Ça vient d'un téléphone jetable.

L'enquête restera ouverte jusqu'à ce qu'on réclame son corps.

Je vais convaincre sa mère.

Je veux mettre fin à tout ça, aidez-moi.

Tu veux que je te donne une arme pour le traquer ?

Elle m'a dit de signer le papier

disant que je n'ai pas vu la voiture.

Elle a dit que ce serait fini après.

Amal, attends.

Amal, on rentre.

Cet endroit est flippant et bizarre, non ?

Ma pauvre Jude.

Dans moins de deux semaines, je serai mariée à un type plus vieux.

Je veux m'amuser tant que je le peux.

On a besoin du bourreau.

Je suis prête.

On aime tous les fins heureuses où tout le monde est heureux et sourit

et où le soleil se couche sur l'océan, c'est très romantique,

mais ce n'est pas tous les jours qu'on a le vent en poupe.

Adaptation de l'anglais : Yan Bersans Sous-titrage : Le Joli Mai

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