All language subtitles for OPJ.S01E01.Un.plat.qui.se.mange.froid.Partie.1.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

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Original subtitles

...

- Fatigué ? 9 heures de décalage avec Paris, c'est chaud.

- J'ai eu le temps de me reposer. Ca va.

...

- J'en ai pour 2 mn.

Bien installé ? Murmure d'approbation.

Je peux te tutoyer ?

Fais la même chose, c'est la règle dans mon équipe.

- C'est quoi, ce bordel ?

Cris.

...

Oh !

...

Il se passe quoi ?

Calme-toi.

- Maman, dis un truc.

- Ca va ? Vous n'êtes pas blessée ?

Hé ! On se calme. - Le spectacle est terminé.

On dégage ! On dégage !

- Qu'est-ce que tu fous là ?

- Tu es sérieuse, là ?

Tu te donnes en spectacle devant tout le monde !

- Je peux y aller, là ?

- Je t'ai rapporté ton sac.

Tu l'as oublié. Et ça.

Tu dois la rendre.

Hé ! Ce soir, on a une explication, toi et moi.

Compris ?

Soupir.

Voilà.

Tu as rencontré ma fille, Agathe.

D'habitude, elle n'est pas aussi enragée.

- Je n'ai pas d'enfant.

- Tu en as été un. Tu ne devais pas être commode, toi.

- Ah oui ? Pourquoi ? - Comme ça...

On y va ?

- Laisse-moi plonger dans l'océan.

...

- Clarissa t'a parlé de lui ?

- Non. Je sais juste qu'il était à la BAC à Paris.

- Pourquoi il a été muté ici ?

- C'est le plus beau pays du monde.

C'est pas vrai ? - Bizarre comme choix de carrière.

- Tu te poses trop de questions. Ne te casse pas la tête.

Ca va bien se passer.

- Jackson, le capitaine

Gaspard Watson. - Bienvenue.

- Et notre procédurière,

Kelly Kwaté.

- Vous bossez en tongs ?

- Ce sont des claquettes.

Et ici, tout le monde se dit "tu".

- Tu t'occupes de lui ?

- Oui.

Je t'ai installé ici, en face de Kelly.

Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas.

- Hé !

Bonjour.

Bonjour, grand-mère. - Bonjour.

- Qu'est-ce que tu nous as apporté

de bon, aujourd'hui ? - Un bon bougna.

- Tu es la meilleure !

- Vous me faites marcher ?

C'est un bizutage ?

La réunion de famille, le look, c'est forcément fake.

- Il a quoi, mon look ? - Elle a quoi, ma grand-mère ?

- Jeune homme,

ouvre ton esprit et ne prends pas le mauvais chemin.

- Je n'ai pas voulu manquer de respect.

- Mort suspecte à l'usine.

Tu viens, Kelly ? - J'arrive.

- Non. Gaspard va te faire visiter. - Je préfère venir avec vous.

- Tu m'obéis.

- Prêt pour la visite ?

...

- Vous avez déplacé le corps ?

- Oui. Il gênait mes hommes. Il faudrait l'embarquer, maintenant.

- Je vais vous embarquer pour entrave à l'enquête.

Vous connaissez la victime ?

Il va falloir coopérer.

- Emile Franquin, chargé d'un plan de redressement de l'usine.

- Qui a découvert le corps ? - Moi, en arrivant.

- A quelle heure embauchez-vous ? - A 6 h.

- Vous avez déplacé le corps avant de nous prévenir ?

- Le camion doit passer. Il était mort. Qu'est-ce que ça change ?

Il n'avait rien à faire là. - Il était en mission.

- Il a fini il y a 3 semaines.

- Donnez-moi la liste

de vos employés. - Aucun de mon équipe n'a fait ça.

- Je veux les interroger quand même.

Vous aussi.

Vous savez plein de choses. - OK.

- J'ai trouvé ça sur la victime.

La carte d'un restaurant où il a déjeuné.

Ni clés, ni téléphone, ni portefeuille.

- Envoie Gaspard au resto, je vais chez la victime.

Monsieur va donner son adresse.

Vous nous direz aussi où vous avez trouvé le corps.

- Je vous écoute.

- Emile Franquin.

5, rue de Bouillant.

Je n'ai pas son numéro. - Merci.

...

Quand je suis revenu sur le caillou, il y a une quinzaine

d'années les choses avaient tellement changé.

Je ne reconnaissais plus rien.

Excuse-moi mais ça ne t'intéresse pas ce que je te raconte.

J'ai pas l'habitude qu'on me parle tout le temps.

- OK.

Bon, on passe aux choses sérieuses.

Et ton insigne.

Ce n'est pas le bon flingue ?

- Si. Très bien.

Vibreur. - Excuse-moi.

Oui, Kelly ?

Parfait. On s'en occupe, alors.

Tata.

Ca veut dire "au revoir".

- En quelle langue ?

- La langue de chez nous.

- Bon. OK.

On doit s'occuper de quoi ? - Un resto, ça te tente ?

- Tu penses qu'à bouffer !

- C'est pour l'enquête. Après, on file chez la victime.

Bip de message.

Ah ! Justement... Voilà notre mort.

- Attends. Montre.

- Quoi ? Tu le connais ?

- Non.

On y va ?

- Oui.

- Ca ne me va pas ?

- C'est parfait. Ne change rien.

...

- Bonjour. - On a des questions.

- Désolé. Pas le temps.

- Tu vas le prendre.

- Il est venu hier. Vous vous souvenez ?

- Oui. Un emmerdeur.

- Quel genre ?

- Rien n'allait. Pas de pourboire.

- Il était accompagné ? - Non.

- Rien d'anormal ?

- Il a laissé sonner son téléphone 3 fois. Pas dur de rejeter un appel.

- Son téléphone ne serait pas ici ?

OK. Merci.

- On va chez la victime ?

- Oui.

J. B. !

Que fais-tu là ? - Monsieur Watson...

- Jackson, je te présente Jean-Baptiste.

Il va me permettre de réaliser mon rêve.

J'aimerais que tu m'accordes un délai.

Avec le divorce, je ne pourrai pas

réunir les fonds. Il faudra convaincre la proprio d'attendre.

- Je vais voir ce que je peux faire.

- C'était le ranch de mon père. Il faut absolument que je le rachète.

Pour ça, il faut que tu...

Je te présente ma femme.

- Ex-femme.

- On n'est pas divorcés.

Tu te souviens de J. B. ? C'est mon agent immobilier

pour mon ranch.

- Je suis vraiment désolé, il faut que j'y aille,

j'ai une visite.

Pense à moi.

Tu aurais pu faire un effort avec J. B.

Soupir. - On se voit demain au tribunal.

- Tu ne déjeunes pas ?

- Je n'ai plus faim.

- Allez, viens, fiston.

- Je ne suis ni ton fils ni ton pote.

On est juste censés bosser ensemble,

et pas faire le tour de ta famille.

Si elle t'emmerde, l'enquête, je m'en occupe.

Je préfère.

Je ne suis pas du genre équipe.

- Tu sais quoi ? Des potes, j'en ai, des vrais. Quant à un fils,

si j'en avais un, j'aimerais qu'il soit mieux élevé que toi.

- J'ai prélevé ça dans sa narine.

- C'est quoi ? On dirait une algue. - On verra ce que dit le labo.

Attendons l'autopsie. Pas de traces de coups ni de lutte.

Un truc étrange : il n'avait qu'une chaussette.

Et toi ?

- J'ai interrogé tous les employés. La victime n'était pas aimée.

Il faisait un plan de redressement.

- Ca veut dire licenciements ? - Oui.

- C'est dur. - J'ai un bon client,

un certain Mercier. Licencié il y a un mois,

il a menacé Franquin de mort devant tout le monde.

- On y va, j'imagine ? - J'attends l'adresse.

- Mercier est une grande gueule, un sanguin,

mais pas un mauvais gars.

Bousculer Franquin, oui, mais le tuer, il n'a pas pu.

- Merci.

- Franquin, lui, par contre,

ce n'était pas un mec bien.

- Il a le droit à la justice, comme tous.

- On reprend le boulot ?

- On libère les lieux.

...

- Il a l'air sympa,

le nouveau. - Jackson ? Tu trouves ?

- C'était pour faire la conversation.

- Il a l'air fermé. On va lui laisser le temps de s'adapter.

Ce n'est pas évident pour lui.

Il a demandé à être muté ?

Vibreur.

- Ah ! Excuse.

Vibreur. Oui, Joséphine ?

OK. Oui. Merci, oui.

Notre victime est morte noyée. - Dans l'eau de mer ?

Murmure d'approbation.

- On chauffe.

- Monsieur Mercier ?

On peut vous parler ?

Oh ! Ah !

- Allez, hop. Debout ! - Non !

...

- Débrief dans 2 mn.

- Tu vis dans une tribu ?

- Oui.

- C'est comment ?

Laisse tomber. C'était pour faire connaissance, mais je m'en fous.

On est allés chez lui.

Ni portefeuille ni téléphone.

Mais il vivait seul.

D'après l'enquête de voisinage, pas d'amis.

- Sauf que j'ai réussi à joindre sa mère.

Elle ignorait qu'il était rentré de métropole. J'ai cherché

et j'ai vu qu'il était sur le vol...

Attends. Je vais te dire ça.

Le vol... - UU 81 36.

Mais oui !

Je savais que je l'avais déjà vu. Il était dans mon avion.

- Tu peux nous en dire plus ?

- On ne s'est pas parlés.

- Pas étonnant ! Quelqu'un de si peu loquace que toi...

- Il y a un problème entre vous ? - Aucun. On est des vrais potes.

Ton suspect est où ?

- A l'hôpital. Il a fait un malaise quand on l'a arrêté. On ne peut pas

l'interroger avant demain.

- A demain.

- Dis-moi.

Tu travailles en équipe ?

- Je ne voulais pas te déranger, tu n'aimes pas ça...

- Tu me prends pour un con ?

- Non. C'est toi qui me prends pour un con.

Ici, les gens me trouvent sympa,

mais il ne faut pas me chier dans les bottes. OK ?

Bonne soirée.

...

- Tu n'auras plus faim !

- Y a rien à bouffer.

- Comment ça ?

On se commande un truc ? Tu as envie de quoi ?

- Les céréales, ça me va.

- Tu me donnes une explication ? - A propos de quoi ?

- La bagarre. Que s'est-il passé ? - Mais rien.

- Ce n'est pas rien de se bagarrer. - Elle m'a saoulée.

- Quoi ? - Elle m'a saoulée.

- Sur quoi ?

- Ca ne te regarde pas.

- Tu es ma fille et tu es mineure, donc si.

- Tu parles comme une flic !

- Je suis flic ! Et tu te comportes comme une délinquante !

- Une délinquante ? Tu fais un drame de tout.

...

Tonalité. *-Noah. Je ne suis pas disponible.

*Merci de me laisser un message.

- Noah, écoute. Salut ! C'est maman.

Je voulais prendre de tes nouvelles. Tout va bien.

Ta soeur est en grande forme.

Voilà. Tu me rappelles quand tu peux. Je t'embrasse et t'aime fort.

...

Monsieur Mercier !

Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous avez tenté de fuir ?

Monsieur Mercier ?

Vous êtes suspecté du meurtre d'Emile Franquin,

la personne que vous avez menacée de mort devant tous les employés.

Vous risquez 20 ans, alors je vous conseille de collaborer.

- Tête de pine !

Soupir.

- On ne va pas s'énerver.

Vous sortez de l'hôpital et je vous assomme.

La police judiciaire vous comprend, monsieur Mercier.

Vous devez vous reposer.

Quelques heures en cellule vous iront ?

- Je n'ai rien fait.

- Si. Vous avez agressé un officier de police judiciaire,

et là, vous venez de commettre un outrage à un agent de police.

Vous allez avoir du temps.

Gardien...

Soupir.

...

- Je voulais te rendre ça. - Tu ne les avais pas perdues ?

- J'ai menti. Je les avais gardées au cas où tu changerais d'avis.

Soupir.

Dire qu'il suffit d'un papier pour effacer 15 ans de mariage !

- Si tu veux me faire culpabiliser, je préfère m'en aller.

- Non ! Reste, s'il te plaît.

Prends un café. Garçon !

Un café, s'il vous plaît.

Je ne voulais pas que ça se termine dans une salle d'audience

avec plein d'étrangers.

Je voulais qu'on se dise au revoir convenablement.

- Ca fait longtemps qu'on est des étrangers l'un pour l'autre.

- Quoi ? Je ne suis pas d'accord !

Tu exagères tout. Ca m'énerve.

Excuse-moi.

- Merci. - Merci.

Tu te souviens du cyclone Becky ?

On habitait en brousse.

Tu t'occupais des voisins.

On était allés les chercher

malgré la tempête.

- On a hébergé la moitié du village à la maison.

Oui...

- Tu t'étais occupée de ce petit monde comme s'ils étaient chez eux.

On aurait dû être terrorisés, mais on a ri, on a mangé...

- Oui.

- J'étais fier de toi.

Comme tous les autres jours.

...

- C'était fantastique. Et je pèse mes mots.

Ca faisait des années qu'on n'avait pas fait l'amour comme ça.

Je crois que c'est ça qui nous manquait,

la petite étincelle pour faire repartir la machine.

Pour moi, c'était plutôt un électrochoc.

Soupir.

Tu sais ce qu'on va faire ? On va repartir à zéro.

On va récupérer ces foutus papiers de divorce

et en faire des confettis.

- On n'aurait jamais dû recoucher ensemble.

- Mais bien sûr que si.

Tu as peur, je te comprends.

Mais on va y aller doucement.

Je ne vais pas te brusquer.

Je vais recommencer comme avant

à te faire la cour comme au début.

- Gaspard, j'ai couché avec toi pour te dire adieu.

Soupir.

Désolée.

- Mais quand on fait l'amour comme on vient de le faire,

c'est qu'il reste une chance. - J'ai quelqu'un.

- Quoi ?

Depuis quand ?

- Ca n'a pas d'importance. - Un peu.

- Je ne t'ai pas trompé. - C'est qui ?

- N'en parlons pas. - Je le connais ?

- Arrête avec tes questions.

Je ne voulais pas te faire de la peine, désolée.

- Tu as raison.

Nous, c'est mort depuis longtemps. On va passer à autre chose.

On va avancer.

- J'espère que tu vas rencontrer quelqu'un.

- T'inquiète. Je ne vais pas me laisser abattre.

Et, s'il te plaît, évite de m'appeler. D'accord ?

Soupir.

- Tant pis. Kelly, tu nous briefes ? - Oui.

J'ai trouvé des infos sur le téléphone.

- Pardon. Je suis en retard, je suis désolé.

Mais j'ai une bonne excuse.

J'étais au tribunal. Et avec qui ? Avec Monsieur le juge.

Vous savez ce qu'il a prononcé ?

Il a prononcé mon divorce. Ca y est, je suis un coeur à prendre.

Ne faites pas cette tête.

C'est une bonne nouvelle. Je vais bien.

En tout cas, mieux que la victime. - OK. Kelly...

- Le téléphone a été retrouvé à l'usine. Il a bu la tasse.

Qui lui a envoyé des messages ?

- Mercier ?

- Exact. Il lui a envoyé plus d'une centaine de messages hostiles.

- Du genre ?

- Ca va de l'insulte à la menace de mort. "Je vais t'astiquer,

"raclure ! Tu ne t'en tireras pas comme ça !"

- On m'explique ?

- "Je vais te casser la gueule,

"espèce de requin !"

- Licenciement pas digéré. - On dirait.

D'où le mobile. - Il y a autre chose.

D'après des proches de Mercier, il a dévissé depuis son divorce.

Sa mère dit qu'il broie du noir

depuis que sa femme est avec un autre mec.

Il ne remonte pas la pente.

Rhum plus antidépresseurs :

cocktail explosif.

Il a pu tuer Franquin. Après un divorce et un licenciement,

il n'avait plus rien à perdre.

- Ca ne va pas ?

- J'ai besoin de prendre l'air. - Il a quoi ?

- Décidément, on a tiré le gros lot avec lui !

- Autre chose ? - Non. C'est tout.

- Il faut aller bavarder avec Mercier.

- Oui.

Vibreur. - Excusez-moi.

C'est moi.

Quoi ?

J'arrive.

- Du nouveau ? - Non. C'est Agathe.

- Que se passe-t-il ? - Je file au lycée. Prenez Mercier.

Laissez-le mariner jusqu'à ce que je revienne.

- Bien, commandant.

...

- Attends une minute.

Ca te fait mal ? - Non. Ca va.

- Tu ne t'es pas ratée.

Que s'est-il passé ? - Je suis tombée.

- Tu as dit ça au proviseur, mais là, on est toutes les deux.

Quelqu'un t'a poussée ? - Mais non.

- Tu es tombée. Tu m'expliques ?

- Je ne vais pas t'expliquer les lois de l'apesanteur.

- Hier, tu te battais, là, points de suture. Explique-moi.

Tu es victime de harcèlement ?

Quelqu'un te rackette ?

- Tu fais toujours ta flic.

- Je ne fais pas ma flic, je m'inquiète comme une maman.

- Oui. Ben c'est pire.

- On n'a pas fini.

- J'ai des devoirs.

- Arrête de me mentir.

Si tu as des problèmes, tu peux m'en parler, je suis là.

- Oui.

Tu as raison. J'ai un problème.

- Je t'écoute.

- Ma mère n'est même pas capable de me faire confiance.

Soupir.

- Moi aussi, je t'aime, ma chérie...

Soupir.

- La dernière fois que je l'ai vu, c'est quand il m'a viré.

Je n'avais pas envie de le revoir.

- Vous savez ce que c'est ?

Le téléphone de M. Franquin.

On y a retrouvé un message qui vaut le détour.

"Faut qu'on se voie. Demain, 15 h, plage de l'Aquarêve."

Inutile de vous préciser qui a envoyé ce message à M. Franquin ?

- C'est vrai. Je voulais le voir pour le faire changer d'avis,

sauver mon job.

Mais il n'est pas venu. - Ah bon ?

- Je ne l'ai pas revu.

- C'est dommage que vous mentiez.

On a retrouvé des cheveux dans le coffre de votre véhicule.

Vous allez prendre 20 ans pour homicide volontaire.

- OK.

Je l'ai vu, mais je ne l'ai pas touché.

- Continuez.

- Il s'est pointé au rendez-vous. Je ne pensais pas qu'il viendrait.

Ca m'a fait espérer pour mon job. Tu parles !

Ce salaud voulait 300 000 XPF pour me rendre mon boulot.

- Un cadre supérieur qui rackette ?

- Oui. Ca m'a scié.

Il disait que c'était la loi du marché

et que si je payais pas, mon poste irait à un autre.

- Vous avez été en colère.

- J'ai voulu l'emplâtrer.

Vous n'auriez pas eu envie ? - Vous l'avez fait ?

- Pour finir en zonzon ? Non.

Je lui ai dit d'aller se faire foutre et je me suis barré.

- J'aimerais vous croire,

mais votre histoire, ça ne colle pas. Vous savez...

Un jury pourrait comprendre que vous ayez craqué. Un licenciement,

un divorce... Vous faire extorquer de l'argent par un col blanc.

Vous ne vouliez pas le tuer, mais vous vous êtes emporté.

Comme vous étiez près de l'eau, vous l'avez noyé. C'est ça ?

- Non. Ce n'est pas ça. Ce n'est pas ça du tout.

Je suis rentré chez moi, j'avais besoin de boire.

Puis, j'ai vu un truc bizarre sur la plage.

Je me suis avancé pour voir. C'était lui.

Enfin, si on peut dire, car il était mort.

- Il était mort ?

- Il était en slip. Il ne respirait plus.

Je l'ai mis sur le côté, j'ai essayé de lui faire un massage,

mais je n'ai pas appris.

De l'eau est sortie de sa bouche, mais il ne s'est pas réveillé.

- Pourquoi ne pas avoir appelé les secours ?

- Je savais que ce serait la merde si on le trouvait

à côté de chez moi.

- Donc vous décidez de déplacer le corps ?

Comment vous y prenez-vous ? - Je lui ai remis ses fringues.

Je l'ai porté jusqu'à mon pick-up. Je me suis pété le poignet.

Il était lourd.

Je suis tombé.

- Et ensuite ?

- Je ne savais pas où le mettre. J'ai pensé à l'usine.

Y a personne, la nuit.

- Vous ne vous êtes pas dit qu'on remonterait à vous ?

- Je ne sais pas. C'était embrouillé dans ma tête.

Je ne voulais pas qu'on le trouve devant chez moi.

Je ne l'ai pas tué.

- Tu y crois, à la noyade accidentelle ?

- Ca paraît un peu gros, mais...

La façon dont Mercier décrit les faits paraît crédible.

Quand on ment, on commet des erreurs.

Là, tout colle : sa blessure, une seule chaussette...

- Oui. Sauf que les preuves matérielles sont contre lui.

- C'est clair. Il va être inculpé.

Je peux te demander un service perso ?

Peux-tu fouiller dans le compte Instagram de ma fille

pour chercher des échanges suspects ?

- Je n'ai pas le droit de faire ça.

- Je ne te demanderai pas ça si j'étais pas inquiète pour ma fille.

Elle me cache quelque chose

et c'est grave.

- Je vais voir ce que je peux faire.

- Merci. Merci beaucoup.

- Les petites fées du labo ont fait des miracles.

Ses analyses ont révélé de la ricine

dans son sang.

- De la ricine ? C'est un empoisonnement ?

- Ce n'est pas volontaire.

- Il a pu ne pas s'en rendre compte ?

- Ca n'a pas de goût. Ca peut être mélangé à des aliments.

- Un empoisonnement a-t-il pu causer la noyade ?

- C'est possible.

Une intoxication à la ricine cause des troubles digestifs,

puis neurologiques :

altération de la conscience ou convulsions, perte de connaissance.

- S'il était dans l'eau à ce moment-là, il s'est noyé ?

- Il a eu de la chance.

Les 1ers symptômes interviennent 6 à 10 heures après l'ingestion.

La mort survient 36 à 72 heures après

et c'est lent et douloureux.

Fracas.

- JACKSON !

...

- Dites-moi qu'on a un truc. - Rien.

Tous les passagers ont l'air clean.

Personne n'a le pedigree de terroriste.

- Bonne nouvelle,

non ? - Ah oui ?

Avoir une attaque terroriste et 0 suspect ?

Champagne ! - Gaspard a raison.

- C'est pas parce que la ricine est utilisée par les terroristes

que... - Je viens de rameuter le contenu

d'un Airbus dans 3 hôpitaux.

Beaucoup de passagers ont les mêmes symptômes que Jackson et Franquin.

L'OCR panique.

Ricine, avion... On ne peut pas négliger le risque.

Appel Skype. - Encore !

Il veut vraiment nous parler !

- C'est la 4e fois que Jackson appelle pour avoir des nouvelles.

- Jackson ? Tu es censé te reposer.

- Fais-moi sortir !

- Tu dois rester à l'hosto tant qu'on n'est pas sûr que vous soyez

hors de danger. - Ce n'est pas un attentat.

*Tout le monde flippe pour rien.

- Quand on a 2 personnes qui vomissent 72 heures après

avoir pris le même vol, on agit. - Dégueuler n'est pas un symptôme.

*Les plateaux repas sont dégueu. - Jackson !

- Quoi ? On laisse tomber Mercier ? - Non.

On bosse les 2 pistes et on attend les analyses toxicologiques.

On en est où ? - C'est en cours.

On n'arrive pas à trouver un des passagers.

Il a dû se planquer. - Ce serait trop simple !

- Franck Ranson, 52 ans. - Donc toi, tu le recherches.

Kelly, tu épluches la vie des passagers.

Jackson, tu te reposes...

- Quel soupe au lait ! C'est vraiment un drôle de gugusse !

- Oui. Toute mon équipe

met en oeuvre...

Bien sûr. Je comprends parfaitement, sauf que...

Allô ?

On frappe. Oui ?

Tu as une bonne nouvelle ? - J'ai une piste.

Djamal Aouici, 24 ans. Il vient d'arriver pour un job de cuistot.

- Et ? - Son Facebook...

J'ai trouvé des posts évocateurs.

Le mec ne passe pas par 4 chemins.

- "Le guide du Levant nous dit : 'tuez les impies'."

- Il poste souvent des trucs du même genre.

Les mécréants, la société occidentale...

- On va l'interroger.

- Gaspard est parti le chercher.

- Si on se retrouve avec un attentat, ça va être le bordel.

- Commandant Hoarau. Quoi ?

Non ! Je m'en occupe.

Jackson s'est barré de l'hosto.

Je te jure !

S'il tombe pas raide, je le bute. Je n'ai pas que ça à faire !

- Vous savez pourquoi vous êtes là ?

- Votre collègue ne m'a pas dit... - Je suis là !

Tu peux me parler en face. Tu ne comprends pas ?

Regarde.

- Non.

Je suis désolé.

- Pourtant, c'est simple.

Lis.

Lis !

- Pourquoi vous montrez ça ?

- Ca a été publié sur votre compte.

Vous avez posté ça ? - Quoi ? Non.

Djamal Aouici,

c'est toi, non ?

- Je n'ai pas posté ça. Je ne vais pas sur Facebook.

- Bien sûr !

Oui. Bien sûr. Tiens. Regarde. 17 août...

"La colère d'Allah s'abattra sur la France."

Et encore, là.

Le 13 novembre : "Joyeux anniversaire,

"la France !" C'est pas toi ?

- Jamais je n'ai écrit ça. C'est horrible ! Ce n'est pas de moi,

vous devez me croire.

- J'ai compris.

Tu as raison. On a dû pirater ton compte.

- Oui. Exactement.

- Prends-nous pour des cons.

- Je ne veux pas d'embrouilles.

- Tu as empoisonné un avion !

- Quelqu'un a accès à votre téléphone

ou à votre ordinateur ?

- On t'a posé une question !

- Je prends le relais. Merci.

...

- Que s'est-il passé ?

- J'ai juste fait un malaise. Je suis paniquée à cause du bébé.

- C'est peut-être mieux si je t'emmène à l'hôpital.

- T'inquiète pas.

Je suis désolée de t'avoir dérangé en pleine journée.

- Tu as bien fait.

Par contre...

tu devrais prendre ton congé. - Je peux pas, je vivrai quoi ?

- Je peux t'aider. - Non.

Tu fais beaucoup en m'hébergeant.

- L'appartement est à moi et il est vide.

Je serai ravi que tu sois ma locataire.

- Une locataire paie un loyer.

- L'argent n'est pas un problème pour moi.

J'ai ma boîte d'import-export qui cartonne.

- Pourquoi tu fais tout ça pour moi ?

- Ca me fait plaisir.

- T'attends quoi de moi en échange ?

- Rien, je te l'ai déjà dit.

- On fait jamais rien gratuitement.

Il soupire.

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