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Quittez Saigon, faites-vous Selma.
Retrait inconditionnel des troupes au Vietnam.
La paix oui, pacification non.
Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme.
Soudain, il y eut un énorme grondement autour de nous.
Et le ciel fut rempli de ce qui semblait être d'énormes chauves-souris qui
voltigeaient, criaient et voltaient autour de la voiture.
Et une voix a crié, « D'où Jésus, ses proies, ses putains de gestes ! » Elle
dit quelque chose ? Allez, sombrer !
À ton tour de conduire ! Pas la peine de parler de chauves-souris, je me suis
dit, ce pauvre type les verra bien assez tôt.
T'as le prix ! Feint-il ? On avait deux sacs
bourrés d'herbe, 75 plaquettes de mescaline, 5 feuilles complètes d'acide
en buvard, une salière à moitié pleine de cocaïne, une galaxie multicolore de
remontants, sédatifs, hilarants, larmoyants, criants.
En plus, une bouteille de tequila, une bouteille de rhum, une caisse de bière,
un demi-litre d'éther pur et deux douzaines de poppers.
Donc on a eu besoin de tout ça pour le voyage.
Et quand on démarre un plan drogue, la tendance, c'est de repousser toute
limite.
Mon seul souci dans tout ça, c'était l'éther.
Je ne connais rien au monde de plus pitoyable et irresponsable et dépravé qu
'un hétéromane en vadrouille.
Et je savais qu'on y viendrait avant longtemps.
Le sous-comité du Sénat signale dans un rapport que 160 GIs sont morts d
'overdose.
C'est l'histoire pour une week.
Attends de voir les putains de chauves-souris.
Tiens, il y a un mec en attendant.
Non ! Attends ! On ne peut pas s'arrêter ici.
C'est le pays du chauve-souris.
Oh, super ! J'étais jamais monté avec cette patate ! Ah, tiens donc.
Eh bien, tu imagines que t'es prêt pour l'expérience ? On est des amis.
Nous, on est des mecs sympas.
Vraiment. Un mot de plus et je te coupe deux sangsues. T'as pigé ? Oh, putain.
Combien de temps tiendrons-nous le coup, me demandais-je ?
Combien de temps avant que l'un de nous se mette à délirer et à bafouiller
devant le gamin ? Et que penserait-il alors ? Ce désert, cette solitude, avait
été le dernier domicile connu de Charles Manson et sa bande.
Fait-il la soudure quand mon avocat se mettrait à hurler à propos des chauves
-souris et à voir d'énormes rémentats attaquer la voiture ? Dans ce cas, il
suffisait de lui trancher la tête et de l'enterrer quelque part.
Parce qu'on ne peut déterrement pas le laisser s'enfuir.
Parce qu'il nous dénoncerait illico à une agence de répression politique
nazienne qui nous traquerait comme des chiens.
Il a seulement pensé.
Il se parlait de vous.
On t'y a entendu.
C'est rien.
Juste qu'il admire la forme de ton crâne.
Je ferais peut-être mieux d'avoir une discussion avec ce jeune, me dis-je.
Peut-être que si je lui explique ce qui se passe, ça l'apaisera.
Alors, écoute, il y a une chose que tu devrais probablement comprendre.
Tu m'entends bien ? Parce que je veux que tu connaisses le background.
Nous sommes sur une mission particulière, avec des risques énormes
pour notre existence.
Je suis docteur en journalisme.
C'est très important de... Nos
vibrations
tournaient allègres.
Mais pourquoi ? Il n'y avait-il pas de communication possible dans cette
voiture ? Nous étions-nous ravalés au rang de bêtes sauvages ? Je veux que tu
comprennes, le monsieur au volant, c'est mon avocat. Et non une pauvre épave
ramassée dans un bouge.
C'est un étranger.
Il est probablement polynésien.
C'est pas gênant, j'espère ? C'est pas raciste ? C'est pas gênant.
Je me disais aussi.
Parce qu'en dépit de sa race, cet homme est extrêmement valable à mes yeux.
Oh merde, j'avais oublié la bière, tu en veux ? Un petit peu d'éther ? Quoi ? Ah,
laisse-le.
Alors, retournons au cœur de cette aventure.
Il y a 24 heures, on était en pleine discussion dans le salon du Beverly
Heights Hotel, dans le coin patio, bien sûr.
Nous dégustions des Singapore Slings agrémentés de mescales.
Nous puions les réalités brutales de cette ronde grasse, vaseuse qu'est 1971.
Toutes les réalités de merde passent par-dessus la défense.
Peut-être bien que c'est le coup de fil que vous attendez depuis si longtemps,
monsieur. Voici.
Savoir ? Oui.
C'est long, alors.
Oui, oui, oui, c'est bon.
Le quartier général, ils ont envie que je...
Je vais à Las Vegas tout de suite, prendre contact avec ce photographe
portugais nommé Lacerda.
Il me donnera tous les détails.
Tout ce que j'aurai à faire, c'est m'atteler dans une chute insonorisée.
Et me mettre au parfum. Qu'est-ce que t'en dis ? Toute cette histoire sent le
merdier.
Va te falloir une tonne de conseils légaux avant la fin de cette aventure.
Ah ouais ? Etant ton avocat, je te conseille de louer une voiture rapide,
une décapotable.
Va te falloir de la coïtienne.
Un magnétophone pour passer notre musique.
Des chemises tropicales.
Tu dois te tirer de Los Angeles pour au moins 48 heures.
Ça me pourrit le week-end.
Pourquoi ? Parce que naturellement, je vais devoir t'accompagner.
En plus de ça, il faut nous armer.
J'ai le compte d'un.
Pourquoi pas ? Enfin, si cette histoire vaut le coup.
Ça vaut le coup, non ? C'est l'heure américaine en action.
On serait très cons de pas chevaucher cette drôle de torpille jusqu'au bout de
l'aventure.
Tout à fait.
Il faut qu'on y aille.
Quel événement tu veux courir ? 400 miles de Las Vegas.
La course sur piste la plus dotée dans l'histoire du sport organisé. C'est pour
les motos et les buggies.
Un spectacle fantastique à revoir d'un milliardaire quelconque qui possède un
hôtel extrêmement luxueux à Las Vegas.
En tout cas, c'est son livre en Facebook.
En tant qu'avocat, je te conseille de te payer une moto.
Sinon, comment veux-tu couvrir l'événement ?
Il va falloir improviser à mort.
En pur journaliste, Kondo.
Trouver la défense de l'espèce n'a causé aucun problème.
Mais une voiture et un magnétophone, c'est une autre paire de menthe à 6h30
un vendredi à Hollywood.
Ça a l'air formidable.
Génial, surtout gardé là.
Putain, ça va pas, mon client ? On poste les meilleures cartes de crédit. T'as
raison, vieux. Je te laisse pas onfler par ces enflures. N'essayez pas de nous
la jouer, hein. Putain, vous savez à qui vous vous adressez, au moins ? Vous le
savez ? Bon, ben, on arrive dans 20 minutes.
Il nous faut un bon magasin, ici.
On fait pas ton coup si on n'a pas un crédit illimité.
Mais bon Dieu, bien sûr qu'on l'aura.
Vous autres, les Polynésiens, vous êtes tous pareils.
Vous n'avez aucune confiance dans la netteté essentielle de la culture
blanche.
Le marchand était fermé et le vendeur nous assura qu'il nous attendait si nous
posions vite.
Hélas, nous avons été retardés parce qu'une fine graie devant nous avait tué
un piéton.
Et on a encore eu des ennuis à l'agence de location.
Eh, monsieur Diot, tout est d'accord. Il vous suffit d'apposer une petite
signature et la route est à vous.
Oui.
Alors, vous serez bien prudent avec cette voiture.
Oui, comptez sur moi.
Non, d'un péché.
Vous avez franchi un trottoir de plus de 15 centimètres à toute allure.
Vous faisiez au moins du 70 kilomètres à l'heure en marche arrière. Il n'y a pas
eu de casse.
C'est ma façon de tester la transmission. Le stress du coffre est
significatif. Il est très joli, ce stylo.
Dites-vous, tous les deux, vous n'avez pas bu d'alcool, n'est-ce pas ? Non, pas
moi.
Nous sommes des gens responsables. C'est excellent.
On a passé le reste de la nuit à rassembler le matériel et on l'a rangé
dans la voiture.
Puis on a mangé de la mescaline et on est allé nager.
Notre voyage se devait d'être différent.
Ce serait une affirmation classique de tout ce qui est juste et vrai dans la
psyché collective nationale.
Un hommage physique grossier aux fantastiques opportunités offertes par
cette nation.
Mais uniquement pour ceux qui en ont.
Et on en a comme des belons, mec.
Ça veut, ouais ! Mon homme qui appréhende ce concept en dépit de son
handicap racial.
Il a dit qu'il appréhendait, mais j'ai lu dans ses yeux qu'il ne comprenait
rien.
J'ai vu qu'il me mentait.
Cet homme a des problèmes cardiaques, origines de poitrine, mais nous avons ce
qu'il faut.
Allez, voilà, c'est bon.
Inspire, inspire, inspire, mon grand garçon, là.
Et voilà, c'est un beaucoup mieux.
Merde, qu'est-ce qu'on fait ici, en plein milieu du désert ? Quelqu'un
appelle la police, il faut nous tirer de là, il faut nous tirer de là, il faut
nous tirer de là, il faut nous tirer de là ! La
vérité.
La vérité ? On va aller avec Pégas.
Pégas ?
pour descendre un baron de la drogue qui s'appelle Savin-Jean-Henri. C'est vrai ?
Pourquoi ? Parce qu'on le connaît depuis des années, mais il a voulu nous
planter. Et tu sais ce que ça signifie ? Tu sais ce que ça signifie ? Non.
Savin-Jean-Henri va être payé en plomb. Payé en plomb.
On va lui arracher les poumons. Et on les bouffera.
Cet enfoiré ne va pas s'en tirer comme ça. Enfin, où va-t-on dans ce pays ? C
'est une rac... Cette lueur de bidet se permet de truander un docteur en
journalisme. Arrêtez-moi ! Merci de m'avoir pris ! Je vous aime bien,
vraiment ! Vous n'en faites pas pour moi ! Un instant de milité ! Reviens ! Viens
parvenir pour une guerre ! Merde ! Enfoiré ! Il va me manquer ! Allez,
bouge-toi de là ! T'as vu ses yeux ? Il faut sortir de Californie avant qu'il
arrête les flics !
Il était impératif d'arriver à l'hôtel avant la fin de l'enregistrement pour
les membres de la presse.
Sinon, nous serions obligés de payer pour notre suite.
Il y a plein de vautours dans le coin. Il ne va plus rien rester de toi avant
demain matin.
Salope, oui, de pute.
Tiens, voilà ta moitié de sunshine.
D'accord.
J'ai combien de temps ? En tant qu'avocat, je te conseille de rouler à
fond. Si on arrive avant que tu deviennes un animal fou furieux, ce sera
un genre de putain de miracle.
30 minutes.
Ce serait extrêmement juste.
Ne jouez pas avec la marijuana.
Détention 20 ans, vente perpétuité.
Prends ce ticket.
Mène-toi.
Tu le prends, oui ou non, ce ticket. Allez, prends le ticket.
Tu en as besoin, c'est ça ? Je n'oublie jamais un visage.
Il n'y a pas de...
à grosses gouttes.
Mon sang est trop épais pour le Nevada.
Je n'ai jamais pu m'expliquer correctement sous ce climat.
Allez.
Reste en calme.
Silencieux.
Nom. Grade.
Et service de prêt. Rien d'autre.
Il voulait sa glande sur le nage, je crois.
Ne prêtons aucune attention à cette horrible drogue.
Oui.
Faisons semblant que rien ne se passe.
Salut ! Je m'appelle...
Raoul Diouk.
Sur la liste, déjeuner gratuit, sagesse finale, prise en charge complète.
Pourquoi pas ? J'ai mon avocat.
Avec moi ? Et je m'aperçois que son nom n'est pas sur la liste. Mais nous devons
avoir une suite.
Oui, nous devons avoir une suite.
Quelle est la suite ? Des événements.
Votre suite n'est pas encore prête.
Mais il y a quelque chose. Je vous recherche.
Non, pourtant on n'a rien fait encore.
Je m'occupe de tout.
Cet homme souffre de troubles graviques. Mais j'ai beaucoup de médicaments. Je m
'appelle docteur.
Très bien, nous serons au bar.
Voilà.
Je ne me souviens pas bien.
Le nom me disait bien quelque chose, mais je ne pouvais pas me concentrer.
Il se passait des choses horribles tout autour de nous.
Commande des chaussures de golf, autrement on ne sortira pas du suivant.
Impossible de marcher dans ce bourbier.
On n'aura pas prise.
Et quelqu'un servait de l'alcool à ces abominations.
D'ici peu, ils vont nous dévorer à belles dents.
Dites-lui ! Dites-leur de mettre leur putain de chaussure de
golf ! D'où Jésus ? Quel bordel ! Regarde cette bande là-bas, vieux !
Ils nous ont repérés.
C'est le bureau de presse, mon pote. C'est là que tu dois signer pour avoir
tes accréditations.
Alors ? Est-ce que t'es prêt ? Est-ce que t'es prêt ?
Allez, viens.
Attends, me laisse pas.
Alors, deux clubs sandwich de plus.
Un, deux, trois, quatre cocktails de crevettes.
Du jus de pamplemousse frais.
Et vous habitez autant qu'on peut en absorber. Quatre salades au poulet.
Il y a un énorme engin dans le ciel, un genre de... Un genre de rhum ? Un
serpent électrique.
Descends-le.
Non, pas tout de suite. On va voir la suite.
Voilà, je crois que vous avez tout.
Vous pouvez repasser commande quand vous voudrez.
Vous oubliez pas de me rapporter le chariot. Merci. Vous oubliez pas, hein.
C'est promis.
J'ai été touché.
Je te laisse tout seul pendant trois minutes et toi tu brandis ton fou une
cigarette comme un épissoir en hurlant comme un fou qu'il y a des reptiles.
Bon, et lui alors ? Ils ont chié dans leur froc de peur, ils ont failli
appeler les flics.
Ah oui, mon vieux, t'as de la chance que je sois revenu à temps.
Ne m'approche pas ! Putain, je t'ai dit de m'approcher ! Laisse-moi tranquille.
La seule raison pour laquelle ils nous ont filé des passes, c'était pour que tu
dégages la réception.
Oh, mon Dieu, c'est eux.
Bon, je vais régler le problème.
Qui est à la porte ?
Une petite minute.
Oh, merde.
Non, j'ai eu baril.
Salut. Je suis Lacerda, votre photographe.
Droit devant.
Salut.
Lacerda, votre photographe.
Vous n'êtes pas portugais, vous ? L'hommage pour vous, les mecs. Vous avez
manqué les motos à l'enregistrement.
Putain, c'était trop.
Husqvarna, Yamaha, Pursan, Maiko, Kawasaki, Maiko,
Pursan, Swedish Fireball.
Il y avait même des Triumph dans le coin, une PV de tout ça, très... très
rapide, vraiment.
Ça va être une super course.
Je vais retrouver la sortie.
On sait de quoi t'es capable, mec.
Ce
mec
-là, il nous ment.
Je l'ai vu dans ses yeux.
Ses yeux ? Panique, mon vieux.
Putain, putain, j'ai trop peur, monsieur Vegas !
Les coureurs
étaient prêts à l'aube.
Grosse tension.
Dans certains milieux, les 400 miles de Vegas sont plus importants que Super
Bowl, le derby du Kentucky et le derby de roller de Lower Auckland réunis.
Cette course attire une faune bien particulière.
Hé, qu'est-ce que vous faites là ? Vous me serez interdit ! Faites faire. D
'accord.
Il était temps de toucher le sol et de réfléchir à cette mission de merde et à
la façon d'y survivre.
Il était temps de se foutre au boulot.
Ceux d'entre nous qui avaient passé une nuit blanche n'étaient pas branchés au
café croissant.
On voulait boire et du raide.
Après tout, nous étions l'élite de la presse sportive américaine.
Nous étions réunis ici à Las Vegas pour un moment de sport exceptionnel.
Et quand on est sur un coup pareil, il vaut mieux pas déconner.
Bon, alors voyons.
Faites vos jeux, faites vos jeux.
Tue le corps, la tête mourra.
Le combat Ali-Frazier.
Quelle façon de finir les années 60.
Ali battu par un hamburger humain.
Les frères Kennedy assassinés par des mutants.
C'est parti.
Oh, merde, ça démarre. Bon, allons-y.
Quelque chose comme 190 mécanes qui attendaient pour démarrer.
Elle était censée partir par groupe de 10 toutes les deux minutes.
Tiens, mon gars.
Merci.
Saloperie, quel jour on est ? Samedi ? C'est au dimanche.
Il y a quelqu'un ?
Quelqu'un a vu passer la course ? Il y a quelqu'un ? À 10 heures.
Il y en avait partout.
Ce n'était plus une courbe.
Ça avait viré à l'épreuve d'endurance.
La simple idée de couvrir l'événement au sens traditionnel du terme était
absurde. Salut ! C'est plutôt génial, non ? Viens, allez !
Mais essayez différentes combinaisons
de préloces et d'objectifs jusqu'à ce que je trouve ce qui va marcher dans
cette poussière !
Elle est où cette putain de courte ? J'en sais rien vieux.
Philippe, ramenez-moi au stand.
Non, non, non, non ! Non, il faut continuer.
On couvre totalement l'événement.
J'ai senti qu'il était temps de réconcilier tous les tenants et les
aboutissants.
Tu es viré.
Lamentable con.
C'est bon.
La course était en marche, c'était un fait d'acquis.
J'avais un petit taux d'épargne, ça au moins, j'en étais sûr.
Mais alors maintenant, quelle est la suite ?
Allume
la radio ! Allume le magnétophone ! Laissons ta vie être en bordel de Dieu !
Qu'on profite du vent frais du désert ! Ah oui, c'est la vie comme je l'aime.
Ça y est !
Contrôle total.
Planant nonchalamment sur le strip un samedi soir à Vegas.
Deux braves types dans une décapotable rouge-feu.
Dépoussés, déchirés, raides.
Des braves jeunes.
Ça peut avoir mal, celui-là. Et autant, il aura 29 ans.
Qu'est-ce qu'on fait ici ? Est-ce qu'on est là pour s'amuser ou pour faire le
boulot ? Faire le boulot, bien sûr.
Regarde, un crabe créole et un quart de musicalet pour seulement 20 dollars.
En tant qu'avocat, je te conseille d'aller te garer aux trois piscines là
et de voir le show de Guy Lombardo. Il se fait accompagner par les royales
canadiennes. Pourquoi ? Pourquoi quoi quoi ? Eh bien, je ne tiens pas à
débourser mes dollars purement gagués pour un putain de cadavre.
Je ne sais pas dans ton métier, mais dans ma discipline, c'est important d
'être branché.
Non mais alors, mais qu'est-ce que vous foutez là ? Monsieur, vous ne pouvez pas
vous garer là, il y a plein de monde derrière vous.
Vous ne pouvez pas garer votre voiture, là.
Excusez-moi, monsieur.
Quoi ? Vous ne pouvez pas garer.
On ne se gare pas, là. C'est tout.
Pourquoi pas ? N'est-ce pas un bon emplacement pour se garer ? Un
emplacement ? Vous êtes sur le trottoir.
Là, c'est le trottoir. Regardez derrière vous. Vous ne pouvez pas vous garer là.
On ne se gare pas sur le trottoir.
Excellente idée.
Excusez-moi, monsieur.
On est venus de Los Angeles pour voir le show.
On est des amis de Tébi.
C'était super.
Au revoir. On se revoit bientôt.
On était en plein territoire de Bob Vaux, de Frank Sinatra, de Spiro Agnew.
L'endroit a pué le formica imitation boiserie et des palmiers en plastique.
Décidément, le genre repère haut de gamme pour gros flambeurs.
Elle a commencé, elle est sur scène ? Oui.
On y va.
Désolé monsieur, mais on est complet.
On a roulé de Los Angeles pour voir le show.
Je vous l'ai dit, plus de place à quelque prix que ce soit. Non mais j
'emmerde les places.
On est des amis, vous débiles. On a fait les 400 coups ensemble.
La vraie, monsieur.
Vous êtes prêts à aller au tribunal ? Eh bien, ça dépend.
Venez, on va se parler.
Oui, monsieur.
Votre attitude, c'est une entrave à la paix civile.
Salut.
Vous ne savez pas qui je suis.
Bon, quel est votre nom ? Qui je suis ? Oui, quel est votre nom ? Tony
Pizzicata. Tony Pizzicata.
Et vous, quel est votre nom ? Moi,
c'est mon nom.
Il est sur mon permis de conduire.
Ah, en effet, je crois que j'ai déjà vu monsieur.
Je pense qu'on va pouvoir vous faire entrer.
Après qu'il y ait eu un gros barouf, il nous a fait entrer gratis.
À condition qu'on reste bien au fond et qu'on ne fume pas.
C'est une bombe dans ce putain de bordel ! C
'est
ici.
On est arrivé.
Ici, ils nous font pas chier.
Où est l'éther ? La mescaline ne me fait plus rien.
Oui,
pourquoi pas.
Les terres démoniaques.
Ça vous fait vous comporter comme l'ivrogne du village dans un roman
irlandais. C'est la perte complète de toute capacité motrice.
Vision brouillée, perte d'équilibre, langue pâteuse.
L'esprit se replie avec horreur, incapable qu'il ait de communiquer avec
la colonne vertébrale.
Ça rend le phénomène fascinant.
Vous pouvez vraiment vous regarder avoir cet horrible comportement, mais vous ne
pouvez rien contrôler.
Vous approchez du tourniquet, et vous savez qu'en y arrivant, il vous faudra
donner deux dollars au portier, ou il ne vous laissera pas rentrer.
Mais si vous arrivez à ce tourniquet, tout va de travers.
Un rotarien en colère vous bouscule et vous vous dites, mais qu'est-ce qu'il
passe ? Qu'est-ce qu'il y a ? Et vous vous entendez marmonner.
J'ai un baiser de pape.
C'est pas ma faute.
Un drogué est paré à toute éventualité.
Il peut voir sa grand-mère morte, râpée le long de sa jambe, un couteau entre
les dents.
Mais personne ne peut avoir assez de cran pour soutenir un type pareil.
Bazooka Circus est l'endroit que l'élite fréquenterait tous les samedis soirs si
les nazis avaient gagné la guerre.
On était en place 6ème Reich. Faites vos jeux, faites vos jeux ! Tout le monde
gagne, personne ne perd ! Approchez, approchez ! L'ombre c'est des pastilles
en plein dans la poitrine de cette lesbienne majestueuse de 3 mètres ! Où t
'as mis le sapeur ?
Venez voir cette machine fantastique. Pour 95 cents, votre visionnémie
apparaîtra et mesurera 120 mètres sur un écran au centre de Las Vegas.
Pour 95 cents de plus, un message vocal vous permettra de dire ce que vous
voulez, les mecs. Et on vous entendra, je vous assure, vous mesurerez 120
mètres de haut. Allez, avancez, avancez, les gars, avancez. Les effets de l'éther
s'amenuisaient.
L'acide n'agissait plus depuis longtemps.
Mais la mescaline faisait son bonhomme de chemin.
La bonne mescaline cramait du temps à déclencher.
On passe la première heure à attendre.
Et puis au milieu de la deuxième heure, on commence à maudire ceux qui veulent
enfiler parce qu'il ne passe rien.
Et tout à coup... J'ai hâte de se dire ça.
Mais ce bordel, c'est l'angoisse pure.
Je crois que j'ai une montée d'angoisse.
Absurde ! On a dû trouver le rêve américain alors qu'on est dans le
vortex. Tu veux abandonner ? T'es conscient, j'espère qu'on a touché le
nerf central.
C'est ça qui me fait monter l'angoisse. Quand tu regardes... Quoi ?
Il y a deux bonnes femmes qui baisent un ours polaire.
Il n'y a pas des choses pareilles.
Bon, maintenant, vieux, ça fait mon dernier verre, tu vois.
Combien de pognon tu me prêtes ? Pas beaucoup. Pourquoi ? Il faut que je...
Que tu y ailles.
Oui, je dois quitter ce pays.
Ah non, non, calme-toi.
Assieds-toi, tu seras clean d'ici quelques heures. Assieds-toi, putain,
assieds-toi.
Ne me fais pas chier, vieux. Je suis sérieux. Je passe encore une heure dans
cette vie et je dis quelqu'un.
D'accord. Je vais te prêter du pognon.
Est-ce qu'on va y arriver ? Je veux me tirer le banquier. D'accord, on paie les
verres. On se lève très lentement.
Ça va nous prendre un moment.
Du feu, monsieur.
On vous paie pour baiser avec l'ours polaire.
Quoi ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il a, ce pourcon ? Qu'est-ce qu'il veut ? Des
sous. Tu préviens de t'occuper de ton pote ? Non.
Madame, monsieur, cher enfant, bébé, comme vous voulez.
Voilà, prenez ça.
Ça, ça devrait suffire.
Allez, viens, viens, on va jouer comme des fous.
J'arriverai jamais à sortir d'ici.
Mais si.
Oui, il est parti.
Viens.
Quand est-ce que ça va s'arrêter, là ? Arrêtez, là.
Arrêtez la machine. Ça va jamais s'arrêter.
Arrêtez. Arrêtez.
Arrêtez.
Arrêtez.
Et oui, il est passé.
Viens, allez.
Cache tout.
Vite, comme à la fin. C'est bon, allez.
Allez,
trouillard. Poule mouillée de merde.
C'est exactement ce qu'ils attendent.
En tout cas, on est dans une boîte à l'acier.
On descend au sous-sol. Je vais par ici.
Oui, ramène-toi.
Il n'y a tant qu'un prétexte pour nous tirer dessus.
Tu le conduis, hein ? Tu le conduis, hein ? Je crois que j'ai quelque chose
qui va pas.
Ce n'est pas une ville faite pour les drogués psychédéliques.
Nous étions entourés de vibrations extrêmement menaçantes.
Finalement, nous avions rallié notre chambre, mais la clé refusait d'ouvrir
la porte.
Ces enfoirés ont changé la ferrure.
Ah bon, déjà ? Oui, ils ont probablement fouillé la chambre à l'intérieur de ça.
Non, t'es qui, on est foutus ! Bonjour. Bonjour, attendez.
Serre-toi toutes les chaînes.
C'est génial, ça.
Mais c'est là d'où elle vient.
C'est une de l'Acerda.
Ah oui, je pensais qu'on en aurait besoin.
Pourquoi faire ? Pourquoi faire ? Pour pouvoir monter là-haut et le vivre avec
son pieu à coup de lance incendie, voilà.
Pourquoi pas laisser ce pauvre abruti tranquille ?
Il m'avait dit qu'il se coucherait tôt, alors.
J'ai foiré.
C'est lui qui a mis la main sur ma nana, vieux.
Tu veux dire la petite groupie, la blonde de l'équipe de ciné ? Alors, tu
crois qu'il a sonomisé ? T'as raison.
Putain de blancs, vous êtes tous les mêmes.
Putain de blancs.
Doux Jésus, où est-ce que t'as trouvé cet énorme truc ?
Je l'ai commandé au room service.
Il me fallait un truc pour trancher les citrons verts, vieux.
Les citrons verts ? Quels citrons verts ? C'est con, ils n'en avaient pas, ça ne
pousse pas dans le désert.
Cette foire est torte, je savais que j'aurais dû le crever pendant que j'en
avais le plat.
Et maintenant, c'est lui qui la baise.
C'est lui qui va se baiser, mon amoureuse.
Je me rappelais cette fille.
On avait eu un problème avec elle dans l'ascenseur quelques heures auparavant.
Mon avocat s'était couvert de rides.
Vous devez être
un de ces pilotes.
Elle s'adresse à toi.
Dans quelle catégorie ?
Qu'a-t-il dit ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Quel est votre engin ? Oui, nous
sommes ici pour un reportage télé. En fait, c'est une série télévisée.
Je me disais peut-être qu'on ferait un truc sur vous.
Oh, je ne sais pas.
C'est une... Sainte mère de Dieu, me dis-je, c'est reparti.
J'ai un énorme machin, là, tu vois. C'est tout pour la faire.
C'est très gros. C'est un... Vite son bec salaud.
On fait partie de l'équipe de lésine.
Mes couilles.
Quoi ? Mes couilles.
Je crois que dans cet ascenseur, il y a un oiseau de malheur qui se niche.
Il y a un oiseau con qui traîne en ville.
Espèce d'enfoiré de blanc.
Je vais te le démontrer mieux qu'en parole, mec.
Et t'as du feu.
Non.
T'as pas confiance en moi ? Hein ? Arrête de sourire.
T'as raison de te payer ma gueule. Bon, alors, t'as raison. Alors, t'as envie de
l'impressionner ? Bah, vas-y, impressionne-la avec moi.
Impressionne-la avec moi.
Oh, putain.
Ça va.
La clé ! Qu'est-ce que t'as, la clé ? La clé !
Ponce
le poteau. Je suis naze, j'ai passé la journée à marcher. Il est dans ma poche.
Allez, ouvre-moi.
Je vais faire lever la bagnole.
Une des choses que l'on apprend après avoir côtoyé des drogués pendant des
années, c'est qu'on peut tourner le dos à quelqu'un, mais jamais tourner le dos
à un drogué.
Surtout quand il vous agite un couteau de chasse aiguisé comme un rasoir sous
le nez.
Qu'est-ce que je dis là ? Quel était le but de ce voyage ? Est-ce que je rôdais
au hasard d'une frénésie quelconque de drogue ?
Où étais-je vraiment venu à Las Vegas pour couvrir un sujet ?
Qui
sont tous ces gens ? Tous ces visages ? D'où viennent-ils ? On dirait
des caricatures de vendeurs de voitures d'occasion à Dallas.
Et d'où Jésus ? Il y en a beaucoup trop à 4h30 un dimanche matin.
Ça baise le rêve américain.
Cette vision du gros gagnant émergeant quelque part du chaos glauque des
dernières heures de la nuit dans sa casino rance de Las Vegas.
Faites vos jeux.
J'ai mis 20 dollars.
20 dollars, allons-y.
Non, non, calme-toi.
Apprends à aimer perdre.
Oh, mon Dieu.
T'as pris tout ça d'acide ? Exacte musique.
Prions le Seigneur qu'il y ait de la thorazine dans le sac.
Sinon, tu vas passer un sale quart d'heure.
Musique ? Merde, mais l'album ! Quel album ? Des personnages pleines. White
Rabbit, je veux de la musique qui fait monter.
Putain, t'es foutu.
Moi, je me tire d'ici dans deux heures.
Ils vont monter, ils vont te battre à mort avec des matraques.
Putain, moi, d'accord, je le fais, je le fais.
Putain, merde.
Alors, rends-moi un dernier service, tu veux ? Laisse-moi à deux heures, c'est
tout ce que je te demande.
Deux heures de soleil jusqu'à demain.
J'ai l'impression que vous avez une journée très difficile.
Je t'accorde tout ce que tu veux.
T'as failli être électrocuté.
Faire foutre.
Quand le lapin arrache sa propre tête, je veux que tu balances cette
saloperie de radio dans la baignoire avec moi. Putain, t'es complètement
déjanté, toi.
Ça va t'exploser, tu vas traverser le mur, tu vas être crevé en dix secondes.
En plus, il va falloir me disculper.
Mes couilles.
Ne déconne pas avec moi.
C'est moi, Cap.
dans les gorges.
Ne me force pas à me servir de ça.
D'accord, d'accord.
C'est probablement la seule solution.
Laisse-moi vérifier si c'est bien connecté.
Alors tu veux que... que je jette ce truc dans le bain quand White Rabbit
explose, c'est ça ? Oh putain ! Je commençais à me dire qu'il
me faudrait sortir d'ici et faire venir... Une femme de ménage faut qu
'elle le fasse. Non, non.
Merde, les amis c'est fait pour ça.
T'es prêt ?
C'est bien.
C'est bien.
C'est l'heure, c'est la part, c'est pourri la vie ! Jésus, la paix !
Qu'est-ce que c'est ?
Tu es vraiment remonté.
Ce n'est vraiment pas la peine d'appeler la police.
Je n'ai pas le choix.
Je ne pourrais pas m'endormir alors que tu es dans le coin, défoncé à l'acide,
avec l'envie de me trancher la tête d'un coup de couteau.
Tu n'as pas l'air de te trancher la tête.
Je voulais juste te graver un petit Z sur le fond.
Replonge dans ton bain.
Avale des rouges et essaie de te calmer.
Fume de l'herbe, choute-toi une dose zéro.
Merveilleux ! C'est ce que tu veux, mais s'il te plaît, laisse-moi me reposer un
peu, je t'en supplie.
Tu m'entends, enfoiré ? Debout ! Debout ! Bon,
je... Oui.
Il faut que tu sois en forme.
C'est la merde, hein, c'est flippant.
Il se répare de merde ! Je suis tout à fait un journaliste ! Allez, allez ! Il
faut pas que je te dérange.
Allez, lâche tes caleçons ! Lâche tes caleçons, bordel ! Lâche tes caleçons,
bordel ! Lâche tes caleçons, bordel ! Lâche tes caleçons, bordel ! Lâche tes
caleçons, bordel ! Lâche tes caleçons, bordel !
qui pourrait lui causer trois ou quatre heures de désespoir catatonique.
Je fais abstraction du cauchemar enfermé dans la salle de bain.
Juste un autre réfugié de la lobe génération.
Mon avocat n'aurait jamais pu accepter la notion, pourtant souvent soutenue par
les anciens drogués, Notion selon laquelle on s'éclate plus sans les
drogues qu'avec.
Et moi non plus, d'ailleurs.
1965, l'acide tombe en pluie sur San Francisco.
Je me souviens un soir dans un endroit nommé Matrix Club.
J'étais dans un état.
La mère de Dieu ! C'est moi ! De Dieu ! Il est évident
que j'étais victime de l'explosion psychédélique.
Un défoncé de vase qui avalait tout ce qui passait à sa portée.
Quelqu'un voudrait du...
Tout d'abord, je décidais de n'ingurgiter que la moitié de la file,
mais je renversais le reste sur la manche de ma chemise de laine.
Avec un peu de chance, on lui avait ruiné sa vie pour toujours.
Il penserait sans cesse que derrière ces portes étroites dans ses bars favoris,
des hommes en chemise de laine rouge prenaient des pieds phénoménaux à faire
des choses qu'il ne connaîtrait jamais.
Étrange souvenir dans cette nuit tendue de Las Vegas.
Cinq ans ont passé déjà ? Six ans ?
Ça paraît plutôt une vie entière.
Le genre de zénith qui ne se reproduit jamais.
Être à San Francisco dans les sixties signifiait vivre à une époque et dans un
lieu bien particulier.
Mais aucune explication, aucun mélange de mots ou de musique ne peut restituer
ce que c'était d'être et de vivre dans ce coin du temps et de l'espace.
Quoi que ça ait pu vouloir dire.
Il y avait de la folie dans tous les sens, à toute heure.
On pouvait allumer des étincelles partout.
Il y avait ce sentiment extraordinaire que quoi que nous fassions, c'était
juste que nous étions en train de gagner.
Et ça, je crois, c'était la force qui nous poussait.
Cette sensation de victoire inévitable sur les forces du vieillissement et du
mal.
Pas au sens militaire du mot victoire, on n'en avait pas besoin.
Notre énergie déborderait par-dessus tout.
Nous avions un élan formidable.
Nous surfions sur la crête d'une vague très haute et très belle.
Alors maintenant, moins de cinq ans après, vous pouvez aller au sommet d'une
colline escarpée de Las Vegas, regarder vers l'ouest, et si vous avez le regard
qu'il faut, vous pouvez voir la ligne de partage des eaux et de la terre, l
'endroit où la vague a fini par déferler et opérer son reflux.
Bonjour,
monsieur. Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'est-ce que vous voulez ? Sortez d
'ici.
Ce n'est pas à moi, ça. Je n'ai pas commandé ça.
La flingue ? Oui, mais ce n'est pas à moi.
Sortez. Qu'est-ce que vous voulez, monsieur ? Oui, je suis une psyllite.
Oui, allez.
La nôtre.
Ne bougez pas, vieux.
Allez.
Vous ne dites rien à personne, madame. Non, non, monsieur.
La décision de fuir est venue très soudainement.
Ou peut-être que non.
Peut-être que je l'avais préparée depuis le début, en attendant subconsciemment
le moment adéquat.
La note était, je crois, un facteur décisif parce que je n'avais pas d'un
sou pour la payer.
Notre note de room service oscillait entre 29 et 36 dollars l'heure depuis 48
heures.
Incroyable.
Qu'avait-il pu se passer ? Au moment où je posais la question, il n'y avait
personne pour y répondre.
Mon avocat véreux, Maître Gonzo, était parti.
Il avait dû voir venir les ennuis.
La panique.
Elle grimpait le long de ma colonne comme les premières vibrations d'une
frénésie d'acide.
Toutes ces horribles réalités commencèrent à m'apparaître.
J'étais là, seul à Las Vegas, complètement déchiré par les drogues,
sans un sou, sans sujet pour le magazine.
Et en plus de toute autre considération, j'avais une note d'hôtel faramineuse
dont il fallait m'occuper.
Je ne savais même pas qui avait gagné la course.
Personne peut-être ? Comment Horacio Alger aurait-il fait face à la situation
? Reste calme, reste calme.
Je suis un citoyen relativement respectable.
Un récidiviste notoire peut-être, mais ne représentant aucun danger.
Par chance, ils avaient mis les pamplemousses, le savon et le reste des
bagages dans la voiture quelques heures auparavant.
Maintenant, ça n'était qu'une question de leur pousser la politesse.
Tiens, tiens, tiens, tiens, tiens, tiens, le ticket.
Monsieur Duke ! Monsieur Duke ! On vous a cherché partout. Ça y est, j'étais
fait.
Il me tenait.
Il y a des chefs-d'oeuvre qui ont été écrits en prison, oui.
Monsieur... Quoi ? Ce télégramme est arrivé pour vous ? Eh bien, en fait,
non, il n'est pas pour vous. Il est pour une personne qui s'appelle Thompson.
Mais c'est au bon soin de Raoul Duke. Est-ce que ça vous dit quelque chose ?
Oui, oui, ça me dit beaucoup, merci.
J'ai regardé à la réception, si nous avions un Thompson, on ignore qui ça
peut être, je me suis dit que peut-être il appartient à votre équipe. Ah, c'est
juste, je suis frais par venir.
Oui, ce qui nous a troublés, c'était que la signature de Maître Gonzo était sur
ce télégramme émis de Los Angeles, alors que nous le savions ici, dans cet hôtel.
Oui, vous avez bien fait.
N'essayez jamais de comprendre un message codé.
La presse utilise souvent le codage, et spécialement avec Maître Gonzo. Au
revoir. Euh, dites... Quand Maître Gonzo va-t-il se
réveiller ?
Se réveiller, que voulez-vous dire ? Eh bien, mon manager, M.
Im, aimerait bien le voir.
Oh, ça n'a rien d'inhabituel.
M. Im aime rencontrer tous nos gros clients aux notes importantes, juste
pour pouvoir mettre un visage sur une note. J'ai juste un petit mot et une
poignée de main, vous comprenez ? Bien sûr, mais si j'étais vous, je laisserais
le mettre jusqu'à ce qu'il ait avalé son petit déjeuner parce qu'il a le réveil
très difficile.
Pour l'amour de Dieu ! Non !
Mais il sera visible peut-être dans la matinée.
Écoutez, le télégramme était doublement brouillé.
Il a été envoyé par Thompson.
Et pas à Thompson.
D'accord ? Alors là, je dois y aller.
Je dois rallier la course.
Mais il n'y a aucune urgence, la course est terminée. Pas pour moi.
Tout Jésus, de méchantes vagues de paranoïa, de folie, de peur et de haine.
Des vibrations intolérables dans cet endroit.
Fuir d'ici.
Les fouines m'encerclaient.
Je pouvais sentir ces horribles brutes.
Rends-moi service, Seigneur.
Donne-moi encore cinq heures de speed intensif avant d'abaisser le marteau.
Laisse-moi me débarrasser de cette putain de bagnole et fuir ce désert.
Oh, enflure déboniaque ! Ceci est ton oeuvre. Tu ferais bien de t'occuper de
moi, Seigneur, sinon tu vas m'avoir sur les bras.
Rangez-vous ! Rangez-vous ! Bien le bonjour, comment ça va ? D'accord,
mieux. Tout va pour le mieux.
Peu de gens appréhendent l'approche psychologique infligée pour les flics d
'autoroute. Le chauffard de base va paniquer et se ranger illico sur le bas
-côté.
Grossière erreur.
Ça déclenche le mépris dans le cœur du flic.
Faites-vous pourtasser par cet empoiré.
Il vous suivra.
Mais il sera dérouté par votre clignotant signalant votre intention de
prendre à droite.
C'est pour lui faire savoir que vous vous rangez dans un endroit correct,
pour mieux dialoguer.
Ça lui prendra un moment pour s'apercevoir qu'il va faire un demi-tour
complet à pleine vitesse.
Mais vous, vous préparez.
Rien à la puissance de l'accélération prêt à jouer le pédalier.
Salut, comment allez-vous ? Vous êtes malade ? Vous vous rendez compte de ce
que vous faites ? J'aimerais bien savoir.
Faites-moi voir votre permis.
Bien sûr, monsieur l'agent.
Tenez, voilà. Il est là.
Oh, mon Dieu.
C'est moi.
S'il vous plaît, donnez-moi ça.
Je savais que j'étais baisé.
Je vois que vous avez deux caisses de bière.
Un panier de pamplemousse, un tas de t-shirts, des serviettes et plein d
'ampoules.
Vous vous rendez compte de ce que vous faites quand vous voulez comme ça ? Oui,
je sais, je suis coupable.
Je comprends tout à fait.
C'est un crime et je l'ai fait tout de même.
Merde, pourquoi discuter ? Je suis une saloperie de criminel. Regardez-moi.
Vous avez une drôle d'attitude.
Peut-être.
Vous savez, j'ai le sentiment que vous devriez aller dormir.
Il y a une heure de repos, un peu plus loin.
Je voudrais que vous y alliez, que vous y arrêtiez et que vous fassiez un somme.
Ça servira à rien.
J'ai travaillé depuis trop longtemps, trois ou quatre nuits, pas savoir. Je me
rappelle même plus.
Si je fais un somme maintenant, je plonge 20 heures d'affilée.
Pourquoi est-ce que vous transportez deux boîtes de savon ? Je... J'aime être
soigné.
Non... Je vais vous dire comment ça va se passer.
Ce que je vais écrire dans mon carnet, c'est qu'à midi...
Je vous ai appréhendé pour vitesse excessive.
Je vous ai conseillé de vous rendre à l'air de repos la plus proche. Stop !
Je vous ai conseillé de vous rendre à l'air de repos la plus proche.
Ou d'ailleurs, vous vous rendez.
Et de faire un long somme.
Suis-je suffisamment clair ? Bien.
À combien, Baker ? En fait, j'espérais...
Je sais pas.
Y faire halte pour déjeuner.
C'est plus ma juridiction.
Les limites de la ville sont à deux milles et demie après l'air d'or pour.
Vous arriverez à aller là-bas ? Je serai.
Je veux aller à Baker depuis longtemps.
Oui, j'en ai entendu parler.
Excellent fruit de mer.
Vous savez, je me dis qu'un gars du style du autre devrait essayer le crabe
de terre.
L'excellent fouet de mer.
Crabe de terre.
D'accord.
Pourquoi pas ? C'est un tuyau super.
Regardez-moi dans les yeux.
Est-ce que tout va bien ? Je pourrais avoir un petit baiser avant
que vous vous en alliez.
Je me sens très seul ici.
Je me sentais violé.
Le porc m'avait baisé dans tous les sens du mot.
Et maintenant, il allait s'en vanter à l'ouest de la ville en attendant que je
fonce vers Los Angeles.
Mais bien sûr, monsieur l'agent, bien sûr, je vais profiter de l'air de repos.
Je n'ose dire combien je vous suis reconnaissant de votre indulgence.
Réveille-toi, vieux.
Si je fonce vers Los Angeles, il va m'interpeller à tous les coups.
Non, ce genre d'endroit n'est pas bon pour les duels.
Ici, c'est la vallée de la mort.
Oh, merde ! D'où Jésus, c'est lui
?
Avance,
sale prix de bagnole ! Oh, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu !
dans un bled puant du désert après Baker.
Moi, j'ai pas beaucoup de temps. Les emporés se rapprochent. Ils vont me
traquer comme un animal.
Qui ? Tu m'as l'air assez parano.
Je vais voir la putain de l'avocat tout de suite ! Qu'est-ce que tu glandes à
Baker ? T'as vu mon télégramme ? Une genre de merde de télégramme. Moi, je
suis dans la merde.
Saloperie d'avocat, t'es un juge. Je vais t'estropier pour la peine.
Mais espèce d'amorici, tu es censé m'attendre à Las Vegas et louer une
suite au Flamingo.
T'es censé courir le congrès national des procureurs généraux.
J'ai passé toutes les réservations, tout est arrangé.
Alors, qu'est-ce que tu fous dans une cabine téléphonique en plein désert,
Duke ? Rien.
Je vais aller tomber.
Je m'en fiche de toi.
Je suis déjà au bord de la piscine du Flamingo, figure-toi.
Je t'appelle d'un téléphone portable qu'un homme a apporté du casino.
Ouais, j'ai un crédit total ici.
Surtout, ne descends pas à cet hôtel. Les étrangers ne sont pas les bienvenus.
Et voilà comment tourne le monde.
Toute l'énergie s'écoule selon les caprices du grand aimant.
Quel idiot j'ai pu être en tentant de le défier.
Je retournais à Vegas.
Je n'avais pas le choix.
Je devais me débarrasser de cette voiture.
Trop de gens auraient pu la reconnaître, et avant tout la police de Las Vegas.
Par chance, ma carte de crédit était techniquement valide.
Alors ça, c'était un engin extravagant.
10 000 dollars de gadgets et d'effets spéciaux étonnants.
Les fenêtres arrières montaient comme des grenouilles dans une mare dynamité.
Le tableau de bord était plein de boutons et de lumières ésotériques, de
cadrans et de compteurs auxquels je ne comprenais jamais rien.
Si les flics se rassemblaient à Las Vegas, je me disais que la drogue
culture devait aussi être représentée.
Il y avait un certain charme tordu dans l'idée que j'étais parti sans payer d'un
hôtel autochtone pour quelques heures plus tard m'inscrire dans un autre hôtel
indigène.
Moi et un millier de flics de haut rang venus de toute l'Amérique.
Pourquoi pas ? Me déplacer l'air de rien parmi eux. Bienvenue au Flamingo Hotel,
monsieur.
Vous avez un problème, monsieur ? Non, ça va aller.
Mon arrivée fut mal goupillée.
Pourquoi n'a-t-on pas communiqué
ces faits aux drogués ?
Je suis officier en chef, je viens du Michigan.
Écoutez, mon vieux, je vous ai déjà expliqué. J'ai une carte postale qui dit
que j'ai une réservation dans cet hôtel. Écoutez, je suis vraiment désolé,
monsieur, mais vous êtes en liste d'attente. Et donc, votre réservation a
été transférée au... au... Voyons voir... au Moonlight Motel, qui est tout
à côté sur Paradise Boulevard.
Nous avons déjà payé pour cette saloperie de chambre. Eh bien, je vous
assure, c'est absolument ravissant. Et ça n'est qu'à 16 pâtés de maison d'ici.
Il y a une piscine, sauna à mame. Écoute-moi bien, petite ordure de pédé.
Je veux que le manager descende tout de suite, tout de suite, tout de suite.
Parce que j'en ai marre d'écouter ton baratin de merde.
Je suis vraiment navré. Mais lâche-moi, toi, au nom de Dieu, lâche-moi.
Un taxi, je vous l'appelle. Vas-y, et moi, je vais t'appeler mange-bite. Bien
sûr, j'entendais tout ce que le réceptionniste disait vraiment.
Dites-moi bien, espèce de connard poilu ! Je me suis fait rouler dans la merde
souvent par une quantité considérable de pourriture de flics qui m'ont fait chier
jusqu'à la garde. Et maintenant, c'est mon tour.
Alors va chier, officier.
C'est moi qui commande.
Écoutez, je suis désolé de vous interrompre, mais je pense que je
devrais interpeller, comme ça c'est réglé.
Je m'appelle Duke.
Raoul Duke.
Je crois que mon avocat a pris une réservation à mon nom.
Duke Raoul.
Parfait. Mais certainement, monsieur.
Alors, mes bagages... Mes bagages sont dans la cadillac des capotables
blanches, là-bas.
Entendu. Est-ce que quelqu'un pourrait les monter dans ma chambre ? Je voudrais
aussi un litre de white turkey,
deux flasques de Bacardi, d'un pommillon de glace pour la chambre et, voyons...
Et aussi un citron vert pour notre monier.
Excellent choix.
Surtout, ne vous inquiétez de rien.
N'hésitez pas à me contacter.
Moi, Ben.
D'accord, Zen.
Je vous assure. Je vous remercie beaucoup.
Et elle, pour l'amour de Dieu ! Je sais, je sais, c'est l'horreur.
Mais vous vous en tirez bien, vous êtes très bien.
Surtout, ne touchez à rien.
Vous êtes parfaite. Au revoir, Zen.
Vous voyez ce que vous avez fait ? Vous voyez ce que vous avez fait ?
On ne se marierait jamais dans cet hôtel. Même si vous... On va faire la
maison.
Putain, merde, enfin.
Rappelle-toi ce qui s'est passé à l'aéroport, d'accord ? Allez, allez,
allons.
Tout ça, c'est fini, d'accord ? C'est un client, Lucie.
C'est M.
Duke, le fameux docteur en journalisme. C'est lui qui paie la suite, Lucie.
Il est de notre côté.
Il adore les artistes. Et Lucie peint des portraits de Barbara Streisand.
J'ai fait ça à partir de la télé.
Elle est venue tout droit de... C'est quoi le nom de la ville
déjà ? Montana.
Juste pour offrir ses portraits à Barbara.
Alors, on va aller à l'Americana ce soir pour la voir après le show.
Vous avez désespérément besoin de paix, de repos et d'isolement.
Je n'avais pas prévu ça.
Trouver mon avocat raide à l'acide et lancer dans un fleur de sueur naturel.
Bien.
Je pense qu'ils ont ramené la voiture maintenant.
Alors, on va... Toi, gars.
Moi, gars.
On avaga va sauga martir de gars lava.
Et on vagava discuvate de tout gassa.
Absolument, oui.
On va chercher tes affaires.
Alors, on va revenir, Lucie.
Donne-moi un petit bisou. Un bisou.
Un bisou. Pourquoi pas ? D'accord.
Réponds pas au téléphone.
Dieu de pénis ? Viens, c'est quoi ton plan ?
Plan ? L'enfant que je viens de voir.
Oh, Lucie, on a pris la vie ensemble.
Oui, elle est religieuse à fond.
Je lui ai donné de la défonce avant de m'apercevoir qu'elle n'avait jamais
absorbé une goutte d'alcool.
Oui, ça va probablement marcher. On la garde défoncée comme ça et on la descend
au congrès.
Elle est parfaite pour ce genre de sauterie.
Les flics paieront jusqu'à 50 dollars pour la passer à tabac et puis pour la
partouser. On n'a qu'à l'installer dans un motel minable avec des portraits de
Jésus un peu partout sur les murs.
Puis on lâche ces enfoirés de flics dans la piaule.
Elle est solide, vieux. Elle tiendra le coup.
Nom de Dieu, je te savais dégueulasse, mais alors à un tel point, je n'aurais
jamais cru que tu aurais des idées aussi loupes.
Enfoiré de merde. C'est de la science économique.
Cette fille est un nom du ciel.
Putain, elle peut se faire 1000 dollars par jour.
Mais putain, c'est sale.
Arrête de parler comme ça.
Je suis même sûr qu'elle peut s'en faire 4 à la fois.
Mais putain, arrête. C'est même 2000 dollars par jour.
Peut-être 3.
Attends un peu, toi.
Et si je te sautais sur le râble et que je te défonçais la paillasse ? Est-ce
que tu te sentirais mieux après, espèce d'enfoiré de merde ?
Bon, très bien, écoute-moi.
Dans quelques heures, elle va probablement être assez claire pour s
'extirper à son trip et elle va être dans une rage abominable quand lui
reviendra à l'esprit le souvenir diffus de l'obscène séduction du cruel
Polynésien qui l'a fait boire, lui a refilé de l'acide, l'a entraîné dans une
chambre d'hôtel de Vegas et ensuite a sauvagement pénétré tous les orifices de
sa petite personne avec son membre non circoncis tout frédérant.
La vérité, c'est cru.
Dieu t'aide, quoi.
Oui.
Tu vas aller directement à la chambre à gaz, ce coup-là.
Et même si tu parviens à éviter ça, tu seras mis à l'ombre à vie pour viol et
ce demi-consenti.
Non. Non, il faut qu'elle se barre.
Merde.
Ça peut pas t'essayer de conserver son champ de nos jours.
Allez, viens.
Allez, viens, Mathieu, tu viens.
Oui, le... J'ai une réservation pour ma nièce.
Je veux qu'on la traite avec des égards. C'est une artiste et... Elle pourrait
vous paraître un peu tendue.
Elle prépare une thèse de fin d'études sur... Barbara se présente.
Allez, on y va.
Je préférerais le taire.
Mon frère est dans la politique.
Vous comprenez bien.
Je me faisais l'effet d'être un nazi.
Mais il fallait le faire.
Oui, oui, d'accord. Au revoir.
et espérer que sa mémoire était naze.
Voilà 10 dollars de plus pour m'assurer qu'il arrive en un seul morceau.
Ça y est.
Et démarre doucement, faut pas tirer attention.
Souvent un bon resto de poisson, j'ai envie de saumon rose. J'ai une envie
incohérentible de saumon rose.
Ça, t'es de mescaline.
Putain, les enfants, ils pourraient pas la faire un peu moins pure ? Bienvenue
au troisième congrès national des procureurs généraux sur les narcotiques
et les drogues dangereuses.
Et maintenant, sans plus attendre, le spécialiste qui va définir les raisons
de ce cancer qui ronge l'Amérique, le docteur Elron Blomquist.
L'enfoiré dans Lady Rider, je croyais pas que ça existait. Pas comme ça, quand
même. Il y en a des centaines.
Ça, ils sont plutôt sympas, si t'apprends à les connaître. Les
connaître ? Bah, merde. Ils brisquent le sang jusqu'au globule. Je prononce pas
le mot sang ici.
Tu vas les exciter. T'as raison. Pour combattre efficacement ce théo, il faut
que chacun d'entre nous essaie de concevoir et d'imaginer ce qui
se déroule dans l'esprit envoûté des toxicomanes.
Par exemple, un toxicomane, sous l'empire des drogues, appelle le mégot
un roche, un cafard, disons.
Car il y voit un genre de cafard. Or, ce genre de comparaison morbide... Putain,
mais de quoi il parle, ce con-là ? Il faut être très délaissé pour trouver qu
'un joint ressemble à un cafard. C'est une merde.
Aujourd'hui, vous noterez que j'ai bien distingué quatre...
quatre niveaux de conditions mentales que le cannabis et la marijuana
déclenchent. Ils sont cools, super, brochés et
square. Or, ces adjectifs, c'est non commun. Vous croyez les connaître ? C
'est trop con, maître, c'est trop con.
Je vais le détendre, ce vieux putain, mais quel cauchemar.
S'il appréhende ce qui lui arrive, alors il sautera d'un cran et deviendra
super.
Et ensuite, s'il se révèle à lui-même, s'il approuve ce qui lui arrive,
alors il deviendra broché.
Broché.
Et après tout cela, il parviendra à décrocher le titre de cou.
Il fera enfin partie des gars cou.
Docteur Blomquist !
Croyez-vous que l'anthropologue Margaret Mead se comporte d'une manière étrange
ces derniers mois du fait qu'elle semble fumer de la marijuana à haut d'eau ? Je
ne suis pas bien sûr de pouvoir répondre.
Mais ce que je peux vous dire, monsieur, c'est qu'à l'âge canonique de Margaret
Mead, si elle fume de l'herbe, elle a des chances de se payer un
drôle de trip.
Sous-titrage
Société
Radio-Canada
Votre vie peut en dépendre. Vous ne pourrez pas voir son regard à cause des
lunettes noires, mais ses phalanges seront blanchis de tensions mal
contenues et ses pantalons seront maculés de la semence de ses
masturbations fréléfiques, faute de trouver une victime à violer.
Il va fuir et béguera quand vous le questionnerez. Il ne respectera pas
votre fonction.
Le toxicomane n'a peur de revenir.
Il attaquera sans aucun motif avec la première arme à sa portée, y compris la
vôtre. Prudence !
Tout homme qui, en étant un suspect de toxicomanie à la marijuana, devra
utiliser avant tout la force pour appréhender... Pardonnez-moi, je me sens
mal. Si vous ne voulez pas laisser derrière vous... Pardonnez-moi, madame,
je me sens mal.
Soyez juste et correct, bien sûr, mais soyez ferme.
Soyez ferme ! Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !
Oui, monsieur Duke, allô, vous avez un message.
Vous devez appeler Lucie à l'hôtel Americana, chambre 1600.
Oh putain ! Allô ? Lucie, appelez ! Quoi ?
Lucie, appelez ! Quoi ? Lucie, appelez !
J'ai deux hommes dans le box.
Ils m'ont fait prendre du LSD et ils m'ont emmené à l'hôtel.
Ensuite, je ne sais pas ce qu'ils m'ont fait, mais je me rappelle, ça a été
horrible.
Ils vous ont fait prendre quoi ? Du LSD.
Castration ! Double castration ! Espèce de pauvre !
Et mon 357, où il est, merde ? Putain, je ne sais pas, vieux.
Mais tu peux pas me laisser seul dans cette fosse à serpents.
Écoute, écoute.
Cette chambre, elle est à mon nom, vieux. Oh, ben, ça casse la merde,
vieux. D'accord, putain de merde.
T'as raison.
Elle est mon problème, alors je l'appelle et je nous en débarrasse.
Bordel, tout ça, c'est allé beaucoup trop loin. Alors, je vais prendre ça en
compte.
Relax, mec. Relax, oui. Laisse-moi, je m'en charge.
American Hotel, je voudrais la chambre. Qu'est-ce que t'as bien vu foutre de mes
chaussures ? En tant qu'avocat, je te conseille de t'envoyer une gorgée de
petites bouteilles brunes dans ma trousse de toilette.
Il en faut pas beaucoup. Ouais, une petite goutte.
Une petite goutte.
Une goutte.
C'est quoi ce truc ? À côté de ça, même la plus
pure mescaline, tu la prends pour...
De la limonade.
Adrénochrome.
Adrénochrome ?
Allô
? Salut, ici Dieu te bénisse.
Oui, c'est moi.
Quoi ? Oh non, alors cet enfoiré, je lui ai filé la leçon du siècle.
Comment ?
Non, j'ai pas tué.
Mais il va pas faire chier pendant un bon moment.
Ouais, je l'ai laissé là-bas.
Je l'ai mis en pièce.
Je lui ai fait sauter toutes les dents.
Je me souviens avoir pensé, d'où Jésus, quelle horreur, dire des choses
pareilles à quelqu'un sous acide.
Mais on a un problème.
Cette ordure encaissée de l'argent d'un sec en bois est acitée comme un val.
Ils vont nous chercher tous les deux.
Eh oui, je sais, Lucie, mais l'habit ne fait pas le moine.
Certaines personnes sont pourries jusqu'à la moelle.
En tout cas, la dernière des choses à faire, c'est de rappeler à cet hôtel.
Parce qu'ils vont repérer d'où tu appelles et t'incarter.
On va s'installer au Tropicana tout de suite.
Sous un nom différent, bien sûr, je te ferai savoir.
Écoute, il faut que je raconte.
Maligne est probablement sur table d'écoute maintenant.
Oui, je sais, ça arrive et tout est terminé.
Oh, mon Dieu ! Il y a quelqu'un à la porte !
Non,
non, je suis innocent ! C'était Diouk ! C'était Diouk ! C'était lui, là ! Lâchez
-moi, lâchez-moi ! Vous me trouverez à piquer, là ! Ça fait mal à la tête !
qu'on entend parler de Lucie, mon frère.
Elle est probablement en train de me balancer dans l'incinérateur alors qu'il
est. Et voilà.
Tu sais ce qu'il nous faudrait ? Il nous faudrait de l'eau pure.
Je me rappelle m'être effondré dans le lit.
Son numéro m'avait anéanti.
Pendant un instant, j'avais cru qu'il avait pété les plombes, qu'il se croyait
vraiment attaqué par des ennemis invisibles.
Mais le calme était revenu dans la chambre.
Où est-ce que t'as eu ça ? Ne cherche pas, c'est absolument pur.
Quel genre de client monstrueux t'a filé un truc pareil ? C'est un
satanodémoniaque.
Je crois qu'il n'y a qu'une origine pour un truc pareil, c'est la...
De la glande médulo-surrénale provenant d'une opération sur un humain encore
vivant. Je sais.
Le gars n'avait pas le cash pour me payer.
Il m'a proposé du sang humain. Il a dit que ce serait la plus grande défense de
ma vie.
J'ai cru qu'il déconnait. Je lui ai dit que je préférais quelques centilitres d
'adréno-chrome pur.
Ou peut-être juste une glande surrénale fraîche pour m'achouiller de l
'adrénaline.
Je commençais à ressentir les effets.
La première vague ressemblait à un mélange de mescaline et de méthédrine.
Je me dis, peut-être que je devrais nager.
Oui, monsieur.
Ce gars, il a été coincé pour un viol sur mineur.
Il joua qu'il était innocent.
Pourquoi je devrais baiser des gamines, il disait à son tour. Petite.
Qu'est-ce que tu voulais que je dise ? Même une saloperie de loup-garou a droit
à un avocat.
Je n'ai pas osé affuser cette foirée. Il m'aurait planté un coup de papier pour
me piquer.
Mon épiphys.
Tu vois ? C'est dingue. Pourquoi pas ? On devrait
trouver ce truc-là et se bouffer une glande pour voir ce qui arrive.
Se bouffer quoi ?
Oui,
c'est une bonne idée.
Une bouchée de ce truc-là et tu deviendras une espèce de putain de...
Une putain d'encyclopédie médicale.
Putain, quel bonichon ! D'abord, ta tête va enfler comme une patette. Tu vas
grossir de 50 kilos environ en deux heures. D'accord.
Puis il va te pousser des griffes, des bustules sanguinolentes. Oui !
Et ensuite, tu vas remarquer que tu as six énormes dents poignées qui te
poussent dans le dos.
Porte-tête ! Tu vas perdre la vue.
Ton corps va se transformer en cire.
Il va falloir te mettre dans des trouesses.
Et tu vas hurler à l'aise. Ton cri sera celui d'un raton laveur.
Putain, je suis prêt à tout essayer dans la vie, mais jamais je ne toucherai une
épiphyse. Jamais.
Qu'est-ce qu'il se passe ? Ce truc t'a complètement
possédé.
Regarde ton visage, t'es sur le point d'être bloqué.
Peut-être que tu pourrais juste
me balancer dans la piste.
Putain, si je te balance dans la piscine maintenant, tu coules comme un caillou à
la con. T'en as trop pris, mon vieux, t'en as trop pris, trop pris.
N'essaie pas de lutter, hein. Tu aurais des bulles d'air au cerveau, une rupture
d'un évrysme, tu te ratatinerais et tu crèverais.
Marche, marche.
Ils continuent à tuer des milliers d'innocents.
Quelle espèce de raffumier psychotique ose jouer cette chanson maintenant, à l
'instant même ? Quand je suis revenu à moi,
l'atmosphère générale de Cutsack était trop pourrie, trop étonnamment
repoussante.
Combien de temps étais-je resté allongé ici ? Toutes ces marques de violence,
que s'étaient-ils donc passé ?
Il était évident que cette chambre avait abrité la consommation excessive de
toutes les drogues connues par l'homme à ce jour, et ce depuis 1544.
Quelle espèce de toxico avait eu besoin de tant de coquilles, de noix de coco et
de tant d'épluchures de melon ?
Et est-ce que la présence de Junkie justifiait celle de tant de frites non
consommées, ces flaques de ketchup figées sur le bureau ? Peut-être bien.
Mais alors pourquoi toute cette niaule ? Et toutes ces photos pornographiques
assez osées, maculées d'une moutarde qui en séchant avait durci en croûte
jaunâtre ? C'était pas là la marque de Junkie de base.
C'était trop dément, trop agressif.
Mets tes mains là où je peux les voir.
Mets tes mains là où je peux les voir.
Mets tes mains là où je peux les voir ! Souvenir lugubre et méchant flashback.
Procésis-toi, Madhial Khan.
Pendant combien de nuits et de matins étranges est-ce que ça avait duré, ce
bordel ?
Il s'est fait passer quelque chose d'astreux.
J'en ai été sûr et certain.
Qui c'est ? Oh merde, c'est moi.
Putain, j'en ai marre des pastels.
Hein, quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous avez dû servir d'impasse. Je tirais mes pompes tranquilles dans le placard.
J'ai vu qu'elle se faufile alors que je l'ai choquée. Qui vous a forcé ? Qui
vous fait pour ça ? Sans personne, je suis la bonne.
Dans mes couilles, vous êtes les deux dents jusqu'au cou comme les autres. Les
deux dents, quoi ! Le reste de la dope.
Vous devez bien savoir ce qui se passe dans cet hôtel.
Pourquoi vous croyez que vous êtes là ? Je sais que vous êtes des flics, mais je
croyais que vous ne restiez que pour la durée du congrès. Je vous jure.
Tout ce que vous voulez faire, c'est nettoyer la chambre.
Je ne sais rien du tout à propos de la dope.
Allons, poulette.
N'essaie pas de nous dire que t'as pas entendu parler de Grange-Gorman.
Oh, je le jure. Oh, Jésus, je n'en ai jamais entendu parler.
Peut-être qu'elle dit la vérité.
Peut-être qu'elle n'en fait pas partie.
Je vous jure que non.
Je le jure.
Dans ce cas, elle pourra peut-être servir.
Oh, oui.
Oui, je veux servir. Tout ce que vous voulez.
Je t'aiderai. Nous aussi.
Et je crois qu'on devrait la rajouter à la liste des agents.
Voir ce qu'elle peut trouver.
Tu crois qu'elle aurait les nerfs pour ça ? Pourquoi ?
Pour un coup de fil quotidien.
T'inquiète pas si la soudure se fait pas.
C'est notre problème.
Vous me payeriez pour ça ? T'as tout bon, Pera.
Mais si jamais tu racontes ça à n'importe qui, c'est foutu.
Tu iras tout droit en prison et t'y pourriras le reste de tes jours.
Comment tu t'appelles ? Alice.
D'accord.
Contactez le service l'intrigue et demandez Alice.
D'accord, Alice.
Tu seras contacté par l'inspecteur Roch.
Arthur Roch.
Et il se fera passer pour un politicien. T'auras aucun problème pour le
reconnaître. Exactement. L'inspecteur Roch te paiera en liquide la somme de
1000 dollars, le neuf de chaque mois.
Je ferais n'importe quoi pour une femme pareille. Comme la moitié de la Terre.
Allez, viens par ici.
Mot de passe.
Une main lave l'autre.
Aussitôt que t'entends ça, tu dis, j'ai peur de rien.
Dis-le.
Lamentable baragouin.
Des souvenirs éclatés qui émergent des brumes du temps.
Il n'y a qu'à appuyer sur play.
Ça y est, c'est le rêve américain.
Putain, ça y est, on est assez sur le nerf central.
Ouais, ouais, me lance pas là-dessus.
Le proprio a toujours voulu se tirer avec un spirte quand il était petit.
Maintenant, cet enfoiré le tire qu'il est à lui.
Ouais, mon vieux, c'est du vol légalisé.
Ah ouais,
l'accomplissement du rêve américain, du pur Horatio Alger.
Ouais, bienvenue au palais du bonheur.
Écoutez, il est temps de faire du vrai business.
Combien l'animal ? Combien tu as ? Combien tu crois qu'il veut pour le
singe ? Bouge pas d'ici, je reviens.
La folie.
Combien de temps le corps et le cerveau peuvent-ils supporter un tel délire ?
Ces grincements de dents.
Mais qu'est-ce qui se passe, là ? Il est où, le singe ? Mais tu te ferais mieux
de laisser tomber le singe. Il a attaqué le barman, il doit avoir bien attaqué la
tête. Alors les flics vont embarquer le singe.
Vous tapez sur votre bagnole ? On sait combien la consomme se fait payer.
Il y a beaucoup trop de sceaux.
Mais que quelqu'un vienne les arrêter.
Mais pour le singe, vous ne comprenez pas ? Cette voiture appartient
probablement à la banque mondiale. Tout son pognon part en Italie. On n'a pas le
droit de monter à Chirp sans chapiteau.
La porte s'est complètement coincée ! Ne fuise pas.
Il y a un truc qui est coincé dans le moteur. On est tous des cavaliers de
Loran ! Où es-tu ? Ça l'a pris de ma voix ! On lâche pas les doigts !
Seigneur du puissant, bande d'emparés, vous avez voté pour Humphrey ! Vous avez
tué Jésus ! Il y avait toutes les raisons de croire qu'on fonçait vers les
emmerdes. Et on avait poussé la chance un peu trop loin.
Oh, Dieu ! Qu'est-ce qu'il y a de putain ? Oh, ça fait chier ! La
possibilité...
T'as un effondrement physique et mental.
Commence à se profiler.
No sympathy for the devil.
Comme disent les Stones.
Tu paies ton ticket.
Tu fais ton tour de ménage.
La mentalité à Las Vegas est si grossièrement tatavique que les plus
énormes crimes passent souvent inaperçus.
Le nord de Las Vegas, c'est là qu'on va quand on a poussé le bouchon trop loin
sur le strip et quand on n'est plus le bienvenu, même dans les casinos bon
marché.
La cafétéria North Star nous paraissait un havre suffisamment paisible loin de
nos tempêtes.
Pas d'histoire, pas besoin de parler.
Juste un endroit pour se reposer et se regrouper. Pas faim ? J'avais même pas
faim.
Rien dans l'atmosphère de cette cafétéria ne me mettait sur mes gardes.
Deux verres d'eau glacée avec des glaçons.
Deux verres d'eau glacée avec des glaçons.
On aurait dit une jeune recette de banlieue fatiguée.
On voyait tout de suite que c'était elle qui faisait tourner la baraque.
Il a fait ça négligemment.
Mais j'ai bien vu que la paix allait être déchirée.
C'est quoi ça ?
C'est quoi, ça ? C'est une serviette.
Ne me prends pas pour une conne, je sais ce que ça veut dire, saloperie de gros
porc de mac à la noix.
C'est le long d'un cheval que j'avais avant, qu'est-ce que t'as ? Par la porte
de derrière.
Le point d'interrogation était énorme.
Écoute-moi, espèce de fils de pute, je suis avalée pas mal de couleuvres par
ici, mais j'ai pas à supporter les saloperies d'un mac de merde.
C'est là même un demeuré qu'on apercevrait.
Payez la décision et tirez-vous d'ici. Vous voulez que j'appelle les flics ? Je
le suis, putain, j'appelle les flics.
Tu
veux
qu'on appelle les flics ?
Combien la tarte au pruneau meringué, là-bas ? Ses yeux étaient surgescents de
peur, mais son cerveau fonctionnait sur un programme de survie minimum.
35 cents.
Combien la tarte au pruneau meringué ? 35 cents.
C'est une ville de nazes.
Non, chérie.
Chérie, non. Toute la tarte.
Toute la tarte.
Allez, dis-donc, sac.
Je vais dans la bagnole.
La vue de cette lame avait réveillé des souvenirs effrayants.
Son regard vitreux disait qu'elle avait déjà été blessée par un couteau.
Elle était encore saisie de paralysie quand nous sommes partis.
Tout était fini.
Nous avions piétiné toutes les règles en vigueur à Las Vegas.
Incendier les autochtones.
Insulter les touristes.
terrifier le personnel des établissements. Notre seule chance,
sentais-je, était la perspective que notre conduite avait été si excessive
que toute personne amenée à nous juger trouverait peu crédible nos errements.
15 minutes pour conduire mon avocat à l'aéroport.
Y parviendrions-nous.
On est perdus ! Mais qu'est-ce qu'on fait ? On s'est trompés ! On est nul
part !
J'ai encore jamais loupé un avion.
Je te dépose au pied de la passerelle.
C'est moi qui vais tout prendre, ils vont me crucifier.
Arrête, arrête. Tu ne me connais pas.
Allez, casse-toi. Je ne te laisse pas emmerder par tes ordures.
Et le voilà qui s'envole.
Un des prototypes personnels de Dieu.
Un mutant à l'énergie dense jamais conçu pour la production en série.
Trop bizarre pour vivre et trop rare pour mourir.
Maintenant nous sommes tous branchés sur un trip de survie.
Fini l'énergie qui alimentait les Sixties.
C'était ça le défaut dans la cuirasse du trip de Timothy Leary.
Il a rebondi à travers l'Amérique, vendant l'expansion des consciences,
sans même réfléchir aux réalités bien dégueulasses qui attendaient tous ceux
qui l'avaient pris au sérieux.
Tous ces tristes défoncés à l'acide qui croyaient s'offrir la paix et la
compréhension à trois dollars la dose.
Mais leur égarment et leur faillite sont les nôtres aussi.
Ce que Leary a emporté dans sa chute, c'était l'illusion centrale de tout un
monde de vie qu'il avait aidé à promouvoir. Une génération d'infirmes à
vie, d'explorateurs ratés, qui n'ont jamais assimilé le mensonge mystique
originel de la culture psychédélique.
L'attention désespérée que quelqu'un...
Ou au moins une force entretient la lumière au bout du tunnel.
Il n'y avait qu'une route pour rallier Los Angeles.
L'autoroute 15.
Une bonne excuse pour rouler à fond sans s'arrêter à travers Barstow, Baker et
Berdou. Puis l'autoroute pour Hollywood, droit dans les bras de l'oubli.
La sécurité, la sécurité.
Un allumé de plus au royaume des allumés.
Sous-titrage ST' 501
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