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le mois des inventaires. Voilà pourquoi Statler Toyota vous propose actuellement
les meilleures affaires de l'année sur tous les modèles Toyota 1985.
Nulle part ailleurs, dans Hill Valley, vous ne trouverez une voiture si fiable,
ainsi ou si raisonnable.
Statler, votre concessionnaire Toyota, en plein centre de Hill Valley. Un
service apparemment irréprochable. Le Sénat devrait se prononcer au cours de
la journée.
Le reste de l'actualité.
Le service de presse du centre de recherche nucléaire du Pacifique a
démenti hier les rumeurs d'après lesquelles le plutonium qui avait
disparu il y a un peu plus d'un mois aurait été l'objet d'un vol. Un groupe
de terroristes libyens avait revendiqué la responsabilité de cette opération. Ce
matin pourtant, un communiqué officiel attribuait cette soi-disant disparition
à une simple erreur de stockage. Le FBI s'est obtenu contrementé.
Hey, Doc ! Doc ? Il y
a quelqu'un ? Einstein, tu es là ? Qu'est-ce qui se passe ? Oh, bonjour le
ménage.
C'est complètement dégueu ici.
Doc, où est-ce que vous êtes ? Tu peux me retrouver sur la promenade des deux
pains cette nuit à une heure et quart.
Je crois que je viens de faire une découverte importante.
Attendez, attendez un peu. Vous voulez dire à une heure et quart du matin ?
Oui. Mais qu'est-ce qui se passe ? Où est-ce que vous étiez depuis une semaine
? En plein travail.
Je n'ai pas vu Einstein.
Il est avec vous ? Oui, il est là.
Vous savez que tous vos appareils sont restés branchés toute la semaine ? Mon
installation ? Ah, au fait, Marty, ça me rappelle, tu ferais mieux de ne pas
utiliser l'ampli. Il y a un léger risque de court-circuit. Oui.
D'accord, très bon, je m'en souviendrai. Très bien.
D'accord.
Qu'est-ce que j'entends ? Mes horloges ? Oui, il est 8 heures.
Fantastique ! Mon expérience a réussi.
Elle retarde très exactement de 25 minutes.
Qu'est-ce que vous dites ? Attendez une seconde, Doc.
Vous êtes en train de me dire qu'il est 8 heures 25 minutes ? Très précise.
Oh la vache ! Je vais être en retard au lycée.
Sous-titrage ST'
501
D'autre côté, Strickland veut te coincer. Tu t'attrapes, ça fera quatre
retards en cinq jours.
Allez, viens, on n'a plus rien à craindre.
Tu sais, cette fois, ce n'est vraiment pas ma faute.
Doc a retardé toutes ses horloges de 25 minutes.
Doc ? Dois-je comprendre que vous êtes toujours collé au bac du docteur Annette
Brown, McFly ? Votre feuille de retard, mademoiselle Parker ? Et voilà la vôtre,
McFly, ça fait la quatrième en cinq jours.
Je vois que vous n'avez qu'à profiter de mes conseils, jeune homme.
Votre soi-disant Dr Brown est dangereux. Sa place est à l'asile. Continuez à le
fréquenter et vous vous retrouverez dans de beaux draps. C'est noté, monsieur.
Vous auriez intérêt à changer de comportement, McFly. Vous êtes un
tocard.
Vous me rappelez votre père quand il était au lycée. Un vrai tocard, lui
aussi.
Je peux y aller maintenant, monsieur Strickland ?
J'ai entendu dire que votre orchestre participe à l'audition qui doit avoir
lieu ce soir. Pourquoi vous fatiguez, McFly ? Vous n'avez pas l'ombre d'une
chance, vous êtes bien le fils de votre père.
Au cas McFly n'a jamais laissé la moindre trace dans toute l'histoire de
Hill Valley.
Vous savez, l'histoire, elle va changer.
C'est un conseil que tu devrais suivre.
Tout ça, c'est très joli, mais imagine que je leur envoie la maquette et que ça
ne donne rien. Qu'ils répondent, vous n'avez aucun talent.
Et qu'ils me disent, inutile d'insister, vous n'avez aucun avenir. Je ne pourrais
pas supporter de me sentir rejeté comme ça.
Tu te rends compte ? Je me mets à parler comme mon père.
Il n'est pas si mal que ça, ton père. Il est gentil, il te prête sa voiture
demain soir.
Regarde-moi un peu ce 4x4.
Ça, c'est de la bagnole.
Un jour, Jennifer, on en aura une.
Ça serait pas super de monter au lac avec ce tout-terrain ? On aurait qu'à
emporter deux duvets pour les nuits fraîches.
Et on s'endormirait sous les étoiles.
Marty, arrête. Quoi ? Est-ce que tu as parlé à ta mère ? Pour demain soir.
Tu charries ou quoi ? Ma mère croit que je vais camper avec des copains.
Elle flipperait complètement si elle savait que je vais là-haut avec toi et j
'aurai encore droit à la rengaine habituelle. De mon temps, jamais je ne
me serais permis ce genre de choses.
Non, mais tu sais, c'est à croire qu'elle a passé sa vie dans un couvent.
Elle veut que tu aies une conduite irréprochable.
J'ai l'impression qu'elle a plutôt raté son coup.
Heureusement.
Sauvez l'horloge de l'hôtel de ville ! Sauvez l'horloge de l'hôtel de ville !
Monsieur Wilson, notre maire veut mettre une nouvelle horloge à la place de l
'ancienne. Il y a trente ans, la foudre s'est abattue sur ce clocher. Depuis
cette époque, l'horloge est arrêtée.
Et les amis des monuments de Hill Valley souhaitent que ce fleuron de notre
patrimoine soit maintenu dans son état actuel. C'est notre héritage culturel
qui est en jeu. Tenez, madame, c'est tout ce que j'ai. Merci.
N'oubliez pas votre contrat.
Très bien. Sauvez l'horloge de l'hôtel de ville.
Où est-ce qu'on en était ? À peu près là.
C'est mon père. Il faut que j'y aille.
Je t'appelle ce soir.
Je serai chez ma grand-mère.
Tiens, je vais te donner le numéro.
Au revoir.
ta voiture n'était pas fichue de me dire qu'elle a un angle mort.
Tu sais que j'aurais pu y rester, moi.
Allons, Biff, tu sais, je n'ai jamais trouvé que cette voiture avait le
moindre angle mort, et pourtant, ça fait des années que je la conduis. Sois
raffinant. Mais t'es miro ou quoi, McFly ? Regarde-la, ta bagnole, comment t
'expliques qu'elle soit en miettes ? Biff, est-ce que je peux espérer que ton
assurance va me rembourser les réparations ? Mon assurance ? Mais c'est
ta voiture. C'est à ton assurance de rembourser. Mais ça, alors, qu'est-ce
qui va me le payer ?
Je me suis planqué de la bière partout sous l'effet du choc. Qui va me payer la
note de teinturier ? Au fait, ils sont prêts, mes comptes rendus ? C'est-à-dire
que je n'ai pas encore tout terminé, mais tu sais... Allô ? Allô ? Il n'y a
personne au bout du fil ? Il faut réfléchir, McFly.
Il faut réfléchir.
Et le temps qu'il me faut pour les faire taper.
Est-ce que tu te rends compte de ce qui se passerait si je rendais mes comptes
rendus avec ton écriture ? Je me ferais virer.
Ce ne serait pas ça que tu cherches à faire, par hasard.
C'est pour ça ? Mais enfin, bien sûr que non, Biscuit, qui te fait penser à une
sauce pareille ? Écoute, voilà ce que je te fais. Je termine tout cette nuit et
je te laisse la porte demain matin à la première heure.
Ne te pointes pas aux horreurs. Le samedi, je dors tard. Oh, t'as vu McFly
? Ton lacet est défait.
C'est pas croyant. C'est toujours aussi poire, McFly.
Dis donc, sans plus de rien, c'est pas mal.
Alors, ça fait remorquer la voiture jusque chez toi et tout ce que t'as à m
'offrir, c'est de la limonade.
Tu veux ma photo, banane ? Et bonjour à ta maman pour moi.
Je sais ce que tu vas dire, fileton.
Et tu as raison, oui, je sais.
Tu as raison.
Mais... Il faut voir la réalité en face. Biff est mon chef de bureau et j'ai
jamais... J'ai jamais su affronter les situations conflictuelles.
La voiture part. Regarde-la !
Il l'a complètement bousillée. Elle est bonne pour la casse.
J'avais besoin de cette voiture demain soir, papa. Tu n'imagines pas ce que ça
représentait pour moi.
Ça ne t'est pas venu à l'idée.
Je sais, mais qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Je n'ai pas d'excuses.
Je t'assure, c'est beaucoup mieux que tu n'aies pas été sélectionné.
Tu n'auras pas à se casser la tête avec les répétitions pour le concert. Papa a
raison. On a toujours tort de se casser la tête.
Les enfants, une fois de plus, on mangera ce gâteau sans oncle Joey.
Il n'a pas eu sa liberté conditionnelle.
Ça lui ferait plaisir si vous lui envoyiez tous un petit mot gentil.
À tonton Joey, le taulard ? Mais c'est ton frère, maman.
Ouais, je dois dire que c'est pas tous les jours facile à assumer d'avoir un
oncle en prison.
Tout le monde fait des erreurs dans la vie, mes enfants.
Merde, je vais être en retard.
David, on ne parle pas comme ça.
Et tu viens embrasser ta mère avant de sortir, tu m'entends ? Oui, maman, mais
dépêche-toi.
Je vais rater mon bus.
À tout à l'heure, pa.
T'aurais besoin d'une vidange ? Hé,
Marty, je ne suis pas ton répondeur automatique. Et pendant que tu te
lamentais sur la voiture, Jennifer Parker a appelé deux fois.
Elle ne me plaît pas.
Une jeune fille qui téléphone à un garçon n'est pas une fille comme il
faut. Oh, maman, je vois pas ce qu'il y a de mal à téléphoner à un garçon. Pas
que tu trouves ça bien, toi ? Que les filles courent après les garçons ? Quand
j'avais ton âge, je n'ai jamais couru après un garçon ou téléphoné à un
garçon. Et je ne suis jamais restée seule avec un garçon dans une voiture.
Oh, ben alors, pour rencontrer quelqu'un, tiens, ça va être pratique.
Oh, tu sais, ça arrive comme ça.
Je l'ai rencontré comment, votre père ? Oh, tu parles, c'était si stupide, papy
l'a renversé en auto.
Le destin l'a mis sur mon chemin.
En tout cas, si papy ne l'avait pas renversé, vous ne seriez pas là pour en
parler. Oui, évidemment.
Je me suis toujours demandé ce que papa fabriquait en plein milieu de la rue. Qu
'est-ce que tu faisais, Georges ? Tu observais les oiseaux ? Quoi, Lorraine ?
Quoi ? Je disais donc que votre grand-père l'a renversé et qu'ensuite il
l'a transporté chez nous.
Il avait l'air tellement désemparé.
On aurait dit un petit chien perdu.
Ça m'a bouleversée.
Merci, on connaît la suite. Ça fait au moins la millième fois que tu la
racontes. Il t'a fait tellement pitié que t'as décidé d'aller avec lui à la
féerie dansante des sardines. Non, non, c'était pas ça. C'était la féerie
dansante des sirènes.
Notre premier rendez-vous.
J'oublierai jamais.
C'était la nuit où ce terrible orage s'est abattu sur la ville. Tu t'en
souviens, George ? C'est sur la piste de danse que, pour la première fois, votre
père a posé ses lèvres sur les miennes.
Et tu compris à cet instant-là que j'allais passer le reste de ma vie avec
lui.
Qu'est-ce que vous allez imaginer ? Écoute, c'est très important.
J'ai oublié ma caméra vidéo.
Tu veux bien passer chez moi la prendre avant de me rejoindre ? D'accord.
J'arrive.
Eh Einstein, tu sais où est Doc, vieux frère ? Hein ?
Don ? Marty, tu as pu venir ? Oui.
Tu vas assister à ma toute nouvelle expérience, la plus importante de ma
vie, le couronnement de toute ma carrière.
On dirait une DeLorean, non ? Qu'est-ce que vous lui avez fait ? Toutes les
questions recevront une réponse. Film, et on commence.
Doc, vous vous êtes déguisé en cosmonaute ? Ce n'est pas le moment, on
n'a pas le temps. Allez ! Ça y est, je suis prêt.
Mesdames, messieurs, je me présente, Emmett Brown. Je me trouve sur le
parking de la promenade des Deux-Pins. Nous sommes le 26 octobre 1985 et il est
1h18 du matin.
Expérience temporelle numéro 1.
Viens ici, Einstein.
En voiture.
C'est bien ça.
Allez, hop.
Assieds-toi.
Attache ta ceinture.
Voilà.
Tiens, approche-toi. Voilà, voilà.
Vous pouvez constater que le chrono d'Einstein... Elle est parfaitement
synchronisée avec le mien.
C'est bon ? Oui, ça y est.
Bien.
Bon voyage, Einstein.
Attention à ta tête.
Et ce truc-là, ça sert à télécommander la voiture ? Attends, regarde.
Ah oui, oh pardon.
Ça y est.
Ça alors.
Pas moi, la voiture !
Si
mes
calculs sont exacts, lorsque ce petit bolide atteindra 88 miles à l'heure,
attends-toi à voir quelque chose qui décoiffe.
C'est pas vrai ? Mais regardez ce que vous avez fait, vous avez désintégré
Einstein. Mais calme, voyons, je n'ai rien désintégré du tout. Je peux t
'assurer que les structures moléculaires d'Einstein et de la voiture sont
intactes.
Intactes ? Mais merde, où sont-ils ? Tu devrais plutôt demander, mais merde,
quand sont-ils ? Tu vois, Einstein vient de devenir le premier être vivant à
voyager dans le temps.
Je l'ai envoyé dans notre futile...
minutes en avant dans le futur, pour être exact. Et par conséquent, à 1 heure
21 minutes et 0 secondes, nous allons le rejoindre, lui et la machine à voyager
dans le temps.
Attendez un peu, Doc. Est-ce que j'ai bien entendu ? Vous dites que vous avez
fabriqué une machine à voyager dans le temps ? À partir d'une DeLorean ? Faut
voir grand dans la vie. Quitte à voyager à travers le temps au volant d'une
voiture, autant choisir une qui est de la gueule.
Par ailleurs, la carrosserie est en acier inoxydable, la dispersion des
flux...
Qu'est-ce qui se passe ? C'est chaud ? C'est froid, extrêmement froid.
Einstein, petite crapule.
La montre d'Einstein a exactement une minute de retard sur la mienne et elle
ne s'est pas arrêtée.
Il va bien ? Bien sûr.
Et il ne s'est absolument pas rendu compte de ce qui s'est passé. En ce qui
le concerne, le voyage a été instantané. Ce qui fait que sa montre indique une
minute de moins que la mienne. Il a fait un bond d'une minute en avant et il est
arrivé immédiatement à l'instant où nous sommes. Allez, viens. Je te fais voir
comment ça marche. D'accord.
D'abord, il faut mettre en marche les circuits temporaires.
Ce cadran te dit où tu vas, celui-ci où tu te trouves, et celui-là te dit d'où
tu es parti.
Tu programmes l'instant exact où tu veux aller sur ce clavier. Disons que tu as
envie de voir la signature de la déclaration d'indépendance.
Regarde.
Ou alors d'assister à la naissance des cris.
Et vraiment, date essentielle dans l'histoire de la science, le 5 novembre
1955.
Mais oui, bien sûr, le 5 novembre 1955.
Je ne comprends pas, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est ce jour-là que j'ai
inventé le voyage à travers le temps.
Je m'en souviens comme si c'était hier. J'étais debout sur la cuvette des
toilettes, j'accrochais une horloge, la faïence était mouillée, j'ai fait un vol
plané et ma tête a heurté la chasse d'eau. En revenant à moi, j'ai eu une
révélation, une vision.
J'ai vu une image, l'image de ceci.
C'est ça qui permet de voyager à travers le temps.
Le convecteur d'un...
Le convecteur temporel ? Il m'a fallu 30 ans et tout mon héritage pour
matérialiser la vision que j'ai eue ce jour-là.
Mon Dieu, tout ce temps déjà.
Évidemment, le coin a drôlement changé.
Je me souviens de l'époque où, à perte de vue, on ne voyait que des champs
cultivés.
C'est le vieux Peabody qui possédait toutes les terres.
Son idée fixe, c'était de faire pousser des pins ici.
Oh, ça alors, c'est super dément, Doc, c'est génial.
Ça consomme de l'essence ordinaire ou du super ? Ni l'un ni l'autre. Il faut un
carburant qui ait plus de pêche, du plutonium.
Du plutonium ? Mais vous plaisantez. Vous êtes en train de me dire que ce
truc-là est nucléaire.
Hé, tourne, continue à tourner.
Non, non, non, ce truc-là est électrique. Mais il faut une réaction
nucléaire afin de produire les 2,21 gigawatts d'électricité nécessaire.
Doc, je vous vois assez mal entrer dans une droguerie et demander du plutonium.
Vous ne l'auriez pas fauché ?
Oui, bien sûr, à un groupe d'extrémistes libyens. Ils voulaient que je leur
fabrique une bombe, alors j'ai gardé leur plutonium et je leur ai refilé un
joli boîtier de bombes rempli de belles pièces de flippers.
Viens, je vais te donner une combinaison anti-radiation. Il faut qu'on s'arrache.
C'est entièrement gainé de plomb, il n'y a plus rien à craindre.
Ne perds pas cette cassette vidéo.
J'en ai besoin pour mes archives.
On va mettre ça ici.
Et voilà.
Oh, j'allais oublier mes bagages.
Ils n'ont peut-être pas de caleçon 100% coton dans le futur.
Et je suis allergique à tous les synthétiques.
Le futur ? C'est là que vous allez ? Exact.
25 ans en avant, j'ai toujours rêvé de connaître le futur, de voir comment le
monde change, voir les progrès de l'humanité.
Ouais, pourquoi pas.
Rends-toi compte, je pourrais connaître tous les numéros gagnants du loto pour
les 25 ans à venir.
Doc ? Passez me voir quand vous serez là-bas.
D'accord, j'y penserai.
Moteur.
Moi, le docteur Emmett Brown, je me prépare à embarquer pour un voyage
historique.
Ah, mais où est-il dans la terre ? Je l'ai oublié de prendre des réserves de
plutonium. Je ne sais pas comment je serai revenu. Il faut une pastille pour
chaque voyage. Il faut que je sois un peu moins distrait.
Qu'est-ce qu'il y a, Einstein ?
Oh,
mon Dieu ! Et moi qui pensais les avoir semés, ils m'ont retrouvé.
Sauve-toi, les voilà !
Qui, mais qui ? Tu te fines pas ! Les Libyens !
Oh, merde !
Je vais créer une diversion !
Vas-y, bon sang, bon !
On va voir si ces fumiers s'accrochent encore à 90 !
Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que c'est pas ? Ça a l'air d'être un avion.
Mais ça n'a pas d'aile.
Non, c'est pas un avion, ça.
Regarde.
Excusez-moi.
Désolé d'avoir abîmé la grange.
C'est un mutant ! Il a déjà pris forme humaine ! Descends-le ! Oh, c'est un
bougre de sale père de mutant !
Oh, mon Dieu ! Saleté de marchand ! Il a tué un de mes frères
! Bon, allez, du calme, McFly. On se
calme, on se ressaisit. Tu es en train de rêver. Et c'est seulement un rêve. Un
rêve qui a l'air très, très vrai.
Il faut absolument que vous m'aidiez. Ne t'arrête pas, José ! Accélez ! Ce n'est
pas vrai.
C'est fou, cette histoire.
Des marres ! Il ne manquait plus que ça.
Vide.
Merci à tous.
Je dois rêver, c'est pas possible.
Qu'est-ce qui t'est arrivé ? T'es tombé d'un bateau ? Quoi ? Qu'est-ce que tu
fais avec un gilet de sauvetage ? Est-ce que je peux
passer un coup de fil ? Vas-y, c'est par là.
Brown.
Super, il est vivant.
Petit croche.
Est-ce que vous savez où se trouve la rue Riverside ? T'as l'intention de
boire quelque chose ? Oui, je voudrais un Ginny.
Ginny sans bouillir ? Tu t'es trompé de porte, la drogueriste à côté.
Donnez-moi un Pepsi régime.
Si tu fais un régime, ne bois pas de Pepsi.
Bon, alors donnez-moi n'importe quoi pourvu que ce soit sans sucre.
Quelque chose sans sucre.
Mais c'est McFly ! Mais qu'est-ce que tu fous ici ?
Pif ! C'est à toi que je pars des tours, McFlan, espèce de crème anglaise ! Oh,
salut, Biff. Salut, les gars. Ça va ? Alors, McFly, t'as fait ma rédac ? C'est
-à-dire que je me suis dit que puisqu'on ne devait pas la rendre... Allô ?
Alors, il n'y a personne au bout du fil. Faut réfléchir, Manfly, faut réfléchir.
Oui, d'accord.
Il est le temps qu'il me faut pour la recopier.
Mais est-ce que tu te rends compte de ce qui se passerait si je rendais ma
rédaction avec ton écriture ? Mais je serais viré du lycée, moi.
Ce serait pas ce que tu cherches à faire, par hasard.
C'est pas ce que tu veux ? Mais on s'en vient sûr que non, Biff. Qu'est-ce qu'il
peut penser des choses pareilles ? Tu veux ma photo, banane ? Hé, Biff, t'as
vu ce gugu s'il se trimballe avec sa bouée ? Couillon à la truite de se
noyer. Hé, pars-moi plutôt de ma rédac'.
Ah oui, Biff, c'est-à-dire, je travaillerai cette nuit pour la finir et
je te la porterai demain matin à la première heure.
Et ne te prennes pas aux horreurs. Le dimanche, je dors tard. Oh, t'as vu
McFly, ton latin des fêtes ? C'est pas vrai, t'es toujours aussi fort, McFly.
Écoute, t'en vas plus jamais ici, t'entends ? D'accord.
Au revoir, les copains.
Vous êtes George McFly ? Oui, et vous, vous êtes qui ? Dis, pourquoi est-ce que
tu te laisses mener par le bout du nez par ces voyous ? Ils sont plus costauds
que moi. Garde la tête haute, mon vieux, et un peu de respect pour toi-même.
Si tu laisses les gens te marcher sur les pieds maintenant, ils te marcheront
sur les pieds tout le reste de ta vie.
Regarde-moi, est-ce que tu crois que je vais passer toute ma vie dans ce boui
-boui ? Attention, Denis. Moi,
je vais arriver à quelque chose.
J'irai au cours du soir, et un jour, je deviendrai quelqu'un d'important.
Ça, c'est vrai, il va devenir maire. Et si ça, je vais être...
Maire ! Bravo, c'est une idée de génie.
Je vais me présenter à la mairie.
Un noir à la mairie, c'est pas de mal à dire. Attendez, monsieur Caruthère. Vous
verrez, je deviendrai maire et je serai l'homme le plus puissant de Hill Valley.
Et vous verrez la ville, comment je vais la nettoyer. C'est ça. En attendant,
commence par balayer.
Le maire Goldie Wilson.
Ça sonne drôlement bien, dis donc.
Tu n'es pas vrai, papa est un voyeur.
Papa !
Il
y a encore
un de ces jeunes qui s'est jeté sur ma...
Allez, viens, aide-moi à le transporter à la maison.
Maman, c'est toi ? Doucement, calme-toi.
Tu as dormi presque neuf heures.
Oh oui, quel horrible cauchemar.
J'ai rêvé que je...
Je voyageais dans le passé. C'était affreux.
C'est fini.
Il n'y a plus rien à craindre. Nous voilà revenus en cette bonne vieille
année 1955.
En 1955 ? Vous
êtes ma... Vous êtes ma... Je m'appelle Lorraine.
Lorraine Baines ? Eh oui ! Mais vous... Vous êtes si...
Vous êtes si... mince. Pierre, du calme, vous avez une énorme bosse sur la tête.
Où est mon pantalon ? Je l'ai mis là, sur mon journal intime.
Vous le savez, Pierre, c'est le premier slipmove que je vois.
Pierre, mais pourquoi vous m'appelez toujours Pierre ? C'est bien votre nom,
Pierre Cardin.
C'est marqué partout sur vos sous-vêtements.
Votre surnom, ça doit être Pierrot.
Non, tout le monde... m'appelle Marty.
Ravi de faire votre connaissance, Pierre.
Marty... Cardin.
Ça vous gêne pas si je me sois ici ? Oh non ! Pas du tout, non.
Non, c'est bien.
Oui.
Vous avez vu l'énorme bleu, là ? Lorraine, tu es là-haut ? Oh, mon Dieu,
c'est ma mère.
Vite.
Remettez votre pantalon.
Dites-moi, ça fait longtemps que vous avez débarqué ? Pardon ?
C'est sûr que vous êtes marin. C'est pour ça que vous portez un gilet de
sauvetage. Je suis garde-côte.
Sam, regarde, si le petit jeune homme que tu as renversé avec l'auto, Dieu
soit loué, il n'a rien. Qu'est-ce que vous fichez au milieu de la rue, un
garçon de votre âge ? Attention à ce qu'il dit. Il doit être de mauvaise
humeur. Sam, arrête de tripoter cet appareil et viens tape, tu veux.
Bon, alors, Lorraine, vous connaissez déjà.
Ça,
c'est Sally.
Lui, c'est Toby.
Et là-bas dans son parc, c'est notre petit Joey.
Alors, c'est toi, mon oncle Joey.
Faudrait mieux t'habituer à ces barons, tonton.
Mais oui, Joey. Il adore quand on le met dans son petit parc.
Il pique des colères dès qu'on veut le faire sortir, alors on le laisse dedans
tout le temps. Mon petit Marty, j'espère que vous aimez les boulettes. Je ne
voudrais pas vous déranger.
Allez-vous là, Marty.
Ça m'arrête de tripoter ce poste. Je te dis, viens te mettre à table avec nous.
Et en plus, ça roule.
On va pouvoir regarder Jackie glissonne pendant qu'on mange.
C'est notre premier poste de télévision.
Papa nous a fait la surprise.
Vous avez la télévision ? Ben oui, même que... on en a deux.
Wow ! Tu dois être drôlement riche.
Voyons, il dit ça pour te taquiner, chérie, mais personne n'a deux postes de
télévision.
Hé ! Hé, j'ai déjà vu cet épisode. C'est super connu, c'est un classique. C'est
celui où Ralph se déguise en habitant de la planète Mars.
Comment tu l'as déjà vu ? C'est l'émission d'aujourd'hui ? Ben oui, je l
'ai vu en rediffusion.
Et c'est quoi une rediffusion ? Tu le sauras bien assez tôt.
C'est curieux, vous avez un air de famille avec je ne sais pas qui. Je ne
connais pas votre maman.
Oui, il est possible que vous la connaissiez.
Oh ben alors je vais lui passer un coup de téléphone. Moi je ne veux pas qu'elle
se fasse du souci.
Ah non, ça ne fera rien.
Enfin, c'est-à-dire qu'il n'y a personne à la maison.
Pas encore.
Ah.
Écoutez, vous savez où se trouve l'avenue Riverside, s'il vous plaît ? C
'est de l'autre côté de la ville, la première après Maple, dans le quartier.
Attendez, la première après Maple, c'est l'avenue John Kennedy.
Qui c'est ça, celui-là, John Kennedy ? Maman, comme les parents de Marty ne
sont pas là, peut-être on devrait le garder ici ce soir.
C'est vrai, après tout, papa a failli le tuer avec l'auto.
C'est vrai, Marty.
Je crois qu'il vaudrait mieux que vous passiez la nuit ici. Nous sommes un peu
responsables de vous. C'est-à-dire ? Je ne sais pas si... Il n'aura qu'à dormir
dans ma chambre.
Je dois m'en aller.
Je dois m'en aller. Je vous remercie beaucoup. C'était super. Vous avez été
très gentils. Au revoir et à plus tard.
Beaucoup plus tard.
Je le trouve assez mystérieux, ce garçon.
C'est un crétin.
Ça vient de son éducation, ça. Ses parents doivent être des crétins.
Je t'avertis, Lorraine, si jamais t'as un môme qui se conduit comme ça, t'es
plus ma fille.
Doc ? Ne dites pas un mot ! Doc ! Je ne veux pas savoir qui vous êtes. Je ne
veux rien savoir de vous. Écoutez-moi, Doc.
Doc, c'est moi. Ne dites rien du tout. Je vais joindre votre aide. Silence !
Je vais lire dans vos pensées.
Voyons, il n'y a pas longtemps que vous êtes ici et vous arrivez de très loin.
Oui, c'est ça. Laissez-moi te vider.
Vous voulez que je prenne un abonnement à la sélection de brillance digeste ?
Non ! Pas un mot, surtout pas un seul mot, allons ! Silence ! C'est une quête.
C'est ça que vous voulez, que je donne de l'argent ? À l'association des
jeunes, garde compte des iniquiteux.
Doc ! Je viens du futur.
Dans une machine à voyager dans le temps que vous avez inventé.
Maintenant, il faut que vous m'aidiez à repartir en 1985.
Mon Dieu ! Vous vous rendez compte de
ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ce diable d'engin ne fonctionne pas du
tout ! Il faut que vous m'aidiez. Vous êtes le seul qui sache faire marcher
votre machine à voyager dans le temps.
Une machine à voyager dans le temps ? Je n'ai jamais inventé une machine à
voyager dans le temps.
D'accord. Vous voulez des preuves ? Attendez.
Vous voyez mon permis de conduire. Il est valable jusqu'en 1987.
Regardez un peu ma date de naissance, bon sang.
Regardez, je ne suis même pas né.
Et regardez cette photo. Il y a mon frère, ma sœur et moi.
Regardez le switcher de ma sœur, Doc.
Il y a la date 1984.
C'est un mauvais montage photographique. Il manque le haut des cheveux de votre
frère.
Mais je vous dis la vérité, je vous le jure, il faut que vous me croyez.
Alors dites-moi, visiteur du futur.
Qui est président des États-Unis en 1985 ? Ronald Reagan.
Ronald Reagan, l'acteur.
Et qui est vice-président ? Jerry Lewis.
Vous allez sans doute me dire que Bette Davis est la première dame du pays. Et
John Wayne, ministre de la Défense, pendant que vous y êtes.
Écoutez-moi. J'ai eu mon compte dédié aussi pour la soirée. Bonne nuit,
visiteurs du futur. Non, non, attendez. Je sais, la bosse, la bosse que vous
avez sur le crâne, je sais comment c'est arrivé. Vous me l'avez raconté.
Vous étiez debout sur vos toilettes en train d'accrocher une horloge. Vous êtes
tombé et votre tête a heurté la chasse d'eau. Et c'est en vous relevant qui
vous est venue l'idée de construire le convecteur temporel qui rend le voyage
dans le temps possible.
Il y avait quelque chose qui n'allait pas dans le démarreur.
Alors je l'ai caché.
Ici.
Dans les toilettes, j'ai dessiné ça.
Le convecteur temporel.
J'ai enfin réussi à inventer quelque chose qui marche.
Ça, pour marcher, ça marche.
On va la ramener en cachette dans mon laboratoire.
Je peux te faire rentrer chez toi, Marty.
Bon, Doc, ça y est.
Non, non, non, pas maintenant. Je t'expliquerai ça tout à l'heure. C'est
pas le moment. Mais c'est moi.
Ça alors, je ressemble à un vieillard. Je me présente, Dr Emmett Brown. Je me
trouve sur le parking de la... Dieu merci, j'ai encore mes cheveux.
Qu'est-ce que j'ai sur le dos ?
Ah, ça c'est une combinaison anti-radiation. Une combinaison anti
-radiation ? Ah oui, c'est pour les retombées radioactives des guerres
atomiques.
Mais ça, c'est vraiment surprenant.
Un studio portatif de télévision.
Je comprends que vous soyez obligé d'avoir un acteur comme président, il
faut qu'il passe bien à la télévision.
Voilà, j'ai dit, c'est juste après.
Non, non, non, ça marche à l'électricité, mais il faut une réaction
nucléaire pour générer les 2,21 gigawatts d'électricité. Qu'est-ce que j
'ai dit là ? Le convecteur temporel...
Ça marche à l'électricité, mais il faut une réaction nucléaire pour générer les
2,21 gigawatts d'électricité. 2,21 gigawatts ? 2,21
gigawatts ? Mon Dieu !
Mais en fait, c'est quoi, un gigawatt ? Je devais être complètement
dans les nuages.
2,21 gigawatts. Comment puis-je générer une puissance pareille, monsieur Edison
? C'est impossible, je n'y arriverai pas. Mais donc, écoutez, c'est rien.
Tout ce qu'il faut, c'est un peu de plutonium.
Je peux bien croire qu'en 1985, on trouve du plutonium chez le droguiste du
coin. Mais en 1955, ça me paraît plus dur à se procurer. Marty, j'ai comme la
terrible impression que tu es coincé ici.
Quoi ? Mais comment ça, coincé ici ? Je ne peux pas rester ici. J'ai une vie à
moi en 1985.
J'ai une copine.
Elle est mignonne ? Oui, elle est super belle. Elle est complètement folle de
moi. Regardez ça.
Regardez ce qu'elle m'a écrit.
Ça veut tout dire, non ? Doc, vous êtes mon seul espoir.
Pardon, Marty, mais la seule source d'énergie capable d'engendrer une
puissance de 2,21 gigawatts, c'est la foudre et rien d'autre.
Qu'est-ce que vous avez dit ? La foudre, elle est claire.
Malheureusement, on ne peut jamais savoir où et quand elle va tomber.
Mais si on le sait.
C'est ça la réponse.
C'est écrit ici.
La foudre va s'abattre sur l'horloge de l'hôtel de ville à 10h04 dans la nuit de
samedi prochain.
Si on pouvait trouver un moyen de canaliser l'énergie de cet éclair, de l
'injecter dans le convecteur temporaire, ça risque de marcher.
Samedi dans la nuit, nous te renverrons vers le futur.
D'accord.
Samedi, c'est bien. Samedi, c'est très bien. Je vais passer une semaine en
1955. Je pourrais me balader. Vous me prévisitez. Marty, il n'en est pas
question. Tu ne dois absolument pas quitter cette maison. Il faut que tu ne
vois personne et que tu ne parles à personne. Si tu le faisais, ça pourrait
avoir de très graves répercussions sur le futur. Tu comprends ça ? Oui, oui,
bien sûr. D'accord.
Marty, tu n'es entré en contact avec personne aujourd'hui à part moi.
Enfin,
il se peut que je sois tombé par hasard sur mes parents.
Nom de Dieu ! Fais-moi voir la photographie de ton frère.
C'est ça, je m'en doutais. Mon hypothèse se vérifie. Regarde ton frère.
Sa tête a disparu, comme si elle avait été effacée.
Effacée de la réalité.
Mais ils ont tout nettoyé ici. Ça a l'air neuf.
Bon, récapitulons. Selon ma théorie, ton intervention a empêché tes parents de se
rencontrer. Et s'ils ne se rencontrent pas, ils ne tombent pas amoureux. Et s
'ils ne se marient pas, ils n'ont pas d'enfant. C'est pour ça que ton frère
est en train de disparaître de la photo.
Ensuite, ce sera le tour de ta sœur. Et avant que tu ne répares les dégâts, tu
seras le suivant.
C'est pas le pied.
Non, ça commence par la tête, je te dis.
Et lequel, ton papa ? C'est lui, là-bas.
Ça va ? Ça va, les gars ? C'est trop haut.
Bravo, c'est malin.
À mon avis, tu as été adopté.
Je crois
qu
'elle a voulu le protéger parce que son père l'avait renversé avec l'auto.
Mais c'est moi qui l'a renversé.
C'est l'effet Florence Nightingale. Ça arrive dans les hôpitaux, l'infirmière
tombe amoureuse du malade.
Allez, vas-y, mon petit.
C'est malin, c'est malin. Hé, Georges, ça va, vieux ? J'ai passé la journée à
te chercher partout.
Tu te souviens de moi ? Le gars qui t'a sauvé la vie dans la rue l'autre jour.
Oh, oui.
Bon, il y a une personne que je voudrais te présenter.
Lorraine ?
Je voudrais vous présenter mon vieil ami George McFly.
Bonjour. Je suis enchanté de faire votre connaissance.
Comment va votre tête ? Ça va, ça va.
Je me suis tellement inquiétée à votre sujet.
Vous êtes parti si vite l'autre soir, ça va ? Oui.
Allez-y, on est en retard. Excusez-moi, je vais y aller. Dépêche-toi ! Ce
garçon, c'est un rêve.
Doc. Elle n'a même pas regardé une seule fois. C'est plus grave que je ne
pensais. Tout se passe comme si ta mère avait jeté son dévolu sur toi et non sur
ton père.
Attendez, doucement, Doc. Est-ce que vous essayez de me dire que ma mère, que
j'aurais un ticket avec ma mère ? Malheureusement.
Oh, dur, c'est pas le pied.
Encore ? Mais qu'est-ce que c'est que ces histoires de pieds ? Les pieds
seraient le point sensible des hommes du futur. C'est peut-être dû à un
accroissement de la pesanteur.
Quoi ? Si nous voulons qu'ils s'accoupent, il faut avant tout qu'ils
restent seuls ensemble.
Nous devons donc inciter ton père et ta mère à entrer en contact. Par exemple...
à la faveur d'une rencontre.
Vous voulez parler d'un rencard ? C'est ça. Oui, mais quel genre de rencard ?
Les jeunes dans les années 50, qu'est-ce qu'ils font pour s'amuser ? Ce sont tes
parents, tu dois bien savoir ce qui leur plaît.
Quelles sont leurs affinités ? Qu'est-ce qu'ils aiment faire quand ils sont
ensemble ? Rien du tout.
Regarde, on annonce un grand rituel rythmique pour samedi. Mais oui, bien
sûr, c'est la féerie d'ensemble des sirènes. Ils doivent y aller tous les
deux. C'est là qu'ils se sont embrassés pour la première fois. Très bien, dans
ce cas...
Tu ne quittes pas ton père d'une semelle et tu fais en sorte qu'il l'invite à ce
bal.
Georges, alors ça vous ? Tu te rappelles la fille que je t'ai présentée l'autre
jour ? Lorraine ?
Qu'est-ce que tu écris là ?
Des récits.
J'écris des récits de science-fiction qui parlent de visiteurs qui viennent
sur Terre en provenance d'autres planètes.
Ça alors, tu charries. J'ignorais totalement que tu avais une activité
créative. Tu me fais lire ? Non, non, non.
Je n'ai jamais, jamais laissé personne lire mes récits.
Pourquoi ? Imagine qu'on trouve ça nul. Imagine qu'on me dise que vous décrivez
ces héros.
Ça doit être assez difficile à comprendre, ce genre de réaction.
Ah non, ce n'est pas difficile du tout.
Ah, au fait, j'allais oublier.
Tu sais, Lorraine, tu lui plais beaucoup.
Elle m'a même dit de te dire qu'elle aimerait que tu sois son cavalier à la
féerie d'ensemble des sirènes.
Ah oui ? Si je te le dis, tout ce que tu as à faire, c'est te lever et aller l
'inviter.
Quoi ? Maintenant, ici, dans la cafétéria ? Mais si elle me dit non, je
ne crois pas que je supporterais de me sentir rejeté.
En plus de ça, je crois qu'elle préfère y aller avec quelqu'un d'autre.
Euh, qui ça ? Biff.
Allez, allez, ça va, fais pas de manière.
C'est moi, tranquille.
Toi, t'en as envie, tu le sais très bien.
Avoue que t'as envie, je m'occupe de toi.
Vous allez la boucler, gros porc. Je ne suis pas celle que vous croyez.
Ouais, peut-être bien que tu l'es, que tu le sais pas encore.
Je vous interdis de me toucher avec vos sales pattes. T'as entendu ? Elle s
'interdit de la toucher avec ses sales pattes.
Euh, s'il te plaît.
De quoi tu te mets le banane ? Quand on cherche...
Puisque
tu es nouveau ici, je vais être gentil avec toi.
Cette fois-ci, tu vas faire comme dans l'infanterie, tu tires ailleurs.
George, George ! Mais qu'est-ce que t'as à me dire tout le temps ? Écoute,
George, c'est vrai ce que je te dis. Il faut absolument que tu invites Lorraine
à ce bal. Sans quoi je vais le regretter tout le reste de ma vie. Comment veux-tu
que j'aille au bal ? Il y a mon feuilleton préféré qui passe à la
télévision, le petit théâtre de la science-fiction. Oui, mais George,
Lorraine veut que ce soit toi qui l'invite. Alors ne la laisse pas tomber.
Écoute, je ne me sens pas prêt à inviter Lorraine à cette soirée dansante.
Et ni toi !
ni aucun autre habitant de cette planète ne me fera changer d'avis.
Qui êtes-vous ?
Silence,
Terriens.
Mon nom est Dark Vador.
Je suis un extraterrestre de la planète Vulcain.
Marty ! Marty !
Marty ! Salut, George. Ça boume ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ? On t'a pas
vu de la matinée ? J'ai trop dormi.
Écoute, j'ai un très gros problème. Je voudrais inviter Lorraine, mais je n'ai
aucune idée de ce qu'il faut faire.
Surtout pas de panique, elle est au café en face.
Donne. Tu vas ouvrir.
Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis, George ? Hier soir.
Dark Vador est venu sortir de la planète Vulcan et il m'a dit que si je n
'invitais pas Lorraine, il ferait fondre ma cervelle. Bon, oui, écoute, il vaut
mieux que cette histoire de cervelle fondue reste un secret entre nous, d
'accord ? Ah, ouais, ouais. Super, ça va.
Bon, regarde, elle est assise là, tu la vois ? Tu entres et tu l'invites.
Oh là là, mais qu'est-ce que je vais lui dire, moi ? Je sais pas, tu lui dis ce
que tu veux.
Sois naturel, dis-lui la première chose qui te passe par la tête.
Il n'y a absolument rien qui me passe par la tête. Pense que t'es nouille, c
'est à se demander comment je suis venu au monde. Quoi ? Quoi ? Rien, rien, rien
du tout, je réfléchissais.
Voyons.
Dis-lui que le destin vous a réunis. Dis-lui qu'elle est la plus belle fille
que t'aies jamais vue de toute ta vie.
Les filles adorent ce genre de baratin.
Qu'est-ce que tu fais ? Je prends des notes. J'ai rudement bien trouvé. D
'accord, c'est ça.
Bon, allez, on y va.
Arrange-toi un peu. Oh oui.
Le festin m'a réuni à vous.
Quoi ? Je vous l'ai dit, c'est... C'est... Mais dites-moi,
on s'est peut-être vu quelque part.
Oui.
Oui, c'est moi, George.
George McFly.
Je vous ai dessiné.
Non, je veux dire... Destiné.
Je croyais t'avoir dit de plus remettre les pieds ici.
Tu sais que ça va te coûter, t'es.
Allez, combien t'as de pognon sur toi ? Combien tu veux, bif.
Très bien, morpion.
Fais un peu, bif. Qu'est-ce que c'est que ça ?
C'est Pierre Cardin.
Oh mon Dieu, c'est sublime.
Hé, petit, petit.
Attends, attends.
Attends, arrête. Arrête, je vais voir.
Je le rends tout de suite, d'accord ? Il est là.
Regarde ce qu'il fait avec nos jaillons.
On va ça alors. Regarde un peu ce qu'il fait.
Attends, plus l'heure.
Ça déroulera.
Oh,
c'est absolument timide !
Est-ce que tu fais...
C'est toi, Marty ? Je ne t'avais pas entendu entrer.
Quelle merveilleuse invention, cette caméra vidéo.
Vous savez, Doc, je ne vous ai pas tout dit sur la fameuse nuit où nous avons
fait cet enjeu. Non, Marty, je ne veux pas savoir. Il ne faut jamais connaître
son destin.
Ce qui serait grave, c'est que tu me dévoiles mon avenir. Ça risquerait de
mettre ma vie en danger, comme tu as mis en danger la tienne.
Vous avez raison. D'accord.
Et maintenant, je vais te faire voir comment j'ai organisé ton départ.
Ne fais pas attention à l'aspect rudimentaire de cette maquette. Je n'ai
pas eu le temps de la faire à l'échelle ni de la peindre.
Oh, elle est très bien. Merci, tu es gentil.
Alors, voilà.
Nous fixons un câble électrique de type industriel au sommet de l'hôtel de
ville. Et nous le suspendons au-dessus de la rue entre ces deux réverbères.
Auparavant, nous avons équipé la machine à voyager dans le temps d'une perche et
d'un crochet directement reliés au convecteur temporel.
À l'instant T, calculé à la seconde près.
Tu lances le moteur, tu démarres de l'autre bout de la rue et tu fonces pour
atteindre les 80 millimals à l'heure à la hauteur du câble.
Si on en croit le tract de samedi soir à 10h04 très précise, un éclair devrait
atteindre le sommet de l'hôtel de ville et électrifier le câble à l'instant
précis où le crochet fera contact, projetant ainsi 2,21 gigawatts dans le
convecteur temporel. Et te voilà reparti en 1985.
Maintenant, regarde bien.
Tu remontes la voiture et tu la libères.
Et c'est moi qui simulerai l'éclair.
Maintenant, je suis complètement rassuré, Doc.
Ne t'en fais pas. Je me charge de l'éclair et toi, tu n'as qu'à te charger
de ton papa.
À propos, comment ça s'est passé aujourd'hui ? L'invité ? Oh, oui, oui,
je crois.
Et qu'est-ce qu'elle a dit ?
C
'est ta maman ! Elle t'a filé jusqu'ici ! Vite, aide-moi à couvrir la machine !
Marty, Pierre, Marty.
Lorraine, comment vous avez su que j'étais ici ? Je vous ai suivi.
Je vous présente mon doc, mon oncle, Doc Brown.
Enchantée.
Marty, vous allez peut-être me trouver un peu audacieuse, mais le fait est que
je me demandais si...
Si vous accepteriez d'être mon cavalier, à la féerie dansant des sirènes samedi
soir.
Vous voulez dire que personne ne vous a invité ? Non, pas pour
le moment.
Je pensais que... Et George ? George McFly ? Il
est... C'est un très gentil garçon, mais il n'est... Enfin...
J'ai toujours pensé qu'un homme doit être fort.
Il doit être capable de se défendre et de protéger la femme qu'il aime.
Vous ne croyez pas ? Oui.
Je ne comprends rien à ce que tu racontes.
Comment tu veux que j'aille au bal avec elle, puisque tu me dis qu'elle y va
avec toi ? Parce qu'elle tient vraiment à y aller avec toi.
Elle ne le sait pas encore, c'est tout. C'est pour ça qu'il faut lui montrer que
toi, George McFly, tu es un battant, un homme capable de se défendre, quelqu'un
de fort qui saura la protéger.
Oui, mais le problème, c'est que je ne me suis jamais battu de toute ma vie.
Écoute, tu ne seras pas obligé de te battre, papa.
Papa, papa, papi, papo.
Bon, il faut que tu voles à son secours. Est-ce que tu comprends ?
On reprend tout depuis le début. À 8h55, où est-ce que tu dois te trouver ? Je
dois me trouver au bal. Très bien. Et moi, je serai où ? Toi, tu seras dans la
voiture avec elle.
Parfait, c'est bien. Et vers 9h, elle sera furieuse contre moi.
Pourquoi elle sera furieuse contre toi ? Parce qu'une fille bien est furieuse en
général quand un garçon la sert d'un peu trop près.
Tu veux dire que tu vas lui toucher les... Non, non, Georges.
Écoute, je ferai semblant.
Alors, écoute... À 9 heures, tu viens faire un tour dans le parking.
Tu nous vois en train de lutter, dans la voiture.
Tu t'avances vers nous, tu ouvres la portière et c'est là que tu dis... Ton
texte, Georges ! Oh ! Eh,
connard ! Tire tes sales paluches de là ou je me fâche !
Vraiment, tu crois que je dois jurer ? Mais oui, absolument, Georges, putain,
jure ! Après, tu t'approches de moi, tu m'envoies direct dans l'estomac, je vais
au tapis pour le compte et Lorraine et toi vivrez heureux et vous aurez
beaucoup d'enfants. Comme ça, ça a l'air très facile.
Le seul problème, c'est que j'ai une de ces trouilles. Georges, enfin, il n'y a
pas de raison d'avoir la trouille. Essaie d'avoir un peu confiance en toi.
Tu sais, quand on veut très fort quelque chose, on finit toujours par y arriver.
J'ai sûr qu'il va y avoir un orage.
Vous savez, la météo n'a jamais su prédire le temps qui fera.
Alors l'avenir, vous pensez ? Je vais être triste quand tu seras parti.
Tu as complètement changé mon existence. Tu m'as montré le but à atteindre.
Ne serait-ce que le fait de savoir que je serai encore là en 1985, que mon
invention fonctionnera un jour, que j'arriverai à voyager à travers le
temps.
Ce ne sera pas facile d'attendre pendant 30 ans pour pouvoir discuter avec toi de
tout ce qui s'est passé depuis quelques jours.
Tu me manqueras beaucoup, Marty.
Vous me manquerez aussi.
Doc, en parlant de l'avenir... Non, Marty ! Nous nous étions bien mis d
'accord. Disposer d'informations sur le futur peut se révéler très dangereux. Et
même avec d'excellentes intentions, les effets en retour peuvent être
catastrophiques.
Tout ce que tu peux me dire sur l'avenir, je le découvrirai quand je
serai confronté à l'événement.
Cher docteur Brown, la nuit où je suis parti dans le passé, vous allez être
tué par des terroristes.
Je voudrais que vous preniez toutes les précautions nécessaires pour éviter ce
terrible désastre.
Votre ami.
Ne pas ouvrir avant 1985.
Bonsoir, Dr Brown.
Qu'est-ce que c'est que ce câble ? Oh, rien.
Je fais une petite expérience météo.
Qu'est-ce que vous avez là-dessous ? Ne touchez pas à ça. C'est un nouveau
modèle d'appareil pour prédire le temps.
Vous avez une autorisation ? Bien entendu que j'en ai une.
Attendez, je dois avoir ça quelque part.
Ça vous embête si on se gare dans le parking ? C'est une idée
sensationnelle. J'adore les parkings.
Marty, je vais bientôt avoir 18 ans. Je me suis déjà retrouvée dans un parking
avec un garçon.
Quoi ? Je vous trouve si nerveux. Quelque chose ne va pas ?
Lorraine, mais qu'est-ce que vous faites ? Je l'ai chipé dans la réserve à alcool
de la Vierge. Ah oui ? Eh bien, vous avez tort de boire. Et pourquoi ? Parce
que vous pourriez le regretter un jour ou l'autre.
Qu'est-ce que vous êtes vieux, je ne sais pas vrai.
Tous les gens qui sont dans le cou boivent.
Parce qu'en plus, vous fumez ? Marty, j'ai vraiment l'impression d'entendre ma
mère.
Faites une petite pause, mais patience, nous allons revenir. Donc, ne vous
éloignez pas trop.
Marty ? Pourquoi êtes-vous si nerveux ? Lorraine,
ça vous est déjà arrivé de...
De vous trouver dans une situation où vous savez que vous devez agir d'une
certaine manière et puis à l'instant de passer aux actes, de vous demander si
vous aurez assez de cran.
Oui, comme quand on est intimidé en allant à un premier rendez-vous. Oui, c
'est un peu ça.
Je crois que je vois exactement ce que vous voulez dire.
Vraiment.
Vous savez ce que je fais dans ces cas-là ? Non.
J'essaie de me détendre.
Ce n'est pas normal.
Je ne sais pas ce qu'il y a.
Mais quand je vous embrasse, c'est comme si j'embrassais mon propre frère.
Évidemment, c'est absurde.
Non, croyez-moi.
C'est parfaitement logique, au contraire.
Il y a quelqu'un qui vient.
À cause de toi, j'ai 300 billets de réparation sur ma voiture, sale fils de
pute. Je vais te foutre une de ces tannées.
Vous êtes soubif. Laissez-le tranquille.
Regardez ce qu'on trouve dans les voitures.
Non, non. Reste gentiment avec moi.
Espèce de salaud. Emmenez-le par là. J'en ai pas pour longtemps.
Allez.
Allez, laisse-toi faire, mais foutez le camp, vous n'êtes pas là pour voir un
célèbre ! Allez, venez ! Lâche-t-il ! On
va le boucler là-dedans.
Ça t'apprendra à me dépeigner.
Qu'est-ce que vous fichez autour de ma bagnole ? Eh, on t'a pas sonné,
Bamboula, mêle-toi de tes oignons.
Qui c'est que t'appelais Bamboula, espèce de cul terreux ? Eh, écoutez les
gars. On n'a pas envie d'avoir les salades avec des fumeurs de marihuana.
Ta mère t'appelle.
Mon lion. Hé,
où t'as mis tes clés ? Elles sont
dans le coffre.
Qu'est-ce que t'as dit ? Les clés sont dans le coffre.
Eh, connard ! Tire tes sales paluches de là ou je vais me... Je crois que tu t'es
trompé de voiture, McFly.
George, aidez-moi ! Tu tournes les talons, McFly, et tu vas voir là-bas si
j'y suis.
T'es sourd ou quoi, McFly ? Ferme cette portière et fous le camp.
Non, Biff.
Tu vas la laisser tranquille.
Très bien, tu l'auras cherchée.
Faudra pas te plaindre.
Quand on me cherche, on me trouve.
C'est suffisant, le brut.
Voyons, vous allez lui casser le bras.
Lâchez-le.
Règle-moi un peu, s'il te plaît.
Je me suis ouvert la main.
À qui elles sont ? À moi.
Merci. Merci beaucoup.
Arrêtez, vous allez lui casser le bras.
Vivre.
Vivre. Je vous en prie, lâchez-le.
C'est George McFly.
Vous devez retourner là-bas, il faut que le bal continue.
Dis donc, vieux, t'as vu la main de Marvin ? Il va pas jouer avec cette
main. Et nous, sans lui, on va pas jouer non plus.
Vous pouvez pas faire ça. Il faut que tu joues, Marvin.
Tu vois, c'est maintenant qu'ils doivent s'embrasser pour la première fois sur la
piste de danse. Et sans musique, ils s'arrêteront de danser. S'ils s'arrêtent
de danser, ils s'embrasseront pas. Et s'ils s'embrassent pas, ils tomberont
pas amoureux et moi, je serai hors-jeu. On te dit qu'il est fini, le bal. À
moins que tu connaisses un type qui sache se servir d'une guitare.
Ceci est dédié à tous les amoureux.
George,
tu ne m'embrasses pas ? Je ne sais pas.
Du vent, McFly, chacun son tour.
Hé, petit, ça va ? Je n'arrive plus à jouer !
un morceau qui balance du tonnerre. Un morceau qui balance du tonnerre.
On y va?
D'accord.
On y va.
On va vous jouer un bon vieux rock.
Bien rétro.
Enfin, c'est-à-dire, là d'où je viens, c'est un vieux rock bien rétro.
Bon, attention les gars, c'est un riff de blues anti. Pour les changements,
vous me regardez et vous essayez de me suivre. D'accord ?
Hey Blanc, on m'a dit que t'avais le temps du bif, fais ton poil ! Georges,
tu vas te présenter comme chef de classe ?
Donc vous avez un Marwin Berry.
Il y a quelque temps, tu m'as dit que tu cherchais un son nouveau.
Bon, alors...
Je crois que vous n'êtes pas encore prêts pour ce genre de choses.
Par contre, vos gosses vont adorer ça.
Lorraine. Marty, c'était vraiment très intéressant, cette musique.
Vous savez, j'espère que ça ne vous fait rien, mais Zor, je viens de demander à
me raccompagner.
Super, c'est parfait, Lorraine.
J'avais comme un pressentiment pour vous deux. J'avais un pressentiment, moi
aussi.
Bon, je dois y aller, mais je voulais vous dire que ça a été vraiment très
instructif.
J'espère que nous aurons le plaisir de vous revoir.
Ça, je vous le garantis.
Marty, je te remercie beaucoup pour tous tes excellents conseils. Je ne les
oublierai jamais.
Et bravo, George.
Bon, je vous souhaite bonne chance.
Une dernière chose.
Si un jour vous avez des enfants, et que l'un d'eux, à l'âge de huit ans, met le
feu au tapis du salon sans le faire exprès,
allez-y mollo avec lui.
Promis.
Marty, c'est un si joli nom.
Qu'est-ce qu'il fait, merde ? Merde.
Merde, merde.
Tu es en retard.
C'est à croire que tu n'as aucune notion du temps. Hé, j'avais pas le choix. Il a
fallu que je me change. J'allais pas repartir avec un costume des années 50.
Doc, vous savez, le paternel fait un tabac. Ça a marché. Il a étalé Biff d'un
seul coup de poing. Je n'en aurais jamais cru capable. Il n'avait jamais
tenu tête à Biff une seule fois dans sa vie.
Jamais ? Non, pourquoi vous demandez ça ? Pour rien.
Je vais régler l'heure de ta destination.
Ça, c'est l'heure à laquelle tu es parti.
Je te renvoie à la même heure, à la seconde près.
Comme si tu n'allais pas quitter ton époque.
Alors, j'ai peint une ligne blanche sur la chaussée à l'autre bout de la rue.
Tu démarres de là à toute vitesse. J'ai fait un calcul très précis de la
distance en tenant compte du coefficient d'accélération du véhicule et de l'effet
rétroactif de la résistance au vent à partir du moment où la poudre tombera. À
savoir maintenant, dans 13 exactement 7 minutes et 22 secondes. Bon, dès que le
réveil sonne, tu mets les gants. Ça marche.
Je crois qu'on s'est tout dit.
Merci.
Merci à toi.
Rendez-vous dans 30 ans.
Je l'espère.
Ne te fais pas de soucis.
Pourvu que le crochet entre en contact avec le câble à la vitesse de 88 miles
par heure, à l'instant précis où l'éclair s'abat sur l'horloge.
Tout marchera comme sur des rouleaux.
Parfait.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Vous le saurez dans 30 ans ! Tu me parles du futur, c'est ça ! Ce sont des
renseignements sur mon avis ! Mais c'est important ! Je croyais t'avoir prévenu,
petit ! Je t'ai dit que les conséquences peuvent être catastrophiques ! C'est un
risque à courir, il n'y a rien d'autre à faire, Doc ! Votre vie en dépend, vous
devez lire cette lettre ! Non ! Je refuse d'assumer cette responsabilité !
Dans ce cas, je vais vous le dire maintenant ! Trompe !
Et on doute deux !
Je grimpe là-haut et je vais t'envoyer la corde ! J'y vais !
Doc, pourquoi il a fallu que vous déchiriez cette lettre ? Si j'avais un
peu de temps devant moi... Je suis bête.
J'ai tout le temps qu'il me faut. Elle sert à voyager dans le temps. Cette
machine, je n'ai qu'à rentrer un peu en avance et je pourrais l'avertir.
Allons-y.
Dix minutes, ça devrait suffire.
Voyons. Circuit branché.
Convecteur temporel.
Temporisé. Je peux tourner l'odeur.
Ça va.
Oh non, non, c'est pas vrai.
Tu vas pas me faire ça. Allez, débarque.
Dis bon sang, qu'est-ce que t'as de temps pour démarrer ? S'il te plaît, s
'il te plaît, tu vas démarrer ?
Encore un ivrogne au volant.
Génial.
Red. C'est génial. Tout est génial.
1h24. J'ai encore le temps.
J'arrive, Mark.
Oh non.
Ça recommence.
Allez, démarre.
Vite.
Écriture.
Mouah !
Vous êtes vivant ?
Un
gilet par balle ? Comment vous avez su ? Je n'ai jamais
réussi à vous en parler.
Mais alors, Doc, toutes ces histoires sur les risques de modifier le futur, le
continuum, espace-temps ? Ben, je me suis dit, on s'en bat là.
Vous allez loin dans le futur ? À environ 30 ans.
J'ai toujours aimé les chiffrons. Vous passerez me voir quand vous serez là
-bas. J'aurai à peu près 47 ans.
C'est promis.
Soyez prudent.
Toi aussi.
Bon. Salut, Einstein.
Oh, faites gaffe autour.
Ça secoue un peu.
T'en fais pas.
Si Paul m'appelle, tu lui dis que ce soir, je resterai plus tard à la
galerie. Je te signale que je ne suis pas ton répondeur téléphonique. Et d
'ailleurs, il y a un certain Greg ou Craig qui a téléphoné il y a environ un
quart d'heure. C'était lequel des deux ? Craig ou Greg ? Je n'en sais rien. Si je
devais retenir le nom de tous tes petits copains... Hé ! Mais qu'est-ce que c'est
que tout ça ? Un petit-déj.
Tu t'es encore endormi tout habillé ? Ah, ouais, mais... Toi, t'es tapé comme
un pape aujourd'hui.
Pourquoi ?
Je vais toujours un costume quand je vais au bureau.
Tu te sens bien ? Oui.
Il faudra qu'on fasse un match retour.
Un match retour ? Pourquoi ? Tu as triché ? Non.
Salut. Bonjour.
Papa. Maman.
Marty, est-ce que tu t'es connu la tête ? Tu m'as fait mal.
Vous êtes super chic.
Maman, ce que t'es mince.
Merci, c'est vraiment gentil.
Georges.
Bonjour, mon petit rêveur.
Bonjour, maman. Bonjour, maman. Ah, j'allais oublier, Marty. Jennifer Parker
a téléphoné. Je la trouve très bien, cette fille. Elle est tellement
délicieuse.
Alors, c'est ce soir le fameux rendez-vous ? Quoi ? Comment ? Vous
deviez camper sur le bord du lac, non ? Ça fait plus de deux semaines que tu m
'en parles.
Oui, maman, on en avait parlé, mais comment veux-tu que j'y aille ? La
voiture est bonne pour la casse. La casse ? Mais quand est-ce que c'est
arrivé ? Calmez-vous, je suis sûr que la voiture est en parfait état. Je suis
toujours le dernier averti de ce genre de choses.
Regardez, Biff est là-dehors en train de la stiquer.
Dis-donc, Biff, cette fois, le poli, je tue en passe. Deux coups, je comprends.
Une, ça ne suffit pas. Justement, je suis en train de passer la seconde. Non,
Biff, on ne me la fait pas.
Non, je m'excuse, monsieur McFly.
Non, ce que je voulais dire, c'est que j'allais commencer à passer la seconde
couche.
Ah, ce bif, quel phénomène. Il essaye toujours d'en faire le moins possible.
Déjà au lycée, il fallait que je le tienne à l'œil.
Quoique, s'il n'avait pas été là... Il ne saurait jamais tomber amoureux. C'est
vrai.
Monsieur McFly ! Monsieur McFly ! Regardez ce qui vient d'arriver. Oh,
bonjour, Marty. Ce doit être votre tout beau livre.
Oh, chéri.
Ton premier roman, coup de foudre dans l'espace.
Comme je ne faisais le dire. Quand on veut très fort quelque chose, on finit
toujours par y arriver.
Oh, Marty ! Tenez, voici vos clés.
Oh, je les ai astiquées à fond pour ce soir.
Mes clés ?
Vous
m'emmenez en balade, monsieur ? Jennifer !
Comme je suis content de te revoir.
Laisse-moi te regarder.
Marty, on dirait que tu ne m'as pas vu depuis une semaine.
Mais c'est vrai.
Ça va ? Est-ce que tout va bien ? Ah oui.
Tu parles si ça va.
Il faut que tu repartes avec moi.
Où ça ? Mais vers le futur.
Attendez un peu, qu'est-ce que vous faites, Doc ? Je fais le plein.
Allez, allez, monte, qu'est-ce que tu attends ? Non, non, non, Doc, je viens d
'arriver. Jennifer est là, alors on va faire un tour dans le 4x4. Je n'ai qu'à
l'emmener.
Ça la concerne elle aussi. Eh, pas si vite, mais de quoi vous parlez ? Mais qu
'est-ce qui nous arrive dans le futur ? On va devenir des vieux cons ou quelque
chose comme ça ? Non, non, non, non, non, Barty. Jennifer et toi, vous êtes
des gens très bien. Il s'agit de vos enfants.
Il faut qu'on fasse quelque chose pour vos enfants.
Eh, Doc, reculez un peu. La route est trop courte pour atteindre 88 miles à l
'heure. La route ? Là où on va, on n'a pas besoin de route.
Sous-titrage ST'
501
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