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C'est le parfum.
La série rose s'ouvre à vous.
Bonjour mon mari.
Qui ?
Qui est-ce ?
Pour qui chantes-tu ?
Pour qui cette coiffe au voile de soie blanche ?
Lequel est-ce ?
Mon mari, vous êtes fou.
Qui ?
Pour qui cette chanson obscène ?
Où se cache ta folle gaîté ?
Mon mari, de loin et de haut, j'y vois comme vous.
Manigance de femme.
Parle.
Sur la Sainte Bible, sur notre Sainte-Mère l'Église,
je vous jure que je ne pensais pas à mal.
Mais tu chantais un air profane.
Oui, mon mari.
Aux paroles malhonnêtes.
Oui.
Et donc tu péchais.
Oui.
Elle péchait.
Tu ne tireras pas la maison pendant sept jours et sept
nuits et tu prieras Dieu pour qu'Il te pardonne.
Le monstre.
En voilà qu'elle pleure.
Battre une femme à la voix si douce.
Ta maîtresse est aussi belle qu'on le dit.
Bien davantage.
Comment est sa peau ?
Blanche comme lait, douce comme l'herbe.
Sa toison ?
Un triangle de soie.
Je devrais me fâcher que tu penses à elle quand tu me besognes.
Tu m'en veux ?
Non.
Dame Bianca est la meilleure maîtresse du monde.
J'aimerais la voir heureuse.
Je serais même prête à l'aider, sinon.
Comment ?
Si je trouve, je te le dis.
Juré ?
Juré.
Je, je dois me lever à matines sonnantes.
Vous me faites mal.
Oh, pardonne-moi, mon petit oiseau.
Que tu me donnes du plaisir, mon petit poisson.
Ta bouche.
Simon.
La voilà.
La maîtresse a bien dormi ?
Maître Jean est un bien mauvais homme qui ne vous mérite pas.
À l'idée de cadenasser les volets, sa jalousie le fera crever.
Tais-toi.
Si on t'entendait ?
Attends, attends.
Sois patiente.
Je sais qu'elle regarde.
Elle est femme tout
comme moi.
Il f- il faut que la maîtresse voie ce que je fais.
Tu as une jolie bouche, Simon.
Tu sais t'en servir.
Ma femme, je dois sortir.
N'avez-vous pas honte ?
Je sais ce que je fais.
M'enfermer comme une criminelle, la belle action.
Je vais à votre honneur.
Au besoin, malgré vous.
Mon honneur ?
Faut-il que vous en manquiez
pour m'en prêter si peu ?
Nous pouvons mieux nous voir à présent.
Tu es belle, plus belle encore que je ne l'imaginais.
Donne-moi ta main.
Où est-il ?
Où est-il que je le tue ?
Sois maudit, nid de Béelzébuth.
Dégueulis, souillon !
La justice sera faite aujourd'hui même.
Pardonne-moi, mon rochignolé
Noël approche.
Le matin de la fête, si vous êtes d'accord, j'irais volontiers me confesser
et communier à l'église pour faire comme tous les chrétiens.
Mais quel péché as-tu commis que tu veuilles te confesser ?
Comment ça ?
Tu penses que je suis sainte parce que tu me tiens enfermée ?
Mais tu sais bien que je fais des péchés comme tout le monde.
Mais je ne te le dirai pas.
Tu n'es pas prêtre.
C'est un péché plus morne que tout.
Pio cela un sacrilège.
Non, vraiment, ma, ma conscience s'y refuse.
Mais la charité chrétienne m'impose d'endosser ce crime affreux.
Mais tu placeras les quatre petits cailloux sous ta langue.
Francesca, va quérir
le prêtre.
Je suis là, ma fille.
Madame, écoutez cette voix, elle ressemble à celle de votre époux.
Mon père, j'ai
péché.
Parle, ma fille.
Je suis infidèle à mon époux.
Je suis amoureuse d'un prêtre qui vient toutes les nuits partager mon lit.
Comment ça ?
Votre mari ne couche pas avec vous ?
Si, messire.
Alors, comment le prêtre peut-il coucher aussi dans votre lit ?
Je ne sais pas comment il s'y prend, messire, mais dans la maison, il n'y
a pas de porte si bien fermée qui ne s'ouvre dès qu'il la touche.
Et une fois arrivé devant celle de ma chambre, il prononce certaines paroles.
Elles ont pour effet d'endormir tout de suite mon mari.
Et quand le prêtre comprend qu'il dort, il ouvre
la porte, il entre et se met à côté de moi.
Ça ne manque jamais.
Madame, c'est un grand péché et vous devez
vous y soustraire à tout prix.
Messire, je ne pense pas que je puisse jamais y renoncer.
Je l'aime trop.
Alors, je ne peux vous donner l'absolution.
J'en suis marrie.
Je ne suis pas venue ici pour dire des mensonges.
Si je croyais pouvoir le faire, je vous le dirai.
Madame, vous m'entendez ?
Oui.
Votre mari a pris la garde devant la maison.
Ne te bouge pas.
Préviens-moi dès son retour.
Simon, tu peux venir.
Ah, ce qui me ravit,
c'est toi bien sûr.
Mais aussi que mon cher époux, récolte
le juste prix de ses soupçons.
Je m'avis qu'il ne viendra pas.
Non, je reste.
Il viendra.
Il vient chaque nuit.
Monsieur mon mari, le diable qui
prie tous les dimanches.
L'aube ne va
pas tarder,
pars.
Quand te reverrai-je ?
Chaque nuit où l'autre viendra.
L'autre ?
Bonjour mon mari.
Vous voilà levé tôt.
Vous avez le teint frais depuis que vous avez vu le prêtre.
Il a soulagé mon âme.
Je sais que il prie pour moi.
Je voudrais bien savoir qu'as-tu dit au prêtre le matin de ta confession ?
Votre question est malhonnête et hors de propos.
Drolesse, tu as beau faire.
Je sais ce que tu lui as dit.
Il faut absolument que j'apprenne qui est le prêtre dont tu es entichée et qui,
toutes les nuits, en marmonnant ses incantations, vient coucher dans ton lit.
Parle ou je te scie les veines.
Je ne suis amoureuse d'aucun prêtre.
Comment ?
Ce n'est pas ça que tu lui as dit à confesse ?
On te l'a rapporté et comment.
Ma parole, c'est à croire, au moins que tu y étais.
Mais bien sûr que je lui ai dit.
Alors dis-moi qui est ce prêtre.
Et vite.
Plus tu es sot et bête et moins j'ai du mérite.
Est-ce que tu crois, mon bon, que je suis aveugle des
yeux de la tête comme toi des yeux de l'esprit ?
Non, bien sûr.
En regardant, j'ai reconnu le prêtre qui me confessait.
C'était toi même.
J'ai eu l'idée de te donner ce que tu
cherchais et tu as été bien servi.
Je t'ai dit que le prêtre venait coucher toutes les nuits avec moi.
Et quand n'as-tu pas couché avec moi ?
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soixante-six, service de rencontre par téléphone
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