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Original subtitles

Tu t'en vas.

Au revoir.

Monsieur. Bonjour.

Bonjour. Je voudrais un pack, un pack, s'il vous plaît.

Vous allez bien ? Oui. Vous m'excusez une seconde ? A tout à l'heure.

Tu attends ton train pour traverser.

Voilà. Merci.

A demain. Au revoir.

Madame. Oui.

Bonjour, monsieur.

Bonjour. Bonjour, Sophie.

Vous allez bien ? Ça ne vous embête pas que je mette une annonce ? C'est mon

beau-frère qui m'a donné ça. Pas de problème, sur le panneau, si vous

trouvez encore ma place, évidemment.

Et puis c'est sinon les autres.

Merci. A bientôt.

Bonjour, madame.

Ça vous va super bien. C'est vrai ? Ah oui, j'aime bien. C'est pas trop court ?

Oh non, c'est pas trop court, non.

Bon, la frange, ça change. Oh bah tiens, si ça change, c'est bien, la frange.

Non, moi, j'aime bien.

Ah oui, ça fait plus bien que ça vous éclaire le visage.

Ah oui, c'est mignon. J'ai bien fait. Pas de regrets.

Ah non, pas de regrets.

C'est vrai, c'est mignon.

Je vous en prie.

Merci, merci, madame.

Bon, je reviens.

Ça vous va bien ? Ça vous va bien, moi.

On va manquer de baguettes.

Une minute.

Il n'a rien eu du tout.

Tant qu'à te voir.

Au revoir, monsieur.

Bonjour,

monsieur.

Bonjour, je vais vous prendre une... Donnez-moi une pimpolette.

32 000 euros, c'est bien quelque chose comme 200 000 francs, non ? Est-ce que

là, il y a une maison à vendre à la mer ? Une maison à vendre ? Qu'est-ce qui

met cette annonce ? Un habitué à montrer du bien tous les matins.

Il faudrait lui dire qu'il s'est planté dans son annonce. Il a oublié un zéro,

parce qu'une maison à vendre à la mer, c'est pas au concret.

Merci, au revoir, bonne journée. Au revoir, bonne journée.

Bonjour, excusez-moi de vous déranger. Je suis bien chez Mme Monziol.

Bonjour, madame. Je vous appelle à propos de l'annonce.

Oui.

Non, c'est pour le prix. C'est bien 32 000 euros qu'elle est à vendre, la

maison ?

C'est bien ? C'est vrai que vous avez des cheveux ? Eh oui.

Ah, ça donne super bien. C'est vrai, t'aimes bien ? Oui.

Un euro cinquante.

Un euro cinquante.

Il y en a un autre qui vous dit au revoir.

Alors, c'était pour plus de 300.

Si on arrive à louer les mois, on n'y va pas. Rien qu'avec le prix de l

'élocation, tu te rembourses le crédit.

Même hors saison, le mali, ça se met facilement 2 à 3 000 balles la semaine.

Alors t'imagines.

Et oui, si on n'arrive pas à louer ? Mais on arrivera toujours à louer.

C'est à 200 mètres de la mer, sur une île.

Une île ? Oui, c'est 40 minutes de bateau. T'as même pas besoin de

chercher, ça se loue tout seul.

Une île, et si les enfants tombent malades ? Mais non, écoute, arrête avec

ça. Il y a des bateaux toutes les heures.

Une île, c'est le rêve.

Mais moi, tu vois, les vacances chez ta mère, j'en ai un peu...

À la campagne, au bout d'un moment... Moi, c'est l'idée de la multipropriété,

tu vois, qui me... L'idée que c'est pas ta vraie maison, que c'est pas ta vraie

chambre, enfin quoi, que le jour où t'arrives, il y a quelqu'un qui a dormi

dans ton lit juste avant toi.

Attends, quand tu vas à l'hôtel, c'est la même chose, hein. Et puis quand

quelque chose t'appartient à toi toute seule et que tu le loues, c'est la même

chose aussi, je vois pour elle le problème.

On n'achète pas une maison qu'on n'a pas vue.

On sait pas dans quel état elle est, on sait pas s'il y a des problèmes de toit,

des fuites d'eau.

Mais elle a même pas 10 ans, cette maison, elle est toute neuve. T'as qu'à

appeler les autres coproprios,

Tu dors ? Elle te plaît ma nouvelle coupe ?

T'as pas l'air.

C'est drôle quand même que t'aies rien vu.

J'ai pas l'air.

Bonne nuit.

Il disait, j'ai eu un des copropriétaires au téléphone, il

travaille à Capet, avenue Parmentier.

J'ai rendez-vous avec lui dans un café.

Là, tout de suite ? Je n'en ai pas pour l'instant.

Corine, je dois faire une course.

D'accord.

Comme ça, vous ne connaissez pas du tout le Ventus ? Pas du tout.

Et la région non plus ? Non plus.

Enfin, mon mari un petit peu, parce qu'il est de la famille du côté de

Perpignan. Ce n'est pas la porte à côté, mais enfin, ce n'est pas très loin quand

même. On m'a dit que la côte, que la région était très jolie. Ah oui, très

très jolie chose à voir.

Très très jolie chose.

D'accord.

Et alors, la maison ? La maison, elle est très bien, la maison. C'est du neuf.

Tout fonctionne.

Les lits sont bons.

Et puis, on est dans une résidence.

C'est pas ouvert à n'importe qui.

On reste quand même entre nous.

D'accord.

Et pour les enfants ? Pour les enfants, je crois que pour les enfants, c'est

très bien. Moi, j'en ai pas, mais il y a beaucoup de familles avec enfants.

Je pourrais avoir un café, s'il vous plaît ?

Non, mais... Non, puis l'endroit est calme, quoi. Je veux dire... Personne n

'est là pour vous emmerder.

On reste entre amis. On fait ce qu'on veut.

Vous m'avez dit que votre mari était boulanger ? Oui, c'est ça.

C'est difficile comme métier, ça.

C'est-à-dire que c'est un métier où il ne faut pas avoir peur de compter ses

heures.

C'est clair.

Vous le savez très tôt aussi. Olivier se lève tous les jours à 3 heures.

Ce qui est bien quand on se lève tôt, c'est qu'on peut faire la sieste l'après

-midi, non ? Et oui.

Là, par exemple, à l'heure qu'il est.

Je suis sûr qu'il pique un petit roupillon.

Je suis sûr qu'il en écrase.

Oui.

T'es que petit pote.

Pote.

Pardon ? C'est quoi tes soumettements ? T'aimes la dentelle ? La tex ? T'aimes

quoi ? Ouais, écoutez... Ah, tu veux pas me dire ? T'es toute mousse, hein ? Mais

non, c'est pas ça du tout, non.

T'as pas de mal à dire 100% sur ça.

Tu veux pas me dire ?

Par exemple, tu veux savoir ce que je porte ? Non, ça ne m'intéresse pas du

tout. On pourrait aller à l'hôtel à côté.

C'est une heure de libre, on pourrait faire des choses.

Je pourrais t'attacher, je te serre le mal.

Ça allait bien, non ? Comme ça, ton mari ne serait pas tout seul à faire la

quête.

Oh, donnez-moi un glacier.

C'est froid.

Et le troisième proposé au téléphone.

Tu tombais sur une dame très gentille qui ne savait même pas que la

mademoiselle voulait vendre.

C'est très convivial, très familial. Les gens passent leur temps à s'inviter les

uns les autres, à organiser des apéros, tout ça.

Pour les enfants, il paraît que c'est le top.

T'as vu l'autre propriétaire, en fait ? Tu m'as dit qu'il bossait pas loin d

'ici.

Oui.

J'ai peur qu'on soit quand même faire une connerie.

T'as peur pour quoi ? T'as peur pour l'argent ? Oui, et puis...

Je sais pas, ça va vite.

Ouais, mais si on va pas vite, ça risque de nous passer sous le nez.

C'est là.

C'est pas de Bélier-Montpellier. Et hop là, tout en bas, là, t'as l'esprit.

Et si on passe par là, tu vois ? On peut très bien

passer devant ta mère.

Ou alors on se rend compte que...

Parce que je sens bien que ça tourne bête de ne pas passer voir ta mère.

On passera là voir ta mère.

Excusez ma tenue, je n'ai pas encore eu le temps de me changer.

Dix fois, j'ai dit à ma femme d'aller s'habiller.

Il n'y a rien à faire, c'est plus fort qu'elle. Elle est capable de se balader

comme ça jusqu'au soir.

Alors, bonjour, moi, c'est Paul. Sophie.

Olivier.

Oh, ben, écoute, ne reste pas comme ça. Donnez-moi vos manteaux. Mais avisez

-vous, parce qu'ici, il fait très chaud. On est obligés de monter le chauffage

tout le temps.

Colette trouve qu'il fait froid.

C'est vrai qu'il fait bon chez vous.

Ben, écoute, fais visiter la maison à madame.

Profites-en pour lui montrer aussi tes robes. Comme ça, tu en passeras une.

Et vous, je vous emmène à la cuisine. Je vais vous faire travailler.

Très bien.

Je vous emmène.

Oui, c'est par là.

J'ai fait du jidbo. Vous aimez la viande ? J'aime tout. Je ne suis pas compliqué.

De toute façon, il ne doit pas y avoir beaucoup de boulangers végétariens, non

? Je ne sais pas. En tout cas, moi, je ne reconnais pas.

Non, je vous dis ça parce que là-bas, au Ventu, il y a plein de bio, végétariens

purs et durs, des fous de nature.

Ne vous inquiétez pas, ils ne sont pas méchants. Oh!

Mais tu n'es toujours pas habillée?

Oh, ben non!

J'ai complètement oublié.

Ah ben, ça, c'est tout moi.

Tu leur as montré les photos?

Non.

Montre-leur les photos de la maison.

Oh, ben oui. Je les ai posées là, sur le guéridon.

Oui, oui.

Ça, c'est pris de l'intérieur du salon. C'est mignon.

Tu peux venir m'aider ? Oui, oui.

Je vous laisse regarder.

Excusez-moi.

C'est bon, pardon.

C'est bon.

C'est vachement bien, écoute.

C'est bien, non ? Oui, c'est bien, madame. C'est bien.

Quoi ? C'est bien.

Tu veux voir, moi ? Ils sont beaux.

Allez, à table.

Tiens.

Vous sortez

jamais le soir ? Rarement.

Rarement, pour ainsi dire, jamais.

Le soir, c'est rare, mais bon.

Et puis le dimanche après-midi, il nous arrive bien de sortir, quand même.

Ben non, parce que souvent, le dimanche après-midi, tu dors.

En tout cas, tu fais un beau métier. T'as vu, c'est important, le pain.

C'est universel, le pain.

On peut dire ça.

Vous faites un très bon métier et vous avez une très jolie femme.

D'ailleurs, il doit vous le dire que vous êtes jolie.

Non, ça ne l'arrive pas très souvent.

Les compliments, ce n'est pas mon fort.

Moi, je dis encore à ma femme que je la trouve belle.

Je le dis avec des fleurs ou un petit cadeau.

Tu n'entends pas ? Oui, je n'entends pas, je ne suis pas sourd.

J'ai peut-être tous les défauts du monde, mais je ne suis pas sourd.

Je ne peux pas.

C'est un cadeau que je vous fais.

Vous ne pouvez pas refuser.

Mais je ne pourrai jamais l'apporter. Mais si.

Tenez.

Ils sont gentils, hein ? En même temps, je n'arrive pas à comprendre pourquoi

ils vendent si bon marché. Il y a un truc qui m'échappe.

Colette m'a fait un cadeau incroyable. Ça vaut une fortune, une robe pareille.

Tu vas en faire.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Je vais la mettre ? Tu ne vas pas porter

ça, quand même.

Pourquoi pas ? Je ne sais pas. Tu as fait toi.

Tu vois là-dedans ? Franchement, tu vois avec un truc comme ça ?

Je pense à la mer.

Pourquoi tu dis « ventu » toi ? C'est pas « ventu » ? Ah ouais, on dit « ventu

», tu verras.

Eh ben moi, Olivier, tu vas pas t'ennuyer là-bas. « Ventu », bah dis

donc ! Eh, attrape-moi en froid ! J'ai dit ce qu'on voulait. Viens boire un

café ! Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

Écoute, ça va.

Oui, il y a un peu de monde, mais ça va, ça roule bien.

On a passé aux fers, ça y est.

Oui,

ils m'ont dit qu'ils avaient faim, alors on va s'arrêter.

Tant pis.

D'accord.

Promis, à tout à l'heure.

Oui, c'est moi.

Écoute, ça va, là. On dort.

Et toi, t'as fait ta petite quête ? Oh oui, non, moi, je suis chatte. C'est mal

partout. En fait, tu te comprends bien, quand je suis là, tu dors, et quand je

suis pas là, tu dors pas. Et en fait, je t'appelais maintenant aussi, parce que j

'ai presque plus de batterie, j'ai peur que ça se fasse.

D'accord, d'accord, je te rappelle tout à l'heure.

Mais t'inquiète pas, je te rappelle tout à l'heure.

Quoi ? Allô ? J'ai rien oublié.

J'ai rien oublié. Un petit café pour faire les doudous.

Bonjour, messieurs.

Le bateau sur l'île du Ventus.

L'île du Ventus ? Le bateau est par là-bas. D'accord, très bien.

Je vois que vous êtes bien chargé.

Oh, ça va aller. Oh, quand même, je vais le prendre.

Celui-là ? Oui, celui-là. Merci.

Ça valait le coup !

Monsieur Tchoui, là-bas.

Viens voir.

Monsieur Tchoui, viens voir.

Bon, allez là-bas.

Maman, pourquoi ils sont venus les gens ?

Va bien.

Va bien.

Le sac orange.

C'est glissé là.

Attends, attends.

Ça ne tient pas.

Allez, on y va.

Allez, on y va.

Avance.

Non, non, rabille-toi, tu vas prendre froid. Non, c'est chaud.

Écoute, si tu tombes malade...

Vous vous demandez pourquoi les gens vivent tout nus ? Ici, c'est comme ça,

les gens vivent tout nus, parce que c'est un camp naturiste.

De toute façon, reste pas.

Allez, viens, tu prends ça.

Nono, attends, rhabille-toi, nono, tu vas prendre froid.

Maman ?

Je n'en sais rien, mon chéri.

Vous cherchez quelque chose ? Vous voulez que je vous aide ?

Non, j'ai trouvé, merci beaucoup.

Allez, on y va les enfants.

Nono, prends ton snack, c'est parti.

Vous voulez vraiment pas que je vous aide ? Non, non, c'est bon, merci.

Vous habitez où ?

44.

Je suis au 43, moi. Je suis votre voisin.

Bon, ben... Allez.

Non,

non, mais c'est bon, ça va.

Non, mais vous n'allez pas y arriver toute seule.

C'est loin ? Non, non, c'est au coin, là.

Elles sont lourdes, hein, vos valises.

Au revoir.

Tu ne peux pas téléphoner à papa ? Non, j'ai oublié le chargeur à Paris.

Maman, est-ce qu'on va être obligés de se déshabiller ? Mais non, on n'est pas

obligés.

On n'est obligés de rien du tout, d'accord ? On fait exactement ce qu'on

veut.

Mais si Nono, il veut se mettre tout nu, il peut, hein ? Mais nous, on fait ce qu

'on veut. Et puis demain, on ira se promener en dehors du camp.

Ça sera très bien, vous verrez. Parce que moi, je ne veux pas se mettre tout

nu.

Je m'en occupe tout de suite.

Bonsoir, excusez-moi, vous n'auriez pas un raccord de téléphone Erickson ? Parce

que j'oublie mes appareils, il faut absolument que j'appelle mon mari.

Élection ? Mais qu'est-ce que vous dites ? Je n'ai pas d'élection.

Ce n'est pas grave, merci.

vous dérangez. En fait, j'ai un problème de téléphone portable. Vous ne me

dérangez pas du tout, mais restez pas là, entrez.

En fait, je voulais juste savoir si vous auriez un chargeur compatible avec mon

téléphone parce que j'ai oublié le lien à Paris.

Ah, ben venez.

Faites voir.

Ah, c'est un Ericsson. Moi, j'ai un Samsung.

Je ne sais pas si ça va marcher. Moi, je vais voir.

C'est la nouvelle voisine.

Je reviens tout de suite.

Bonjour.

Il a rentré.

Non, non, je suis juste sur le téléphone. Je vais vous présenter,

venez.

Je présente Adeline et Jackie, qui sont dans l'appellatif. Mais je ne sais même

pas comment tu t'appelles.

Sophie.

Moi, c'est Juliette.

Enchantée, Sophie.

Enchantée.

Malheureusement, ça ne marche pas.

Ce n'est pas compatible, mais... Ce n'est pas grave.

Si vous avez un coup de fil à donner, je vous passe mon portable avec plaisir.

C'est-à-dire que c'était juste pour prendre à mon mari.

Bon, ben, d'accord. Merci.

Elle est dans le jardin, si vous voulez.

Je t'accroche.

Non, ne me dis pas que tu ne savais pas.

C'est ça, oui.

Eh ben, on s'est fait avoir, voilà.

Alors, tu appelles les mensuels, tu t'expliques avec eux.

Eh ben, tu appelles le notaire et tu fais casser la vente.

Tu entends ce que je te dis ou pas ? Tout le monde est à poil. Les gros, les

jeunes, les vieux, c'est inimaginable.

Alors, je ne vais pas rester avec les enfants dans un endroit où... Je te

préviens, si tu ne vas pas me chercher demain, je repars.

Oui, j'irai chez maman.

Bon, de toute façon, je ne peux pas te parler là.

D'accord.

Oui, à plus tard.

Je vous rends le... Merci.

Tu restes boire un verre ? Non, je ne peux pas vraiment. J'ai les enfants qui

m'attendent. On a voyagé toute la journée. Ils meurent de faim.

Vraiment, merci.

Je te reprends.

Au revoir.

A plus tard.

Vous vous sentez bien comme ça ? C'est pas un magasin pour taxi ici.

Bonne nuit.

C'est tout.

Allez, allez vous mettre en maillot maintenant.

Oui.

Le problème, c'est que je n'ai pas la clientèle ici pour ce genre de produit.

C'est un produit qui est trop spécifique.

Vous allez voir l'agence qui est située sur l'île, qui est spécialisée dans ce

genre de produit.

Et eux sont parfaitement à même de s'occuper de ça.

Donc, est-ce que vous allez les voir déjà ? Non, pas encore, non.

Enfin, je veux dire, on ne peut pas mettre une affiche et essayer de la

vendre quand même.

Je peux toujours mettre une affiche, effectivement, mais je crois que ça ne

servira pas à grand-chose.

Ce que je vous propose, c'est de prendre vos coordonnées.

Et je vous rappelle.

J'ai envie d'aller à la plage. J'ai faim.

On regarde juste ça et après on y va.

Maman, encore une autre chance.

Bon allez.

De toute façon, j'ai pas gagné.

Prête-toi sur les rochers, s'il te plaît.

Oui,

t

'arrives

quand ? C'est dans le temps.

Il fait beau, mais on n'a pas le droit d'ouvrir les rideaux.

D'accord.

Je te passe, maman.

Oui.

Ben écoute, là, ça va pas trop mal.

On est partis toute la journée, donc... Oui, très tôt ce matin, et là, on vient

juste de rentrer.

Non, c'était bien. Du coup, j'en ai profité pour faire le tour des agences,

en fait, immobilières.

Pourquoi ? Mais pour vendre.

Attends, tu crois pas qu'on va garder cette maison ? Ah non, mais c'est tout

vu.

Attends, si je reste là, c'est uniquement parce que je sais que tu

arrives dimanche prochain. Voilà pourquoi je reste. Sinon, je ne restais

pas, je te le dis.

Oui, et bien en tout cas, voilà à quoi je vais passer mes vacances, si tu veux

savoir. Oh, tu m'énerves.

11,

12, 13.

Tu veux dire, si avec ça on n'arrive pas à vendre, on peut terminer ? Oui.

Et après je vous couche, d'accord ? D'accord.

C'est qui ?

C'est qui ? C'est Juliette.

Ça te dérange pas ? Non, non, ça va.

C'est juste pour te proposer de passer prendre un verre à la maison, comme on

est juste à côté.

En fait, je suis en train de faire quelque chose avec les enfants. Après,

je dois les coucher.

D'accord.

En tout cas, sache qu'on est juste à côté. Si tu as besoin de quoi que ce

soit, n'hésite pas à venir nous demander.

Il n'y a pas de problème.

D'accord.

Bon, à demain, alors. Oui. Au revoir. Au revoir.

Ah, Juliette.

Je voulais te demander, en fait, tu ne connaîtrais pas des gens qui voudraient

acheter ? Qui voudraient acheter quoi ? Acheter une fille.

Tu veux vendre ta maison ? Excuse-moi de vous déranger.

Bonsoir, vous allez bien ? Il nous manque deux chaises. Tu sais pas où je

pourrais en trouver ? Tu pourrais nous prêter deux chaises ?

Je te les rendrai demain. Oui, oui.

Merci.

Si vous voulez, je peux venir vous les déposer ce soir.

Non, non, ce n'est pas la peine.

Bon, on reparle de tout ça demain, d'accord ? D'accord.

Au revoir. Au revoir.

À plus tard. Oui, à demain.

Au revoir.

À poil !

Pardon

? Alors... Je suis pas sûr qu'elle va tenir très longtemps votre appui.

Ah oui ? Pourquoi ? C'est commercial, ça n'a rien à faire ici.

On verra bien.

Allez, on y va.

À poil, la textile.

Au milieu.

Si je peux me permettre, le milieu, c'est pas vraiment bien pour Laura. Il

vaut mieux le mettre juste là, sur la gauche.

Juliette m'a dit que tu cherchais à vendre.

Vous ne vous plaît pas ici ? Je ne m'attendais pas à ça.

Vous vous attendiez à quoi ? Si je vous le dis, vous allez... En fait, on a

acheté parce qu'on pensait faire une bonne affaire.

C'est pas cher, il fallait se décider très vite. On a vu des plans, des

photos, ça nous paraissait bien.

Le seul problème, c'est qu'on ne nous avait pas dit que la maison se trouvait

en plein milieu d'un camp naturel.

Vous ne pourriez sûrement rien dire ? Rien.

Vous voulez dire que vous saviez ? Ben oui.

Voilà,

ils ont voulu nous arnaquer, je ne sais pas.

En fait, le plus dur, c'est pas ça.

C'est pas pouvoir sortir quand tu t'es agressée en permanence. Ça, c'est pas

supportable. Toi aussi, tu les agresses avec tes habits.

Bah oui, mais en plus, je ne sais pas.

Moi, toute cette viande, je ne suis pas taboue.

Je ne sais pas, ça me dégoûte.

L'avantage d'être avec nous, c'est que personne n'osera te faire de remarques.

Il faut avoir deux ou trois bios qu'on connaît, et encore.

C'est vrai, ça.

Dans l'ensemble, ici, les gens sont gentils.

Il n'y a rien de plus gentil qu'un homme tout nu.

Un homme tout nu, il est inoffensif.

C'est pour faire leur vraie saloperie que les gens s'habillent.

Ils mettent un uniforme, un costume de pièce, c'est là où ils sont dangereux.

Gilbert, je vais à la plage.

Nous venons, on va à la plage.

Gros panneau.

Je ne vais pas à la plage maintenant.

C'est bien ici.

Mais c'est quoi ? C'est des vacances dans le placard, ce n'est pas des

vacances. Je vais rester ici.

Pardon ? Je vais rester ici.

Bon, allez, venez à la plage. C'est ridicule.

Je vais faire toute mon installation.

Alors tu vois, la partie de la plage qui va vers le sud, c'est la partie

familiale.

Et puis la partie sauvage qui va vers le dune, c'est la partie flotte, mon amour.

Avant de venir ici, tu n'avais jamais entendu parler du Ventoux ? Jamais.

Tu n'as donc aucune idée de ce que c'est que ça, alors ? Mais, je vais t'en

mettre.

Ici, il y a deux types de nature.

Et ceux qui viennent pour la vue au grand-père, ils aiment la nature, le

soleil, les choses saines.

Et puis il y a les autres.

Il y a ceux qui viennent pour baiser ou pour voir baiser les autres.

Les gens font ça dans les forêts.

Ils font ça dans la mer pour pas qu'on les voit.

Ou bien chez eux.

Viens chez nous, oui, tu as raison.

Je sais, je vous ai vu l'autre fois.

Comment ça, tu nous as vus ? Oui, j'étais dans le jardin.

C'est bien que tu me dises que tu nous as vus.

Tu as trouvé ça comment ? Je ne sais pas.

Ça t'a choqué ? Oui, enfin non.

Je ne comprends pas qu'on fasse ces trucs-là dans tout le monde.

Ça me dépasse, devant ton mari.

C'est pour Gilbert que je fais tout ça.

C'est par amour pour lui. Par amour pour lui ? Mais pas seulement.

Tu as quel âge ? 30 ans.

Tu as eu ta fille à 20 ans ? Tu as connu Olivier ? J'ai connu Olivier, j'avais 16

ans.

Ça va ? Ça va, Jackie.

Ça te dirait un petit bain ? Là, maintenant, avec toi ? Non, non, pas

avec moi.

Avec Adeline.

Elle est où, je la vois pas.

Elle est là-bas, regarde.

Ouais, pourquoi pas.

À tout à l'heure.

À tout à l'heure.

Tu viens ? Non, pas maintenant.

Allez, viens.

Bon, maintenant, tu vas me dire ce que tu vois.

Tu dis quoi ? Ce que tu vois, vas-y.

Je vois Jackie et Adeline.

Oui. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils s'embrassent.

Et tu vois rien d'autre.

Regarde les types qui se sont levés.

On ne les appelle pas des boyeurs.

On les appelle des marcheurs.

On les appelle comme ça parce qu'ils ne sont pas en place.

On a un dossier à un autre, d'une dune à une autre dune.

La nuit c'est pareil, c'est rude.

D'une maison à une autre maison.

Dès qu'il y a de la lumière, il s'approche.

On est marcheurs.

Ça va ? Ah non, ils t'ont déjà couché là ? Ah, j'ai pas pensé, excuse-moi.

Bah écoute, ça va, on a fait des affichettes avec eux, on en a mis un peu

partout dans l'île.

On verra bien ce que ça donne.

Bon, on a été se baigner, c'était bien.

Tu viendrais samedi ? Mais pour... Mais t'es sûre ? Enfin, je sais pas, avec les

problèmes de fric qu'on a en ce moment, une journée de recette en moins, c

'est...

C'est comme tu veux, tu peux venir dimanche, tu sais, moi ça va, c'est pas

grave.

D'accord.

Tu fais comme tu veux.

Oui.

Sophie ? Je peux te poser des questions ? Quel

genre de questions ? Des questions toutes simples.

Tu réponds par ou ou par non, tu veux bien ? Je sais pas, dis toujours.

Bon alors par exemple, t'es contente que Billy arrive ?

Il arrive plus tôt que prévu.

Oui ou non ? Je sais pas.

Tu aurais préféré qu'il arrive plus tard ? Peut-être oui.

Tu te sens plus libre sans lui ? Non, c'est pas ça.

Mais je l'en veux.

Je n'arrive pas à croire qu'il ne savait pas.

Pourquoi il t'aurait menti ? Je ne sais pas.

Tu sais, des fois les hommes sont comme ça.

Ils n'osent pas dire à leurs femmes ce qu'ils en font d'eux.

Ils ont peur de parler de leur plaisir.

de dire leurs syntaxes.

Non, non, mais... Olivier, il est pas... Enfin, je veux dire, ça m'intéresse pas

beaucoup, tout ça.

Tout ça, c'est quoi ? C'est le sexe ? Oui.

Ça l'a jamais vraiment beaucoup intéressé, en fait.

Enfin, sauf au début, évidemment.

Mais là, depuis plusieurs années... Alors, tu vois, je comprends pas. J

'arrive pas à me dire qu'il savait pas ce qui se passait ici.

Les gens à poil, tout ce que tu m'as raconté, les gens qui baissent dans les

dunes.

Et puis d'un autre côté, ça ne lui ressemble tellement pas de venir ici.

Moi, tu as connu d'autres hommes en dehors de l'université ? Oui.

Avant de l'avoir rencontré ? Avant.

Et après ? Après, non.

Tu n'as jamais eu envie d'un autre homme ? C'est pas ça, mais je n'ai jamais eu

envie d'être comme vous.

Et lui, t'as déjà trompé ? Non.

T'en es sûre ? Oui.

Avant de passer à bouclier, est-ce que tu crois que t'accepteras de te balader

à poil ? Non.

Et pourquoi ? Je peux répondre que par eu ou par non.

Par pudeur ? Non.

Par complexe ? Non plus.

Pour faire chier les intégristes.

Voilà, pour les faire chier.

Et puis maintenant, c'est trop tard, ça va être trop plaisir.

Mais...

C'est toi ou c'est moi ? Tu voudrais bien te mettre toute nue ? Je crois pas,

non.

Pourquoi ? Je sais pas, mais... Pour moi, la nudité, je sais pas, c'est trop

lié à l'intimité, à la sexualité. C'est plus que me mettre nue, c'est plus

que... Comme faire l'amour et... Je peux pas juste me mettre nue pour le plaisir

de me mettre nue.

Tu comprends ? Ouais, je comprends.

Moi, quand je m'aimais, c'est pas que mon seul plaisir à moi.

C'est aussi une manière d'offrir mon cœur aux autres.

Tu comprends ça ? Oui. Ça t'est jamais arrivé, par exemple, de te balader chez

toi à poil, ou alors en petite culotte et en foutant branche, et puis de te

dire, si ça se trouve, il y a un type quelque part, derrière ta fenêtre, ou

une fille, qui me regarde et qui me trouve belle.

Mais attends, quand on est belle, Je dis pas, il est retardé. C'est tellement

genre moche. Mais moi, je te parle pas d'ici. Moi, je suis comme toi. Ici, il y

en a plein que je trouve affreux.

Je te parle de toi, moi.

Moi, je te trouve belle.

C'est l'hiver qu'on se veut.

C'est à qui que je te fais peine.

Bah, puis le problème, c'est que c'est vivé, enfin...

Et attends, encore, je te parle même pas de s'exhiber.

Regarde, à Paris, tu mets une poupée de jus court et réfléchis pour que tu te

fasses emmerder. Mais pas ici, moi, ici, personne m'emmerde.

Moi, ici, je suis au menu, je montre mon corps à tout le monde et puis ceux qui

veulent me regarder me regardent. Mais personne ne vient m'emmerder, moi.

Le seul qu'on emmerde ici, c'est toi.

Et on t'emmerde parce que t'es habillée.

Si t'étais nue, personne ne te regarderait.

J'exagère.

Parce que si t'étais nue, on te regarderait.

Moi, je te regarderais.

C'est beau un corps de femme.

C'est beau un sexe de femme.

C'est tout ça ? Autre partie ?

C'est avec ça dans le magasin, mais ils sont pas très bons, les croissants.

Tu veux pas de petit déjeuner ? Allô ?

Oui, oui, absolument.

C'est ça.

Tout de suite ? D'accord.

Oui, 44.

D'accord, à tout de suite.

Bonjour. Allez-y, rentrez, je vous en prie.

Donc voilà, ça c'est le salon.

Bon, pardon, c'est pas très bien rangé.

Donc là-bas, vous avez le coin cuisine, totalement équipé, frigo, plaque, enfin

on laisse tout.

Et c'est une multipropriété, ça c'était dans l'annonce.

Voilà.

On va à la plage ! Et les champs ? On peut visiter les champs ? Bien sûr,

allez-y, c'est par là-bas. En fait, il y en a deux en enfilade, l'une après l

'autre, avec la salle de bain et les toilettes sur la droite.

Allez-y, regardez comme vous voulez, faites comme chez vous.

C'est à poil, le textile, là.

À poil.

C'est à

poil, le

textile.

Portez-le sur, Nono. Viens, on y va.

À poil.

Prends le crocodile.

Tu veux l'attraper ? Non, je l'attrape. Attends.

Tu ne devrais rien oublier.

Allô, papa ? Oui.

Euh, ouais. Des zèbres, des girafes, des éléphants, des rhinocéros.

Ouais, c'était super.

Et tu sais quoi ? Tu sais ce qu'elle a fait, maman ?

Elle s'est remise à fumer.

Oui, je lui dirai.

D'accord.

Si tu la repasses, elle n'est pas contente.

Oui, je te rappelle tout à l'heure.

Moi aussi, à tout à l'heure.

Ah là là là là ! Il va falloir

bien lui dire.

Bah, pas tout de suite.

Juliette ?

Je peux ? Oui.

Excuse-moi de ne pas t'avoir prévenu. De quoi ? Hier, on a des amis qui nous ont

invités à venir passer la journée chez eux.

Près de Perpignan.

J'ai essayé de te prévenir, mais tu n'étais pas là.

Ce n'est pas grave.

Comme je n'ai pas ton numéro de portable... On est rentrés cette nuit.

Tout s'est bien passé ? Oui, tout s'est bien passé.

Tu as eu des résultats avec ton annonce ?

Ben non, pas encore en fait.

Mais bon, quand il sera là, il s'en occupera mieux que moi, je crois.

Sûrement, oui.

Je vais à la plage dans une demi-heure.

Tu veux qu'on y aille ensemble ? Ben oui, volontiers.

Bon.

Alors à tout à l'heure.

À tout à l'heure.

Et elles se baignent comme ça en maillot alors que tout le monde est tout nu. Ça

m'énerve de les voir.

Mais madame, il faut que vous vous déshabillez.

Vous ne pouvez pas rester habillée dans un camp naturiste.

Non, je ne voudrais jamais me déshabiller, vous le savez très bien.

Allô ? Oui, ça va ? Ben oui, ça va. On a été à la plage.

On a été à la plage ! Ne t'inquiète pas.

Oui.

Je te passe, Nono.

Papa.

Allô, papa ? Ça va bien ? Moi, ça va bien.

C'est la fête ? Non.

Sophie ? Je

voudrais attendre qu'il s

'endorme.

Tu passes, tu promets.

On est juste en train de...

Belle. La voilà ! Bonsoir ! Magnifique ! Elle est magnifique

ta robe, tu l'as eu où ? C'est un cadeau qu'on m'a fait.

Elle est vraiment très belle.

Tu veux une petite coupe ?

Je connais cette robe.

Je l'ai vue hier.

C'était sur la plage.

J'ai vu une silhouette s'avancer.

Puis quelqu'un a braqué le rayon de sa torche sur la silhouette et j'ai vu la

robe.

Puis la robe a disparu très vite.

Ah bon ? Puis un petit peu plus tard, je me promenais là, devant.

J'ai vu de la lumière chez toi.

Je me suis avancé.

Je t'ai fait.

Et j'ai compris que la robe, c'était toi.

Tu fumais une cigarette.

Et à un moment, tu t'es blessé légèrement.

Après ça, t'as disparu très vite. J'ai plus rien vu.

J'ai eu un moment comme ça en pensant que tu réparais très fort.

T'as pas réparé.

Tu te promènes comme ça souvent le soir ?

Quelquefois, quand les enfants dorment.

Moi, je me promène tous les soirs.

Hier, quand je t'ai... Je sais pas pourquoi, mais... J'ai pas osé m

'approcher.

C'est peut-être mieux comme ça. Je sais rien.

Qui sait ? Un soir, peut-être même ce soir, on se croisera à nouveau.

Je crois pas que j'irai me promener ce soir.

Tu restes chez toi.

C'est bien de rester chez soi aussi.

Si tu restes chez toi...

Merci.

Je crois que j'ai entendu un bruit, je vais voir si les enfants vont bien.

Mais qu'est-ce que tu fais là ? Je t'ai réveillée par la musique.

Tu voulais te recoucher ? J'avais peur que tu sois partie.

Mais non.

J'étais juste allée à côté dire bonsoir aux voisins.

C'était un cauchemar.

C'était quoi ton cauchemar ? Avec tous ces gens tenus, je ne savais même pas où

regarder.

Pour la musique des voisins, ils m'ont dit qu'ils allaient bientôt arrêter.

Je vais aller dormir dans ton lit.

Alors on y va ?

Je sens la

cigarette.

C'est quoi ? Je sais rien.

On t'y vient ? J'y vais pas.

Comment ça, t'y vas pas ? Non, j'ai pas envie.

Hier, tu m'as dit que ça te faisait plaisir. Maintenant, on est attendus.

Ben oui.

Maintenant, j'ai pas envie.

Bon, d'accord.

On n'y va pas. Je téléphone.

Tu m'énerves, Gilbert.

C'est pas le problème d'aller ou pas, j'en ai marre, tu comprends ? Tu veux qu

'on devienne un couple de petits bourgeois, c'est ça ? Oui, j'aimerais

bien.

C'est quoi le problème ?

Je veux un enfant, Gilbert.

Je veux un enfant de toi.

Et voilà.

Ça va ? Ouais.

Ok, t'es bronzée, hein ?

Vous pouvez plus conduire ?

C'est pas de plaisir en moi.

C

'est

pas si mal que ça, écoute.

D'accord, ça c'est votre chambre alors.

Hop là, attention les pieds, la voiture.

Ça c'est chez nous.

Vous allez bien à la maison ? Mais maman, vous voulez pas aller ? Je vais

dehors cinq minutes, je viens de vous chercher.

Bon.

C'est bien, c'est en bon état.

Ça a l'air bien isolé, non ? Tu les entends, les voisins ?

Olivier, tu savais pour la maison ? Oui,

elle est quoi ? Qu'elle se trouvait ici.

Ici quoi ? Tu savais qu'elle se trouvait ici, dans un camp naturiste ? Pas du

tout. Tu ne savais pas ? Absolument pas.

Et toi, tu le savais ? Non. Bon, alors pourquoi moi je le récite ? Jure-moi que

tu ne savais pas.

Je te jure que j'en savais rien, Sam. J'étais comme toi.

Je te crois pas.

Je te jure que sur la tête des enfants, voilà, t'es contente ? Le jour où j'ai

lu l'annonce, j'ai téléphoné aux Monzioles, ils m'ont parlé de rien.

Ensuite j'ai téléphoné à l'autre proprio, là, aux autres proprios, ceux

qui habitent en Alsace, ils m'ont parlé de rien non plus.

Quand on était les déjaillés chez les Monzioles, t'étais avec moi, ils nous

ont dit que leur maison était tissuée dans un contenu 10 ? Non.

Et quand on les a revus après pour la signature, ils nous ont parlé de quelque

chose ? Non. Et bien à moi non plus, ils n'ont rien dit, tu vois ? Alors arrête

avec tes conneries maintenant ! Je savais pas ! Je savais pas !

Ça va, excuse-moi.

Non, mais ça va, tu vois, t'as une manière de me recevoir aussi. Pas un

mot, pas un sourire.

Excuse-moi, ça va, tu veux pas m'en vouloir en plus. La semaine a été

suffisamment dure pour moi, je crois.

T'imagines dans quel état j'étais quand je suis arrivée ici.

J'en aurais pleuré.

Maintenant ça va mieux, mais... C'est vrai, ça va mieux. Oui.

Allez, viens.

J'étais tellement en colère.

Je me suis dit qu'on s'est fait avoir.

J'ai trouvé l'endroit moche.

Les gens cons, atroces.

J'avais l'impression d'être tombée en plein milieu d'une secte. J'avais qu'une

envie, c'était mon aller.

Maintenant, ça va mieux.

C'est vrai ? Je ne dirais pas que l'endroit me plaît.

Mais ça va.

Tu te fais toujours regarder comme les premiers jours ?

Non, c'est fini, ça.

Non, mais je veux dire, quand tu te promènes dans l'île, t'es encore

habillée ou... Ben...

Ça dépend, en fait.

De soir, je m'habille, oui, mais la journée, non, pas tellement. Comme tout

le monde, quoi.

Ah bon ? T'es jeune ? Non, pas trop, enfin... Je sais pas.

En fait, super, on s'y fait assez vite.

C'était drôle quand j'étais habillée, quand ils me regardaient.

Et puis maintenant, plus personne ne fait attention à moi.

C'est drôle.

Mais dis-moi, entre le moment où on a signé et maintenant, tu ne t'es

jamais douté, même pas un petit peu de quelque chose ? Tu peux me le dire

maintenant ? Tu savais ? Non.

Quoi ? Ah, tu savais.

Un jour, comme ça, après la signature, j'en ai parlé avec Roger.

Roger ? Ouais, Roger, le type de la minuterie, celui qui développe la

farine.

Et alors ? Je lui ai dit qu'on avait acheté sur l'île du Ventus, alors il

m'a répondu, dis donc, vous n'allez pas vous ennuyer là-bas.

Moi, je n'ai rien répondu, mais j'ai quand même...

Je ne comprenais pas bien ce qu'il voulait dire.

Il m'expliquait que le Ventus, c'était le rendez-vous des nudistes et

tout ça.

Moi, je n'ai rien répondu. J'ai quand même voulu savoir où on était situés par

rapport à ces camps.

J'ai téléphoné à la mairie, je leur ai donné l'adresse.

C'est eux qui m'ont dit qu'on était situés en plein dedans.

Et t'as-tu ça quand ? Juste avant que tu partes, genre fin juillet.

Quand ? Avant que tu partes.

J'ai parti le 10 août, donc t'as pris ça fin juillet. Début août, fin ju... Oui,

et pourquoi tu m'as rien dit ? Bah, je t'ai rien dit.

Je t'ai rien dit parce que je t'ai rien dit.

Et puis j'étais pas très fier de moi non plus, quoi.

Mais enfin, pourquoi tu m'en as pas parlé ? Bah, je t'en ai pas parlé.

Je t'en ai pas parlé parce que je t'en ai pas parlé, tu vois.

Et puis je te connais, si je t'en avais parlé.

T'aurais voulu qu'on revende tout de suite, t'aurais jamais voulu venir.

On se retrouve à passer les vacances chez ta mère, alors ça va.

Alors si je comprends bien, tu m'as laissé venir ici, en plein milieu d'un

camp naturiste avec les enfants, alors que tu le savais.

Mais non, je m'étais renseigné avant, je savais que l'endroit était familial, tu

vois. Non mais t'es un malade, tu te rends compte de ce que tu dis.

Mais oui, je me rends compte.

Alors pourquoi tu m'as fait venir ? Mais je ne t'ai pas fait venir ici. Mais bien

sûr que si tu m'as fait venir ici, tu cherchais quoi ? Mais je cherchais rien

du tout. Je t'ai dit que je ne savais pas. On va te dire que tu ne savais pas.

Tu le savais depuis des jours. Tu avais des jours pour m'en parler. Tu ne m'en

as pas parlé. Alors, c'était quoi l'idée ? Mais de quoi tu me parles ? L'idée que

tu avais derrière la tête, c'était quoi ? Attends, ça va. Tu vas te calmer.

Parce que ça ne va pas du tout.

Oui, tu as raison. Ça ne va plus du tout.

Non, mais attends, Sophie.

Où tu vas ? Je vais chercher les enfants.

Sophie !

Tu vas revenir ou pas ? Écoute, je ne sais pas combien de temps je vais rester

là-bas. Moi, j'ai besoin de me reposer, de réfléchir.

Peut-être que je vais rester jusqu'à la fin de la semaine. À la fin du mois, je

ne sais rien.

Tout à l'heure, j'irai faire un saut à la chance. Tu verras bien ce qu'ils me

diront.

Je ne te conseille pas d'y aller dans cette tenue.

Oui, mais c'est bon, je me refais ça.

Non, la chemise, tu peux la garder.

Les pulls, les t-shirts, les chemises, tout ça, c'est permis. C'est le bac qu

'il faut montrer.

Bonjour, Sophie.

Bonjour.

C'est qui ? Bon, vous dites au revoir, papa.

Monsieur, vous avez lu les pancartes à l'entrée ? Cet endroit est réserve de

nature. Je sais, madame, merci.

Vous savez, vous restez habillé.

Si vous ne vous déshabillez pas, vous attaquez les valeurs de notre

communauté. C'est l'endroit le plus...

L'ivre est le plus tolérant au monde, mais il faut rester direct et commune.

La nudité est obligatoire partout sur l'île et jusque sur la plage.

Vous voudrez bien ne pas agir à l'encontre de tous ceux qui communiquent

dans un même amour de la nature.

qu'on nous met au lit.

Vous n'avez pas eu trop de monde sur la route ? Non, ça allait. Vous avez mangé

? Oui, on s'est arrêtés sur la route, mais je préfère le coucher tout de suite

parce qu'il se sent endormi dans la voiture.

Maman, je ne vais pas rester dormir, je vais repartir.

Repartir, là, tout de suite, mais ce n'est pas preuve d'or. Reste au moins

jusqu'à demain.

Mais tu as conduit toute ta journée. Je ne suis pas fatiguée.

Ne t'inquiète pas.

Tout va bien ? Vous n'êtes pas très prudent de dormir là.

Non mais tout va bien, ça va.

Sophie ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Je croyais que t'étais partie, moi.

Mais non, je n'étais pas partie.

Parce que hier, il y a ton mari qui m'a dit... Tu veux boire un café ? Non, en

fait, je ne sais pas où il est, Olivier.

Ah non, je ne l'ai pas vu ce matin.

Bon, viens, va boire un verre. Non, non, je ne sais pas où il est.

Merci.

Sous-titrage FR ?

Sous-titrage ST'

501

Bonjour, qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?

Est

-ce

que vous voulez tirer ?

Sous-titrage

ST' 501

Sous-titrage ST' 501

C'est un vieux sujet, c'est une vieille histoire.

Moi j'ai eu l'idée en 1994 de ça, parce que je crois que j'avais vu un reportage

qui disait qu'il y avait des problèmes entre dedans d'un touriste et un

touriste dans une résidence.

Ce film, quand on l'a présenté aux scènes de télévision, aux distributeurs,

à divers financiers, c'est un film qui suscitait un intérêt, parce que,

effectivement, la nudité, le naturisme, une comédie, autour de ça... C'est un

bon sujet.

Donc j'en ai parlé à un ami scénariste, et il trouvait aussi ça, donc on est

descendus. Il m'a dit, mais si on veut écrire ça, il faut descendre dans un

camp naturiste. Moi, je ne suis pas du tout naturiste. Je ne suis pas du tout

naturiste.

Et donc, on est descendu dans un camp naturiste. C'était très compliqué à

écrire pour rester sur le fil entre nu et pas nu. Montrer du sexe, c'était

redondant parce qu'on avait du sexe constamment à l'image. Ne pas basculer

là-dedans, le nier, nier la différence, c'était compliqué.

On a inventé l'île du Ventu, qui est une île qui n'existe pas.

Et j'ai décidé de faire un couple de boulangers parce que je trouvais que c

'était l'inverse de la femme du boulanger de Pagnol.

Dans La femme du boulanger de Pagnol, c'est un village pudibon. Une femme qui

va sur une petite île avec un beau commis italien et qui est nue sur cette

île. Et là, c'est l'inverse.

C'est l'inverse d'un tableau de Manet, Le déjeuner sur l'herbe, qui a fait

scandale au Salon des indépendants.

Après, il y a tout un paquet de situations comme ça qui se retournent et

qui font l'intérêt du script.

Et un jour, j'en parle avec Christian Vincent.

Il m'a dit, si tu veux, ça m'intéresse de travailler là-dessus. Et lui, il

avait le recul parce qu'il n'avait jamais été dans les décors. Donc il y a

un espèce de truc de surprise. Et à la fois, il y a tout le travail que nous,

on avait fait.

Il y a eu une peur par rapport à ce projet.

Des chaînes de télévision qui nous ont dit, voilà, on aime bien votre film,

mais voilà, comment vous allez le tourner ? Vous savez, c'est compliqué.

La nudité, on la traite pas comme ça, ça risque d'être un peu glauque, voilà.

Donc j'ai failli le faire plein de fois ce film et puis j'arrivais pas à le

monter. C'est-à-dire que tous les décors étaient décidés, que je les connaissais,

que j'avais fait des dessins, je connaissais le texte par cœur.

Et quand on est parti en tournage sur ce film, on n'avait pas trouvé d'argent. Tu

veux qu'on achète une baraque ? Ah bon ? Avec saucisse.

Où alors ? Une baraque pas chère, sur une île.

Au Ventus, l'île du Ventus.

Ventus ?

C'est le troisième jour de tournage.

C'était une grosse journée. On avait quatre séquences à faire.

On n'était pas sûrs d'y arriver.

On parle que

tout le monde est passé sur cette journée-là pour faire de la figuration.

On fait du perron, mais qu'on n'a pas monté. Enfin, qui a été coupé au

montage. Tout d'un coup, le couple existait. Enfin, le couple de boulanger

existait. J'avais le sentiment qu'on commençait à gagner le film. Ça, ça va,

je gère. Je sais où sont les touches. Le pain, à peu près.

Elle me dit, je voudrais un pain en levain. Là, c'est noir.

Ce que j'aime bien, je veux dire, c'est son côté manuel.

Et sa naïveté enfantine.

J'aime bien ça, chez ce mec-là.

C'est plus une arrière-pensée.

négative quant au choix de l'achat de cette maison en particulier chez ce

bonhomme. On va manquer de baguettes.

C'est bon.

On pense faire un bon plan. Il se trouve qu'avec sa

femme, ça ne va pas trop bien en ce moment.

Il dit que d'emmener les gamins en vacances à la mer avec la bonne femme,

ça peut nous faire du bien.

Je sais qu'il se retrouve dans ce camp de Nénis, même si on apprend après qu'il

l'a su, c'était plus par l'HT que par

une libido un peu perverse. J'avais rencontré Alexandre, j'avais fait lire l

'histoire et il trouvait ça vraiment bien. On a déjeuné.

On a commencé bien, d'ailleurs, dans la bouche. J'ai revu Alexandre et je me

sentais bien avec lui. Et puis, c'était plus moi.

Et puis, le casting avait été changé.

J'ai désespéré parce que c'était la première fois qu'on me proposait ça.

Et puis, finalement, c'était refait. Et puis, finalement, on s'est revus. On a

redéjeuné. Et puis, on a signé et on a tourné. Je me disais qu'en cas de coup

dur, avec moi, il avait vraiment envie.

Barbara, c'est pareil.

Quand j'ai lu le scénario et que je...

Je savais déjà que ça allait se passer dans un camp naturiste.

J'avais peur.

Je me suis dit que ça allait être une comédie française bien franchouillarde.

Et j'ai été très surprise à la lecture du scénario parce que c'était resté une

comédie. Mais ça disait plein d'autres choses. Ça parlait de la tolérance, ça

parlait du regard des autres.

Donc j'ai déjà été très agréablement surprise à la lecture.

On était tellement confiants par rapport à ce projet. Les acteurs eux aussi,

Barbara, Jules, Alexandre Brasseur.

Magali Muxar et puis les autres comédiens nous ont donné un courage et

une motivation pour le faire qu'on est parti finalement.

On est parti, on l'a fait, on l'a fait à poil. Tout le tournage s'est fait à la

main et je ne savais pas si j'arriverais à faire à la fois la mise en scène, la

lumière, le cadre.

Et après la boulangerie, je me suis dit que c'était possible, que ça commençait

à rouler. Je commençais à trouver mes marques, à savoir comment me servir de

la caméra.

On commençait tous à trouver nos marques.

Je crois qu'après cette journée-là, on était peinards.

J'ai eu un des copropriétaires au téléphone. Il travaille à côté, avec une

parlantier. Comme ça, vous ne connaissez pas du tout le Ventus ? Pas du tout.

Et la région non plus ? Non plus.

Enfin, mon mari un petit peu, parce qu'il est de la famille du côté de

Perpignan. Ce n'est pas la porte à côté, mais enfin, c'est pas très loin quand

même. On m'a dit que la côte, que la région était très jolie. Ah oui, il y a

de très très jolies choses à voir au Ventus. De très très jolies choses.

Et pour les enfants ? Pour les enfants, je crois que c'est très bien. Moi, je n

'en ai pas, mais j'ai beaucoup de familles avec enfants.

Ah, voilà ça. Moi, j'en ai pas.

Moi, j'en ai pas, mais... Moi, j'en ai pas, mais c'est bon.

Ça, c'est la séquence du café avec Xavier Aubert.

Donc, on avait choisi le café qui était sur une rue un peu étroite, qui était au

nord, donc il n'y avait pas de lumière qui rentrait.

Alors, comme ça, vous ne connaissez pas du tout le vent dessus ? Non, pas du

tout, non. Il arrive jamais plus ? Non plus.

C'était facile, on s'amusait.

On a fait plein de prises.

C'est agréable de pouvoir faire plein de prises.

On est allé jusqu'au bout, que tout le monde soit content.

Alors comme ça, c'est pas du tout le ventier ? Pas du tout, non. Et la région

non plus ? Non plus, non. Enfin, mon mari un petit peu. Parce qu'il a de la

famille du côté de Perpignan, je crois.

Vous avez dit que votre mari, c'est boulanger ? Oui, c'est ça.

C'est difficile comme métier, ça.

C'est-à-dire que c'est un métier où il ne faut pas avoir peur de compter ses

heures ? C'est clair.

Vous le savez très tôt aussi, Olivier se lève tous les jours à 3h.

Ce qui est bégant de se lève tôt, c'est que...

On peut faire la sieste l'après-midi, non ? Oui.

Là, par exemple, à l'heure qu'il est.

Je suis sûr qu'il pique un petit roupillon.

Ça, c'est le deuxième jour de tournage.

Pourquoi tu dis ça ? Je ne sais pas.

On est dans l'appartement.

J'ai un petit peu peur.

Je ne sais pas pourquoi.

On peut manger.

Oui.

Et puis, ça va très vite.

Si on ne voit pas très vite, ça risque de nous passer sous le nez.

C'est le seul moment du film où on les voit comme ça, un peu tendres et

décontractés. Et à la fois, le personnage de Sophie, que joue Barbara,

commence à mentir, c'est-à-dire qu'elle ne dit pas ce qui s'est passé au café.

Il descend par l'autoroute.

C'est celui-là.

Il a dit qu'il pouvait faire beaucoup de bien ou beaucoup de mal.

C'est vrai ? Oui.

Je le connais très bien.

Honnêtement, après, à Juliette, elle ne dit pas la vérité. Elle ne dit pas que

les visiteurs sont venus.

Elle dit non, non, je n'ai pas de nouvelles pour mon âne. Elle ne dit pas

tout à son mari.

Je me demande d'ailleurs si je n'ai pas envie de revenir en même temps que lui.

On va y aller avec Roger.

Roger, oui.

Barbara peut éclater de rire, se marrer, comme si elle n'avait pas besoin de

concentration. Et puis du coup, son tourne et hop, elle y est.

Elle est dans le truc et à la fois, elle s'aperçoit tout ce qu'il y a autour.

Elle est très concentrée sur le rôle et à la fois, elle peut vraiment déconner.

Ça ne gêne pas sa concentration.

Donc là, on a tourné cette séquence.

On l'avait tournée dans la cuisine.

Et... Le plus beau, j'ai regardé les rushs et je m'étais vraiment planté.

Moi,

tu vois, les vacances, j'étais à mer, j'en ai un peu... La campagne, au bout d

'un moment... Non, mais moi, c'est l'idée de la multipropriété. C'est l

'idée de la multipropriété.

La multipropriété ! Ce que je voudrais, c'est que tu cherches des arguments.

Tu les connais pas.

Tu cherches un argument à lui et puis tu trouves cet argument-là. De la

multipropriété ? Ouais.

Ouais,

c'est plus con, quoi.

Non, ça va.

Moi,

c'est l'idée de la multipropriété, tu vois. Avec ces caméras, ce qui est assez

agréable, c'est que... Bah ouais, l'idée que c'est pas ta vraie maison. Comme on

tourne assez vite et on la refait deux jours plus tard.

Je l'ai fait dans un coin de porte.

Et puis c'était vachement mieux, pour tout point de vue.

Barbara et Alexandre ont trouvé encore un rythme qui était encore mieux que ce

qu'on avait fait.

Et puis ça allait, c'était pas mal.

Et après j'ai refait ça, plusieurs fois. C'est-à-dire on tournait les séquences

et puis on arrêtait, on faisait autre chose.

Et puis, je ne sais pas, 4-5 heures plus tard, on refaisait la séquence.

Et là, on arrivait à avoir à la fois toutes les habitudes de travail, les

marques, les calages, les caméras, les acteurs. On arrivait à avoir cette

mécanique-là.

Et comme on refaisait, on avait la fraîcheur des premières prises aussi.

Montre ça, ce qu'il a fait.

C'est chez nous.

La boulangerie, le roux.

La passion du pain.

Dans ton cul.

Alors sur son âge, c'est vrai qu'il y a une partie qui est du film que j'aime

beaucoup. C'est la rencontre avec les propriétaires de la maison qui est à

vendre. Donc ces propriétaires sont interprétés par Jackie Beroyer.

et Sonia Bolraud, qui sont extraordinaires. C'est une des scènes

pas très spectaculaires, on va dire, par rapport au reste du film, puisque ça se

passe à Paris, ils sont tous habillés.

Mais j'ai beaucoup aimé cette journée de tournage avec Jackie Beroyer parce qu'il

a apporté sur le film une touche, la touche peut-être, de non

-sense, ce côté décalé, ce propriétaire décalé.

C'est-à-dire que Jackie Beroyer et Sonia Bolraud dans le film ne sont pas nus,

mais on les imagine très bien.

Bonjour. Bonjour.

Entrez vite.

Bonjour. Bonjour.

Je vous présente Colette.

Sophie.

Colette. Olivier.

Excusez ma tenue, je n'ai pas encore eu le temps de me changer.

Dix fois, j'ai dit à ma femme d'aller s'habiller.

Il n'y a rien à faire, c'est plus fort qu'elle. Elle est capable de se balader

comme ça jusqu'au soir.

Il faut que tu arrives plus vite, Jacqueline. Je vous présente Colette.

Connette, Sophie, et après, tu vois ? Ah ben, je peux le faire avant, oui.

En fait, j'étais dans l'autre.

Connette ! Sophie.

Excusez-moi, je n'ai pas encore eu le temps de me changer. Alors, dix fois, j

'ai dit à ma femme de s'habiller, mais c'est plus fort qu'elle. Elle est

capable de rester comme ça toute la journée à la maison.

Alors, moi, c'est Paul.

Sophie. Je vais peut-être faire ça.

C'est Paul.

Quand on a tourné au mois de décembre, on ne s'était pas vus depuis deux mois,

deux mois et demi. On voulait des extérieurs hiver, qu'il n'y ait pas de

feuilles dans les arbres, que ce soit des bretelles d'hiver.

Donc là, c'était un dosage entre l'intérieur et l'extérieur.

Je voulais que l'extérieur soit très froid, presque une image noir et blanc.

L'intérieur un peu chaud et un peu sombre comme en hiver, qu'il n'y ait pas

une lumière franche.

Que tout l'intérieur de ce qu'on appelle sur Paris soit assez sombre. Enfin, pas

sombre, mais je dirais... Enfin, beaucoup plus sombre. Pour qu'il y ait

un vrai contraste quand on arrive dans le Sud. Mais je peux pas.

Oh, mais c'est un cadeau que je vous fais.

Vous pouvez pas refuser.

Mais je pourrai jamais l'apporter. Mais... Tenez !

On a tourné beaucoup de choses sur la route.

On a tourné pendant le trajet.

C'est assez simple. On s'arrêtait sur l'autoroute, on tournait.

Si je comprends bien, quand je suis là, tu dors. Et quand je ne suis pas là, tu

ne dors pas, c'est ça ? J'aime bien tourner comme ça.

J'adore tout ça.

Moi, j'ai l'impression que ça ramène de la vie.

Après,

il faut ramer pour retrouver.

Ça fait ou comme ça ou alors avec énormément de pluie, énormément de

temps.

Entre deux plans, il y a plus de 120 kilomètres.

On est descendu en Auvergne, on a tourné en Auvergne toutes les semaines d

'Auvergne, puis après, on a continué jusqu'à aller dans le Sud.

C'est Xavier.

Xavier, c'est surtout un photographe.

J'avais besoin de lui, quoi. C'est bien, lui.

Donc tous ces plans qu'on a tournés sur la route, je les ai montés en split

screen. Oui, c'est moi.

Mais écoute, t'as va là ? Tu dors ? Et toi, t'as fait ta petite quête ? Oh oui,

non, moi je suis claquée. En fait, tu comprends bien, quand je suis là, tu

dors, et quand je suis pas là, tu dors pas. Et en fait, je t'appelle maintenant

aussi, parce que j'ai presque plus de batterie, j'ai peur que ça arrive.

D'accord.

D'accord, je te rappelle.

Mais t'inquiète pas, je te rappelle tout à l'heure.

Quoi ? Allô ?

Le premier jour de tournage à Paris.

Quand je suis arrivée dans ce supermarché et que tout d'un coup toute

l'équipe s'est mise à poil, déjà là-bas c'était bizarre dans le camp où tout le

monde était nu, mais alors à Paris c'était surréaliste.

On regarde une bonne fois pour toutes et arrête de rire.

Je sais que c'était très très très très dur.

Parce que c'était dans le 13ème arrondissement à Paris, dans un

supermarché, et c'est le premier jour de tournage.

J'avais décidé de me mettre nu parce que je trouvais que c'était un respect vis-à

-vis des figurants qui étaient là pour ne pas avoir le sentiment d'être voyeur.

C'était

très

dur parce qu'il faisait très froid.

Et le lendemain, j'avais 39 de fièvre.

Je vous explique de gros. En fait, c'est une technique d'imposition des mains qui

va vous permettre d'avoir une espèce de, comme on dit, une voix spirituelle, vous

voyez ? Tu peux ? Pour la figure, c'était bien, là. C'est bien, monsieur,

de passer devant moi comme ça.

Diriger des comédiens qu'on connaît à peine, que l'on ne connaissait pas, c

'était le premier jour de tournage, quand on est tout nu.

C'est difficile de garder un minimum d'autorité de réalisateur sans pantalon.

Et comme je m'étais déshabillé, le régisseur s'est déshabillé.

Xavier, qui est en caméra, s'est déshabillé aussi.

Et tout d'un coup, on n'était plus voyeur

de tout ça.

Les comédiens étaient dans une vraie ambiance naturiste.

agressives et violentes, ou pas agressives et violentes, mais ils

étaient plongés dans le bain assez vite.

Je pense que c'était une manière de mettre à l'aise les comédiens à qui j

'avais demandé de se déshabiller.

Ça me paraissait un minimum.

En fait, ce qui était marrant, c'est qu'au départ, la nudité était un peu

choquante, on était gênés, on regardait tout le monde dans les yeux, on ne

faisait pas baisser les yeux.

C'est vrai qu'Alexandre est parti. Ces deux rôles, Alexandre était avec moi au

début. On était un peu pareil, tous les deux un peu hallucinés.

Et moi, je suis restée tout le temps et lui, quand il est revenu... En fait, il

se rendait compte qu'on avait oublié la nudité. Quand tout le monde se baladait

à poil, on faisait plus du tout attention.

On se sentait bizarre quand on sortait du corps et quand on voyait tous les

gens habillés.

Quand Alexandre a débarqué l'après-midi sur le tournage, il était halluciné.

Et c'était assez hallucinant. C'est l'endroit le plus libre et le plus

tolérant au monde.

Mais il faut respecter la règle commune.

La nudité est obligatoire par historique.

Et qu'est-ce que cela passe ? C'est-à-dire que la scène du

supermarché, moi, c'était assez simple, parce que j'étais quand même habillé.

Moi, effectivement, je m'étais évolué au milieu de gens qui étaient tout nus.

Il y avait quand même une grosse gêne générale, au nom du fait que c'était le

premier jour de tournage.

Les gens n'étaient quand même pas super à l'aise dans leur basket. Franck

Landron, le réalisateur, le premier, contrairement aux apparences, il était

vraiment très mal à l'aise de se retrouver tout nu devant son équipe,

de donner des ordres, entre guillemets, de diriger son petit monde et tout.

C'est quand même pas évident de diriger une équipe les couilles à l'air. Il faut

quand même le savoir.

Il apprend des vachements cette journée et je pense qu'il l'a vécu.

pas hyper bien.

les textiles, vous, ici ? Dans certaines circonstances, oui.

Pas moi.

Vous brillez.

C'est l'école de la tolérance de l'HPS.

Et je t'emmerde.

Je repense à ce qu'il a fait aujourd'hui. J'ai vu que j'étais malade.

De me foutre à poil le premier jour de tournage et d'arriver à faire ça.

Je suis même pas sûr d'arriver à le refaire aujourd'hui.

Il fait des choses incroyables, des fois.

Quoi ? Il y a quelque chose qui va pas ? Il y a un règlement ici ? Il va la faire

tout le monde ?

Elle vient de vous dire qu'elle venait d'arriver, là.

Et alors ? Moi, quand j'arrive, je me déshabille, hein ? Pas respect pour tout

le monde.

Vous imaginez si tout le monde faisait comme elle ? Voilà, ce serait plus

vivable. Vous pourriez être un petit peu plus tolérante, madame.

Vous tolérez les textiles, vous, ici ? Mais dans certaines circonstances, oui,

bien sûr.

Oh, ben pas moi.

Le naturisme, c'est l'école de la tolérance, madame.

Non, le naturisme, c'est l'harmonie avec la nature. C'est pas une petite pavèche

parisienne qui se ramène avec ses fringues.

Non.

Non, ne me dis pas que tu ne savais pas.

C'est ça, oui.

Eh bien, on s'est fait avoir, voilà.

Alors, tu appelles les mongioles, tu t'expliques avec eux.

Eh bien, tu appelles le notaire et tu fais casser la vente.

Ça, c'est une séquence assez drôle, c'est assez magique quand on la tourne.

On savait que ça serait une bonne séquence.

J'aime bien cette arrière de jardin dans le vert.

Ça faisait une tâche de rose dans du vert.

Ça permettait de ressortir, de jouer pour la complémentarité des couleurs.

Les jeunes, les vieux, c'est inimaginable. Ne me dis pas que tu ne

savais pas.

C'est ça, oui.

C'est ce qu'il y a à voir, voilà.

Alors tu appelles les mensuels, tu t'expliques avec eux.

Tu appelles le notaire et tu fais casser la vente.

Tu entends ce que je te dis ou pas ? Tout le monde est à poil. Les gros, les

jeunes, les vieux, c'est inimaginable.

Alors je ne vais pas rester avec les enfants dans un endroit où... Je te

préviens, si tu ne vas pas me chercher demain, je repars.

Oui, j'irai chez maman.

Une dernière ? Demain, je sortirai de l'île.

Je sais pas, j'irai avec les enfants. C'est une séquence que j'aime beaucoup.

Barbara est géniale dans cette séquence.

Je pense que c'est la séquence qu'elle aussi préfère.

J'y recueillais parce qu'il y avait deux coups de fil et par rapport à l'histoire

qu'on racontait, c'était très drôle. C'était très drôle, c'était qu'on

tournait dans un endroit.

où on n'était pas censé être, en fait.

Bon, on a respecté l'intimité des gens, on a absolument volé aucune image de

gens qui ne voulaient pas être filmés.

Mais bon, rien que le fait d'être dans ce lieu, on n'avait pas le droit, donc

on se cachait un peu tout le temps.

Et donc, pour tourner les scènes de naturistes, on allait en dehors du camp

avec des figurants naturistes pour faire les scènes de comédie et les scènes avec

des gens qui avaient signé des décharges et qui acceptaient d'être filmés.

Et je me suis dit, un jour, on va en tourner. Quand on était sur les plages,

ça va, on ne se faisait pas emmerder. Il y avait des gens nus.

Mais une fois, on a tourné. Une scène qui est coupée dans le film.

Je suis dans une cabine téléphonique.

Et une cabine téléphonique, il n'y en a pas sur les plages. Donc on était

vraiment obligés de s'exposer un peu. On a été, je crois, tout à côté de là où on

tournait, sur un petit port.

Et j'étais dans la cabine téléphonique avec tous les figurants.

Il y avait deux personnes qui faisaient le guet pour voir qu'il n'y avait

personne. Tout le monde se déchappait.

Et à un moment, j'avais l'impression qu'on était dans les gendarmes à s

'attroper parce que tout d'un coup, il y avait les flics. Il y a une vallée de

flics qui est arrivée et tous les figurants ont attrapé tous leurs

vêtements et ils se sont jetés dans les forêts pour se cacher.

C'était assez rigolo. Avant de faire le film, tous les acteurs qui avaient été

engagés sur ce film étaient tous un peu flippés. Bon, à part Barbara, qui dans

le film ne se déshabille jamais.

Ils étaient vraiment tous un peu flippés. Ils étaient très contents de

faire le film. Mais en même temps, ils venaient tous me voir. Ils avaient tous

une appréhension, surtout que pour la plupart, c'est des copains.

Alexandre Brasseur, même s'il ne disait pas trop grand-chose, je sentais quand

même qu'il y avait une petite appréhension. Philippe Curin, il n'était

pas rassuré.

Magali Luxard, ce n'était pas évident pour elle. Très content de faire le

film, mais une petite appréhension qu'on pouvait deviner avant le tournage. J'ai

perdu 14 kilos pour le film, donc bien sûr que j'ai fait.

Je n'allais pas me mettre avec une bouée autour du but, ça ne ressemblait à rien.

Je ne sais pas, j'étais tenté normalement, dans le film, c'est dur

Barbara.

À un moment donné, j'ai une scène où je suis avec Magali et Angélique, où je les

embrasse toutes les deux, elles ont l'air d'aimer ça.

Je n'avais pas à me retrouver avec une bouée de 14 kilos autour du ventre, c

'est impossible.

Donc voilà, il fallait que je me sente bien dans mon corps.

C'est important.

Bonjour, vous allez bien ? Il nous manque deux chaises. On est rarement

conditionnés pour jouer un rôle de naturiste en tant que comédienne. C'est

vrai que ce ne sont pas les rôles qu'on travaille les plus.

Et là, ça a été un petit peu le...

La surprise, quand j'ai lu le scénario, et en même temps, c'était un vrai rôle

de naturiste.

Et en même temps, c'était un rôle vraiment complet, mais quasiment à 70%.

C'est vrai qu'au départ, je me suis dit que ça n'allait jamais être possible.

Et puis après, j'ai réfléchi.

Je me suis dit qu'en tant que comédienne, ce qui me déchirait un petit

peu, c'est que le rôle me plaisait beaucoup.

Là, je me suis dit, Juliette est naturiste, donc il va falloir y aller.

Voilà, donc j'ai franchi le pas avec beaucoup d'appréhension. Elle a eu

beaucoup de textes, Magali, donc elle est vraiment une comédienne. C'est quand

même plutôt pudique. Au début, elle a refusé, puis elle a fini par accepter.

Et elle a accepté parce qu'elle a pu descendre pendant 15 jours avant, s

'imprégner du camp naturiste. Elle a passé un temps à bronzer et à s'habituer

à se promener nue.

C'est pas compatible. Ça me fait vraiment la blague après.

Aucun problème avec ça.

C'était un vrai challenge au départ.

Finalement, la barrière du nu, elle a sauté très, très rapidement.

Puisqu'en fait, là-bas, il est naturel d'être nu.

Toi aussi, tu les adresses avec tes habits.

Bah oui, mais en plus, je sais pas.

Moi, toute cette viande, je trouve pas ça beau.

Je sais pas.

Je sais pas, ça me dégoûte.

Je dis pas ça pour vous.

Je dis pas, mais tu le penses. J'ai trouvé ça très courageux.

que Magali, qu'Alexandre, Adeline, Philippe, tout le monde.

Simon, pas nus comme ça, ils sont des comédiens.

Je crois que c'est une expérience unique pour eux, la première.

Et du coup, j'étais bluffée de leur courage.

Et du coup, évidemment, moi, mon attitude, c'était de ne pas du tout

avoir l'air ni choquée, ni gênée, ni...

Je peux prendre ça à la légère pour les mettre à l'aise, pour la prendre au

niveau des scènes et du jeu. C'était assez marrant d'ailleurs parce que j

'oubliais et on jouait, non, on jouait assez normalement.

La dernière semaine du tournage, donc j'arrive, ça faisait quatre semaines qu

'ils étaient déjà en train de tourner.

Et là, ma stupeur, ça a été qu'en fait, quand je suis arrivé, je les ai tous

vus, mais alors, mais très, très à l'aise.

Bien un peu frais à Paris.

Donc je suis arrivé là-bas, j'étais bien couvert, manteau, chapeau, lunettes,

limite écharpe et tout.

Et je débarque sur cette plage en plein cagnard, habillé comme en montagne, et

je vois toute l'équipe, tous à poil, mais à poil de chez à poil. C'est-à-dire

que j'en rigole encore maintenant parce que je veux dire, oh là là, les pauvres

et tout ça.

Je veux dire, bon, c'est vrai, ça doit... Bon, je les avais au téléphone,

je sentais que l'atmosphère se détendait de semaine en semaine, qu'il y avait une

bonne ambiance sur le plateau.

Et quand je suis arrivé, qu'elle ne fut pas ma stupeur, comme on dit, c'est-à

-dire que je suis arrivé sur le plateau, sur la plage.

Tout le monde était à poil. L'équipe, l'ingénieur du son, tous les comédiens.

C'est le même plan où j'étais sur la plage. J'étais allongée en train de me

concentrer dans mon texte. Et j'avais Franck qui était comme ça avec sa caméra

à 3 cm de moi. C'était un gros plan. Et je baissais les yeux.

Mais Torrancelle n'a pas le cul.

92 sur 3 premières.

Alors en plus, c'était une scène avec tous les figurants naturistes. Donc, il

n'y avait pas une personne habillée.

Et donc, voilà, ça me fait sourire maintenant, parce que toutes ces petites

appréhensions, toutes ces petites frayeurs que pouvaient avoir les

comédiens. Et ben voilà, donc du coup, on a laissé tomber les bonnets, les

écharpes, les conneries, et puis je me suis retrouvé à poil, moi aussi.

Tous ont été désunibés, en fait.

Alors, grâce à Franck, sans doute, c'est normal.

Je suis là, je suis ingénieur du son, je tiens ma perche, c'est normal, je suis à

poil, c'est tout à fait normal.

Non, ah bon, ah oui, c'est vrai, je suis tout nu. Bon, bah oui, c'est normal.

On est sur un film, il faut se mettre tout nu.

Les acteurs, les actrices, bah oui, c'est normal, c'est le rôle.

Même, on va dire que même, je vais vous dire une chose, c'est que...

Le premier jour, quand je suis arrivé sur le tournage, je me suis demandé s

'ils allaient se rhabiller, en fait. Je me suis demandé si, après la journée de

tournage, les acteurs, l'équipe technique allaient se rhabiller. Ils

mettaient du temps, finalement.

La fin de tournage était là, fin de journée, comme on dit dans le cinéma.

Et je les voyais tous à mettre du temps à se remettre en maillot de bain, à

remettre une chemise. Voilà, non, ils étaient bien comme ça.

Une fois qu'on s'est métenus, on sait ce que ça demande comme effort.

Et du coup, on a beaucoup de tolérance.

Jamais, jamais j'ai ressenti un regard de jugement sur mon corps ou de

moquerie. C'est tout ce qu'on appréhende finalement.

Et du coup, c'est très, très naturel d'être nue là-bas. Et ça a été un réel

régal parce que se baigner tout nu, c'est super. Aller sur la plage tout nu

comme ça, moi, ça a été une bonne expérience. Et du coup, j'ai passé un

mois à poil sur une plage.

Avant de partir, est-ce que tu crois que tu accepteras de te balader à poil ?

Non.

Et pourquoi ? Je ne vais pas répondre que par oui ou par non.

Par foudre ? Non.

Par complexe ? Non plus.

Pour faire chier les intégristes.

Voilà, pour les faire chier.

Et puis maintenant, c'est trop tard, ça va te faire trop plaisir.

Mais c'est toi. C'est moi.

Tu voudrais bien te mettre tout de suite ?

Je crois pas, non.

Le nu ne choque plus à la longue. Je sais pas, mais... Et voilà, c'était

super agréable. Et puis, on rencontre des gens complètement à part et

marginaux. C'est habitué, là, dont je parle du camp. C'est des gens qui vivent

6 mois par an pour aller dans ce camp.

Ça va, Jackie ? Ça te dirait un petit bain ? Là, maintenant, avec toi ? Non,

non, pas avec moi.

Avec Adeline.

Elle est où ? Je la vois pas.

Allez, là-bas, regarde.

Ouais, pourquoi pas.

À tout à l'heure.

À tout à l'heure.

Tu viens ? Non, pas maintenant.

Allez, viens.

Bon,

maintenant, tu vas me dire ce que tu vois.

Il y avait une scène dans l'eau qui n'apparaît plus dans le film, avec

Angélique, où on devait simuler un acte sexuel, on devait baiser dans l'eau,

avec huit figurants autour de nous qui nous mattaient. Dans la scène, je

sentais des mains qui me touchaient, donc j'ai dû faire une petite réunion, j

'ai dû faire couper la caméra, en disant « Franck, attends, je vais leur parler

», pour leur dire que je n'étais pas dans leur trip, qu'on était comédiens,

parce que je me faisais aploter.

Et en fait, je me suis rendu compte que c'était une petite bonne femme d'un

mètre cinquante qui arrivait à peine à respirer avec l'eau, qui s'est excusée.

Il m'a dit oui, je me suis un peu laissé emporter.

Donc, cette scène, c'était super difficile.

On a dû gérer comme un couillon en train de dire que ce n'est pas bien de faire

ça. Il ne faut pas toucher les comédiens comme ça.

Nous, on est des comédiens, on n'est pas payés pour faire ploter.

Bonjour. Bonjour.

Allez-y, rentrez, je vous en prie.

Donc voilà.

Ça, c'est le salon.

Bon, pardon, c'est pas très bien mangé.

Donc là-bas, vous avez le coin cuisine, totalement équipé, frigo, plaque, enfin,

on laisse tout.

Et c'est une multipropriété, ça, c'était dans l'annonce.

Voilà.

On va à la plage ! Et les champs ? On peut visiter les champs ? Elle est assez

sérieuse, elle est assez... Elle est sage.

Sage de par sa nature et aussi parce qu'elle a eu...

Elle a peu d'expérience avec les hommes. Elle a eu peut-être une ou deux

aventures avant. Mais elle s'est mariée très jeune.

Elle ne me ressemble pas parce que... Déjà, je suis beaucoup moins pudique.

Donc je pense que si je me trouvais dans un cas de figure pareil, je ne me

mettrais peut-être pas de nuit. Mais en tout cas, je ne le prendrais pas.

Elle est très agressée.

Et je pense que je me sentirais moins agressée.

Je prendrais plus ça à la rigolade, je crois.

Mais j'ai développé une attitude là-bas.

C'est étrange. C'est-à-dire que même moi, quand je ne tournais pas,

Je jouais ou j'étais sincèrement choquée par ce que je voyais.

C'est un monde que je ne soupçonnais pas. J'avais lu Houellebecq, j'avais lu

Ravalek et je pensais que ces gens-là racontaient n'importe quoi.

Et quand j'ai vu en vrai, j'ai vu que c'était exactement ça.

Comme taper le nettoyage de la chambre du metteur en scène.

Et c'est savamment écrit dans le scénario pour que.

Je vais le faire comme ça.

Je suis sûre que ce serait que dans le DVD.

Tu vois la partie de la plage qui va vers le sud, c'est la partie familiale.

La partie sauvage qui va vers l'aubune, c'est la partie profonde.

J'ai l'impression d'arriver dans une secte, le côté très

fermé, très protégé, et puis ça me faisait rire, ces grands panneaux où ils

mettent, ils prônent la tolérance, et en fait, j'ai jamais vu un endroit où il y

a autant d'interdictions que ça.

Interdiction de prendre des photos, même des photos de famille.

Interdiction de se balader habillée sur la plage.

Tout est interdit. Donc c'était une espèce de contradiction absolue entre ce

que les gens prétendent rechercher en allant là-bas. Et finalement, je ne sais

pas. Moi, je me suis dit que j'étais très mal à l'aise. Très mal à l'aise.

En même temps, on était une petite équipe et on était très soudés et on

rigolait bien. Donc on ne se sentait pas complètement noyés là-dedans.

Ici, il y a deux types de naturels.

Il y a ceux qui viennent pour la vue au grand-père.

Ils aiment la nature, le collège, les choses peines.

Et puis il y a les autres.

Il y a ceux qui viennent pour baiser, ou pour voir baiser les autres.

Les gens font ça dans les forêts.

Ils font ça dans la mer pour pas qu'on les voit.

Ou bien chez eux.

Viens chez nous, oui, tu as raison.

Juliette, t'as proposé de venir boire un verre chez elle ? Oui, je ne sais pas si

j'aimerais, ça dépend si les enfants dorment.

Alors, à ce soir.

Oui, peut-être.

C'est chaud,

j'ai chaud.

J'entends du bruit dehors, mais peut-être qu'avant de sortir, pour aller

voir le bruit, voir ce qu'il se passe, je vais mettre ma robe verte.

Je ne pense pas qu'avec une grosse équipe, on aurait réussi à arriver à

avoir ce jeu et cette complicité si on avait été 25.

Là, on était 6, 7 avec moi, et tous les comédiens, donc on mangeait à la même

table. C'est important pour moi que c'est un film où on mangeait tous à la

même table. Il n'y avait pas de clan.

Le régisseur faisait la cuisine, mais Barbara pouvait ouvrir les huîtres.

Quand j'avais le temps, on faisait la manger, on faisait tous la vaisselle.

Et c'était beaucoup plus sympathique comme ça. On était tous les uns avec les

autres, on travaillait en même temps.

Peine.

Ça permet à la fois d'avoir une gestuelle et ça permet de rester sur un

plan. Barbara, elle est très agréable.

Quand on la filme comme ça, on rentre avec elle dans ce qu'elle pense.

Je connais cette robe.

Je l'ai vue hier. C'était sur la plage.

J'ai vu une silhouette s'avancer.

Quelqu'un a braqué le rayon de sa torche.

J'en ai vu la robe.

La robe a disparu très vite.

Ah bon ? C'est une séquence difficile parce que c'est un peu

ambiance partout, mais ce n'est pas très agréable à tourner.

Je ne savais pas bien jusqu'où il fallait aller.

C'est difficile.

Maquillage des marques de maillot.

Philippe avait pris un vrai coup de soleil.

Je suis gêné.

Je resterai comme ça pendant des heures.

Maman,

c'est pas de ma faute.

Laisse-moi, maman.

Nous,

on appelait ça le bocal.

C'était comme si on voyait un poste de télévision à travers une baie vitrée. Le

cadre de la baie vitrée faisait presque un poste de télévision.

Cette petite scène où on se retrouve dans le bocal, que ce soit Magali,

Angélique ou moi, on est repartis en étant dans un état très étrange. Je ne

sais pas pourquoi d'ailleurs, parce qu'il n'y avait pas de bruit, il était

tard, il était 1h du matin et il ne fallait pas parler.

T'as filmé ? C'est un truc de malade.

Je suis l'acteur le plus borné du cul de la France.

Je n'oublierai jamais ce que je viens de dire.

Je vois un film.

Les gens sont étranges.

Les gens sont nuls.

En revenant du tournage, en montrant les images à tous les gens qu'on avait vus

auparavant, aux chaînes de télévision, aux distributeurs, il y

a finalement eu une accroche.

Par rapport à ce film-là, par rapport au film, et parce que le film était réussi.

Ce que j'aime dans le film, c'est qu'on est... Les acteurs nus sont filmés comme

s'ils étaient habillés, dans le sens où on ne jette pas un sort au fait qu'ils

soient nus.

La nudité reste dans un cadre complètement naturel du camp, de toute

façon, où tout le monde est nu.

Donc ça aussi, c'était important, le regard de Franck, le réalisateur, sur

nous. Olivier, tu savais pour la maison ?

Je savais quoi ? Qu'elle se trouvait ici.

Ici quoi ? Tu savais qu'elle se trouvait ici, dans un camp naturiste ? C'est pas

tellement le travail avec Barbara. On n'a pas vraiment travaillé en amont tous

les deux. C'est juste, je crois, le rapport avec cette caméra

HD, DV, cette petite caméra avec laquelle on a fait le film.

Il y a un rapport de promiscuité avec cet appareil.

qui est totalement différent qu'avec une caméra 35 qu'on peut croiser pour les

plateaux de cinéma.

C'est quand même un tout petit bazar qui est grand comme ça.

Il y a Franck Landron qui a fait 10 ans de lumière avant d'être producteur et

réalisateur. Il travaille sans lumière artificielle, par contre, il travaille

aux bonnes heures.

Et du coup, on n'est pas du tout embarrassé par des câbles, par des

passements de rails de travelling, par...

par tout un appareillage, par les machinaux, les électrons, tout ça, il n

'y avait rien.

Personne dans le champ ? À part moi, bien sûr.

Tu peux redire, je suis dans le champ. Le metteur en scène est dans le champ,

mais il va disparaître après en numérique.

Louise, ne t'inquiète pas. Et du coup, cette petite caméra devient...

un personnage à part entière dans l'action même de la séquence.

Mais c'est valable pour toutes les séquences.

Et comme avec Franck, on s'entendait vraiment, en plus on était vraiment à la

fin du tournage, mais bon, ça a démarré dès le début, on s'entendait vraiment

très très bien tous ensemble.

Franck, qui était à la fois réalisateur, cadreur, chef opérateur, avec sa caméra,

on ne les voyait plus et ils faisaient partie du paysage, du mobilier. Et il y

avait des demandés dans cette séquence, notamment à la séquence de fin, et

Barbara qui démarre dans la chambre.

qui finit dans le salon.

Il y a eu des tas de temps qui ont été enchaînés comme ça, quasiment en plan

séquence.

Moi, je me lève du lit, je sors de la chambre, Barbara est là, la caméra reste

là pour passer.

Je la poussais carrément, comme si c'était un rideau.

Je ne la considérais pas du tout comme une caméra, quelque chose qu'on doit

respecter, en dehors du fait qu'il ne fallait pas regarder dans l'objectif

comme d'habitude.

Moi, il fallait que je le passe, je le pousse, quoi. Ça pousse, et puis hop, le

franck, il pousse, il se pousse, du coup, et comme ça, il récupère son

cadre. Mais du coup, c'est ça qui est très agressif. Ça donne une liberté de

jeu que j'ai du mal à retrouver face à une caméra 35, un gros

bazar, avec quand même... Enfin, quand on fait quand même un métier, on doit

quand même trouver notre liberté au milieu d'une multitude de contraintes

techniques. À partir du moment où on a eu des images...

Ça a commencé à marcher. On a commencé à pouvoir avancer un petit peu.

Et quand il y a eu des pré-montages, là, il y a des gens qui se sont décidés à

nous suivre.

Et voilà. Et en fait, finalement, le film, maintenant, il existe.

Et voilà, on peut dire que le film, finalement, on l'a rhabillé. On est

parti à poil et on l'a rhabillé d'une façon financière. On est très contents

parce qu'il le mérite. Franck, en fait, nous a tous emmenés dans un monde qu'on

ne connaissait pas, le monde de la nudité, le monde du naturisme. Et je

crois qu'il y a une bonne partie de l'équipe qui, maintenant... n'a plus du

tout d'a priori par rapport à la nudité, qui vont même jusqu'à aller, je pense, j

'en soupçonne certains, aller réserver leur bungalow au camp naturiste, là où

on a fait le tournage, pour l'été prochain. J'en suis quasi sûr.

Tout va bien ? Ce n'est pas très prudent de dormir là.

Non mais tout va bien, ça va.

Bonne route.

Juliette, t'as proposé de venir boire un verre chez elle ? Oui, je ne sais pas si

j'aimerais que les enfants dorment.

Alors à ce soir. Oui, peut-être.

Non, si je peux me permettre, le milieu, c'est pas vraiment bien pour l'aura,

voyez. Il vaut mieux le mettre juste là, sur la gauche.

Je peux me permettre deux secondes ? Vous devriez vous préparer une confiture

de fraises à la verveine. Ça permettrait de synchroniser votre énergie à celle de

la source universelle, voyez.

Vous connaissez le Reiki ? Non.

Alors, en fait, c'est une technique d'imposition des mains qui va vous faire

une espèce de voie spirituelle, voyez, par rapport à la source universelle.

Par exemple... Je vous raconte ça en deux secondes. Votre aura, elle est

jaune. Bon, là, c'est vrai qu'avec vos vêtements, elle est un peu cachée.

Elle est un peu cacadoire. Ça peut s'arranger. Alors, il faut vous libérer.

Il faut que vous appreniez à respirer, vous voyez.

Vous savez que d'instinct, les animaux, en fait, sont portés par les plantes qui

guérissent. Alors, vous, franchement, il faut que vous retrouviez l'animal qui

est en vous.

Vous avez un petit problème d'ovaire en ce moment ? Pardon ? Non, mais ça, par

contre, c'est bien ou quoi ?

C'est bien ça, il faut libérer la colère qui est en vous. En fait, vous mettez un

léger sourire sur votre visage, ça permettra d'énergiser vos organes.

Oui, demain j'achèterai un raccord pour le téléphone parce que je crois que la

cabine téléphonique c'est pire que tout. J'ai l'impression d'être un poisson

exotique dans un aquarium.

Oui, bon.

36 sur 1, première.

C'est chaud, j'ai chaud.

J'entends du bruit dehors, mais peut-être qu'avant de sortir pour aller

voir le bruit et voir ce qu'il se passe, je vais mettre ma robe verte.

Ouais, je vais faire ça.

Deux premières.

Louise.

Pas tout, non ? C'est tout.

Voilà le clap.

Le metteur en selle n'a pas de cul.

92 sur 3, première.

Pardon.

Quoi ? Voilà. C

'est la carte Kiwi. Carte

Kiwi, famille.

Allez,

à quoi je te fais ?

Par moi, bien sûr.

Tu peux redire, je suis dans le champ.

Le metteur en scène est dans le champ, mais il va disparaître après en

numérique.

Louise, ne t'inquiète pas, il le sait.

C'est bon ?

Maman

? Oui, mon cœur ? Est-ce qu'il se lave les nuits ? On ne dit pas nuits, on dit

nuits dix.

Je n'en sais rien, mon chéri.

Je cherchais quelque chose.

Je me trompe que je te dis ou pas. Tout le monde est à poil. Les gros, les

jeunes, les vieux. C'est inimaginable.

Je ne vais pas rester avec les enfants d'un temps pour un.

Vous vous sentez bien comme ça ?

C'est pas un magasin pour taxi ici.

Avant de venir ici, t'avais vraiment entendu parler du vendu ? Jamais.

T'as donc aucune idée de ce qui se passe ?

La chemise, je l'ai regardée.

Les pull, les t-shirts, les chemises, tout ça, c'est permis. C'est le bas qui

est montré.

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