All language subtitles for The.Hospital.1971.DVDRip.XviD-FRAGMENT 2

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Original subtitles

Lundi matin, un patient du nom de Guernsey,

un homme de 75 ans, arriva � l'h�pital en se plaignant de douleurs � la poitrine.

Il venait d'une maison de retraite

dont le m�decin avait diagnostiqu� une angine de poitrine.

Il va sans dire

que les m�decins de maisons de retraite se trompent toujours.

Cependant, l'interne qui admit M. Guernsey

accepta ce diagnostique et prescrit de la morphine,

indiqu�e pour une angine de poitrine, mais pas pour un emphys�me

ce qui malheureusement �tait ce dont le vieil homme souffrait.

Rapidement, il perdit connaissance et transpira beaucoup.

On l'envoya d'urgence aux soins intensifs avec un pouls irr�gulier de 150,

sa pression sanguine � 9/6 et la respiration courte et faible.

La personne de garde aux soins intensifs aggrava la situation

en soignant le vieil homme pour un �d�me pulmonaire.

Il lui donna de la digitaline, des diur�tiques et de l'oxyg�ne.

Ceci redonna des couleurs au patient.

Il fut envoy� dans sa chambre au pavillon Holly,

le visage rose et paisiblement endormi.

Mais le patient �tait en narcose et mourut � 19 h 30 le soir m�me.

Je ne parle de �a que pour expliquer pourquoi la chambre 806 fut lib�r�e.

L'interne impliqu� �tait un jeune homme irritable du nom de Schaefer

qui avait une liaison avec une technicienne du labo d'h�matologie.

Dans le style improbable des amourettes d'h�pital,

le Dr Schaefer avait bais� cette fille

dans des fauteuils roulants, des civi�res, des placards,

dans la cuisine, � la morgue, dans les recoins sombres des couloirs,

debout, assis...

Alors vous pouvez imaginer ce qu'un lit de libre pouvait signifier pour lui.

Sheila, c'est Howard.

Je nous ai trouv� un lit pour cette nuit. Un v�ritable lit.

L'H�PITAL

Dr Schaefer...

Tu sais que le Dr Schaefer est dans la 806 parce qu'il est mort ?

Quoi ?

Je te dis juste que le Dr Schaefer est mort.

- Qu'est-ce que t'as, Perez ? - Je ne sais pas pourquoi,

mais il est dans la 806, sous perfusion et il est mort.

- Je ne savais m�me pas qu'il �tait malade. - Qu'est-ce que tu racontes ?

- Tu comprends de quoi elle parle ? - Non.

Je deviens peut-�tre folle. Je sais pas.

La 806, c'est pas le patient Guernsey ?

Est-il arriv� quelque chose que je ne saurais pas ?

Je ne sais pas de quoi tu parles.

J'ai jamais vu un truc pareil. Le Dr Schaefer est dans la 806, mort.

Quel Dr Schaefer ? Le n�tre ?

Le n�tre. Celui qui mettait les mains aux fesses de tout le monde.

- Tu comprends ce qu'elle raconte ? - Non.

Je ne comprends pas de quoi tu parles.

Comment �a : "Le Dr Schaefer est dans la 806, mort" ?

Il est dans le lit du fond, raide mort, sous perfusion.

Si tu ne me crois pas, t'as qu'� aller voir toi-m�me.

Tu ferais peut-�tre mieux d'appeler Mme Christie.

Dr Bock.

Oui, Mme Christie, qu'y a-t-il ?

C'est pas grave, j'allais me lever d'une minute � l'autre.

J'ai mal entendu. Vous pouvez r�p�ter ?

Je sais.

Schaefer, l'�talon � lunettes, un b�guin pour toutes les infirmi�res.

Je ne comprends pas. Que voulez-vous dire ?

Il �tait malade ?

Je veux dire...

De quoi est-il mort ?

Il suivait un traitement ? Je ne comprends pas.

Que faisait-il dans ce lit ? Vous avez dit...

Mme Christie, vous avez appel� le bureau ?

Bien, je vais...

Ce n'est pas grave.

J'allais me faire r�veiller d'ici quelques minutes, de toute fa�on.

Tout le monde !

NOUS PROTESTONS

Qu'en dites-vous, Sundstrom ?

Combien de temps croyez-vous que vos positions racistes pourront tenir ?

Lib�rez l'espoir !

Attendez.

Herb ! Content de te trouver.

Comment �a va ?

L'un de mes internes est mort ce matin.

Vraiment ? D�sol� d'apprendre �a.

Il para�t que tu t'es install� � l'h�tel.

- �a se passe si mal que �a avec Phyllis ? - �a fait 24 ans que �a dure.

C'est maintenant que tu t'en inqui�tes ?

Putain.

C'est moi qui t'ai fait entrer dans cet h�pital,

alors je ne vais pas faire de salamalecs avec toi.

Marty m'a arr�t� dans l'entr�e, hier. Il �tait boulevers�.

Il venait de d�jeuner avec toi. Tu lui as paru au bord du suicide.

Marty a tendance � exag�rer, mais ce n'est pas le seul.

Jack Singer a dit que tu buvais beaucoup.

Soyons francs : Tu te d�robes � tes responsabilit�s.

Apparemment, tu ne fais m�me plus tes rondes.

Je vais en faire aujourd'hui.

Tu veux prendre quelques jours de cong� ?

Partir en Jama�que, picoler un peu, baiser et prendre le soleil ?

Putain, j'ai 53 ans, avec toutes les angoisses qui vont avec.

Je quitte ma femme au bout de 24 ans. Cas typique de m�lancolie de l'andropause.

- Tu devrais peut-�tre voir Einhorn. - Je ne veux pas voir de psychiatre.

Si je me mets au boulot, tout ira bien. D�sol� si tu t'inqui�tes pour moi.

Sid a appel� de St Luke. Il dit que l�-bas, les manifestants

- pr�voient de rejoindre ceux d'ici. - Putain.

- Tu as appel� les flics ? - Bien s�r.

- Ils sont tous dans la 806, docteur. - Qu'y a-t-il ?

Mme Christie va vous le dire.

Mon Dieu, que s'est-il pass� ?

J'ai d�j� vu des merdiers. Mais l�...

C'en est un de premi�re.

Une des infirmi�res de nuit a cru que c'�tait un patient

et l'a mis sous perfusion. Il �tait diab�tique.

Comment �a, elle l'a mis sous perfusion ?

C'est vraiment une histoire de dingues.

Un vieil homme est mort ici hier soir.

Donc le lit �tait libre. Vous connaissez Schaefer. Un vrai tombeur.

Il a persuad� une infirmi�re de baiser sur le lit ?

Une fille d'h�matologie avec qui il sortait.

- Putain, quelle farce ! - Il me semblait bien vous avoir entendu.

Vous devriez le faire imm�diatement.

Je suis vraiment d�sol�e.

Si je comprends bien,

une infirmi�re a mis Schaefer sous perf par erreur. Comment est-ce possible ?

- Il faut qu'on �claircisse �a ailleurs. - Tr�s bonne id�e.

Bon sang, quelle histoire !

- Ce genre de choses arrive. - Je devrais appeler le m�decin l�giste.

- Je ne comprends toujours pas. - Il a fallu une heure pour tout d�m�ler.

Un patient nomm� Guernsey est mort hier soir dans la 806.

Les infirmi�res de nuit n'ont pas �t� mises au courant. �a arrive.

En tout cas, d'apr�s sa fiche,

Guernsey devait recevoir 25 mg de promazine toutes les six heures.

Mme Reardon a envoy� l'infirmi�re Perez lui faire son injection � minuit.

Pendant ce temps, le Dr Schaefer utilisait ce lit

� ses propres fins.

Le Dr Brubaker a parl� d'un rendez-vous amoureux,

et nous retenons cette hypoth�se

- car le Dr Schaefer �tait nu. - Je vois le tableau.

L'infirmi�re Perez est entr�e et a endormi le Dr Schaefer,

croyant que c'�tait Guernsey. Ce que je ne comprends pas...

Je peux terminer ?

Quand Perez lui a fait sa piq�re, elle a remarqu� que la perfusion �tait ferm�e.

Elle a averti Mme Reardon

qui a dit � l'infirmi�re Rivers de remettre la perfusion.

Rivers est rempla�ante. Elle ne conna�t m�me pas le personnel de l'�tage.

Nul ne savait � quoi le patient ressemblait, vu qu'il �tait arriv� le matin m�me.

- Alors elle a branch� la perfusion. - Oui.

- Combien ? - Un litre.

Une solution de glucose � 5% n'a jamais tu� personne.

�tait-il d�shydrat� ? Avait-il des maladies auxiliaires ?

Personne n'a pris la peine d'aller le voir durant la nuit ?

M�me en pensant que ce n'�tait qu'un patient ?

Il avait le diab�te ? Le c�ur faible ?

Il devait bien avoir une sorte de thrombose.

Je veux que l'autopsie se fasse ici, M. Hitchcock.

On va parler de votre utilisation excessive d'infirmi�res rempla�antes.

Il y a pr�s de mille infirmi�res � l'h�pital...

D�s que l'une d'elles a ses r�gles, elle dispara�t pendant trois jours.

Les m�decins se plaignent de ne pas voir la m�me infirmi�re

deux jours de suite.

Que vais-je pouvoir dire aux parents de Schaefer ?

Qu'une infirmi�re rempla�ante l'a assassin�

car elle n'a pas su diff�rencier un docteur d'un patient ?

Mon Dieu !

Tout �a est d'une incomp�tence criante !

Deux infirmi�res entrent dans une chambre, piquent un homme,

l'une des aiguilles est une num�ro 18, garrottent le pauvre type,

lui collent un sparadrap sur le bras

et ce n'est pas la bonne personne !

O� formez-vous vos infirmi�res, Mme Christie ? � Dachau ?

Tr�s bien.

Enveloppez-le et descendez-le en pathologie.

Je m'int�resse surtout � son taux de glyc�mie.

Un litre de glucose n'a jamais tu� personne. Vos demoiselles ont d� faire autre chose.

- Autre chose ? - Non.

Avant d'appeler la famille, je voudrais que vous parliez � M. Mead.

Nous voulons �viter tout litige.

Plusieurs choses se sont accumul�es. Vous voulez qu'on en parle ?

Rapidement.

Le Dr Esterhazy veut commencer � embaucher des int�rimaires

pour couvrir les vacances d'�t�.

Il dit que l'an dernier, certains des rempla�ants

ont mis six mois avant de recevoir leur ch�que.

Il voudrait savoir si vous pouvez faire en sorte qu'ils soient pay�s rapidement.

Mlle Aronivici se plaint que les rapports de labo arrivent lentement aux urgences.

J'ai appel� le Dr Immelman � ce sujet, elle dit que trois microscopes

ont �t� vol�s dans son labo durant les deux derniers mois.

Charlie Walters se plaint lui aussi de chapardage.

J'ai tout regroup� pour vous.

Comme vous le savez,

on a accept� de prendre en charge les ambulances locales

dans le programme d'implication de l'h�pital dans le quartier,

mais du coup, les urgences sont d�bord�es.

Je ne sais pas pourquoi �a nous tombe dessus, mais ils croient...

Voyez si le Dr Einhorn est dans son bureau.

Quel Dr Einhorn ?

- En ophtalmologie ou en psychiatrie ? - En psychiatrie. C'est bon. J'y vais.

Il est l� ?

- Tu as une minute, Joe ? - Bien s�r.

Je suis tr�s d�prim�, ces derniers temps.

Apparemment, �a commence � se voir. Plusieurs personnes l'ont remarqu�.

John Sundstrom a pens� que je devrais t'en parler.

- Tu veux t'asseoir ? - Non. Le confessionnal ne me vaut rien.

Que puis-je te dire ?

L'an dernier, deux, trois... �a remonte � loin, je crois.

�tudiant, je me rappelle avoir eu des pens�es suicidaires.

Enfin...

j'ai toujours trouv� que la vie n'�tait pas facile.

Je suis le fils unique de gens modestes.

J'�tais la fiert� de mes parents. "Mon fils, le docteur."

J'�tais toujours le meilleur de ma classe. Une bourse pour Harvard. Le petit g�nie.

L'excentrique brillant.

Terrifi� par les femmes, maladroit en sport.

Comment expliquer ?

Il para�t que tu viens de te s�parer de ta femme.

Je l'ai quitt�e une dizaine de fois.

Et elle, pareil.

On s'est fait une guerre d'usure. Cas typique de d�pendance sado-maso.

Ma maison est un enfer.

On a un fils de 23 ans. Je l'ai vir� de la maison l'an dernier.

Un mao�ste mal peign�.

Je ne sais pas ce qu'il est devenu.

Il doit construire des bombes dans une cave en signe de fraternit� universelle.

J'ai une fille de 17 ans qui a avort� deux fois en deux ans

et qui s'est fait arr�ter pour deal � un festival de rock la semaine derni�re.

Ils l'ont rel�ch�e.

La famille am�ricaine ais�e typique.

Je ne veux pas faire dans la complaisance.

Je me sens responsable de ces deux jeunes gens inutiles.

Je n'ai jamais exerc� mon autorit� parentale. C'est pas mon truc.

�a non plus, c'est pas mon truc, d'ailleurs.

Oublions tout �a. D�sol� de t'avoir d�rang�.

Tes id�es de suicide, c'est s�rieux ?

J'imagine diff�rentes fa�ons de me tuer qui ne ressembleraient pas � un suicide.

Je veux que ma famille puisse toucher l'assurance.

La digitaline pourrait provoquer une arythmie cardiaque.

Un bon toxicologue pourrait trouver des traces.

Le potassium est bien mieux. 60 mg. Instantan�.

Mais tu te retrouves coinc� avec la seringue hypodermique.

40 mg. �a donne le temps de faire dispara�tre l'arme du crime.

T'y as beaucoup r�fl�chi.

Tu sais que ceux qui en parlent le plus sont ceux qui en font le moins.

Je ne sais pas. Je vois un homme �puis�,

d�sesp�r�, bourr� de culpabilit�,

qui s'est syst�matiquement d�barrass� de sa femme, de ses enfants et de ses amis

et qui s'est isol� du monde.

- Est-ce que tu es impuissant ? - Par intermittence.

- Comment �a ? - Je n'ai pas essay� depuis longtemps.

Laisse tomber, Joe. Je me sens humili� et idiot.

Je dois juste me ressaisir et me remettre au boulot.

D�sol� de t'avoir d�rang�. Prends soin de toi. � plus tard.

Oui, sauvez nos maisons.

Oui, c'est nous, les pauvres.

Non, ne d�truisez pas nos foyers.

- Tout est pr�t ? - Oui, monsieur.

- C'est qui, ces clowns ? - Myst�re.

- �a fait une heure qu'ils sont l�. - Ils doivent �tre avec le vieux de la 806.

Le Dr Perry a choisi la tuberculose et les nodosit�s du foie.

- Oui, monsieur. - Bien, car c'est celui que j'ai �tudi�.

- Dr�le de cas. - Oui, monsieur.

- Qui fait la pr�sentation ? - Moi, monsieur. Je commence ?

M. Hemmings.

Y a-t-il quelqu'un assis ici qui n'est pas venu me voir d'abord ?

Y a-t-il quelqu'un qui ne m'a pas donn� son num�ro de s�curit� sociale ?

Les urgences.

Je ne sais pas, Sybil. Comment s'appelle-t-il ?

Un instant, s'il vous pla�t. Je suis en ligne.

Vous ne voyez pas que je suis au t�l�phone ?

Oui, Sybil. Je regarde.

Bien s�r que non. Est-ce que �a leur arrive ?

Excusez-moi.

32 ?

Des viseurs. Ils me suivent partout.

Trois grands Noirs. Nus, en pleine rue.

�a leur arrive aux genoux. C'est d�go�tant.

C'est toi qui as appel� l'�tage et leur as dit d'admettre Mitgang ?

- La commotion ? - J'en sais rien.

Ils disent que tu n'as pas rempli sa fiche.

Comment peux-tu envoyer quelqu'un aux admissions sans mon accord ?

Est-ce que tu peux ficher le camp d'ici ?

Le patient est dans la salle de repos. Si tu veux son num�ro, va le lui demander.

Dr Spezio, je peux vous voir un instant ?

Est-ce que c'est votre �criture ?

Comment suis-je cens�e lire �a ?

C'�tait une entorse ? Un poignet cass� ? C'est illisible.

Je dois leur �tablir leur facture.

Je sais que vous �tes des anges secourables

et que moi, je suis la chieuse de la compta, mais c'est mon boulot.

Je vous en prie, docteur.

Ce gamin a eu une fracture de la clavicule, on l'a op�r�.

On a r�duit la fracture et on a pos� un pl�tre.

Vous lui avez donn� une �charpe ? Vous avez d� faire des radios.

Comment je suis cens�e facturer ?

- C'est vous, Mitgang ? - C'est moi.

Est-ce que vous �tes couvert par la s�curit� sociale ?

Vous avez votre carte ?

Vous connaissez votre num�ro ?

Vous ne quitterez pas cette pi�ce tant que je n'aurai pas cette information.

Je peux au moins lui demander de remplir sa fiche, non ?

Je peux avoir votre num�ro d'assurance maladie ?

Est-ce que vous avez la s�curit� sociale ?

Dr Spezio !

Je crois que l'un de vos patients est d�c�d�.

Pourquoi dites-vous �a, Mme Cushing ?

Parce qu'il n'a pas voulu me donner son num�ro de s�curit� sociale.

Bon Dieu !

Depuis combien de temps est-il allong� ici ?

C'est pas le m�decin qui est entr� vers 9 h ?

J'ai dit : "C'est un h�pital, putain. Une de nos lignes vient de sauter."

Heureusement, on s'en est aper�us � temps.

On a tout dit ?

Le Dr Kish me rend dingue avec le planning de la salle d'op�rations.

Il est cens� m'en parler.

C'est les urgences. L'un des m�decins est mort d'une crise cardiaque.

- L'un des n�tres ? - Je crois que oui.

Tom, tu veux bien descendre aux urgences ?

- Un m�decin vient de mourir. - Encore ?

Va voir de quoi il s'agit. Je vais au Holly 8, je reviens tout de suite.

Ce n'est plus du chapardage. C'est de la piraterie.

- C'est le troisi�me microscope ce mois-ci. - On en reparlera plus tard aujourd'hui.

- � 13 h ? - Parfait.

Votre fr�re est dans sa chambre.

- C'est laquelle ? - La 806.

Tu n'es � l'h�pital que pour deux jours.

- C'est quoi, le probl�me ? - Je croyais que t'�tais une huile, ici.

Les chambres priv�es sont pleines.

Je ne pourrais pas en trouver une pour J�sus-Christ lui-m�me.

- Je ne resterai pas avec un mourant. - Il n'est pas mourant.

Ils mettront un paravent. Tu verras m�me pas qu'il est l�.

Rentre chez toi. Je t'appelle d�s qu'une chambre priv�e se lib�re.

C'est toi qui m'as appel�, paniqu�. Tu pars en vacances.

Ils vont te retirer ce polype demain.

Tu seras chez toi jeudi, et � Miami vendredi.

- Tu peux faire entendre raison � ce fou ? - Exactement. Il est fou.

Quelle huile ! Incapable de me trouver une chambre priv�e.

Je vais te trouver un Valium.

"Cinq. Un abdomen...

"rempli..."

contrast� par une perte de masse ailleurs.

"Six. Une ascite..."

avec un contenu prot�inique sup�rieur � 4 g.

An�mie inexpliqu�e, leucop�nie.

�l�vation inexpliqu�e du niveau des gammaglobulines.

Tests de floculation tr�s anormaux. Et bien s�r, tests de tuberculose positifs.

Ce diagnostic prend une signification particuli�re chez les Noirs.

C'est un examen digne d'�loges.

De m�moire, je n'en ai vu d'aussi bon pour une fi�vre inconnue.

Le personnel de l'�tage m�rite d'�tre applaudi.

Tr�s bien, allons jeter un coup d'�il � la fille.

C'est digne d'�tre mentionn�, Brubaker. Faites un article.

Mme l'infirmi�re,

qui est le m�decin en chef de ce service ?

Le Dr Brubaker. Mais il est en train de faire ses rondes.

C'est par ici ?

Je me demande si la tuberculose h�patique et la d�pendance aux drogues sont li�es.

On a envisag� la maladie d'Osler ?

Oui, monsieur. Mais on l'a �cart�e car toutes les h�mocultures �taient n�gatives.

- Ambler. C'est bien �a ? - Oui, monsieur.

Que cherchez-vous d'autre, pour la maladie d'Osler ?

Dr Brubaker, je peux vous voir un instant ?

C'est encore un peu ict�rique. Qui a un ophtalmoscope ?

Quelqu'un a remarqu� des taches de Roth ?

Ne vous inqui�tez pas, il n'y en a pas.

Ambler, c'est vous, l'homme de la maladie d'Osler.

- Comment �tait le test au latex ? - Il n'a pas �t� fait, monsieur.

N'est-il pas important de diff�rencier la maladie d'Osler de la granulie ?

Pas vous, Biegelman. Ambler.

Il y a 70% de r�sultats faussement positifs au latex pour cette maladie.

Vous avez fait des recherches.

Si on diagnostiquait la maladie d'Osler,

que signifierait un test au latex positif pour la th�rapie ?

- On s'attendrait � ce qu'il devienne n�gatif. - Si...

Si les antibiotiques s'av�raient efficaces.

- Vous allez faire votre internat ici ? - Je ne suis pas s�r.

Vous viendrez me voir. Asseyez-vous, mademoiselle.

Il y a un petit probl�me, docteur.

La fille l�-bas, c'est la fille du patient de la 806.

Il est comateux et doit �tre nourri et soign� par perfusion.

La fille veut faire sortir son p�re de l'h�pital

et le ramener chez eux, au Mexique.

Il s'appelle Drummond. Apparemment, c'est un missionnaire m�thodiste.

Ils ont une mission chez les Indiens Apaches.

La fille dit �tre infirmi�re dipl�m�e

et pouvoir s'occuper de la perf et du traitement.

Je ne pense pas qu'on devrait le laisser sortir.

Le m�decin traitant, le type en brun, confirme.

R�p�tez-moi �a.

En fait, c'est le cas du Dr Biegelman.

Tant pis pour l'�thique de la profession. Qu'est-il arriv� ?

Je ne vois pas pourquoi je devrais couvrir ce salaud du pavillon Farkis.

Le patient, un homme de 56 ans, a �t� admis � l'h�pital il y a 10 jours

en bonne sant�, pour un bilan. Pas de maladie visible.

On a fait tous les examens obligatoires. Sang, selles, lupus, �lectrocardiogramme.

Tout �tait n�gatif. Cependant, il y avait des prot�ines dans son urine.

Je ne sais pas comment le type de Farkis s'en est rendu compte.

Il avait peut-�tre un accord avec une des filles du labo.

Il s'est point� le jour suivant

et a convaincu le patient de signer pour une biopsie.

- Quel type de Farkis ? - Un th�sard du nom de Ives.

Elroy Ives. Jamais vu. Il fait de la recherche en immunologie.

Un th�sard est venu faire une biopsie sur un patient ?

Oui. Il a tromp� Biegelman avec cette histoire...

Les prot�ines dans l'urine ?

- Il a fait une biopsie ? - Et lui a ab�m� un vaisseau.

Biegelman a �t� r�veill� � 2 h du mat, le patient �tait en �tat de choc.

Biegelman a appel� les gens du rein pour consultation.

Mais qu'y avait-il � voir ? Le patient �tait aigri et saignait.

J'ai parl� � Sutcliff.

Il nous a envoy�s voir un chirurgien, Welbeck.

- Ce boucher ? - Attendez la suite.

On a fini par joindre Welbeck � 4 h du mat.

Il a donn� le feu vert. L'op�ration devait �tre � 8 h.

Il se pointe � moiti� d�fonc�, fait une radio, v�rifie les allergies...

Sans faire de tests, et le patient a eu un choc.

Avec une n�crose tubulaire. Ils lui ont enlev� le rein,

l'ont ramen� dans sa chambre et on a attendu l'urine.

Sa fi�vre est mont�e, ur�mie, vomissements. On a proc�d� � une h�modialyse.

Plus de probl�me d'urine.

Mais une infirmi�re a merd� lors du dernier traitement. Un court-circuit...

Chute de tension. Ils ont couru aux soins intensifs,

lui ont fil� deux unit�s de sang. Signaux vitaux normaux, mais dans le coma.

- C'�tait il y a deux jours. - En bref,

un homme arrive dans cet h�pital en parfaite sant�,

et en l'espace d'une semaine, on lui enl�ve un rein,

on lui ab�me l'autre, tout juste si on ne le tue pas.

Oui, monsieur.

Vous savez, Brubaker,

hier soir, j'�tais dans ma chambre d'h�tel, passant ma vie en revue

et envisageant le suicide.

Et je me suis dit : "Non, Bock, ne le fais pas. Tu es m�decin, tu es un gu�risseur.

"Tu es m�decin en chef d'un des plus grands h�pitaux du monde.

"Tu es utile. Ta vie a un sens."

Puis j'arrive ici aujourd'hui, et j'apprends qu'un de mes m�decins

a �t� tu� par deux infirmi�res qui l'ont pris pour un patient

car il baisait une technicienne du labo de n�phrologie.

- D'h�matologie... - Et vous venez me voir

avec cette histoire affreuse dans laquelle tout l'appareil de la m�decine moderne

semble avoir conspir� pour d�truire un pauvre patient.

Comment suis-je cens� croire que ma vie a encore un sens face � tout �a ?

Je vais vous dire un truc.

S'il y avait un four dans le coin, je mettrais la t�te dedans.

Comment s'appelle le type du pavillon Farkis, d�j� ?

Ives. Elroy Ives.

- Quelqu'un doit lui d�foncer le cul. - Je vais le faire.

Je vais d�truire ce Welbeck. Je vais rayer ces deux cannibales de l'ordre.

Ils n'exerceront plus jamais dans cet h�pital. Je vous le promets.

Et la fille ? Elle dit qu'on n'a aucun droit de l'emp�cher

d'emmener son p�re. Elle veut bien signer le d�gagement de responsabilit�.

Laissez-le partir...

avant qu'on ne le tue.

Appelez le Dr Gilley. Je veux lui parler imm�diatement.

Bipez-le s'il le faut.

M�me s'il est en pleine op�ration. Amenez-moi ce cr�tin d'Ives.

I-V-E-S. Pr�nom : Elroy. Il est au pavillon Farkis.

Je veux te parler, Joe. Viens dans mon bureau.

Tu as un gamin dans ton d�partement qui s'appelle Ives ?

Et c'est quoi, ta salle des dialyses ?

Excuse-moi.

Gilley ? Ici Bock.

Tu ne m'avais pas dit, il y a quelques mois,

que tu allais retirer tous ses privil�ges � Welbeck, cet assassin ?

Oui, Welbeck ! Il vient de bousiller un autre de mes patients.

C'est un flibustier.

Je veux qu'il passe devant le conseil de l'ordre.

Il est dans ton d�partement, pas le mien. Soi-disant, c'est un chirurgien !

J'y serai.

Je pense qu'il faut que tu saches qu'il y a un chercheur du nom de Ives

dans ton d�partement qui fait des biopsies douteuses.

On a assez de mal � se faire subventionner

- par Nixon... - Ives est mort. C'est pourquoi je suis ici.

- Comment �a ? - Il est mort.

Il a eu une crise cardiaque aux urgences.

Une crise cardiaque aux urgences ?

C'est quoi ce d�lire ? Une mal�diction ? O� est-il ?

Ils viennent de l'emmener en pathologie.

...et trois heures plus tard,

Mme Cushing a dit qu'il y avait un mort en salle de repos.

Tu ne trouves pas �a un peu grotesque ?

- Comment �a ? - � 8 h 30 ce matin,

on se retrouve devant un m�decin mort par perfusion,

et nous voici, quatre heures plus tard, avec un autre m�decin

qui d�c�de d'une crise cardiaque aux urgences.

Qu'est-ce que tu insinues ?

Tu crois qu'il y a un tueur fou en libert� dans l'h�pital ?

Ives est mort d'une crise cardiaque, et Schaefer, d'un coma diab�tique.

Ce sont des choses qui arrivent.

C'est une co�ncidence, mais je dirais pas que c'est grotesque.

Combien de temps va durer l'autopsie de Schaefer ?

- Tu ne dois pas vouloir appeler sa famille. - Non merci.

Je boirais bien un verre.

M. Mead ?

C'est l'heure de la piq�re.

Qu'est-ce qui se passe ici ?

Il y a un gu�risseur dans la 806,

vous devriez aller voir.

Vous savez, l'Indien qui �tait dans la 806 toute la nuit ? Il y est encore.

La fille est l� aussi, et ils font du vaudou.

- Je ne plaisante pas ! - Qu'est-ce que tu racontes ?

Il y a un Indien � moiti� nu qui agite

un petit sac.

Vous devriez aller voir, Mme Dunne.

Tu veux voir un truc ? Viens.

C'est une c�r�monie inoffensive. Il n'y a pas de quoi s'�nerver.

�a sera termin� dans quelques minutes.

M. Blacktree est un shaman qui tient ses pouvoirs du tonnerre,

et il est essentiel qu'il termine son rituel pendant l'orage.

Les visites se terminent � 21 h.

Il ne s'agit que d'une simple pri�re apache

pour la gu�rison de mon p�re.

Les marques qu'il a faites sur les bras de mon p�re

sont faites avec du pollen de scirpe.

Les brindilles ne signifient rien, mais elles ont �t� frapp�es par la foudre

et donc sont des appels � l'esprit des �clairs.

Tout cela est inoffensif. Ce n'est pas une c�r�monie m�dicale, mais religieuse.

Vous ne croyez pas vraiment que ces b�tises vont le gu�rir ?

En tout cas, �a ne va pas le tuer.

- Tr�s bien. Continuez. - Merci.

- Vous voulez emmener votre p�re ? - Il faut que je trouve une ambulance.

- Je peux t�l�phoner ? - Allez dans mon bureau.

Merci.

Bonjour, je voudrais r�server une ambulance.

Je voudrais r�server une ambulance pour demain, � 13 h 30.

Drummond. Pr�nom, Barbara. Je paierai comptant.

C'est pour mon p�re, Edward Drummond,

au Centre m�dical de Manhattan, pavillon Holly, chambre 806.

Il faut une civi�re. Je suppose que vous la fournissez.

Il faut l'emmener � American Airlines,

� l'a�roport Kennedy, vol 729 pour Yuma, Arizona.

J'accompagnerai le patient. Merci.

- Vous croyez � la sorcellerie ? - Je crois � tout.

- Vous prenez un verre ? - Oui.

Il faut que vous sachiez que mon p�re �tait un m�decin renomm� � Boston.

Il �tait membre de la facult� m�dicale de Harvard.

Il �tait veuf et j'�tais sa seule enfant.

Il n'�tait pas particuli�rement religieux. M�thodiste et sobre.

Un soir, il y a sept ans,

il a assist� � une r�union pentec�tiste � Harvard,

et il s'est mis � d�lirer.

Il est tomb� � genoux au fond de la pi�ce et a commenc� � parler couramment

un langage que nul n'avait entendu auparavant.

Ce genre de trucs arrive souvent aux r�unions pentec�tistes,

et a commenc� � arriver r�guli�rement � mon p�re.

Souvent, je rentrais � la maison et trouvais mon p�re assis dans son bureau,

extr�mement serein, en train de parler cette langue bizarre.

� l'�poque, j'avais 20 ans

et j'�tais dans la phase oblig�e du petit ami exotique.

Dans mon cas, un Indien Hopi th�sard � Harvard

qui faisait son doctorat dans les langues aborig�nes du sud-ouest.

Un jour, je l'ai amen� � la maison

au moment m�me o� mon p�re tombait � genoux en transe.

L'Indien s'est retourn� et a dit : "J'hallucine !"

Mon p�re parlait un dialecte apache,

un dialecte obscur, � vrai dire,

parl� uniquement par une bande de rebelles enrag�s

qui avaient rejet� les r�serves pour aller vivre dans l'isolement

des montagnes de la Sierra Madre, dans le nord du Mexique.

Qu'est-ce que vous en dites ?

Qu'est-ce que je suis cens� dire ?

Je picole ici tranquillement et vous venez me raconter

l'histoire hallucinante de la conversion de votre p�re.

Vous n'y �tes pas. Pas celle de mon p�re, la mienne.

� l'�poque, je prenais pas mal d'acides.

J'avais exp�riment� quelques d�formations sensorielles, un d�sespoir suicidaire,

mais rien d'aussi dingue que de parler couramment un obscur dialecte apache.

Hallucinant, non ?

J'avais le souffle divin sous mes yeux !

En une semaine, mon p�re a ferm� son cabinet de Beacon Hill

et a ouvert une mission dans les montagnes mexicaines.

J'ai rendu ma carte du parti d�mocrate et mon casque de moto et je l'ai suivi.

�a a �t� un d�sastre, en tout cas pour moi.

C'est mon p�re qui avait eu la r�v�lation, pas moi.

Il se tenait sur une montagne et pr�chait l'Apocalypse

� des Indiens solennellement amus�s.

Je me masturbais beaucoup. On vivait dans une hutte,

on mangeait du lapin cru et des pignons de pin. C'�tait atroce.

En deux mois, j'�tais de retour � Boston.

Une coquille vide, d�senchant�e de tout, souffrant de la dengue.

Je me suis tourn�e vers l'aust�rit� et j'ai commenc� une �cole d'infirmi�res.

Je suis devenue hagarde, obsessive

et je faisais des r�ves ouvertement incestueux au sujet de mon p�re.

Je sortais avec des membres plus �g�s du personnel. L'un d'eux,

un psychiatre corpulent, m'a expliqu�

que j'�tais rong�e par un d�sir inassouvi pour mon p�re.

J'ai craqu�.

Un jour, je suis partie travailler nue en criant des obsc�nit�s.

On a parl� de m'interner.

Alors j'ai fait mes bagages et je suis partie rejoindre mon p�re dans la Sierra Madre.

J'y suis toujours. �a fait trois ans.

�videmment, mon p�re est compl�tement cingl�.

Je m'occupe de lui, et �tonnamment, je suis heureuse.

Vous voyez, je crois � tout.

C'est quoi, cette histoire ?

Je croyais que c'�tait �vident.

J'essaie de vous dire que j'aime bien les hommes plus �g�s.

J'admire votre candeur.

Vous admirez bien plus que �a.

Vous perdez votre temps.

�a fait des ann�es que je suis impuissant.

N'importe quoi.

Qu'est-ce qu'il y a de mal � �tre impuissant ?

Les jeunes sont encore plus fascin�s par le sexe que les Victoriens.

J'ai un fils de 23 ans. Je l'ai vir� de la maison l'an dernier.

Le tartufe.

Il pr�chait l'amour universel et il m�prisait tout le monde.

Il m�prisait tout de la classe moyenne, m�me ce qu'elle a de mieux.

Il d�testait ma m�re � cause de sa fiert� petite-bourgeoise

pour son fils, le m�decin.

Vous n'imaginez m�me pas � quel point il ignorait cette femme plut�t gentille.

Quand elle est morte, il n'est m�me pas venu � l'enterrement.

Il disait que le service religieux �tait une hypocrisie.

Il m'a dit que sa g�n�ration vivait sans mensonges.

J'ai dit : "�coute, on vit tous avec des mensonges."

Je l'ai attrap� par son poncho...

et je l'ai tra�n�

dans notre appartement de sept pi�ces

�pouvantablement bourgeois, et je l'ai jet� dehors.

Je ne l'ai pas revu depuis.

Vous savez ce qu'il m'a dit ?

Il �tait sur le palier, au bord des larmes.

Il m'a cri� :

"Esp�ce de vieux schnock.

"Tu n'arrives m�me plus � la lever."

C'est �a, vous voyez.

C'�tait �a, sa vraie r�volution.

Ce n'�tait pas le racisme,

les pauvres opprim�s ou la guerre au Vi�t-Nam.

L'ultime maladie sociale am�ricaine,

c'�tait un p�nis flasque.

Mon Dieu.

S'il y a une minorit� m�pris�e et incomprise dans ce pays,

c'est bien nous, les pauvres impuissants. Je suis impuissant et fier de l'�tre.

L'impuissance, c'est cool, b�b� !

- Le pouvoir aux impuissants ! Cool, b�b� ! - Super !

Vous savez...

quand je dis impuissant, je ne dis pas simplement ramollo.

Aussi p�nible que ce soit pour une femme, un homme a d'autres d�sirs...

quelque chose d'un peu moins �ph�m�re qu'une �rection.

Un sens de la validit� permanente.

C'�tait �a pour moi, la m�decine, ma raison d'�tre.

Quand j'avais 34 ans,

j'ai pr�sent� un article � la r�union annuelle

de la Soci�t� d'investigation clinique,

pionni�re en mati�re d'immunologie.

Une r�v�lation.

Je suis dans tous les livres de classe.

Je suis un homme �minent, voyez-vous.

Vous voulez savoir autre chose ? Je m'en contrefiche.

Quand je dis impuissant...

je veux dire que j'ai m�me perdu le d�sir de travailler.

C'est une passion bien plus primaire que le sexe.

J'ai perdu ma raison d'�tre.

Mon but.

La seule chose que j'aie jamais vraiment aim�e.

Ce sont des conneries, n'est-ce pas ?

Les transplants, les anticorps...

Nous fabriquons des g�nes.

Nous pouvons faire des b�b�s sans organisme vivant.

On peut pratiquement cloner des gens comme des carottes,

et la moiti� des gamins de ce ghetto n'ont m�me pas �t� vaccin�s contre la polio.

Nous avons form� l'entit� m�dicale...

la plus �norme jamais con�ue,

et les gens sont plus malades que jamais !

Nous ne soignons rien !

Nous ne gu�rissons rien !

Ce putain de monde...

est en train de s'�touffer sous nos yeux.

Voil� ce que je veux dire par impuissant.

Vous ne comprenez rien � ce que je raconte, hein ?

Bien s�r que si.

Je suis tr�s fatigu�.

Et j'ai mal.

Il ne me reste plus rien. Vous comprenez ?

Bien s�r.

Est-ce que vous comprenez aussi

que la seule solution possible, c'est la mort ?

�a ressemble � un cas classique d'andropause morbide.

Putain.

J'ai du mal � prendre votre d�sespoir au s�rieux.

- �a a l'air de tellement vous plaire. - Allez vous faire voir !

C'est ce qu'il me faut, une perspicacit� clinique.

Une d�fonc�e grotesque de 25 ans

va me rassurer au sujet de l'andropause !

Je veux �tre seul. Fichez le camp.

Fermez la porte et �teignez les lumi�res en partant.

M. Blacktree n'aime pas ma minijupe,

mais c'est tout ce que j'avais pour porter en ville.

Dans la tribu, je porte une peau de daim aux chevilles.

Super. Fermez la porte et �teignez les lumi�res.

Qu'est-ce que vous vous injectez ?

Fichez-moi la paix.

Du potassium.

Si vous en prenez suffisamment, �a vous tuera.

J'ai pens� que j'avais tort, que vous �tiez vraiment suicidaire, alors je suis revenue.

Qui vous l'a demand� ?

Fichez-moi la paix ! C'est pas difficile, si ?

Laissez-moi.

Pourquoi m'en avez-vous emp�ch� ?

Au revoir.

Vous avez des allumettes, docteur ?

Vous n'�tes pas r�veill�e ?

- Quelle heure est-il ? - Presque 7 h.

J'ai pris �a pour vous dans le vestiaire des infirmi�res.

�a remplacera votre robe. Je crois qu'elle est fichue.

J'en ach�terai une autre, ou je vous en enverrai une si vous me dites la taille.

Je veux vous parler.

- De quoi ? - De votre p�re.

Vous ne devriez pas l'emmener dans cet �tat.

J'ai regard� sa fiche. Il n'y a aucune raison de craindre une l�sion du cerveau.

On ne peut rien pr�dire,

mais il peut sortir du coma d'un instant � l'autre.

Vous devriez le laisser ici. Je m'en occuperai personnellement.

C'est votre fa�on de me demander de rester en ville quelques jours de plus ?

�a serait bien aussi.

Qu'en dites-vous, Mlle Drummond ?

Je veux que tu m'appelles Barbara,

dans la mesure o� tu m'as s�duite trois fois cette nuit.

- Trois fois ? - Et il fait semblant de ne pas avoir compt�.

Tu �tais fier comme Artaban.

�a a nui un peu � ta croisade pour l'impuissance universelle, non ?

Maintenant, on se tutoie. Je vais t'appeler Herb.

Donnons une semaine � ton p�re, Barbara. Qu'en dis-tu ?

Je ne veux pas qu'il reste ici.

J'ai fait un r�ve au sujet de cet h�pital.

J'ai r�v� que cet �norme b�timent

aux carreaux blancs entrait soudain en �ruption comme un volcan

et que tous, patients, m�decins, infirmi�res, aides-soignants,

tout le personnel de cuisine, les vieux, les boiteux

et toi au milieu,

vous pr�cipitiez dans la mer en une masse suicidaire, hideuse et hurlante.

Je sors mon p�re d'ici aussi vite que possible.

T'es vraiment cingl�e, tu sais ?

Je vais t'expliquer. Je t'aime.

Je t'ai aim� d�s que je t'ai vu arriver d'un pas lourd dans ce couloir.

J'ai dit � M. Blacktree : "Qui est ce gros ours balourd ?"

Les Apaches v�n�rent les ours.

Ils ne les mangent pas, n'utilisent pas leur peau.

Les ours sont vus comme �tant gentils et m�chants, mais toujours tr�s puissants.

Les hommes qui ont le pouvoir de l'ours sont tr�s respect�s. Ils sont gu�risseurs.

J'ai dit : "Cet homme tient son pouvoir de l'ours."

Super. Bon, �coute.

Tu n'as pas de chambre � l'h�tel ou ailleurs

- o� tu puisses rester... - Je vais t'expliquer.

Mon p�re et moi acceptons l'implacabilit� de la mort.

S'il meurt, il meurt.

Je le sors d'ici et nous retournons au Mexique � 13 h.

Je veux que tu viennes avec nous car je t'aime et je veux des enfants.

J'ai peur que le Mexique soit un peu trop loin pour moi.

Tu y serais utile. Il y a un nombre �tonnant de cas de tuberculose.

Tu serais de nouveau m�decin.

Tu serais de nouveau n�cessaire.

Si tu m'aimes, je ne vois pas d'autre solution.

Comment �a, si je t'aime ? Je t'ai viol�e par d�sespoir suicidaire.

Qui parle d'amour et d'enfants ?

Il faut que je sache si un homme m'aime ou non.

Hier soir, tu m'as dit une cinquantaine de fois que tu m'aimais.

Tu l'as chuchot� et tu l'as cri�.

Tu as m�me ouvert la fen�tre pour le crier dans la rue.

C'�tait une expression de gratitude plut�t que d'amour.

De gratitude de quoi ?

D'avoir ressuscit� en moi des sensations de vie que je croyais mortes.

Et c'est quoi, l'amour, d'apr�s toi ?

Tr�s bien, je t'aime ! Tu m'aimes !

Je ne vais pas discuter avec une romantique pareille.

Puisque cette grande passion nous unit,

pourquoi tu ne resterais pas une semaine ou 10 jours � New York ?

C'est 10 jours, maintenant ?

- Jusqu'� ce que ton p�re aille mieux. - Non.

J'ai fait ces r�ves proph�tiques sept nuits de suite.

Le chiffre sept porte malheur.

La signification de ces r�ves est tr�s claire, sept fois plus claire.

Je dois vous sortir d'ici, toi et mon p�re, avant que nous soyons d�truits.

T'es bonne pour l'asile.

La moiti� du temps, tu es une jeune femme intelligente,

puis soudain tu te transformes en adepte de la cabale

qui croit aux r�ves, � la sorcellerie et au pouvoir de l'ours.

Je n'aime pas la fa�on dont tu trouves ma vie inutile.

Je soigne beaucoup de gens � Manhattan.

Je n'ai pas besoin d'aller au Mexique. J'enseigne aussi.

Je forme 80 m�decins par an.

Ils sont souvent inspir�s, en tout cas comp�tents.

J'ai form� l'un des meilleurs d�partements de m�decine au monde.

Notre unit� de cardiologie est fantastique et on a une excellente section rein.

Beaucoup de gens arrivent ici en tr�s mauvais �tat

et en ressortent bien mieux, alors ne va pas me dire que je suis inutile.

Alors pourquoi essayais-tu de te tuer par overdose de potassium ?

- O� vas-tu ? - � l'h�tel. Je vais r�gler ma note.

M. Blacktree ne parle pas anglais.

- Tu reviens, n'est-ce pas ? - Bien s�r.

Je dois payer et faire les bagages de mon p�re.

Tu dois avoir besoin de quelques heures seul pour prendre ta d�cision.

Quelle d�cision ?

Tu es un homme tr�s fatigu�, bless�.

Ton mariage a �t� un �chec, avec, je suppose, quelques liaisons pitoyables.

Tu h�sites, et c'est compr�hensible, � t'impliquer de nouveau.

Et me voil�, avec cette id�e saugrenue

de te faire tout quitter pour partir avec moi dans des montagnes d�sol�es du Mexique.

Compl�tement cingl�, je sais. D'un autre c�t�,

tu trouves ce monde aussi triste que moi. Hier soir, tu as essay� de te tuer.

Alors voil�.

C'est soit moi et les montagnes soit la bouteille de potassium.

Je reviens dans une heure. Je serai dans la chambre de mon p�re.

Tr�s bien, je t'aime !

Mon Dieu !

Je r�p�te, je vous demande de sortir calmement.

Ces immeubles sont condamn�s et sont inhabitables.

Vous �tes entr�s en possession de cet immeuble ill�galement,

c'est une infraction � la loi.

Je vous demande de sortir calmement.

L'h�pital a accept� la responsabilit�

de trouver 400 logements dans des immeubles salubres.

L'h�pital souhaite souligner que les immeubles de First Avenue

ont �t� condamn�s par la ville avant que l'h�pital n'en fasse l'acquisition,

et cela,

uniquement apr�s que les d�l�gu�s de la communaut�

ont approuv� la construction d'un nouveau centre de d�sintoxication.

Putain, il y a une douzaine de d�l�gu�s qui m'attendent dans la biblioth�que.

�a fait deux ans que nous essayons de n�gocier,

sans aucune aide du D�partement d'urbanisme, qui plus est.

Je ne vais pas tout g�cher

sous pr�texte que des cr�tins d'activistes

ont d�cid� d'attirer l'attention des m�dias.

Qu'on fasse sortir ces gens avant qu'un mur s'effondre

ou qu'un incendie se d�clare, et que ce soit l'�meute.

Des probl�mes ?

Je ne serai pas long. Je m'appelle Welbeck.

Voil� six ans que je travaille avec cet h�pital,

et hier soir, le Dr Gilley m'a appel�

pour dire qu'il m'enlevait tous mes privil�ges � l'h�pital.

- Vous �tes au courant ? - Pas du tout.

- Il a dit qu'il avait envoy� un rapport. - Je le recevrai sans doute demain.

- Je suppose... - Un rapport � quel sujet ?

Je ne le sais pas moi-m�me.

J'ai effectu� une ablation d'un rein la semaine derni�re.

Les urgences m'ont appel� � 4 h, l'homme faisait une h�morragie.

Je suis vraiment d�sol�. J'ai une r�union.

Quoi qu'il arrive, je ne peux rien y faire.

Si Gilley... Je serai � la biblioth�que.

Si Gilley veut vous priver de vos privil�ges,

il est chirurgien en chef, c'est son domaine.

Il faudra passer � l'audience.

J'ai une laparotomie aujourd'hui. Je suppose que je pourrai la faire.

�a fait six ans que je travaille avec cet h�pital.

Il me semble que j'ai d�j� vu votre nom pour autre chose.

Une minute.

C'est vous, le type

de la soci�t� de recouvrement d'assurance m�dicale

qui est entr�e en bourse, c'est �a ? Un truc comme �a, non ?

Milton Mead m'a parl� de vous.

Vous �tes un conglom�rat m�dical � vous seul.

Vous avez un service d'affacturage, une soci�t� de facturation informatis�e,

quelques h�pitaux � but lucratif, quelques maisons de retraites.

Seigneur, un comit� de simples m�decins ne suffirait pas.

La commission de contr�le des op�rations en bourse devrait enqu�ter.

Vous devrez passer l'audience. Il n'y a rien que je puisse faire.

...l'imp�rialisation des Noirs.

Nous rejetons les bourgeois et les tra�tres noirs de la classe moyenne

qui vendent les prol�taires noirs

- � une politique raciste et expansionniste... - Revenons au probl�me de l'avortement.

Qu'est-ce que les m�les au pouvoir peuvent comprendre � l'avortement ?

Qui a soulev� le probl�me de la contraception ?

Le probl�me, c'est le contr�le de la d�pendance � la drogue

dans ce quartier et dans le ghetto.

- On ne veut pas d'avortements. - Allons au c�ur du sujet.

Le fait est que cet h�pital est le propri�taire de ces immeubles

et qu'au lieu de les d�truire

et de construire des extensions imp�rialistes de l'establishment m�dical,

il devrait reconstruire ces habitations,

- offrir aux gens des logements d�cents. - Allons.

Vous savez, j'ai hallucin�, hier soir.

J'ai cru voir un Indien qui faisait la danse de la guerre.

Ce n'�tait pas une hallucination, M. Mead.

- Il y avait un Indien ici, hier soir. - Vraiment ?

Bon. � la salle d'op�rations.

Le Dr Norris a dit environ une demi-heure.

- Tr�s bien. - Une demi-heure.

- Laissez-le ici. - Mlle Shirley,

ce n'est qu'un kyste � l'ovaire.

D'accord. Monte � Holly 6,

et vite. Allez.

Qui est-ce ? Mangafranni ?

Oui. Le num�ro 3.

Bonjour, docteur.

C'est l�gal pour un m�decin de fonder une soci�t�, hein ?

Depuis septembre dernier.

Si �a avait exist� quand j'avais votre �ge, j'aurais mis des millions de c�t�.

�a donne plein de moyens de reports.

Les stock-options, par exemple.

Disons que ton ann�e fiscale commence le 31 octobre.

Tu d�clares un bonus payable en 1971.

Des int�r�ts cumul�s payables � l'actionnaire principal doivent �tre pay�s

deux mois et demi apr�s la fin de l'ann�e pour avoir la d�duction de l'ann�e d'avant.

Mais la soci�t� ne paie pas cet imp�t

car on a �limin� le revenu imposable avec le bonus.

Avec deux entit�s taxables, on peut enterrer beaucoup de d�penses.

Bonjour, ici Welbeck. J'ai des messages ?

Je suis � l'h�pital. Je dois op�rer bient�t.

Je vais essayer d'�tre aussi rapide que possible. C'est tr�s urgent ?

Le Dr Hogan s'est arrang� avec les assureurs.

La d�claration d'incorporation a �t� remplie il y a bien plus d'un an.

S'il rappelle, bipez-moi.

- Mangafranni, n'est-ce pas ? - Exact.

Continuons. On ne va pas le suspendre au Louvre.

Il n'y a pas de pouls, docteur.

- Et la tension ? - Aucune tension art�rielle.

Pouls � z�ro. Le tube et l'�lectrocardiogramme.

- Que se passe-t-il ? - Je ne sens rien.

- Que s'est-il pass� ? - Je n'en sais rien.

Elle a d� faire une embolie. Elle allait bien jusqu'ici.

- Vous avez v�rifi� les gaz ? - Oui.

La seule fois o� j'ai vu quelqu'un s'�vanouir,

quelqu'un avait interverti le protoxyde d'azote et le gaz.

Amenez les d�rivations.

Putain, qu'est-ce que c'est ?

Elle est jeune. On ouvre la poitrine ?

- Elle a 53 ans, abruti. - Bicarbonate.

Putain !

Arr�tez une minute.

- Fibrillation ventriculaire. - Passez-moi les palettes.

Je suis peut-�tre fou, mais je crois que ce n'est pas votre patiente.

Qu'est-ce que vous racontez ?

Je ne veux pas entrer dans des querelles intestines.

Les fautes professionnelles sont �normes.

Comme vous voyez, la glyc�mie du Dr Schaefer �tait � 23.

Aucune solution de glucose ne pourrait faire �a. La seule chose,

ce serait au moins 50 unit�s d'insuline, voire plus.

On doit supposer qu'une infirmi�re lui a mis 50 unit�s d'insuline dans le sang,

par injection ou perfusion, encore que Dieu sait comment un truc pareil...

Je suis d�sol�e, docteur.

- Je peux utiliser votre t�l�phone ? - Certainement.

Avez-vous demand� � l'infirmi�re en chef du huiti�me

- quand Mlle Drummond est arriv�e ? - Oui.

- Elle vient d'arriver. - Je devrais y aller directement.

Vous avez appel� l'officier de garde ?

Vous devriez appeler le Dr Gilley. Et appelez M. Sloan.

J'arrive tout de suite.

Je suis vraiment d�sol�e. Une sale histoire en salle d'op�ration.

Ils viennent d'op�rer la mauvaise patiente.

Je ne comprends pas. Elle est retourn�e � sa chambre ?

Quand y est-elle retourn�e ? Qui l'a ramen�e ?

Elle est dans sa chambre.

- Qui ? - Mme Mangafranni,

la femme qui aurait d� �tre op�r�e.

Ils travaillent encore sur la femme de la 3 ?

Excusez-moi, Mme Fried, vous pouvez r�p�ter ?

Personne dans ce bureau ne l'a fait remonter.

Tr�s bien Mme Fried. Je vous rappellerai.

L'un d'entre vous a-t-il pris une patiente nomm�e Mangafranni

dans la salle de repos pour la ramener � Holly 5 vers 10 h ?

- Que s'est-il pass� ? - Je n'en sais rien.

Une patiente nomm�e Mangafranni devait subir une hyst�rectomie

� 10 h. Le Dr Mallory.

J'ai parl� � Sylvia dans la salle de repos. C'est elle qui l'a re�ue, donc elle �tait l�.

Mais je viens de parler � Mme Fried, du Holly 5,

qui dit qu'un aide-infirmier a ramen� Mme Mangafranni

� sa chambre il y a 20 mn.

L�, Mme Mangafranni est endormie dans sa chambre.

- Qui est la femme en salle d'op�ration ? - Je sais pas.

Elle est morte ?

Ils ont d� l'ouvrir, c'est mauvais signe.

Je ferais mieux d'aller chercher M. Mead.

On pourra r�parer les injustices

du monde demain, mais l�,

est-ce qu'on pourrait faire sortir ces gens des immeubles ?

Vous allez m'�couter ? Vous allez vous taire ?

Allez-vous la fermer et m'�couter ?

Arr�tons un peu cette

d�mocratie participative

et attelons-nous au probl�me imm�diat !

- C'est arriv� quand ? - Il y a 30 mn.

- Le l�giste est pr�venu ? - Non.

Faites-le maintenant. Appelez aussi la police.

Bonjour.

C'est incroyable, non ?

Il me semblait bien qu'elle �tait diff�rente.

J'ai dit � une infirmi�re : "Elle a l'air plus jeune sans son dentier."

Je lui avais parl� une demi-heure avant.

Est-ce qu'on sait qui c'est ? Que dit sa fiche ?

Sa fiche et son bracelet disent "Mangafranni".

La seule chose qui ne soit pas Mangafranni, c'est la femme.

Putain !

�a fait 30 ans que je sectionne trois ut�rus par jour,

est-ce trop vous demander que d'amener

le bon ut�rus, putain ?

Je lui ai parl� dans la salle de repos.

Elle allait tr�s bien. Un peu somnolente.

J'ai trouv� bizarre qu'elle soit inconsciente quand ils l'ont amen�e.

Il va falloir rester ici jusqu'� ce que M. Mead revienne.

Je n'en prends pas la responsabilit�.

J'ai d�j� une faute professionnelle au cul. Je ne prends pas celle-l�.

Tu ne pars pas.

Je t'aime et je ne te laisserai pas partir.

Commen�ons � ranger les affaires de ton p�re. Il reste ici.

Je te trouverai un appartement.

J'ai une chambre d'h�tel pourrie. On ne peut pas y aller.

Je ne vais pas y arriver, ici. Je vais craquer.

Je n'arrive � �tre saine d'esprit que dans une soci�t� simple.

Tu ne peux pas esp�rer

que je vive dans une hutte et que je chasse le lapin.

- Sois raisonnable, merde. - Je le suis.

Qu'est-ce que t'as peur de quitter ? Ta maison en plastique ?

Ton air conditionn� ? Tes v�tements synth�tiques ? Ta bouffe instantan�e ?

Je t'offre un silence vert et la solitude.

L'ordre naturel des choses.

Et surtout, je m'offre, moi. Je trouve que nous sommes beaux.

Avec toi, �a a l'air presque plausible.

Je ne vois m�me pas pourquoi tu h�sites. Qu'est-ce qui te retient ici ?

Ta femme ?

C'est termin�.

Si je suis mari� � quelque chose, c'est � cet h�pital. C'est toute ma vie.

Je ne peux pas le quitter comme si de rien n'�tait.

Je suis de la classe moyenne.

Et chez nous, l'amour ne triomphe pas de tout,

c'est la responsabilit� qui triomphe.

Ne me demande pas de rester ici, parce que je t'aime et que je le ferai.

Et nous serons tous les deux d�truits.

Il faut que je paie la note.

Je vais partir avec toi.

Tu voulais savoir le nom de l'infirmi�re des dialyses ?

Qui ?

Celle qui a merd� avec Drummond ?

Elle s'appelle Teresa Campanella. Tu ne vas pas me croire.

Elle est morte sur la table d'op�ration il y a une heure.

- Quoi ? - T'es au courant du merdier au bloc ?

- Alors c'�tait elle ? - Je viens de l'identifier.

Qu'est-ce qui se passe ?

D�s que j'essaie de trouver quelqu'un, il meurt d'une crise cardiaque

ou d'un choc anesth�sique au bloc op�ratoire.

J'en viens. Ils essaient de trouver un Dr Schaefer.

Est-ce qu'il ne travaille pas ici ?

Travaillait. Il est mort hier d'une overdose d'insuline. Pourquoi ?

L'infirmi�re dit qu'un Dr Schaefer tra�nait autour de la salle de repos.

�a n'aurait pas pu �tre lui.

L'infirmi�re dit qu'il �tait d'�ge m�r.

Il n'y a pas d'homme d'�ge m�r de ce nom.

Je leur ai dit : "Je ne connais personne de cet �ge nomm� Schaefer."

Il y a des policiers en bas. Une grosse enqu�te.

- Comment connaissait-elle son nom ? - � cause de son badge.

Je suis le fou du Christ et le Paraclet de Caborca.

Voyons, papa.

Que se passe-t-il ?

On te croyait � l'article de la mort. Que fais-tu debout ?

Que s'est-il pass� ?

Pourquoi t'a-t-il attaqu� ? Il a dit quelque chose ?

En fait,

il a dit : "Je suis le fou du Christ et le Paraclet de Caborca."

Ferme la porte, parce que s'il va dire � tout le monde

qu'il est le fou du Christ et le Paraclet de Caborca, ils vont nous enfermer.

Il a tu� deux m�decins et une infirmi�re.

Je suis la col�re de l'Agneau et l'ange du puits sans fond.

Comment �a ?

Il a tu� deux m�decins et une infirmi�re.

Il vient d'essayer de me tuer.

Il a quelque chose contre les m�decins.

Il s'est procur� de l'insuline et l'a mise dans la perfusion du Dr Schaefer.

Il a r�ussi � faire mourir le Dr Ives d'une crise cardiaque

en pleine salle des urgences.

Et il a fait mourir une infirmi�re de dialyse

d'un choc anesth�sique sur la table d'op�ration.

Il se balade dans tout l'h�pital avec la blouse du Dr Schaefer.

Tout le monde cherche partout le myst�rieux Dr Schaefer.

C'est incroyable, mais comme tu vois, ton p�re n'est pas dans le coma.

Je ne suis pas fou. Demande � ton dingue de p�re.

Je n'�tais qu'un instrument de Dieu.

Je ne tue personne.

Ils sont morts tous les trois de leur propre main.

Victimes rituelles de leurs propres institutions,

tu�es par ironie du sort.

"�il pour �il."

Un ch�timent biblique.

Schaefer a �t� le premier car il a tu� Dieu.

Dieu a �t� admis � l'h�pital lundi dernier

sous le nom de Guernsey.

J'ai tout de suite per�u une pr�sence divine.

J'�tais convaincu que ce vieil homme de porcelaine �tait un ange du Seigneur,

peut-�tre m�me le Christ en personne.

Notre Sauveur souffrait d'un emphys�me.

Il a profit� de tous les bienfaits de la m�decine moderne

et est mort � 19 h 30 le m�me soir.

Quelques heures plus tard, il m'est apparu.

L�ve-toi, Drummond.

Tu �tais mort et tu es ressuscit�.

Ceux qui t'ont tu� et ceux qui m'ont tu�

vont mourir � notre place.

Tu es le Paraclet de Caborca.

La col�re de l'Agneau.

L'ange

du puits sans fond.

Pas tout � fait le buisson ardent, mais �a me suffisait.

Je devais venger la mort de Dieu et mon propre abrutissement.

J'allais tuer les docteurs Schaefer, Ives et Welbeck

et l'infirmi�re de dialyse, Mlle Campanella,

dont la n�gligence avait provoqu� mon coma.

J'attendais un autre signe de Dieu qui me fut donn� plus tard le m�me soir.

Le Dr Schaefer avait donn� rendez-vous

� une fille du labo d'h�matologie nomm�e Sheila.

J'esp�re que personne ne va entrer.

- Et lui ? - Il est H.S.

- Quoi de neuf ? - Rien.

- C'est quoi, �a ? - Mon insuline.

J'ai oubli� de la remettre.

C'est pour quoi faire ? Je savais pas que t'�tais diab�tique.

C'est pas contagieux, t'inqui�te pas.

Vous avez pris l'insuline du Dr Schaefer et vous l'avez mise dans la perfusion.

Oui.

Puis une infirmi�re est arriv�e

et a branch� la perfusion.

Dieu avait clairement choisi cette ironie du sort.

L'h�pital allait s'occuper de tuer pour moi.

Je devais juste faire en sorte que les m�decins soient patients � leur tour.

Le lendemain matin, j'ai piqu� de la digoxine dans la pharmacie

et un sac de sable d'un chariot

et je suis entr� dans le laboratoire du Dr Ives.

Je l'ai assomm� avec le sac de sable

et je lui ai fait une injection massive de digoxine.

L'arythmie cardiaque a �t� imm�diate.

J'ai attendu qu'il revienne � lui.

Puis je l'ai descendu aux urgences.

Il lui restait peut-�tre une heure � vivre.

Un traitement rapide lui aurait sauv� la vie.

Il s'est senti mal. Je l'ai amen� ici imm�diatement.

En tant que m�decin de l'h�pital, il a �t� re�u sans d�lai.

On a fait les tests n�cessaires. Un �lectrocardiogramme

a r�v�l� quelques contractions ventriculaires pr�matur�es.

Un interne a v�rifi� ses ant�c�dents, puis il a

rapidement et simplement

�t� oubli� jusqu'� sa mort.

Tout simplement �gar�.

�gar� parmi les poignets bris�s,

les douleurs � la poitrine, les cuirs chevelus lac�r�s,

l'homme aux doigts �cras�s par une porte de taxi,

l'�ruption cutan�e du b�b�, l'enfant fauch� par une voiture,

la vieille dame agress�e dans le m�tro, le paum� brutalis� par des marins,

le suicide adolescent, les parano�aques,

les ivrognes, les asthmatiques, les viols, les avortements septic�miques,

les overdoses de junkies,

les fractures, les infarctus, les h�morragies, les commotions, les furoncles, les �raflures,

les cancers du c�lon, les arr�ts cardiaques,

tout l'asile bless� de notre �poque.

Qui a le num�ro 7680202-S ?

Y a-t-il quelqu'un qui a ce num�ro ?

C'est ainsi

que m'a �t� r�v�l�e la fa�on dont l'infirmi�re Campanella allait mourir.

Elle allait mourir d'un des grands fl�aux de l'Am�rique :

L'identit� vestigiale.

Hier soir, j'ai assomm� Mlle Campanella avec un sac de sable,

je l'ai endormie avec de la Thorazine, je l'ai ras�e, pr�par�e

et je l'ai laiss�e dans le d�partement de radiologie durant 5 heures.

- Pourquoi en radiologie ? - En radiologie,

un corps endormi laiss� sans surveillance

- n'est pas inhabituel. - Bien s�r.

Son op�ration, c'est-�-dire,

l'op�ration de Mme Mangafranni, n'�tait pas pr�vue avant 9 h 30.

� 9 h 15 ce matin, j'ai sonn� mon infirmi�re.

Vous l'avez sonn�e ?

Pour avoir une heure enti�re sans �tre d�rang�.

Je me suis lev�, j'ai emmen� Mlle Campanella en salle d'op�ration...

Et j'ai �chang� son lit et celui de Mme Mangafranni.

J'ai �chang� les fiches et les bracelets d'identit�.

Elle est officiellement morte d'un choc anesth�sique.

En fait, elle est morte parce qu'elle portait l'identit� d'une autre femme.

Et qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?

Laisse-moi le ramener au Mexique.

Le monde est simple, l�-bas. Il y vit normalement.

Si tu le d�nonces,

il sera enferm� � l'h�pital Rockland avec les fous criminels.

- Laisse-moi le ramener. - Tu plaisantes ?

On l'emm�ne tous les deux. Je pars avec toi.

Habillons-le.

On va partir avant que la police nous enferme tous � Rockland.

Je n'ai pas fini mon travail. Il faut que je me d�barrasse de Welbeck.

Je suis l'ange du puits sans fond et la col�re de l'Agneau.

Il a une nouvelle r�v�lation.

L'ambulance doit �tre arriv�e. Va les chercher.

Je vais lui faire une piq�re. Nous irons � l'a�roport en ambulance.

Vous hallucinez de nouveau.

Powell ne s'est pas point�e.

Je manque de personnel. Il n'y a qu'Alice et moi.

- On se croirait dimanche, il n'y a personne. - Je suis avec l'h�morragie.

Il faut m'envoyer quelqu'un.

Nous serons dans la 806.

Et qu'a-t-elle dit ?

Je suis le Dr Welbeck. J'ai un patient nomm� Drummond � cet �tage.

Je voudrais voir sa fiche.

Dr Bock, je peux vous voir quelques instants ?

Le Dr Gilley me dit que c'est vous qui avez entrepris cette action contre moi.

- Je suis occup�. - Qu'est-ce que vous avez contre moi ?

Il y a huit jours, vous �tes arriv� d�fonc� � une simple n�phrectomie,

vous l'avez foir�e, mis le patient en syncope en le tuant presque.

Puis, ne prenant que le temps d'envoyer votre facture, vous vous �tes envol�

sur une �le ensoleill�e de Montego Bay.

C'est la troisi�me fois en deux ans qu'on doit rafistoler vos patients.

Les deux autres sont morts.

Vous �tes �pre au gain, sans c�ur, incomp�tent, indiff�rent,

arrogant et profiteur au-del� de toute expression.

� part �a, je n'ai rien contre vous.

Je suis s�r que vous jouez tr�s bien au golf. Que voulez-vous de plus ?

Quels sont vos revenus annuels ?

Pour un type qui ne fait que 40 ou 50 000 $...

Ici Dr Welbeck. Vous m'avez bip� ?

Vous avez essay� de me joindre toute la matin�e.

Il arrache les fils et les tubes,

il se l�ve et met un uniforme de m�decin, et il tue des m�decins.

Il est sorti 10 secondes avant que tu n'arrives.

Je vais te dire autre chose sur cet asile de fous.

Hier soir, un Indien nu faisait une danse guerri�re ici.

Voil� le genre d'endroit o� tu travailles.

Il faut me sortir d'ici. C'est une maison de fous.

�coute-moi.

Je me suis r�veill� et il y avait un Indien tout nu !

- C'est quoi, cet h�pital ? - Vous m'avez bip� ?

Apr�s, le mec de ce lit est sorti.

Les flics sont encore l� ? Faites-les monter.

Pendant la journ�e, il fait le mort.

Et au milieu de la nuit, il se l�ve ! Je croyais que j'�tais fou.

Il me dit : "Vous hallucinez."

�coute. J'avais vu un Indien nu, et l� je voyais un fant�me.

Il devait avoir raison, j'hallucinais.

Je descends. Un malheur n'arrive jamais seul.

Un incendie s'est d�clar� dans un immeuble.

Les squatteurs sont sortis, la police a voulu les arr�ter.

�a a d�clench� une �meute.

- Tu dois te demander ce que c'est. - Ne me laisse pas seul !

M. Hitchcock va rester avec toi. Appelle les flics, Tom.

Je n'ai pas le temps maintenant.

Je ne vais pas essayer de te raconter l'histoire de dingue de mon fr�re.

Je t'en parlerai au d�jeuner.

- Attendez ! - L'ambulance est ici.

Mais pas ton p�re. Il a disparu.

Il a mis l'uniforme de Schaefer pour accomplir l'�uvre de Dieu,

sans doute le meurtre du Dr Welbeck.

- Le type au t�l�phone, c'est lui. - Qu'est-ce que tu racontes ?

L'autre patient dans la chambre de ton p�re a entendu toute la confession

et en a parl� � l'administrateur en chef. Ils envoient les flics.

Mon Dieu, qui a le contr�le ?

Les assureurs sont au courant ?

Qu'est-ce que tu attends ? Arr�te-le. D�nonce-le.

Mon Dieu ! Quand ?

Rappelle-moi tout de suite. Je suis au pavillon Holly. D�p�che-toi.

- Est-ce que �a va ? - Quoi ?

Ce salaud essaie de me ruiner. Mon associ�.

Le Dr No�l Hogan, chirurgien orthop�dique renomm�,

est un mis�rable voleur et il essaie de me ruiner.

- La fiche de M. Drummond. - Quoi ?

- Quelle chambre ? - La 806.

J'attends un appel. Passez-le-moi directement dans la chambre.

Ce salaud a ass�ch� la soci�t�

avec des achats bidon � une autre soci�t�

dont sa femme, je le d�couvre maintenant, est la principale actionnaire.

Fraude �vidente. Je le fais boucler pour 20 ans.

�a n'a pas l'air d'aller si mal.

Utilisez l'autre t�l�phone. J'attends un appel important.

- Qui c'est, lui ? - Je serai au bureau des infirmi�res.

Un peu de fi�vre,

- mais tout va bien. - Je ne suis pas Drummond.

- Drummond est dans l'autre lit. - C'est pour moi.

Ici Welbeck. Vas-y.

- Je me tire de cette maison de fous. - Du calme.

J'�tais juste venu me faire enlever un polype.

Comment �a ? Combien y a-t-il eu de transactions ?

J'ai emprunt� en fonction de ces actions.

Je suis malade. Je suis cens� �tre au calme !

Comment �a, au Br�sil ?

J'ai parl� au bureau de Hogan, hier, et ils...

Je suis ruin�.

La commission de contr�le a interdit la vente de mes actions.

Un arr�t cardiaque. Au Holly 8.

Il y a une urgence.

�vacuez tous les couloirs.

Fais-lui du bouche-�-bouche.

- O� est Chandler ? - Il est parti d�jeuner.

Enl�ve ce lit d'ici.

Donnez-moi un ballon de ventilation.

Que s'est-il pass� ?

- Ici ? - Oui.

- Qui est-ce ? - Un patient a fait un arr�t cardiaque.

Arr�t cardiaque total.

- �a a dur� combien de temps ? - Une minute.

- Pouls, rythme cardiaque, respiration z�ro. - Je m'en charge.

- Il y a une autre urgence en 823. - La sonde d'incubation.

- C'�tait Drummond ? - Qui d'autre ?

Qui est ce patient ? Quels sont ses ant�c�dents ?

C'est sa fiche, Dr Bock ? Comment s'appelle-t-il ? Drummond ?

Oui, c'est �a. C'est sa fiche.

Putain, le pauvre a eu une n�phrectomie la semaine derni�re.

Branchez-le au moniteur.

Arr�tez le massage.

Fibrillation ventriculaire. Passez-moi les palettes.

Donnez-lui une autre ampoule de bicarbonate.

R�glez-le � 200.

200, r�gl�.

Tout le monde recule. Un, deux, trois.

�a n'a pas march�. Il fibrille toujours.

Montons � 400.

- Tout le monde recule. - 400, r�gl�.

Un, deux, trois.

�a n'a pas march�. Donnez-moi 1 cc d'adr�naline et une aiguille intracardiaque.

Arr�tez le massage.

Fibrillation ventriculaire. Une autre ampoule de bicarbonate.

200.

200, r�gl�.

Il est mort ?

Il fibrille toujours. Il ne vivra pas.

Dieu merci.

�a devrait clore l'enqu�te, sergent.

Il ne sera fait de mal � personne. Nous voulons le directeur.

J'en ai plus qu'assez.

- Je ne vais pas me plier � ce genre de... - �coutez.

Nous voulons un otage !

- 14 personnes ont �t� arr�t�es... - O� est la cam�ra ?

Tu te calmes ?

14 personnes ont �t� arr�t�es pour avoir habit� l'appartement

- dont vous les avez expuls�es. - Parfaitement.

Maintenant, on vous arr�te, vous.

On va vous garder en otage et vous ne repartirez pas.

Nous, membres du Comit� de lib�ration des m�decins,

accusons cet h�pital de n�gligence coupable envers son quartier.

Nous exigeons la dissolution des comit�s de direction...

Qu'allez-vous faire de ces 14 personnes du ghetto ?

Je ne vais rien faire du tout.

Oh que si.

Si vous voulez prendre les commandes de cet h�pital, allez-y.

- On va le faire ! - D�brouillez-vous !

C'est termin�. Je d�missionne.

Dirigez-le. Payez les factures !

- Affrontez la ville. - Oui.

Battez-vous contre l'�tat, les syndicats, le quartier.

Si vous croyez pouvoir faire mieux, allez-y.

C'est termin� ! Je d�missionne !

Tout est � vous.

Que ceux de Jud�e partent dans les montagnes.

Les temps sont finis.

La saison du septi�me sceau est termin�e !

Les temps sont finis.

Le Dr Welbeck est mort. Ils ont cru que c'�tait toi.

Je sais.

Il faut que son corps soit envoy� dans mon village apache

et on l'enterrera avec les rites tribaux.

- Vite. - Dans un jour ou deux, on va demander :

"O� est pass� le Dr Welbeck ?"

On croira qu'il a fil� au Br�sil rejoindre son associ�,

l'�minent chirurgien orthop�dique, le Dr No�l Hogan.

Welbeck lui aussi a �t� �gar�,

n�glig�, oubli� � mort.

Je ne pars pas.

L'h�pital est en train de sombrer. Je ne peux pas le quitter maintenant.

Quelqu'un doit �tre responsable.

Tout le monde s'en va...

se tire, s'enfuit comme des lapins.

Il faut que quelqu'un soit responsable.

� l'a�roport Kennedy. Leur avion s'envole � 14 h 30.

Tu y retournes ?

Oui.

On pourrait aussi bien pisser dans un violon, hein ?

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