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La trotteuse s'affole, une comète file.
Les déductions de Conan apaisent les cœurs meurtris !
Aujourd'hui, dénouement !
Et un sacré retournement !
À la recherche de l'unique vérité,
un cerveau d'adulte dans un corps d'enfant.
Son nom est Détective Conan !
Ran, son père et moi remplaçons
le professeur Agasa et son collègue en participant à un séjour,
le "Voyage mystérieux à Izu".
L'organisateur du séjour se cache
parmi les participants : celui qui le démasquera
gagnera un mystérieux programme informatique sur disquettes.
Soudain,
M. Ebara, déguisé en Baron,
fait une chute mortelle sur la terrasse.
Aucun doute, c'est un meurtre.
Mais si le tueur a poussé M. Ebara depuis son balcon,
comment a-t-il réussi à s'enfuir ?
Après avoir assommé un policier karatéka,
le Baron se dresse devant nous… Et esquive tous les coups de Ran.
Le coupable, ce serait…
"La fin du mystère du Baron Noir."
3 - DÉNOUEMENT
HÔTEL PRINCESS IZU
Quoi ? C'est vrai ?
Le policier qui a été attaqué est karatéka ?
- Oui, troisième dan. - Vraiment ?
Sérieux, je pige pas.
C'est vrai !
Aucun des coups de Ran n'a porté.
Il aurait tout évité ?
Le seul capable de faire ça,
c'est le champion de karaté, Satoru Maeda !
Il n'y a que lui.
Tout s'explique.
C'est pour ça que Ran et Akiko étaient tétanisées.
Elles savaient.
Elles savaient que le Baron, c'était Maeda !
Ran…
Shinichi, tu ferais quoi à ma place ?
Hein, Shinichi ?
Quoi ? Si le coupable était un ami ?
Oui. Tu ferais quoi, si c'était le professeur Agasa ?
- Je le dénoncerais. - Sérieux ?
Oui, je ne prendrais pas de gants.
J'oubliais, tu veux toujours avoir l'air cool.
Ça n'a rien à voir.
Je serais trop claqué pour me la jouer.
Parce que j'aurais tout donné
pour essayer de prouver son innocence avant de l'accuser.
Allez.
Désolée, Satoru.
Je t'ai traîné ici…
Mais non, j'ai insisté pour venir.
Tout est de la faute du Baron.
Satoru… Tu aurais…
Hein ?
Rien. Oublie.
Je vais me coucher.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
SALLE D'INTERROGATOIRE
- Inspecteur. - Oui ?
Voici les affaires de la victime.
Ah, merci.
On a trouvé quelque chose de bizarre sur le loquet.
- Vraiment ? - Montrez-moi ça.
Regardez.
C'est un bout de scotch, non ?
Quoi ?
Conan ?
Qui a mis le loquet ?
- Moi, depuis l'extérieur. - Quoi ?
Avec un peu de scotch.
Il faut d'abord en découper un bout assez long.
En replier la majeure partie en laissant quelques centimètres libres.
Ensuite, il faut mettre le loquet en place
puis coller le bout adhésif dessus.
Et fermer la porte.
En tirant depuis l'extérieur…
Ça l'a rabattu !
En tirant plus fort,
on le détache et il n'y a plus de preuve.
Vous voyez ?
Oui, mais comment être sûr que ça marche du premier coup ?
- Il y a la fermeture automatique. - Ce n'est pas un souci !
Il suffit d'avoir la clé magnétique pour vérifier que ça a marché.
Ou nettoyer si le scotch a craqué.
Le bout de scotch, là…
C'était dans l'angle mort !
C'est pour ça que le tueur n'a pas remarqué qu'il en restait !
Au fait…
On a retrouvé la clé sur les vêtements, près de la porte.
Mais bien sûr !
Le tueur a pris la clé de la victime.
Il l'a déguisé en Baron
et poussé depuis le balcon.
Puis, il a quitté la pièce et rabattu le loquet comme ça.
Il a rouvert la porte pour vérifier que ça allait
et il a jeté la clé magnétique à l'intérieur avant de s'enfuir.
La pièce semble fermée de l'intérieur.
Et on pense à un accident.
Comment t'as trouvé l'astuce, toi ?
C'était dans une série policière.
Maintenant que nous savons ça,
nous devons réexaminer les alibis des suspects.
M. Maeda était avec Ran et Conan.
Mlle Sayama regardait la télé dans sa chambre.
M. Konno était dans sa chambre aussi, il lisait ses mails.
Mme Kamijô était au bar avec M. Môri.
M. Kaneshiro et Mme Hayashi étaient en terrasse.
Mlle Sayama a un vrai alibi.
Quoi ?
Elle dit qu'elle a appelé la réception vers 22 h.
Oui, à 22 h. Elle a demandé un service réveil.
Je me souviens très bien.
C'est pile quand les clients ont hurlé.
La victime était dans la chambre 2101, deux étages plus haut.
Elle ne peut pas être coupable.
Et elle était avec Ran quand le Baron est revenu. Elle est innocente.
Je me demande bien pourquoi il a fait ça, d'ailleurs.
Pourquoi s'embêter à voler le déguisement ?
Il devait être aigri, sa mise en scène avait raté.
- C'est forcément ça. - Peut-être.
Et pour M. Konno, dans la chambre 2002 ?
Il prétend avoir utilisé la ligne pour se connecter, vers 22 h.
En effet.
La ligne était occupée de 21h45 à 22h06.
Ça ne veut pas forcément dire qu'il est bien resté sur place.
C'est louche.
Mme Kamijô n'est pas au-dessus de tout soupçon non plus.
Ce mouflet…
BAR "EMERALD" 1er ÉTAGE DE L'HÔTEL PRINCESS
Quoi ? Elle a drogué ma boisson ?
Oui. Juste après, vous vous êtes endormi.
Je le savais. C'était bien des somnifères.
Mais pourquoi faire ça ? Pour avoir un alibi ?
Et après, qu'a-t-elle fait ?
Elle s'est rendue aux toilettes.
Mais à peine cinq minutes.
Elle était donc ici au moment du meurtre ?
Oui. Elle est sortie en entendant les cris.
Le vieux et son employée étaient bien ici ?
Ils se sont dépêchés pour être aux premières loges
quand l'homme est tombé.
Aux premières loges ?
Bordel, je le trouvais pourtant louche.
Allons, tout cela nous arrange. Nous n'avons plus que deux suspects.
Il a raison.
Les deux seuls à ne pas avoir d'alibi solide pour 22 h,
c'est M. Konno et M. Maeda.
Maeda était avec nous, au salon panoramique.
Mais les seules indications temporelles provenaient de sa montre.
Si on ajoute à ça le fait que le policier est un karatéka…
Le coupable ne peut être que Maeda.
Conan !
Ran ?
Où est papa ?
Là-bas, pourquoi ?
J'ai réussi. J'ai trouvé l'alibi de M. Maeda.
Quoi ?
Il a croisé des fans à lui devant le salon
après nous avoir quittés.
Elles lui ont demandé un autographe avec la date et l'heure !
C'était à 22h03 précises.
L'heure provient de leur montre à elles. Aucun doute !
Tu devrais les faire venir ici, ces filles.
Oui, tu as raison. Je vais faire ça !
Bon, tant mieux si ce n'est pas Maeda.
Minute.
Pourquoi il ne l'a pas mentionné pendant l'interrogatoire ?
Ça l'aurait innocenté à coup sûr.
Quelque chose l'en aurait empêché ?
Mais quoi ?
Mon stylo-plume.
L'encre fuit, avec le choc.
Normal, il est tombé d'une chambre située au 20e étage.
Hein ?
C'est bizarre.
Ebara s'est empalé sur la statue.
Ah, le vent a dû emporter mon stylo.
Le vent ?
- S'il vous plaît, mademoiselle ! - Oui ?
Le vent soufflait, quand la victime est tombée ?
Oui, et ça soufflait plutôt fort.
À cette période de l'année, ça souffle beaucoup le soir.
Toujours dans le même sens, vers la droite.
C'est célèbre ici, "le vent de la princesse."
Et ici, c'est rien. C'est plus fort en haut.
Pas si vite…
Le seul endroit à l'abri du vent…
Ah bravo. Dire que j'ai manqué un tel indice.
Mais maintenant, je sais qui est le coupable.
Quoi ? Le policier assommé était un karatéka confirmé ?
Parfait, je sais qui est le coupable.
Je vais pouvoir faire mon show,
amenez-moi tous les suspects !
D'accord.
Eh zut…
Messieurs les policiers !
M'sieur le détective a d'autres ordres.
Il veut que vous fassiez ça dans les chambres.
C'est quoi ?
Une expérience.
Il dit que ça démontrera qui est coupable.
Bien. Le meurtre a eu lieu ce soir, autour de 22 h.
Nous avons passé vos alibis en revue.
Pour M. Kaneshiro, Mlle Hayashi et Mlle Sayama
ainsi que pour Mme Kamijô,
les alibis tiennent la route.
Bon sang.
Toujours pas de signal ?
Pour les autres, c'est plus délicat.
M. Maeda, vous étiez soi-disant au salon panoramique.
Et M. Konno, dans votre chambre.
Le coupable a commis une faute
lorsqu'il est allé dérober le déguisement après le meurtre,
avant de confronter Ran et Mlle Sayama.
Le coupable ignorait en effet que l'officier
qui gardait le corps et les habits est un karatéka.
Un karatéka ?
Oui. Et le seul à être en mesure d'étaler un tel sportif en un coup…
c'est le champion national, M. Satoru Maeda.
- Vous êtes donc… - Attends, papa !
M. Maeda n'est pas coupable !
Au moment du meurtre, il était avec elles.
- C'est vrai ! - Sans rire ?
Mais… et le coupable, alors ?
Allez, dites-nous qui est le coupable !
Je sais !
C'est le seul sans alibi,
à savoir, M. Konno !
Ne vous laissez pas berner par son apparence.
Cet homme cache bien son jeu.
C'est un pro de karaté !
Ou pas.
Arrêtez votre cirque !
Voilà ! C'est le signal.
Qui est le coupable ?
M. Môri ! Arrêtez de faire des manières et dites-le-nous.
Vous êtes vraiment détective ?
Attendez, le coupable…
M. Môri ?
Allez, assez blagué.
- Dites donc ! - Un instant, madame.
C'est la pose qu'il prend quand il résout une affaire.
- Pas vrai, Ran ? - Tout à fait !
Avant de commencer,
je vais vous demander de vous éloigner de la statue, pour votre sécurité.
- Quoi ? - Comment ?
Quoi ? Pourquoi donc ?
Pour mener une expérience.
Ce sont…
Des couvertures, représentant des corps.
Jetées par les policiers.
Depuis toutes les chambres.
Chaque couverture est numérotée.
Chambre 2101 ?
C'est là où a eu lieu le crime !
C'est la chambre de M. Tokio Ebara !
Mais il s'est empalé sur la statue.
D'accord, le vent a pu le pousser un peu, mais là…
En effet, c'est le vent de la princesse.
STATUE
En cette période de l'année,
VENT
un puissant vent souffle tout autour de l'hôtel.
Toujours de la gauche vers la droite.
Ce vent soufflait aussi lorsque M. Ebara est tombé, pas vrai ?
Oui. D'ailleurs, il soufflait encore plus fort.
N'oublions pas que la victime
portait le déguisement du Baron, qui offre une grande prise au vent.
Si la victime avait été poussée depuis son propre balcon,
il n'y avait aucune chance qu'elle tombe sur la statue pile en dessous.
Cela vaut aussi pour le balcon de M. Kaneshiro.
La couverture de la 2001 est juste à côté.
Je vois ! On nous a roulés dans la farine.
Le gant et le loquet, c'était pour nous leurrer.
Pour nous faire croire à un accident, mais pas que.
On devait être sûrs que le crime avait eu lieu là !
Eh oui.
Le coupable n'a pas verrouillé la porte après avoir commis son méfait.
Il a verrouillé la pièce puis il a commis le crime dans sa chambre.
Et pour savoir qui soupçonner, il faut regarder les couvertures.
2102, Mme Kamijô.
2002, M. Konno.
1901, Mlle Sayama.
C'est une coïncidence !
Les autres couvertures sont à côté de la statue aussi.
C'est une coïncidence qu'elle se soit empalée aussi,
pas qu'elle soit tombée là.
M. Kamijô et M. Konno ne peuvent pas être coupables.
Leurs fenêtres
sont sur le côté, par rapport au balcon de la victime.
KAMIJÔ - KONNO
En regardant le point de chute, on en déduit immédiatement
que la victime aurait pu tomber de là.
Mais la chambre de Mlle Sayama est juste en dessous.
C'est donc un hasard, si la couverture est tombée là ?
- Absolument pas. - Quoi ?
Réfléchissez.
Juste sous le balcon de la victime,
il y a un endroit protégé du vent.
L'appel passé à la réception par Mlle Sayama
à l'heure du crime
se retourne contre elle et sert de preuve.
Mais alors…
Non !
Le coupable, c'est moi ! J'ai poussé ce type du balcon !
Akiko n'a rien à y voir. En plus, elle a croisé le meurtrier !
C'était moi, déguisé en Baron !
- Oui, c'est moi. J'ai tout… - Satoru.
Donc c'était bien toi.
Tu as fait ça pour me couvrir.
- La couvrir ? - Oui.
Il a fait ça pour la disculper complètement.
Il a volé le déguisement et il s'est montré devant elle.
Mais ce n'est pas un complice.
Il a deviné ce qu'elle avait fait et il a voulu agir.
Qui sait ce qui lui a mis la puce à l'oreille ?
Le nœud de cravate, par hasard ?
C'était peut-être sa façon à elle de les nouer ?
M. Maeda a dû trouver autre chose, dans la chambre.
Une chose qui flottait dans la piscine.
La perruque !
Oui. Il est certainement tombé dessus dans ses affaires.
Cela a confirmé ses doutes.
Sa petite amie était bien la coupable.
Oh, non !
Si la perruque était là,
c'est parce qu'elle n'avait pas servi, M. Ebara ayant déjà la bonne coupe.
C'est pour ça que Maeda a pris tant de risques !
Pour apparaître devant elle avec l'habit et la perruque !
Oui. Et il était prêt à plonger pour elle.
C'est pour ça qu'il a pris soin de taire son alibi.
Il savait que cela risquait de jouer contre lui.
Il voulait pouvoir tout endosser s'il le fallait.
Afin de sauver Mlle Akiko.
Ne me faites pas rire.
Il ne m'a pas sauvée, il a gâché mon beau plan.
Akiko.
Oui, c'est bien moi. J'ai tué ce salaud.
Pour venger mon frère, tué il y a trois ans.
Tué ?
C'est tout comme !
Mon frère avait créé un logiciel phare.
Mais Ebara a piraté Workshop !
- Workshop ? - Vous connaissez ?
Oui. C'est le logiciel qu'Ebara m'avait vendu, il y a trois ans.
Dès que j'ai su que c'était piraté, j'ai stoppé la vente.
C'était un peu tard. Mon frère s'était déjà jeté du toit de sa boîte.
Depuis, je ne vis que pour le venger.
J'ai mis tout ce séjour sur pied.
J'ai utilisé le virus "Baron de la Nuit" pour attirer Ebara.
Ça a marché du tonnerre.
Tout ça pour un programme fantôme.
Ce soir aussi.
J'ai viré Satoru et j'ai attiré Ebara dans ma chambre en lui parlant du virus.
Il a accouru.
Le simple nom du virus le faisait baver.
J'ai mis un somnifère dans son verre.
Je suis allée préparer sa chambre
et je suis revenue le jeter par la fenêtre.
Qu'il tombe, comme mon frère !
Mais c'était sans compter Kogorô Môri.
Vous n'auriez pas dû être ici.
Dire que j'ai même jeté Conan à l'eau pour vous pousser à partir.
Mais vous n'avez pas bronché.
Satoru, maintenant tu sais qui je suis.
Dépêche-toi de m'oublier.
Je t'attendrai.
J'attendrai que tu reviennes. Toujours.
Idiot…
Akiko, après avoir doucement acquiescé,
monta dans la voiture.
M. Maeda, qui avait fait obstruction à l'enquête,
fut emmené dans une autre voiture.
D'après l'inspecteur, il pourrait bénéficier de circonstances atténuantes.
Nous avons regardé les voitures partir en silence.
Le seul bruit, c'était la plainte déchirante du vent de la princesse.
Ah, c'est pour ça que vous lui avez donné un somnifère ?
Oui. Je me disais qu'en regardant son carnet,
je saurais tout de suite qui était le Baron.
Mais il n'avait rien écrit.
Pourquoi vous avez fait ça ?
Je ne voulais pas le virus.
Juste fabriquer un antidote.
J'étais bien intentionnée, moi, contrairement à eux.
Houlà, pas d'insultes !
Je voulais juste me venger.
Du propriétaire du virus
qui avait tué dans l'œuf le logiciel que je chérissais comme un fils !
- Donc vous avez prétendu être aveugle ? - Oups.
Tu avais remarqué ?
Je me disais qu'on me sous-estimerait.
C'était quoi, comme logiciel ?
Eh bien, euh… Voyons…
"Au paradis des jeunes filles en fleur",
Monsieur.
Ah oui, voilà.
- Au fait, je suis au courant. - Quoi ?
Il paraît que tu as écumé tout l'hôtel pour trouver l'alibi de Maeda.
C'est mon héros.
Et puis, quelqu'un m'a montré qu'abandonner,
ce n'était pas la solution.
Quelqu'un ?
- Oh ? Tu as appelé ton chéri ? - Non, pas du tout !
- C'était qui, ce quelqu'un ? - Tu t'y mets aussi, Conan ?
Tu sais bien. L'autre mordu d'enquêtes qui traîne je ne sais où.
Hein ?
PROCHAIN ÉPISODE
Ça va ? Tenez bon !
M'sieur !
Du Gutsman…
Hé, vous avez bu ça ?
Il y a un autocollant sur cette bouteille.
C'était pour une opération marketing qui a pris fin il y a trois jours.
D'ailleurs, il n'y en a pas sur les vôtres.
Exact.
Prochain épisode : "Filature ratée" !
Indice pour la prochaine fois !
De la colle.
- Une enquête dans l'air du temps ! - Et un nouveau générique de fin !
AU PLAISIR
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